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Heute — 01. März 2026Kapitalis

L’Iran continue de cibler des bases US dans les pays du Golfe  

01. März 2026 um 12:04

L’Iran a multiplié les tirs de missiles ce dimanche 1er mars 2026, quelques heures après l’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient, qui ont touché plusieurs pays arabes : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Liban, Koweït, Irak et Oman. (Ph. Doha touché par un missile iranien, ce dimanche matin 1er mars 2026).

Selon un communiqué de l’armée iranienne, relayé par la télévision d’État, ce dimanche 1er mars 2026, «les pilotes des forces aériennes de la République islamique d’Iran ont bombardé avec succès des bases américaines dans des pays du Golfe persique et dans la région du Kurdistan en Irak au cours de plusieurs phases d’opérations», en représailles aux frappes israéliennes et américaines menées contre l’Iran. De fortes explosions ont ainsi été entendues ce matin dans l’est de Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, selon des habitants et des informations rapportées par l’AFP.

Plusieurs détonations puissantes ont été entendues, provoquant l’inquiétude des résidents. Une épaisse fumée noire a été observée s’élevant dans le ciel de la zone touchée, sans que les autorités saoudiennes ne communiquent immédiatement sur l’origine des explosions ni sur d’éventuelles victimes.

De son côté, l’armée israélienne a annoncé ce matin avoir détruit environ la moitié des stocks de missiles de Iran, depuis le début des frappes menées conjointement avec les Etats-Unis contre des cibles militaires iraniennes.

Dans un discours télévisé, le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a affirmé que les frappes ont permis de «détruire environ la moitié des stocks de missiles du régime iranien» et d’empêcher la production d’au moins 1 500 nouveaux missiles. Il a ajouté que l’Iran produisait récemment des dizaines de missiles sol-sol par mois, avec un objectif d’augmenter la cadence de production à plusieurs centaines par mois.

Tôt ce matin, Donald Trump avait publié ce message de menace sur son réseau social : «L’Iran vient d’annoncer qu’il allait frapper très durement aujourd’hui, plus durement qu’il ne l’a jamais fait auparavant. Il vaut mieux qu’ils ne le fassent pas, cependant, parce que si c’est le cas, nous les frapperons avec une force jamais vue jusque-là !».

En Israël, la situation reste extrêmement tendue ce matin. Un immeuble de Tel-Aviv avait été éventré hier par un missile iranien d’une charge explosive d’environ 500 kg, créant un cratère dans le sol de plusieurs mètres de diamètre. Plusieurs immeubles du quartier sont devenus méconnaissables par le souffle de l’explosion. Le bilan des frappes iraniennes sur le territoire hébreu s’élève à un mort, une femme d’une cinquantaine d’années; et plusieurs dizaines de blessés. Une nouvelle salve de missiles risque de s’abattre aussi aujourd’hui sur Israël.

I. B.

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Moyen-Orient | La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État

01. März 2026 um 10:42

Suite aux raids militaires israélo-américains contre l’Iran, la Tunisie a affirmé suivre avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la dangereuse escalade militaire dans la région et les risques potentiels d’extension du conflit et du chaos, ainsi que la grave menace que cela représente pour la paix et la sécurité régionales et internationales.

«Dans cette situation extrêmement dangereuse, la Tunisie a réaffirmé son attachement au respect du principe de souveraineté des États et a condamné toute agression contre le territoire d’un État ou toute violation de son intégrité territoriale», a indiqué un communiqué publié dimanche matin, 1er mars 2026, par le ministère des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, soulignant dans ce contexte son «rejet absolu de toute attaque contre les territoires des États arabes frères», sans nommer aucun des auteurs desdites attaques, soit Israël et les Etats-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre.

La Tunisie a exprimé sa pleine solidarité avec le Royaume d’Arabie saoudite, l’État du Koweït, l’État du Qatar, le Royaume de Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Royaume hachémite de Jordanie et la République d’Irak, selon le même communiqué.

«Forte de son attachement à la fraternité arabo-islamique et de son adhésion indéfectible aux principes du droit international et au règlement pacifique des différends, la Tunisie a appelé toutes les parties à cesser immédiatement leurs opérations militaires, à faire preuve de retenue, à reprendre les négociations et à éviter toute nouvelle escalade afin de protéger les vies innocentes et de préserver les ressources des peuples de la région», précise le communiqué.

La Tunisie a aussi souligné la nécessité pour le Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités et de prendre toutes les mesures nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

I. B.

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La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier

01. März 2026 um 09:07

Les marchés mondiaux s’apprêtent à ouvrir lundi 2 mars 2026 dans une période de forte volatilité, suite à la confirmation par le président américain Donald Trump du lancement d’importantes opérations militaires américaines contre l’Iran. Cette annonce aggrave considérablement les tensions le long de l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. (Ph. Détroit d’Ormuz par où transite 20% du pétrole mondial).

Le Brent a clôturé la semaine près de son plus haut niveau en sept mois, à environ 73 dollars le baril, après une hausse d’environ 16 % depuis le début de l’année. Les opérateurs sur le marché de l’énergie anticipent désormais des fourchettes de prix beaucoup plus larges pour la semaine prochaine, plusieurs scénarios évoquant un baril à 80 dollars en cas de perturbation ou de menace crédible des flux d’approvisionnement.

Environ 20 % du pétrole brut échangé dans le monde et une proportion similaire de gaz naturel liquéfié transitent chaque jour par le détroit d’Ormuz, soit environ 13 millions de barils de pétrole par jour.

Nigel Green, fondateur et PDG du cabinet de conseil financier deVere Group, affirme que l’ampleur des risques inhérents à cette zone géographique influencera fortement la valorisation des actifs.

Les marchés de l’énergie entrent dans une phase de réajustement des prix, sous l’effet du risque opérationnel plutôt que de la spéculation.

Près d’un cinquième du flux mondial de pétrole brut transitant par un seul corridor maritime, même une faible probabilité de perturbation engendre une prime de risque structurel plus élevée. Il n’est pas nécessaire que la production de pétrole soit physiquement interrompue pour que les prix fluctuent fortement. Les coûts d’assurance, les modifications d’itinéraires de transport et la constitution de stocks de précaution suffisent à comprimer les anticipations d’offre.

