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Heute — 24. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

Investissement : Tunisiens et Indiens à la recherche de secteurs prioritaires 

24. Januar 2026 um 11:40

L’ambassadrice de l’Inde à Tunis, Devyani Uttam Khobragade, a été reçue vendredi 23 janvier 2026 au siège de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA-Tunisie) par son directeur général, Jalel Tebib. L’entretien a porté sur le renforcement des relations économiques et d’investissement entre la Tunisie et l’Inde.

Khobragade et Tebib ont identifié les secteurs prioritaires pour une coopération renforcée, notamment les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’industrie pharmaceutique ainsi que les grands projets d’infrastructure.

La diplomate indienne a fait part du vif intérêt que portent les investisseurs indiens pour le marché tunisien, saluant les opportunités qu’il offre. En réponse, Jalel Tebib n’a pas manqué l’occasion de mettre en avant le climat d’investissement favorable en Tunisie, détaillant les avantages et les incitations offerts, notamment pour les projets à haute valeur ajoutée.

Il a affirmé que la FIPA reste pleinement mobilisée pour accompagner les investisseurs indiens souhaitant s’implanter en Tunisie.

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António Guterres appelle à une réforme du Conseil économique et social

24. Januar 2026 um 11:38

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle les États membres à renforcer d’urgence le Conseil économique et social (ECOSOC). Il a averti que les divisions mondiales croissantes et la baisse de la confiance dans le multilatéralisme menacent les progrès en matière de développement et de paix.

S’exprimant lors de la commémoration du 80e anniversaire de l’ECOSOC, Guterres a décrit cet organe comme un « moteur du progrès » depuis sa première réunion en 1946, tout en soulignant que son mandat est devenu plus exigeant à mesure que les défis mondiaux s’intensifient.

« Les conflits font rage, les dépenses militaires explosent. Les inégalités se creusent, tandis que les financements du développement s’effondrent. Ces crises inextricablement liées ne peuvent être résolues par des approches unilatérales ou par la force brute. Elles exigent des réponses collectives et urgentes. Et l’ECOSOC peut jouer un rôle moteur », a-t-il souligné.

Et d’ajouter: « L’ECOSOC a un rôle essentiel à jouer dans notre monde divisé et inégalitaire, et nous ne devons pas perdre de temps pour le renforcer ».

Il a exhorté les gouvernements à agir rapidement pour mettre en œuvre les réformes convenues dans le cadre du Pacte pour l’avenir, les qualifiant d’essentielles pour garantir que l’ECOSOC reste efficace et pertinent.

Guterres a décrit l’ECOSOC, l’un des six principaux organes de l’ONU, comme une « plateforme indispensable » pour le dialogue mondial, capable d’aider les pays à combler les écarts de développement et à relever les défis communs.

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Mission économique de la Conect en Côte d’Ivoire 

24. Januar 2026 um 11:11

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect International) organise, du 29 mars au 2 avril 2026 à Abidjan, une mission économique destinée aux petites et moyennes entreprises tunisiennes souhaitant se développer sur les marchés émergents, notamment en Côte d’Ivoire.

Cette initiative, soutenue par le Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX), fait suite au succès des éditions précédentes (2017 et 2022) et répond à “une forte demande du tissu entrepreneurial tunisien”.

Annoncée sur les réseaux sociaux de la Conect International, la mission est ouverte aux préinscriptions jusqu’au 30 janvier 2026. Elle offrira aux participants l’opportunité de nouer des partenariats stratégiques avec des dirigeants d’entreprises, ainsi qu’avec des représentants d’administrations et de ministères ivoiriens.

L’événement bénéficiera du soutien de plusieurs institutions clés, notamment l’ambassade de Tunisie à Abidjan, l’ambassade de Côte d’Ivoire à Tunis, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-ivoirienne, le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et le Centre de Promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI).

Le programme prévoit un forum économique tuniso-ivoirien, des rencontres B2B ciblées et des visites d’entreprises, couvrant une large gamme de secteurs : BTP, agroalimentaire, TIC, santé, énergies renouvelables, tourisme, logistique, chimie, éducation, artisanat, pièces automobiles, entre autres.

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Les Etats-Unis paralysés par une forte tempête de neige

24. Januar 2026 um 09:38

Les compagnies aériennes américaines ont annoncé ce samedi 24 janvier l’annulation de plus de 8 300 vols en raison d’une tempête de neige. Des pluies verglaçantes se sont abattues sur certaines régions du Texas vendredi, alors qu’une importante tempête hivernale, qui devrait durer plusieurs jours, a commencé à frapper la région, menaçant de neige, de gel, de verglas, de températures glaciales et de pannes de courant généralisées pour environ la moitié de la population américaine.

Les météorologues ont averti que les dégâts, notamment dans les zones touchées par le verglas, pourraient atteindre l’ampleur d’un ouragan. Les cours ont été annulés à Chicago et dans d’autres villes du Midwest, les compagnies aériennes ont annulé des milliers de vols pendant le week-end, les églises ont diffusé leurs offices du dimanche en ligne et le Grand OleOpry de Nashville, dans le Tennessee, a tenu son spectacle du samedi soir sans public. Les défilés du carnaval en Louisiane ont été annulés ou reportés.

Les compagnies d’électricité se sont préparées à des pannes de courant, car des arbres et des lignes électriques recouverts de glace pourraient continuer à tomber longtemps après la fin de la tempête.

