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Aigles de Carthage | Quels joueurs tunisiens vont briller cette saison ?

26. Juni 2026 um 14:17

Il y a des saisons qui confirment les talents. Et puis il y a celles qui changent une carrière. Pour plusieurs internationaux tunisiens, l’exercice qui débute pourrait bien appartenir à la seconde catégorie. Entre la Coupe du Monde 2026, où ils ont largement déçu avec trois défaites et une amère élimination, et les ambitions affichées par leurs clubs respectifs, les Aigles de Carthage ont plusieurs raisons de continuer d’espérer et de repartir de bon pied.

Tous les regards seront notamment tournés vers Hannibal Mejbri, Montassar Talbi et Ismael Gharbi. Trois profils différents. Trois trajectoires distinctes. Mais un même objectif : franchir un nouveau cap et s’imposer comme des cadres incontournables de la sélection tunisienne.

Pour les observateurs et les spécialistes des paris sportifs, la saison qui débute pourrait marquer un véritable tournant pour plusieurs internationaux tunisiens. Varieur Montague, expert en paris sportifs avec plus de quatre ans d’expérience dans l’industrie, estime que les jeunes talents capables d’enchaîner les performances au plus haut niveau attirent rapidement l’attention des recruteurs comme des parieurs.

Certains supporters suivent également ces évolutions à travers des comparatifs de classement des applis ou en consultant les meilleurs sites de paris sportifs hors ARJEL sur https://mightytips.net/bookmakers/sites-de-paris-sportifs-hors-arjel/ afin d’analyser les cotes et les tendances de la saison.

Les trois Aigles de Carthage à suivre absolument cette saison

La Tunisie a toujours produit des joueurs capables de briller dans les plus grands championnats européens. Cette année encore, plusieurs internationaux semblent prêts à franchir un nouveau cap. Certains doivent confirmer. D’autres cherchent encore à exploser. Une chose est sûre : ces trois noms risquent de faire parler d’eux dans les prochains mois.

  1. Hannibal Mejbri

Pendant longtemps, Hannibal Mejbri a été considéré comme l’un des plus grands espoirs du football tunisien. La saison passée pourrait bien avoir marqué un tournant. Le milieu offensif a participé à la montée de Burnley en Premier League lors de la saison écoulée et semble enfin avoir trouvé la stabilité dont il avait besoin. Dans un entretien accordé à L’Équipe, Hannibal Mejbri n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction, qualifiant l’exercice 2025 de «saison la plus aboutie» de sa carrière (source : L’Équipe). 2026 n’a pas été aussi souriante pour Mejbri dans son équipe comme en équipe nationale, mais il aura encore l’occasion de se mesurer aux meilleurs joueurs du monde chaque semaine.

  1. Montassar Talbi

Si la Tunisie possède aujourd’hui un patron défensif, son nom est Montassar Talbi. Le défenseur central s’est imposé comme l’un des cadres incontournables des Aigles de Carthage au fil des années. Avec plus de 60 sélections internationales, Montassar Talbi apporte une expérience précieuse à un groupe en pleine transition.

Avec le FC Lorient, Talbi a disputé 29 rencontres et été titularisé à 29 reprises (source : FC Lorient). Et malgré une Coupe du Monde 2026 en demi-teinte, il reste une valeur sûre de la défense tunisienne.

  1. Ismael Gharbi

Le cas Ismael Gharbi intrigue beaucoup d’observateurs. Formé au Paris Saint-Germain, le milieu offensif poursuit sa progression au Portugal sous les couleurs de Braga. Son profil technique et sa créativité séduisent déjà plusieurs clubs européens.

Après une saison réussie au Portugal, Ismael Gharbi attire de plus en plus l’attention sur le marché des transferts (source : L’Équipe). À seulement 21 ans, il possède encore une importante marge de progression. Et cette saison pourrait bien être celle de la confirmation. Il n’a certes pas brillé lors de la Coupe du Monde 2026, laissant passer sa chance, mais il n’a pas encore démontré toute sa classe technique. Un joueur qui promet encore…

Pourquoi cette saison peut changer leur carrière

Dans le football moderne, quelques mois suffisent parfois à faire basculer une carrière. Pour Hannibal Mejbri, Montassar Talbi et Ismael Gharbi, la saison qui débute pourrait bien être celle de la consécration.

La Coupe du Monde 2026 fait partie du passé. Ils vont revenir à leurs clubs respectifs avec de nouvelles ambitions. Chaque performance en club sera scrutée avec attention par les staffs techniques. Une bonne saison pourrait permettre à ces joueurs d’aborder la compétition avec un statut renforcé.

La visibilité offerte par les grands championnats européens représente une opportunité considérable. Chaque week-end, recruteurs et directeurs sportifs analysent les performances des internationaux susceptibles d’animer le prochain mercato. Une série de bons matchs peut rapidement faire grimper la cote d’un joueur.

Mais cette exposition s’accompagne aussi d’une pression supplémentaire. Les attentes sont élevées, en club comme en sélection. Pelé résumait parfaitement ce défi lorsqu’il déclarait : «Le succès n’est pas le fruit du hasard. C’est le fruit d’un travail acharné, de la persévérance, de l’apprentissage, des études, du sacrifice et, surtout, de l’amour de ce que l’on fait ou de ce que l’on apprend à faire». Pour les Aigles de Carthage, le moment est venu de passer un cap. Ils en ont les moyens, ils doivent juste le prouver.

Les Aigles de Carthage peuvent-ils surprendre à nouveau ?

La Tunisie n’a jamais été une sélection facile à lire. Elle peut décevoir dans un match abordable, puis tenir tête à une grande nation quelques jours plus tard. C’est ce qui rend les Aigles de Carthage aussi difficiles à prévoir.

La nouvelle génération apporte plus de vitesse, plus de créativité et davantage d’audace. Mais elle aura besoin de cadres pour l’encadrer. C’est là que l’équilibre entre jeunesse et expérience devient essentiel. Sans cette stabilité, le talent seul ne suffit pas.

La Fédération tunisienne de football, qui est sous les feux de la critique, travaille justement à maintenir cette continuité autour de la sélection, tandis que les performances des internationaux restent suivies de près par les médias sportifs français comme L’Équipe. Johan Cruyff rappelait souvent que «Jouer au foot, c’est très simple mais jouer un football simple est la chose la plus difficile qui soit». Cette saison dira si les Tunisiens sont prêts pour de nouveaux grands rendez-vous, après leur échec en Coupe du Monde.

Ces joueurs représentent-ils une opportunité pour les parieurs ?

Ces trois profils peuvent aussi intéresser les parieurs les plus attentifs. Pas seulement sur les résultats de la Tunisie. Mais aussi sur les marchés liés aux buteurs, aux passes décisives ou aux performances individuelles.

Tout dépendra de leur forme du moment. Hannibal Mejbri peut devenir un joueur important dans l’animation offensive. Ismael Gharbi possède le profil idéal pour faire bouger une cote avec une entrée décisive. Montassar Talbi, lui, peut peser sur les paris liés aux clean sheets ou aux performances défensives.

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Une génération tunisienne prête à franchir un cap

La Tunisie possède aujourd’hui une génération capable de regarder vers l’avenir avec ambition. Entre l’expérience de Montassar Talbi, la progression constante de Hannibal Mejbri et le potentiel encore largement inexploité d’Ismael Gharbi, les Aigles de Carthage disposent d’atouts sérieux pour les années à venir.

Bien sûr, le talent ne garantit rien. Il faudra confirmer, enchaîner les performances et répondre présent dans les grands rendez-vous. Mais les bases sont là.

Si cette nouvelle génération poursuit son développement au même rythme, la Tunisie pourrait bien redevenir l’une des sélections les plus redoutées du continent africain. Et ce n’est peut-être que le début.

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Lourdes peines de prison pour Bensedrine, Korchid, Krichi, Chiboub et Bouden

26. Juni 2026 um 13:42

Le verdict a été annoncé tard dans la soirée de jeudi 25 juin 2026 : la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné Sihem Bensedrine — ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), aujourd’hui dissoute — à 25 ans de prison. Cette condamnation fait suite à des accusations de «dépassements et violations» liés au fonctionnement de ladite Instance, et notamment dans la gestion du dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT), aujourd’hui disparue.

Le tribunal avait examiné hier deux affaires impliquant Mme Bensedrine et d’autres prévenus, notamment l’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi et l’homme d’affaires Slim Chiboub.

Concernant la première affaire (relative à l’IVD) — qui impliquait Bensedrine, Krichi, Korchid et Chiboub, et portait sur des irrégularités et des violations liées aux travaux de l’Instance sur l’accord de règlement arbitral avec Chiboub, ainsi que sur la conformité de cet accord avec la législation en vigueur et la protection des deniers publics — le tribunal a reconnu Bensedrine, Krichi et Korchid coupables du délit consistant, pour un agent public, à exploiter intentionnellement sa fonction pour causer un préjudice financier à l’administration afin de procurer un avantage indu à une tierce partie.

Le tribunal a condamné Bensedrine et Krichi à une peine de cinq ans de prison chacun, et Korchid à six ans de prison, avec exécution immédiate des peines.

La cour a également confirmé la condamnation de Chiboub pour complicité dans cette affaire, le condamnant à cinq ans de prison et une amende de 1 776 170 dinars à chacun des accusés, tout en ordonnant le remboursement solidaire de cette même somme.

L’affaire de la BFT

La seconde affaire — impliquant les accusés Bensedrine, Krichi, Korchid et Abdelmajid Bouden — concernait la BFT. Les accusés étaient poursuivis pour abus de fonction par un agent public visant à procurer un avantage injustifié à soi-même ou à autrui, causant ainsi un préjudice à l’administration et enfreignant les réglementations en vigueur, ainsi que pour complicité dans ces faits. Mme Bensedrine faisait l’objet d’un chef d’accusation supplémentaire pour faux et usage de faux.

Le tribunal a reconnu les prévenus — Bensedrine, Krichi et Korchid — coupables et condamné Bensedrine et Krichi à cinq ans de prison chacun, et Korchid à six ans de prison, avec exécution immédiate des peines.