Les capacités de production excédentaires restent limitées à l’échelle mondiale. Celles de l’Opep sont concentrées chez quelques producteurs du Golfe, tandis que les stocks commerciaux dans les pays de l’OCDE sont inférieurs aux moyennes de long terme. Une perturbation durable, même d’un million de barils par jour, représenterait environ 1 % de l’offre mondiale, ce qui suffirait à modifier l’équilibre d’un marché déjà préparé à une croissance modérée de la demande.

Le PDG de deVere explique que les investisseurs doivent se préparer à une transmission rapide des fluctuations entre les différentes classes d’actifs.

Les actions, les obligations, les devises et les matières premières s’ajusteront simultanément. Une hausse de 10 à 15 dollars du prix du pétrole brut exercerait une nouvelle pression à la hausse sur l’inflation globale aux États-Unis, en Europe et en Asie.

«Les banques centrales qui devaient envisager des baisses de taux plus tard cette année seront confrontées à un calcul plus complexe si le prix de l’énergie influence à nouveau les prix à la consommation et les anticipations d’inflation», explique Nigel Green.

Les rendements des bons du Trésor américain ont déjà montré leur sensibilité aux risques géopolitiques, les flux vers les valeurs refuges ayant comprimé les rendements à long terme ces derniers jours. L’or s’est raffermi, les investisseurs se protégeant contre les risques extrêmes.

Le dollar américain et le yen japonais attirent des investissements défensifs, tandis que les devises des marchés émergents à bêta élevé devraient subir une nouvelle pression à la vente si la volatilité s’accélère.

Nigel Green ajoute : «Les marchés se concentreront sur la durée et le confinement. Une campagne militaire courte et bien définie déclencherait probablement une flambée des prix du pétrole et un bref repli des marchés actions, suivi d’une stabilisation une fois les voies maritimes sécurisées.»

Un conflit de plusieurs semaines faisant peser une menace crédible sur le détroit d’Ormuz amplifierait la volatilité et maintiendrait les prix de l’énergie à un niveau élevé jusqu’au deuxième trimestre.

Les économies asiatiques sont particulièrement vulnérables. Des pays comme l’Inde, la Corée du Sud et le Japon dépendent fortement des flux énergétiques du Golfe. L’Inde, à elle seule, importe près de la moitié de son pétrole brut via le détroit d’Ormuz. La hausse des prix du pétrole creuserait les déficits des comptes courants, exercerait une pression sur les monnaies locales et compliquerait la politique monétaire dans toute la région.

«Les importateurs d’énergie en Asie subiront des pressions immédiates si le prix du pétrole brut se maintient au-dessus de 80 dollars», déclare Nigel Green.

«La faiblesse des devises, conjuguée à la hausse des coûts des carburants, resserre les conditions financières sans même une modification des taux d’intérêt. Les marchés boursiers de ces économies, notamment dans les secteurs des transports, de l’industrie manufacturière et les secteurs à forte volatilité, sont vulnérables à une réévaluation rapide des prix», ajoute-t-il.

Les prévisions de bénéfices des entreprises pourraient également évoluer. Les compagnies aériennes, les prestataires logistiques et les industriels sont particulièrement sensibles à la hausse durable des coûts des carburants. L’inflation des coûts des intrants comprimerait les marges, à moins que les entreprises ne parviennent à répercuter la hausse des prix sur les consommateurs.

Nigel Green conclut : «La semaine prochaine s’ouvre sur des marchés confrontés à de graves risques géopolitiques qui s’ajoutent à un environnement macroéconomique déjà fragile. Le pétrole, les taux d’assurance maritime, les rendements des obligations souveraines et les indices de volatilité fourniront les premiers signaux d’orientation.»

La clarté quant à l’évolution du conflit déterminera si cette prime énergétique restera circonscrite ou si elle se transformera en un défi inflationniste et de croissance plus large pour l’économie mondiale.

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Du Nil à l’Euphrate | L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran

01. März 2026 um 08:38

La guerre menée contre les pays musulmans depuis la déclaration Balfour en 1917 a connu un nouveau développement avec l’attaque aérienne américaine contre l’Iran, soutenue semble-t-il par l’aviation israélienne opérant on peut le supposer beaucoup plus dans le registre politique que véritablement militaire. (Ph. Le Proche et Moyen-Orient sur un volcan israélo-américain).

Dr Mounir Hanablia *

Sauver les apparences s’avère dans le contexte essentiel, en mettant en exergue la participation de l’Etat sioniste, désormais ouvertement accusé par de nombreux Américains de faire assumer son sale boulot à leur pays.

En effet, que peut apporter l’armée sioniste à l’armada américaine ?

Tout cela était attendu. La mise en scène a suivi un scénario comparable à ce qui s’était passé lors de la seconde guerre du Golfe en 1991. Diabolisation de la cible, menaces y compris nucléaires, puis déclenchement de l’agression au moment propice après des discussions purement formelles servant à donner le change.

L’alliance de fondamentalismes

Les ripostes iraniennes contre les bases américaines ont déjà été condamnées par l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe les abritant qui les ont considérées comme attentatoires à leur souveraineté.

On peut en déduire que les États du Golfe sont partie prenante dans le conflit, et que, connaissant le Président Trump, ils en assument le coût financier.

La seule grande surprise aura été le déclenchement de la guerre entre le Pakistan et l’Afghanistan un ou deux jours avant l’attaque américaine. Il s’est avéré que le régime moyenâgeux et en faillite des Talibans était capable d’envoyer des drones contre ses adversaires, et s’il est encore trop tôt pour en déterminer l’origine, l’implication de l’Inde est très probable. Il s’agirait là de l’alliance contre nature de deux fondamentalismes, le musulman et le hindou. 

Hasard ou pas, quelques jours avant, le Premier ministre indien Modi, le boucher du Gujarat, dont l’islamophobie n’est plus à démontrer, s’était en effet rendu en visite officielle en Israël. 

Si on considère que le Pakistan constitue le lieu de transit de la «Road and Belt» qui par voie terrestre relie le Xinjiang à la mer d’Oman et au port de Gwadar, le conflit pakistano-afghan s’insère alors parfaitement dans une logique visant à en interdire l’accès à la Chine.

Le Pakistan, prochain sur la liste ?

