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Heute — 10. März 2026Leconomiste Maghrebin

Dette publique et banques tunisiennes : qui finance vraiment l’économie ?

10. März 2026 um 12:54

La dette publique captive l’attention des médias et des décideurs, mais l’essentiel reste mal compris : quel rôle jouent réellement les banques dans le financement de l’économie tunisienne ? Cette tribune éclaire les mécanismes et les enjeux derrière le lien étroit entre État, banques et investissement privé.

Depuis plusieurs années, le débat économique tunisien se cristallise autour d’un mot devenu presque omniprésent : la dette publique. Dans les discussions politiques comme dans l’espace médiatique, la question semble souvent posée de manière simple – parfois trop simple : l’État emprunte-t-il trop ?

Mais derrière cette interrogation se cache une question plus fondamentale, rarement formulée explicitement : qui finance réellement l’économie tunisienne aujourd’hui ? Car une économie ne fonctionne pas seulement avec des dépenses publiques ou des emprunts souverains. Elle repose sur un équilibre permanent entre plusieurs acteurs du financement : l’État, les banques, l’épargne nationale et le secteur productif. Lorsque cet équilibre se déplace, c’est l’ensemble de la dynamique économique qui se transforme.

Un système de financement sous tension

En Tunisie, les banques jouent historiquement un rôle central dans l’allocation du crédit. Elles financent à la fois l’État et les entreprises. Or, depuis plusieurs années, la montée des besoins de financement public a progressivement modifié cet équilibre. Face à des déficits budgétaires persistants et à un accès plus limité aux marchés internationaux, l’État s’est davantage tourné vers le financement domestique.

Autrement dit, une part croissante de l’épargne nationale est mobilisée pour financer la dette publique. Ce phénomène alimente aujourd’hui un débat économique important. Certains observateurs estiment que cette situation risque de réduire la capacité des banques à financer l’investissement privé. D’autres rappellent que le financement de l’État reste indispensable pour assurer la stabilité budgétaire et maintenir les services publics. La réalité se situe probablement entre ces deux lectures.

Dette publique et financement de l’économie : un faux duel

Opposer mécaniquement dette publique et financement du secteur privé peut conduire à une lecture simplifiée de la situation. Dans toutes les économies, l’État emprunte. La question n’est donc pas seulement le niveau de la dette, mais la manière dont le système financier parvient à équilibrer les différents besoins de financement.

Lorsque les ressources financières sont abondantes et diversifiées – banques solides, marchés de capitaux dynamiques, épargne mobilisée -, l’économie peut absorber à la fois les besoins de l’État et ceux des entreprises.

En revanche, lorsque les sources de financement restent limitées ou peu diversifiées, les arbitrages deviennent visibles. La pression sur le système bancaire augmente et les tensions apparaissent. La Tunisie se trouve précisément à ce point d’équilibre délicat.

« Qui finance l’économie tunisienne ? – Le jeu d’équilibre entre État, banques et secteur productif »

 

La vraie question : élargir les sources de financement

Plutôt que de réduire le débat à une opposition entre dette publique et investissement privé, l’enjeu stratégique consiste à élargir et moderniser les sources de financement de l’économie.

Plusieurs leviers peuvent être activés :

  • développement du marché des capitaux,
  • meilleure mobilisation de l’épargne nationale,
  • orientation du financement vers les PME innovantes et productives,
  • renforcement des instruments de financement à long terme.

Ces mesures ne visent pas à supprimer le rôle de l’État ni celui des banques, mais à rééquilibrer progressivement l’architecture financière de l’économie.

Une question de trajectoire économique

Au fond, le débat sur la dette publique et le système bancaire tunisien renvoie à une interrogation plus large sur la trajectoire économique du pays. La capacité des banques à soutenir durablement la croissance dépendra largement de trois variables:

  • la soutenabilité des finances publiques,
  • la dynamique de l’investissement productif,
  • la diversification progressive des sources de financement.

Dans ce contexte, la relation étroite entre banques et État ne doit pas être interprétée uniquement comme un facteur de vulnérabilité. Elle reflète aussi le rôle central que jouent les institutions financières domestiques dans la stabilisation macroéconomique.

L’enjeu consiste désormais à créer les conditions d’un financement plus diversifié, plus équilibré et plus favorable à l’investissement productif.

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Tunisie : 69 783 salles de classe, +63 % en 30 ans

10. März 2026 um 12:48

Le nombre de salles de classe dans l’enseignement de base et secondaire s’élève à 69 783 durant l’année scolaire 2022-2023, contre 42 786 en 1994-1995, soit une augmentation de 63 %, selon l’INS dans le Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023.

Le nombre d’établissements d’enseignement supérieur atteint 207 en 2022-2023, contre 83 en 1994-1995. Parmi eux, 80 sont des établissements privés, contre 18 en 1994-1995. Le réseau de formation professionnelle compte 197 centres en 2023, contre 136 en 1994. Le nombre de salles spécialisées et de laboratoires dans les établissements du secondaire a progressé de 3 183 en 1994-1995 à 12 803 en 202

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Guerre au Moyen-Orient : le coup de pouce décisif de Poutine à Téhéran

10. März 2026 um 12:28

Selon la presse américaine, Moscou fournirait des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui expliqueraient la sophistication de certaines frappes de l’Iran, en riposte à l’agression du duo israélo-américain.