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Santé – Suspension par la Pharmacie centrale de l’approvisionnement en médicaments et vaccins 

24. Januar 2026 um 08:45

La Pharmacie centrale de Tunisie (PCT) a annoncé que l’approvisionnement de ses clients en médicaments, vaccins et sérums sera suspendu dans ses filiales à Ben Arous (Cité des médicaments) et à La Soukra (les 28, 29 et 30 janvier) en raison des opérations d’inventaire annuel.

Dans un communiqué publié vendredi 23 janvier sur sa page officielle, la Pharmacie centrale explique indique que l’approvisionnement en médicaments et en solutions intraveineuses sera également interrompu les 29 et 30 janvier dans ses filiales à Ben Arous (Cité des médicaments), à El Mghria, à Sousse, à Sfax, au Kef, à Gafsa et à Médenine.

De cet effet, elle appelle les pharmaciens et les grossistes répartiteurs, les chirurgiens-dentistes, les vétérinaires, les responsables des laboratoires d’analyses, les responsables des structures de santé publiques ainsi que l’ensemble de ses clients à soumettre leurs demandes d’approvisionnement au moins 48 heures avant le début des opérations d’inventaire, afin d’éviter toute rupture de stock.

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Tunisair : baisse de 5% du nombre de passagers en 2025

24. Januar 2026 um 08:15

Le nombre de passagers transportés par la compagnie Tunisair a baissé de 5% en 2025, à 2 486 888 passagers, et ce, malgré une diminution de 8% des sièges kilomètres offerts (SKO), d’après les indicateurs d’activité de la compagnie aérienne publiés, vendredi, par la Bourse de Tunis.

L’analyse de l’activité de Tunisair fait également ressortir une progression du taux de remplissage de 3 points, en 2025, soit 76,1% contre 73,1% en 2024. Le coefficient de chargement a enregistré une hausse de 2.4 points en 2025 à 66,3% contre 63,9% en 2024.

 Les revenus du transport se sont maintenus en 2025 à 1627 millions de dinars (MDT). Ces revenus sont répartis à raison de 1563 MDT pour l’activité régulière et supplémentaire, 26 MDT pour l’activité charter et pèlerinage et 38 MDT pour l’activité fret et poste.

 La part de marché de Tunisair a régressé à 20% en 2025 contre 22% en 2024.

Les indicateurs publiés indiquent que Tunisair a transporté 5 500 tonnes de fret et poste, durant l’année 2025, soit une augmentation de 8% par rapport à l’année précédente.

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Intempéries : Kaïs Saïed réunit « un conseil de crise » au Palais de Carthage

24. Januar 2026 um 08:07

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, vendredi 23 janvier, au Palais de Carthage, une réunion à laquelle ont pris part la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, les ministres de la Défense nationale, Khaled Shili, de l’Intérieur, Khaled Nouri, des Affaires sociales, Issam Lahmar. D’autres responsables y étaient également présents, à savoir : le secrétaire d’État à la Sécurité nationale, Sofiène Belsadok, les membres du Conseil supérieur des armées, les directeurs généraux de la sûreté nationale et de la Garde nationale, le directeur général de l’Office national de la protection civile (ONPC), le directeur général de l’Institut national de la météorologie (INM), Ahmed Hammem, et le chef des scouts tunisiens, Mohamed Ali Khiari.

Le chef de l’État a souligné que l’objectif de cette réunion est d’examiner les lacunes et les insuffisances qui se sont accumulées au fil des décennies, indique un communiqué de Carthage, appelant à ce propos à la nécessité de les remédier en urgence et d’œuvrer à trouver des solutions immédiates, notamment à travers le curage des canaux d’assainissement et des oueds.

Il a également mis l’accent sur l’importance majeure de l’anticipation et de l’étroite coordination entre les différentes parties intervenantes, saluant dans ce contexte les efforts incommensurables déployés par les parties concernées ainsi que l’élan de solidarité et d’entraide exprimé par les citoyens tunisiens en cette rude épreuve nationale.

Tout en exprimant ses vives et sincères condoléances aux familles des victimes des récentes inondations, Kaïs Saïed a mis l’accent sur l’impératif d’engager une action immédiate et concrète pour venir en aide aux personnes touchées par cette catastrophe naturelle dans les différentes régions du pays.

Il a également rendu hommage au peuple tunisien pour sa conscience élevée et l’élan de solidarité dont il a fait preuve lorsque les citoyens se sont mobilisés de leur propre volonté pour nettoyer les traces de boue et repeindre les murs, offrant ainsi un exemple de solidarité « historique » entre les différentes franges de la société tunisienne.

Au terme de la réunion, le président Saïed a souligné que le devoir incombe de ne pas se contenter de publier des communiqués mais plutôt d’œuvrer en urgence à décréter des mesures concrètes et effectives permettant d’aller de l’avant sur la voie de la libération nationale, promettant à ce titre de démanteler les réseaux de désinformation et de corruption, de demander des comptes aux fauteurs du peuple tunisien et d’œuvrer à concrétiser les revendications légitimes longtemps prônées par le peuple tunisien depuis le 17 décembre 2010.