Le lien est donc désormais bien établi entre le Golfe arabo-persique et l’encerclement du colosse chinois à partir de l’Afghanistan.

L’État iranien privé de ses infrastructures essentielles et de ses voies de communications résistera-t-il ?

L’objectif clairement défini par les agresseurs est la chute du régime. Cela dépendra aussi beaucoup du peuple iranien, dont le patriotisme n’est plus à démontrer. Mais si l’Iran tombe, il est à parier que le prochain sur la liste sera le Pakistan, puissance nucléaire dont la destruction servira autant les intérêts des sionistes que des fanatiques hindous. 

Quant à la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Egypte, elles n’ont qu’à bien se tenir !  

* Médecin de libre pratique.

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L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition

01. März 2026 um 08:06

Ce dimanche 1er mars 2026, à l’aube, la télévision d’Etat iranienne a confirmé la mort de Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran, à l’âge de 86 ans. Il était au pouvoir depuis trente-six ans. Un deuil de 40 jours de deuil et 7 jours fériés sera observé. Entretemps, la transition de l’après-Khamenei commence à se mettre en place. (Ph. Massoud Pezeshkian et Ali Khamenei).

L’annonce a été faite vers 05 heures (heure locale) par le présentateur en sanglotant. Mais ce dernier n’a pas précisé les circonstances du décès, ni évoqué les frappes israéliennes et américaines de samedi contre la résidence du guide à Téhéran. Des photos et images d’archives sont diffusées à l’antenne avec un bandeau noir à l’écran en signe de deuil.

Peu de temps après, les autorités ont confirmé la mort d’Ali Shamkhani, proche conseiller du guide, ainsi que Mohammad Pakpour, le chef des Gardiens de la révolution, les piliers du régime, qui ont promis, dans un communiqué, «un châtiment sévère» aux «meurtriers» de Khamenei.

Le communiqué a condamné «les actes criminels et terroristes commis par les gouvernements malfaisants des Etats-Unis et du régime sioniste», ajoutant : «la main vengeresse de la nation iranienne ne les lâchera pas avant d’avoir infligé aux meurtriers de l’imam de la Oumma un châtiment sévère et décisif qu’ils regretteront».

Trois hauts responsables, dont le président Massoud Pezeshkian, assureront la transition dans le pays, a annoncé ce dimanche un des conseillers de ce dernier, Mohammad Mokhber, cité par la télévision d’Etat.

Ce triumvirat sera composé de Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d’un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution.

Rappelons que l’annonce de la mort de Khamenei par le président américain Donald Trump, samedi soir, avait été accueillie avec joie par de nombreux Iraniens dans plusieurs villes du pays et à l’étranger.

Une page est tournée et une nouvelle page commence, mais on ne sait pas encore de quoi elle sera faite, car si le régime de la République islamique vacille aujourd’hui sur ses bases, il n’est pas encore tombé, et rien n’indique que sa chute sera imminente, car ses piliers sont toujours là, sauf un retournement de situation en son sein, ce que Trump et Netanyahu souhaitent pour ne pas avoir à mener une longue guerre d’usure dont leurs armées n’ont pas les moyens. Et tout l’enjeu est là et il tient à la capacité des dirigeants iraniens à résister aux raids israélo-américains. Ou à leur disposition à accepter les conditions de leurs assaillants pour sauver ce qui reste encore à sauver.  

Latif Belhedi   

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Le poème du dimanche | ‘‘Jugurtha’’ de Rimbaud

01. März 2026 um 07:28

Quand il écrit ce poème en 1869, Arthur Rimbaud (1854-1891) n’a pas quinze ans ! Le jeune prodige participe à un Concours académique, en latin. Et bien sûr, il le gagne. Son poème, en 75 vers, célèbre le Numide, Jugurtha (160 av J.-C. – 104 av J.-C.) héros de la lutte contre Rome.

En réalité, le jeune poète rend hommage au «second» Jugurtha, l’Emir Abdelkader (1808-1883), héros de la résistance algérienne à la colonisation française de 1830 et qui a duré jusqu’à 1847, date de sa reddition.

La colonisation, présente, dans la littérature, curieusement, n’était pas condamnée, même pas par Victor Hugo ! Etonnant donc ce ‘‘Jugurtha’’, mais qui prédit l’engagement et la révolte de Rimbaud, qui rejoindra La Commune de Paris à 16 ans, en 1870. Autre événement historique qu’il célèbrera dans de nombreux poèmes.    

Tahar Bekri

Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;
et la brise légère a dit : « Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !… »

Il y avait peu de temps que s’était élevé dans les airs
celui qui bientôt pour la nation et la patrie arabe devait être
le grand Jugurtha, quand son ombre apparut à ses parents
émerveillés, au-dessus d’un enfant, – l’ombre du grand Jugurtha ! –
et raconta sa vie et proféra cet oracle :
«O ma patrie ! ô ma terre défendue par mes peines !…»
Et sa voix, interrompue par le zéphyr, se tut un moment…
« Rome, auparavant impure tanière de nombreux bandits,
avait rompu ses murs étroits, et, répandue tout à l’entour,
s’était annexé, la scélérate ! les contrées voisines.
Puis elle avait embrassé dans ses bras rob0ustes l’univers,
et l’avait fait sien. Beaucoup de nations refusèrent
de briser le joug fatal : celles qui prirent les armes
répandaient leur sang à l’envi, sans succès,
pour la liberté de la patrie : Rome, plus grande que l’obstacle,
brisait les peuples, quand elle ne faisait pas alliance avec les cités.»

Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;
et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !… »

«Moi-même, longtemps, j’avais cru que ce peuple possédait une âme
noble ; mais quand, devenu homme, il me fut permis
de voir cette nation de plus près, une large blessure se révéla
à sa vaste poitrine !… – Un poison funeste s’était insinué
dans ses membres : la fatale soif de l’or !… Tout entière sous les armes,
en apparence !… – Cette ville prostituée régnait sur toute la terre :
c’est moi qui ai décidé de me mesurer avec cette reine, Rome !
J’ai regardé avec mépris le peuple à qui obéit l’univers !… »

Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;
et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !…»

«Car lorsque Rome eut entrepris de s’immiscer
dans les conseils de Jugurtha pour tenter de s’emparer peu à peu par ruse
de ma patrie, conscient, j’aperçus
les chaînes menaçantes, et je résolus de résister à Rome :
je connus les profondes douleurs d’un cœur angoissé !
Ô peuple sublime ! mes guerriers ! ma sainte populace !
Cette terre, la reine superbe et l’honneur de l’univers,
cette terre s’effondra, – s’effondra, soûlée par mes présents.
Oh ! comme nous avons ri, nous, Numides, de cette ville de Rome !
Ce barbare de Jugurtha volait dans toutes les bouches :
Il n’y avait personne qui pût s’opposer aux Numides !…»

Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;
et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !…»

«C’est moi qui, convoqué, ai eu la hardiesse de pénétrer en territoire
romain et jusque dans leur ville, Numides ! A son front superbe
j’ai appliqué un soufflet, j’ai méprisé ses troupes mercenaires.
– Ce peuple enfin s’est levé pour prendre ses armes, longtemps en oubli.
Je n’ai pas déposé le glaive. Je n’avais nul espoir
de triompher ; mais du moins j’ai pu rivaliser avec Rome !
J’ai opposé des rivières, j’ai opposé des rochers aux bataillons
romains : tantôt ils luttent dans les sables de Libye,
tantôt ils emportent des redoutes perchées au sommet d’une colline.
Souvent ils teignirent de leur sang versé les campagnes de mon pays ;
et ils restent confondus devant la ténacité inaccoutumée de cet ennemi… »

Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;
et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !… »

«Peut-être aurais-je fini par vaincre les cohortes ennemies…
Mais la perfidie de Bocchus… À quoi bon en rappeler davantage ?
Content, j’ai quitté ma patrie et les honneurs royaux,
content d’avoir appliqué à Rome le soufflet du rebelle.
– Mais voici un nouveau vainqueur du chef des Arabes,
la France !… Toi, mon fils, si tu fléchis les destins rigoureux,
tu seras le vengeur de la Patrie ! Peuplades soumises, aux armes !
Qu’en vos cœurs domptés revive l’antique courage !
Brandissez de nouveau vos épées ! Et, vous souvenant de Jugurtha,
repoussez les vainqueurs ! versez votre sang pour la patrie !
Oh ! que les lions arabes se lèvent pour la guerre,
et déchirent de leurs dents vengeresses les bataillons ennemis !
Et toi, grandis, enfant ! Que la Fortune favorise tes efforts !
Et que le Français ne déshonore plus les rivages arabes !…»

Et l’enfant en riant jouait avec son épée recourbée…

II

Napoléon !… Oh ! Napoléon !… Ce nouveau Jugurtha
Est vaincu !… Il croupit, enchaîné, dans une indigne prison !
Voici que Jugurtha se dresse à nouveau dans l’ombre devant le guerrier
et d’une bouche apaisée lui murmure ces mots :
«Rends-toi, mon fils, au Dieu nouveau ! Abandonne tes griefs !
Voici surgir un meilleur âge… La France va briser
tes chaînes… Et tu verras l’Algérie, sous la domination française,
prospère !… Tu accepteras le traité d’une nation généreuse,
grand aussitôt par un vaste pays, prêtre
de la Justice et de la Foi jurée… Aime ton aïeul Jugurtha
de tout ton cœur… Et souviens-toi toujours de son sort !

III

Car c’est le Génie des rivages arabes qui t’apparaît !»

Rimbaud Jean-Nicolas-Arthur, externe au collège de Charleville. Professeur : M. Duprez.

Traduit du latin par Jules Mouquet, Rimbaud, ‘‘Œuvres complètes’’, Classiques Modernes, 1999.

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Ramadhan à la Cité | Carole Samaha au Théâtre de l’Opéra de Tunis

Von: Yusra NY
01. März 2026 um 00:10

Dans le cadre de Ramadhan à la Cité, le Théâtre de l’Opéra de Tunis présente Carole Smaha l’artiste charismatique pour une soirée vibrante.

Le rendez-vous est donnée pour dimanche 15 mars 2026 à 22h pour une soirée ramadanesque à la grande salle de l’opéra de la Cité de la Culture et les billets sont en vente en ligne.

Carole Samaha

Carole Samaha est une icône libanaise de la chanson.
Avant de faire de la chanson sa profession, elle a commencé sa carrière en tant qu’actrice dans le théâtre. Sa remarquable présence sur scène en dit long sur cette première vocation.
Sa rencontre avec le musicien Mansour Rahbani a été un tournant dans sa carrière artistique. Une collaboration qui cristallise sa carrière musicale qu’elle mène toujours aussi grandement jusqu’à nos jours. Sa voix puissante, son énergie, sa présence et sa sensibilité façonnent la diva de la scène qu’elle est.

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Trump annonce la mort de l’ayatollah Ali Khamenei

Von: Yusra NY
28. Februar 2026 um 23:30

Le président américain Donald Trump a annoncé, ce samedi 28 février 2026, la mort du Guide suprême de la République islamique d’Iran, Ali Khamenei.

Selon Trump, Ali Khamenei est mort lors des premiers raids aériens israélo-américains lancés ce matin. Le président américain a justifié cette attaque par la nécessité d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.

Il a par ailleurs explicitement appelé le peuple iranien à « prendre le contrôle de son gouvernement », affirmant que « l’heure de leur liberté était arrivée ». « Les frappes sur l’Iran vont continuer sans interruption tout au long de la semaine », a-t-il ajouté dans son message.

Notons que, pour l’heure, Téhéran n’a pas confirmé l’information concernant la mort de l’ayatollah Ali Khamenei.

Y. N.

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Gestern — 28. Februar 2026Kapitalis

Affaire Daboussi | Le CRLDHT demande la libération de Bhiri et Ounissi

Von: Yusra NY
28. Februar 2026 um 22:52

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé son inquiétude suite aux jugements rendus dans l’affaire du décès de Jilani Daboussi.

Dans un communiqué, le CRLDHT estime que les condamnations prononcées contre des dirigeants du mouvement Ennahdha soulèvent de graves interrogations. Il fait référence au verdict du tribunal de première instance de Tunis qui a prononcé, le 24 février 2026, des peines de quatre ans de prison ferme à l’encontre de Noureddine Bhiri, ancien ministre de la Justice d’Ennahdha, et de Mondher Ounissi, président par intérim du même parti.

