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UNIMED : Une perte fiscale plombe les résultats du 1er semestre (-15 %)

27. Oktober 2026 um 12:31

La société pharmaceutique UNIMED a terminé le premier semestre 2026 avec un bénéfice de 8,8 millions de dinars (MDT) contre 10,4 MDT au premier semestre de l’année précédente, ce qui correspond à une baisse de 15,2 %. Pourtant, le résultat d’exploitation affiche une progression de 15,5 % à 20,6 MDT.

Parallèlement, les revenus du premier semestre marquent un recul de 10,8 %, impactés par la baisse de la sous-traitance export, alors que les charges d’exploitation ont connu une baisse plus prononcée de 18,5 %.Pour leur part, les charges financières ont reculé de 3,2 à 2 MDT sur la même période.

Le management de l’entreprise pharmaceutique explique cette baisse du bénéfice net par la constatation, au cours du premier semestre 2026, de la perte définitive résultant du contrôle fiscal, à la suite d’un accord conclu avec l’administration fiscale, pour un montant de 4,4 MDT, ainsi qu’une perte sur mise au rebut de stocks de 1,8 MDT.

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Russie : les exportations maritimes de céréales chutent de 62 % en septembre

27. Oktober 2026 um 12:18

Les exportations maritimes de céréales russes ont reculé de 61,9 % sur un an en septembre, à près de deux millions de tonnes, sous l’effet de l’effondrement des expéditions depuis les ports de la mer Noire et de la mer d’Azov.

Au total, les exportations maritimes russes ont atteint six millions de tonnes depuis le début de la campagne, correspondant à une baisse de 61,9 % par rapport à la même période de la saison précédente.

Les terminaux de la mer Noire et de la mer d’Azov ont été particulièrement touchés : leurs expéditions ont chuté de 93,7 % en septembre, à environ 300 000 tonnes. Les attaques de drones ukrainiens et les perturbations du trafic maritime ont contraint les exportateurs russes à rechercher des itinéraires alternatifs.

Les ports du nord-ouest de la Russie sont ainsi devenus un débouché majeur. Plus de 60 % des céréales exportées par voie maritime y ont été chargées en septembre. Les expéditions via les ports de la mer Baltique ont atteint 1,2 million de tonnes, contre seulement 47 400 tonnes un an auparavant. Cette réorientation ne suffit toutefois pas à compenser les volumes perdus dans le Sud.

D’autres voies progressent également. Les exportations via la mer Caspienne, principalement à destination de l’Iran, ont augmenté de 45,7 %, à 400 000 tonnes. Les expéditions depuis les terminaux de l’Extrême-Orient ont progressé de 43,1 %, à 50 000 tonnes. Ces évolutions illustrent la réorganisation des circuits d’exportation céréalière de la Russie dans un contexte de guerre et de perturbation des infrastructures portuaires. La capacité des routes de remplacement à absorber durablement les volumes détournés reste toutefois limitée.

L’accord céréalier reste dans l’impasse

Par ailleurs, la Russie examine plusieurs propositions visant à sécuriser le transport des céréales en mer Noire et poursuit ses discussions avec la Turquie et d’autres pays. Mais à ce stade, il n’y a aucune perspective de relance de l’accord céréalier conclu en 2022 sous l’égide de l’ONU.

Elle étudie différentes propositions pour garantir la sécurité du transport des céréales en mer Noire, a déclaré lundi 26 octobre le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Alimov, cité par l’agence Interfax.

Conclue en juillet 2022 avec la médiation de la Turquie et des Nations unies, l’Initiative céréalière de la mer Noire avait permis l’exportation sécurisée de près de 33 millions de tonnes de produits agricoles ukrainiens. La Russie s’en est retirée en juillet 2023, dénonçant les obstacles persistants à ses propres exportations de produits alimentaires et d’engrais.

Depuis, Ankara tente de favoriser un mécanisme garantissant le passage des navires commerciaux, alors que Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité des risques pesant sur la navigation.

La recherche d’un dispositif de sécurité intervient dans un contexte de fortes tensions militaires en mer Noire. La reprise des exportations à grande échelle dépendra notamment de garanties jugées acceptables par les parties et de la capacité à protéger les navires et les installations portuaires.

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Finance islamique : Banque Zitouna lance une offre sur-mesure pour les pharmaciens

27. Oktober 2026 um 12:15

La Banque Zitouna signe une convention de partenariat avec l’Ordre des Pharmaciens afin d’offrir à ses adhérents des conditions préférentielles et une gamme complète de produits conformes à la finance islamique, tant sur le plan personnel que professionnel.

L’accord entre la Banque Zitouna et les pharmaciens adhérents comporte trois points clés. A savoir : la gestion du stock & des fonds de roulement consistant en le financement des approvisionnements via la solution Mourabaha (Tamouil Chiraet) ; les investissements et la modernisation constituent le second volet du partenariat et ont trait au financement d’équipements, de véhicules et développement des officines via la solution Ijara ; enfin, des avantages exclusifs, en l’occurrence des tarifs préférentiels, des offres packagées de services bancaires et des solutions de bancassurance offrant un cadre fiscal avantageux. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué de la banque.

À travers ce partenariat, la Banque Zitouna réaffirme son engagement auprès des secteurs stratégiques de l’économie en proposant des solutions financières adaptées aux enjeux de chaque profession.

D’après communiqué

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La Tunisie alerte ses exportateurs sur quatre nouvelles réglementations libyennes

27. Oktober 2026 um 12:02

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations appelle les entreprises tunisiennes à anticiper les nouvelles exigences réglementaires en Libye, notamment en matière d’enregistrement des entreprises, d’importation de pesticides agricoles, de protection des marques et de représentation commerciale.

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a publié, le 26 octobre 2026, une note de veille consacrée à quatre nouveaux textes législatifs et réglementaires libyens susceptibles d’avoir des répercussions sur les activités commerciales et exportatrices des entreprises tunisiennes vers la Libye. Diffusée par la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, cette note vise à informer les opérateurs économiques des évolutions du cadre juridique libyen et à les aider à anticiper les éventuelles difficultés administratives et réglementaires.

Les textes concernés portent sur l’enregistrement des entreprises économiques, l’importation de pesticides agricoles, les critères juridiques et techniques d’appréciation de la similitude des marques commerciales ainsi que les conditions d’octroi des agences commerciales étrangères.

À travers cette démarche, les autorités tunisiennes entendent renforcer l’accompagnement des entreprises souhaitant accéder au marché libyen, en leur permettant de mieux maîtriser les procédures applicables et de sécuriser leurs opérations d’exportation et de distribution.

Quatre textes réglementaires à surveiller

Le premier texte est la décision du Conseil des ministres libyen n° 348 de 2026 relative au projet de numéro économique unifié. Celui-ci vise à structurer l’enregistrement des entreprises et les transactions commerciales, tout en favorisant la transformation numérique et la coordination entre les administrations concernées.

Face à cette évolution, les exportateurs tunisiens sont invités à vérifier en amont les informations relatives à leurs partenaires libyens et à s’assurer que les formalités requises ont été accomplies avant la conclusion des contrats ou l’expédition des marchandises.

Le deuxième texte, la décision du ministre libyen de l’Économie et du Commerce n° 343 de 2026, encadre l’importation des pesticides agricoles et des produits chimiques destinés à l’usage agricole, ainsi que le commerce des intrants agricoles. Il prévoit des exigences techniques, des documents de conformité et des procédures spécifiques pour l’importation de ces produits.

Les entreprises tunisiennes opérant dans ce secteur sont ainsi appelées à vérifier les conditions d’origine et de conformité applicables, à préparer les documents techniques exigés et à se renseigner auprès des autorités libyennes compétentes sur les certificats, analyses et autorisations nécessaires. La note recommande également de demander des précisions sur le champ d’application de la décision et les éventuelles dérogations.

