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Heute — 13. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

Tunisie : le tourisme de golf bondit de 24 % en 2025

13. Januar 2026 um 16:07

Près de 83 000 visiteurs ont fréquenté les parcours de golf en 2025, contre environ 67 000 en 2024, soit une progression de 24 %, selon les données du ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Ces chiffres confirment l’essor rapide du tourisme de golf en Tunisie et son poids économique stratégique, d’autant plus que la dépense d’un touriste de golf équivaut à quatre fois la dépense moyenne par touriste.

Cette dynamique a été présentée lors d’une séance de travail présidée lundi par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofien Tekia, consacrée au suivi de la mise en œuvre du programme de développement du tourisme de golf. Le ministère souligne que cette hausse reflète un intérêt croissant pour ce produit touristique et met en évidence des opportunités d’investissement à forte valeur ajoutée.

La réunion, tenue en présence d’acteurs du secteur issus de plusieurs régions et de représentants des fédérations professionnelles, a abouti à la décision d’organiser prochainement un forum national dédié au tourisme de golf. Ce rendez-vous rassemblera l’ensemble des intervenants afin de présenter un plan d’action fondé sur la complémentarité entre les secteurs public et privé, de lever les obstacles, de stimuler l’investissement et de renforcer la compétitivité de la destination tunisienne.

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Rapport IGDP 2024 : irrégularités massives

13. Januar 2026 um 16:02

Le rapport annuel 2024 de l’Instance générale de surveillance des dépenses publiques (IGDP), plus précisément sa deuxième partie consacrée au rapport des travaux de contrôle et publiée en septembre 2025, dresse un constat alarmant de la gouvernance des finances publiques.

Au-delà des chiffres, ce rapport met en lumière des dysfonctionnements systémiques. Lesquels sapent l’efficacité de la dépense publique. Et ce, dans un contexte économique déjà fragilisé par une dette écrasante et une croissance en berne.

L’objectif est clair : renforcer la transparence, rationaliser la dépense, responsabiliser les gestionnaires publics et promouvoir une gouvernance moderne, adaptée aux contraintes budgétaires post-pandémie et aux exigences des réformes structurelles.

Quelles sont les irrégularités ?

Le premier axe du rapport passe en revue les irrégularités les plus fréquentes détectées lors des contrôles préalables, classées selon leur gravité et leur récurrence. Les administrations centrales, les municipalités et les directions régionales concentrent à elles seules 70 % des cas. Révélant ainsi une décentralisation mal encadrée et des pratiques loin des standards de bonne gestion.

Parmi les dérives relevées, la classification erronée des marchés publics figure en bonne place. Des prestations de services, comme la maintenance électrique, sont systématiquement requalifiées en « travaux publics » pour échapper aux procédures simplifiées, en violation de l’arrêté n°1039-2014.

À Tunis, la consultation pour la maintenance des tunnels routiers, d’un montant de 170 000 dinars, a ainsi été rejetée pour mauvaise catégorisation.

Autre pratique répandue : le fractionnement des achats. Cette technique permet de contourner les seuils légaux imposant le recours à l’appel d’offres, en contradiction avec les articles 5 et 9 de l’arrêté 1039. Elle fragilise la transparence du processus de commande publique et ouvre la voie à des choix discrétionnaires.

Les spécifications techniques orientées constituent un autre biais. Des cahiers des charges rédigés sur mesure – jusqu’à la précision des dimensions de bureaux (0,77 x 0,92 m) – limitent la concurrence à un seul fournisseur potentiel.
À Jendouba, 18 entreprises ont retiré les dossiers d’appel d’offres, mais un seul opérateur, manifestement « calibré », a pu réellement soumissionner.

Le rapport pointe également le non-respect du contrôle préalable, pourtant consacré par l’article 88 du Code des dépenses publiques. Des engagements sont pris après exécution des opérations.

À Kasserine, le paiement de dettes anciennes pour un montant de 119 000 dinars s’est fait en faisant fi de cette obligation fondamentale de contrôle.

S’ajoutent à cela des avantages indus, comme le cumul illégal de véhicules de fonction et d’indemnités kilométriques, en violation de l’arrêté de 1991, ou encore l’octroi de logements meublés non prévus par les textes.
À Kairouan, un délégué a perçu 6 240 dinars au titre d’hébergement, sans aucun fondement légal.

Le rapport signale enfin des paiements sans contrepartie réelle : salaires versés pour des postes fictifs – telle cette enseignante en détachement rémunérée pendant dix mois – et heures supplémentaires non justifiées.
Ces irrégularités, souvent localisées au niveau des structures déconcentrées, représentent des pertes estimées à plusieurs millions de dinars par an.

Qualifiées de « faibles à graves », ces dérives se répètent dans 60 % des cas au niveau décentralisé. Elles grèvent la capacité d’investissement public, ralentissent la mise en œuvre des projets et nourrissent la défiance des citoyens envers l’action de l’État.

Des audits ciblés sur les secteurs sensibles

Le deuxième axe du rapport synthétise les résultats des missions menées par le département Inspection–Audit–Évaluation de l’IGDP. Ces missions ont été ciblées selon des critères de risque et d’impact, en particulier dans les domaines des subventions sociales, de la santé et des infrastructures.

Les subventions agricoles et sociales constituent un champ critique. Les audits menés au niveau des directions régionales de Béja et de Monastir ont mis à jour des irrégularités dans la gestion des aides destinées à la « création d’emplois ».

Retards dans la tenue des comités, absence de suivi trimestriel des projets, insuffisance de contrôle sur l’utilisation des fonds : au final, près de 70 % des projets financés dans le cadre du programme « Ressources de subsistance » se soldent par des échecs.

Au-delà de ces exemples, l’IGDP constate un déficit chronique de digitalisation et de contrôle interne dans plusieurs secteurs sensibles. Les pertes potentielles sont estimées entre 10 et 20 % des budgets sectoriels, en raison de fuites, de mauvaise gestion ou d’inefficience.

Une feuille de route pour réformer la dépense publique

Face à ce constat, l’Instance formule 50 recommandations opérationnelles. Elles s’articulent autour de trois leviers majeurs :

  • L’accélération de la numérisation, avec l’extension des plateformes d’e-procurement à l’ensemble des acheteurs publics.
  • La montée en compétence des agents, via des modules de formation ciblés, notamment sur la lutte contre le fractionnement des marchés et le respect des procédures.
  • Le renforcement des contrôles internes, fondés sur une approche de gestion des risques (risk management) adaptée à chaque secteur.

L’IGDP plaide également pour la publication annuelle d’évaluations budgétaires et la mise en place d’une cartographie des risques partagée entre les différentes institutions publiques.

