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CAN 2025 (1/4 de finale) : qui diffusera Algérie-Nigeria et Égypte-Côte d’Ivoire ?

10. Januar 2026 um 13:02

Après Mali-Sénégal et Cameroun-Maroc, vendredi 9 janvier, place aux deux autres quarts de finale qui opposent Algériens et Nigérians d’un côté, et Égyptiens et Ivoiriens de l’autre, ce samedi 10 janvier. Il s’agit donc de deux affiches alléchantes de cette CAN Maroc 2025.

Cet après-midi, les Fennecs d’Algérie vont croiser le fer avec les Super Eagles du Nigeria. Malin qui saura deviner l’issue de la rencontre, tant les deux équipes comptent de talents et ambitionnent de poursuivre l’aventure dans cette CAN 2025.

Le match sera à suivre à partir de 17h00 (heure de Tunisie) sur les antennes africaines de RFI et sur BeIN Sports (arabe) et BeIN France.

Notre pronostic : victoire du Nigeria 2-1

Quant à la seconde affiche, elle opposera les Pharaons d’Égypte et les Éléphants de Côte d’Ivoire. Mais ce quart de finale a un goût particulier. En effet, les deux formations ont des entraîneurs qui ont déjà remporté au moins une fois la CAN en tant que joueurs. Ainsi, les jumeaux Hossam et Ibrahim Hassan avec leur expérience (trois CAN remportées) pourraient bien faire la différence.

Pour sa part, l’équipe de Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, avec plusieurs jeunes talents, va elle aussi s’appuyer sur un ancien joueur de la sélection, en l’occurrence Emerse Fae. Récemment, il a notamment rappelé son mauvais souvenir de la CAN 2006 face aux Pharaons. « Nous ne sommes pas les mêmes qu’en 2006 ». Il faut dire que l’Égypte a souvent été la bête noire des Éléphants de Côte d’Ivoire. Va-t-il mettre fin à cela aujourd’hui, comme l’ont fait vendredi 9 janvier les Lions de l’Atlas (qui ont mis fin à une domination sans partage sur eux des Lions Indomptables du Cameroun) ?

On le saura au coup de sifflet final du match.

La rencontre est à suivre à partir de 20h00 (heure de Tunisie) sur les antennes africaines de RFI et sur BeIN Sports (arabe) et BeIN France.

Notre pronostic : victoire de l’Égypte 2-1

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Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information

10. Januar 2026 um 09:38

La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse», ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.

Djamal Guettala 

Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par L’Équipe au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.

À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.

Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — «vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité» — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.

Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.

Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.

En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.

Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.

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Eyas Naif Assaf nommé DG de Ooredoo Tunisie

10. Januar 2026 um 08:48

Ooredoo a annoncé vendredi 9 janvier 2026 la nomination de Eyas Naif Assaf au poste de directeur général de Ooredoo Tunisie, à compter du samedi 10 janvier, succédant à Mansoor Rashid Al-Khater.

Tout au long d’une étape charnière du parcours de l’entreprise, M. Al-Khater a fait preuve d’un leadership visionnaire qui a profondément transformé la culture de Ooredoo Tunisie, renforcé son approche centrée sur les collaborateurs et accéléré sa transformation business. Ooredoo exprime sa sincère reconnaissance à M. Al-Khater pour le parcours remarquable et le leadership, ainsi que pour les bases solides qu’il a contribué à bâtir pour l’avenir.

M. Eyas Assaf est un dirigeant accompli dans les secteurs des télécommunications et de la finance, fort de plus de 30 ans d’expérience en leadership aux niveaux régional et international, dont plus de 20 ans au sein du Groupe Ooredoo. Leader stratégique, visionnaire et orienté transformation, il possède une capacité unique à aligner la solidité financière, l’excellence opérationnelle et le leadership humain afin de générer une croissance durable.

Il rejoint Ooredoo Tunisie en provenance de son poste de directeur financier adjoint du Groupe Ooredoo, où il a joué un rôle clé dans la définition de la stratégie globale et l’amélioration des performances à travers l’empreinte multinationale du Groupe.

Au cours de sa carrière, M. Eyas a occupé plusieurs postes de direction au sein des filiales de Ooredoo, notamment en tant que directeur financier chez Indosat Ooredoo en Indonésie, Ooredoo Algérie et Asiacell Communications en Irak, acquérant ainsi une expertise opérationnelle approfondie dans des marchés diversifiés et hautement concurrentiels.

Sous sa direction, Ooredoo Tunisie continue de renforcer son rôle dans le développement de l’infrastructure numérique de la Tunisie, tout en consolidant son leadership sur le marché, en accélérant la transformation digitale et en créant une valeur durable pour l’entreprise, ses collaborateurs, ses partenaires, ses clients et ses actionnaires.

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Algérie: les non-résidents ne peuvent plus voyager librement avec leurs devises

09. Januar 2026 um 14:13

En Algérie, la Loi de finances 2026 vient jouer les gendarmes des devises. 

La loi de finances 2026 marque un tournant dans la gestion des devises en Algérie en instaurant un encadrement plus strict pour les voyageurs non-résidents. Jusqu’ici, ces derniers pouvaient entrer sur le territoire avec des devises déclarées et repartir avec des montants équivalents sans obligation systématique de justifier leur origine ou leur mode de change.

Cette relative souplesse, souvent critiquée, prend fin avec l’application des nouvelles dispositions prévues notamment par l’article 129 de la loi. 

Désormais, tout montant supérieur à 1 000 euros ou son équivalent doit être déclaré à l’entrée, et surtout justifié à la sortie par un document officiel attestant d’un change effectué via les circuits bancaires ou les bureaux agréés.

L’objectif affiché est tout simplement de renforcer la traçabilité des flux financiers, limiter les sorties informelles de devises et réduire l’emprise du marché parallèle.

A vrai dire, pour les voyageurs, touristes comme membres de la diaspora, cette réforme signifie une chose simple! Voyager en Algérie avec des devises exigera désormais autant d’attention aux documents qu’au contenu de la valise.

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LF 2026 en Tunisie et en Algérie : deux budgets, deux visions de l’État et de l’économie

09. Januar 2026 um 14:00

Les lois de finances 2026 de l’Algérie et de la Tunisie illustrent de manière frappante les trajectoires économiques divergentes des deux pays du Maghreb. Confrontés à des défis communs – pressions sociales, incertitudes géopolitiques, ralentissement mondial -, Alger et Tunis y répondent par des choix budgétaires profondément différents, révélateurs de leurs modèles économiques respectifs et de leurs marges de manœuvre financières.

Alors, nous avons fourni à ChatGPT les données essentielles des deux lois de finances pour l’exercice 2026 et nous lui avons demandé de faire une analyse comparée. Le rendu est on ne peut plus éloquent.

 

Tout d’abord, ce machin comme l’aurait appelé De Gaulle, qu’on le veuille ou pas “intelligent“, fait état d’“une différence d’échelle qui conditionne l’action publique“ dans les deux pays.

Ainsi, le premier élément de comparaison est sans équivoque : l’ampleur des budgets. Dans ce cadre, l’Algérie a adopté pour 2026 l’un des budgets les plus élevés de son histoire (17 636 milliards DA, ou 135 milliards de dollars américains), avec un niveau de dépenses publiques qui dépasse largement celui des exercices précédents. Cette capacité financière repose essentiellement sur les revenus des hydrocarbures, qui continuent d’offrir à l’État algérien un espace budgétaire significatif.

À l’inverse, la Tunisie évolue dans un cadre beaucoup plus contraint. Son budget de l’État, nettement inférieur en volume (79,6 milliards de dinars, soit environ 22,8 milliards de dollars américains) reflète une économie aux ressources limitées et fortement dépendante de la mobilisation fiscale. « Cette différence d’échelle n’est pas anodine : elle détermine la capacité de chaque État à investir, à soutenir la croissance ou à amortir les chocs sociaux », explique-t-on.

 

Lire aussi : Loi de finances 2026 : l’appel de Brahim Bouderbala à générer richesse, croissance et équité

Recettes publiques : rente énergétique contre effort fiscal

Les lois de finances 2026 des deux pays confirment l’opposition structurelle entre les deux modèles de financement public. En Algérie, malgré les discours récurrents sur la diversification économique, les hydrocarbures demeurent le pilier central des recettes budgétaires. Le budget repose implicitement sur des hypothèses de prix du pétrole et du gaz suffisamment favorables pour soutenir un niveau élevé de dépenses. Les recettes hors hydrocarbures progressent, mais restent insuffisantes pour modifier en profondeur la structure budgétaire du pays.

En Tunisie, l’absence de rente naturelle impose une autre logique. La fiscalité interne représente l’essentiel des ressources de l’État, avec une pression accrue sur les ménages et les entreprises. La loi de finances 2026 confirme cette tendance, au risque d’alourdir le coût de l’activité économique dans un contexte de croissance déjà fragile. D’où l’inquiétude notamment dans les milieux professionnels.

Dépenses : volontarisme algérien, rigidité tunisienne

Un autre point de différence se voit au niveau des dépenses, où les contrastes sont tout aussi marqués. En effet, l’Algérie maintient une “approche volontariste et expansionniste“. Les transferts sociaux, les subventions, les programmes de logement, les investissements publics et les dépenses de souveraineté occupent une place centrale. L’État continue d’assumer un rôle moteur dans l’économie, misant sur la dépense publique pour soutenir la demande interne et préserver la stabilité sociale.

Par contre, la Tunisie fait face à une forte rigidité de ses dépenses publiques. La masse salariale de la fonction publique, les dépenses sociales et le service de la dette absorbent une part importante du budget. L’investissement public reste limité, souvent relégué au second plan. La loi de finances 2026 apparaît ainsi davantage comme un exercice de gestion des contraintes que comme un véritable outil de transformation économique, a-t-on lu récemment dans un article chez nos confrères de L’Economiste Maghrébin.