C’est une information qui pourrait peser lourdement sur la tournure du conflit armé qui oppose les États-Unis et Israël à la République islamique l’Iran. Même si les rapports de force demeurent outrageusement asymétriques entre les belligérants. Ainsi, à en croire des informations relayées par la presse américaine, Moscou aurait fourni des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui auraient permis aux Gardiens de la Révolution de viser certaines cibles américaines – dont des radars d’alerte précoce ou des radars transhorizon « qui coûtent des millions de dollars – avec une précision époustouflante et une « sophistication » insoupçonnée. Et ce, en riposte aux bombardements israélo-américains depuis le 28 février.

Selon les experts militaires, l’Iran a déjà perdu une grande partie de ses capacités de renseignement après les premiers jours de guerre. Or, repérer seul les forces américaines représente un vrai défi. Autrement dit, sans l’aide russe pour fournir ces informations, les dirigeants iraniens seraient nettement moins bien informés, voire aveugles sur certains fronts.

Dans un article publié le 6 mars, le Washington Post révèle que, « selon trois sources officielles proches du renseignement », « la Russie fournit à l’Iran des informations pour attaquer les forces américaines présentes au Moyen-Orient. Le premier indice de l’engagement – même indirect – d’un autre adversaire majeur des États-Unis dans la guerre ».

Une précieuse aide logistique

Ainsi, le prestigieux quotidien de la capitale fédérale cite dans cet article des informateurs qui s’expriment sous couvert d’anonymat. Ces derniers avancent que le renseignement russe – grâce à l’imagerie spatiale produite par ses satellites – apporte une précieuse aide logistique à Téhéran. Des renseignements en temps réel qui permettent de localiser et de frapper des cibles militaires américaines Et notamment des bâtiments de guerre, des avions de chasse, desradars ou encore des bases logistiques.

Ces renseignements, ajoute la même source, ne se limitent pas aux coordonnées GPS. Ils incluent également des recommandations précises sur les modes d’attaque, les armes à utiliser et les vulnérabilités de la cible.

La revanche de Moscou

Et si le Kremlin rendait à Washington la monnaie de sa pièce ? Rappelons que le Pentagone fournit de l’imagerie satellitaire à l’Ukraine pour lui permettre de suivre en temps réel les mouvements des troupes russes et d’évaluer les dommages après les frappes, essentiels à sa défense. Ce renseignement, crucial pour la précision des frappes, soutient l’effort de guerre ukrainien face à l’invasion russe.

« Vladimir Poutine s’est longtemps opposé à ce que les États-Unis fournissent de l’imagerie satellite à l’armée ukrainienne dans le cadre de sa guerre contre l’invasion russe. Et il semble maintenant faire de même », note pertinemment le quotidien britannique The Daily Telegraph.

Dans un tel contexte, il fallait s’attendre à une vive réaction de l’administration américaine. Mais la retenue dont elle a fait preuve est étonnante.

En effet, Donald Trump a qualifié l’éventuelle ingérence russe de « stupide ». Tout en ajoutant, non sans ironie : « Regardez ce qui est arrivé à l’Iran cette semaine. S’ils reçoivent des renseignements, cela ne les aide pas beaucoup ».

Pour sa part, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est dit « peu préoccupé ». D’ailleurs, il assurait, vendredi 6 mars, lors d’une interview à l’émission « 60 Minutes » de CBS que les États-Unis « surveillent tout » et intègrent ces informations dans leurs plans de bataille.

« Le peuple américain peut être assuré que son commandant en chef est parfaitement au courant de qui parle à qui » a-t-il argué.

Idem pour la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Celle-ci a déclaré avec son arrogance habituelle aux journalistes : « Cela ne change absolument rien aux opérations militaires en Iran, car nous les anéantissons complètement. »

A ce propos, Karoline Leavitt a refusé de dire si Donald Trump avait parlé au président russe Vladimir Poutine de ce partage de renseignements présumé ou s’il estimait que la Russie devait subir des sanctions. Tout en indiquant qu’elle laisserait le président s’exprimer lui-même sur le sujet.

Un cadeau du ciel

Au final, et nonobstant l’éventualité d’une implication russe, qui reste à prouver, dans le conflit au Moyen-Orient, force est de constater que cette guerre représente une aubaine économique pour la Russie. En effet, avec le détroit d’Ormuz paralysé, l’Asie se tourne vers le brut russe, jusqu’à présent délaissé et bradé à cause des sanctions occidentales.

Autre effet collatéral de la guerre en Iran : la flambée des prix du baril de pétrole russe de 40 % en quelques jours. De quoi aider Moscou à financer son effort de guerre en Ukraine. D’autant plus que la tension internationale s’est déplacée au Moyen-Orient et que la paix en Ukraine est le dernier souci des Etats-Unis. M. Poutine s’en frotte les mains.