Si elles étaient appliquées de manière rigoureuse, ces mesures pourraient générer des économies estimées entre 5 et 7  % des dépenses publiques, évaluées à environ 50 milliards de dinars en 2024. Un enjeu majeur, à l’heure où chaque dinar mal dépensé se traduit par moins de services publics, moins d’investissement et davantage de tensions sociales.

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UGTT : la grève du 21 janvier renvoyée à plus tard

13. Januar 2026 um 15:38

« Le Bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) publiera prochainement un communiqué pour convoquer en urgence une réunion de la commission administrative au cours de laquelle une nouvelle date sera fixée pour la mise en œuvre de la grève générale initialement prévue le 21 janvier 2026″, a souligné, mardi, le secrétaire général adjoint de l’UGTT Sami Tahri. 

Cité par la TAP, Tahri a indiqué qu’une décision sera prise par la majorité du bureau exécutif pour convoquer une commission administrative, dont la date sera fixée après concertations et discussions entre toutes les parties, afin de garantir sa réussite et son efficacité.

Il a également indiqué que la convocation de la commission administrative par l’instance nationale chargée du règlement intérieur de l’UGTT est considérée comme « illégale » et constitue une atteinte au règlement intérieur surtout que cette démarche ne relève pas de ses prérogatives.

La convocation de la commission administrative relève exclusivement des prérogatives de trois parties à savoir : le secrétaire général de l’UGTT (ce qui n’est pas possible en raison de sa démission) la majorité du bureau exécutif ou les deux tiers des membres de cette commission avec représentation proportionnelle.

D’autre part, Tahri a affirmé que la grève générale prévue le 21 janvier a été annulée en raison de l’impossibilité de signer le préavis de grève générale dans les délais légaux soit 10 jours avant sa date d’exécution, ajoutant que ce préavis ne peut être signé que par le secrétaire général de l’UGTT.

Il a relevé que la démission du secrétaire général de l’UGTT constitue un « précédent historique », soulignant les lourdes conséquences de cette décision qui a provoqué un climat de confusion ayant conduit à l’échec de la grève générale, selon ses propos.

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La STAR confirme son leadership avec le label « Élu Marque de l’Année » pour la deuxième année consécutive

13. Januar 2026 um 15:23

La Société Tunisienne d’Assurances et de Réassurance (STAR) annonce avec fierté l’obtention, pour la deuxième année consécutive, du label « Élu Marque de l’Année », décerné lors de la deuxième édition de la cérémonie annuelle de ce prestigieux prix.

Attribuée à l’issue d’une étude indépendante de terrain, cette distinction repose sur l’évaluation d’un panel représentatif de consommateurs (2000 répondants), issu de tout le territoire tunisien. Elle constitue un indicateur reconnu de confiance et de crédibilité, permettant d’orienter les choix des clients. Cette reconnaissance s’inscrit dans le cadre de la plus vaste étude nationale menée à cet effet, ayant permis d’identifier les marques lauréates selon 5 critères clés : la crédibilité de la marque, la compétence, la bienveillance, la recommandation par le consommateur et l’intention d’achat (souscription).

Une reconnaissance porteuse de sens et d’engagement

Faten Maazaoui, Senior Manager – Division Marketing, Communication et Relation Clients à la STAR, a indiqué dans son allocution que l’obtention de cette distinction pour la deuxième fois revêt une portée particulière. Elle a déclaré à ce titre :
« Si gagner une fois est une fierté, gagner deux fois est une promesse solennelle : celle de rester dignes de la confiance que vous nous renouvelez et de continuer à placer l’humain au cœur de notre marque, au cœur de ce que nous entreprenons ».

Elle a précisé que cette reconnaissance confirme la qualité des services proposés par la STAR et met en valeur l’engagement continu de ses équipes, notamment en matière de digitalisation et d’amélioration de l’expérience client. Cette distinction traduit également la volonté constante de la STAR d’inscrire son développement dans une dynamique durable fondée sur l’excellence, l’efficacité opérationnelle et la proximité avec ses clients.

Pour sa part, Laurent Thuillier, Directeur Général de la STAR, a rendu hommage à l’ensemble des collaborateurs. Il a tenu à saluer « l’implication de celles et ceux qui conçoivent, produisent, commercialisent, accompagnent et innovent au quotidien, parfois dans l’ombre, mais toujours avec engagement et professionnalisme ».

M. Thuillier a également exprimé sa reconnaissance à l’égard des partenaires, fournisseurs et collaborateurs externes, qui partagent les standards de qualité et la vision à long terme de la STAR, rappelant à cette occasion qu’une marque de référence se construit dans la durée et dans une logique de collaboration.

« Enfin, recevoir ce prix aujourd’hui n’est pas une ligne d’arrivée mais au contraire une responsabilité supplémentaire. Celle de continuer à innover, à écouter, à rester proches de nos clients et fidèles à nos valeurs. La STAR est finalement plus qu’une marque ou un leader de son secteur, c’est une référence sur le marché tunisien de l’assurance, qui veut se différencier par la qualité de ses produits, services et de sa relation client et qui met la confiance au cœur de sa démarche. », conclu-t-il.

Un leadership confirmé sur le marché des assurances

En consolidant cette reconnaissance, la STAR réitère son positionnement de leader et de référence sur le marché des assurances en Tunisie et confirme la pertinence de ses choix stratégiques.

L’entreprise entend ainsi poursuivre sa stratégie de croissance, tout en demeurant fidèle à ses valeurs fondamentales et à son engagement durable envers ses clients, qui constituent le socle de sa performance et un levier essentiel de l’amélioration continue de ses prestations.

Pour rappel, la STAR s’était distinguée lors de l’édition précédente(2025) par l’obtention de quatre prix « Élu Produit de l’Année », parmi lesquels « 7ayya », en assurance vie, et « Trik Esslama » en assurance auto, « STARCARE », pour l’assurance santé individuelle, ainsi qu’à l’application digitale « MyStar ». Ces distinctions attestent de leur impact durable et confirment le succès des solutions innovantes ainsi que la dynamique de renouvellement de l’offre portée par la compagnie.

Avec communiqué

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Maroc : la sécheresse de sept ans prend fin

13. Januar 2026 um 15:10

Le Maroc sort officiellement de sept années de sécheresse, après les fortes pluies de l’hiver. C’est ce qu’a annoncé, lundi 12 janvier 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka.

Les précipitations ont progressé de 95 % par rapport à l’année précédente et de 17 % par rapport à la moyenne saisonnière. Le taux de remplissage moyen des barrages au Maroc atteint désormais 46 %, plusieurs grands réservoirs ayant atteint leur capacité maximale.