Déficit et modes de financement : deux vulnérabilités distinctes

Les deux pays affichent des déficits budgétaires, mais leur nature diffère profondément. En Algérie, le déficit demeure élevé en valeur absolue, mais il reste relativement soutenable grâce à un endettement public modéré et à des financements majoritairement internes. Le principal risque est externe : une baisse durable des prix des hydrocarbures pourrait rapidement fragiliser l’équilibre budgétaire.

En Tunisie, le déficit est plus problématique au regard des capacités économiques du pays. Son financement repose sur une combinaison d’endettement intérieur, d’emprunts extérieurs et, fait notable, de recours au financement direct de la Banque centrale. Cette option, bien que présentée comme exceptionnelle, soulève des interrogations sur les risques inflationnistes et la soutenabilité macroéconomique à moyen terme.

Deux visions de l’État et de l’économie

Au-delà des chiffres, les lois de finances 2026 – tunisienne et algérienne – traduisent deux conceptions distinctes du rôle de l’État.

L’Algérie privilégie un “État-protecteur et investisseur, utilisant la dépense publique comme levier de stabilité sociale et de croissance. Ce choix permet de préserver la cohésion sociale, mais reporte à plus tard certaines réformes structurelles, notamment en matière de diversification productive et d’efficacité de la dépense.

La Tunisie s’inscrit dans une logique plus défensive, celle d’un État sous contrainte, cherchant à maintenir ses fonctions essentielles dans un contexte de ressources limitées. Cette loi de finances a également une forte teinte sociale si on se rapporte au total du budget. Cette approche limite les déséquilibres immédiats, mais réduit la capacité de l’économie à générer une croissance suffisante pour desserrer l’étau budgétaire. Pourtant, il est ici aussi question d’État social, l’essence même d’un État protecteur…

Une comparaison révélatrice des défis à venir

La lecture croisée des lois de finances 2026 de l’Algérie et de la Tunisie, opérée par l’IA, met en évidence deux trajectoires budgétaires asymétriques. L’Algérie dispose encore d’un coussin financier qui lui permet de retarder certaines décisions structurelles, mais reste vulnérable aux chocs externes. La Tunisie, quant à elle, fait face à une urgence différente : restaurer la croissance et la confiance pour éviter l’enfermement dans un cycle de déficits et d’endettement.

Dans les deux cas, la loi de finances 2026 apparaît moins comme une réponse définitive que comme un moment charnière, révélant les limites actuelles des modèles économiques et les choix stratégiques qui s’imposeront dans les années à venir.

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Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse

09. Januar 2026 um 10:24

L’Algérie est souvent en bisbille avec la France et leurs disputes ne sont pas sans nous rappeler celles des vieux couples. La dernière sortie de Donald Trump devant les élus de son parti a été humiliante pour les deux pays, aussi bien pour la France que pour l’Algérie. En revanche, face à Trump, aucun des deux ne semble vouloir faire le fier. Les dirigeants algériens ont laissé leur «nif» au vestiaire et la France a vu diluer toute sa glorieuse histoire dans la marée du larbinisme.

Mohamed Sadok Lejri *

Abdelmajid Tebboune et Emmanuel Macron ont silencieusement reconnu leur infériorité et leur grande servilité devant le plus fort. Finalement, la lâcheté de certains dirigeants se révèle dès que le danger apparaît et à la première attitude provocatrice de Trump.

Vladimir Poutine et Xi Jinping ne sont pas des dirigeants en carton, c’est pourquoi Trump n’ose pas les humilier. Le Russe et le Chinois reçoivent de sa part tous le respect et les égards qui leur sont dus.

Le régime algérien, frère et grand ami du Venezuela bolivarien devant l’Eternel, symbole de l’anticolonialisme et engagé depuis toujours dans la lutte contre l’impérialisme, observe un silence assourdissant depuis l’arrestation de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro.

Les médias algériens à la botte du pouvoir en place traitent, depuis quelques jours, ce sujet d’actualité avec beaucoup de pusillanimité. Une chose est sûre, le pouvoir ne veut pas se mouiller et protège ses arrières.

Tebboune et la docilité de vassal

Mardi 6 janvier 2026, la boxeuse algérienne Imane Khelif, championne olympique à Paris et cible d’accusations sur son genre, a de nouveau fait l’objet de moqueries de la part de Trump. Ce dernier, très hostile à l’idée de voir des athlètes transgenres participer à des compétitions féminines, avait déjà déclaré que lors des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Los Angeles, en 2028 «il ne restera pas les bras croisés à regarder des hommes battre des athlètes féminines».

Dans un numéro digne d’un one-man-show fait de railleries et de critiques acerbes visant la sportive algérienne sans la nommer, il a d’abord mimé une scène d’haltérophilie pour expliquer qu’un transgenre soulèvera toujours les kilos avec une aisance nettement supérieure à celle d’une femme avant de créer un vrai spectacle autour de la personne d’Imane Khelif et du combat qui l’avait opposée à l’italienne Angela Carini lors des derniers Jeux olympiques de Paris. Je vous reproduis la traduction publiée par le journal électronique algérien TSA : «𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑏𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑑’𝐼𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒? 𝑃𝑢𝑖𝑠 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔é 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑥𝑒. 𝐶’é𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛 𝑏𝑜𝑛 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑎 𝑑é𝑐𝑖𝑑é 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑎ff𝑎𝑖𝑟𝑒 […]. 𝐴𝑢 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑟𝑜𝑢𝑛𝑑, 𝑖𝑙 𝑙𝑢𝑖 𝑎 𝑎𝑠𝑠é𝑛é 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑓𝑢𝑔𝑖é𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑟𝑖𝑛𝑔, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧? 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑡𝑜𝑚𝑏é𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠, 𝑑𝑢 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑜𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑜𝑐. 𝐼𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦é 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑝𝑟é𝑓é𝑟é 𝑎𝑏𝑎𝑛𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟. 𝐸𝑡, à 𝑙𝑎𝑓𝑖𝑛, 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒-f𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑎 𝑔𝑎𝑔𝑛é 𝑙𝑎 𝑚é𝑑𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑’𝑜𝑟 […]. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑖𝑑𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒.»

Je pense que l’enseignement qu’on peut tirer de tout cela, c’est que le régime algérien bombe le torse et devient hystérique quand il s’agit de la France ; il joue aux gros bras en se surexcitant régulièrement sur le Maroc ; il rugit dans ses frontières et déploie une poigne de fer contre ses propres citoyens, mais, face aux Américains… gargouillis intestinaux et prout ! Ce régime s’incline avec une docilité de vassal devant les grands de ce monde et puise sa survie dans l’obséquiosité qu’il leur témoigne.

L’Algérie, notamment la frange la plus éclairée de la population algérienne, mérite mieux que ça.

Macron déshonore la France

Deux jours après, le 8 janvier, Trump a raconté une conversation avec Macron durant laquelle il l’aurait forcé à accepter ses exigences sur le prix des médicaments, en le menaçant d’une taxe sur les produits français. Il a imité le chef d’Etat français : «Emmanuel, si lundi tu n’as pas accepté tout ce qu’on demande, j’imposerai une taxe de 25 % sur tous les produits qui viennent de France.» Puis, toujours en l’imitant, il a joué la phrase que Macron aurait répondue : «Non, non, non, tu ne peux pas faire ça». Avant de répliquer : «Si, je peux le faire, et je le ferai». Et le président américain de continuer son imitation. «Emmanuel m’a dit : “Marché conclu Donald, j’adorerais augmenter le prix de mes médicaments sur ordonnance de 200%. Cela serait un honneur Donald, tout ce que tu veux. Ne le dis pas à la population, Donald, je t’en supplie”».

L’oligarchie mondialiste et dépourvue de patriotisme qui gouverne en France, et dont Macron est un simple pion, a déshonoré la France de la manière la plus humiliante qui soit !

Il faut dire que les dirigeants européens tels que Merz, Starmer et Von der Leyen ne valent pas mieux et ne sont guère mieux lotis que les élites françaises. Ce n’est donc pas à Trump qu’il faut s’en prendre, mais aux dirigeants européens et aux imbéciles qui votent encore pour eux. Trump n’a fait que mettre ces larbins émasculés du mondialisme Made in USA devant leur lâcheté et leur avilissement.

La France ne rayonnera de nouveau qu’avec une bonne dose de testostérone et une fois qu’elle aura retrouvé la mémoire et le sens de l’honneur. Et elle ne pourra jamais recouvrer sa dignité et rétablir son honneur avec un Raphaël Glucksmann, un Gabriel Attal, un Edouard Philippe ou un Jordan Bardella à l’Elysée !

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Football | One, two, three… Où va l’Algérie ?

09. Januar 2026 um 09:19

L’Algérie a bouclé un premier tour satisfaisant à la CAN Maroc. Les Fennecs joueront demain, samedi 10 janvier 2026, à 17 heures, contre les solides Nigérians en quart de finale de la compétition. En pouvant compter sur l’expérience du très bon joueur qu’est Riyad Mahrez. À présent des interrogations qui subsistaient se sont évaporées. N’empêchant toutefois pas quelques nouveaux questionnements de pointer à l’horizon, notamment dans le domaine médiatique où le staff algérien devra faire plus attention, en espérant que les joueurs se surveillent eux-mêmes dans le même temps. (Ph. Luca Zidane et les « Fennecs«  affichent leur piété sur les réseaux sociaux. Ali Belhadj et le Front islamique du salut apprécieront beaucoup).

Jean-Guillaume Lozato

Des buts marqués. Très peu de buts concédés. Quelques belles séquences de jeu. Quelques autres plus moyennes. Une première occupée dans son groupe et un accès en huitième de finale qui s’est soldé par un passage au tour suivant.