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Réseau d’eau potable : 91,7 % des ménages tunisiens raccordés en 2023

10. März 2026 um 12:26

Le nombre de bénéficiaires de l’eau potable atteint 11,7 millions d’habitants en 2023, portant le taux national de desserte à 98,5 %, contre 84,7 % en 1994, selon l’INS dans son Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023. Le taux de branchement des ménages au réseau d’eau potable s’établit à 91,7 % en 2023, contre 70,1 % en 1994.

Des disparités régionales persistent. Les gouvernorats de Tunis, Monastir et Manouba affichent un taux de desserte de 100 %. À l’opposé, Kairouan enregistre le taux le plus bas avec 90,5 %, et Jendouba présente le taux de branchement des ménages le plus faible du pays, à 69,8 %.  , Institut National de la Statistique (INS) – Tunisie

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Infrastructures culturelles en Tunisie : une hausse marquée depuis 1994

10. März 2026 um 11:41

Le réseau culturel public tunisien comprend 442 bibliothèques et 241 maisons de la Culture en 2023. Des chiffres en progression depuis respectivement les 289 et 184 dénombrées en 1994. C’est ce qu’il ressort du « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », de l’INS.

Le réseau comprend également 24 institutions de musique et de danse à l’échelle nationale. Les prévisions pour 2024 anticipent 443 bibliothèques et 244 maisons de la Culture.

La région du Centre-Est concentre 98 bibliothèques publiques, soit la densité la plus forte du pays. Le Centre-Ouest en recense 55 et le Sud-Est 56, selon la répartition régionale relevée par l’INS.

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IATF 2027 à Lagos : l’UA accélère le commerce intra-africain avec trois axes stratégiques

10. März 2026 um 11:31

La Commission de l’Union africaine voit l’IATF 2027 à Lagos comme un levier majeur pour accélérer le commerce intra-africain et repositionner l’Afrique dans les échanges mondiaux. C’est ce qu’il ressort de la première réunion du Conseil consultatif de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) 2027. Elle se tenait le 9 mars 2026 à Lagos, Nigeria, sous la présidence de Francisca Tatchouop Belobe.

Dans ce cadre, le Gouvernement fédéral nigérian a procédé, le lundi 9 mars 2026 à Lagos, à la signature officielle de l’accord d’accueil de l’IATF 2027. Cette cérémonie, organisée au Wole Soyinka Centre for Culture and Creative Arts, a réuni plusieurs institutions continentales majeures engagées dans la transformation économique de l’Afrique.

Ainsi la Commissaire rappelle que, malgré la hausse du commerce intra-africain à 220,3 milliards de dollars en 2024, sa part dans le commerce total du continent a reculé à 14,5% contre 16,3% en 2020. Cette sous-performance révèle donc une forte dépendance aux marchés extérieurs et aux chocs des matières premières, persistant en dépit de la signature et de la ratification de l’Accord sur la ZLECAf et de nombreux arrangements régionaux. Les États tardent à prioriser le commerce entre eux.

Trois axes d’action pour faire de l’IATF 2027 un catalyseur

Pour transformer cet événement en véritable moteur, la Commissaire propose de :

  • Réduire les barrières non tarifaires et renforcer la sécurité : simplifier et digitaliser les procédures d’investissement, d’importation et d’exportation; harmoniser les normes; faciliter les visas d’affaires; généraliser le système panafricain de paiement et de règlement; lancer un label « Made in Africa » pour soutenir les chaînes de valeur régionales.
  • Concentrer les efforts sur les secteurs performants : identifier et analyser les filières les plus dynamiques du commerce intra-africain pour cibler la promotion à l’IATF 2027 et obtenir des résultats rapides. Le Secrétariat de l’IATF et le Conseil consultatif sont mandatés pour produire des recommandations.
  • Et booster l’industrialisation, l’innovation et la digitalisation : combler le déficit de capacités productives locales, le faible taux de pénétration numérique et le manque de main-d’œuvre qualifiée, malgré la jeunesse de la population. Faire du développement des compétences humaines un pilier central via le Hub de recherche et d’innovation, et des sessions dédiées au renforcement des capacités lors du Forum Commerce et Investissement.

Un historique de succès à amplifier

Par ailleurs, la Commissaire note la montée en puissance de l’IATF depuis 2018. Et ce, avec une augmentation du nombre d’exposants et des volumes de transactions (48,3 milliards de dollars de deals à l’IATF 2025). Ces avancées restent toutefois insuffisantes face au faible niveau actuel du commerce intra-africain.

L’opportunité unique du Nigeria pour l’édition 2027

Ainsi, pays le plus peuplé d’Afrique et l’une de ses plus grandes économies, le Nigeria offre un tournant décisif. L’IATF 2027 renforcera notamment le Pavillon des startups africaines et la participation des femmes dans la transformation économique.
Enfin, la Commissaire réaffirme l’engagement de la Commission de l’UA à collaborer avec le Conseil consultatif pour faire de l’IATF 2027 un moment déterminant pour l’investissement, l’industrialisation et le commerce de l’Afrique avec elle-même et le reste du monde.