Cette amélioration soulage fortement le secteur agricole, durement touché par la pénurie d’eau, la baisse de la production céréalière, la diminution des cheptels et les pertes d’emplois.

La longue sécheresse avait poussé le royaume à accélérer ses projets de dessalement. Le Maroc vise désormais à produire 60 % de son eau potable à partir de l’eau de mer traitée d’ici 2030; contre 25 % auparavant. Et ce, afin de préserver les ressources des barrages pour les régions intérieures.

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Pétrole & géopolitique : Trump menace les pays commerçant avec l’Iran

13. Januar 2026 um 14:39

Donald Trump a affirmé lundi 12 janvier que les États-Unis imposeront immédiatement des droits de douane de 25 % sur toutes les transactions commerciales avec tout pays continuant à faire affaire avec l’Iran.

Cette décision marque une nouvelle escalade dans la stratégie de pression économique exercée sur l’Iran, dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires accrues. Elle pourrait susciter de fortes réactions internationales, en raison de son impact direct sur de nombreux partenaires commerciaux de Washington.

Des responsables américains ont indiqué que le président envisageait également l’option militaire. Tout en restant ouvert à un ajustement de sa position, selon l’évolution de la situation intérieure iranienne et les discussions avec ses conseillers.

Selon le Wall Street Journal, l’un des scénarios étudiés consisterait en une frappe limitée suivie de négociations approfondies avec Téhéran sur le dossier nucléaire.

Cependant, toute action militaire aurait des conséquences immédiates sur les marchés pétroliers. Pour l’analyste Mohammed Al-Shatti, « une escalade entre l’Iran, les États-Unis ou Israël entraînerait une prime de risque politique directe, provoquant une hausse rapide des prix du pétrole ».

Pékin dénonce la menace tarifaire de Trump contre les partenaires de l’Iran

De son côté, la Chine a exprimé son opposition ferme aux sanctions unilatérales annoncées par Donald Trump. Et ce, après que ce dernier a menacé d’imposer un droit de douane de 25 % aux pays commerçant avec l’Iran.

« La position de la Chine contre l’imposition arbitraire de droits de douane est constante et claire. Il n’y a pas de gagnants dans les guerres tarifaires ». C’est ce qu’a déclaré un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington.

Ainsi, Pékin a averti qu’il s’opposerait à toute sanction « illégale dépassant les limites du droit international ». De même qu’il prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour défendre ses intérêts légitimes, relève Reuters.

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Crise des dattes : sécheresse et stress hydrique menacent la production

13. Januar 2026 um 14:35

Le secteur des dattes représente un pilier économique majeur, avec une production qui devrait atteindre à 404 000 tonnes pour la saison 2025-2026. Sauf qu’à l’heure actuelle la production n’a atteint que 300 000 mille tonnes, au dessous de la production estimée. 

Malgré ce secteur mondialement connu en exportations, la filière des dattes fait face à des défis climatiques persistants. Avec une baisse récente des exportations et des problèmes structurels de stockage et de commercialisation. 

Les producteurs subissent des impacts climatiques (sécheresse, faible pluviométrie) aggravant la qualité et les pertes post-récolte. Les prix fluctuent et on assiste à une incapacité à couvrir les coûts depuis quelques années; et ce, en raison du stress hydrique. 

Joint par téléphone, Ibrahim Khalifa, président du bureau régional de la CONECT, dresse un état des lieux de la crise que connaît le secteur. 

Entre les tensions sur la ressource en eau et les failles logistiques, les difficultés d’exportations ont fait plonger la production sous les prévisions. Ainsi, elles sont passées de 400 000 tonnes espérées à seulement 300 000-344 000 tonnes réalisées. Notre interlocuteur constate donc que cette baisse pèse lourdement sur les revenus des agriculteurs des oasis. 

Une chose est sûre, le changement climatique y est pour quelque chose, car il a provoqué un déficit hydrique sévère. En effet, les cycles d’irrigation d’un palmier ne devraient pas dépasser sept à huit jours. Or, ils atteignent 10 à 15 jours, avec des débits trop faibles, affaiblissant les palmiers et altérant les fruits. Ce qui a pour conséquence des dattes ternes, déshydratées et bradées à vil prix.

En outre, un autre élément important réside dans les pannes récurrentes des puits. Ils sont entretenus par des associations démunies, qui coupent l’eau en pleine canicule pendant un à deux mois, compromettant ainsi toute la récolte. Cela s’explique par cinq années de sécheresse qui placent la région en zone critique. A cet égard, notons que l’agriculture absorbe 80 % de l’eau disponible.

Par ailleurs, Ibrahim Khelifa insiste sur le  manque de liquidités bloquant les ventes sur pied et un stockage défaillant. Il milite pour des pompages solaires subventionnés, allégeant les factures énergétiques exorbitantes et libérant les forages individuels, prohibés à ce jour. Il précise dans ce contexte : « En tant qu’agriculteurs, nous avons soumis en mars 2025 au ministère de l’Agriculture des solutions pouvant relancer la production des dattes via l’utilisation des pompages solaires. Il faut dire que cela a suscité de l’intérêt, mais il n’y a eu aucun suivi. Alors qu’une telle solution aura un impact potentiel non seulement sur la qualité, mais aussi sur les volumes. »

Un autre frein : les difficultés d’exportation

Les envois vers le Maroc, principal client (17 à 29 % du total), sont bloqués par des quotas et licences imposés dès décembre. Résultat : 25 000 à 35 000 tonnes sont immobilisées avant le Ramadan. Des rumeurs de mesures de rétorsion tunisiennes et des tensions entre les deux pays font grossir les stocks invendus.

De plus, l’Union européenne (44% des exportations), l’Afrique et l’Asie concurrencent l’Algérie, l’Égypte et l’Arabie saoudite. Les expéditions de la saison 2024-2025 ont baissé de 6 %; malgré une légère hausse des prix (6,55 à 6,62 DT/kg). Enfin, notre interlocuteur lance un appel au corps diplomatique et au CEPEX afin de débloquer la situation via une diplomatie plus réactionnelle.

En somme, sans action immédiate, ces stocks invendus risquent de faire plonger les prix et de menacer des milliers d’emplois dans le secteur des dattes. D’où l’urgence à réagir!

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2902 Tunisiens recrutés à l’étranger en 2025, l’Allemagne en tête

13. Januar 2026 um 14:32

En 2025, environ 2 902 Tunisiens ont été recrutés pour travailler à l’étranger; contre 3 650 en 2024. C’est ce qu’indique l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT).