L’Algérie peut-elle nous offrir quelque chose de grandiose pour la suite des événements ?

Si l’on adopte une posture attachée strictement aux statistiques, alors il revient à constater que la candidature algérienne au titre possède un très bon dossier. Avec trois victoires en trois matches, l’équipe nationale algérienne a impressionné tout de suite en infligeant un cinglant 3-0 au Soudan. Un score qui aurait pu être encore plus lourd au vu de la physionomie de cette opposition.

Des résultats très probants

Après cet épisode de domination quasi complète est arrivé le test contre le Burkina Faso : victoire algérienne 1-0. Pour ensuite gagner 3-1 contre la Guinée Équatoriale. L’équipe au maillot vert a donc terminé première de son groupe au premier tour. Avec l’avantage psychologique de compter 7 buts marqués pour seulement un petit but encaissé. Avec des auteurs réguliers (Riyad Mahrez et Ibrahim Maza, et d’autres intervenants plus ponctuels).

Cette différence de buts officialise le vrai tournant de cette sélection qui a réappris à se discipliner sous le commandement d’un entraîneur national venant de l’ex-Yougoslavie comme un certain Vahid Halilhodzic…

Les débats ont ensuite gagné en intensité, surtout physiquement et athlétiquement en huitièmes. Le genre de situation où l’apport du défenseur Ramy Bensebaini est indispensable. Ce qui n’a pas empêché un nouveau résultat positif sous forme d’un 1-0 en faveur des Verts. Avec un changement de configuration puisque cette fois ils ont dû attendre la toute dernière minute de prolongations pour marquer. Eux qui avaient toujours réussi à inscrire des buts en première mi-temps.

La manière et le mental

Depuis le match amical perdu de justesse 3-4 en Suède il y a quelques mois, il semblerait que les hommes coachés par le Suisso-Croate Vladimir Petkovic aient gagné en cohésion défensive. Cherchant même, et y parvenant, à joindre l’utile à l’agréable en proposant un jeu mieux construit tout en divertissant le public.

Avec sa facilité à passer du 4-2-3-1 au 4-3-3 d’un match à l’autre, parfois d’une mi-temps à l’autre, cette formation est en train de consolider les acquis d’une culture tactique qu’elle maîtrisait peu il y a encore un an. Sa force s’est bâtie à partir de l’astuce de Petkovic à mettre en place le réflexe de mettre le jeu technique au service de la tactique et non l’inverse. Avec une question qui se pose : comment traiter les aspects physiques en match, en les gérant à part ou bien en les faisant interférer avec le schéma tactique au risque d’une confusion ?

C’est ici qu’intervient le rôle capital de la star Riyad Mahrez dépositaire du jeu de par ses gestes techniques répétés, et grâce à sa vision de jeu qui lui permet d’orienter comme de relayer les transmissions de ballon. Ceci est dû à sa fonction de meneur se basant sur un poste compris entre milieu offensif et ailier droit. Ce tout dernier détail est à prendre en considération puisque l’intéressé est gaucher et sait justement très bien induire en erreur ses vis-à-vis lorsqu’il part en accélérant vers le flanc droit de la ligne offensive.

Autre aspect : le mental. Là encore le capitanat de Mahrez est précieux. Avec son expérience très convaincante dans des championnats étrangers, le natif de Clichy en banlieue parisienne sait faire preuve autant de spécialisation que de polyvalence. Son intelligence de jeu a pour effet de rassurer ses compères. Il a fait partie de la très bonne équipe nationale du Mondial 2014 et un retour gagnant parmi les figures marquantes de l’été 2026 n’est pas à exclure si l’international gaucher se concentre et fait preuve de détachement par rapport aux réseaux sociaux où son ex-femme Rita Johal récite davantage le rôle d’influenceuse toxique que celui d’épouse divorcée abasourdie.

C’est précisément le domaine médiatique que le staff algérien devra relativiser, en espérant que les joueurs se surveillent eux-mêmes dans le même temps.

L’arrivée de Luca Zidane et sa titularisation en tant que goal se sont effectivement déroulées dans une ambiance à la limite de la presse «people» qui fait honte à la vraie presse sportive. 

Identité, peoplisation et mascarade 

«C’est une mascarade et tout le monde le sait», s’esclaffe un client originaire du Kef dans un salon de thé tunisien d’une banlieue parisienne lorsque l’on évoque la sélection du fils Zidane et, plus curieusement, celle de Maza pourtant moins médiatisé. «Je supporte avant tout la Tunisie. En deuxième position, je supporte beaucoup plus le Maroc que l’Algérie. Et même la Colombie ou le Brésil je les préfère. Je ne suis pas le seul à penser comme ça et c’est tant mieux» dixit un étudiant né en France mais aux racines familiales établies à Zarzis. Étant donné l’opacité qui règne dans l’espace médiatique algérien d’après beaucoup d’observateurs, pour ne pas dire la désinformation, les propos recueillis en France servent d’indicateur précieux. Car dans l’Hexagone où réside une très importante communauté algérienne, l’absence ou du moins l’atténuation de ce que l’on peut nommer une «omerta» a permis le lancement de débats comme sur la chaîne d’informations en continu CNews suite aux dégradations faites par les supporters des Fennecs. Ou bien l’intensification d’échanges informels qui traduisent peu d’empathie des autres Maghrébins envers les Algériens. Ou entre les Algériens eux-mêmes pour peu qu’ils soient arabophones ou kabylophones. Un émiettement auparavant signalé par nos confrères de Tamurt, dans des articles en date du 13 juin 2014 et du 27 mars 2016 (Coupe du monde : Ces Kabyles qui refusent de supporter l’équipe nationale algérienne et “Les Kabyles ne supportent plus l’équipe nationale algérienne”).

Préserver les plus jeunes de l’équipe est prioritaire. Pour leur équilibre et pour celui de l’équipe. La récupération a eu lieu avec la publication de photos relatives à Luca Zidane et Ibrahim Maza publiées sur le site Oumma.com. Le premier pour son départ à La Mecque afin d’accomplir la ômra. Le second sur un cliché aux côtés de sa mère ostensiblement porteuse d’un long voile islamique. Une mère pourtant vietnamienne. Comme celle d’Ali Belhadj, un des leaders du Front Islamique du Salut (FIS) les plus influents lors de la décennie noire. Mauvais présage ?

N’oublions pas que l’islamisme radical avait caractérisé une célébrité comme l’attaquant Salah Assad et qu’une vague terroriste avait submergé le pays à partir de 1991. Précédée par des troubles majeurs en Kabylie – le berceau de la famille Zidane! – en 1988, sur fond de sécessionnisme régionaliste réactivé récemment par le MAK indépendantiste depuis Paris. 

Ramy K., supporter algérien né en France et tout fier de porter un prénom identique à Bensebaini, y voit de la récupération généralisée : «Il y  a quelques années ça me faisait bien rigoler de voir des joueurs de l’Algérie se prénommer Karl (Medjani) ou Cédric (Si Mohammed). Et maintenant les nouveaux qui arrivent et qui ont le moins de lien avec le pays se forcent à jouer la comédie en prenant des attitudes caricaturales comme pour se racheter une conduite». Le slogan rassembleur “One, two, three…Viva l’Algérie!” ne sera pas de trop. 

Pour l’instant, l’Algérie attend patiemment son match de quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations contre le Nigeria. Une très grosse épreuve où les Fennecs devront afficher l’image d’un ensemble animé par un jeu complet. Pour un match où des garçons comme Ramy Bensebaini ou Mohamed-Amine Tougaï pourraient se comporter en leaders face à des joueurs ayant agi depuis des décennies avec une philosophie de bulldozer. 

L’Algérie a déjà tenu en sa possession les armes nécessaires pour devenir le premier pays afro-arabe quart-de-finaliste ou demi-finaliste d’une Coupe du Monde. En 2014 au Brésil, et surtout si l’on remonte plus loin avec la génération du Mundial espagnol de 1982.

Pour surmonter les épreuves du temps, les Algériens devront bâtir ou fortifier un vrai effectif de joueurs solidaires pendant cette CAN. Une CAN qui servira à s’armer pour aller au Mondial au Canada et aux Etats-Unis. Ainsi qu’au Mexique où il y a exactement quarante ans des luttes intestines avaient commencé à poindre au sein de l’équipe et du staff à partir du clivage entre autochtones et étiquetés «immigrés de France».

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Frontières : l’Algérie applique la nouvelle TCC

06. Januar 2026 um 17:00

L’ambassade de Tunisie en Algérie informe les membres de la communauté tunisienne résidant en Algérie, ainsi que tous les voyageurs tunisiens, que la Direction générale algérienne des impôts a entamé, depuis déjà deux jours, l’application de la hausse de la taxe sur la consommation de carburant (TCC) aux voyageurs franchissant les frontières terrestres.

Selon un communiqué publié mardi 6 janvier sur la page officielle Facebook de l’ambassade, cette mesure s’applique à tous les voyageurs (algériens et étrangers) se rendant à l’étranger, y compris en Tunisie, par voie terrestre. La taxe est perçue électroniquement via la plateforme « Tabioucom » ou auprès des services fiscaux, conformément à l’article 97 de la loi de finances algérienne de 2026.

D’après la même source, la taxe est payable par le conducteur à chaque départ, les agents des douanes étant chargés du contrôle du paiement aux postes frontaliers.

Cette mesure ne concerne pas les véhicules appartenant aux administrations et institutions publiques, les véhicules des entreprises et institutions opérant en Algérie lorsqu’ils quittent le pays pour réaliser des projets à l’étranger, ainsi que les véhicules des missions diplomatiques et consulaires étrangères et des représentants des organisations internationales.