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Gestern — 23. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

Visite d’Eléonore Caroit les 29 et 30 janvier 2026 en Tunisie

23. Januar 2026 um 22:16

Lors de ses vœux 2026 à la presse tunisienne, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a annoncé la visite à Tunis, les 29 et 30 janvier 2026, d’Éléonore Caroit, ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

Diplômée de Sciences Po Paris (IEP, 2008) et titulaire d’un Master of Laws de Columbia Law School (2010), Éléonore Caroit est avocate aux barreaux de Paris, New York et Genève. Son parcours débute chez Darrois Villey Maillot Brochier (2008-2009), puis Weil Gotshal and Manges (2010-2012) et Castaldi Mourre & Partners (2012-2015), avant de se spécialiser en arbitrage international chez Lalive (2015-2020).

Coprésidente du Comité français de l’arbitrage (2018-2022), elle devient députée des Français de l’étranger (2e circonscription : Amérique latine) dès 2022, vice-présidente de la Commission des affaires étrangères et administratrice de l’AFD et Business France.

Depuis octobre 2025, elle est ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

Selon l’ambassadrice de France en Tunisie, cette visite s’inscrit dans la continuité du partenariat tuniso-français, axée sur la santé, le numérique, l’éducation et le climat, des priorités partagées face aux défis mondiaux.

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Anne Guéguen : « Un partenariat tuniso-français renforcé face aux défis mondiaux »

23. Januar 2026 um 21:44

Mettre en lumière les relations tuniso-françaises sur les plans économique, du développement et de l’innovation : c’est ce qui ressort des vœux pour 2026 de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, dans l’après-midi du vendredi 23 janvier 2026.  Elle souligne l’importance de la coopération bilatérale et met en avant des enjeux cruciaux comme la mobilité des jeunes et le partenariat économique tuniso-français.

Pour un clin d’œil aux médias, elle a salué le courage des journalistes qui, partout dans le monde, risquent leur sécurité, leur liberté et leur vie pour informer. En 2025, 67 journalistes ont été tués dans l’exercice de leur métier, dont près de la moitié dans la bande de Gaza.

Défis géopolitiques mondiaux

Anne Guéguen alerte sur la brutalisation des relations internationales en 2025 – remise en cause du multilatéralisme, mépris du droit et guerre informationnelle. « Ce qui se joue en Palestine, Ukraine ou Soudan nous importe : chaque vie compte », dit-elle, interpellant sur un monde régi par la loi du plus fort..

Bilan du partenariat tuniso-français en 2025

La diplomate a rappelé les avancées concrètes pour un partenariat de confiance entre la France et la Tunisie. Parmi elles : le forum méditerranéen de l’intelligence artificielle avec le ministère des Technologies de la communication et la Caisse des dépôts ; les 10 ans d’Expertise France et le projet Watani pour l’entrepreneuriat et les diasporas ; les rencontres d’affaires de Business France (130 entreprises) et le lancement du Portail Éco.

Le dialogue politique de haut niveau et la coopération en sécurité-défense ont été renforcés, notamment par la visite du ministre de l’Intérieur à Paris en juillet. Les échanges bilatéraux se sont intensifiés dans tous les domaines, au bénéfice mutuel.

Chiffres clés sur le plan économique

Échanges de biens et services : près de 40 milliards de dinars, avec un excédent tunisien ; France, premier partenaire et client. Avec transferts de diaspora et tourisme, hausse de 10% sur un an.

Investissements français : environ 1 milliard de dinars, 2 900 emplois créés (FIPA). La Tunisie est le 1er pays africain investisseur en France par projets et emplois.

Mobilité des jeunes 

Elle rappelle que 116 000 visas ont été délivrés en 2025 (+11 000 par rapport à 2024), avec un taux de refus inférieur à 18% (contre 28% en 2022). 15 000 étudiants tunisiens en France, avec biométrie mobile simplifiée.

Coopération culturelle, scientifique et développement

Dans un monde de post-vérité, l’attachement à l’éducation et la science est vital. Temps forts : expositions au Salammbôo (Flaubert à Carthage avec IFT/Bardo ; Le Coran vu d’ailleurs avec IRMC/BNT ; Vivre en ville avec IRD/AFD/ONU-Habitat).

L’AFD a décaissé 115 millions d’euros sur 64 projets (record 2025), finançant eau, transports et énergies renouvelables. « C’est très concret », a insisté l’ambassadrice, appelant la presse à valoriser ces apports pour plus de transparence et d’impact.

Perspectives pour 2026

« 2026 sera une année d’ambition », annonce Anne Guéguen. Au menu : réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, sommet One Health (7 avril, Lyon), Africa Forward (11-12 mai, Nairobi) et saison Méditerranée en France (mai, avec la Tunisie à l’honneur).

In fine, une année qui sera axée sur la jeunesse, l’économie, la culture et le pacte européen pour la Méditerranée.

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Trump aurait décidé de frapper l’Iran sous peu

23. Januar 2026 um 17:51

Selon plusieurs experts, les Etats-Unis d’Amérique vont frapper la République islamique d’Iran dans une semaine au maximum; certains vont jusqu’à dire que ces frappes interviendront même entre ce vendredi soir et dimanche.

En effet, des spécialistes de géopolitique s’exprimant sur la chaine LCI, se fondant sur des informations top secret en provenance de la Maison Blanche, assurent que la décision aurait déjà été prise pour en finir avec le régime des mollahs. Pour étayer leur dire, ils citent l’arrivée d’une armada américaine dans le Golfe persique « pour encercler » l’Iran.