L’Allemagne a accueilli le plus grand nombre de travailleurs tunisiens (647), suivie par l’Arabie saoudite (358), le Canada (339), la France (331), le Sultanat d’Oman (300), le Qatar (183) et l’Italie (139). Le secteur de la santé a dominé les recrutements avec 1 244 cadres médicaux et paramédicaux, soit 43 % du total. Le secteur de l’enseignement a enregistré 620 recrutements (21 %), suivi par l’administration (214), les activités culturelles et sportives (192), l’industrie (180) et enfin le tourisme et les services (156).

L’ATCT gère 27 486 coopérants et experts, dont 52 % travaillent dans les pays arabes, 31 % en Europe et 13 % au Canada. Dans le cadre de la coopération triangulaire et de la coopération Sud-Sud, l’Agence a envoyé 22 experts en 2025 pour soutenir divers domaines — promotion des exportations, agriculture, irrigation et pêche maritime — dans des pays africains et arabes comme le Tchad, la Guinée, le Sultanat d’Oman et la Jordanie.

L’ATCT a également organisé douze visites d’études, sessions de formation et ateliers, permettant à 119 cadres africains et arabes d’échanger leurs expériences et de renforcer leurs compétences en s’inspirant des pratiques tunisiennes dans plusieurs secteurs de développement prioritaires.

Par ailleurs, l’Agence poursuit quatre projets de coopération triangulaire avec la Banque islamique de développement, couvrant le commerce, la sécurité alimentaire, la numérisation des services financiers et l’agriculture, au profit de la Guinée, du Tchad, de Djibouti, du Sultanat d’Oman et de la Jordanie, en partenariat avec des institutions tunisiennes.

Elle a lancé un projet dans le secteur laitier pour le Sultanat d’Oman avec la Banque islamique de développement, ainsi qu’un projet en Jordanie consacré à la culture du blé et des agrumes.

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Reza Pahlavi, candidat de l’Occident pour diriger un Iran post-mollahs ?

13. Januar 2026 um 12:16

Reza Pahlavi, l’héritier du trône du Chah d’Iran, s’érige aujourd’hui en figure de ralliement dans le mouvement de contestation secouant son pays. Mais il est sévèrement critiqué pour sa proximité avec Israël et surtout son soutien à l’intervention étrangère.

Parfaitement inconnu du grand public, il y a à peine deux semaines, Reza Pahlavi, le prétendant au trône en sa qualité de fils du dernier Chah d’Iran renversé par la révolution islamique en 1979, est-il une alternative crédible ?

Monarque constitutionnel ?

Alors que la République islamique d’Iran fait face à une mobilisation inédite depuis trois ans- les inquiétudes grandissant sur une brutale répression dans le pays coupé du monde par un blocage d’internet, probablement  pour tirer sur la foule à l’abri des regards. Et que de son côté, le président américain Donald Trump a réitéré ses menaces affirmant que l’Iran « aspirait à la liberté » et que les États-Unis « se tenaient prêts à aider »; tout en menaçant de « frapper très fort » l’Iran  en cas de vague de répression meurtrière. Reza Pahlavi, le prince en exil aux Etats-Unis depuis un demi-siècle, se dit prêt à mener une transition démocratique. En tant que monarque constitutionnel ?
« C’est une opportunité qui s’est présentée. Je suis prêt à retourner en Iran dès que possible », a-t-il  déclaré dimanche 11 janvier dans l’émission « Sunday Morning Futures », sur Fox News.

« Mon travail consiste à mener cette transition afin de m’assurer que tout soit mis en œuvre, dans une transparence totale, pour que les citoyens puissent élire librement leurs dirigeants et décider de leur propre avenir », a  encore ajouté le prince qui prône notamment un nouveau système avec comme principes fondamentaux l’intégrité territoriale, les libertés individuelles et la séparation de la religion et de l’Etat. Vaste programme.

Un candidat par défaut

Sauf que cet homme qui se pose en recours pour l’Occident après la chute espérée du régime des mollahs, est loin de faire l’unanimité dans son pays et au sein de la diaspora. Même si aux yeux de nombreux jeunes iraniens des quartiers huppés, qui appellent à la fin du régime des Mollahs et ses pratiques rétrogrades, il incarne une certaine image de la modernité, de la laïcité et la possibilité pour l’Iran de renouer avec « le monde civilisé ».

En effet, Reza Pahlavi, 65 ans, aura quitté l’Iran à l’âge de 18 ans et n’y a depuis plus jamais remis les pieds. Et si beaucoup d’Iraniens aujourd’hui n’ont pas connu l’époque despotique du régime du Chah, marquée notamment par les geôles remplies de prisonniers politiques, les inégalités qui ont poussé à la révolution de 1979 et à l’installation de la république islamique, il est difficile de croire  qu’une telle figure du passé soit en mesure de fédérer le pays. Car il incarne plus une nostalgie qu’un recours, estime Clément Therme, chercheur spécialiste de l’Iran : « Il aura du mal à faire l’unité de l’ensemble des mouvements de protestation, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il existe parce qu’il y a un vide politique et qu’il représente surtout une nostalgie qui est massive pour la période d’avant la révolution islamique en Iran aujourd’hui ». Bref, un candidat par défaut.

Les liaisons dangereuses

D’autant plus, et c’est impardonnable aux yeux de la majorité des Iraniens, que le fis du Roi des Rois déchu et mort en exil dans le déshonneur et l’indifférence totale, s’affiche ostensiblement avec l’extrême droite américaine. De même, sa proximité avec l’entourage de Benyamin Netanyahou – avec lequel il s’affichait en photo sur sa page X en 2023 – fait grincer des dents. D’ailleurs, une enquête menée par le  quotidien israélien de gauche Haaretz démontre qu’une vaste opération d’influence israélienne en langue persane aurait été orchestrée et financée par Israël dès juin dernier. Objectif : présenter le fils du Chah comme la figure légitime d’un futur Iran.

Comble de l’infamie : en juin 2025, alors qu’Israël attaquait l’Iran, en vue de démolir ses programmes nucléaires et balistiques, Reza Pahlavi refusa de condamner ces frappes contre son pays. Etant donné qu’il est un partisan de longue date de renouer des liens et de reconnaître l’Etat hébreu.

Fin de non-recevoir

Rien que ce vendredi 9 janvier, le fils du Chah a demandé à Donald Trump d’intervenir en Iran. « Monsieur le président, ceci est un appel urgent et immédiat réclamant votre attention, votre soutien et votre action », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. « Veuillez vous tenir prêt à intervenir pour aider le peuple iranien ».