Pour toute question relative au processus de paiement électronique, la Direction générale des impôts vous invite à la contacter à l’adresse électronique suivante : tabioucom@mf.gov.dz

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Frontière algéro-tunisienne : La nouvelle taxe carburant provoque chaos et indignation

06. Januar 2026 um 11:53

L’entrée en vigueur soudaine d’une nouvelle taxe algérienne sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire a provoqué d’importantes perturbations aux postes frontaliers avec la Tunisie. Des centaines de voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués pendant de longues heures, pris de court par des procédures inédites et mal préparées. Si la mesure s’inscrit dans un cadre budgétaire légal, son application a déclenché une crise logistique et humaine.

L’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe sur la consommation de carburant des véhicules quittant l’Algérie vers la Tunisie a provoqué, ces derniers jours, une pagaille sans précédent aux postes frontaliers terrestres reliant les deux pays. Dimanche, de nombreux voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués côté algérien, parfois durant de longues heures, dans des conditions qualifiées de difficiles par plusieurs observateurs et acteurs de la société civile.

La situation a été publiquement dénoncée par le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, qui a alerté sur la présence, parmi les personnes immobilisées, de femmes, de familles et de voyageurs souffrant de problèmes de santé, évoquant une atteinte à la dignité des citoyens et appelant les autorités des deux pays à une intervention urgente.

Une mesure fiscale entrée brutalement en application

À l’origine de cette crise, figure une disposition de la loi de finances algérienne 2026, entrée en vigueur le 4 janvier, qui modifie et renforce une taxe existante sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire algérien. L’objectif affiché est clair : limiter la sortie indirecte de carburant fortement subventionné, renforcer les contrôles frontaliers et lutter contre les phénomènes de contrebande.

La taxe s’applique désormais à tous les véhicules terrestres – voitures particulières, utilitaires, camions et autocars – empruntant les postes frontaliers de l’Est algérien en direction de la Tunisie. Son paiement est une condition préalable obligatoire pour obtenir l’autorisation de passage.

Le vrai point de blocage : la nouvelle procédure de paiement

Si le relèvement des montants a suscité des critiques, le principal facteur de paralysie a été le changement radical des modalités de paiement. Désormais, la taxe ne peut plus être réglée directement aux postes frontaliers. Les voyageurs doivent s’en acquitter à l’avance auprès des recettes des finances ou par voie électronique.

Résultat : un afflux massif vers les bureaux des finances, rapidement saturés, provoquant des files d’attente interminables, une désorganisation totale et l’impossibilité pour de nombreux voyageurs de régulariser leur situation à temps.

Les services des douanes se limitent désormais à vérifier la preuve de paiement, sans possibilité d’encaissement sur place, ce qui a mécaniquement bloqué la circulation aux frontières.

Des tarifs dissuasifs et progressifs

Pour les véhicules de tourisme, la taxe est fixée selon un barème progressif en fonction du nombre de sorties :

  • 1000 dinars algériens pour une première sortie, soit 22,500 dinars tunisiens
  • 5000 dinars pour une deuxième, soit 112,500 dinars
  • 10.000 dinars pour une troisième, soit 225 dinars
  • 25.000 dinars à partir de la quatrième, soit 560 dinars

Les véhicules utilitaires, camions et autocars sont également concernés, avec des montants plus élevés selon le tonnage, allant d’environ 112 dinars tunisiens par rotation pour les véhicules légers à environ 270 dinars tunisiens pour les poids lourds et autobus.

Certaines catégories de véhicules officiels ou diplomatiques bénéficient toutefois d’exemptions, sous réserve de conditions spécifiques.

Une mesure légale, mais une gestion vivement critiquée

Sur le plan juridique, la mesure repose sur un fondement légal clair et s’inscrit dans la stratégie algérienne de rationalisation des subventions et de protection du marché intérieur. Mais son entrée en vigueur brutale, sans période transitoire ni dispositif d’accompagnement opérationnel, a transformé une décision fiscale en crise frontalière.

Ce manque d’anticipation a eu des conséquences immédiates sur la fluidité du trafic, mais surtout sur des centaines de voyageurs pris au piège d’une procédure qu’ils ne maîtrisaient pas et pour laquelle aucune infrastructure adaptée n’était prête.

Face à cette situation, plusieurs voix appellent à une meilleure coordination entre les autorités tunisiennes et algériennes, ainsi qu’à une clarification rapide et pratique des procédures, afin d’éviter que la frontière ne devienne un point de tension permanent.

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Un avion Tunisair contraint de se poser en urgence à Alger après un malaise à bord

06. Januar 2026 um 11:25

Un avion de la compagnie Tunisair a dû interrompre son trajet et se poser en urgence à l’aéroport international d’Alger à la suite d’un grave problème de santé touchant une passagère. La voyageuse, de nationalité marocaine, a été immédiatement prise en charge par les secours avant d’être transférée vers un hôpital de la capitale algérienne. L’incident n’a pas affecté la sécurité des autres passagers.

Un vol de la compagnie nationale tunisienne Tunisair reliant Casablanca à Tunis, a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international d’Alger après la dégradation soudaine de l’état de santé d’une passagère à bord.

Selon des sources médiatiques algériennes, l’équipage a pris la décision d’interrompre le vol afin de permettre une prise en charge médicale rapide, conformément aux procédures en vigueur en cas d’urgence sanitaire en plein trajet.

Une intervention médicale immédiate sur le tarmac

Dès l’atterrissage, les services de secours de l’aéroport ont pris en charge la passagère, une ressortissante marocaine, dont l’état nécessitait une intervention rapide. Elle a ensuite été évacuée par les équipes de la protection civile vers l’hôpital universitaire Mustapha Pacha d’Alger pour y recevoir les soins nécessaires.

Les autorités aéroportuaires ont indiqué que l’intervention s’est déroulée dans des conditions normales et que la coordination entre l’équipage et les services de secours a permis une prise en charge rapide et efficace.

Un dispositif d’urgence activé sans incident majeur

L’aéroport international d’Alger dispose d’une équipe médicale permanente, mobilisable à tout moment pour faire face aux situations critiques. Ce dispositif a une nouvelle fois été activé sans perturbation majeure du trafic aérien, l’incident n’ayant pas entraîné de conséquences pour les autres passagers du vol.

Cet épisode rappelle les protocoles stricts appliqués par les compagnies aériennes et les aéroports en matière de sécurité et de santé des voyageurs. La décision de déroutement, bien que contraignante sur le plan opérationnel, a permis d’assurer une prise en charge médicale rapide de la passagère concernée.

Aucune information n’a été communiquée à ce stade sur la suite du vol ni sur l’évolution de l’état de santé de la voyageuse.

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Pétrole : l’Algérie appelle à la vigilance

05. Januar 2026 um 14:15

L’Algérie a souligné dimanche 4 janvier l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination plus étroite, tant au sein du groupe de l’alliance OPEP+ qu’avec tous les pays participant à la Déclaration de coopération.

L’invitation de l’Algérie est intervenue lors de la participation, dimanche par vidéoconférence, le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, à la réunion de coordination des huit pays dans le cadre de l’« OPEP+ », qui comprend l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie.

Un communiqué du ministère algérien des Hydrocarbures et des Mines indique que cette réunion, qui s’est tenue en présence du PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, du directeur de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Samir Bekhti, et de représentants du ministère, s’inscrivait dans le cadre du suivi régulier de la situation du marché pétrolier mondial et du renforcement de la coordination entre les huit pays participant à la Déclaration de coopération (OPEP+), qui procèdent à des ajustements volontaires de leurs niveaux de production.

Lors de cette réunion, les ministres ont examiné en détail les perspectives à court terme du marché pétrolier, dans un contexte d’incertitude économique internationale et de demande modérée et saisonnière. Les discussions ont également porté sur l’évolution récente des fondamentaux du marché, ainsi que sur les perspectives pour les mois à venir.

À cette occasion, le ministre d’État et ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines a souligné l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination renforcée, tant au sein du G8 qu’avec tous les pays signataires de la Déclaration de coopération. Mohamed Arkab a également réaffirmé l’engagement de l’Algérie envers les décisions collectives prises, qu’il a jugées conformes et appropriées à la conjoncture actuelle, tout en insistant sur la nécessité de préserver l’efficacité et la crédibilité du mécanisme de coopération.

À l’issue de la réunion, les participants ont renouvelé leur engagement à poursuivre des consultations régulières et à œuvrer de manière responsable et proactive afin de contribuer à la stabilité du marché pétrolier mondial.

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Salah Eddine Taleb, gouverneur de la Banque d’Algérie, évincé

05. Januar 2026 um 12:25

Abdelmadjid Tebboune a mis fin aux fonctions du gouverneur de la Banque d’Algérie, Salah Eddine Taleb.

Il a nommé à sa place le vice-gouverneur, Mouatassem Boudiaf, comme gouverneur par intérim. C’est ce que souligne un communiqué de la présidence de la République algérienne publié le 4 janvier 2026.

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Histoire d’une sordide vraie fake news

05. Januar 2026 um 11:34

Tout a commencé par la soi-disant révélation par une page des réseaux sociaux algériens de la copie d’un document dit « très secret » d’un supposé accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie qui autoriserait l’armée algérienne à intervenir jusqu’à 50 km sur le territoire tunisien, au-delà de nos frontières communes, et même plus, quand la présidence tunisienne se trouverait en danger. Ce faux document, une fake news, fût diffusé au même moment ou une rencontre de haut niveau eut lieu entre notre ministre de la défense nationale, et les chefs de l’Etat major de l’armée algérienne, à Alger, ou des vrais accords militaires, relatifs à la coopération et à la sécurité des deux pays, ont été signés.