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Pétrole russe : Orbán réclame la fin des sanctions

10. März 2026 um 11:30

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a annoncé qu’un plafonnement des prix des carburants sera imposé dans son pays. Et ce, afin de protéger les consommateurs hongrois des hausses de prix dues à la guerre au Moyen-Orient.

Dans un message publié sur Facebook, lundi 9 mars, Victor Orbán a déclaré que le plafond – 595 forints (1,51 euro) par litre pour l’essence et 615 forints (1,56 euro) pour le diesel – ne s’appliquerait qu’aux véhicules immatriculés en Hongrie.

Plus tôt, il avait appelé l’Union européenne à suspendre les sanctions imposées au pétrole et au gaz russes, en raison de la flambée des prix de l’énergie. « Nous devons revoir et suspendre toutes les sanctions imposées à l’énergie russe en Europe. J’ai pris cette initiative aujourd’hui, dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen », a-t-il déclaré dans un message vidéo.

Selon Orbán, la confrontation entre Budapest et Kiev au sujet de l’interruption des livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Druzhba, qui traverse l’Ukraine, est également devenue une « menace sérieuse » pour l’UE.

A cet égard, la Hongrie et la Slovaquie accusent l’Ukraine de retarder délibérément la réouverture de l’oléoduc. Kiev affirme que ce dernier a été endommagé par des frappes russes fin janvier. De son côté, Budapest a bloqué un prêt de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine; ainsi qu’un nouveau train de sanctions imposées par Bruxelles à Moscou. Tout en invoquant ce qu’il qualifie de « blocus pétrolier ukrainien ».

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Médenine, Nabeul, Sousse : le trio qui fait la loi dans le tourisme tunisien

10. März 2026 um 11:23

Le parc hôtelier tunisien classé comprend 905 établissements pour un total de 231 026 lits à la fin de l’année 2023; contre 800 hôtels et 226 153 lits en 2004. C’est ce que révèle l’INS dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », publié récemment. 

La capacité d’hébergement est concentrée dans trois gouvernorats : Médenine totalise 53 114 lits; Nabeul 50 839 lits; et Sousse 48 292 lits. Ces trois gouvernorats regroupent à eux seuls 65,7 % de la capacité hôtelière nationale.

Les projections pour 2024 prévoient 913 hôtels classés pour une capacité de 232 106 lits. La Tunisie dispose par ailleurs de huit aéroports, dont un réalisé en partenariat public-privé, et de huit ports commerciaux.

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Transport : 19 963 km de routes classées, 743 km d’autoroutes

10. März 2026 um 10:58

Le réseau routier classé tunisien atteint 19 963 kilomètres à la fin de l’année 2022, dont 84 % sont revêtus. C’est ce qu’indiquent les données de l’INS publiées dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 ». Le réseau autoroutier s’étend sur 743 kilomètres et le réseau ferroviaire sur environ 2 200 kilomètres.

Ce réseau classé se répartit entre 4 750 km de routes nationales, 6 513 km de routes régionales, 5 941 km de routes locales et 2 016 km de routes en cours de classification. Les pistes rurales totalisent 57 610 km, dont 25 761 km revêtus.

Les projections prévoient que le réseau autoroutier atteindra 1 060 km d’ici fin 2025, puis 1 300 km à l’horizon 2030. Par ailleurs, la Tunisie dispose de huit ports commerciaux et de 41 ports de pêche, dont sept en eaux profondes.

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Aéroport Tunis-Carthage : expansion à 3 milliards de dinars pour 18,5 millions de passagers

10. März 2026 um 10:58

La décision est enfin actée. L’aéroport international de Tunis-Carthage, porte d’entrée aérienne clé du pays, fera l’objet d’un agrandissement massif. L’estimation de son coût est de 3 milliards de dinars (1 milliard USD).

Ce projet, relatif à l’aéroport emblématique de la capitale tunisienne, quadruplera la capacité de l’aéroport Tunis-Carthage à 18,5 millions de voyageurs par an d’ici 2031. Avec pour objectif fixé de capter la reprise touristique et économique post-pandémie COVID-19.

Ainsi, l’État renonce à délocaliser l’aéroport Tunis-Carthage (800 ha, 7,2 millions de passagers/an) pour une expansion ambitieuse à 18,5 millions d’ici quelques années. Elle vise à booster le tourisme et l’économie tunisiens.

Cependant, le débat reste houleux sur les nuisances sonores. En effet, les résidents des quartiers alentours, des Berges du Lac, en passant par la Soukra et jusqu’à l’Ariana (à <5 km) craignent une aggravation du bruit. Et ce, malgré des avions de plus en plus silencieux. Alors que les partisans du projet d’extension rappellent la proximité viable d’aéroports comme Genève (18 M pax, 5 km du centre) ou Nice (12 M pax sur 400 ha, 2 pistes comme Carthage).