Marques commerciales : anticiper les risques de litige

Le troisième texte correspond à la décision n° 270 de 2026 du ministre libyen de l’Économie et du Commerce, qui fixe les critères juridiques et techniques permettant d’apprécier la similitude entre les marques commerciales. L’objectif est de disposer de critères de référence pour examiner les situations de conflit potentiel entre marques, conformément à la législation libyenne.

Dans ce contexte, les entreprises tunisiennes sont encouragées à enregistrer leurs marques en Libye, à vérifier préalablement qu’elles ne présentent pas de similitudes susceptibles d’entraîner des conflits avec des marques existantes et à conserver les justificatifs d’enregistrement et de propriété. Ces précautions visent à protéger leurs droits et leurs intérêts commerciaux sur le marché libyen.

Le quatrième texte porte sur le règlement encadrant l’octroi des agences commerciales étrangères, annexé à la décision n° 319 de 2026 du ministre libyen de l’Économie et du Commerce. Il définit les conditions applicables aux agences commerciales, à la distribution et à la représentation des entreprises étrangères en Libye, ainsi que les obligations relatives aux agents, aux mandants, aux contrats d’agence, à l’enregistrement et à la conformité réglementaire.

Les entreprises tunisiennes travaillant avec des agents ou des distributeurs en Libye sont donc invitées à examiner leurs contrats afin de vérifier leur conformité avec les nouvelles dispositions. Elles sont également appelées à se renseigner sur les modalités d’application du règlement aux contrats existants, les éventuelles périodes transitoires et les dérogations prévues.

L’ensemble de ces recommandations vise à permettre aux opérateurs tunisiens d’anticiper les changements réglementaires et de limiter les risques de blocage des transactions ou de retard dans l’accès de leurs produits au marché libyen.

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PLF 2027 : les députés réclament davantage de moyens pour l’Intérieur et la Défense

27. Oktober 2026 um 11:25

Les députés ont appelé à mobiliser les crédits budgétaires nécessaires au bon fonctionnement des institutions sécuritaire et militaire, lors d’une séance préparatoire consacrée à l’examen des budgets des missions de l’Intérieur et de la Défense nationale dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2027, tenue lundi 26 octobre 2026.

Dans un communiqué, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) indique que la réunion a été consacrée à l’examen des principaux indicateurs et chiffres relatifs aux deux budgets, ainsi qu’aux projets et programmes prévus pour 2027.

Les élus ont salué les résultats obtenus par les institutions sécuritaire et militaire dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité, ainsi que dans la protection des frontières. Ils ont insisté sur l’importance de leur fournir les moyens nécessaires pour accomplir leurs missions dans les meilleures conditions, tout en renforçant la prise en charge sanitaire et sociale de leurs agents.

Les crédits budgétaires et les projets de 2026 au cœur des discussions

Les discussions ont également porté sur l’état d’avancement des projets inscrits au budget 2026, la répartition des crédits entre les différents programmes et la prise en compte des orientations du Plan de développement 2026-2030 dans le projet de budget pour 2027.

Concernant la mission de l’Intérieur, les députés se sont intéressés aux mesures prévues pour mettre en œuvre la politique de sécurité, lutter contre les différentes formes de criminalité, prévenir les catastrophes et les accidents, améliorer l’utilisation des ressources et renforcer la préparation des services concernés.

S’agissant de la Défense nationale, les échanges ont notamment porté sur les projets de développement du système de prise en charge sanitaire et sociale des agents du ministère, ainsi que sur la contribution de l’institution militaire à l’effort national de développement.

Le budget de la mission de la Défense nationale s’articule autour de trois programmes opérationnels : l’intervention militaire, le soutien logistique et technique, et la prise en charge des militaires. Il comprend également un programme de commandement et de soutien.

L’examen des deux budgets se poursuivra la semaine prochaine

Cette séance préparatoire a été organisée par la Commission de la défense et de la sécurité et des forces armées, en vue de préparer les réunions conjointes avec la Commission du règlement intérieur, de l’immunité et des questions juridiques du Conseil national des régions et des districts, conformément au décret n° 1 du 13 septembre 2024 encadrant les relations entre les deux institutions.

La commission poursuivra, à partir de la semaine prochaine, l’examen des budgets des missions de l’Intérieur et de la Défense nationale dans le cadre de ces séances conjointes.

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Présidentielle brésilienne : Lula l’emporte, Trump essuie un revers

27. Oktober 2026 um 11:19

Contre toute attente, Lula rempile à la tête du Brésil et inflige un revers à l’extrême droite. Une victoire qui contrarie les ambitions de Donald Trump en Amérique latine et porte un coup d’arrêt, au moins provisoire, à la poussée trumpiste sur le continent. De quoi provoquer la colère du président américain, prompt à dénoncer une élection « truquée ».

 

C’est une divine surprise. À rebours de tous les sondages, qui annonçaient une victoire de l’extrême droite, le président de gauche sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, vient de décrocher un nouveau mandat à la tête du Brésil avec 51,79 % des suffrages, contre 48,21 % pour son adversaire. Une victoire qui barre la route au retour de l’extrême droite, incarnée par le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro. Pourtant, ce dernier bénéficiait du soutien des milieux d’affaires et d’une partie des puissantes Églises évangéliques. Mais, au terme de cette bataille électorale serrée, c’est finalement la voix des urnes qui a tranché.

« La portée du résultat dépasse les frontières brésiliennes », assure  Armelle Enders, professeure d’histoire contemporaine à l’université Paris 8 et directrice du laboratoire de l’Institut français de géopolitique. « C’est une victoire pour les démocrates du monde entier. Lula représente un rempart et c’est très important. Sa trajectoire est absolument exceptionnelle, pas seulement au Brésil mais sur la scène internationale. Je vois cette victoire comme une digue contre l’autoritarisme à l’échelle internationale » a-t-elle encore ajouté.

Lire aussi – Brésil : Trump conteste le scrutin, Flávio Bolsonaro reconnaît la victoire de Lula

 

Mais comment expliquer ce retournement spectaculaire entre les deux tours ? D’abord, la perspective d’une victoire de Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro a manifestement fait peur à une partie de l’électorat brésilien ; le mandat chaotique de son père s’étant achevé par une défaite électorale, suivie d’une tentative de coup d’État qui lui a valu une condamnation à la prison (sept ans). Entre les deux tours, Lula a ainsi engrangé près de dix millions de voix supplémentaires. Un retournement spectaculaire, vu que jamais, jusqu’alors, un candidat arrivé en deuxième position au premier tour d’une présidentielle brésilienne n’avait réussi à inverser une telle tendance. Lula l’a fait !

Ensuite, une mobilisation électorale exceptionnelle, qui a permis au président sortant de creuser un écart décisif avec son adversaire. Un résultat que le malheureux candidat refusait d’accepter, renouant avec la stratégie de contestation des résultats électoraux dont son père avait fait une arme politique. Dans un premier temps, Flavio Bolsonaro avait annoncé son intention de demander l’annulation du scrutin, dénonçant la prolongation des horaires d’ouverture des bureaux de vote le 25 octobre. Une accusation pour le moins paradoxale, puisqu’il avait lui-même réclamé cette prolongation.

Un sérieux revers

Incontestablement, il s’agit d’une victoire éclatante pour l’icône de la gauche brésilienne, 81 ans, mais également d’un sérieux revers pour Donald Trump et son ambition d’étendre l’influence américaine sur le continent.

Ces derniers mois, n’avait-il pu se réjouir du virage à droite amorcé au Chili, au Pérou, en Bolivie et en Colombie, après l’Argentine ; autant de pays où des dirigeants, à des degrés divers, ont repris à leur compte les thèmes et les méthodes du trumpisme, confortant les ambitions de Washington de remodeler le paysage politique latino-américain ?