Le choix de la date de la diffusion de ce faux document est en lui-même significatif de la volonté d’une tierce partie de torpiller le rapprochement entre les deux pays. Mais le faux document est tellement mal conçu, que n’importe quel journaliste débutant aurait pris cela pour une farce médiatique, comme il en existe des milliers chaque jour sur les réseaux sociaux. C’était sans compter sur la politisation tous azimuts, de toute information, fausse ou juste, pour tirer sur l’adversaire. Grâce à l’IA, on peut fabriquer des photos, des vidéos et même imiter des voix et fabriquer des discussions fictives. C’est dire combien cette fake news, ne peut être fabriquée que par des amateurs. Or, nous vivons en pleine époque d’amateurisme, non pas seulement dans les médias; mais surtout chez les hommes et les femmes qui se prétendent politiques.

Propagande à la Goebbels

Cette règle est aussi valable pour les médias qui se rangent dans l’opposition au Président de la République, Kaïs Saïed, que pour les médias et chroniqueurs qui lui sont acquis. C’est la conséquence de la bipolarisation extrême de la vie politique et la radicalisation de l’opposition menée et dirigée par le parti Ennahdha et qui est due essentiellement aux condamnations à de lourdes peines de prison qui ont touché ses dirigeants.

La règle en matière de propagande islamiste étant simple, souffler sur le feu, quitte à ce que ce feu incendie le pays. C’est leur façon de faire de la politique, qu’ils ont pratiquée avant et après 2011. D’ailleurs dans cette affaire de fake news c’est le gendre de Ghannouchi lui-même, à travers sa page Facebook, qui s’est chargé « d’authentifier » le faux document et de crier au scandale. Cela aurait dû suffire normalement à nos journalistes pour faire leur travail d’investigation avant de publier quoique ce soit ou de commenter. Surtout que ce même individu, quand il était ministre des Affaires étrangères s’est illustré par sa profonde connaissance de nos frontières maritimes et même des noms des grandes capitales étrangères. Même les journaux qui se sont spécialisés dans la chasse aux fake news se sont abstenus de la faire et même qu’ils ont tenté de valider l’information.

Cette forme de propagande, qu’on doit à Goebbels, se base sur une règle immuable et dont l’efficacité est vérifiée : « Intoxiquez ! Intoxiquez ! Il en restera toujours quelque chose ! ». Avec l’apparition des fake news, et des réseaux sociaux, cette arme devient redoutable. Il y a deux semaines, le Président de la République Française Emmanuel Macron, a reçu un appel téléphonique d’un chef d’Etat africain le félicitant d’avoir échappé à un attentat !!!!! Macron s’est enquis auprès de ses services pour s’informer. Il s’agissait évidement d’une fake news ! Le malheureux chef d’Etat africain cherchait ses infos sur les réseaux sociaux et il n’est malheureusement pas le seul ! Macron a du faire une déclaration pour clarifier la situation et ordonné de prendre des mesures coercitives contre ce genre de sites.

Même les services spéciaux des grands Etats puissants sont souvent victimes de cette désinformation, quant ils ne recourent pas eux-mêmes aux mêmes méthodes d’intox. Goebbels est mort, il y a longtemps, mais sa méthode et sa théorie sont toujours efficaces et d’une actualité brulante, surtout dans les guerres de Gaza et d’Ukraine.

La Tunisie vient à son tour d’en faire les frais, car il est clair qu’un service étranger est derrière cette intox virale. Le problème pour nous est qu’une grande partie de la classe politique, au pouvoir et dans les différentes oppositions, tombe souvent dans ce travers, qui consiste à utiliser le faux pour confondre l’adversaire. Et c’est symptomatique d’une faiblesse structurelle dans la pensée politique. On appelle cela la mauvaise foi politique.

Nous sommes les alliés stratégiques des USA

En 2015, les USA, par la voix de leur Président, Barak Obama déclarait la Tunisie un allié stratégique majeur des USA, hors membres de l’OTAN. La question était discutée dans l’administration américaine depuis 1995. Un nouveau palier fût donc franchi dans la coopération militaire de notre pays avec les Etats-Unis. Il fût depuis honoré par les deux parties via la commission militaire mixte qui se réunit chaque année. Un compte rendu de ces réunions est systématiquement publié par les deux ministères de la Défense.

La Tunisie a profité de ce statut depuis cette date en développant ses capacités militaires pour la lutte contre le terrorisme, la défense de ses frontières, toutes les frontières y compris la frontière ouest. Des armes, dont des avions, des drones et du matériel de surveillance des frontières ont été achetés aux USA et l’on peut conclure que la sécurité de nos frontières et la lutte contre le terrorisme se sont renforcées.

Comment dès lors imaginer qu’un accord qui mettrait en cause ce processus de coopération militaire et sécuritaire puisse être signé avec un autre Etat, fusse-t-il un Etat ami ? Il est vrai, que la partie algérienne à l’époque sous Bouteflika, avait montré son hostilité à cet accord. Comment imaginer aussi, que les USA ne réagissent pas directement ou indirectement à ce supposé accord ? Il n’y a que les esprits faibles ou malfaisants pour avaler une telle couleuvre.

Pourtant, ce qui est incroyable, c’est que d’anciens ministres ou hauts responsables semblent avoir cru à ce qui est clairement un mensonge. Et ce, par dépit souvent vis-à-vis de Kaïs Saïed qui reste, quoi qu’on dise ou qu’on prétende, le représentant de la légitimité politique de l’Etat; même s’il a été élu par 11 % des électeurs. En aucune façon, on ne peut confondre la question démocratique, qui fait partie des questions de politique intérieure, avec les intérêts supérieurs de la Nation. La confusion est beaucoup plus grave, quand il s’agit de l’utilisation d’un vrai document probablement pour déstabiliser le pays et nuire aux relations avec l’Algérie.

Mais l’affaire a pris un tournant quand un magazine français spécialisé dans les affaires africaines et un prestigieux quotidien français, reprennent l’intox, en s’appuyant sur ces mêmes sites algériens qu’ils abhorrent d’habitude. Les deux articles en question évitent de noter tous les signes et erreurs qui démontrent que ce document ne peut être fait par des diplomates chevronnés puisqu’il y a erreur même sur les noms des personnes qui l’auraient signé. En plus d’erreurs de contenu, comme lorsqu’il précise que les frais des soldats algériens seraient payés par l’Etat tunisien, comme s’il s’agit d’un vulgaire contrat commercial. L’argument de poids utilisé par tous ces médias et tous ceux qui les ont relayés, comme s’il s’agit d’une révélation biblique, est l’absence de réponse de la part du ministère tunisien de la réponse ou du gouvernement.

C’est le comble du cynisme politico-médiatique ! Depuis quand un Etat qui se respecte répond aux mensonges et aux calomnies ? Parce que démentir officiellement, c’est tomber dans le piège de celui qui a créé le faux. Il est vrai qu’une vague allusion à ce document a été faite par Kaïs Saïed et qu’ensuite le chef de l’Etat algérien lui-même a répondu devant son parlement indirectement; tout en rappelant la solidité des liens entre les deux pays. Il est vrai que le ton paternaliste des politiciens algériens a suscité des réactions toujours négatives de la part des élites tunisiennes. C’était d’ailleurs aux Algériens de répondre car l’information est partie de sites algériens probablement hostiles au gouvernement. Mais l’intox a fait des ravages chez nous. Ce qui prouve que le système de communication et d’information gouvernemental n’est pas en bonne santé. Les médias comme m’a dit un ami français sont une arme à double tranchant et celui qui vit avec les médias meurt par ces mêmes médias.

Le meilleur moyen pour un pays de se prémunir contre ce danger qui va en s’aggravant est d’avoir un système médiatique crédible et professionnel. Ce qui est loin d’exister chez nous.

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Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»

02. Januar 2026 um 12:52

Abdelmadjid Tebboune a fermement réfuté les allégations concernant un accord militaire secret avec la Tunisie qui porterait atteinte à la souveraineté tunisienne. Ces accusations proviennent de la diffusion d’un document douteux prétendant révéler les détails d’un tel accord. En réponse, le président algérien a qualifié ces allégations de tentative de déstabilisation de la Tunisie et de l’amitié de longue date entre les deux nations nord-africaines. «Certains acteurs tentent de semer la discorde entre l’Algérie et la Tunisie, pensant ainsi faciliter leurs infiltrations», a-t-il déclaré dans son discours à la nation, 31 décembre 2025.

Latif Belhedi

La controverse a éclaté après la signature, le 7 octobre 2025, à Alger, d’un accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie. Cet accord visait à renforcer l’entraînement militaire conjoint, l’échange d’informations et la coordination face aux menaces transfrontalières. Cependant, le manque de détails officiels concernant cet accord a alimenté rumeurs et inquiétudes.

Le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a précisé, à la réponse d’une question de député, que l’accord n’était qu’une mise à jour d’un pacte de coopération de 2001, conçu pour s’adapter à la nouvelle dynamique régionale et en élargir le champ d’application.

Les craintes de l’opposition politique tunisienne

Malgré cela, le 17 décembre, un document en ligne, censé révéler les détails de l’accord, a commencé à circuler, suscitant des craintes quant à une possible «subordination» de la Tunisie à l’Algérie.

Ce document, provenant prétendument d’une source confidentielle, laissait entendre que l’accord autoriserait l’armée algérienne à pénétrer jusqu’à 50 kilomètres en Tunisie pour poursuivre des terroristes ou des groupes armés. Cela impliquait également que l’Algérie pourrait intervenir pour rétablir la «stabilité institutionnelle» en Tunisie en période de troubles.

Cette situation a suscité des craintes, notamment au sein de l’opposition politique tunisienne, déjà confrontée à une forte répression depuis l’accaparement du pouvoir par le président Kaïs Saïed, depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. Les détracteurs de Saïed perçoivent ce pacte militaire comme une nouvelle atteinte à la souveraineté tunisienne.