Réaction glaçante du président américain qui a estimé que le prince « semble être une personne sympathique ». Toutefois, « je ne suis pas sûr que ce soit approprié de le rencontrer en tant que président », a-t-il déclaré. En attendant la tournure que prendra le vent.

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Pétrole : la menace iranienne fait flamber les prix

13. Januar 2026 um 11:33

Les cours du pétrole ont progressé mardi 13 janvier 2026, poussés par l’inquiétude grandissante autour de l’Iran et d’éventuelles perturbations de l’offre mondiale, éclipsant les perspectives d’un afflux de brut vénézuélien sur le marché.

Le Brent a gagné 28 cents (+0,4 %) à 64,15 dollars le baril, restant proche de son plus haut niveau en deux mois. Le WTI américain a également progressé de 28 cents (+0,5 %) à 59,78 dollars, son plus haut depuis le 8 décembre.

L’Iran, important producteur de l’OPEP, est secoué par de vastes manifestations antigouvernementales ces derniers temps. Cette situation a conduit le président américain Donald Trump à évoquer une possible action militaire en réaction aux violences contre les manifestants.

Selon Barclays, « les troubles en Iran ont ajouté une prime de risque géopolitique d’environ 3 à 4 dollars par baril aux prix du pétrole ».

Parallèlement, le président américain a annoncé que tout pays poursuivant ses échanges avec l’Iran serait frappé d’un droit de douane de 25 % sur ses transactions avec les États-Unis.

Les marchés suivent également l’évolution de la situation au Venezuela. Après l’enlèvement et l’exfiltration de Nicolas Maduro, Donald Trump a affirmé que Caracas pourrait livrer jusqu’à 50 millions de barils aux États-Unis, sous réserve de la levée ou de l’assouplissement des sanctions occidentales.

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Synda Ben Khelil : « L’art est une joie pour toujours »

13. Januar 2026 um 11:27

Du 10 au 31 janvier 2026, la Galerie Kalysté à la Soukra ouvre ses portes à « Zombies philosophiques », une exposition audacieuse signée Selima Tria.

Le vernissage a réuni l’artiste et Synda Ben Khelil, propriétaire et galeriste de Kalysté. Leur rencontre, née il y a quelques années, repose sur l’art. 

Croisée lors du premier jour de l’exposition, Synda Ben Khelil voit ses artistes comme une « deuxième famille » avec laquelle elle entretient des liens durables basés sur le respect et la complicité. Elle sélectionne rigoureusement les talents, comme Selima Tria pour l’exposition « Zombies philosophiques », en visitant leurs ateliers et en les accompagnant dans le long terme. Et ce, tout en guidant diplomatiquement les jeunes artistes sensibles qui se cherchent encore.

Elle loue l’ouverture des jeunes peintres tunisiens au monde, alignés sur les standards internationaux grâce à Internet, loin du « folklore » de l’École de Tunis. Pourtant, cet élan créatif se heurte à un mur administratif : elle dénonce vivement le manque de soutien du ministère de la Culture, où une loi archaïque considère les œuvres comme « patrimoine de l’État », interdisant les ventes à l’étranger lors d’expositions officielles, forçant des contournements coûteux ou inutiles.

Tout comme elle rappelle qu’il n’y a eu aucune visite ministérielle depuis 2001. Tandis que le CEPEX est exclu des participations aux foires et aux salons à l’étranger. Elle note également l’absence du 1 % obligatoire consacré à l’art dans les budgets publics et la stagnation du marché local.  Car en l’absence de musée, il est impossible que le public s’imprègne de l’art.

Malgré ces difficultés, et notamment un marché plus dur qu’il y a 20 ans, des charges élevées, une élite acheteuse limitée, elle conclut optimiste par la citation de John Keats : « L’art est une joie pour toujours. »

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Afreximbank finance l’entrée de Levene Energy

13. Januar 2026 um 11:25

Afreximbank a accordé un crédit de 64 millions de dollars à Levene Energy Development Limited pour financer son investissement de 30 % dans Axxela Limited, leader des infrastructures gazière et électrique en Afrique de l’Ouest.

Cette opération marque une diversification stratégique de Levene, passant du négoce pétrolier vers des revenus stables issus d’actifs infrastructurels au Nigeria, et soutient la transition énergétique régionale via l’accès accru au gaz naturel.

Haytham Elmaayergi, vice-président exécutif d’Afreximbank, a salué cette transaction comme alignée sur les priorités de la banque : promotion du commerce intra-africain, industrialisation et investissements privés dans les infrastructures critiques pour renforcer la sécurité énergétique et les chaînes de valeur pétrolières et gazières.

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Iran, l’insurrection et la donne chiite

13. Januar 2026 um 10:58

Une formidable insurrection secoue le régime des Mollahs d’Iran. Elle risque de s’étendre et met en question l’existence du régime politique, théocratique, issue de la révolution iranienne de 1979, dirigée par l’Imam Khomeiny. De part la position stratégique de l’Iran, dans un Moyen-Orient, secoué par les guerres, les révoltes et les chutes de régimes politiques, depuis le renversement de Saddam Hussein, la chute probable de la théocratie qui y règne, et en raison des rapports économiques et politiques qui la lient à la Chine et à la Russie, va bouleverser de fond en comble, les rapports de force dans la région entre grande puissances. Mais l’Iran n’est ni l’Irak, ni la Syrie et encore moins le Liban, car il est dirigé par un ayatollah, guide suprême des chiites duodécimains, dits imamites, une fraction historique de l’Islam. Imam, dont le statut est presque divin, car représentant d’un autre Imam qui vit dans la grande occultation, (el ghayba el koubra), dans un plénum (barzkh), qui regroupe 12 imams, toujours vivants selon la tradition chiite, mais qui vivent dans les cieux, et dont le dernier, le douzième (duodécimain) va revenir sur terre pour faire régner la justice et la paix (c.a.d l’application stricte de la charia chiite).

Renverser ce régime n’est donc pas aussi simple, même si l’insurrection actuelle en cours, est la première depuis la révolution iranienne en 1979, quant à son ampleur et la nature des catégories sociales qui y ont participé. Et notamment le bazar, qui a joué un rôle déterminant dans la révolution islamique lorsqu’il a basculé en faveur du clergé religieux dirigé par le guide suprême l’Ayatollah Khomeini. La République islamique d’Iran a intégré clairement dans sa constitution que le pays doit être gouverné par les lois du chiisme imamite ». Ce qui signifie que les ayatollah Khomeiny et Khamini, ne sont que les représentants sur terre du douzième Imamet qu’ils sont de ce fait, parfaits, ma3soumoun, et ne peuvent jamais se tromper. Contrairement à l’Islam sunnite qui ne considère aucune perfection possible, même pour le prophète Mohammed. C’est une divergence théologique fondamentale entre les deux grandes fractions de l’Islam.