Et signe que tout se précise, Israël serait en état d’alerte.

Quelles conséquences ? Celles-ci seront mondiales. Bien entendu, tout d’abord, elles toucheront les pays de la région, qu’ils soient proches ou non des positions américaines.

Ensuite, la région du Golfe d’où part une bonne partie du pétrole et du gaz consommée dans le monde, il y aura sans doute d’importants impacts négatifs pour les autres pays du monde, notamment ceux importateurs nets de ces deux matières.

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Tunisie : Pourquoi la rentabilité ne suffit plus à relancer l’investissement ?

23. Januar 2026 um 16:46

Aujourd’hui, 79 % des capitaux des entreprises tunisiennes servent à préserver l’existant plutôt qu’à préparer l’avenir. Pourtant, 62 % d’entre elles ont atteint leurs objectifs de rentabilité en 2024. Ce contraste saisissant résume l’état d’esprit du secteur privé, selon le rapport « CEO 50 » de l’IACE. Malgré des finances solides, l’économie avance à pas comptés. L’incertitude des règles freine les dirigeants plus que le marché lui-même.

L’enquête auprès de cinquante dirigeants révèle des entreprises robustes mais sur la réserve. Près de deux tiers des répondants affichent une réelle rentabilité, prouvant leur capacité d’adaptation. Cependant, cette réussite reste défensive. Les chefs d’entreprise redoutent surtout l’imprévisibilité réglementaire et fiscale. À cela s’ajoutent des procédures administratives lourdes et une concurrence informelle qui touche 44 % des entreprises. Ce cocktail alimente une forte aversion au risque.

L’innovation sacrifiée

Ce manque de visibilité dicte les choix d’investissement. Le renouvellement d’équipements obsolètes absorbe 46 % des budgets, tandis que 33 % servent à étendre des activités existantes. En revanche, l’innovation ne capte que 12 % des ressources et la diversification à peine 9 %. La quasi-totalité de l’effort financier finance la continuité plutôt que la transformation. Cette prudence diffère de l’attitude offensive observée au Maroc ou au Brésil, malgré des contraintes similaires.

Pour l’IACE, ce comportement révèle un verrou structurel lié à la confiance. La rentabilité seule ne déclenchera pas d’investissements ambitieux sans règles du jeu claires. Le rapport réclame donc une stabilisation institutionnelle urgente et des réformes lisibles. La simplification administrative est un levier déterminant. Elle doit passer par la numérisation et la généralisation de guichets uniques pour réduire les délais.

Moderniser pour croître

Sur le plan financier, l’IACE préconise des mécanismes de financement dédiés à l’innovation. Ces outils compenseraient la prudence des banques traditionnelles. La modernisation technologique doit aussi permettre à l’industrie de monter en gamme. Enfin, l’institut plaide pour un baromètre régulier de la perception des dirigeants. Cet outil permettrait d’ajuster les politiques publiques aux réalités du terrain.

En résumé, le tissu entrepreneurial tunisien sait résister aux chocs. Mais sans un environnement prévisible, cette résilience restera une gestion de survie plutôt qu’un moteur de croissance durable.

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Bourse de Tunis: Le Tunindex franchit la barre des 14 000 points

23. Januar 2026 um 16:36

Le marché boursier a nettement accéléré son rebond de vendredi par rapport à la séance de jeudi 22 janvier à +1,15 %, crevant ainsi le plafond des 14 000 points. Le Tunindex porte de ce fait sa performance annuelle à +5,1 %, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.

En dépit de l’absence de transactions de bloc sur la séance, les volumes ont été relativement soutenus, s’élevant à 15,8 millions de dinars (MDT).

Le titre ATL s’est offert la meilleure performance de la séance. L’action s’est envolée de 6 % à 7,300 D, dans un modeste flux de 200 mille dinars.

Le titre SOTETEL a figuré parmi les plus fortes hausses de la séance. L’action du spécialiste des réseaux de télécommunications a signé une avancée de 5,9 % à 5,920 D faisant savoir que la valeur a brassé un volume de près de 200 mille dinars sur la séance.

 Le titre ASSAD a accusé la moins bonne performance de la séance. L’action du producteur des batteries automobile a abandonné 4,4 % à 3,060 D notant que la valeur a drainé des échanges limités de 82 mille dinars sur la séance.

 Le titre NEW BODY LINE s’est mal comporté sur la séance. L’action a reculé de 3,6 % à 3,800 D, dans un flux réduit de 48 mille dinars.

 Le titre ONE TECH HOLDING a chapeauté le palmarès des volumes de la séance. L’action du spécialiste de la Câblerie, de la Mécatronique et des NTIC a pris +0,1 % à 8,500 D, tout en alimentant le marché avec des capitaux de 4,2 MDT.

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La BIAT a clôturé 2025 avec un PNB de 1 595 MDT

23. Januar 2026 um 16:20

La BIAT, Banque Internationale Arabe de Tunisie, publie ses indicateurs d’activité trimestriels arrêtés au 31décembre 2025 qui font ressortir les résultats ci-dessous :

  • Un PNB de 1 595,1 millions de dinars ;

  • Des charges opératoires de 724 millions de dinars ;

  • Des encours de dépôts de 22 291 millions de dinars ;

  • Des encours de crédits nets de 13 153,7 millions de dinars ;

  • Un coefficient d’exploitation de 45,4%.