Selon le document divulgué, la Tunisie serait responsable du soutien logistique, incluant l’hébergement et les dépenses des troupes algériennes, et fournirait également des ressources naturelles en échange de l’intervention algérienne.

De plus, la Tunisie aurait besoin de l’approbation de l’Algérie avant de conclure tout nouvel accord de sécurité ou militaire avec d’autres pays.

Ce document a soulevé des inquiétudes en Tunisie quant à sa souveraineté et a alimenté des débats sur la transparence des alliances du pays, certains accusant l’Algérie de tenter d’exercer une forme de tutelle sur la Tunisie.

Le document a été largement repris par les médias étrangers, en particulier marocains et français, qui y ont vu la preuve de l’influence croissante de l’Algérie sur la Tunisie. Le Figaro, un quotidien français de droite, a même comparé la situation au protectorat français sur la Tunisie au début du XXe siècle.
L’authenticité du document est toutefois fortement contestée. Certains experts y ont relevé de multiples signes de falsification, notamment des erreurs dans l’en-tête et des références inexactes aux grades militaires et aux textes juridiques. Le contenu contredisait aussi, selon eux, la Constitution algérienne, qui impose des conditions strictes aux interventions militaires à l’étranger et exige l’approbation du Parlement.

Le démenti formel du président algérien

Dans un discours à la nation, Tebboune a mis en garde contre toute tentative de division entre l’Algérie et la Tunisie, insistant sur les liens fraternels étroits qui unissent les deux pays. Il a ajouté que ceux qui cherchent à rompre ces liens sous-estiment la force du patriotisme tunisien : «La Tunisie n’est pas une cible facile, et ceux qui le pensent se trompent.»

Tebboune a également lancé une pique à l’encontre de ceux qui militent pour une normalisation des relations avec l’entité «israélienne», faisant référence aux accords de normalisation conclus entre cette entité et certains pays arabes, comme le Maroc et les Émirats arabes unis. Il a souligné que le président Saïed n’était ni favorable à une normalisation avec l’entité « israélienne», ni pressé de prendre de telles mesures.

Le président algérien a réaffirmé que l’Algérie ne s’est jamais ingérée dans les affaires intérieures de la Tunisie et ne le fera jamais. «La sécurité de l’Algérie est indissociable de celle de la Tunisie», a-t-il déclaré, ajoutant : «Qui nuit à la Tunisie nuit à l’Algérie.»

Le président tunisien Kaïs Saïed avait déjà démenti en termes très généraux les rumeurs concernant l’accord militaire le 18 décembre, les qualifiant de pures inventions destinées à nuire au peuple tunisien.

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Mohammed Harbi et les dérives du nationalisme algérien

02. Januar 2026 um 09:06

Acteur dans le mouvement national algérien dès son jeune âge, Mohammed Harbi qui vient de décéder, jeudi 1er janvier 2026, à Paris, à l’âge de 92 ans, est aussi un intellectuel qui, après l’indépendance de l’Algérie, a produit des analyses qui éclairent la dynamique révolutionnaire du FLN historique et ses limites idéologiques.

Lahouari Addi *

Dans une perspective d’anthropologie politique, ouverte à l’histoire du pays, à la sociologie des groupes et à la psychologie des individus, Mohammed Harbi a esquissé les traits structurels qui ont façonné la formation de l’Etat indépendant. Ses principaux ouvrages (‘‘Aux origines du FLN : contribution à l’histoire du populisme en Algérie’’, ‘‘Le FLN, mirage et réalité’’, ‘‘L’Algérie et son destin’’, ‘‘Le FLN, document et histoire’’ – avec G. Meynier –, ‘‘Les Archives de la révolution algérienne’’, ‘‘Une vie debout’’) sont des références obligées pour tous ceux qui veulent connaître les logiques contradictoires de la construction nationale en Algérie.

L’Algérie et ses malheurs

Je reproduis ci-dessous le compte-rendu que j’avais fait de son ouvrage ‘‘Une vie debout. Mémoires politiques, tome 1 : 1945-1962’’ et qui a constitué le tome 1 de ses mémoires politiques s’étalant de 1945 à 1962.

Embrassant la période historique cruciale pour l’Algérie allant de la fin des années 1940 à l’Indépendance, les mémoires de Mohammed Harbi constituent un ouvrage qui va au-delà de l’autobiographie où il n’y a ni narcissisme ni autojustification chez cet intellectuel engagé dès son jeune âge dans la vie militante.

Les mémoires sont un genre où, souvent, l’égo, démesuré, se désigne comme le centre de gravité des événements dont l’auteur est témoin. Avec Harbi, la vanité laisse place à l’humilité qui fait les grands hommes. Car il s’agit moins de l’auteur dans ces mémoires que de l’Algérie et des malheurs qu’elle a traversés et dont elle continue de payer le prix fort aujourd’hui avec le sang de ses enfants.

Ce que Harbi nous donne à lire est d’abord un livre d’histoire où sont relatés des événements décisifs qui ont marqué l’évolution du mouvement de libération nationale, de la veille de l’insurrection de novembre 1954 à la crise de l’été 1962.

Le récit s’ouvre sur un tableau pittoresque et vivant de ce qu’était la société algérienne dans la région de Skikda, à travers une famille – les Harbi – dont l’auteur décrit les évolutions et les contradictions.

D’emblée, le lecteur prend la mesure du poids du système colonial dans la trajectoire individuelle de chacun, soit sur le plan de la mobilité, plus géographique que sociale, soit sur le plan politique. Le jeune Harbi, alors collégien, est en désaccord avec son père en raison de son engagement précoce dans la politique. Mais constatant que son fils n’abandonne pas ses convictions nationalistes, le père se résigne à un choix auquel il n’a pu s’opposer.

Responsable de la section du lycée qu’il fréquente, Harbi est déjà témoin des conflits au niveau central du mouvement national et qui ont des prolongements sur le plan local. Des conflits, il en connaîtra toute sa vie de militant. Il essaiera de s’en démarquer, ce qui paradoxalement l’affaiblit, car n’étant affilié à aucun clan, il sera vulnérable dans le climat de suspicion généralisé qui ne fera que s’accroître, au point «où tout, jusqu’à des conversations entre amis, pouvait s’inscrire en actes d’accusation» (p. 312).

Conflictualité structurelle pour le leadership

Au-delà des faits rapportés qui nourrissent la réflexion sur la genèse du système politique algérien, ce livre pose une question cruciale : Pourquoi le nationalisme algérien suscite tant de conflictualité en son sein alors qu’il est censé réunir dans la communion les militants autour de l’attachement au pays ? Une question subsidiaire vient à l’esprit du lecteur : Pourquoi un intellectuel militant comme Harbi n’a pas été un chef national comme l’ont été Krim Belkacem, Abdelhafid Boussouf, Houari Boumediene… ? L’auteur ne répond pas à ces questions, mais il met le lecteur sur des pistes d’analyse du mouvement national sur les plans idéologique, culturel, politique, et même sociologique et psychologique, en s’attardant sur un événement majeur qui aura des conséquences sur l’évolution ultérieure du pays : la crise du PPA-MTLD. Celle-ci, opposant Messali Hadj aux centralistes fidèles à la direction du parti, contient en elle les contradictions qui minent à ce jour le système politique algérien.

Ce qui était en jeu dans ce conflit, c’était le formidable potentiel de violence prêt à s’investir pour la libération du pays. Messali Hadj avait fait de ce potentiel un patrimoine privé dont il voulait disposer à sa guise. Il avait des atouts : il était le symbole de ce potentiel, il l’a incarné, mais en même temps, il se l’est approprié, confondant l’Algérie et son destin avec sa propre personne ; d’où le culte de la personnalité dont il était l’objet, en particulier de la part de militants intéressés de recevoir la légitimité par délégation des mains propres du leader ; cette même légitimité était revendiquée aussi par la direction du parti qui reprochait à son leader de court-circuiter les décisions prises en comité central, en mandatant personnellement des fidèles pour telle ou telle tâche sans en référer aux instances du parti.

Le zaïm (leader) refusait de se soumettre aux règles du parti qu’il présidait, préférant s’appuyer sur des fidélités personnelles reposant sur la mystique populiste et le respect sacré du chef qui dispensent ce dernier de rendre compte à la base. Le chef national gérait le potentiel de violence anticolonial en le thésaurisant, cherchant à l’accroître pour voir sa propre puissance grandir, comme s’il craignait de le perdre s’il venait à se déclencher.

A l’opposé, il y a le parti, représenté par ses cadres fonctionnant à la règle hiérarchique préfigurant la froide bureaucratie de l’administration d’Etat. La direction du parti n’était pas pressée, elle non plus, à appeler à l’action, préférant utiliser le potentiel de révolte comme atout dans la négociation avec l’administration coloniale pour n’avoir à jamais s’en servir tout en espérant obtenir quelques réformes et quelques sièges d’élus.

La formation d’une armée-Etat

Entre-temps, les clandestins du PPA, pourchassés par la police, s’impatientaient et étaient exaspérés par l’étalage public des désaccords. Ils décidèrent alors de passer à l’action un 1er novembre 1954.

Si Messali et les centralistes ont été dépassés par les clandestins qui ont déclenché l’insurrection, c’est parce que ces derniers ne se sont pas contentés de revendiquer le potentiel de violence révolutionnaire, ils l’ont sollicité, ils l’ont utilisé, ils l’ont déclenché, d’où leur succès. Ils ont créé une situation irréversible où il fallait choisir : pour ou contre le FLN créé par les clandestins sans autre alternative possible. Trop orgueilleux pour se rallier à eux, le zaïm, sans contact direct avec la réalité du terrain depuis plusieurs années, entreprit des actions qui allaient mettre fin à son mythe.