Le statut sacré de l’Imam Khamenei

Si on aborde cette question, c’est parce que nous avons remarqué que les médias notamment occidentaux, et même chez nous, font preuve d’une méconnaissance totale de l’importance de la question religieuse chiite, et notamment du chiisme imamite et n’abordent la question que sous l’angle des droits de l’homme, de la démocratie et surtout de la tentative de l’Iran de fabriquer l’arme nucléaire.

Non pas que ces questions ne soient pas importantes, mais ils oublient ou ils occultent un fait, qui va être déterminant dans l’évolution future et de l’insurrection populaire et du régime iranien lui-même.

En effet, les centaines de milliers de manifestants sont eux même chiites duodécimains et partagent la même croyance en l’existence d’un Imam occulté qui vit dans les cieux et qui régente totalement leur vie. La grande faute du Shah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi en 1979, c’était essentiellement d’avoir offensé cette croyance, en faisant l’apologie de l’Empire Perse datant de 5000 ans et d’avoir organisé une manifestation grandiose en son honneur. Ce qui était une provocation directe de la foi chiite imamite, en plus du fait qu’il a été porté sur le trône de Perse, par un coup d’Etat organisé par la C.I.A, qui avait renversé le premier ministre légitime Mohammed Mossadegh en 1953, qui avait nationalisé les compagnies pétrolières.

En fait il y a plus de 55 millions d’iraniens qui portent cette foi, plus de 70 % des habitants du Bahreïn, la majorité de la population irakienne, 32 % de la population libanaise, 10 % en Syrie, 5 % au Yémen (les houthis), plus de 70 % de la population en Azerbaïdjan, puis des fortes minorités en Inde, au Pakistan, et en Afghanistan. En tout plus de 130 millions de chiites qui croient que Khameini est un Ayatollah, donc forcément parfait, ma3soum et comme son titre l’indique, une sorte de représentant de Dieu sur terre. D’où il est clair que la question iranienne, ne ressemble aucunement à la question syrienne ou vénézuélienne, où il aurait suffi d’écarter « le dictateur » pour que le régime tombe.

C’est depuis l’an 874 apr.J.-C., que date l’occultation du 12ème imam duodécimain, mais c’est uniquement au XVI ème siècle que le premier Etat perse régi par la religion chiite prit naissance an Iran sous les Safavides, soit presque 10 siècles après le premier Etat Umayyade strictement sunnite. Pendant tout ce temps et après, les chiites vivaient en minorité religieuse opprimée, et ont pu résister à toutes les tentatives de les supprimer. C’est aussi l’occasion de rappeler, que le premier Etat chiite dans l’histoire a pris naissance chez nous, qui est l’Etat fatimide qui n’est resté que 60 ans et ayant pour capitale (el mehdiya, du nom d’elmehdi el montadher, l’imam occulté) de 909 à 969 apr.J.-C. Avant de se transporter au Caire. C’était encore le chiisme ismaélien qui donna naissance après, à toutes les sectes chiites, dont aussi les duodécimains.

Nous sommes donc en face d’une religion profondément ancrée dans l’inconscient collectif de plusieurs populations et particulièrement celle d’origine perse.

Comme le montre l’étude très approfondie du philosophe et historien Henri Corbin dans ses trois volumes sur « L’Islam iranien, aspects spirituels et philosophiques », les adeptes de cette doctrine, ne se voient gouvernés sur terre, que par un représentant de l’Imam en « occultation majeure ». Cette croyance est celle aussi des manifestants dans les grandes villes et villages de l’Iran et s’ils sont sortis pour protester, ce n’est que pour dénoncer les conditions de vie dégradantes dans lesquelles ils vivent, à cause de la mauvaise gouvernance de leurs dirigeants.

Malgré les efforts incroyables des médias occidentaux de faire croire que la révolte des Iraniens est pour la démocratie et les droits de l’Homme, que certaines élites iraniennes en exil épousent, l’insurrection iranienne n’a pas d’objectifs démocratiques, mais vise à améliorer les conditions de vie des citoyens iraniens. Les Occidentaux dénaturent, via leurs médias naturellement, la nature même de ce formidable soulèvement, dans l’objectif d’imposer leur vision de ce que doit être le futur gouvernement iranien. Pour cela, on a mis en avant le fils du Shah qui revendique tout simplement le retour à la monarchie, mais une monarchie remise sur le trône par l’armée américaine et l’armée sioniste, par les bombardements intensifs et la destruction de toute l’infrastructure militaire et civile de la nation iranienne comme cela s’est produit exactement il y a un an en Syrie.

L’objectif n’est ni d’instituer un Etat démocratique, mais essentiellement de détruire le complexe nucléaire iranien et de mettre la main sur le pétrole iranien afin d’étouffer progressivement la Chine comme c’est le cas pour le Venezuela.

En dépit des menaces d’intervention militaire, proférée par Donald Trump, les Américains n’ont ni les moyens militaires ou financiers d’imposer un changement de régime, car ils ont déjà échoué en Irak, en Afghanistan, sans parler du Vietnam, du Cambodge et du Laos.

L’Iran, rappelons-le, est un des rares pays au monde qui n’ont jamais été colonisés, même à la grande époque du colonialisme triomphant. Les USA peuvent faire très mal à l’Iran mais ne pourront pas changer le régime par la force.

D’ailleurs une intervention militaire renforcerait encore l’emprise du régime qui va appeler à la guerre sainte. Le régime iranien, n’est ni le Hezbollah ni le régime baathiste de la Syrie ou de l’Irak. L’idéologie imamite est le ciment du nationalisme iranien et seule une évolution interne peut faire évoluer le système vers un modèle plus libéral et plus ouvert. Seules les élites iraniennes sont capables de la faire de l’intérieur, élites elles-mêmes, empreintes de religiosité et de patriotisme extrêmes. Or, ces élites savent que ce que visent les Occidentaux, c’est uniquement leur pétrole et l’affaiblissement de leur défense de telle sorte qu’elle ne menace pas Israel. C’est pour cela qu’ils vont négocier avec les Américains un modus vivendi.

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Kaïs Saïed ordonne des solutions urgentes pour les caisses sociales et la CNAM

13. Januar 2026 um 09:52

Le président de la République Kaïs Saïed s’est entretenu, lundi 12 janvier au palais de Carthage, avec le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar. Un communiqué a été publié à l’issue de cette réunion. Laquelle a permis d’examiner dans le détail la situation des caisses de sécurité sociale. Et en particulier celle de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).