 

Les indicateurs d’activité de la BIAT au 31 décembre 2025 confirment la solidité des fondamentaux de la banque et la résilience de son modèle dans un contexte économique exigeant. Les performances enregistrées traduisent une dynamique commerciale soutenue, portée par la confiance renouvelée de ses clients, la rigueur de sa gestion et l’engagement constant de ses équipes.

Cette trajectoire s’inscrit dans une stratégie globale de croissance maîtrisée, fondée sur l’excellence opérationnelle, la proximité client et l’innovation. Elle conforte la position de la BIAT en tant qu’acteur bancaire de référence, capable d’allier performance financière et création de valeur durable.

Cette dynamique a été reconnue à travers plusieurs distinctions internationales reçues au cours de l’année 2025. La BIAT a été élue “Meilleure Banque en Tunisie” dans le programme Euromoney Awards for Excellence 2025 et s’est vu décerner le titre de « Meilleure Banque sur le marché de change en Tunisie » par Global Finance. D’autres récompenses attribuées par Capital Finance International sont venues saluer la qualité de sa gouvernance, la pertinence de sa stratégie de digitalisation ainsi que son engagement en faveur du développement des jeunes. La BIAT a également été distinguée par le prix “élu meilleur service client 2026” consacrant la qualité de son service et les efforts constants déployés pour placer l’expérience client au cœur de ses priorités stratégiques.

Au-delà de la performance financière, la BIAT poursuit le renforcement de son rôle d’acteur bancaire engagé dans l’inclusion économique et le développement régional. À ce titre, la banque a intensifié son accompagnement des sociétés communautaires, en mettant en place une plateforme digitale dédiée, conçue pour faciliter le traitement des dossiers, accélérer les circuits de décision et améliorer l’accès au financement. Cette initiative traduit la volonté de la BIAT d’apporter des solutions structurées et adaptées aux nouveaux modèles entrepreneuriaux à fort impact territorial.

Cette approche orientée accompagnement et création de valeur s’est également traduite par l’organisation des rencontres annuelles dédiées à la clientèle Entreprises à Sousse et à Sfax, devenues une tradition favorisant un dialogue direct avec les acteurs économiques régionaux et renforçant les relations de partenariat sur le long terme.

Parallèlement, la BIAT poursuit avec constance sa transformation digitale, à travers l’enrichissement continu de ses plateformes MyBIAT et MyBIATCorporate, visant à offrir des parcours clients fluides, sécurisés et performants. Cette évolution s’accompagne de la modernisation progressive du réseau commercial avec plus de 70 agences rénovées à fin 2025 selon le nouveau concept qui allie innovation, modernisation, efficacité opérationnelle, qualité de service et intégration des usages digitaux.

Forte de ces avancées, la BIAT aborde les prochaines échéances avec confiance et discipline stratégique, déterminée à consolider sa position de banque universelle de référence et à poursuivre son rôle d’accompagnateur responsable et durable de l’économie tunisienne.

Avec communiqué

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L’UGTT tiendra son congrès général les 25, 26 et 27 mars 2026

23. Januar 2026 um 16:04

Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Othman Jellouli, a déclaré que le congrès général de l’UGTT se tiendra les 25, 26 et 27 mars 2026. La commission administrative se réunira en cas de nécessité.

Jellouli a confirmé, lors de la lecture de la déclaration de la commission administrative nationale, que la décision de grève générale sera prise lors du congrès général et que sa date sera fixée dans ce cadre, soulignant la légitimité de la décision de grève générale dans le cadre d’une vision militante globale de défense des droits économiques et sociaux.

La commission administrative nationale a fustigé la continuité de l’impasse politique et sociale, le recul de la confiance et l’absence de dialogue, et a affirmé que la résolution des crises passe par l’apaisement du climat général et le respect des droits et libertés.

Elle a appelé à l’ouverture d’un dialogue global débouchant sur des solutions nationales, économiques et sociales et a réaffirmé son attachement au dialogue social, qu’elle considère comme le cadre naturel et le plus efficace pour traiter les questions sociales. Elle a également demandé la reprise des négociations collectives, la garantie des droits matériels et réglementaires des travailleurs et l’application des accords signés.

La commission a également exprimé sa totale solidarité avec les personnes sinistrées à la suite des récentes précipitations et des graves dégâts causés dans plusieurs régions, appelant à une intervention urgente pour protéger les citoyens et accélérer l’amélioration des infrastructures.

Avec TAP

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Eni cède 10 % du champ géant de Balen en Côte d’Ivoire

23. Januar 2026 um 14:45

Un important gisement pétrolier en Côte d’Ivoire, dont les réserves sont estimées à environ 2,5 milliards de barils, vient de faire l’objet d’une transaction stratégique qui devrait stimuler son développement et renforcer ses capacités de production.

La compagnie énergétique italienne Eni a en effet signé un accord avec la société pétrolière azerbaïdjanaise State Oil Company of Azerbaijan Republic (SOCAR) portant sur la cession de 10 % de sa participation dans le projet du champ de Balen, principal projet offshore en développement en Côte d’Ivoire.

Selon les données de la plateforme énergétique spécialisée basée à Washington, Eni conserve l’opération et la gestion du champ avec une participation de 47,25 %, tandis que la société néerlandaise Vitol détient 30 % et la compagnie ivoirienne Petrosi 22,75%.