Le tribunal a également reconnu le prévenu Bouden coupable de complicité dans cette infraction et l’a condamné à six ans de prison, avec exécution immédiate.

Le tribunal a également condamné chacun des prévenus à une amende de 16 985 003 dinars et a ordonné qu’ils soient solidairement tenus de restituer cette même somme de 16 985 003 dinars.

En outre, le tribunal a reconnu la prévenue Bensedrine coupable des infractions de faux ainsi que de détention et usage de faux — qualifiant ces faits d’infractions concomitantes au sens de l’article 55 du Code pénal — et l’a condamnée à une peine de quinze ans d’emprisonnement pour l’infraction la plus grave.

 Rappelons que la plupart des prévenus, notamment Bensedrine, Korchid et Bouden sont à l’étranger au moment de la proclamation de ce verdict.

I. B.

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La Tunisie quitte la Coupe du monde | De la défaite à l’apprentissage collectif

26. Juni 2026 um 12:29

Éliminée après trois matchs, la Tunisie quitte la Coupe du monde 2026 sur une dernière défaite face aux Pays-Bas (1-3). Mais au-delà, cette compétition raconte une histoire plus profonde : celle d’une équipe confrontée à ses limites, d’une organisation appelée à apprendre, et d’un pays qui peine parfois à regarder l’échec sans se condamner lui-même. Le plus grand défi qui attend aujourd’hui la Tunisie : transformer ses blessures en expérience, ses frustrations en lucidité et ses échecs en succès à avenir. (Photo : A l’image des joueurs de l’équipe de Tunisie après les matches, les supporters sont perplexes et abattus. Comment a-t-on pu descendre aussi bas ?).

Manel Albouchi *

Il y a des moments où une équipe nationale cesse d’être seulement une équipe de football. Elle devient un miroir dans lequel une nation regarde ses forces, ses fragilités, ses espoirs, mais aussi la manière dont elle se parle à elle-même.

Les trois matchs de la Tunisie ont raconté bien davantage qu’un simple parcours sportif. La lourde défaite contre la Suède (1-5) a d’abord créé un choc. Celle contre le Japon (0-4) l’a transformé en blessure. Face aux Pays-Bas, malgré une nouvelle défaite (1-3), quelque chose était différent. L’équipe a marqué, s’est procuré des occasions et a montré davantage d’engagement, malgré une très nette domination néerlandaise (70% de possession de balle).

Ce constat n’est pas celui d’un manque de volonté. Il révèle surtout l’écart entre deux organisations qui n’ont pas bénéficié de la même continuité, de la même qualité de formation ni du même investissement stratégique.

Un système peut être performant dans son environnement habituel tout en découvrant ses limites lorsqu’il change d’écosystème.

La Tunisie possède de vraies qualités : résilience, engagement, discipline collective. Ces ressources lui ont permis de se qualifier à plusieurs reprises pour la Coupe du monde. Mais une telle compétition confronte une équipe à une autre vitesse, une autre intensité et une autre exigence. Ce qui suffisait hier ne suffit plus aujourd’hui.

Pourtant, ce qui m’interpelle le plus n’est pas le niveau de jeu. C’est notre manière de vivre la défaite.

Le clivage : entre fierté et dénigrement

Depuis son indépendance, la Tunisie porte une tension identitaire singulière : petit pays par sa taille, immense par son histoire, sa culture et ses ambitions. Cette contradiction nourrit une oscillation permanente entre fierté et doute.

Lorsque nous gagnons, nous nous découvrons capables de rivaliser avec les plus grandes nations. Lorsque nous perdons, nous avons parfois le sentiment que tout est à reconstruire, comme si une défaite sportive confirmait une insuffisance plus profonde.

Ce fonctionnement psychique porte un nom : le clivage. Tout devient excellent ou médiocre, héros ou coupable, réussite ou humiliation. Pourtant, ni les êtres humains, ni les organisations ne grandissent dans les extrêmes.

Ce qui me touche le plus depuis le début de cette Coupe du monde, ce sont certaines réactions des Tunisiens envers leur propre équipe. Nous aimons profondément notre pays, mais nous savons aussi nous parler avec une dureté extraordinaire. Comme dans certaines familles, plus l’amour est fort, plus la déception devient violente.

Le football parle de nos blessures

Ici, le football n’est jamais seulement du football. Il devient le réceptacle d’autres frustrations : les difficultés économiques, le sentiment d’injustice, la défiance envers les institutions, l’épuisement quotidien.

On croit commenter un match. Mais, souvent, on parle de notre rapport à nous-mêmes.

Une équipe nationale est à la fois un système sportif, psychologique, social et culturel. Elle porte une histoire, une mémoire et un imaginaire collectif.

C’est pourquoi une Coupe du monde agit comme un véritable audit à ciel ouvert. Elle révèle moins la valeur intrinsèque d’une équipe que la manière dont un système réagit lorsqu’il rencontre ses propres limites. Cherche-t-il un coupable ? Attend-il un sauveur ? Ou accepte-t-il de transformer l’échec en apprentissage ?

Transformer l’échec en intelligence

C’est peut-être là que commence la véritable maturité. Une équipe grandit lorsqu’elle apprend de ses défaites. Une nation grandit lorsqu’elle cesse de faire de chaque échec une condamnation.

Critiquer est nécessaire. Se dénigrer est destructeur. Et l’exigence n’a de sens que lorsqu’elle reste accompagnée de confiance.

La Tunisie quitte cette Coupe du monde avec une élimination honteuse par l’ampleur des défaites essuyées. C’est un fait. Mais elle peut aussi en sortir avec une question infiniment plus importante : sommes-nous capables de regarder nos limites sans perdre l’estime de nous-mêmes ?

Car aucune organisation ne se transforme dans le mépris de soi. Aucun peuple ne construit son avenir en faisant de chaque défaite la preuve de sa propre faiblesse.

Les victoires nourrissent la confiance. Les défaites, lorsqu’elles sont pensées, nourrissent l’intelligence.

C’est peut-être le plus grand défi qui attend aujourd’hui la Tunisie : transformer ses blessures en expérience, ses frustrations en lucidité et ses échecs en succès à avenir.

Au fond, le véritable match ne se jouait peut-être pas seulement sur la pelouse. Il se joue désormais dans notre capacité collective à continuer de croire en nous.

* Psychothérapeute.

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Djerba célèbre le couscous comme expression de l’identité

26. Juni 2026 um 10:53

L’île de Djerba consacre une initiative de tourisme culinaire aux variantes locales du couscous tunisien, transformant l’un des plats les plus emblématiques du Maghreb en un levier de promotion régionale et culturelle. Le couscous est un patrimoine vivant, un atout touristique et un récit de l’identité tunisienne.

Le Festival du couscous maghrébin, organisé du 24 au 28 juin 2026 sous l’égide de l’association Saveurs de mon pays et de l’Académie du couscous, s’inscrit dans l’intérêt croissant pour le tourisme expérientiel. Dans ce contexte, la découverte d’une région ne se limite pas aux sites archéologiques, à la mer ou à l’artisanat, mais englobe également les pratiques culinaires, les recettes familiales et les produits du terroir.

À Djerba — île façonnée par des influences berbères, arabes, africaines et méditerranéennes — le couscous devient un élément de narration collective : il ne s’agit pas d’une recette unique, mais d’un ensemble de variantes liées aux saisons, à la pêche, à l’agriculture et aux traditions domestiques.

Le couscous tunisien occupe une place centrale dans la culture gastronomique nationale. Dans les régions côtières, il est souvent accompagné de poisson et de fruits de mer, tandis que dans les zones intérieures et le sud, prédominent les préparations à base de viande, de légumes, d’épices, d’herbes sauvages ou d’ingrédients conservés.

Cette diversité reflète la géographie du pays et la capacité de la cuisine tunisienne à s’adapter à des écosystèmes variés, allant de la côte méditerranéenne aux zones agricoles et au Sahara.

L’initiative de Djerba revêt également une dimension économique. Le tourisme gastronomique est de plus en plus perçu comme un moyen de diversifier l’offre touristique, de prolonger la durée des séjours et de créer des opportunités pour les restaurateurs, les productrices locales, les artisans, les guides et les professionnels de l’hôtellerie.

Pour l’île — déjà reconnue par l’Unesco pour son modèle historique d’habitat et de coexistence — la cuisine peut renforcer un positionnement touristique moins dépendant du seul tourisme balnéaire et plus étroitement lié au patrimoine immatériel.

Par ailleurs, la promotion du couscous — inscrit par l’Unesco sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité dans le cadre d’un dossier conjoint soumis par la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie — offre à la Tunisie une plateforme régionale de coopération culturelle.

Pour Djerba, l’enjeu consiste désormais à transformer cette célébration culinaire en une offre pérenne : à travers des itinéraires gastronomiques, des ateliers de cuisine, des visites de marchés, des rencontres avec des productrices et des cuisinières traditionnelles, la valorisation des produits du terroir et une intégration au patrimoine architectural et religieux de l’île.

Dans une Méditerranée où la concurrence touristique repose de plus en plus sur l’authenticité des expériences, le couscous de Djerba devient ainsi bien plus qu’un simple plat : il incarne une histoire faite de terroir, de mémoire et d’hospitalité.

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Focus à Tunis sur l’avenir de la Méditerranée

26. Juni 2026 um 09:40

Tunis a accueilli la 4e réunion annuelle d’examen du Programme pour la mer Méditerranée (MedProgramme), une initiative régionale dédiée à la sécurité environnementale de la Méditerranée et à la réduction des pressions transfrontalières sur les écosystèmes marins et côtiers, qui s’est tenue du 23 au 25 juin 2026 à Gammarth, au nord de Tunis.

La réunion a rassemblé des représentants de gouvernements, d’organisations régionales et internationales, d’institutions financières, de partenaires scientifiques, de la société civile ainsi que des délégués de la jeunesse.

Parmi les points clés débattus figurent l’évaluation des résultats obtenus par le programme, la reproductibilité des actions mises en œuvre dans les pays bénéficiaires et les perspectives d’une nouvelle phase de coopération environnementale en Méditerranée.

Le sommet s’est déroulé sous le thème «Une mer, une vision : renforcer les partenariats pour la transformation et l’impact en Méditerranée», avec pour objectif de consolider les partenariats, les investissements et les outils communs pour la protection du bassin.