Le chef de l’État a donné des instructions fermes pour remédier sans délai aux dysfonctionnements de ces caisses. Il a exigé l’identification de solutions immédiates garantissant une couverture sanitaire effective à tous les assurés, quel que soit leur régime.

Dans ce cadre, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les acteurs du système de sécurité sociale. Et ce, pour lever les obstacles et soulager les souffrances des citoyens.

En outre, il a rappelé que la couverture sociale et sanitaire de qualité constitue un « droit fondamental » pour tout Tunisien. Ce qui rend inacceptable un quelconque détournement des missions originelles de ces caisses sociales.

Au final, il a plaidé pour une refonte profonde de leur rôle, à travers une « nouvelle vision » rompant avec les pratiques passées. Car celles-ci ont épuisé les équilibres financiers et dégradé la qualité des services aux citoyens.

Avec TAP

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Le FCPR Theemar distribuera 236,099 dinars de dividendes par action

13. Januar 2026 um 09:51

Les porteurs de parts du FCPR Theemar Investment Fund vont percevoir un nouveau flux de trésorerie. United Gulf Financial Services – North Africa a officialisé la distribution d’un dividende au titre de l’exercice 2023, marquant une étape supplémentaire dans la phase de liquidation du fonds.

Chaque part souscrite et entièrement libérée donnera droit à un montant de 236,099 dinars. Les paiements débuteront à partir du jeudi 18 décembre 2025, selon le calendrier communiqué par la société de gestion.

Cette opération découle de la décision adoptée par le conseil d’administration lors de sa réunion du 23 septembre 2025. Elle s’inscrit dans le cadre du régime spécifique dont bénéficie le fonds, actuellement en état de liquidation sous procédure allégée.

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Kaïs Saïed prône la flexibilité pour la facturation électronique

13. Januar 2026 um 09:47

Le président de la République Tunisienne, Kaïs Saïed, s’est entretenu dans la journée du lundi 12 janvier 2026 au palais de Carthage, avec la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi.

Lors de cet entretien, il a abordé plusieurs axes relatifs aux équilibres budgétaires de l’État, en mettant l’accent sur la facturation électronique prévue par la loi de finances 2026.

Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’adopter une approche flexible face à l’absence de plateformes numériques chez de nombreuses PME et dans divers secteurs d’activité. Cette souplesse vise à éviter tout trouble ou perturbation susceptible d’avoir des répercussions négatives sur l’économie nationale. La préparation de ces outils numériques reste une étape préalable indispensable à une application effective de la mesure.

Kaïs Saïed a par ailleurs réaffirmé que la numérisation des transactions dans tous les domaines contribuera à réduire la corruption. Il a appelé à avancer résolument sur cette voie, tout en évitant d’appliquer des sanctions pénales tant que ces plateformes ne sont pas disponibles.

En conclusion, le président a rappelé que les textes législatifs doivent être jugés à l’aune de leurs finalités. Les procédures ne sauraient entraver ces objectifs : la lutte contre la corruption reste une priorité inébranlable, l’équité étant l’ultime horizon. L’action se poursuit pour hisser l’État et ses services publics au niveau des attentes des citoyens.

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Le PDL rejette les provocations et appelle à l’unité nationale

13. Januar 2026 um 08:58

À la suite de la marche anti-répression du 10 janvier, le PDL dénonce les gestes isolés et réaffirme sa maturité politique, assumant son histoire depuis 1920 pour une nouvelle lutte patriotique.

Il salue un mouvement des droits humains pour une démocratie responsable et réitère son engagement pour la « Charte d’engagement national », appelant à un front uni contre la crise. Une marche est annoncée le 18 janvier (10h, Lycée Alaouia vers la place Maâkel EzZaïm) pour le 74e anniversaire de 1952.

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BNA BANK élue Marque de l’Année 2026 – La confiance des Tunisiens comme première distinction

13. Januar 2026 um 08:37

La BNA BANK a été élue Marque de l’Année 2026 en Tunisie, consacrant ainsi la banque ayant su instaurer, dans le secteur bancaire, le plus haut niveau de confiance auprès des consommateurs tunisiens.

Cette distinction s’inscrit dans le cadre du concept Élue Marque de l’Année, qui vise à primer les grandes marques en lesquelles les Tunisiens ont le plus confiance, sur la base de leur perception et de leur expérience réelles. À travers cette élection, la BNA confirme son positionnement en tant qu’institution bancaire de référence, alliant fiabilité, performance et vision durable.

La confiance, critère central de l’élection

Pour l’édition 2026, la méthodologie de Marque de l’Année a été renforcée afin de placer la confiance au cœur du dispositif d’évaluation. Celle-ci est mesurée à travers un indice structuré, reposant sur plusieurs dimensions clés traduisant la qualité de la relation entre la banque et ses clients.

La crédibilité constitue le premier pilier de cet indice. Elle repose sur la capacité de la marque à tenir ses promesses, à ne pas décevoir ses clients et à véhiculer des messages perçus comme sincères et véridiques dans ses communications. À ce titre, la BNA est reconnue comme une marque fiable, cohérente dans ses actions et transparente dans sa relation avec le public.

BNA Bank

Le second axe d’évaluation porte sur la compétence. Il reflète l’aptitude de la marque à répondre efficacement aux attentes des consommateurs, son niveau d’expertise ainsi que la qualité perçue de ses produits et services. L’élection de la BNA vient ainsi saluer son expérience historique, son savoir-faire bancaire et sa capacité à proposer des solutions adaptées aux besoins des Tunisiens.

La bienveillance constitue le troisième pilier fondamental de l’indice. Elle traduit l’attention portée aux clients, l’écoute de leurs préoccupations et l’intérêt accordé à leur satisfaction. La reconnaissance obtenue par la BNA met en lumière une relation fondée sur la proximité, l’accompagnement et la considération du client comme priorité centrale.

Au-delà de ces dimensions fondamentales, l’indice de confiance intègre également deux indicateurs clés : l’intention d’achat et la recommandation. Ceux-ci traduisent concrètement l’impact de la relation de confiance sur les choix des consommateurs, leur propension à privilégier la marque et à la recommander à leur entourage.

Dans un contexte où la confiance s’impose comme un facteur déterminant de différenciation, ces indicateurs confirment l’attachement des Tunisiens à la marque BNA BANK ainsi que la solidité du lien qui les unit à leur banque.