A partir de ce moment, le mouvement national va se militariser et sera peu à peu contrôlé par des militaires dont l’objectif est de constituer une armée classique qui formera l’ossature de l’Etat indépendant. Cela aura des conséquences qui marqueront irrémédiablement le système politique algérien plusieurs décennies après l’Indépendance.

«Si on veut vraiment comprendre le devenir de l’Algérie, écrit Harbi, c’est à la formation d’une armée-Etat qu’il faut se référer» (p. 298).

La militarisation croissante de la révolution ne va pas pour autant faire cesser les conflits entre dirigeants ; au contraire, elle va les exacerber culminant dans l’assassinat de Abbane Ramdane.

La militarisation s’est faite au détriment des hommes politiques et des intellectuels, méprisés et soupçonnés de compromis avec la France coloniale, ce qui est un moyen commode de cacher l’inculture et la brutalité des mœurs devenues des valeurs distinctives de l’élite dirigeante. «A l’exception notable du colonel Lotfi, se souvient Harbi, les chefs militaires dénigraient, dans leur discours, les `politiques’, l’esprit critique, le libre arbitre et la théorie» (p. 264).

La fonction comme patrimoine privé

Harbi trace des tableaux psychologiques de responsables nationaux dont le comportement est révélateur de la volonté de puissance à laquelle fait pendant la tendance à la soumission des subordonnés, celle-ci n’étant le plus souvent qu’une ressource pour gravir les échelons de la responsabilité. «Les gens avaient intériorisé le principe d’obéissance et ne semblaient pas prêts à réagir contre le recours à l’arbitraire dans la conduite des affaires publiques» (p. 261).

Le respect servile de la hiérarchie du clan clientéliste, l’obéissance aveugle aux ordres même quand ils contreviennent à l’esprit de la révolution, la mystique du chef… ont alimenté les conflits parce qu’ils ont constitué des ressources inépuisables, chacun se taillant un fief et organisant un réseau de fidèles, et cherchant à contrôler le maximum de forces mobilisables contre l’occupant colonial pour s’imposer comme dirigeant national. La logique du mouvement poussait les officiers à se tailler «des fiefs en s’appuyant sur des djounouds recrutés dans leur clan ou dans leur région» (p. 271).

Au sommet, la compétition était féroce entre Belkacem, d’un côté, et Bentobbal et Boussof de l’autre. Ils seront cependant tous les trois évincés par le colonel Houari Boumediene dont l’ascension fulgurante a révélé qu’il était un fin stratège et un manipulateur d’hommes hors pair. Sans avoir de passé dans le PPA-MTLD, sans être un maquisard de l’intérieur, il est arrivé à écarter Boussof, dont il a été l’adjoint, Belkacem dont il a été le subordonné en sa qualité de ministre de la Guerre, et enfin le GPRA dont il dépendait institutionnellement.

Houari Boumediene, qui a intronisé Ahmed Ben Bella en s’emparant du pouvoir en 1962, a été un chef politique redoutable à qui cependant il a manqué, pour être un homme d’Etat, la culture de la citoyenneté qui fonde la communauté politique sur le concept de sujet de droit et sur les valeurs de respect des individus. Cette faiblesse renvoie cependant à la société algérienne dominée par un populisme apolitique, et Harbi a vu juste en rappelant l’état de développement culturel et social de l’Algérie à majorité rurale. Sans justifier les erreurs et les violences commises par les responsables, il ne faut pas oublier, dit-il, que «la résistance, par son matériau rural, s’est faite avec un héritage intellectuel et culturel peu favorable à la modernité et la démocratie» (p. 297). Ce qui signifie aussi que l’élite dirigeante (Abdelaziz Bouteflika, Chadli Bendjedid, Liamine Zeroual, Belaïd Abdeslam, Chérif Messaadia…) n’a pas la capacité intellectuelle pour mener le pays vers la construction de l’Etat de droit et vers le développement économique et social dont ils n’ont pas la moindre idée.

Ce qui caractérise cette caste, pour qui la révolution a été un ascenseur social dont ils ont usé et abusé, c’est la soif insatiable du pouvoir. «Depuis l’élimination de Abbane, écrit Harbi, ces chefs se sont constitués en club fermé, selon des conceptions qui ne correspondent pas aux impératifs de la formation d’une nation ; et ils considéraient leur fonction comme partie intégrante de leur patrimoine personnel. J’ai ainsi entendu Bentobbal déclarer le 5 février 1961, lors d’une conférence aux cadres à Tunis : `celui qui veut le pouvoir n’a qu’à prendre le fusil pour nous l’enlever’» (p. 359). Phrase prémonitoire qui ouvre le champ à la violence qui endeuille aujourd’hui tant de familles. Logique implacable qui a mené des décennies plus tard, l’Etat à la faillite totale et à la rupture complète avec la population.

Le détournement de la cause nationale

Finalement, Harbi nous invite à réfléchir sur les limites du nationalisme algérien exprimé par des hommes porteurs d’une culture politique de désespoir, faite de convictions nationalistes et de valeurs communautaires qui glorifient le groupe, défini selon les circonstances, et qui censurent l’individu soupçonné de mettre en danger l’unité de la communauté.

C’est ainsi que la liberté d’expression est perçue comme une rébellion et la critique, fut-elle constructive, comme un dénigrement de responsables.

Les déboires de Harbi avec l’Etat-Major Général, qui l’a accusé de fractionnisme, sont révélateurs de l’absence de confiance dans les militants qui ne font pas allégeance aux chefs et aux sous-chefs. Ali Mendjeli et Kaid Ahmed ont le mieux exprimé cette logique qui broie toute résistance à la mystique populiste incarnée par leur chef, Houari Boumediene. Ils étaient prêts à tuer des Algériens en chair et en os pour sauver leur propre idée abstraite de l’Algérie à laquelle ils s’identifiaient. Exprimer un avis différent de celui de Kaid Ahmed, de Ali Mendjeli ou de Houari Boumédiène, c’était trahir l’Algérie et donc mériter la mort. Ces responsables se sont arrogé un pouvoir exorbitant sur leurs compatriotes sous prétexte qu’ils sont les seuls patriotes.

Aucun Etat ne peut se construire sur une telle culture qui fait du chef le dépositaire exclusif du bien commun, soupçonnant tous les autres de porter atteinte au pays. Ce n’est pas la sincérité dans l’engagement de ces responsables qui est en cause ; mais un chef vit son engagement à partir de sa personne et donc de ses intérêts personnels, dont il croit inconsciemment qu’ils sont conformes aux intérêts du pays.

Tous les responsables du mouvement national, de Messali Hadj à Houari Boumediene, ont glissé du rôle de militant de la cause nationale à celui de propriétaire de celle-ci. C’est là que s’opère le premier détournement du bien commun, et qui trouvera son prolongement dans l’Etat indépendant, dans la privatisation du pouvoir qui, par définition, est une institution publique. Ce qui manque le plus à l’élite issue de la révolution, c’est la culture et la conviction du caractère public de l’autorité, fondement indispensable à l’Etat de droit.

La désignation de Bouteflika comme Président de la République après 20 ans de tourisme, le retour de Messaadia après 15 de vacances aux frais de l’Etat, attestent si besoin est, que pour cette caste, l’Etat algérien est leur bien immobilier dont il faut juste espérer qu’ils ne le vendront pas un jour pour aller s’installer en Suisse.

Si le pouvoir n’est pas public, s’il n’est pas institutionnellement protégé contre l’arbitraire et l’abus, il ne peut y avoir de modernité politique, et donc de développement, dont il faut rappeler qu’il est intrinsèquement lié à dé-privatisation du pouvoir.

La révolution algérienne contenait en elle-même une formidable force mécanique, mais il lui a manqué les valeurs de respect de l’individu et de l’autorité publique pour déboucher sur un Etat de droit.

Le livre de Harbi devrait être lu par le maximum d’Algériens dans les villes et villages à des fins de thérapie collective, ce qui aiderait probablement à sortir de la tragédie nationale qui a résulté des limites idéologiques de notre nationalisme.

Par cet ouvrage, Harbi a fait une seconde contribution à son pays, en tant que militant et en tant qu’intellectuel engagé.

Je voudrais terminer par une note optimiste : rien n’est encore perdu dans une société qui donne naissance à des militants et intellectuels comme Mohamed Harbi.

* Universitaire.

** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.

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Décès de Mohammed Harbi, historien majeur du nationalisme algérien

02. Januar 2026 um 08:17

L’historien algérien Mohammed Harbi est décédé le 1ᵉʳ janvier 2026 à Paris, à l’âge de 92 ans, après avoir lutté plusieurs jours contre une infection pulmonaire. La disparition de cette figure intellectuelle de premier plan marque la fin d’un parcours exceptionnel, à la croisée du militantisme politique, de la recherche historique et de la critique du pouvoir postcolonial.

Né le 16 juin 1933 à El Harrouch, dans l’Est de l’Algérie alors sous domination coloniale française, Mohammed Harbi s’engage très tôt dans le mouvement nationaliste. Il rejoint successivement le Parti du peuple algérien (PPA) puis le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), organisations qui constitueront le socle politique du futur Front de libération nationale (FLN).

Arrivé à Paris en 1952 pour poursuivre ses études, Harbi combine activité universitaire et engagement militant, notamment au sein de la Fédération de France du FLN pendant la guerre de libération.

De l’activisme politique à l’historiographie

Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, il participe aux premières expériences politiques du nouvel État. Proche du président Ahmed Ben Bella, il devient conseiller technique et s’investit dans la revue Révolution africaine. Défenseur d’un socialisme inspiré du marxisme, il soutient l’expérience de l’autogestion, perçue alors comme un projet de transformation sociale et politique.