On assiste donc à un véritable chassé-croisé d’arguments. Les uns vantent l’accessibilité urbaine; tandis que les autres regrettent une opportunité manquée et s’interrogent sur des indemnisations pour riverains. Se pose alors cette récurrente question : pourquoi délocaliser si l’expansion est faisable ?

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Le trafic maritime se déplace vers les côtes africaines

10. März 2026 um 10:23

Le trafic maritime marchand près de l’Afrique du Sud a fortement augmenté en raison du déplacement des routes maritimes mondiales lié à la guerre au Moyen-Orient. 

Le trafic maritime près du Cap de Bonne-Espérance a augmenté d’environ 35 %. Selon la plateforme Marine Traffic, près de 94 navires par jour franchissent désormais la pointe sud de l’Afrique. Parallèlement, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a fortement diminué.

Les données de la société de suivi maritime publiées le 9 mars montrent que seulement quatre navires ont traversé le détroit d’Ormuz le 3 mars;

contre une moyenne quotidienne normale d’environ 138. Le trafic de pétroliers dans cette voie navigable a chuté d’environ 90 % par rapport aux niveaux précédents.

A noter que les compagnies aériennes internationales telles que Hapag-Lloyd, CMA CGM et Maersk ont ​​suspendu leurs liaisons via la mer Rouge et le canal de Suez, redirigeant leurs navires vers l’Afrique.

Lundi 9 mars, le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz a été interrompu…, a déclaré un haut responsable des Gardiens de la révolution iraniens. « Si quelqu’un tente de passer, les héros des Gardiens de la révolution et de la marine régulière incendieront ces navires », a averti Ebrahim Jabari, conseiller principal du commandant en chef des Gardiens.

Les négociants sud-africains évoquent déjà les répercussions de ces perturbations. L’organisation commerciale Exporters Western Cape indique que la hausse des prix du carburant et les retards d’expédition liés aux combats créent une incertitude quant aux échanges commerciaux avec les marchés du Golfe, notamment pour les produits frais qui transitent habituellement par les voies maritimes reliées au détroit.

« Le détroit d’Ormuz, l’un des points de passage maritimes les plus stratégiques au monde, assure environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole et constitue une voie de transit essentielle pour les échanges commerciaux dans la région du Golfe », a déclaré Terry Gale, président de l’organisation. Il a ainsi souligné que la suspension des services de transport maritime et les restrictions de l’espace aérien font grimper les coûts de fret et perturbent les chaînes d’approvisionnement.

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Santé privée : 7 178 lits en clinique, une hausse de 75 % depuis 2014

10. März 2026 um 10:21

Le secteur de la santé privée tunisien comptabilisait 112 cliniques et 7 178 lits en 2023; contre 4 092 lits en 2014. Soit une progression de 75 % en neuf ans. Le réseau de laboratoires médicaux privés atteint 686 établissements, selon l’INS dans son Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023.

La région du Grand Tunis concentre 3 280 lits de cliniques privées, soit 45,7 % du total national. Le centre-est (Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax) totalise 1 882 lits. Les gouvernorats de Siliana, Manouba, Tataouine, Tozeur et Kébili ne disposent d’aucune clinique privée. Les prévisions pour 2024 portent le nombre de lits de cliniques privées à 7 259 et le nombre de laboratoires médicaux privés à 700.

Par ailleurs, les hôpitaux publics disposent de 22 214 lits en 2023; contre 15 574 en 1994. Soit une couverture de 1,9 lit pour 1 000 habitants. Le réseau de soins de santé de base comprend 2 102 centres répartis sur 203 arrondissements sanitaires. Le réseau public compte 192 services d’urgences à l’échelle nationale. La région du Grand Tunis concentre 6 268 lits hospitaliers publics, soit près de 28 % du total national. Le gouvernorat de Tataouine dispose du parc le plus réduit avec 258 lits. Les projections pour 2024 font état de 21 886 lits dans les hôpitaux publics, en légère baisse. Tandis que le nombre de centres de soins de santé de base est maintenu à 2 102.

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Mohsen Marzouk : « L’Iran, pion pétrolier dans le jeu sauvage des nations »

10. März 2026 um 10:00

L’analyste politique Mohsen Marzouk qualifie le conflit Iran-Israël de « jeu des nations sauvages » : une hiérarchie de guerres où Téhéran pivote comme atout pétrolier dans la grande rivalité sino-américaine.

Dans une analyse via sa page Facebook,Mohsen Marzouk relativise les frappes militaires au profit des objectifs stratégiques. Alors que la guerre ouverte, dans sa quatrième phase depuis février 2026, marquée par la mort de l’ayatollah Khamenei le 28 février, s’intensifie avec des ripostes iraniennes récentes.

Dans ce contexte, il exhorte la Tunisie à une souveraineté accrue face aux ondes de choc régionales.