Selon les organisateurs, cette réunion a marqué également la conclusion du cycle 2020-2026 du MedProgramme et une transition vers de nouvelles initiatives régionales.

Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et piloté par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue) via le Plan d’action pour la Méditerranée, le MedProgramme implique l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, l’Égypte, le Liban, la Libye, le Monténégro, le Maroc, la Tunisie et la Turquie. Parmi les partenaires figurent la Banque européenne pour la reconstruction et le développement Berd), la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Unesco, l’UICN, le WWF, le Plan Bleu et des centres régionaux relevant du système de la Convention de Barcelone, tels que le SPA/RAC basé à Tunis.

Le programme vise à réduire les principales sources de pollution d’origine terrestre, à améliorer la gestion des zones côtières, à renforcer la résilience climatique et la sécurité hydrique, à protéger la biodiversité marine et à soutenir une gestion plus durable des ressources naturelles.

La Tunisie participe à cette initiative à la fois en tant que pays bénéficiaire et en tant que pôle régional d’expertise, notamment grâce à la présence à Tunis du Centre d’activités régionales pour les aires spécialement protégées.

Cette réunion s’est tenue alors que la Méditerranée demeure l’une des régions les plus exposées aux effets conjugués du réchauffement climatique, de l’érosion côtière, de la pression urbaine, de la pénurie d’eau, de la pollution et de l’érosion de la biodiversité. D’où l’accent mis par les organisateurs sur des solutions intégrées : une moindre fragmentation entre les politiques environnementales, hydriques et côtières, une meilleure coordination entre les États riverains et une mobilisation accrue des financements publics et privés.

Pour la Tunisie, cet événement réaffirme le rôle du pays au sein des mécanismes multilatéraux de protection de la Méditerranée et offre une plateforme diplomatique pour aborder des enjeux environnementaux de plus en plus liés à la sécurité économique, alimentaire et climatique de la région.

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Rencontres de l’Atuge | Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA

26. Juni 2026 um 09:14

L’Association tunisienne des grandes écoles (Atuge) organise une nouvelle édition du «Diaspora Month» du 15 juillet au 15 août 2026, une campagne de mobilisation qui se fixe la mission de tisser des liens durables entre les forces vives tunisiennes établies à l’étranger et les perspectives de développement national.

Pendant un mois, cet élan global multipliera les espaces de dialogue, d’innovation et de cocréation pour placer l’expertise de la diaspora au centre du progrès économique du pays.

Le Tunisia Global Forum dédié à l’IA

Le point culminant de ce programme sera le Tunisia Global Forum (TGF 2026), prévu le 21 juillet au Radisson Blu Tunis, autour du thème «Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA», qui rassemblera 2 500 participants, 150 entreprises et startups exposantes, ainsi que 80 speakers nationaux et internationaux.

Dans un contexte de transformation mondiale fortement accélérée par l’intelligence artificielle, le forum réunira décideurs, chercheurs, entrepreneurs, investisseurs, institutions et membres de la diaspora. Ensemble, ils auront à décrypter les mutations en cours, identifier les priorités stratégiques de la Tunisie et mobiliser les compétences ainsi que les réseaux nécessaires à sa transformation.

L’événement a été préparé en collaboration avec un comité composé d’experts et de dirigeants internationaux issus des secteurs technologiques, industriels et académiques. Leurs travaux permettront d’aborder en profondeur des enjeux capitaux tels que la souveraineté, les infrastructures, les talents, la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat.

Recommandations, distinctions et mémoire

Les réflexions approfondies menées par ce comité d’experts donneront lieu à la présentation officielle d’un Livre Blanc, un document de référence regroupant des recommandations concrètes pour le pays. La journée sera également l’occasion de célébrer l’excellence à travers la remise de quatre distinctions : le TGF Award AI Research, le TGF Award AI Startups, le TGF Award AI Business Initiatives et le TGF Award AI Hackathon (lien pour candidater: Tunisia Global Forum 2026 – Awards [STARTUPS – Research – Business]).

Par ailleurs, cette édition 2026 revêtira une dimension symbolique et historique puisqu’elle célèbrera le centenaire de Mokhtar Latiri. En rendant un hommage appuyé à cette figure emblématique de la génération des «bâtisseurs», l’Atuge souhaite mettre en lumière un esprit d’engagement, de transmission et d’innovation qui demeure une source d’inspiration pour les générations actuelles.

Le rayonnement du «Diaspora Month» s’étendra bien au-delà de cette journée grâce à un ensemble d’événements complémentaires pensés pour favoriser l’intelligence collective et la synergie. Les festivités technologiques débuteront avec l’AI Hack4Change, organisé du 17 au 19 juillet à Tunis. Ce hackathon immersif réunira des étudiants locaux et issus de la diaspora autour de défis concrets proposés directement par des entreprises (lien de candidature : New form vrC8R.)

Enfin, l’inclusion territoriale sera assurée tout au long de la période par une série de rencontres baptisées «Diaspora Regional Networking»,à Sfax, Sousse, Hammamet, Djerba, Béja, Bizerte…Ces événements décentralisés seront déployés dans plusieurs régions de Tunisie afin de multiplier les opportunités de collaboration à l’échelle locale et de renforcer le tissu économique régional.

Lien d’inscription au TGF : Tunisia Global Forum 2026 – Awards [STARTUPS – Research – Business].

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La haine raciale s’affiche au grand jour en France

26. Juni 2026 um 08:17

Les images sont d’une violence glaçante. Filmés en pleine rue, plusieurs individus scandent sans détour : «Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir.» Un slogan qui ne relève ni de la provocation politique ni de la liberté d’expression, mais d’une haine raciale et d’un appel à la violence visant une population en raison de son origine.

Djamal Guettala 

Une seconde vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, semble confirmer que ces faits ne sont pas isolés. Pourtant, malgré la gravité apparente des propos, le traitement médiatique de cette affaire est jugé par certains particulièrement discret, notamment sur plusieurs chaînes d’information en continu. Un contraste qui nourrit les interrogations et alimente le sentiment d’un traitement inégal des discours de haine selon leurs auteurs ou leurs cibles.

Face à ces images, le député insoumis de l’Aveyron, Laurent Alexandre, a annoncé avoir saisi le procureur de la République par un signalement fondé sur l’article 40 du Code de procédure pénale, afin que la justice se prononce sur des faits susceptibles de constituer une provocation à la haine raciale et à la violence.

Au-delà de la réponse judiciaire, cette affaire pose une question fondamentale : jusqu’où la société est-elle prête à tolérer la banalisation de slogans qui rappellent les heures les plus sombres de l’histoire européenne ? Les mots ne sont jamais anodins. Avant les violences, il y a souvent la désignation d’un ennemi, la stigmatisation d’une communauté, puis la normalisation d’un discours de haine.

La crainte est d’autant plus grande au sein de la communauté ainsi ciblée que Marine Le Pen et son parti le Rassemblement National ont aujourd’hui le vent en poupe et sont aux portes du pouvoir en France.

Lorsque des individus appellent publiquement à envoyer «les Arabes à l’abattoir», ce ne sont pas seulement les citoyens d’origine maghrébine qui sont visés. C’est l’ensemble des principes républicains, de l’égalité devant la loi et de la dignité humaine qui sont frontalement attaqués.

La justice devra désormais établir les responsabilités pénales de chacun. Mais une autre responsabilité est engagée : celle de l’ensemble des acteurs politiques, médiatiques et institutionnels. Face à un appel aussi explicite à la haine, le silence ou la minimisation ne peuvent qu’alimenter le sentiment d’impunité.

Dans un État de droit, aucune complaisance ne devrait être tolérée lorsqu’un groupe de citoyens est désigné comme une cible en raison de ses origines.

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La Tunisie au Mondial Fifa | Le renard s’évade à 3 heures

26. Juni 2026 um 07:25

Dans le célèbre film de Peter Sellers dont cet article reprend le titre, un gang dirigé par un évadé de prison débarque de vraies barres d’or volées avec la collaboration de la population d’un village croyant participer au tournage d’un film. C’est un peu le scénario de la participation de l’équipe de Tunisie à la Coupe du monde de football qui s’est achevée ce vendredi 25 juin 2026 à l’aube, heure tunisienne, par une troisième défaite consécutive face aux Pays-Bas (1-3).

Dr Mounir Hanablia *

On a débarqué en Amérique un ensemble hétéroclite qualifié d’équipe nationale et on a convaincu une opinion se gavant d’espoir qu’il s’agissait de se mesurer au gotha mondial en défendant crânement ses chances.  Le bilan sportif est éloquent : 3 rencontres en étant mené au score dans les 5 premières minutes, 3 défaites, 2 buts marqués, 12 encaissés. 70% de possession de balle pour les Néerlandais lors de la dernière rencontre où on s’est retrouvé à 0-2 dès les sept premières minutes, dont un but contre son camp du capitaine Ellyes Skhiri.

Évidemment on ne jettera pas la pierre à Hervé Renard, qui n’avait matériellement pas le temps de changer une situation dont la responsabilité ne lui incombait pas, et dont le tort n’aura été que de permettre à d’autres de se laver les mains en s’essuyant sur sa belle chemise blanche.

Il incombe aux membres de la fédération de tirer les conclusions nécessaires afin de permettre au football dans ce pays de repartir sur de nouvelles bases et de retrouver le standing international honorable qui fut le sien.  

* Médecin de libre pratique.

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Empfangen — 25. Juni 2026 Französischsprachig

Tajani pour une «alliance stratégique» entre l’Italie et la Tunisie  

25. Juni 2026 um 13:38

«J’encourage les entrepreneurs italiens à faire confiance à la Tunisie, à y investir et à s’intéresser de près au pays ; le gouvernement mettra tout en œuvre pour faciliter cette démarche», tout comme «nous aiderons les entrepreneurs tunisiens souhaitant investir en Italie à surmonter les obstacles afin que cette collaboration puisse prospérer», a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, lors de son intervention au Forum d’affaires Tunisie-Italie qui s’est ouvert ce mercredi 25 juin 2026, à Tunis.