L’accord a été signé jeudi 22 janvier 2026 par le président de SOCAR, Roshan Najaf, et le PDG d’Eni, Claudio Descalzi, en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF en anglais) de 2026. Cette opération s’inscrit dans la stratégie d’expansion internationale de SOCAR, lui permettant d’accéder directement aux vastes ressources pétrolières et gazières du continent africain.

Une coopération stratégique entre Eni et SOCAR

Cette transaction s’inscrit dans le cadre d’un partenariat plus large entre Eni et SOCAR visant à développer plusieurs projets pétroliers et gaziers à travers le monde. En 2024, les deux groupes avaient signé trois protocoles d’accord axés sur la sécurité énergétique, l’expansion des activités d’exploration et de production, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que le développement de la chaîne de valeur des biocarburants.

Présente en Côte d’Ivoire depuis 2015, Eni fait du champ de Balen son premier grand projet de développement dans le pays, mais aussi le premier projet africain de l’entreprise conçu selon une approche « zéro émission nette » pour les scopes 1 et 2.

Découvert en 2021, deux décennies après la dernière découverte commerciale dans le pays, le champ de Balen est entré en production en un temps record dès 2023. Il produit actuellement plus de 62 000 barils de pétrole et environ 75 millions de pieds cubes de gaz par jour grâce à ses première et deuxième phases de développement.

Avec le lancement de la troisième phase, la production devrait atteindre 150 000 barils de pétrole et 200 millions de pieds cubes de gaz par jour, faisant du champ de Balen un pilier central de la sécurité énergétique ivoirienne…

Le champ est situé dans deux blocs offshore exploités par Eni, CE-101 et CE-802, en partenariat avec Petrosi. Ses réserves sont estimées à environ 2,5 milliards de barils de pétrole et 3,3 billions de pieds cubes de gaz associé, selon les chiffres annoncés lors de sa découverte.

Le navire de forage Saipem 10000 a joué un rôle clé dans le forage des premiers puits, notamment le puits « Balen-1X », à une profondeur d’environ 1 200 mètres, marquant la première découverte commerciale en Côte d’Ivoire depuis vingt ans et le premier forage d’Eni dans le pays.

Bien qu’Eni soit implantée en Côte d’Ivoire depuis 2015, le projet Balen renforce considérablement sa position sur les marchés énergétique régional et international. Les actifs du groupe dans le pays représentent aujourd’hui environ 22 000 barils équivalent pétrole par jour, répartis sur six blocs en eaux profondes.

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Lait infantile contaminé : Lactalis lance un rappel mondial

23. Januar 2026 um 14:10

Le groupe laitier français Lactalis annonce un vaste rappel de laits infantiles dans plus d’une dizaine de pays, dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique, en raison d’un risque de contamination à la céréulide, une toxine d’origine bactérienne. Selon une enquête de Radio France, les autorités sanitaires françaises avaient connaissance de cette présence potentielle au moins cinq jours avant le retrait officiel des produits.

Selon une enquête de la cellule investigation de Radio France publiée jeudi 22 janvier, la Direction générale de l’alimentation (DGAL), chargée de la sécurité sanitaire des aliments au sein du ministère de l’Agriculture, avait été informée dès le vendredi 16 janvier que des lots destinés à Lactalis pouvaient être contaminés. L’administration précise toutefois que les premières analyses réalisées sur les produits finis « n’avaient pas mis en évidence de taux jugés problématiques ».

Les rappels décidés par Lactalis, quelques semaines après une opération similaire menée par Nestlé, concernent des laits infantiles pourtant soumis à des contrôles stricts, destinés à l’alimentation des nourrissons. La céréulide peut provoquer des troubles digestifs, notamment des diarrhées et des vomissements. Cette toxine est produite par certaines bactéries lorsque les aliments sont chauffés à une température insuffisante pour les éliminer, puis refroidis.

Lire aussi: France – Scandale Nestlé Waters : un rapport sanitaire censuré avec la complicité de l’État

Deux décès de nourrissons sous enquête en France

En France, deux enquêtes judiciaires distinctes ont été ouvertes à Angers et à Bordeaux après la mort récente de deux nourrissons ayant consommé du lait infantile rappelé par Nestlé. Les autorités soulignent qu’aucun lien de causalité formel n’est établi à ce stade…

Le ministère de l’Agriculture a indiqué à l’AFP que les rappels chez Nestlé et Lactalis étaient liés à une même matière première fournie par un producteur chinois. Selon l’ONG Foodwatch, il s’agirait de l’un des rares fournisseurs mondiaux d’acide arachidonique (ARA), un composant réglementé utilisé dans certains laits infantiles pour son apport en oméga-6…

Rappels dans 17 pays pour Lactalis, près de 60 pour Nestlé

Pour Lactalis, les retraits concernent 17 pays, dont la France, l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, l’Espagne, la Grèce, le Mexique, le Pérou ou encore Taïwan. En France métropolitaine, la marque touchée est Picot, vendue en pharmacies et en grandes surfaces. Selon le groupe, seuls « quelques lots », fabriqués en France, sont concernés, sans précision sur les volumes…

Nestlé, de son côté, a procédé à des rappels dans près de soixante pays. Son dirigeant, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier, alors que plusieurs ONG accusent le groupe d’avoir tardé à réagir.