« Comment expliquer que des ministres ou conseillers soient tenus pénalement responsables dans ce dossier, alors que de nombreux décès de détenus ont été enregistrés ces dernières années sans que la responsabilité politique des autorités successives ne soit engagée ? », s’interroge le CRLDHT, évoquant par ailleurs une « temporalité sélective et de graves irrégularités procédurales ».

Tout en réaffirmant son attachement au droit à un procès véritablement équitable, au respect strict des droits de la défense, à l’indépendance et à l’impartialité de la justice, ainsi qu’à la protection effective de la dignité et de la santé des personnes détenues, le CRLDHT a appelé à la libération de Noureddine Bhiri et de Mondher Ounissi.

Y. N.

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Ayachi Zammel | Les pourvois rejetés en cassation

Von: Yusra NY
28. Februar 2026 um 20:50

La Cour de cassation a rejeté, hier vendredi 27 février 2026, les pourvois formés contre huit condamnations à la prison ferme visant Ayachi Zammel.

L’homme d’affaires et ancien candidat à la présidentielle 2024 sous la bannière du parti Azinmou , Ayachi Zammel, a été condamné par les tribunaux de Tunis, Jendouba, Kairouan et Siliana pour falsification de parrainages liés à sa candidature.

En première instance, il avait cumulé 35 ans de prison, mais en appel, des non-lieux et des réductions de peine ont ramené sa condamnation à 4 ans fermebet décision de la Cour de cassation rend ainsi ces condamnations définitives.

Y. N.

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Météo en Tunisie | Les prévisions pour cette nuit

Von: Yusra NY
28. Februar 2026 um 20:24

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), la stabilité semble marquer cette nuit, avec des températures relativement douces.

Pour cette nuit, le temps sera caractérisé par un passage de nuages résiduels sur la plupart des régions du pays. Un phénomène de brouillard localement dense est toutefois à prévoir en fin de nuit, principalement à proximité des côtes ainsi que dans les zones de plaines et de dépressions.

La prudence est donc de mise pour les automobilistes circulant tard dans la nuit ou au petit matin, indique l’Institut dans son bulletin.

En ce qui concerne les températures, l’INM annonce des valeurs comprises entre 8°C et 12°C sur le Nord et les hauteurs ouest et entre 12°C et 16°C dans les autres régions du pays.

Y. N.

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Sécurité au Moyen-Orient | Avis aux Tunisiens résidant dans la région

Von: Yusra NY
28. Februar 2026 um 20:01

Face à l’évolution rapide de la situation après les frappes israélo-américaines ce samedi 28 février sur l’Iran, et les ripostes de ce dernier vers Israël et les bases américaines au Moyen-Orient, les ambassades tunisiennes dans la région appellent la communauté à la vigilance.

Les Tunisiens résidant dans la région sont appelés à faire preuve de prudence et à se conformer strictement aux directives émises par les autorités locales et officielles. Ils sont également priés, face à cette escalade, d’éviter les zones sensibles et de limiter leurs déplacements.

Les autorités consulaires ont mis en place des lignes de communication directes via WhatsApp :

  • Dubaï : +971 4 261 7070
  • Jordanie : 07 9739 1012
  • Koweït : 69334210 / 22542144 / 22527608 / 22527401 / 22526261

«La sécurité de nos concitoyens est notre priorité absolue. Nous restons mobilisés pour répondre à toute situation d’urgence dans les plus brefs délais », précisent-elles.

Ces frappes marquent une nouvelle escalade régionale et font craindre un embrasement plus large au Moyen-Orient. Le Conseil de sécurité des Nations unies a prévu une réunion d’urgence ce samedi à 22h, pour évoquer « la situation au Moyen-Orient » après l’opération militaire lancée par Washington contre l’Iran.

Selon le Croissant-Rouge iranien, qui est en état d’alerte, on compte des dizaines de morts, dont au moins 85 dans une école de filles, et 747 blessés.

« Le recours à la force par les États-Unis et Israël contre l’Iran, et les représailles qui s’ensuivent dans toute la région, compromettent la paix et la sécurité internationales », a lancé pour sa part le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui condamne l’escalade militaire au Moyen-Orient et appelle à la cessation immédiate des hostilités.

Y. N.

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Iran | Ali Khamenei, l’homme à abattre

28. Februar 2026 um 12:58

En lançant des raids aériens ce matin, samedi 28 février 2026, contre plusieurs villes en Iran, les Israël et les Etats-Unis n’ont pas fait mystère de leur principal objectif : atteindre la tête du régime, l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran. Les Iraniens le savent et ils semblent avoir pris des dispositions pour le mettre à l’abri des bombes. Il reste à savoir jusqu’à quand.   

La télévision publique israélienne Kan a indiqué dans une alerte publiée sur son compte X, en citant «une source israélienne» que «parmi les cibles de l’attaque figurent le guide suprême Khamenei et le président Pezeshkian».

À l’antenne, un journaliste a également cité le nom d’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême et ancien secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale.

«Dans la première salve, nous avons visé des cibles de haut rang, des personnes impliquées dans des plans visant à détruire Israël», a déclaré une source de sécurité israélienne lors d’un point de presse, refusant toutefois de confirmer l’identité des cibles. Il n’a pu, également, confirmer si ces objectifs avaient été atteints.

Un responsable iranien a, pour sa part, déclaré à Reuters que l’ayatollah Khamenei n’est pas à Téhéran et qu’il a été transféré dans un lieu sûr, sachant que le bureau du Guide, situé au quartier Pasteur, au centre de Téhéran, a été visé lors de l’attaque de ce matin, mais les résultats de cette attaque ne sont pas encore connus.

Les médias ont également rapporté des coupures de lignes de téléphonie mobile dans certaines parties de l’est et de l’ouest de Téhéran, ainsi qu’une connexion Internet limitée dans certaines zones, à la suite de l’attaque conjointe américano-israélienne sur la capitale.

On rapporte, par ailleurs, qu’un important dispositif de sécurité est déployé à Téhéran, où plusieurs rues sont bloquées autour du quartier de la résidence de Khamenei, après les premières frappes israélo-américaines.