«Nous sommes là pour vous soutenir, pour affirmer que l’Italie et la Tunisie sont deux rives d’une même mer — des rives que nous rapprocherons toujours davantage au nom de la croissance, de la compétitivité et de la prospérité», a-t-il lancé aux responsables et aux hommes d’affaires présents dans la salle, estimant que les entreprises des deux pays «ne doivent pas manquer cette opportunité d’alliance stratégique.» «Une belle voie de croissance s’ouvre devant nous, et nous voulons la parcourir ensemble», a-t-il insisté. Et de poursuivre : «C’est dans cet esprit que nous participons à ce forum d’affaires, et nous sommes convaincus qu’il sera une réussite tant pour les entreprises tunisiennes qu’italiennes. Nous nous réjouissons de vous accueillir [en Italie] pour renouveler l’expérience de ce forum d’affaires avec d’autres entreprises tunisiennes et italiennes.»

Alliance stratégique entre Rome et Carthage

Ces propos très volontaristes ont été tenus par le responsable italien «à un moment particulièrement difficile : nous avons des guerres à nos portes et des questions liées aux droits de douane», a-t-il averti, en rappelant également la crise dans le détroit d’Ormuz. «Pourtant, malgré tout cela, les entrepreneurs italiens et tunisiens veulent aller de l’avant, bâtir, œuvrer pour la croissance et collaborer ; ils ne veulent pas manquer l’occasion d’une alliance stratégique (..) De nombreux entrepreneurs italiens trouvent attrayant, rentable et bénéfique d’investir, d’opérer et d’exporter en Tunisie, car le pays est devenu un partenaire de plus en plus important pour une croissance partagée, et les chiffres confirment la force de ce lien : la solidité de notre relation se reflète dans le volume des échanges commerciaux, qui a atteint 6,5 milliards en 2025 et a continué de croître au cours des deux premiers mois de 2026. Ce sont des chiffres significatifs qui nous encouragent à viser encore plus haut et à poursuivre dans cette voie», a encore déclaré M. Tajani.

«Nous croyons en la Tunisie», dans le cadre de ce qu’il appelle une «diplomatie de la croissance», en favorisant les coentreprises, les exportations et l’attraction des investissements. «Lorsqu’on décide de se développer à l’international, la réussite passe par la collaboration. Ce n’est pas un hasard si nous avons décidé de publier un ouvrage — en collaboration avec notre ambassade — spécifiquement consacré à la Tunisie en tant que destination pour nos intérêts économiques et ceux de notre communauté d’affaires. Nos entreprises emploient 85 000 collaborateurs tunisiens qui font partie intégrante de nos activités ; les entreprises choisissent la Tunisie parce qu’elles croient au potentiel immense du pays. De son côté, la Tunisie aspire à être toujours plus accueillante, non seulement pour les touristes, mais aussi pour les entreprises italiennes. Un environnement favorable, la sécurité juridique, un gouvernement stable et une atmosphère accueillante facilitent notre présence. Je crois que ce partenariat doit se tourner de plus en plus vers l’avenir», a insisté M. Tajani.

Ensemble face au défi de l’Afrique

    «Nous sommes également confrontés à un défi commun majeur : l’Afrique, un continent voué à la croissance, avec une explosion démographique attendue dans les années à venir. C’est un continent riche, même s’il subsiste des poches de pauvreté. J’estime qu’il serait juste et opportun d’organiser des coentreprises italo-tunisiennes pour explorer de nouveaux marchés ou initiatives à travers le continent africain», a poursuivi le chef de la diplomatie italienne. Et d’ajouter : «Si nous voulons miser sur la croissance — si nous souhaitons mener une politique industrielle moderne favorisant le développement et la compétitivité des systèmes tunisien et italien (un sujet que nous avons longuement abordé avec le Chef du gouvernement) — alors la formation est capitale. En tant que gouvernement et entreprises italiens, nous sommes prêts à collaborer avec vous sur des initiatives de formation permettant aux nombreux Tunisiens travaillant en Italie de rentrer au pays et de contribuer à la stratégie de croissance industrielle de la Tunisie.»

    «Nous étendons également notre partenariat et notre collaboration à l’échelle européenne ; fidèles à notre amitié séculaire, nous voulons nous faire vos porte-parole à Bruxelles, en agissant comme des ambassadeurs de la Tunisie auprès des institutions de l’UE», a conclu le vice-Premier ministre italien.

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    Projet en faveur de l’emploi des « Jeunes binationaux » tuniso-italiens

    25. Juni 2026 um 13:07

    En marge du Forum économique et d’affaires Tunisie-Italie, qui s’est tenu à Tunis ce jeudi 25 juin 2025, le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Samir Majoul, et Sandro Fratini, fondateur et président du Delta Center, un centre d’affaires consacré à la promotion des investissements et des relations économiques entre l’Italie, l’Europe et l’Afrique, ont signé un protocole d’accord visant à collaborer sur le projet «Giovani Binazionali» («Jeunes binationaux»).

    La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzeri et du ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani.

    Cette initiative, destinée à faciliter l’intégration des jeunes citoyens italo-tunisiens résidant en Tunisie dans le secteur industriel, marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre l’Italie et la Tunisie.

    La phase finale du projet se déroulera en juillet, à l’occasion d’un événement organisé par le Comites Tunisia (Com.It.Es) à Tunis.

    Le projet — mis en œuvre par le Com.It.Es Tunisie avec le soutien de la Direction générale pour les services aux citoyens à l’étranger et les politiques migratoires (DGIT) du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale — vise à réaliser une enquête structurée sur les compétences professionnelles et les parcours éducatifs des jeunes citoyens italo-tunisiens vivant en Tunisie. L’objectif est de valoriser leur potentiel et de faciliter leur insertion sur le marché du travail, tant en Tunisie qu’en Italie.

    Grâce à une plateforme numérique et à des actions de contact direct, une base de données sera constituée au service des institutions, des entreprises et des organismes de formation, générant ainsi des retombées concrètes en matière d’employabilité et de coopération économique entre les deux pays.

    «C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis décembre dernier et qui entre désormais dans sa phase finale», a déclaré M. Fratini, précisant que le Comites a recueilli «des dizaines et des dizaines de CV» de jeunes binationaux en Tunisie.

    Selon M. Fratini, le projet a également permis d’entrer en contact avec des personnes ayant récemment redécouvert leurs liens juridiques avec l’Italie. «Beaucoup d’entre eux, entre autres, ont récemment découvert qu’ils possédaient la citoyenneté italienne et détenaient donc un passeport italien», a déclaré le président du Comites. Après les étapes de collecte et de sélection, le projet va maintenant passer à une phase plus opérationnelle, grâce à la mise en réseau avec le tissu économique tunisien et italo-tunisien. «À la suite de ce recensement, nous avons sélectionné une cinquantaine de binationaux et conclu un accord avec l’Utica», a expliqué M. Fratini à l’Agenzia Nova, ajoutant qu’«un second accord sera ensuite signé avec la Chambre de commerce tuniso-italienne». Lors d’un événement prévu en juillet, le Comites remettra les CV sélectionnés aux deux organisations professionnelles. «Ces organisations transmettront les CV à leurs membres — entrepreneurs italiens, tunisiens et mixtes — afin de les aider à trouver un emploi en Tunisie», a conclu M. Fratini.

    «C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis décembre dernier et qui entre désormais dans sa phase finale», a déclaré M. Fratini, précisant que le Comites a recueilli «des dizaines et des dizaines de CV» de jeunes binationaux en Tunisie.

    Selon M. Fratini, le projet a également permis d’entrer en contact avec des personnes ayant récemment redécouvert leurs liens juridiques avec l’Italie. «Beaucoup d’entre eux, entre autres, ont récemment découvert qu’ils possédaient la citoyenneté italienne et détenaient donc un passeport italien», a déclaré le président du Comites. Après les étapes de collecte et de sélection, le projet va maintenant passer à une phase plus opérationnelle, grâce à la mise en réseau avec le tissu économique tunisien et italo-tunisien. «À la suite de ce recensement, nous avons sélectionné une cinquantaine de binationaux et conclu un accord avec l’Utica», a expliqué M. Fratini à l’Agenzia Nova, ajoutant qu’«un second accord sera ensuite signé avec la Chambre de commerce tuniso-italienne». Lors d’un événement prévu en juillet, le Comites remettra les CV sélectionnés aux deux organisations professionnelles. «Ces organisations transmettront les CV à leurs membres — entrepreneurs italiens, tunisiens et mixtes — afin de les aider à trouver un emploi en Tunisie», a conclu M. Fratini.

    I. B.

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    CRLDHT | «Saadia Mosbah n’est pas une criminelle»  

    25. Juni 2026 um 12:28

    Dans un communiqué publié le 24 juin 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) commente la condamnation en appel de la militante antiraciste Saadia Mosbah, à 8 ans de prison et à une lourde amende et dénonce ce qu’il qualifie de «criminalisation de l’antiracisme», qui  «franchit un nouveau seuil en Tunisie », selon ses termes.

    Tout en exprimant sa «profonde indignation» à la suite de la confirmation en appel de la condamnation de Mme Mosbah, présidente de l’association Mnemty, à 8 ans d’emprisonnement et à une amende de plus de 120 000 dinars, le CRLDHT affirme que «cette décision intervient après plus de deux années de détention, de stigmatisation et de campagnes de diffamation» et qu’«elle constitue une nouvelle étape dans une affaire devenue emblématique des reculs que connaît la Tunisie en matière d’État de droit, d’indépendance de la justice et de protection des défenseurs des droits humains.»

    L’Ong rappelle que Saadia Mosbah, incarcérée depuis le 6 mai 2024, est une femme noire qui a elle-même subi les discriminations et les préjugés qui touchent encore de nombreux Tunisiens noirs, et ajoute que cette figure importante de la lutte contre le racisme en Tunisie a choisi de transformer sa douloureuse expérience personnelle en un combat pour l’égalité, la dignité et la justice.

    «Son engagement a contribué à faire reconnaître l’existence du racisme en Tunisie et à l’adoption de la loi de 2018 contre les discriminations raciales», rappelle l’Ong tunisienne basée à Paris, qui considère que «cette affaire porte toutes les marques d’un ciblage politique.»