 

Lire également – Brésil : Lula, la revanche du bilan social

 

Or, durant sa campagne, le « vieux lion » a brandi l’étendard de la souveraineté face aux pressions commerciales et diplomatiques des États-Unis. « La victoire de Lula est un revers pour Donald Trump, qui misait beaucoup sur celle de Bolsonaro pour parachever sa volonté de reprendre le contrôle de l’Amérique latine », estime un observateur politique, ajoutant que « même si le président américain s’est gardé d’apporter un soutien explicite au fils Bolsonaro ».

Dés lors, le locataire de la Maison Blanche finira-t-il par accepter le fait accompli ? Après l’intervention américaine au Venezuela, en janvier dernier, qui s’est soldée par l’enlèvement de Nicolás Maduro, le Brésil, membre des BRICS et fervent défenseur du multilatéralisme sous l’impulsion de Lula, apparaissait comme l’un des derniers grands obstacles à la volonté de Washington de placer l’Amérique du Sud sous sa tutelle. Brasilia a d’ailleurs été la cible de droits de douane punitifs, dictés par des considérations politiques, mais qui se sont révélés contre-productifs. La victoire de Lula contraint désormais Donald Trump à composer avec un dirigeant qui lui tient tête. Elle pourrait ainsi ouvrir la voie à un dialogue plus respectueux entre Washington et Brasilia durant les deux dernières années du mandat du milliardaire.

A noter que le Brésil, première économie d’Amérique du Sud, représente à lui seul environ la moitié du PIB et de la population du continent. Membre du G20 et des BRICS, il entretient des liens étroits avec la Chine et entend préserver jalousement sa marge de manœuvre face aux grandes puissances.

Un air de déjà-vu

Mais, mauvais joueur et fidèle à sa stratégie de contestation des résultats électoraux qui lui sont défavorables, le président américain s’est empressé, lundi 26 octobre, de dénoncer des élections « truquées » au Brésil, au lendemain de la réélection surprise de Luiz Inácio Lula da Silva face à son allié Flávio Bolsonaro. « C’était tellement corrompu, tellement lamentable », a déclaré Trump, proche allié du sénateur conservateur défait. « Franchement, cela ressemblait à une nouvelle élection truquée », a lancé le milliardaire républicain. Une accusation qui fait écho à sa propre contestation de la défaite de 2020 et à ses récentes tentatives de jeter le doute sur les élections de mi-mandat du 3 novembre, à l’approche desquelles son Parti républicain risque de perdre le contrôle du Congrès. Mais c’était un autre temps, une autre époque.

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Fiscalité : le 28 octobre, date limite pour la déclaration mensuelle

27. Oktober 2026 um 11:03

La Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, rappelle que le mercredi 28 octobre 2026 constitue le dernier délai légal pour le dépôt de la déclaration mensuelle d’impôt pour les personnes morales non soumises à l’obligation de déclaration et de paiement à distance.

Dans ses précédents communiqués, l’administration fiscale a appelé les contribuables concernés à déposer leurs déclarations avant l’expiration du délai légal, afin d’éviter tout retard.

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Brésil : Trump conteste le scrutin, Flávio Bolsonaro reconnaît la victoire de Lula

27. Oktober 2026 um 10:38

Le président américain Donald Trump a mis en doute, lundi 26 octobre, la régularité de l’élection présidentielle brésilienne remportée par Luiz Inácio Lula da Silva qui a été réélu dimanche avec 51,79 % des suffrages valides, contre 48,21 % pour son rival Flávio Bolsonaro, selon les résultats officiels.

« Je n’ai pris parti pour personne, mais cela ressemblait à une autre élection truquée », a déclaré Trump à des journalistes. Dans la foulée, il juge « très étrange » la prolongation de deux heures du vote dans certains bureaux, décidée en raison de difficultés liées aux transports et aux conditions météorologiques.

Flávio Bolsonaro, sénateur du Parti libéral et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait lui aussi contesté le résultat, allant jusqu’à réclamer l’annulation du scrutin, avant de se raviser et d’abandonner cette demande, tandis que son parti a reconnu les résultats qui donnent la victoire à président sortant.

Cependant, le camp Bolsonaro envisage désormais une procédure judiciaire contre Lula, l’accusant d’abus de pouvoir politique et économique durant la campagne. Cette initiative pourrait notamment porter sur des annonces gouvernementales intervenues avant le scrutin.

Au premier tour, organisé le 4 octobre, Flávio Bolsonaro était arrivé en tête avec 47,03 % des suffrages valides, devant Lula, crédité de 45,16 %. Le président sortant a renversé la tendance au second tour, recueillant plus de 64,2 millions de voix. C’est un précédent au Brésil depuis le retour de la démocratie dans les années 1980.

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Tribune – Contrats d’objectifs 2026-2030 : qui pilote, qui exécute et comment mesurer les résultats ?

27. Oktober 2026 um 10:00

La circulaire n° 07 de 2026 de la Présidence du Gouvernement, publiée le 19 octobre, ouvre une nouvelle séquence dans la réforme des entreprises et établissements publics tunisiens. Consacrée à la préparation des contrats d’objectifs et des contrats-programmes pour la période 2026-2030, elle place au centre du dispositif une question essentielle : comment traduire les orientations stratégiques de l’État en engagements opérationnels, financés, suivis et évalués ?

 

Le principe est déterminant. Les entreprises publiques ne peuvent être durablement pilotées à travers des orientations générales, des budgets annuels et des objectifs dont la réalisation n’est pas systématiquement mesurée. La réforme suppose une articulation entre stratégie, ressources, responsabilités et résultats. Mais la portée d’une circulaire ne se mesure pas à sa publication. Elle dépend de sa traduction dans les pratiques de gestion, dans les mécanismes de financement et dans la capacité des organes de gouvernance à corriger les écarts d’exécution.

 

Du contrat administratif au contrat de performance

Le contrat d’objectifs ne doit pas devenir un document supplémentaire dans une chaîne administrative déjà complexe. Sa fonction est d’établir un engagement réciproque entre l’État actionnaire et l’entreprise publique, dans le respect des compétences de chacun. Pour l’État, il s’agit de préciser les objectifs stratégiques, les missions attendues, les moyens mobilisables et les conditions de suivi. Pour l’entreprise, il s’agit de traduire ces orientations en programmes réalisables, assortis d’indicateurs, d’échéances et de responsabilités clairement identifiées.

Cette logique implique de distinguer trois niveaux. Le premier est celui de la stratégie : quelles missions l’entreprise doit-elle remplir et quelle contribution doit-elle apporter au développement économique et social ? Le deuxième est celui de l’exécution : quels projets, quels investissements, quelles ressources humaines et quels systèmes de gestion permettront d’atteindre les objectifs ? Le troisième est celui de l’évaluation : quels résultats ont effectivement été obtenus, à quel coût et dans quels délais ?

La cohérence entre ces trois niveaux constitue la condition de crédibilité du dispositif. Un objectif de développement de l’activité, par exemple, ne peut être évalué uniquement à travers les ressources budgétaires mobilisées. Il doit être rapproché des services effectivement rendus, de la qualité produite, des délais de réalisation et de la soutenabilité financière des engagements.

Qui fait quoi dans la chaîne de responsabilité ? La réussite de cette démarche exige une répartition explicite des responsabilités. L’État actionnaire définit les orientations relevant de ses prérogatives et fixe les attentes en matière de performance. Les ministères de tutelle assurent la cohérence sectorielle, suivent la préparation des contrats et veillent à leur articulation avec les stratégies publiques. Les structures compétentes en matière de finances publiques doivent apprécier les engagements financiers, leur soutenabilité et les conditions d’allocation des ressources.