En mettant Khamenei en tête de liste des dirigeants iraniens à abattre, les responsables israéliens et américains pensent, sans doute à tort, qu’en l’éliminant le régime tomberait aussitôt comme un fruit mûr. Or, tous les spécialistes de l’Iran savent que le système iranien est beaucoup plus complexe et sophistiqué dans son organisation politique et militaire, et qu’il en faudrait sans doute plus que la liquidation du guide suprême pour en venir à bout. D’où l’aventurisme irresponsable de ceux qui ont déclenché, ce matin, une guerre qui risque d’être plus longue et plus couteuse que prévu, et pas seulement pour l’Iran.  

La rapidité de la riposte iranienne surprend ses assaillants

Selon l’analyste libanais Nidal Zahawi, président du Centre d’études anthro-stratégique, «l’échec de la première frappe à éliminer tous les dirigeants militaires et sécuritaires iraniens a constitué un tournant», considérant que ce fait, ainsi que «la riposte iranienne rapide et organisée», ont donné à Téhéran un avantage moral et politique dans la première phase du conflit.

Dans une déclaration à Mosaïque, Zahawi a déclaré : «L’issue de la guerre ne peut être décidée à ce stade, mais les premiers indicateurs  semblent aller en faveur de l’Iran, et non d’Israël et des États-Unis», justifiant son analyse par trois facteurs principaux : la première frappe n’a pas pleinement atteint ses objectifs stratégiques, la rapidité et l’ampleur de la riposte iranienne, et la «crédibilité de l’armée iranienne» qui a démontré sa capacité à cibler les bases militaires américaines dans la région.

I. B.

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Iran | Vers une nouvelle guerre du Golfe ?

28. Februar 2026 um 12:21

La guerre déclenchée ce matin, samedi 28 février 2026, par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran risque de déborder sur toute la région du Moyen-Orient. C’est ce qu’indiquent, en tout cas, les premiers développements : l’Iran multipliant les attaques de missiles contre des bases américaines dans les pays du Golfe. (Photo: Base américaine d’Al-Udaid, au Qatar).

Après les attaques militaires israélo-américaines de ce matin contre plusieurs villes en Iran, des sirènes d’alerte ont été entendues à Jérusalem, en Israël, où l’on redoute des attaques de missiles.

Dans le même temps, des bases américaines à Bahreïn et au Qatar ont été visées par des missiles iraniens et des explosions ont été signalées au Koweït et à Ryad, en Arabie saoudite, dans ce qui ressemble à des ripostes de l’Iran aux frappes américaines et israéliennes.

Plusieurs explosions ont été entendues samedi à Doha, près de la base militaire d’Al-Udeid, la plus grande installation américaine de la région, alors que le ministère qatari de la Défense a annoncé avoir intercepté plusieurs missiles visant cet État du Golfe.

Abou Dhabi ciblé par des missiles.

Des médias bahreïnis ont rapporté la chute d’un missile au centre de la capitale de Bahreïn, accompagnée du déclenchement des sirènes d’alerte, appelant les citoyens à se rendre dans le lieu le plus sûr à proximité. C’est une base américaine du pays qui a été frappée dans «une attaque de missile».

En ciblant des bases américaines dans ces pays alliés des Etats-Unis, et pour certains amis d’Israël, l’Iran semble avoir choisi d’élargir le champ de bataille à toute la région du Golfe dans ce qui ressemble à une fuite en avant suicidaire, mais dont les conséquences pourraient être catastrophiques, et pas seulement pour l’Iran.

Latif Belhedi

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Iran | Mélenchon, une voix pondérée contre la guerre !

28. Februar 2026 um 11:50

L’un des rares commentaires censés, rationnels, pondérés et raisonnables de l’attaque militaire israélo-américaine contre l’Iran, on le doit à Jean-Luc Mélenchon, le leader «extrémiste de gauche» que tous les bobos gavés de propagande sioniste aiment détester en France. Face aux va-t-on guerre qui bombent le torse depuis ce matin, cet homme apparaît aujourd’hui comme l’un des rares partisans de la paix et de la raison en France, en Europe et dans tout l’Occident.

Latif Bahri

Dans un post publié ce samedi 28 février 2026, après les premiers bombardements israélo-américains contre plusieurs villes iraniennes, Mélenchon a écrit : «Les États-Unis et Israël ont engagé une guerre contre l’Iran. Quels sont leurs objectifs ? Une fois de plus ni les libertés démocratiques ni le désarmement dans la région, mais le pétrole, les rapports de force en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient ! C’en est donc fini pour la perspective d’un accord diplomatique.» Un discours que n’auraient pas renié Michel Jobert, Claude Cheysson, Roland Dumas, Dominique de Villepin ou autres Jacques Chirac, les voix historiques d’une diplomatie française équilibrée, pondérée et au service de la paix dans le monde.

«La guerre n’est pas la solution, mais le problème. Ce qu’elle déclenche à présent met la région puis le monde entier davantage au bord d’un drame global. Les Iraniens et les Israéliens vont mourir sous les bombes», a enchaîné le leader de LFI.

Ayant souvent critiqué le bellicisme d’Israël, qui ne cesse de larguer des bombes, fabriquées et délivrées par ses alliés occidentaux, sur ses voisins immédiats, Mélenchon sait que tant que les armes parlent au Moyen-Orient, il n’y aura jamais de paix, ni pour les Arabes, ni pour les Iraniens, ni pour les Turcs, ni à fortiori aussi pour les Israéliens, qui croient pouvoir encore semer la terreur dans leur voisinage immédiat et mettre la paix mondiale en danger. Impunément et avec l’appui des capitales occidentales.

«Pourtant, le désarmement nucléaire global de la région reste l’impératif absolu», a lancé Mélenchon, en pensant, bien sûr, d’abord, à Israël, mais en évitant de nommer cet Etat violent qui se croit au-dessus des lois du monde, de crainte d’être une nouvelle fois accusé d’antisémitisme. Car le seul Etat surarmé au Moyen-Orient et qui dispose dans son arsenal d’un nombre de bombes nucléaires capables d’effacer le Moyen-Orient de la carte du monde, c’est bien, justement, Israël, même si à Berlin, Paris, Londres ou Washington on continue de faire semblant de l’ignorer.     