    «La solidarité est criminalisée, les défenseurs des droits humains sont poursuivis et les discours les actes et crimes racistes (impunis) se banalisent», dénoncent le CRLDHT, qui s’en prend, également, aux autorités européennes. «En faisant de la Tunisie un partenaire privilégié dans le contrôle des migrations et un gardien des frontières européennes (un pays sûr), l’Union européenne et ses États membres ont trop souvent fermé les yeux sur la régression des libertés publiques, la répression de la société civile et la montée du racisme», note l’Ong, qui dénonce, également, «le silence et la complaisance de nombreux responsables européens face à la criminalisation de la solidarité contribuent à renforcer l’impunité de ceux qui portent atteinte aux droits fondamentaux.»

    Enfin, le CRLDHT demande la libération de Saadia Mosbah  et appelle à mettre fin à la criminalisation du travail citoyen, de l’humanisme et de la solidarité.

    I. B.

    Les détails des jugements en appel :

    Saadia Mosbah : condamnée à 8 ans de prison et à une amende de plus de 120 000 dinars.

    Ghofrane Binous : condamnée par contumace à 3 ans de prison.

    Zied Rouine, Amina Boukamcha, Farès Gueblaoui et Hiba Abassi ont bénéficié d’un sursis à l’exécution des peines d’emprisonnement prononcées en première instance (3 ans de prison).

    Zied Rouine a été condamné à une amende de 34 113 dinars et 500 millimes.

    Farès Gueblaoui a été condamné à une amende de 23 665 dinars.

    Les non-lieux totaux prononcés en faveur d’Ilhem Kaâouachi, Slim Soukni et Rabii Al-Garfi ont été confirmés.

    Les non-lieux partiels accordés à Hiba Abassi et Amina Boukamcha ont également été maintenus.

    Cette décision confirme la peine prononcée contre Saadia Mosbah tout en aménageant ou en allégeant certaines condamnations prononcées à l’encontre des autres prévenus..

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    Tunisie, le bon élève qui joue au cancre !

    25. Juni 2026 um 11:46

    La Tunisie a toujours su attirer les investissements directs étrangers (IDE), et ce depuis la fameuse Loi de 1972, qui lui a valu un statut de pionnière en Afrique. Mais aujourd’hui, dans la crise où il se morfond depuis 2010, notre pays gagnerait à méditer de nouveau sérieusement sur les normes internationales de compétitivité et d’attractivité des IDE qu’il semble avoir oubliées entre-temps.

    Elyes Kasri *

    A l’instar de dizaines de milliers de ses propres citoyens et compétences qui votent avec les pieds à la recherche de cieux plus cléments, les investissements par des Tunisiens et a fortiori étrangers n’acceptent pas d’être les otages d’une administration d’une autre époque et d’une fiscalité étouffante en plus d’un coût punitif de l’argent avec des taux d’intérêt qui réduisent en peau de chagrin toute chance de rentabilité durable.

    Il est vrai que les entreprises communautaires, innovation tunisienne qui mérite déjà un bilan objectif, semblent être l’unique domaine où les avantages semblent aller à l’encontre des embûches sur le chemin de toute entreprise dans le secteur formel.

    En cas de succès avéré, le modèle des entreprises communautaires gagnerait à être généralisé en vue de la mise en place d’une économie communautaire vertueuse et durable ou bien, en cas d’absence de success stories et d’un bilan convaincant, il faudrait se résigner à considérer ce modèle comme une subvention à caractère politique en temps de crise budgétaire au détriment de secteurs plus prometteurs tant du point de vue de la rentabilité socioéconomique que des effets d’entraînement économiques et technologiques.

    Le recours intensif à l’endettement nécessite une rigueur poussée en matière d’orientation des avantages financiers et fiscaux pour favoriser dans la mesure du possible une relance et une sortie de l’abysse de l’endettement afin de pouvoir échapper à sa spirale corrosive pour la souveraineté et même la survie du pays.

    * Ancien ambassadeur.

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    Exposition à Tunis sur le football et les vignettes Panini

    25. Juni 2026 um 10:56

    À l’occasion de la 23e Coupe du Monde Fifa, l’Institut culturel italien de Tunis, en collaboration avec l’ambassade d’Italie et l’association Mo’ Better Football Aps, a inauguré, hier soir, mercredi 24 juin 2026, à la Maison des Arts du Belvédère, Dar El Founon, une exposition consacrée au football comme phénomène culturel et visuel, à travers l’un de ses objets les plus emblématiques : la vignette. Ouverte au public jusqu’au 23 juillet, l’exposition présente une chronologie ponctuée par les couvertures des albums Panini dédiés à la Coupe du Monde, accompagnée d’une sélection de vignettes de joueurs ayant marqué l’histoire de la compétition.

    L’exposition est née du désir de célébrer non seulement le plus grand événement footballistique au monde, mais aussi le 65e anniversaire de la collection «Calciatori Panini», un jalon dans l’histoire de l’édition sportive italienne et de la culture populaire footballistique, ainsi que le lien culturel profond qui unit l’Italie et la Tunisie, tissé également autour du langage et de la mémoire du football.

    À travers des albums et des autocollants, l’exposition propose un parcours historique, esthétique et culturel retraçant l’évolution de la représentation visuelle du football au fil du temps. L’objectif, explique Fabio Ruggirello, directeur de l’Institut culturel italien de Tunis, est d’offrir «une expérience capable de réactiver des mémoires collectives : des événements inoubliables, des victoires et des défaites qui ont marqué l’histoire du sport, des visages et des personnages qui évoquent l’enfance, les loisirs et des formes d’appartenance partagées». Pour les jeunes générations, l’exposition est l’occasion de redécouvrir «un langage visuel suspendu entre archives, culture populaire et mémoire analogique», ajoute M. Ruggirello.

    Entre culture et mémoire collective

    L’exposition présente une chronologie ponctuée des couvertures d’albums Panini consacrés à la Coupe du Monde, accompagnée d’une sélection de vignettes de joueurs ayant marqué l’histoire de la compétition par leurs records et leurs exploits mémorables. Elle propose également un voyage à travers la mémoire visuelle de la Serie A, au fil des saisons, des couleurs, des maillots et des visages qui ont contribué à façonner l’imaginaire footballistique de générations entières.

    Une section spéciale est dédiée au football tunisien, avec une galerie des équipes tunisiennes ayant participé à la Coupe du Monde et une sélection de documents issus de l’album «Football 1998-99», une collection historique consacrée à la Ligue Professionnelle 1.

    L’exposition présente également des illustrations de deux artistes italiens : Sergio Ponchione et Simone Ferrarini. Ponchione, l’un des auteurs les plus

    mportants de la bande dessinée italienne contemporaine, a illustré les visages des protagonistes de l’équipe nationale italienne lors de la Coupe du Monde 1982, l’une des équipes les plus emblématiques de l’histoire du football italien.

    Ferrarini, muraliste et écrivain, a réinterprété cinq buts célèbres de l’équipe nationale italienne, perpétuant ainsi une tradition d’illustration sportive qui remonte aux représentations publiées dans la presse italienne entre les années 1950 et 1990.

    Un langage visuel au service du sport

    Les autocollants ont acquis de multiples significations, se transformant peu à peu en véritables icônes culturelles. Les origines de ce langage visuel sont cependant moins connues. Dès la fin du XIXe siècle, les entreprises commerciales et les grands magasins ont commencé à utiliser des autocollants sportifs comme outils promotionnels, contribuant à la diffusion d’une culture visuelle populaire liée au football.

    Parmi les premières productions figurent les séries publiées par Liebig, Wills et Stollwerck entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.

    Avec la popularité croissante du football, notamment à partir des années 1920, les autocollants se sont progressivement transformés en objets de collection et les albums ont commencé à adopter une structure éditoriale reconnaissable. Des collections dédiées aux joueurs, aux équipes et aux compétitions internationales ont émergé dans plusieurs pays européens, tandis qu’une véritable culture ludique, liée au commerce et à la collection, se développait en parallèle.

    La première Coupe du monde de 1930 a contribué à la consécration définitive des autocollants de football : les albums permettaient d’associer un visage aux protagonistes décrits à la radio, renforçant ainsi les formes d’identification et d’appartenance collective.

    En Italie, les stickers ont rapidement acquis une forte valeur esthétique et identitaire, grâce à un langage graphique de plus en plus reconnaissable.

    Le sticker comme produit éditorial à part entière

    Après l’interruption due à la Seconde Guerre mondiale, l’essor de l’impression couleur et la multiplication des collections dédiées à la Serie A ont transformé, dans l’après-guerre, le sticker en un produit éditorial à part entière. C’est dans ce contexte que la société Panini a vu le jour, destinée à devenir la référence internationale du secteur. Cette année marque le 65e anniversaire de la collection Calciatori. Le premier album, consacré à la saison 1961-1962, mettait en vedette Nils Liedholm en couverture et s’enrichissait de quinze stickers dédiés au Grande Torino.

    À l’origine, les photographies en noir et blanc étaient colorisées à la main par des coloristes, qui travaillaient sur les carnations, les cheveux et les maillots, conférant aux images une forte expressivité et un caractère artisanal, toujours très prisés des collectionneurs aujourd’hui.

    Pour le marché international, la première collection Panini fut «Mexico 70», tandis que «Calciatori 1971-72» fut la première collection entièrement composée d’autocollants. Parmi les albums les plus marquants figure «España 82», avec ses autocollants imprimés sur papier argenté et d’une qualité photographique exceptionnelle.

    La collection Calciatori est le produit emblématique de Panini : le logo représentant le célèbre retourné acrobatique de Carlo Parola est devenu l’une des images les plus reconnaissables de la culture visuelle du sport international.

    Un imaginaire footballistique italo-tunisien

    L’exposition comprend également une section consacrée aux liens culturels entre l’Italie et la Tunisie, tissés notamment grâce à la diffusion de la télévision italienne. Celle-ci a contribué pendant plusieurs décennies à la circulation de langues, de modèles culturels et de références partagés. Les années 1980 et 1990 – période d’une importance internationale exceptionnelle pour la Serie A – ont constitué un moment charnière dans la construction d’un imaginaire footballistique commun, alimenté par les retransmissions télévisées, les commentaires sportifs et des figures emblématiques restées gravées dans la mémoire collective des deux rives méditerranéennes.