Le coup d’État de Houari Boumediene en 1965 constitue un tournant décisif. Opposé à l’instauration d’un régime autoritaire, Harbi entre en dissidence. Il est arrêté, emprisonné, puis placé en résidence surveillée. Cette rupture avec le pouvoir marque une étape essentielle dans son itinéraire intellectuel : l’ancien acteur politique va progressivement se consacrer à l’analyse critique de l’histoire contemporaine algérienne.

En 1973, il parvient à quitter clandestinement l’Algérie et s’installe en France. Il entame alors une carrière universitaire, notamment à l’université Paris-VIII, où il enseigne l’histoire et développe une œuvre historiographique qui fera date. Harbi devient l’un des premiers historiens algériens à interroger de manière méthodique les récits officiels de la guerre de libération et de la construction de l’État post-indépendance.

Son ouvrage ‘‘Le FLN, mirage et réalité’’, publié en 1980, constitue une référence incontournable. S’appuyant sur une documentation rigoureuse et une connaissance intime des mécanismes internes du mouvement nationaliste, il y analyse les luttes de pouvoir, les exclusions et la progressive confiscation de la souveraineté populaire. Il poursuivra ce travail avec ‘‘Les Archives de la révolution algérienne’’, contribuant à ouvrir un champ historiographique longtemps verrouillé.

Rigueur intellectuelle et indépendance d’esprit

Reconnu pour sa rigueur intellectuelle, son indépendance d’esprit et son refus des mythes politiques, Harbi a constamment défendu la liberté de recherche et le pluralisme historiographique. Jusqu’à la fin de sa vie, il a insisté sur la nécessité de regarder le passé avec lucidité afin de construire des sociétés fondées sur le droit, la citoyenneté et la responsabilité politique.

Son dernier ouvrage publié, la traduction en tamazight du premier tome de ses mémoires, ‘‘Tudert deg iseɣ’’ (Koukou Éditions, 2024), témoigne de son attachement à la transmission et à la pluralité culturelle.

Avec la disparition de Mohammed Harbi, l’Algérie et le Maghreb perdent un historien majeur, dont l’œuvre demeure une référence essentielle pour comprendre le nationalisme algérien, ses espoirs, ses impasses et ses héritages.

Djamal Guettala 

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Tebboune clarifie : L’armée algérienne n’interviendra jamais sur le territoire tunisien !

30. Dezember 2025 um 19:46

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune est intervenu, ce mardi 30 décembre, pour clarifier la polémique entourant un prétendu accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie, après la diffusion d’un document présenté comme authentique sur certaines plateformes et dans des médias d’opposition tunisiens.

S’exprimant lors de son discours annuel devant le Parlement algérien réuni en congrès au Palais des Nations à Club des Pins et cité par plusieurs médias locaux, le chef de l’État algérien a tenu à réaffirmer la solidité des relations algéro-tunisiennes et à rejeter toute accusation d’ingérence dans les affaires intérieures de la Tunisie.

Dès l’entame de son intervention, Abdelmadjid Tebboune a insisté sur le positionnement diplomatique de la Tunisie, déclarant que le pays « ne fait pas partie des normalisateurs », en allusion aux accords de normalisation avec Israël. Sans citer de pays nommément, il a évoqué l’existence de parties cherchant, selon lui, à nuire aux relations entre Alger et Tunis.

Le président algérien a également dénoncé ce qu’il a qualifié de tentatives de déstabilisation visant la Tunisie et l’amitié historique entre les deux pays. « Ils essaient de nous diviser et de semer la zizanie », a-t-il affirmé, soulignant que la sécurité de la Tunisie et celle de l’Algérie sont étroitement liées.

L’Armée nationale populaire algérienne n’est jamais intervenue

Face aux accusations relayées autour du faux document, Abdelmadjid Tebboune a été catégorique. Il a assuré que l’Armée nationale populaire algérienne n’est jamais intervenue et n’interviendra jamais sur le territoire tunisien. Il a également déclaré ne s’être jamais immiscé dans les affaires internes de la Tunisie, affirmant le respect d’Alger pour les choix et la direction tunisienne.

Le document controversé évoquait notamment la possibilité pour l’armée algérienne de pénétrer jusqu’à cinquante kilomètres à l’intérieur du territoire tunisien pour des opérations antiterroristes, allant jusqu’à mentionner un rôle dans le « rétablissement de la stabilité institutionnelle » en cas de troubles. Des dispositions que Tunis comme Alger ont formellement démenties.

Le 18 décembre dernier, le président Kaïs Saïed avait déjà rejeté le contenu de ce document, affirmant qu’il s’agissait d’une manipulation visant à semer le doute et à alimenter des tensions artificielles.

Pour rappel, la Tunisie et l’Algérie ont signé, le 7 octobre, un accord de coopération dans le domaine de la défense, qui constitue une mise à jour de l’accord conclu en 2001. Selon les autorités des deux pays, ce cadre vise essentiellement le renforcement de la coordination sécuritaire face aux menaces communes, dans le strict respect de la souveraineté nationale de chaque État.

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Tunisie-Algérie l Besoin de clarification pour plus de transparence

29. Dezember 2025 um 12:42

L’accord sur la coopération sécuritaire et militaire signé à Alger le 7 octobre dernier suscite une controverse accrue en Tunisie et à l’étranger alimentée notamment par le mutisme officiel sur ses stipulations et ses implications sur la sécurité et la souveraineté tunisiennes assimilées par certains, avec une pointe d’exagération et de dramatisation politicienne, à une compromission et même un protectorat. (Ph. Le ministre de la Défense Khaled Sehili et le chef d’état major de l’armée algérienne Saïd Chengriha signant l’accord resté secret).

Elyes Kasri *

Ce silence officiel laisse libre cours à toute sorte d’incompréhension, d’interprétation et d’instrumentalisation plus ou moins innocentes et bienveillantes.

Les indices de relations déséquilibrées avec l’Algérie commencent, selon de nombreux observateurs, à donner des signes inquiétants tant le régime militaire au pouvoir à Alger semble lui-même traverser une grave crise de légitimité et d’acceptabilité intérieure et internationale.

La souveraineté nationale en question

A cet égard, les principes invoqués publiquement et officiellement en Tunisie de préservation de la souveraineté nationale et de compter sur soi-même semblent plus que jamais de rigueur et même une exigence vitale pour une Tunisie qui fait face à une phase délicate de son histoire et des relations internationales.

Plus qu’une question de cohésion interne du discours politique, c’est une condition de résilience face à la tempête qui se profile à l’horizon et même de survie dans un monde en pleine phase d’incertitude et de mutation.

Sur un autre plan, il serait judicieux que la Tunisie fasse le bilan du préjudice qui lui a été porté par le Non Maghreb et surtout par la proximité diplomatique que des mauvaises langues assimilent à un alignement sur l’Algérie à propos du Sahara Occidental, que certains qualifient de farce tragicomique.

Surtout en ce moment où commence à se dissiper le mirage de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et de la chimère créée par le régime algérien depuis 1975 pour s’arroger une légitimité de libérateur des peuples, alors qu’il a été fondé lui-même sur un butin territorial colonial, ce à la faveur des récents bouleversements géostratégiques et du séisme géopolitique initié par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025 par une large majorité du Conseil de sécurité.

Cette résolution stipule, pour la première fois, l’autonomie du Sahara occidental sous souveraineté marocaine comme unique base de négociation pour une solution politique réaliste marquée du sceau du compromis, écartant ainsi irrévocablement l’option de référendum et mettant fin aux ambiguïtés entretenues depuis des décennies. 

Le coût du Non-Maghreb

L’intérêt national de la Tunisie lui dicte une appréciation sereine et objective du préjudice et des opportunités ratées à cause des problématiques régionales non résolues, dans la mesure où il y a aujourd’hui un consensus international sur le coût du Non-Maghreb sur des pays comme le nôtre, fragilisé par une fin de règne de Ben Ali et une quête non conclusive d’un modèle de développement équitable et durable, et ce depuis ce qui a été qualifié pompeusement et probablement fallacieusement de révolution de la liberté et de la dignité.

La relance économique et le repositionnement diplomatique ne peuvent être envisageables, crédibles et durables qu’après un bilan sans parti pris ni complaisance idéologiques ou partisans de la diplomatie maghrébine au cours du dernier demi-siècle.

* Ancien ambassadeur.

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Mhamed Krichen s’interroge sur la teneur de l’accord militaire tuniso-algérien

28. Dezember 2025 um 10:52

Nous publions ci-dessous le commentaire que le journaliste d’Al Jazeera, Mhamed Krichen, a posté sur sa page Facebook, hier soir, samedi 27 décembre 2025, à propos de l’accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie, signé le 7 octobre dernier à Alger, et dont le texte n’a pas été rendu public par aucune des deux parties, alors que certaines de ses clauses supposées fuitées à travers les médias et les réseaux sociaux suscitent de grandes inquiétudes, notamment en Tunisie.

«Il existe actuellement une vive controverse autour d’un accord militaire et de sécurité signé entre la Tunisie et l’Algérie en octobre dernier (similaire à l’accord Tunisie-Union européenne de 2023).

«Tant que le texte de cet accord restera confidentiel, et que l’on ignore s’il contient des clauses secrètes, et tant que le gouvernement tunisien maintiendra son silence ou son déni implicite, il ne fera qu’alimenter de très sérieux doutes quant à la souveraineté de la Tunisie et à l’indépendance de ses décisions politiques et sécuritaires [auxquelles cet accord porterait atteinte, selon certaines sources médiatiques, ce qui requerrait des clarifications officielles, Ndlr].

«Les Tunisiens ont le droit de tout savoir, en toute transparence.»

I. B.

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