Un secteur fragilisé par les crises sanitaires

Le secteur du lait infantile est régulièrement secoué par des alertes sanitaires. Lactalis est notamment mis en examen depuis 2023 pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires » dans le cadre de l’affaire du lait contaminé à la salmonelle en 2017-2018.

Ces nouvelles alertes ont déjà eu un impact financier : le cours de Bourse de Nestlé a reculé ces dernières semaines, tandis que Danone, autre acteur majeur du secteur, a enregistré mercredi sa plus forte baisse en séance depuis son introduction en Bourse en 1989, après l’annonce du blocage de lots de sa marque Dumex à Singapour.

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Gaz en Europe : les prix au plus haut depuis sept mois

23. Januar 2026 um 12:38

Les prix du gaz naturel en Europe ont atteint un nouveau sommet en sept mois, ravivant les inquiétudes sur le coût de l’énergie. Les intempéries, l’incertitude géopolitique et l’évolution des relations entre les États-Unis et l’UE créent un contexte explosif sur les marchés de l’énergie…

Le prix de référence européen du gaz naturel, le contrat à terme du mois prochain sur le hub néerlandais TTF, a bondi jeudi 22 janvier de 6,9 ​​% en début de séance, atteignant 41,92 euros par mégawattheure. Ce qui constitue son plus haut niveau depuis le 23 juin 2025. Par la suite, le prix a légèrement baissé, mais est resté proche de 41 euros/MWh.

L’élément déclencheur a été la décision du président américain Donald Trump de renoncer, de manière inattendue, à imposer des droits de douane sur les produits de plusieurs pays de l’Union européenne. Cette décision a immédiatement réduit la prime de risque intégrée au marché. Car les menaces de droits de douane avaient suscité des craintes de restrictions potentielles sur les exportations américaines de GNL vers l’Europe et un impact négatif sur la demande industrielle.

Comme le soulignent les acteurs du marché, la levée des menaces tarifaires a donné un nouvel élan à un marché déjà en pleine croissance, en raison des conditions météorologiques et de la demande accrue.

« Combinaison parfaite »

Les analystes indiquent que les températures froides aux États-Unis et en Europe accentuent la pression à la hausse sur les prix. Aux États-Unis, le froid accroît la demande de gaz naturel et provoque le gel de certains gisements. Ce qui pourrait limiter les volumes acheminés vers les terminaux méthaniers pour l’exportation. En Europe, les prévisions annoncent des températures de 1 à 4 degrés Celsius inférieures aux normales saisonnières pour la semaine du 26 janvier. Ce qui alimente les inquiétudes concernant les stocks.

Pour leur part, les analystes bancaires préviennent que, malgré un début d’hiver doux, la persistance du froid pourrait accélérer l’épuisement des réserves de gaz. Déjà, le taux d’occupation des installations de stockage européennes est inférieur à 50 % et le risque est de clôturer la saison hivernale à des niveaux inférieurs à ceux de l’an dernier…

Le secteur de l’électricité en Europe du Sud-Est dans le rouge

Dans le même temps, l’évolution du marché du gaz naturel se répercute fortement sur le marché de l’électricité. En Europe du Sud-Est, les prix de gros de l’électricité ont retrouvé des niveaux élevés, sous l’effet du froid et de l’incertitude géopolitique.

En Grèce, le prix moyen sur le marché de gros a bondi de 30,28 % mercredi 21 janvier, atteignant 146,16 euros/MWh. Il a continué d’augmenter jeudi à 166,64 euros/MWh et aujourd’hui à 168,51 euros/MWh. Malgré cette hausse, le marché grec ne figure pas parmi les plus chers d’Europe. En effet, en Bulgarie et en Roumanie, les prix ont dépassé 282 euros/MWh. Tandis qu’en Hongrie ils ont atteint 249 euros/MWh et en Autriche 218 euros/MWh. À l’inverse, l’Allemagne et la France ont enregistré des prix nettement inférieurs.

Dans tous les cas, les analystes estiment que, tant que le froid persistera et que les entrepôts continueront de se vider, les pressions sur les prix de l’énergie resteront fortes dans la période à venir, remettant sur le devant de la scène la question de la sécurité énergétique et des coûts pour les ménages et les entreprises.

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Nacer Hachani : « L’ESG n’est plus une option éthique, mais le pivot de la viabilité de nos entreprises »

23. Januar 2026 um 12:26

Alors que les exigences environnementales mondiales se durcissent, la Tunisie se trouve à la croisée des chemins. Pour décrypter ces enjeux, nous avons reçu dans nos locaux  Nacer Hachani, expert-comptable spécialisé dans la transition écologique et les mécanismes de tarification carbone. Entre contraintes bancaires et menace imminente de la taxe carbone aux frontières de l’UE, il livre une analyse sans concession sur l’urgence de passer d’une communication de façade à une véritable stratégie de décarbonation.

Depuis 2021, les entreprises tunisiennes, notamment cotées, intègrent de plus en plus les critères ESG. Quel est l’impact réel de cette évolution sur notre tissu économique ?

Le cadre réglementaire tunisien s’est considérablement densifié pour répondre à une nécessité de transparence accrue. Si la loi de 2018 sur la RSE a posé les premières pierres en s’inspirant de la norme ISO 26000, le véritable tournant a été pris par la Bourse de Tunis en 2021 avec son guide de reporting extra-financier. Plus récemment, le communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF) de décembre 2025 marque une étape cruciale en exigeant que les sociétés faisant appel public à l’épargne détaillent leurs risques et opportunités liés à la durabilité directement dans leurs états financiers.