L’analyse de M. Marzouk déconstruit le chaos en strates distinctes. A savoir tout d’abord, la lutte pour un tiers des réserves pétrolières mondiales (Iran ~10-13 %, Venezuela ~18-25 %). Washington vise la soumission de Téhéran sur son or noir, comme à Caracas sans invasion. Trump brandira cette « carte » lors de sa visite en Chine du 31 mars au 2 avril.

Ensuite, l’entité sioniste cherche à démanteler l’État iranien pour s’étendre (Cisjordanie, Syrie, Liban) et réaliser ses ambitions messianiques.

Tandis que Téhéran défend sa cohésion. Avec comme issue probable un nul tactique si le régime survit. Et ce, malgré l’escalade US-Israël et un nouveau guide en la personne de Mojtaba Khamenei.

Et enfin le Golfe et l’Europe saignés économiquement, en marge du droit international évanoui.

Ainsi, il estime que la victoire n’est pas dans les missiles, mais dans les gains concrets : l’échec américain si l’Iran reste souverain; des avancées israéliennes sur le terrain arabe; et Poutine émergeant comme médiateur potentiel.

Pour le cas de la Tunisie, il conclut sur l’importance de forger une conscience nationale pour sécuriser ses intérêts.

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Recherche scientifique : 487 laboratoires, trente ans pour tout changer

10. März 2026 um 09:55

Le nombre de laboratoires de recherche en Tunisie est passé de 16 en 1994 à 487 en 2023. Les unités de recherche ont progressé de 2 à 92 sur la même période. C’est ce qu’il ressort des données de l’INS, dans son « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », publié récemment.

Cette expansion des laboratoires intervient dans un contexte d’élargissement du réseau universitaire. En effet, le nombre d’établissements d’enseignement supérieur a été multiplié par 2,5 en moins de trente ans; et ce, pour passer de 83 en 1994-1995 à 207 en 2022-2023.

En outre, le nombre de salles spécialisées et de laboratoires dans le secondaire a lui aussi fortement progressé. Il est passé de 3 183 en 1994-1995 à 12 803 en 2022-2023. Quant aux centres de formation professionnelle, leur nombre a augmenté de 136 en 1994 à 197 en 2023.

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De Bizerte à Tataouine : 188 zones industrielles pour désenclaver les régions

10. März 2026 um 09:38

La Tunisie recense 188 zones industrielles aménagées couvrant une superficie totale de 5 889,3 hectares à la fin de l’année 2022, distribuées dans l’ensemble des 24 gouvernorats du pays, selon l’INS dans le Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023, publié récemment.

Ces zones ont été réalisées par l’Agence foncière industrielle ( AFI), les conseils régionaux, les collectivités locales ainsi que par des opérateurs privés, dans le cadre de la politique nationale d’attraction des investissements. Leur développement s’inscrit dans l’objectif d’intégration du territoire national et de mise en relation des sites de production avec les zones de consommation à l’échelle nationale et internationale.

 

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Poutine propose à Trump une solution rapide pour la guerre en Iran

10. März 2026 um 09:37

Le président russe, Vladimir Poutine, a proposé une issue diplomatique rapide à la guerre contre l’Iran lors d’un entretien téléphonique, lundi 9 mars, avec son homologue américain Donald Trump, selon le Kremlin.

Lors de cet échange, les deux dirigeants ont abordé la crise au Moyen-Orient et ses conséquences sur les marchés énergétiques mondiaux, alors que l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran continue d’alimenter les tensions régionales.

D’après un conseiller diplomatique du Kremlin, Vladimir Poutine a présenté plusieurs propositions visant à parvenir à un règlement politique et diplomatique rapide du conflit iranien.

La guerre, déclenchée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran, a provoqué de fortes perturbations sur les marchés pétroliers, avec une flambée initiale des prix de l’énergie et des inquiétudes croissantes pour la sécurité des routes maritimes stratégiques.

Au cours de la conversation, Poutine aurait également mis en garde contre les conséquences économiques mondiales d’une escalade prolongée, notamment pour l’approvisionnement énergétique international.

De son côté, Donald Trump aurait insisté sur la nécessité de progresser vers une solution politique rapide, tout en évoquant d’autres dossiers sensibles, dont la guerre en Ukraine.

Selon les responsables russes, cet échange pourrait ouvrir la voie à une coordination diplomatique plus étroite entre Washington et Moscou pour tenter d’apaiser la crise au Moyen-Orient.

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L’apaisement verbal de Trump fait relativement chuter le baril

10. März 2026 um 08:32

Les prix du pétrole ont chuté dès la soirée du lundi 9 mars après que le président américain, Donald Trump, a averti que l’Iran serait frappé « vingt fois plus fort » s’il tentait d’arrêter les flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Il ajoute que le conflit avec le pays pourrait bientôt prendre fin.

 

Le Brent, référence internationale du brut, était en baisse de près de 11 % à 88,36, avant de franchir de nouveau la barre des 90 dollars.

Situé entre Oman et l’Iran, le détroit est une route de transit vitale pour les marchés énergétiques mondiaux. Environ 13 millions de barils ont transité par cette voie en 2025, représentant environ 31 % des flux mondiaux de pétrole par voie maritime.

Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a également déclaré que la guerre contre l’Iran prendra fin « très bientôt » et que les prix du pétrole baisseront. Ces commentaires semblent avoir apaisé les inquiétudes concernant un éventuel choc d’approvisionnement énergétique et la perturbation des flux pétroliers.

 

Un repli durable ?

S’agit-il d’une baisse durable ou d’une note d’optimisme momentanée sur les marchés ? Les places financières ont encore du mal à assimiler l’ampleur de la perturbation, notant que pendant des décennies, les traders supposaient qu’aucun pays ne serait autorisé à fermer le détroit d’Ormuz, le point de passage le plus critique au monde pour le pétrole. Le fait que cela se soit produit est complètement calamiteux et inattendu. Même pendant les tensions des années 1980, cette voie navigable n’a jamais été complètement fermée.

Pour l’instant, les marchés semblent parier que la situation ne peut pas durer longtemps et que la navigation dans le détroit finira par être rétablie.

Le bon sens suppose qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions concrètes. Il faut attendre de voir comment les autorités iraniennes vont réagir aux propos du président et si l’Iran attaquera ou non des infrastructures pétrolières dans les heures à venir.

 

Possible libération de millions de barils stockés

L’autre point à suivre est la décision de coordination des ministres de l’Énergie des pays du G7 lors d’une réunion virtuelle plus tard dans la journée de ce mardi 10 mars. Ils vont discuter d’un possible déstockage des réserves pétrolières d’urgence visant à atténuer les perturbations de l’offre. Ces discussions font suite à une réunion des ministres des Finances du G7 tenue le 9 courant, au cours de laquelle les responsables ont envisagé de puiser dans les réserves stratégiques mais sans parvenir à une décision.

Les États-Unis estiment qu’un déstockage conjoint de 300 à 400 millions de barils, soit environ 25 à 30 % des réserves totales du groupe de 1,2 milliard de barils, serait approprié.

Pour la Tunisie, ce qui se passe est un point positif, puisque chaque dollar de moins dans les prix signifie un allègement de taille pour les finances publiques. Il faudra encore quelques semaines avant que les marchés se stabilisent, et la prudence est exigée d’ici là.

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Gestern — 09. März 2026Leconomiste Maghrebin

Amine Mahfoudh : « Adieu Am Sadok »!

09. März 2026 um 15:12

De l’enfant fasciné par ses débats avec   le défunt Sadok Belaïd aux luttes partagées pour la transition post-2011, leur chemin s’est tissé de droit constitutionnel et d’engagements citoyens. Ensemble,  Amine Mahfoudh a porté un projet de Constitution équilibré, remis de sa main le 25 juin 2022. Aujourd’hui, il pleure son génie, son humour et son rêve d’un État de droit.

À travers ses mots, Amine Mahfoudh lui rend hommage via sa page officielle Facebook.