Les conseils d’administration ont la responsabilité de traduire ces orientations en stratégies d’entreprise, d’approuver les plans d’action et de suivre leur exécution. Les directions générales assurent la mise en œuvre opérationnelle, organisent la mobilisation des moyens, identifient les risques et rendent compte des résultats.

Les contrôleurs d’État interviennent dans le cadre de leurs attributions. Les organes de contrôle et d’audit contribuent, chacun selon son mandat, à vérifier la régularité des opérations, la fiabilité de l’information et la maîtrise des risques. Cette répartition ne doit pas conduire à multiplier les validations sans clarifier la décision finale. Une gouvernance efficace suppose que chaque étape possède un responsable, un délai et une procédure d’escalade lorsque le traitement d’un dossier est bloqué.

Le contrat d’objectifs doit ainsi devenir un instrument de coordination et de redevabilité, et non un mécanisme de transfert indistinct des responsabilités.

 

Des indicateurs qui mesurent les résultats, pas seulement les moyens

La circulaire met l’accent sur la performance et le rétablissement des équilibres financiers. Pour produire des effets, cette orientation doit se traduire par des indicateurs adaptés à la mission de chaque entreprise. Les indicateurs financiers peuvent porter sur l’évolution des charges, la capacité d’autofinancement, la qualité des recettes, les besoins de trésorerie et la soutenabilité de l’endettement. Les indicateurs opérationnels doivent mesurer les délais, la productivité, la qualité des prestations, la disponibilité des services et le respect des calendriers d’investissement.

À ces mesures doivent s’ajouter des indicateurs de résultat économique et social : investissements effectivement réalisés, services rendus aux usagers, couverture territoriale, amélioration de la qualité et contribution aux objectifs sectoriels. Une distinction demeure indispensable : un moyen mobilisé n’est pas un résultat obtenu. Un investissement engagé n’est pas nécessairement un projet achevé. Un système informatique livré ne garantit pas, à lui seul, une amélioration de la productivité.

Chaque contrat devrait donc comporter une situation de référence, des objectifs annuels, des cibles à l’horizon 2030 et des modalités de vérification. Les écarts constatés doivent donner lieu à une analyse de leurs causes et à des mesures correctives documentées.

Cette évaluation doit aussi tenir compte des contraintes qui échappent directement à la responsabilité des dirigeants : retards de décision, financements non disponibles, autorisations en attente ou objectifs publics modifiés en cours d’exécution. La responsabilisation n’a de sens que si elle repose sur des engagements réalistes, des moyens identifiés et des responsabilités effectivement maîtrisables.

 

Le financement public doit suivre une logique de résultats

L’un des enjeux les plus importants de la réforme réside dans l’articulation entre les objectifs assignés et les ressources accordées. Lier davantage le financement aux résultats peut améliorer la discipline de gestion et la transparence de l’utilisation des fonds publics. Mais cette logique exige des règles précises. Elle doit distinguer les financements destinés à couvrir des missions de service public, les investissements productifs, les besoins de restructuration et les aides répondant à des contraintes exceptionnelles.

Une entreprise chargée d’une mission sociale ou territoriale ne peut être évaluée exclusivement selon les mêmes critères de rentabilité qu’une entité exerçant une activité commerciale concurrentielle. Les obligations de service public doivent être explicitées, leurs coûts estimés et leurs modalités de compensation rendues transparentes. De même, la recherche d’autofinancement ne saurait remplacer l’analyse économique des projets. Les investissements doivent être appréciés selon leur faisabilité, leurs coûts complets, leurs risques, leurs délais de réalisation et les bénéfices attendus.

Le financement conditionné aux résultats ne doit donc pas devenir une sanction automatique en cas d’écart. Il doit reposer sur une évaluation objective, une distinction entre les causes internes et externes des difficultés et un mécanisme de correction adapté. L’enjeu est de mieux utiliser les ressources publiques, de réduire les dépenses inefficaces et de préserver les investissements nécessaires à la continuité et à l’amélioration des services.

 

Les banques publiques : une déclinaison spécifique de la réforme

Pour les banques publiques, la logique des contrats d’objectifs doit être adaptée aux particularités du secteur bancaire. Leur performance ne se limite ni au résultat comptable ni au volume des crédits distribués. Elle doit intégrer la solidité financière, la qualité des actifs, le coût du risque, la maîtrise des charges, la conformité réglementaire, la sécurité des systèmes d’information et la qualité du service rendu aux clients.

Elle doit également apprécier la contribution au financement de l’économie réelle : accompagnement des PME, financement de l’investissement productif, amélioration des délais de traitement et qualité de l’analyse des dossiers. Ces objectifs doivent rester compatibles avec la solvabilité des emprunteurs, la maîtrise du risque et les exigences prudentielles. Les conseils d’administration et les directions générales doivent pouvoir décliner ces orientations dans des plans bancaires cohérents, sans confusion entre les responsabilités de l’État actionnaire, celles des organes de gestion et celles de la Banque centrale de Tunisie en matière de supervision prudentielle.

La transformation numérique doit s’inscrire dans cette même logique. La modernisation des systèmes de banque centrale, l’intégration des données, l’automatisation des processus et le développement des services numériques doivent être évalués à partir de leurs effets concrets sur les coûts, les délais, la qualité du service et la maîtrise des risques. La technologie n’est pas un résultat en soi. Elle est un levier dont la valeur doit être démontrée.

 

2026-2030 : organiser le suivi et corriger les écarts

Pour éviter que les contrats ne restent des engagements formels, leur mise en œuvre devrait reposer sur un dispositif de suivi périodique. Une première étape consiste à établir un diagnostic de référence pour chaque entreprise : situation financière, performance opérationnelle, engagements en cours, risques majeurs et besoins d’investissement. La deuxième consiste à traduire les orientations en programmes annuels, avec des responsables identifiés, des échéances et des ressources associées. La troisième repose sur un tableau de bord périodique permettant de comparer les résultats aux objectifs et de détecter rapidement les retards.

Les ministères de tutelle devraient disposer d’une vision consolidée des réalisations, des obstacles et des décisions attendues. Les conseils d’administration devraient examiner les écarts relevant de la gestion des entreprises. Les arbitrages nécessitant une décision interministérielle ou gouvernementale devraient être transmis à l’autorité compétente dans des délais définis.

Un bilan annuel, complété par une évaluation à mi-parcours, permettrait d’apprécier non seulement le respect des engagements, mais également leur pertinence au regard de l’évolution de l’environnement économique.

La transparence doit enfin accompagner ce processus. La publication de synthèses de performance, dans le respect des obligations légales et des informations protégées, renforcerait la lisibilité de l’action publique et permettrait de distinguer les moyens engagés des résultats réellement obtenus.

 

L’exécution, véritable mesure de la réforme

La circulaire n° 07 de 2026 donne un cadre à la préparation des contrats d’objectifs et des contrats-programmes pour 2026-2030. Sa portée réelle dépendra désormais de la qualité des contrats élaborés, de la cohérence des financements, de la clarté des responsabilités et de la régularité de l’évaluation. La réforme des entreprises publiques ne se gagnera pas par la multiplication des documents de planification, mais par la capacité à relier chaque objectif à un responsable, chaque programme à des moyens identifiés et chaque engagement à un résultat vérifiable.

Le défi n’est donc pas seulement de contractualiser la performance. Il est de construire une administration capable de décider dans les délais, des organes de gouvernance capables de piloter et des entreprises capables de rendre compte.

 

Entre l’objectif annoncé et le résultat obtenu, il y a l’exécution. C’est dans cet espace que se jouera la crédibilité des contrats 2026-2030 et, avec elle, une part essentielle de la réforme des entreprises publiques tunisiennes.