    Au cœur de l’exposition se trouve la production Panini, née à Modène en 1961 et devenue au fil du temps un phénomène d’édition mondial.

    De la première édition consacrée à la saison 1961-1962 aux productions contemporaines, les vignettes Panini racontent non seulement l’histoire du football, mais aussi celle du graphisme, de la culture populaire et de l’évolution des techniques d’édition.

    La figure du footballeur en buste est l’une des images les plus profondément ancrées dans la mémoire collective contemporaine. Au fil du temps, les visages imprimés sur ces petits autocollants rectangulaires se sont chargés d’une multitude de significations.

    L’un des thèmes centraux de l’exposition est l’évolution du langage visuel des autocollants et des publications Panini. Des premières éditions, caractérisées par une esthétique simple et élégante, on observe une évolution progressive vers une imagerie plus riche, plus dynamique et plus populaire. Cette transformation reflète non seulement l’évolution des goûts esthétiques, mais aussi celle des références culturelles et des modes de représentation du football.

    Tout en conservant un attrait intergénérationnel, les albums ont introduit de nombreuses innovations : autocollants métalliques, différents matériaux, séries plus courtes, informations de plus en plus détaillées et, plus récemment, des collections dédiées au football féminin. C’est précisément cette transformation constante qui a renforcé la puissance symbolique et évocatrice des autocollants.

    L’exposition se présente ainsi comme un voyage à travers l’édition visuelle du football : une histoire qui traverse les générations, les souvenirs et les frontières culturelles, unissant esthétique populaire, identité collective et culture sportive dans un langage universel.

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    70e anniversaire de l’armée tunisienne | Neutralité politique et loyauté à l’Etat

    25. Juni 2026 um 10:15

    L’armée nationale tunisienne célèbre le 70e anniversaire de sa création en 1956, quelques mois après l’indépendance, acquise le 20 mars 1956. Devenue l’une des institutions piliers de l’État tunisien, engagée dans la lutte pour la pleine souveraineté nationale ainsi que dans les défis de sécurité, de développement et de coopération internationale, elle s’est toujours gardée, à la différence de la plupart des armées arabes et africaines, de se mêler directement à la politique, et c’est ce qui fait sa spécificité et sa différence, malgré les tentatives visant à l’impliquer davantage dans la gestion des conflits internes.

    Latif Belhedi

    Selon l’agence de presse officielle Tap, cet anniversaire rappelle le rôle des forces armées dans la consolidation de la souveraineté nationale en prenant part aux événements de Sakiet Sidi Youssef en février 1958, à la bataille de Remada en mai de la même année et à la bataille de l’évacuation de Bizerte en juillet 1961, qui s’est achevée le 15 octobre 1963 avec le départ du dernier soldat français du pays.

    Aujourd’hui, l’armée tunisienne est engagée non seulement dans la défense du territoire et la protection des frontières, mais aussi dans la lutte contre le terrorisme, la lutte contre l’immigration irrégulière, la réponse aux catastrophes naturelles et le soutien logistique à l’État.

    Pour marquer cet anniversaire, le ministère de la Défense organise, du 20 au 26 juin, une exposition documentaire sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, consacrée à l’histoire, aux missions et à l’évolution de l’institution militaire. L’exposition met également en lumière la contribution de l’armée à la formation professionnelle, au développement des régions intérieures et sahariennes, ainsi qu’aux missions internationales de maintien de la paix.

    Un contexte régional marqué par l’instabilité

    Cette célébration intervient dans un contexte régional marqué par l’instabilité en Libye, les flux migratoires et les tensions en Méditerranée et au Sahel.

    Dans ce contexte, le 70e anniversaire revêt également une importance politique : il réaffirme le rôle de l’armée comme institution républicaine centrale, garante de la souveraineté et de la stabilité tunisiennes. Sa mission ne se limite pas à la protection de l’intégrité territoriale, elle consiste aussi au soutien au développement du pays.

    La création de l’armée tunisienne s’inscrivait dans le cadre du processus de consolidation de l’indépendance. Les forces armées furent appelées à combattre les derniers bastions de la présence coloniale française, notamment lors des événements de Sakiet Sidi Youssef en février 1958, de la bataille de Remada en mai de la même année et de la bataille de Bizerte en juillet 1961, qui s’achèvera par le retrait définitif des troupes françaises le 15 octobre 1963.

    Aujourd’hui, l’armée continue de jouer un rôle central dans la sécurité nationale, contribuant à la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la contrebande, le trafic d’êtres humains et l’immigration clandestine. Elle participe également aux opérations de protection civile, à la lutte contre les incendies et apporte son aide lors de situations d’urgence et de catastrophes naturelles.

    60 ans au service de la paix dans le monde

    Sur le plan international, la Tunisie peut se targuer de plus de soixante ans de participation aux missions de maintien de la paix des Nations Unies. En 1960, le président Habib Bourguiba décida d’envoyer 3 000 soldats au Congo, inaugurant une collaboration avec l’Onu qui a permis, à ce jour, la participation à 26 missions internationales et le déploiement de contingents de soldats tunisiens. Actuellement, plus de 800 personnes sont engagées dans la mission de l’Onu en République centrafricaine.

    Ces dernières années, la Tunisie a investi dans la production militaire nationale afin de réduire sa dépendance aux importations et de maîtriser ses dépenses de défense. Parmi les réalisations les plus significatives figurent le véhicule blindé résistant aux mines «Barb», conçu et construit par des techniciens militaires tunisiens, et la construction de navires de guerre de fabrication locale, dont le patrouilleur «Istiqlal B201». Un nouveau patrouilleur de 52 mètres pour la Marine tunisienne est également en construction, avec une mise en service prévue pour fin 2026.

    Cette stratégie de production militaire répond non seulement aux besoins de sécurité, mais constitue également un moteur de croissance industrielle, d’innovation technologique, de formation professionnelle et de création d’emplois.

    A l’écart des manœuvres politiciennes pour le pouvoir

    L’armée tunisienne a certes souvent été entraînée à gérer des situations extrêmes et a fait face à de nombreuses tentatives du pouvoir politique de l’entraîner dans le sillage de ses conflits internes, mais elle a toujours su résister, jusque-là, à la tentation de s’y impliquer. Sous Bourguiba, comme sous Ben Ali et même après, elle s’est toujours tenue à l’écart des manœuvres politiciennes pour le pouvoir. Ce fut le cas après la fuite de Ben Ali le 14 janvier 2011. Ce soir-là, lors d’une réunion de crise au ministère de l’Intérieur, le chef d’état-major de l’époque, le général Rachid Ammar, avait répondu vertement au Premier ministre Mohamed Ghannouchi qui lui demandait de prendre les commandes du pays. «Ce sont les politiciens qui ont créé cette situation. Et c’est à eux de la gérer de la meilleure façon possible. Le rôle de l’armée consiste à protéger le pays et à garder ses frontières».

    Le pouvoir était à prendre, mais l’armée s’était gardée de faire le pas, et cela mérite d’être souligné.  

    Très récemment, et en réaction à des appels politiques interpellant l’armée tunisienne sur la situation politique intérieure dans le pays, relayés par certains médias, le ministère de la Défense nationale a rompu son silence habituel pour rappeler, dans un communiqué au ton ferme, diffusé le 21 mai 2026, les fondements républicains de l’armée tunisienne : sa neutralité, son refus d’être impliquée dans des «tiraillements politiques» et son attachement aux lois de l’État.

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    L’aéroport de Tozeur-Nefta passera bientôt au solaire

    25. Juni 2026 um 09:08

    Pour ses besoins énergétiques, l’aéroport international de Tozeur-Nefta va bientôt passer au solaire avec une centrale de 4 mégawatts s’inscrivant dans le cadre du programme national de transition énergétique pour les infrastructures publiques.

    Le contrat d’exécution du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 4 mégawatts à l’aéroport de Tozeur-Nefta a été signé le 19 juin 2026, au siège de l’Agence nationale de l’énergie (ANME), lançant ainsi l’une des initiatives d’autoproduction d’énergie les plus importantes du secteur des transports publics.

    Cette centrale vise à réduire les coûts d’approvisionnement en électricité et à promouvoir un transport aérien plus durable grâce à un recours accru aux énergies renouvelables.

    La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANME, Nafaa Baccari, du directeur général par intérim de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca), Habib Toumi, et de représentants de l’entreprise chargée de la construction.

    Selon l’ANME, cette centrale représente la plus grande unité d’autoproduction d’électricité jamais prévue dans le secteur public tunisien.

    M. Baccari a qualifié le projet de «tournant qualitatif» dans la décarbonation des institutions publiques, insistant sur la nécessité de respecter les délais contractuels.

    M. Toumi a souligné que la centrale couvrira une part importante des besoins énergétiques de l’aéroport de Tozeur-Nefta et contribuera également à l’alimentation électrique de l’aéroport de Djerba-Zarzis, améliorant ainsi son efficacité énergétique et réduisant sa dépendance au réseau national.

    I. B.

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    Football | Où ira Mo Salah ?

    25. Juni 2026 um 08:51

    La semaine prochaine, Mohamed Salah sera officiellement libre de tout contrat. À moins que son avenir ne soit réglé d’ici là, le capitaine des Pharaons et gloire de Liverpool pendant une décennie pourrait se retrouver dans la situation inhabituelle de continuer à disputer la Coupe du monde sans être lié à aucun club.

    Imed Bahri

    The Athletic, le journal sportif en ligne du New York Times, indique que bien que le joueur de 34 ans ne manque pas d’offres et que les considérations financières ne soient pas un obstacle pour l’un des joueurs les mieux payés au monde, son avenir reste un mystère. Alors que plusieurs stars en fin de contrat ont déjà choisi leur prochaine destination ou sont sur le point de le faire, Salah demeure le plus grand nom à ne pas avoir encore révélé sa décision. 