Cette dynamique transforme les organisations en profondeur. D’abord, elle conditionne l’accès aux marchés internationaux, car les exigences européennes ne laissent plus de place à l’improvisation. Ensuite, elle devient un levier financier majeur puisque les banques et fonds d’investissement conditionnent désormais leurs lignes de crédit à la transparence des pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. Enfin, elle offre une rentabilité opérationnelle concrète en permettant aux entreprises de saisir de nouvelles opportunités de création de valeur, notamment pour les secteurs énergivores comme le ciment, où l’investissement dans l’autoconsommation d’énergies renouvelables permet de transformer un poste de coût stratégique en levier de performance opérationnelle et ESG.

Au regard des données actuelles, observe-t-on une réelle appropriation des valeurs ESG ou reste-t-on dans une logique de communication ?

Nous observons aujourd’hui une économie à deux vitesses. D’un côté, les grandes entreprises cotées et les filiales de groupes internationaux ont intégré ces enjeux dans leur ADN opérationnel. Pour ces acteurs, la pression vient souvent des donneurs d’ordres étrangers, particulièrement dans les secteurs stratégiques tels que le textile et l’industrie automobile, qui imposent des audits sociaux et environnementaux extrêmement rigoureux.

À l’opposé, une partie du tissu entrepreneurial se contente encore d’une approche superficielle axée sur l’image de marque. Ces entreprises adaptent leur communication sans transformer leurs processus profonds. C’est un calcul risqué, car nous ne sommes plus dans un simple exercice de conformité superficielle, mais bien dans un enjeu de viabilité économique à long terme. Pour les entreprises exportatrices, ce décalage entre le discours et la réalité opérationnelle devient une menace directe pour leur pérennité.

Quels sont les leviers concrets pour enraciner durablement cette culture chez les retardataires ?

La clé de la réussite réside dans la convergence totale entre les impératifs écologiques et la rentabilité économique. Pour obtenir une adhésion massive, il faut un retour sur investissement limpide. Par exemple, si la Tunisie instaurait une réglementation permettant l’échange de quotas carbone, les entreprises seraient naturellement incitées à investir pour générer des crédits valorisables.

Par ailleurs, il nous manque encore un système de traçabilité robuste pour l’énergie verte, similaire au modèle français des certificats d’origine. Sans une telle certification, nos exportateurs manquent de crédibilité pour valoriser leur décarbonation sur la scène internationale. Il est donc impératif de bâtir un environnement où l’engagement écologique devient un moteur de compétitivité financière plutôt qu’une charge supplémentaire.

Vous parlez souvent de « double matérialité ». Est-ce le concept qui doit guider les dirigeants ?

Le concept de double matérialité est effectivement le pivot de la conscience stratégique moderne. Auparavant, l’entreprise ne se souciait que de l’impact de l’environnement sur ses finances. Aujourd’hui, elle doit également mesurer l’impact de ses propres activités sur son environnement. C’est une question de survie : si une industrie continue d’émettre massivement du carbone, le changement climatique finira par détruire ses propres actifs physiques. Quand un dirigeant intègre que la dégradation de la planète équivaut à la destruction de sa propre valeur financière à terme, sa vision stratégique bascule radicalement.

Où en est l’empreinte carbone des entreprises tunisiennes face aux nouvelles sanctions internationales ?

Nous sommes encore loin d’une connaissance précise de notre empreinte carbone nationale. Il est désormais urgent que le calcul du bilan carbone soit généralisé par voie législative en instaurant des obligations par secteur ou par seuil de chiffre d’affaires. L’urgence est dictée par l’Europe avec le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières, qui cible déjà six secteurs clés : ciment, engrais, acier, hydrogène, électricité et aluminium.

Avec une taxe carbone avoisinant les 85 euros par tonne, le coût de l’inaction se chiffrera très bientôt en millions d’euros, lorsque le mécanisme atteindra son plein régime, dans un contexte de suppression progressive des quotas gratuits. Les entreprises tunisiennes s’engagent déjà contractuellement sur des seuils d’émissions dans leurs nouveaux marchés, et tout dépassement sera lourdement sanctionné par des audits européens dès 2027, qui porteront sur les émissions de 2026. Pour nos exportateurs, la décarbonation est désormais une condition sine qua non de survie face à la concurrence mondiale.

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Pétrole sous tension après la menace de Trump contre l’Iran

23. Januar 2026 um 11:56

Les prix du pétrole ont augmenté ce vendredi après que le président américain Donald Trump a renouvelé ses menaces contre l’Iran, l’un des principaux producteurs de pétrole du Moyen-Orient, faisant craindre une action militaire susceptible de perturber les approvisionnements.

Le prix du Brent pour livraison en mars a progressé de 35 cents, soit 0,55 %, à 64,41 dollars le baril, contre une progression de 0,56 % pour le WTI américain qui a grimpé de 33 cents à 59,69 dollars le baril. En revanche, ils ont chuté d’environ 2 % jeudi…

Par ailleurs, un responsable américain a déclaré que des navires de guerre, dont un porte-avions et des destroyers lance-missiles, arriveraient au Moyen-Orient dans les prochains jours.

A noter que l’Iran est le quatrième producteur de pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et un important fournisseur de la Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole…

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