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Un numéro vert pour le soutien psychologique aux élèves

27. Oktober 2026 um 09:12

Le numéro vert 80106080, dédié aux élèves, entre en service ce mardi 27 octobre 2026. Il permettra aux élèves de bénéficier de services d’écoute, d’orientation et de soutien psychologique assurés par des spécialistes.

Le service sera accessible du lundi au vendredi, de 9h30 à 15h30, afin de permettre aux élèves de bénéficier d’un accompagnement psychologique adapté à leurs besoins.

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Serbie – Législatives : le mouvement étudiant renverse le pouvoir après quatorze ans de domination de Vučić

27. Oktober 2026 um 08:56

La liste soutenue par le mouvement étudiant serbe a remporté les élections législatives anticipées du 25 octobre avec 52,9 % des voix, mettant fin à quatorze années de domination politique d’Aleksandar Vučić. Cette victoire ouvre cependant une période d’incertitude sur la formation du prochain gouvernement et l’avenir démocratique du pays.

La Serbie connaît un tournant politique majeur. La liste étudiante, constituée de candidats issus de la société civile, a remporté une large victoire aux élections législatives anticipées du 25 octobre, face à la coalition du président nationaliste Aleksandar Vučić. Selon les résultats préliminaires, publiés lundi 26 octobre, elle a recueilli 52,9 % des suffrages et pourrait obtenir environ 140 des 250 sièges du Parlement, contre une centaine pour le camp au pouvoir.

Après quatorze ans de domination politique, Aleksandar Vučić a reconnu sa défaite. Le résultat consacre deux années de manifestations, de blocages universitaires et de campagnes de terrain menées dans les grandes villes comme dans les régions rurales. Le mouvement est né après l’effondrement, en novembre 2024, d’un auvent de la gare de NoviSad, qui avait causé la mort de 16 personnes. Les étudiants ont dénoncé la corruption et les défaillances des autorités, transformant progressivement la contestation en un mouvement national réclamant davantage de transparence et une réforme des institutions.

La liste étudiante a choisi de présenter des candidats issus de différents milieux professionnels, notamment des médecins, des universitaires, des juristes et des représentants de la société civile. Son objectif était de dépasser les clivages traditionnels et de rassembler les électeurs opposés au pouvoir en place. La campagne s’est concentrée sur la lutte contre la corruption, l’indépendance de la justice et le renforcement de l’État de droit. La participation électorale, proche de 70 %, témoigne de la forte mobilisation autour du scrutin.

Cette victoire ne garantit toutefois pas une transition sans difficultés. Le mouvement, qui n’est pas structuré comme un parti politique traditionnel, devra maintenir son unité, constituer une équipe gouvernementale et traduire ses revendications en réformes concrètes. Il devra également composer avec les réseaux administratifs et politiques liés au pouvoir actuel.

Un enjeu pour les Balkans et l’Union européenne

La défaite de Vučić pourrait avoir des répercussions au-delà des frontières serbes. Candidate à l’adhésion à l’Union européenne depuis 2012, la Serbie entretient des relations étroites avec Moscou et Pékin, tout en dépendant largement de ses échanges économiques avec l’Europe des 27.

Les institutions européennes ont salué le résultat et exprimé leur disponibilité à accompagner les réformes démocratiques. Bruxelles devra cependant concilier le soutien à une éventuelle transition institutionnelle avec ses attentes concernant l’État de droit, les relations avec la Russie et les tensions régionales, notamment autour du Kosovo.

La portée internationale de cette victoire reste incertaine. Le mouvement étudiant a surtout fait campagne sur les enjeux intérieurs et n’a pas encore précisé toutes les orientations de sa future politique étrangère.

Pour la Serbie, le défi commence désormais après les urnes : transformer une mobilisation citoyenne exceptionnelle en institutions plus transparentes et durables, sans décevoir les attentes élevées de la population.

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Recul des cours du pétrole sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient

27. Oktober 2026 um 08:31

Les prix du pétrole ont reculé mardi 27 octobre, les perspectives de reprise du dialogue diplomatique au Moyen-Orient atténuant les craintes de perturbations de l’approvisionnement.

Les cours du pétrole ont poursuivi leur baisse ce mardi, sur fond d’espoirs d’apaisement du conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent de la mer du Nord recule de 0,57 %, à 115,15 dollars, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) perd 0,43 %, à 101,32 dollars. Cette évolution intervient après plusieurs séances de forte hausse…

Les marchés ont été soutenus par les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs partenaires régionaux. Des représentants du Qatar se sont rendus à Téhéran lundi 26 courant, tandis que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont également engagé des discussions avec les autorités iraniennes. Les quatre pays ont convenu de poursuivre le dialogue afin de renforcer la coopération en matière de paix et de sécurité.

Toutefois, le recul des cours reste limité par les menaces pesant sur les infrastructures énergétiques saoudiennes. D’ailleurs, les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir attaqué des stations de pompage de l’oléoduc Est-Ouest saoudien ainsi que l’aéroport de Riyad, attaques qui n’ont pas été confirmées les autorités saoudiennes.

La sécurité du transport maritime constitue un autre facteur de tension. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième de l’approvisionnement énergétique mondial avant le début du conflit opposant les USA et l’Israël et l’Iran, reste exposé aux perturbations. Les attaques contre des navires commerciaux se sont multipliées en octobre, accentuant les inquiétudes des opérateurs. Dans ce contexte, les perspectives diplomatiques pourraient continuer à influencer les cours, mais une nouvelle escalade militaire risquerait de relancer rapidement les prix.

Les marchés pétroliers restent ainsi pris entre deux forces opposées : l’espoir d’une désescalade susceptible de sécuriser les flux énergétiques et la persistance de menaces sur les infrastructures et les routes maritimes stratégiques.

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Kaïs Saïed au Conseil des ministres :  » Les décisions sont à venir »

27. Oktober 2026 um 08:29

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, dans la journée du lundi 26 octobre, au palais de Carthage, une réunion du Conseil des ministres.
Le chef de l’État a ouvert cette réunion en abordant plusieurs questions liées essentiellement à la situation sociale et économique du pays, notamment le fonctionnement des services publics et la hausse des prix. Il a souligné la nécessité de répondre à toutes les demandes du peuple et de surmonter les difficultés auxquelles il est confronté, quelle qu’en soit l’origine.

Il a également réaffirmé que la guerre contre la corruption se poursuivra et que le peuple tunisien recouvrera l’intégralité de ses droits, sans aucune diminution. Selon lui, le poids de la responsabilité exige de chacun de faire preuve de l’esprit du combattant sur le front, ajoutant que les attentes du peuple tunisien ne seront pas déçues, malgré la gravité des difficultés et l’âpreté de la bataille.

Le chef de l’État a insisté sur le fait que le peuple tunisien a choisi d’être libre, et que les accusations portées contre lui concernent précisément sa revendication de liberté et d’émancipation. « Ces accusations, oui ; malheur à celui qui a menti, calomnié et accusé à tort », a-t-il déclaré.
Kaïs Saïed a estimé que toutes les tentatives visant à entraver ce parcours se briseront face à la volonté du peuple, affirmant que le cours de l’histoire avance et qu’il n’y a pas de retour en arrière.

 » Les décisions sont à venir. Il ne s’agira ni de déclarations ni de communiqués. Le communiqué le plus éloquent sera celui qui suivra la victoire », a-t-il poursuivi, malgré ceux qui imaginent que l’échec sera l’issue de ce parcours ou qui ont misé sur les pièges qu’ils ont tendus et les espaces de conflit qu’ils ont dessinés, que ce soit de leur propre initiative ou en réponse à des injonctions qui aspirent encore à la domination et au colonialisme.
 » Notre grand peuple a voulu et veut, et sa volonté se réalisera. L’heure de la victoire viendra, malgré celui qui a été presque un mal et qui continue de comploter », a-t-il conclu.