«La communauté internationale doit reprendre le contrôle politique de la situation. La France doit refuser la guerre et n’y aider d’aucune façon. Pensées pour les personnels des ambassades françaises et pour nos deux otages», a conclu Mélenchon qui est bien placé pour savoir ce que les dirigeants français vont faire : ils vont s’aligner tous, comme un troupeau de moutons, derrière Israël et les Etats-Unis, les mâles dominants de la meute, au risque d’attiser encore le feu dans une région inflammable et déjà enflammée.

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Tunis | Dar Lasram, un joyau du patrimoine sauvegardé  

28. Februar 2026 um 10:54

Niché au cœur de la Médina de Tunis, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1979, le Palais Dar Lasram est situé au 24 rue du Tribunal avec sa façade de pierre polie et de marbre. D’une superficie de 2 250 m², ce vieux bâtiment, remarquable de par son architecture arabe et ses décorations en céramique et en marbre, inspirées des arts ottoman, andalou et italien, est considéré comme l’un des plus beaux de la Médina.

Dar Lasram a été érigé par une famille d’origine yéménite à une période de prospérité économique et politique que la Tunisie a connue à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, sous le règne de Hammouda Pacha Al-Husseini et de son grand vizir, Youssef Saheb Ettabaâ.

Le vieux bâtiment, devenu propriété de l’Etat, est aujourd’hui un espace culturel qui abrite, notamment, des spectacles du Festival de la Médina organisé durant le mois de Ramadan. Il est aussi, depuis 1969, le siège de l’Association de la sauvegarde de la Médina de Tunis. Quant à son makhzen, il est devenu depuis 1974 le siège du Club culturel Tahar Haddad.

Une famille de notables

La famille Lasram, dont les aïeuls sont venus du Yémen, s’est d’abord installée à Kairouan, avant de rejoindre Tunis, dans le sillage de la dynastie husseinite où ses membres se sont mis au service de l’État. L’un des leurs a occupé la fonction de Khouja (chef de l’armée) de Zouaoua sous le règne de Hussein Ier Bey, fondateur de la dynastie en 1705.

Le Palais actuel est principalement associé à Hammouda Lasram, riche propriétaire et officier supérieur qui commanda la garde de Zouaoua. Il fit construire cette demeure entre 1812 et 1819 dans un quartier qui abritait les hauts fonctionnaires du makhzen et les notables.

La construction a coïncidé avec un essor économique sous l’impulsion de Youssef Saheb Ettabaâ. Chedly Ben Younes, directeur du Festival de la Médina, a expliqué à l’agence Tap que le choix de cet emplacement n’était pas arbitraire : Tunis étant devenue le centre du pouvoir, les proches du cercle décisionnel cherchaient à construire leurs résidences au cœur de la cité. Cette période fut marquée par une rivalité symbolique entre les grandes familles pour mettre en valeur leur statut social en bâtissant des palais alliant luxe et innovation. Cependant, après l’assassinat du grand vizir et la mort de Hammouda Pacha, cet essor urbain connut un ralentissement alors que le pays entrait dans une nouvelle phase politique.

Chef-d’œuvre d’architecture locale

Dar Lasram est un chef-d’œuvre d’architecture arabe qui mêle les styles andalou, ottoman et tunisien, avec des touches kairouanaises visibles dans sa façade et ses «kawabyl» (consoles de pierre supportant l’étage).

L’architecte, historien, archéologue français et maître de recherche au CNRS, Jacques Révault souligne dans ‘‘Palais et demeures de Tunis, (XVIIIe et XIXe siècles)’’ publié en 1971, que sa construction nécessita la démolition de plusieurs maisons pour disposer d’un espace suffisant.

Le palais se compose de trois étages aux fonctions définies avec un sous-sol pour les services, un rez-de-chaussée surélevé pour l’habitation et un étage supérieur pour les invités.

Les communs (makhzens), situés exceptionnellement sous les espaces de vie, servent de fondations massives grâce à des murs épais et des voûtes en berceau ou d’arête. On y trouvait la porte cochère, les écuries, une huilerie (maâşra), des réserves de grains et des citernes (majen).

On accède au cœur du palais par la driba, un large hall dont les voûtes reposent sur huit colonnes de type hafside, suivi d’une skifa (couloir en chicane) qui mène au patio principal. Ce patio à ciel ouvert, sans étage immédiat pour garantir la luminosité, est orné de marbre blanc, de panneaux de faïence polychrome et de frises de stuc.

Un joyau du patrimoine préservé

Autour du patio s’organisent quatre salles, dont les appartements de maîtres. La salle d’apparat et le grand salon cruciforme se distinguent par leurs plafonds en bois sculptés et dorés, reflétant l’influence italienne et s’inspirant des palais du Bardo. La dar al-dhiyaf (maison d’hôtes) occupe l’étage supérieur en façade, offrant aux invités une vue sur la ville sans interférer avec l’intimité familiale. À l’opposé, la dweira (ou dwiriya) était réservée au service et à la cuisine, reflétant la hiérarchie sociale de l’époque.

Le système du tahbis (ou waqf) a protégé le palais de la division successorale, permettant à la famille d’y résider jusqu’en 1964. Grâce à son acquisition par la municipalité de Tunis en 1968 et son affectation à l’ASM en 1969, ce monument est aujourd’hui préservé.

Avec Tap.

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Huile d’olive tunisienne | Exportations en hausse de 55,7%

28. Februar 2026 um 10:20

Les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri) révèlent une nette amélioration des performances du secteur oléicole tunisien au cours des trois premiers mois de la campagne actuelle (novembre 2025-janvier 2026). Les exportations ont atteint un niveau record de 130 900 tonnes, contre 84 100 tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une hausse de 55,7 %.

Le rapport de l’Onagri indique que cette activité d’exportation a eu un impact positif sur les recettes fiscales du pays, les exportations s’élevant à 1 621,2 millions de dinars (MD), en progression de 34,8 % par rapport à la campagne précédente (1 202,3 MD).

Cette hausse est due à la demande mondiale croissante, notamment pour l’huile d’olive extra vierge, qui représente à elle seule 89,5 % du volume total exporté.

Concernant le conditionnement, l’Observatoire explique que les exportations d’huile d’olive en vrac représentent toujours la part la plus importante, soit 88,4 % (115 700 tonnes), tandis que l’huile d’olive en bouteille représente 11,6 % du volume total.