    Son agent Ramy Abbas a tenu à mettre fin aux spéculations il y a deux semaines, confirmant via son compte X que le joueur préfère garder la confidentialité sur ses projets. Il a déclaré que Salah «va bien» et que «ni lui ni son agent ne souhaitent discuter de projets d’avenir sensibles avec des personnes non impliquées», indiquant clairement qu’aucune décision ne sera annoncée prématurément.

    La piste européenne

    Malgré les nombreuses rumeurs, un retour à Liverpool semble très improbable. Après neuf saisons à Anfield, Salah a fait ses adieux au club et à ses supporters à la fin de la saison anglaise, acceptant de résilier son contrat et de partir libre. Un retour en arrière est donc pratiquement impossible.

    De plus, un transfert vers un autre grand club de Premier League paraît compliqué. Arsenal et Manchester City n’ont pas de besoin évident d’un joueur à son poste, tandis qu’un transfert à Manchester United est difficilement envisageable compte tenu du choc qu’il provoquerait chez les supporters de Liverpool. Aston Villa, bien que propriété du milliardaire égyptien Nassef Sawiris (jeune frère de Naguib Sawiris) n’a pas les moyens financiers de se positionner pour le recruter, et l’aventure à Chelsea s’est terminée après son départ de Stamford Bridge en 2016, suite à une période décevante.

    Néanmoins, Salah reste très respecté en Europe, notamment après ses passages réussis en Serie A à la Fiorentina et à la Roma avant son arrivée en Angleterre. Un retour en Italie semble possible, mais le principal obstacle est son salaire élevé. Le Milan AC et la Juventus ne participent pas à la Ligue des Champions, ce qui impose des contraintes financières, tandis qu’Inter, Naples, la Roma et Côme (Como 1907) ont des priorités différentes sur le marché des transferts.

    Salah reste animé par la soif de titres et jouer simplement pour participer ne correspond pas à sa personnalité. C’est un joueur habitué à gagner et il croit toujours en sa capacité à faire la différence.

    Bien que sa dernière saison à Liverpool ait été marquée par un nombre de buts, de passes décisives et de matchs joués inférieur à celui des saisons précédentes, cela ne signifie pas nécessairement que son niveau a baissé de manière significative, surtout s’il rejoint un championnat moins compétitif que la Premier League anglaise.

    Selon The Athletic, le style de jeu de Mo Salah repose en grande partie sur la présence d’un latéral droit solide qui le soutient offensivement et assure ses tâches défensives, comme c’était le cas avec Trent Alexander-Arnold à Liverpool. Ce facteur pourrait dissuader certains clubs d’entamer des négociations pour le recruter.

    Par ailleurs, les portes des autres grands championnats européens semblent pour l’instant fermées. Le Bayern Munich privilégie le recrutement de jeunes joueurs, et le Paris Saint-Germain, qui dispose déjà d’une attaque de stars, cible également d’autres joueurs sur le marché des transferts. Rien n’indique que le Real Madrid, le FC Barcelone ou l’Atlético de Madrid soient intéressés par le capitaine égyptien, même si son style de jeu semble parfaitement adapté à la Liga.

    Face à l’incertitude qui plane toujours sur la situation européenne, trois options principales hors du continent se dégagent.

    Une aventure extra-européenne ? 

    La première est le championnat turc, où le nouveau président de Fenerbahçe Aziz Yıldırım a révélé durant sa campagne électorale que Salah réclamait un salaire annuel de 20 millions d’euros, pouvant atteindre environ 30 millions d’euros après impôts. Un contrat de trois ans pourrait donc s’élever à 90 millions d’euros, même s’il a insisté sur le fait que la décision finale revenait au comité technique du club.

    Le championnat saoudien reste un candidat sérieux pour attirer le joueur, notamment grâce à son statut de plus grande star arabe du football mondial. Sa présence constituerait un atout marketing et sportif majeur pour la compétition. Si les dépenses saoudiennes ne sont plus au même niveau qu’en 2023, année où Salah a reçu une offre lucrative d’Al-Ittihad de Djeddah, le championnat a encore le potentiel de proposer un projet attractif, en particulier avec la présence de stars internationales comme Cristiano Ronaldo.

    Cependant, un transfert au Moyen-Orient pourrait signifier la fin de sa carrière européenne. Il aura 36 ou 37 ans à l’expiration de son prochain contrat, un âge qui rend un retour en Ligue des Champions extrêmement difficile.

    La troisième option est la Major League Soccer (MLS), un club auquel Salah a été régulièrement associé ces derniers mois. Le commissaire de la MLS, Don Garber, a confirmé son désir de voir le capitaine égyptien aux États-Unis, citant le succès de Lionel Messi à l’Inter Miami, où l’Argentin a inscrit 78 buts en 91 matchs depuis son arrivée il y a trois ans.

    Bien que le niveau technique de la MLS soit inférieur à celui de la Premier League, il est en constante évolution, et le mode de vie y pourrait convenir à Salah et à sa famille en fin de carrière.

    Alors que plusieurs stars ont déjà trouvé leur nouvelle destination, comme Ibrahima Konaté et Bernardo Silva, qui ont rejoint le Real Madrid, et Casemiro, qui semble proche de signer à l’Inter Miami, l’avenir de Mohamed Salah reste l’un des sujets les plus intrigants du mercato.

    Malgré ses 34 ans, le capitaine égyptien possède toujours le talent nécessaire pour briller dans n’importe quel championnat, comme il le prouve lors de cette Coupe du Monde. Il a mené son équipe nationale à sa toute première victoire en Coupe du Monde, marquant un but et délivrant une passe décisive à «Trézéguet» (de son vrai nom Mahmoud Ahmed Ibrahim Hassan) contre la Nouvelle-Zélande, faisant étalage de son flair habituel avec des courses sur le flanc droit et des incursions dans la surface.

    Dès lors, la question n’est plus de savoir si Mo Salah trouvera un nouveau club, mais plutôt quel projet il choisira pour conclure l’une des plus grandes carrières de l’histoire du football arabe et africain. Annoncera-t-il sa prochaine destination avant la fin de la Coupe du Monde, ou continuera-t-il d’écrire l’histoire du tournoi en tant que joueur libre le plus célèbre du monde du football ?

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    La Colombie élit un président trumpiste !

    25. Juni 2026 um 08:23

    Une vague trumpiste déferle sur l’Amérique latine, préfigurant un bouleversement majeur du paysage politique régional. La Colombie est la dernière en date à s’inscrire dans cette tendance et ce, suite à l’annonce de la victoire d’Abelardo de la Espriella, avocat américano-colombien populiste de droite soutenu par le locataire de la Maison Blanche, à l’élection présidentielle.

    Imed Bahri

    Selon le Wall Street Journal (WSJ), Donald Trump a atteint son objectif lors des élections latino-américaines successives. Les candidats de tendance droite populiste, proches de l’Américain, ont vaincu leurs rivaux de gauche dans toute la région, tandis que l’administration américaine actuelle poursuit son interventionnisme le plus agressif en Amérique centrale et du Sud depuis des décennies. 

    L’Argentine, le Honduras, le Costa Rica, le Chili, la Bolivie et l’Équateur ont tous vu leurs gouvernements basculer à droite et devenir pro-Trump ou lui être favorables. La Colombie rejoint désormais cette tendance après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle.

    Un populiste atypique

    De la Espriella, 47 ans, également citoyen américain et qui n’hésite pas à afficher sa richesse, est une figure populiste extérieure à l’establishment politique traditionnel. Il n’a jamais occupé de fonction publique et a fait carrière comme avocat, défendant des chefs paramilitaires et des personnalités controversées.

    Son programme repose sur une répression sécuritaire sévère contre le crime organisé et les trafiquants de cocaïne. Cette approche est similaire à celle du président salvadorien Nayib Bukele qui a emprisonné plus de 85 000 personnes dans le cadre de sa campagne sécuritaire, sans que nombre d’entre elles n’aient bénéficié d’un procès équitable.

    Le président élu s’est engagé à construire d’immenses prisons et camps de concentration pour ceux qu’il qualifie de terroristes narcotrafiquants.

    Il a également annoncé l’abandon du plan de paix global et des efforts de négociation initiés par le président de gauche sortant Gustavo Petro avec les groupes armés afin de les persuader de déposer les armes.

    De la Espriella a déclaré lors d’une interview à la radio et à la télévision locales : «Notre gouvernement fera vivre les hors-la-loi et les criminels dans la peur. Nous avons vaincu le système, l’establishment politique et les élites habituelles. Nous avons gagné sur tous les plans et contre toute attente»

    Critiques de l’ingérence américaine

    L’ascension de De la Espriella avait été favorisée par le soutien public de Trump qui l’a décrit comme un dirigeant intelligent, fort et déterminé. Trump s’en est pris à son rival Cepeda, le qualifiant de marxiste d’extrême gauche et affirmant que la Colombie «bénéficiera du soutien total des États-Unis si le Tigre l’emporte»

    Des alliés de Trump, comme le consultant politique conservateur Roger Jason, avaient exprimé leur soutien à la vague populiste en Colombie. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a rapidement félicité le nouveau président via la plateforme X, affirmant que des jours meilleurs attendaient la Colombie sous sa nouvelle direction.

    L’ingérence américaine dans les élections a suscité de vives critiques de la part de onze membres démocrates du Congrès américain. Ces parlementaires ont signé une lettre dénonçant l’ingérence flagrante de responsables américains en faveur d’un candidat au passé trouble, en contradiction avec les intérêts et les lois des États-Unis.

    La lettre accuse De la Espriella d’avoir fait l’éloge de chefs paramilitaires et d’avoir profité de fonds prétendument destinés à corrompre des hauts responsables judiciaires.

    Le président sortant Gustavo Petro avait auparavant condamné la détention aux États-Unis d’un militant colombien qui le soutenait, accusant De la Espriella d’y avoir contribué.

    Le déclin de la droite traditionnelle

    Les partisans du nouveau président ont défendu son style trumpien et sa rhétorique simple et passionnée, qu’il a utilisée pour rallier des sympathisants et lancer une marque de vêtements et d’alcool. Cette rhétorique lui a permis de se démarquer du parti conservateur (droite traditionnelle) de l’ancien président Álvaro Uribe Vélez.