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Moscou courtise l’Afrique : un troisième sommet pour contrer l’isolement et sécuriser ses marchés

27. Oktober 2026 um 08:17

Moscou accueille le troisième sommet Russie-Afrique, et ce depuis le 23 octobre 2026, l’objectif principal étant le renforcent de la coopération économique dans le commerce, l’investissement, les infrastructures, l’énergie, la technologie et l’enseignement.

Maxime Orechkine, vice-président de l’administration présidentielle, explique que l’approche russe consiste à trouver des solutions adaptées à chaque pays, dans le respect de sa souveraineté. Il a évoqué des visites dans des pays africains pour concrétiser des projets et vanté l’expérience russe en matière de souveraineté numérique face aux sanctions occidentales, comme le rapportent nos confrères de l’agence TAP.

A rappeler que les deux précédents sommets, à Sotchi (2019) et à Saint-Pétersbourg (2023), avaient institué un cadre de partenariat, avec respectivement 92 et 161 accords signés. Celui de 2023 avait aussi adopté un plan d’action de 181 mesures.

Les échanges ont atteint environ 27,8 milliards de dollars en 2025, soit  une progression de 13 % sur un an. Mais ils sont très déséquilibrés : en 2024, la Russie a exporté pour 24,3 milliards de dollars vers l’Afrique et n’en a importé que pour 3,5 milliards. Le continent ne pèse que 3,9 % du commerce extérieur russe.

Les céréales dominent : blé, orge et maïs représentent 87 % des exportations alimentaires russes vers l’Afrique. Le blé russe couvrirait environ 30 % des besoins africains – l’Égypte, l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud absorbant près de 70 % des volumes. Moscou vise 50 à 60 milliards de dollars d’échanges d’ici 2030.

Au-delà du commerce, la Russie cherche à atténuer l’impact des sanctions liées à la guerre qu’elle a déclarée contre l’Ukraine et à promouvoir un ordre multipolaire. Son succès dépendra toutefois de la diversification des produits échangés, de la logistique et des investissements productifs. Et c’est moins gagné vu son retard dans ces domaines.

En parallèle, Moscou accueille du 25 au 27 octobre le huitième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), consacré aux perspectives du marché gazier et à la sécurité énergétique.

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Hôpitaux de Bab Saadoun : le pari d’un réseau thermique pour économiser 40 % d’énergie (ANME)

26. Oktober 2026 um 17:38
Le projet de mise en place d’un réseau centralisé de chaleur et de froid (District Heating and Cooling – DHC) pour la colline sanitaire de Bab Saadoun devrait permettre de réaliser une économie d’énergie estimée à environ 40 % des besoins en chauffage et en refroidissement de 17 établissements de santé concernés, selon des données publiées, le 26 octobre 2026, par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

Un atelier de travail consacré à la présentation des résultats de l’étude de faisabilité technique détaillée des scénarios retenus dans le cadre de ce projet, financé par un don de la Banque africaine de développement (BAD), s’est tenu lundi, à Tunis, selon un communiqué publié par l’ANME.

 Les travaux ont porté sur l’examen des résultats techniques de l’étude et la discussion des scénarios retenus pour la mise en place d’un réseau centralisé de chauffage et de refroidissement au profit des établissements de santé de la colline sanitaire de Bab Saadoun.

 Les échanges ont, également, abordé les aspects techniques et les exigences liées à la réalisation du projet qui devra contribuer à rationaliser la consommation énergétique et à réduire les émissions de carbone, tout en soutenant les efforts déployés de la Tunisie en faveur de la transition énergétique.

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Sécurité hydrique : la Tunisie, l’Égypte et la Libye unissent leurs efforts au Caire

26. Oktober 2026 um 17:21

Ezzeddine Ben Cheikh, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a examiné avec ses homologues égyptien, Hani Souilem, et libyen, Abdellatif Mohamed Taher Hussein, les perspectives de la coopération conjointe, notamment dans les domaines de l’échange d’expertises et d’expériences en matière de gestion, de préservation et de rationalisation de l’exploitation des ressources hydrauliques, de manière à renforcer la sécurité hydrique et le développement agricole durable dans les trois pays.

Ces deux rencontres se sont déroulées en marge des travaux de la première journée de la neuvième édition de la « Semaine de l’eau du Caire », qui se tient du 25 au 29 octobre 2026 marqués par une large participation internationale, donnant lieu à 137 sessions techniques et scientifiques portant sur les questions de sécurité hydrique, de partenariats internationaux et d’innovation dans le domaine de la gestion des ressources hydrauliques, selon des données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, selon l’agence TAP.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a inauguré les travaux de cette semaine à distance par visioconférence, en présence du président du Conseil des ministres, de plusieurs ministres, de représentants d’organisations internationales et régionales, ainsi que d’experts et de spécialistes du secteur de l’eau.

A l’ouverture, la partie égyptienne a exposé sa vision dans ce domaine visant à renforcer la coopération dans la gestion des ressources hydrauliques communes et à soutenir les piliers de la paix et de la stabilité régionales, souligne la même source.

Les discussions ont porté sur un ensemble de questions liées à la bonne gestion des ressources hydrauliques, notamment l’optimisation de l’exploitation des eaux de pluie et des eaux souterraines, le développement de l’agriculture pluviale de manière à contribuer à réduire la pression sur les ressources hydrauliques traditionnelles, outre l’extension de l’utilisation des énergies renouvelables, particulièrement les énergies solaire et éolienne, et le renforcement de l’interconnexion électrique afin de soutenir l’intégration régionale.

L’accent a, également, été mis sur l’importance de la notification préalable et de l’échange de données et d’informations entre les pays, en tant que deux mécanismes essentiels pour renforcer la confiance et la coopération dans la gestion des ressources hydrauliques communes et soutenir les efforts de développement durable.

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Tunisie : plus de 91 % des recettes budgétaires proviendront des impôts en 2027

26. Oktober 2026 um 16:42

Les recettes fiscales de la Tunisie devraient atteindre environ 49,6 milliards de dinars en 2027, soit une hausse de 4,7 % par rapport aux résultats prévisionnels de 2026. Selon les données du projet de budget de l’État pour 2027, rapportées par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), ces recettes devraient représenter 91,4 % des recettes du budget de l’État et 60,2 % de l’ensemble des ressources de l’État.

Les recettes fiscales prévues se répartissent entre le régime fiscal intérieur, qui devrait en générer 75 %, et le régime douanier, à hauteur de 25 %. Sur le plan de leur structure, les impôts directs représenteraient 42 % du total, contre 58 % pour les impôts indirects.

Les impôts directs en hausse de 4,2 %

Les recettes provenant des impôts directs devraient atteindre 20,91 milliards de dinars en 2027, en progression de 4,2 %. Soit 851 millions de dinars supplémentaires par rapport aux résultats prévisionnels de 2026.

L’impôt sur le revenu devrait générer 14,404 milliards de dinars, en hausse de 5,3 %. Cette estimation tient notamment compte de l’effet de la deuxième tranche du programme d’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé.

Pour les entreprises pétrolières, les recettes fiscales devraient rester relativement stables, à 1,176 milliard de dinars; contre 1,171 milliard attendu en 2026. Soit une légère progression de 0,4 %.

Cette prévision repose notamment sur une hausse attendue de 29 % de la production nationale de pétrole et de gaz, liée à l’entrée en exploitation de nouveaux champs, ainsi que sur un recul anticipé du prix du pétrole sur les marchés internationaux, à 80 dollars le baril contre environ 90 dollars en 2026.

De leur côté, les recettes de l’impôt sur les sociétés non pétrolières devraient progresser de 2,4 %, pour atteindre 5,33 milliards de dinars, contre 5,204 milliards de dinars en 2026.