Il note que malgré le volume relativement faible d’huile d’olive en bouteille, celle-ci contribue à hauteur de 15,7 % au chiffre d’affaires total grâce à sa forte valeur ajoutée, avec un prix moyen de 16,73 dinars le kilogramme.

Par ailleurs, ces mêmes données révèlent que le marché européen reste le principal importateur d’huile d’olive tunisienne avec 55,4 %, suivi par l’Amérique du Nord avec 21,1 %.

L’Espagne se classe au premier rang des pays importateurs, avec 30,9 % des exportations, suivie de l’Italie (18,9 %) et des États-Unis (16,8 %).

Parallèlement, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 12 600 tonnes fin janvier, pour une valeur d’environ 170,8 MD.

L’Italie est la destination privilégiée de cette variété tunisienne haut de gamme, absorbant 42 % des exportations totales, suivie de l’Espagne (22 %).

Concernant les prix, le prix moyen à l’exportation a légèrement baissé de 3,2 % en janvier 2026 par rapport au même mois de l’année précédente, s’établissant à environ 12,39 dinars le kilogramme. On observe une nette variation selon les variétés, les prix allant de 8,81 dinars/kg pour l’huile d’olive Lampante à 16,69 dinars/kg pour l’huile d’olive extra vierge en bouteille.

D’après Tap.

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Lampedusa | Reprise des arrivées de migrants de Libye et Tunisie

28. Februar 2026 um 09:57

Il y a eu 11 débarquements de migrants irréguliers en 36 heures, entre jeudi 26 et vendredi 27 février 2026, dans l’île de Lampedusa, en Sicile, Italie, annoncent les médias italiens. Selon les personnes arrivées, parmi lesquelles des femmes et des mineurs, les embarcations provenaient de Tajoura, Zuwarah et Garabulli en Libye, ainsi que de Zarzis en Tunisie.

Les 396 personnes débarquées au quai de Favarolo ont été transférées dans le site d’accueil de l’hôtel d’Imbriacola. Un groupe de 286 d’entre eux devait être transféré hier soir par ferry à Porto Empedocle.

Les patrouilleurs des garde-côtes et de la police financière de Palm Jumeirah ont secouru des embarcations légères et des canots pneumatiques transportant entre 6 et 64 ressortissants bangladais, égyptiens, syriens et pakistanais, rapportent les médias, ajoutant que six débarquements ont eu lieu sur la plus grande des îles Pélages, avec un total de 164 personnes. Deux groupes – composés respectivement de 24 et 32 ​​Bangladais, Égyptiens et Soudanais – ont été interpellés par les carabiniers aux molo Madonnina et Favarolo après avoir débarqué séparément.

Cette reprise des flux entre les côtes africaines et l’île de Lampedusa s’explique par le retour du bon temps après les tempêtes de janvier et février.

I. B.

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Des semences d’olivier dans la réserve mondiale de Svalbard

28. Februar 2026 um 09:30

Le Conseil oléicole international (COI) a participé, vendredi 27 février 2026, à Madrid, au premier dépôt de semences d’oliviers dans la réserve mondiale de semences de Svalbard (Norvège), la plus grande installation au monde dédiée à la conservation à long terme des semences agricoles.

C’est une étape historique pour la conservation de la diversité génétique de l’olivier, rendue possible grâce à la collaboration de diverses organisations et centres de recherche.

Bien que la délégation n’ait pas pu se déplacer dans son intégralité en raison des conditions climatiques, Jaime Lillo, directeur exécutif du COI, et Kent Nnadozie, secrétaire du Tirpaa (FAO), ont réussi à se rendre à Svalbard et ont célébré jeudi après-midi une cérémonie symbolique de dépôt des semences. Il s’agit d’une avancée importante dans la protection du patrimoine génétique mondial de l’olivier, car cette espèce emblématique du bassin méditerranéen, déjà cultivée sur les cinq continents, n’est pas épargnée par les grands défis mondiaux tels que le changement climatique, la perte de biodiversité ou l’apparition de nouveaux ravageurs et maladies.

Préserver l’olivier, c’est sauvegarder une culture millénaire d’une grande valeur environnementale, capable d’agir comme puits de carbone, et garantir la production de l’huile la plus saine au monde, essentielle pour nourrir de manière saine et durable une population mondiale en constante augmentation.

La conservation des variétés traditionnelles et sauvages d’oliviers n’est pas seulement une action à caractère scientifique, mais un engagement commun en faveur de la résilience des systèmes agricoles et de la sécurité alimentaire de l’avenir. «Les semences que nous avons déposées sont l’héritage d’agriculteurs qui, au cours de l’histoire, ont choisi les arbres les plus résistants, ceux qui offraient les meilleurs fruits ou ceux qui s’adaptaient à des sols, des climats et des conditions diverses. Ces semences sont une garantie pour que les générations futures puissent continuer à profiter d’un produit aussi extraordinaire que l’huile d’olive», a déclaré Jaime Lillo, directeur exécutif du COI.

Coopération pour protéger l’olivier

Le processus a nécessité un travail scientifique rigoureux qui comprend la récolte des fruits, le traitement et le séchage des endocarpes, l’évaluation de la viabilité germinative et la conservation dans des conditions contrôlées, conformément aux protocoles internationaux établis pour les dépôts de ce type.

Les semences proviennent d’arbres à pollinisation libre de la collection de la Banque mondiale de germoplasme oléicole de Cordoue (BGMO-UCO), qui abrite plus de 700 variétés originaires de pays membres du COI, tels que l’Albanie, l’Algérie, Chypre, la Croatie, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Syrie, la Tunisie et la Turquie — ainsi que de semences provenant d’exemplaires sauvages (oléastres) de différentes populations naturelles de la péninsule ibérique et des îles Canaries collectées par l’université de Grenade.

«La diversité génétique est ce qui garantit la continuité de toute culture. Sans variabilité génétique, il n’est pas possible de développer de nouvelles variétés capables de s’adapter aux défis actuels», souligne Concepción Muñoz, professeure titulaire au département d’agronomie de l’université de Cordoue. Elle ajoute qu’il est donc essentiel de conserver également les parents sauvages de l’olivier, qui «abritent souvent des gènes de résistance aux maladies et aux stress abiotiques — tels que la sécheresse ou les températures élevées — peu représentés dans le matériel actuellement cultivé».

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