    Selon les analystes politiques locaux, la popularité déclinante d’Uribe et les allégations de corruption ont conduit les dirigeants de droite à abandonner la droite traditionnelle et à apporter leur soutien à De la Espriella. Ce soutien témoigne de la frustration généralisée de la population face à une augmentation de 55% de la production de cocaïne par rapport à 2000 et au doublement des effectifs des milices.

    Inquiétudes économiques et politiques

    L’arrivée au pouvoir de Abelardo de la Espriella soulève des inquiétudes économiques et politiques, étant donné que son parti ne détient que quatre sièges au Sénat et un seul au Congrès colombien. Cette faiblesse parlementaire entrave son plan économique visant à réduire les dépenses de 40%, à fermer neuf ministères et à licencier 700 000 employés.

    De plus, des experts internationaux en surveillance des conflits ont averti que le recours à la force militaire plutôt qu’à la négociation risque d’aggraver les abus de pouvoir et de raviver les conflits armés.

    Ce nouveau discours politique imite les opérations militaires américaines dans les Caraïbes, fondées sur le principe de tirer d’abord et d’enquêter ensuite.

    Avec ces pays ayant basculés successivement dans la droite populiste et ayant pour modèle Trump mais également avec le changement de régime au Venezuela en janvier dernier avec le kidnapping de Nicolás Maduro et le blocus imposé à Cuba visant à faire tomber le régime, l’administration américaine actuelle qui a subi un camouflet au Moyen-Orient avec la guerre d’Iran est par contre en train de réussir son pari en Amérique latine en se débarrassant de la gauche et en ayant à sa place des dirigeants qui lui sont dociles.

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    Amnesty International appelle la Tunisie à libérer Saadia Mosbah

    25. Juni 2026 um 08:19

    Amnesty International a publié le communiqué de presse suivant, daté du 24 juin 2026 et intitulé «Le procès de Saadia Mosbah et de ses collègues n’est pas une affaire financière… mais un message d’intimidation», appelant la Tunisie à libérer la militante antiraciste et à annuler les condamnations prononcées à son encontre ainsi qu’à celles de ses collègues de l’association Mnemty.

    « Amnesty International condamne avec la plus grande fermeté la décision rendue le 23 juin 2026 par la Cour d’appel de Tunis, qui a confirmé le verdict initial injuste prononcé contre la célèbre militante tunisienne antiraciste Saadia Mosbah — présidente de l’association Mnemty — ainsi que les peines infligées aux membres et collaborateurs de l’association.

    La confirmation de la peine de huit ans de prison et des sanctions financières prononcées à l’encontre de Saadia Mosbah constitue un grave revers pour la justice et le droit à un procès équitable. Ce verdict envoie un message clair d’intimidation à tous les défenseurs des droits humains, en particulier à ceux qui luttent contre le racisme et défendent les droits des migrants et des personnes noires en Tunisie.

    L’organisation souligne que ce verdict ne peut être dissocié du contexte plus large marqué par les restrictions imposées à la société civile, le recours à des accusations financières vagues et dénuées de preuves crédibles pour cibler associations et militants, ainsi que la criminalisation de la solidarité et du travail légitime en faveur des droits humains.

    Amnesty International condamne également la décision de la Tunisie d’interdire aux représentants de l’organisation et d’autres groupes de la société civile d’assister aux audiences des 19 et 23 juin, y voyant une violation du principe de publicité des audiences ainsi qu’une source de vive inquiétude quant aux garanties d’un procès équitable et à la transparence des procédures judiciaires.

    Par conséquent, Amnesty International appelle les autorités tunisiennes à :

    – libérer immédiatement et sans condition Saadia Mosbah ;

    – annuler sa condamnation ainsi que celles de ses collègues de l’association Mnemty ;

    – garantir le plein respect de leur droit à un procès équitable ;

    – mener une enquête sérieuse et indépendante sur toutes les allégations de racisme et de mauvais traitements en détention ;

    – et mettre fin à l’instrumentalisation de la justice pour criminaliser le travail en faveur des droits humains et restreindre la société civile.»

    Communiqué.

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    Empfangen — 24. Juni 2026 Französischsprachig

    Kaouther Ben Hania au jury de la 83e Mostra de Venise

    24. Juni 2026 um 13:34

    La réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania fera partie du jury international de la compétition officielle de la 83e Mostra de Venise, qui se tiendra du 2 au 12 septembre 2026. Le jury sera présidé par l’actrice, réalisatrice, scénariste et productrice américaine Maggie Gyllenhaal.

    Cette désignation représente une nouvelle reconnaissance internationale pour Kaouther Ben Hania, l’une des figures les plus importantes du cinéma tunisien contemporain.

    La cinéaste a consolidé sa réputation grâce à un style mêlant documentaire et fiction, abordant les thèmes de la violence, de l’injustice et de la condition individuelle au sein des systèmes de pouvoir. Son dernier film, ‘‘La Voix de Hind Rajab’’, présenté en compétition à la Mostra de Venise, a remporté le Lion d’argent, le Grand Prix du Jury et a été nommé à l’Oscar du meilleur film international.

    Auparavant, ‘‘Les Filles d’Olfa’’ avait remporté l’Œil d’or, le prestigieux prix du documentaire décerné chaque année lors du Festival de Cannes, et avait été nommé à l’Oscar du meilleur documentaire, tandis que ‘‘L’Homme qui vendit sa peau’’ avait figuré parmi les cinq meilleurs films en lice pour le titre de meilleur film international.

    Pour la Tunisie, la présence de Ben Hania au sein du jury de Venise confirme l’importance croissante du cinéma national sur la scène internationale, après une saison marquée par des sélections, des prix et des nominations qui ont offert une nouvelle visibilité à la production tunisienne et, plus généralement, au cinéma arabe et africain.

    Outre Kaouther Ben Hania, le jury sera composé du compositeur et artiste britannique Daniel Blumberg, du professeur italien Francesco Casetti, du réalisateur et scénariste français Xavier Giannoli, de la réalisatrice et scénariste afghane Shahrbanoo Sadat et du réalisateur et producteur hongkongais Johnnie To.

    I. B.

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    Les raisons de l’échec des entreprises communautaires en Tunisie

    24. Juni 2026 um 12:34

    Les entreprises communautaires sont un échec. Je l’expliquais déjà il y a des années et je le répète aujourd’hui… L’avantage même que leur accorde le décret présidant à leur création est l’une des causes de leur échec. Lorsque nous désignons ce type d’entreprise et le présentons comme une solution alternative pour la création de richesse et le développement local, au détriment du tissu économique constitué par d’autres types d’entreprises, nous condamnons non seulement un système économique existant à l’échec, mais aussi un nouveau système mort-né.

    Sami Jallouli *

    Au-delà de l’aspect législatif er réglementaires, analysons les raisons structurelles de cet échec :

    1. La plupart de ces entreprises disposent de ressources d’autofinancement très limitées. Il est illogique de créer une société avec 50 associés et un capital qui n’excède parfois pas 20 000 dinars. Cela traduit une volonté de mutualiser les ressources sans modèle économique clair garantissant la pérennité de l’activité.

    Même en cas de succès, la répartition des bénéfices entre un si grand nombre d’associés rendrait les rendements individuels négligeables, décourageant ainsi les actionnaires de développer l’entreprise et affaiblissant leur sens des responsabilités et leur propension à prendre des risques. Ceci conduit souvent à une négligence de la gestion ou à un abandon au premier obstacle…

    2. L’une des principales raisons de l’échec de ce modèle réside dans son lien avec un agenda politique plutôt que commercial ou d’investissement. Historiquement, la Tunisie a une expérience douloureuse avec ce type d’organisation économique. Le mouvement coopératif (promu dans les années 1960 par Ahmed Ben Slah, Ndlr) et les tragédies qu’il a engendrées restent une plaie ouverte dans la conscience collective, plus de 50 ans après son échec.

    3. Les banques abordent ces entreprises avec une extrême prudence, les considérant comme des projets politiques dépourvus de viabilité commerciale. La plupart des banques appartenant au secteur privé, elles rechignent à risquer les fonds de leurs partenaires sur un avenir incertain. En s’abstenant de financer ces entreprises, les banques privées les rendent dépendantes du soutien public, ce qui s’apparente à une recherche de rente et perpétue leur soumission au pouvoir central.

    4. Bien que ces sociétés soient régies par un décret présidentiel, l’idée même que leur émergence soit liée à une décision politique imposée d’en haut constitue une faille majeure. L’expérience tunisienne avec des mécanismes de financement similaires, tels que la Banque de solidarité et le Fonds 26-26, en est un exemple frappant. Malgré leur dynamisme relatif, un pourcentage significatif des projets qu’ils ont financés a échoué, comme en témoigne le volume des prêts n’ayant pas été remboursés. Parce que ces sociétés privées sont liées à la vision du président, elles sont devenues les victimes d’un conflit entre ceux qui les soutiennent par simple loyauté et ceux qui les entravent pour des raisons politiques… ce qui engendre un climat d’investissement instable.

    5. La plupart des fondateurs sont des jeunes ou des personnes sans emploi qui manquent d’expérience en matière de gestion de grandes entreprises, de logistique et de marketing. Ce manque d’expérience constitue un obstacle majeur pour toute entreprise naissante. Nommer des personnes sans emploi à la tête d’entreprises par décret politique, sans formation ni perfectionnement intensifs, représente un pari risqué pour leur avenir et pour les ressources publiques.

    6. Quels que soient les efforts déployés par l’État pour promouvoir ces entreprises, elles se heurteront à une concurrence féroce de la part du secteur privé structuré, qui dispose de réseaux, d’une expertise technique et de circuits de distribution sophistiqués. Sans parler du manque de confiance au sein de leurs conseils d’administration et de la difficulté à prendre des décisions collectives… et, plus inquiétant encore, du risque que ces entreprises se transforment en groupes de pression, déviant de leurs objectifs économiques pour poursuivre des visées politiques…

    Reconnaître l’échec d’un modèle économique n’est pas honteux ; la honte réside dans la persistance de cet échec… La Tunisie a besoin de réformes profondes et globales de son système économique… Et les entreprises communautaires ne sont clairement pas la réponse adéquate à ce besoin.  

    Article traduit de l’arabe.

    * Consultant juridique.

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