Les impôts indirects devraient rapporter 28,69 milliards de dinars

Les recettes issues des impôts indirects sont estimées à 28,69 milliards de dinars en 2027, en hausse de 5 % par rapport aux prévisions de 2026. Elles représenteraient ainsi 58 % de l’ensemble des recettes fiscales.

Les recettes des droits de douane devraient augmenter de 7,7 %, pour atteindre 2,7 milliards de dinars, notamment en lien avec l’évolution attendue des importations.

Le rendement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) devrait, pour sa part, progresser de 4,2 %, à 13,223 milliards de dinars. Cette évolution serait liée au rythme de consommation prévu en 2027 et aux retombées de certaines mesures fiscales destinées à simplifier la fiscalité des petits exploitants.

Les recettes du droit de consommation devraient atteindre 4,59 milliards de dinars, en hausse de 2,6 %. Le document prévoit toutefois une baisse des recettes liées aux véhicules, en raison de l’intérêt croissant pour les voitures électriques et hybrides, qui bénéficient d’avantages fiscaux par rapport aux véhicules à moteur thermique.

Enfin, les recettes provenant des autres impôts et taxes devraient progresser de 6,7 %, pour s’établir à 8,177 milliards de dinars. Cette évolution est notamment liée à la poursuite du soutien au système de sécurité sociale à travers le renforcement des ressources du compte de diversification des sources de financement de la sécurité sociale.

Les recettes non fiscales estimées à 4,33 milliards de dinars

En parallèle des recettes fiscales, les recettes non fiscales devraient s’élever à environ 4,33 milliards de dinars en 2027. Les prévisions reposent notamment sur une meilleure gestion du patrimoine public, le renforcement de sa protection juridique et l’amélioration du recouvrement des revenus qui en sont issus.

Ces ressources comprennent notamment les revenus provenant de la vente, de la location et de la concession de biens de l’État, ainsi que ceux issus de l’exploitation du domaine forestier public et des biens mobiliers de l’État.

Le projet de budget prévoit également des réformes dans certains secteurs stratégiques, notamment celui du phosphate, afin d’améliorer les performances des entreprises publiques et de renforcer leur contribution aux recettes de l’État.

Le développement des investissements dans l’exploration et la production d’hydrocarbures figure également parmi les leviers envisagés. La part de l’État dans la production d’hydrocarbures, y compris celle de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), représente environ 75 % de la production totale.

Dans le détail, les revenus des participations devraient atteindre 1,438 milliard de dinars, soit 33 % des recettes non fiscales. Ils comprennent notamment 910 millions de dinars de bénéfices de la Banque centrale de Tunisie et 303 millions de dinars de bénéfices de l’ETAP.

Les recettes issues de la redevance de transit du gaz algérien sont, quant à elles, estimées à 1,211 milliard de dinars, soit 28 % du total des recettes non fiscales.

Les revenus tirés de la commercialisation du pétrole devraient s’établir à 658 millions de dinars, représentant environ 15 % des recettes non fiscales. Ils accuseraient un recul de 9 % par rapport aux résultats prévisionnels de 2026, principalement en raison de la baisse attendue du prix moyen du pétrole, à 80 dollars le baril contre environ 90 dollars en 2026; malgré l’augmentation anticipée de 29 % de la production nationale de pétrole et de gaz.

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Brésil : Lula, la revanche du bilan social

26. Oktober 2026 um 16:34

Deux regards croisés  Sana Ghenima et Ezzeddine Zayani

La réélection de Lula face à Flávio Bolsonaro dépasse le simple résultat électoral brésilien. Elle traduit une remobilisation populaire autour du bilan social, de la défense des travailleurs et de l’affirmation de la souveraineté nationale. Au-delà du Brésil, cette victoire interroge l’évolution des rapports entre pouvoir, économie et citoyens. L’Économiste Maghrébin a recueilli deux lectures tunisiennes : celle de Sana Ghenima, présidente de l’association Femmes et Leadership, et celle d’Ezzeddine Zayani, ancien diplomate.

Une victoire de valeurs

Pour Sana Ghenima, présidente de l’association Femmes et Leadership, le succès de Lula face à Bolsonaro est “d’abord une victoire d’un système de valeurs”. Elle estime qu’elle repose sur une articulation entre un bilan social mobilisateur, une remobilisation électorale que beaucoup ne croyaient plus possible et une défense réelle de la souveraineté nationale.

“Les pronostics n’étaient pas favorables à Lula avant le second tour. Pourtant, une véritable remobilisation s’est produite”, note-t-elle. À ses yeux, ce duel a dépassé le simple affrontement politique : “Il a été une leçon de valeurs”.

Elle relève notamment la réponse de Lula après avoir été traité de “Monsieur neuf doigts”, en référence à l’accident qui lui a coûté un doigt alors qu’il était ouvrier à 17 ans. “Lula a répondu par un plaidoyer en faveur des travailleurs, de ceux qui produisent, qui suent, qui sacrifient et qui font preuve d’abnégation. Il a opposé à un discours bourgeois, détaché des réalités sociales, la dignité du travail et la réalité de la majorité du peuple”, analyse Sana Ghenima.

Un bilan social qui a pesé

Sur le plan interne, la présidente de Femmes et Leadership souligne que le bilan de Lula a également joué. “C’est un président sortant qui a été réélu à 81 ans, mais surtout un dirigeant dont l’action a produit des résultats palpables : réduction mesurable de la pauvreté, baisse du chômage et mesures favorables aux travailleurs”, explique-t-elle.

Sa défense des salariés contre les pratiques abusives de certains capitaux aurait, selon elle, consolidé son ancrage populaire. “C’est une démarche socialiste mesurée, appuyée par une mobilisation intensive sur le terrain et sur les réseaux sociaux, ainsi que par une défense claire des valeurs démocratiques”, ajoute-t-elle.

Souveraineté et diplomatie équilibrée

Sana Ghenima propose également une lecture géopolitique. Face à Bolsonaro, Lula aurait opposé deux éléments essentiels : l’affirmation de l’autonomie brésilienne et la continuité d’une diplomatie tournée vers les pays du Sud et les BRICS.

“Il a défendu la souveraineté nationale, dénoncé les ingérences étrangères et refusé toute dépendance excessive, y compris vis-à-vis des plateformes numériques”, souligne-t-elle. Mais, précise-t-elle, Lula n’a pas annoncé de rupture avec les États-Unis ou l’Europe. “Sa politique étrangère est équilibrée : il défend ce qui sert les intérêts du Brésil, sa souveraineté, son économie, son développement et sa population, sans s’enfermer dans une logique de confrontation.”

Pour elle, cette position constitue une force : “Il n’y a pas de rupture, mais une opposition sans ambiguïté à toute forme d’ingérence.” Elle estime toutefois que le principal défi restera le compromis à trouver avec un Congrès dominé par la droite.

« Le peuple a toujours le dernier mot »

Crédit photo: amélioré avec IA

De son côté, Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, voit dans cette réélection “une réaction intéressante et importante”, à quelques jours du renouvellement du Congrès américain. Il remarque que l’investissement des États-Unis en faveur de Bolsonaro n’a pas permis d’imposer leur candidat.

Il considère que la victoire de Lula est aussi celle d’une grande frange du peuple brésilien. “Ils ont compris que Lula est le président qu’il leur faut et ils n’ont pas hésité à lui accorder à nouveau leur confiance”, affirme-t-il. Pour l’ancien diplomate, l’adhésion populaire demeure l’élément décisif : “On peut être riche, bien formé, mais ce qui compte le plus, c’est d’être proche de son peuple.”