Cette distinction vient saluer les efforts continus déployés par la Banque en matière de qualité de service, de modernisation, d’écoute client et d’engagement responsable. Elle contribue à consolider sa crédibilité et à renforcer son positionnement institutionnel dans un environnement bancaire en constante évolution.

À travers cette élection, la BNA BANK réaffirme une conviction forte : la confiance ne se décrète pas, elle se construit et s’entretient chaque jour. Elle y voit à la fois une reconnaissance et un engagement à poursuivre une démarche fondée sur la transparence, la proximité, l’expertise et la création de valeur durable au profit de ses clients et de l’ensemble de ses parties prenantes.

 

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À propos du label « Élue Marque de l’Année »

Le label « Élue Marque de l’Année » est une distinction organisée en Tunisie par Marque de l’Année, visant à récompenser les marques ayant obtenu le plus haut niveau de confiance auprès des consommateurs tunisiens.

Cette élection repose sur une étude nationale indépendante, menée auprès d’un échantillon représentatif de la population, couvrant l’ensemble des régions, tranches d’âge et catégories socio-professionnelles. L’étude est réalisée par le cabinet ELKA Consulting, spécialisé en études de marché et en analyse des comportements des consommateurs.

La méthodologie adoptée s’appuie exclusivement sur l’évaluation des consommateurs, à partir de leur perception réelle, de leur expérience vécue et de la relation qu’ils entretiennent avec les marques.

L’indice de confiance adopté intègre plusieurs dimensions clés, notamment la crédibilité, la compétence et la bienveillance, ainsi que des indicateurs comportementaux liés à l’intention d’achat et à la recommandation. Le label Élue Marque de l’Année constitue ainsi une référence en matière de mesure de la confiance des consommateurs en Tunisie.

Avec communiqué.

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Gestern — 12. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

Les déconcertantes gesticulations de Donald Trump

12. Januar 2026 um 17:42

A part le kidnapping du président Maduro et de sa femme, Trump a-t-il réalisé le moindre de ses objectifs au Venezuela ? A-t-il changé quoi que ce soit dans la structure et les caractéristiques du régime bolivarien mis en place en 1999 par Hugo Chavez et maintenu après lui par son successeur Nicolas Maduro ?

La réponse à ces questions est non, puisque, à l’exception de Maduro, tous les hauts responsables politiques, militaires et sécuritaires sont en place à Caracas. Mieux encore, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a ordonné l’arrestation de « traitres » soupçonnés d’avoir été « soudoyés par les Américains et facilité le kidnapping du président Maduro ».

Les négociations que mènent actuellement Delcy Rodrigez sont les mêmes qu’avait proposées Maduro à Trump et que celui-ci refusa. Ayant échoué à imposer un changement de régime comme cherchaient à le faire ses prédécesseurs durant un quart de siècle, Trump n’a guère le choix que de négocier avec les responsables restés fidèles au président kidnappé.

De son côté, la présidente par intérim est bien avisée de négocier avec son puissant voisin dans le but d’éviter au pays une nouvelle agression, de faire baisser la tension entre Washington et Caracas, de desserrer l’étau qui étouffe le pays et alléger le poids des sanctions qui le paralysent.

Ni l’armada et le porte-avions envoyés au large du Venezuela, ni le kidnapping du président légitime et de sa femme, moins encore les menaces adressées nommément à la présidente par intérim de « subir un sort pire que celui de Maduro, si elle ne se comporte pas correctement », n’ont donc changé quoique ce soit à la situation. Le peuple vénézuélien se montre toujours attaché au chavisme, malgré les difficultés économiques, et défiant vis-à-vis de l’impérialisme américain.

Trump et ses prédécesseurs font une fixation pathologique sur le Venezuela. Les nombreuses tentatives de changement de régime menées depuis 25 ans sont similaires à celles, plus nombreuses encore, menées depuis plus de 50 ans contre Cuba dans le but d’imposer un changement de régime.

 

Trump est convaincu que ces relations se sont distendues au point que « le Venezuela ne donne plus de pétrole à Cuba, ce qui va provoquer l’effondrement du régime »

 

Ce n’est un secret pour personne que les deux pays latino-américains entretiennent des liens politiques, économiques et sécuritaires très étroits. Plusieurs Cubains, chargés de la sécurité de Maduro ont été tués dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 pendant l’opération américaine de kidnapping.

Trump est convaincu que ces relations se sont distendues au point que « le Venezuela ne donne plus de pétrole à Cuba, ce qui va provoquer l’effondrement du régime »…

Peut-être le président américain prend-il ses désirs pour de la réalité. De janvier 1959, date de la prise du pouvoir par Fidel Castro, jusqu’à ce jour, Washington a fomenté des dizaines de complots et de tentatives de coup d’Etat pour renverser le régime mis en place par Fidel Castro. En vain.

Cuba a survécu à toutes ces tentatives de déstabilisation, au blocus, aux sanctions renouvelées annuellement depuis plus de six décennies et survécu surtout à l’effondrement de l’Union soviétique, son principal soutien.

 

Né à Cuba, Marco Rubio émigra aux Etats-Unis avec ses parents quand il était enfant. Mais voilà que Trump éclaire le monde avec une autre de ses lumineuses idées : envoyer son secrétaire d’Etat présider Cuba qu’il n’a plus revu depuis son enfance !

 

Or, Trump est non seulement certain que le pays va s’effondrer « très bientôt », mais il lui a même choisi un président en la personne de…son secrétaire d’Etat, Marco Rubio.

Né à Cuba, Marco Rubio émigra aux Etats-Unis avec ses parents quand il était enfant. Mais voilà que Trump éclaire le monde avec une autre de ses lumineuses idées : envoyer son secrétaire d’Etat présider Cuba qu’il n’a plus revu depuis son enfance !

Mais il risque d’ajourner ce grand projet trumpien, car il a déjà demandé au Pentagone de lui préparer « un plan d’action » pour l’annexion de la province danoise du Groenland. Comme disait l’ami George Galloway, « les décisions, les déclarations et les gesticulations de Trump font éclater de rire un cheval ».

Le monde entier se demande que faire pour arrêter ce président déchainé qui ne reconnaît aucune limite. Le New York Times, dans une interview réalisée à la Maison Blanche la semaine dernière, lui a posé précisément cette question : « Y a-t-il une limite à votre pouvoir ? » Sa réponse était : « Ma moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter ».

Visiblement, sa moralité et son propre esprit s’accommodent très bien avec le génocide et l’appropriation par la force de ce qui appartient aux autres. Les fondateurs de la République américaine et les rédacteurs de sa Constitution devraient se retourner dans leurs tombes.

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