Adieu Am Sadok

« J’ai eu le plaisir de connaître Sadok Belaïd à l’âge de dix ans. À cette époque, j’étais encore un enfant, alors que lui était déjà le doyen de la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis. Il était aussi l’ami intime de mon beau-frère, feu Mohamed Ben Mahfoudh, enseignant universitaire à la même faculté et avocat installé à Tunis. Les deux hommes étaient en outre voisins : ils avaient acheté des terrains à Mornag. Dans ces années soixante-dix du siècle dernier, ils étaient pratiquement les seuls à y construire.
À chacune de ses visites, je profitais discrètement de leur présence pour écouter les échanges entre ces deux grands hommes, qui l’étaient du moins à mes yeux d’enfant. Ils parlaient de la vie universitaire, mais surtout de la chose publique. Très jeune, j’étais déjà séduit par la profondeur de leurs discussions.
Une fois bachelier, j’ai suivi le conseil de mon beau-frère : en 1985, je me suis inscrit en droit à la Faculté de droit et des sciences économiques de Sousse, qui venait tout juste d’ouvrir ses portes à l’automne de la même année. Fortement influencé par cet environnement intellectuel, j’ai choisi le droit public et me suis spécialisé en droit constitutionnel — une discipline exigeante, particulièrement difficile à enseigner dans les pays où la démocratie demeure fragile.
Après avoir préparé ma thèse, consacrée à la responsabilité pénale du chef de l’État, j’ai eu le privilège de soumettre mon projet à ces deux éminents juristes. Leurs remarques ont apporté une réelle valeur ajoutée à mon travail.
Avec Sadok Belaïd — que j’appelais affectueusement Am Sadok — nos relations se sont renforcées après 2011. Il n’hésitait pas à m’appeler ou à m’inviter chez lui, en tant que collègue mais aussi en tant qu’ami, pour discuter de la chose publique. Par moments, j’avais le sentiment qu’il poursuivait avec moi les débats passionnés qu’il avait autrefois avec mon beau-frère, disparu le 14 avril 2010. Parfois nous étions d’accord, parfois nos points de vue divergeaient, mais le respect mutuel n’a jamais cessé de guider nos échanges.
Après 2014, nous avons fait équipe avec feu Hassine Dimassi afin de contribuer, à notre manière, à la transition démocratique. Celle-ci était alors fragilisée par des acteurs souvent prisonniers de leurs dogmes, de leurs intérêts personnels ou de leurs convictions idéologiques, et qui se sont pourtant trouvés aux commandes de cette transition.
Ensemble, nous avons élaboré un projet de code électoral à la demande du Président de la République, feu Béji Caïd Essebsi. Mais son entourage l’a dissuadé d’adopter ce projet, qui a finalement été abandonné.
Lors de l’élection présidentielle anticipée de 2019, bien que très critiques à l’égard du déroulement de la transition, nous avons attiré l’attention de l’opinion publique sur la candidature de Kaïs Saïed. À notre grande surprise, une fois élu, le nouveau Président de la République n’a pas fait appel aux nombreux collègues qui l’avaient soutenu et accompagné pendant sa campagne, mais à nous deux.
Nous avons été surpris, bien sûr. Mais nous nous sommes dit — avec la participation du professeur Med Salah Ben Aissa — que l’essentiel était ailleurs : contribuer, cette fois, à faire réussir la transition démocratique.
Cet objectif semblait alors partagé par le Président. Il a non seulement donné son accord, mais il a aussi accepté notre condition essentielle : traduire cet engagement dans un texte juridique. Ce fut chose faite avec l’article 22 du décret n°117 de 2021. Malgré nos réserves sur d’autres dispositions, nous avons estimé que l’essentiel résidait dans la finalité de notre travail : permettre, pour la première fois en Tunisie, l’adoption d’une Constitution garantissant les droits et les libertés, tout en consacrant une véritable séparation et un équilibre entre les pouvoirs.
C’est dans cet esprit que nous avons travaillé, corps et âme. Nous avons dû supporter les critiques acerbes, parfois même les insultes, venant de certains de nos pairs.
Le 25 juin 2022, Sadok Belaïd remit notre projet de Constitution au Président de la République. Et la suite est connue.
Comme nous en étions convenus, Am Sadok et moi avons ensuite exprimé nos critiques à l’égard des choix présidentiels. Si le Président de la République s’est rendu hier au domicile du défunt pour présenter ses condoléances, je ne peux que saluer ce geste et l’en remercier. Car hier, c’est toute la Tunisie — celle qui rêve d’un État démocratique — qui est venue dire adieu à l’un de ses enfants les plus brillants.
Mais le plus bel hommage que Kaïs Saïed pourrait rendre à Sadok Belaïd serait de lui rendre justice : réviser cette Constitution à la lumière du projet que celui-ci lui avait remis de sa propre main, et mettre un terme à la dérive autoritaire actuelle en instaurant un régime démocratique dans le cadre d’un État de droit.
Comme le dit le dicton populaire : « ما يدوم حال ».
Adieu Am Sadok.
Je te pleure aujourd’hui, mais je garde en moi tous ces souvenirs qui ne s’effaceront jamais : ton sérieux, ton esprit brillant, ta sensibilité de mélomane, ton humour et ta culture encyclopédique. Mais plus encore, je garderai toujours en mémoire ton rêve le plus cher : voir la Tunisie devenir enfin une démocratie prospère fondée sur l’État de droit et le respect des libertés ».

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Offre Halal : CEPEX prépare une mission de prospection au Kenya

09. März 2026 um 14:28

Les entreprises tunisiennes ont jusqu’au 25 mars 2026 pour soumettre leur candidature via la plateforme E-CEPEX afin de participer au salon « East Africa Halal Expo ». Cet événement international se tiendra les 4 et 5 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, sous l’égide du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) et de sa représentation locale.

Cette manifestation constitue un rendez-vous sectoriel de premier plan pour les opérateurs, producteurs et investisseurs évoluant sur le marché du halal en Afrique de l’Est. L’objectif de cette mission nationale est de permettre aux participants tunisiens de promouvoir leurs produits et services certifiés tout en analysant les dynamiques de consommation propres à cette zone géographique. Le salon fait office de plateforme de prospection pour les entreprises cherchant à étendre leurs activités commerciales à l’échelle régionale et internationale.

Le programme de l’événement prévoit des sessions de rencontres professionnelles et de réseautage (B2B) impliquant des acheteurs, des décideurs et des partenaires internationaux. Ces échanges directs visent à faciliter l’établissement de partenariats commerciaux et de collaborations techniques pour les exposants tunisiens. Au-delà de la visibilité, le salon offre un cadre opérationnel pour identifier les opportunités d’investissement et les nouveaux circuits de distribution sur les marchés halal mondiaux.

Le CEPEX précise que l’enregistrement s’effectue exclusivement en ligne via son portail numérique. Le respect de l’échéance du 25 mars est impératif pour les sociétés souhaitant bénéficier de l’encadrement logistique et stratégique fourni par le centre lors de ce déploiement au Kenya.

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