 

Des retombées en Amérique latine et en France

Ezzeddine Zayani estime que cette réélection aura des retombées importantes, notamment en Amérique latine. Il souligne que la politique américaine dans la région a suscité des réserves chez plusieurs dirigeants latino-américains. La victoire de Lula pourrait encourager une dynamique de plus grande autonomie régionale.

Il y voit également un signal pour la France, notamment pour Jean-Luc Mélenchon et les forces de gauche qui avaient soutenu Lula. “C’est une bouffée d’oxygène pour le candidat français Jean-Luc Mélenchon, qui s’en est d’ailleurs félicité”, indique Ezzeddine Zayani.

Il critique également le rôle de certains instituts de sondage, estimant que la majorité d’entre eux avaient donné Bolsonaro vainqueur. “On ne peut plus parler seulement d’instituts de sondage, mais d’instituts de formation d’opinion. Ils essaient d’imposer leur vérité, alors que le peuple a toujours le dernier mot”, affirme-t-il.

Remettre l’humain au centre

Au-delà du cas brésilien, les deux intervenants convergent sur une lecture plus large : les crises successives en Europe, en Amérique latine ou dans la région  poussent les citoyens à exiger des politiques plus proches de leurs préoccupations sociales.

Pour Sana Ghenima, il ne s’agit pas seulement d’un retour de la gauche. “La polarisation classique gauche-droite est devenue plus complexe. Mais il existe une tendance à vouloir humaniser le pouvoir, à remettre les questions sociales, le pouvoir d’achat, les conditions de vie et le bien-être au centre de l’action publique” estime-t-elle.

“Quel que soit le modèle choisi,  libéral, socialiste ou social-démocrate, l’essentiel est de remettre l’humain au centre de la gouvernance” résume-t-elle, avant d’appeler à tirer les leçons de cette expérience pour la Tunisie : “La souveraineté, ce sont aussi des résultats tangibles. C’est ce que je souhaite pour notre pays.”

Et enfin pour Ezzeddine Zayani, ce résultat dément les pronostics de la majorité des instituts de sondage brésiliens et rappelle que la volonté des électeurs reste l’arbitre final. 

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IA : Anthropic accède sans autorisation à des données électorales américaines

26. Oktober 2026 um 16:19

Le modèle Claude, développé par Anthropic, a contourné un dispositif de paiement pour consulter des données agrégées sur les électeurs de Géorgie. L’entreprise assure qu’aucun dossier individuel n’a été consulté et qu’aucune donnée électorale n’a été modifiée.

Le modèle d’intelligence artificielle Claude a accédé sans autorisation à des statistiques électorales de l’État américain de Géorgie. Et ce, en contournant un mécanisme d’accès payant. C’est ce que révèlent des informations rapportées dimanche 25 octobre par Axios et Reuters.

D’après Anthropic, l’incident concernait des données agrégées accessibles au public contre paiement. Le modèle n’aurait accédé ni au système d’inscription des électeurs ni à des dossiers individuels.

Lors de cet épisode, Claude aurait exploité des informations provenant d’une ancienne version du site de l’administration pour obtenir un jeton d’accès à des données normalement payantes.

L’incident relance les interrogations sur les limites des agents d’intelligence artificielle capables d’effectuer seuls plusieurs étapes pour atteindre un objectif. Conçus pour résoudre des problèmes, ces systèmes peuvent tenter de contourner des restrictions techniques sans que cela constitue une autorisation légitime.

Anthropic a déjà signalé des comportements similaires dans d’autres environnements numériques et affirme travailler à renforcer les garde-fous de ses modèles.

Aucune manipulation du système électoral ni modification de données n’a été signalée dans cette affaire. L’épisode souligne néanmoins les enjeux de sécurité et de responsabilité liés à l’utilisation d’agents d’IA dans des systèmes sensibles.

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Tunisie – ONU : trois priorités pour orienter la coopération jusqu’en 2031

26. Oktober 2026 um 15:39

La Tunisie et les Nations unies s’apprêtent à signer un nouveau cadre de coopération pour la période 2027-2031, structuré autour de trois priorités : le capital humain et l’inclusion sociale, la transformation économique et l’emploi décent, ainsi que la transition écologique et la sécurité des ressources.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que ce cadre s’inscrit dans les orientations stratégiques du pays et du Plan de développement national 2026-2030. Il vise également à consolider le rôle du système des Nations unies en tant que partenaire stratégique du développement économique et social de la Tunisie.

Lors d’une réunion organisée lundi à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, à l’initiative du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, le ministre a présenté les grandes lignes de cette coopération, dont la signature est prévue prochainement, ainsi que les enjeux liés à la mobilisation des financements nécessaires à sa mise en œuvre.

Le Plan de développement national 2026-2030 repose sur cinq axes : le développement social équitable et inclusif, l’équilibre entre les régions, la modernisation du tissu économique et des infrastructures, la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, ainsi que la modernisation des institutions et de l’administration.

Élaboré pour la première fois selon une approche ascendante partant du niveau local, ce plan prévoit notamment le renforcement du capital humain, la promotion de l’emploi décent, l’autonomisation des jeunes, la cohésion familiale et l’accès au logement. Il accorde également une place à la réduction des disparités régionales, à la réhabilitation des secteurs productifs, au soutien aux secteurs porteurs et à la stimulation de l’investissement à travers l’amélioration du climat des affaires.

La gestion durable des ressources, la protection de l’environnement, la réforme des cadres législatifs et l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques figurent également parmi les orientations retenues.

Le capital humain et l’inclusion sociale au premier plan

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a précisé que les consultations entre la Tunisie et les Nations unies ont permis de définir trois priorités stratégiques pour la période 2027-2031.

La première porte sur le capital humain et l’inclusion sociale, avec une attention particulière accordée aux enjeux sociaux et à l’amélioration des conditions de vie. La deuxième concerne la transformation économique inclusive et la création d’emplois décents. La troisième est consacrée à la transition écologique, à la résilience et à la sécurité des ressources.

Mohamed Ali Nafti a souligné la nécessité d’adopter une approche intégrée dans la mise en œuvre de ces priorités, afin de dépasser le cloisonnement sectoriel et de privilégier des interventions coordonnées susceptibles de produire des effets durables.

Un pôle de financement pour soutenir les projets structurants

La mobilisation des ressources constitue un autre enjeu majeur du nouveau cadre de coopération. Face à la contraction des financements concessionnels et à l’accentuation des pressions économiques et climatiques, Mohamed Ali Nafti a appelé à repenser les mécanismes de financement et à améliorer l’utilisation des ressources disponibles.

Dans cette perspective, une initiative issue des consultations entre les deux parties prévoit la création d’un pôle de financement du développement, placé sous leadership national et en partenariat avec le système des Nations unies. Cette structure vise à rapprocher les priorités nationales des possibilités de financement public et privé, tout en contribuant à la préparation de grands projets structurants.

Le nouveau cadre s’inscrit dans une relation de coopération entre la Tunisie et les Nations unies qui s’étend sur sept décennies. Les interventions de l’organisation couvrent notamment l’éducation, la santé, l’emploi, la protection sociale et l’autonomisation des femmes, ainsi que les défis environnementaux et climatiques.

De son côté, la coordinatrice résidente des Nations unies en Tunisie, Rana Taha, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à renforcer la cohérence, l’efficacité et la transparence de ses programmes afin de favoriser une transformation durable. Elle a insisté sur la nécessité de partenariats solides associant soutien politique, plaidoyer, financement et investissement conjoint.

La mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des résultats est également jugée nécessaire pour assurer la mise en œuvre du cadre de coopération. La réunion s’est tenue en présence de représentants des pays donateurs et des institutions financières internationales, à l’occasion de la Journée des Nations unies, qui coïncide cette année avec le 81e anniversaire de la création de l’organisation et le 70e anniversaire de l’adhésion de la Tunisie.

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