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Heute empfangen — 28. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Nouveaux afflux de capitaux spéculatifs en Égypte

28. Juli 2026 um 17:12

Les investisseurs arabes et étrangers sur le marché secondaire de la dette publique égyptienne ont enregistré des achats nets de 107 millions de dollars lors des échanges du lundi 27 juillet, selon les données de la Bourse égyptienne.

Les flux positifs de capitaux spéculatifs vers les instruments de dette égyptiens se sont poursuivis pour la deuxième journée consécutive après avoir enregistré des achats nets de 9,3 millions de dollars lors des échanges de dimanche, coïncidant avec des signes de désescalade entre les États-Unis et l’Iran.

Le retour des capitaux spéculatifs est intervenu après une sortie nette de 459,2 millions de dollars la semaine dernière, contre une sortie nette de 1,46 milliard de dollars la semaine précédente. Au cours du mois de juin, les transactions arabes et étrangères sur le marché secondaire de la dette publique ont enregistré un achat net de 8,76 milliards de dollars, tandis que les flux de capitaux spéculatifs ont enregistré un achat net de 11,66 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre 2026.

Le cours du dollar en Égypte a enregistré une baisse notable lundi, la devise américaine passant sous la barre des 51 livres égyptiennes dans plusieurs banques égyptiennes.

Prix ​​du dollar en Égypte

Selon les statistiques compilées par « Al Business », le taux de change le plus élevé pour le dollar américain à la Banque islamique d’Abu Dhabi était de 51,29 livres égyptiennes à l’achat et de 51,39 livres égyptiennes à la vente. Le taux de change le plus bas pour le dollar américain à la banque Emirates NBD était de 50,40 livres égyptiennes à l’achat et de 50,50 livres égyptiennes à la vente.

À la Banque nationale d’Égypte, à la Banque Misr, à la Banque du Golfe égyptien, à la Banque de développement industriel, à Midbank, à la Banque arabo-africaine, à la Banque d’Alexandrie, à la Banque arabe, à la Banque immobilière égyptienne et à la Banque islamique Faisal, le dollar était coté à 50,67 livres égyptiennes à l’achat et à 50,77 livres égyptiennes à la vente.

À la Banque centrale d’Égypte, le taux de change du dollar américain était de 50,66 livres égyptiennes à l’achat et de 50,79 livres égyptiennes à la vente.

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E-commerce : Bruxelles sommée d’agir sur les taxes surprises

28. Juli 2026 um 16:30

La Commission européenne est appelée à veiller à ce que les consommateurs ne soient pas confrontés à des frais imprévus lors de leurs achats en ligne pour couvrir les nouveaux droits de douane. C’est ce que rapporte le magazine Capital.

Il convient de rappeler que le 1er juillet, l’Union européenne a imposé une taxe de 3 euros sur les importations de commerce électronique de faible valeur. Lesquelles entraient jusqu’à récemment dans l’Union sans être soumises à des droits de douane.

De son côté, la BEUC, fédération représentant les organisations de consommateurs de 31 pays européens, estime que les consommateurs devraient connaître à l’avance le coût total de leur achat, y compris les frais de douane. L’organisation a constaté que, dans certains cas, ces frais n’apparaissent qu’aux dernières étapes du processus d’achat, voire pas du tout. Ce qui peut engendrer des dépenses supplémentaires imprévues.

L’eurodéputé néerlandais Dirk Gotink, rapporteur sur le dossier douanier au Parlement européen, a adressé le 7 juillet une lettre au commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, consultée par Reuters. Il y proteste contre cette pratique et souligne que le paiement des frais correspondants devrait incomber aux plateformes électroniques.

Pour sa part, un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que, conformément à la loi, les entreprises sont responsables des formalités douanières. De même que les frais y afférents ne doivent pas être répercutés sur les consommateurs. Il a ajouté que la Commission suivait la situation de près.

A cet égard, les plateformes de commerce électronique chinoises Temu et AliExpress affichent les frais de douane au moment du paiement. AliExpress précisant qu’il s’agit d’estimations. Shein, en revanche, ne les affiche pas, mais indique prendre en charge tous les droits applicables et que ses prix incluent ces frais. De plus, certaines livraisons Shein sont effectuées depuis des entrepôts situés au sein de l’Union européenne et ne sont donc pas soumises à ces frais.

Cette nouvelle taxe a été instaurée, entre autres, pour limiter ce que l’Union européenne qualifie de « concurrence déloyale » de la part des détaillants en ligne. Mais elle permet aussi de faire face à la croissance explosive des colis de commerce électronique, qui ont atteint 5,8 milliards en 2025.

Dans ce contexte, notons que le cabinet de conseil néerlandais Rotate révèle que la capacité de fret aérien disponible entre la Chine et l’Europe a chuté de 18 % dans les 48 heures suivant l’entrée en vigueur de la nouvelle taxe. Toutefois, cette baisse s’est limitée à 14 % au cours de la première semaine complète d’application de la mesure.

La Belgique et la Hongrie, qui sont d’importantes portes d’entrée pour les importations de commerce électronique dans l’Union européenne, ont enregistré une baisse encore plus importante. Tandis qu’à l’inverse, la capacité de transport vers l’aéroport de Londres Stansted, dans un État non membre de l’UE, la Grande-Bretagne, a augmenté de 25 %.

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TotalEnergies renouvelle son partenariat avec le Festival de Carthage pour sa 60ᵉ édition

28. Juli 2026 um 15:29

À l’occasion de la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage, qui se tient du 16 juillet au 19 août 2026, TotalEnergies Marketing Tunisie renouvelle son partenariat historique avec cet événement culturel majeur.

Partenaire de longue date du festival, TotalEnergies Marketing Tunisie réaffirme, à travers cette collaboration, son engagement en faveur de la promotion de la culture et du soutien aux manifestations qui contribuent au rayonnement du patrimoine artistique tunisien.

Durant toute la période du festival, les festivaliers sont invités à visiter le stand TotalEnergies, où de nombreux cadeaux les attendent.

En renouvelant ce partenariat, TotalEnergies Marketing Tunisie confirme sa volonté d’accompagner les grands événements qui rassemblent les tunisiens autour de la culture, du partage et de la convivialité.

D’après communiqué

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Migration: l’Afrique du Sud fait face à un exode sans précédent

28. Juli 2026 um 15:14

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé les pays africains à collaborer pour s’attaquer aux causes profondes des migrations, alors que son gouvernement doit faire face aux tensions croissantes liées aux attaques contre des citoyens étrangers en Afrique du Sud. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

S’exprimant à l’ouverture de la session du Parlement panafricain à Midrand, près de Johannesburg, Ramaphosa a affirmé qu’aucun pays ne peut gérer seul les flux migratoires et qu’il faut s’attaquer aux causes qui poussent les populations à quitter leur pays, parmi lesquelles les conflits, l’instabilité, la mauvaise gouvernance et la pauvreté.

Selon son point de vue, une migration non maîtrisée peut menacer la sécurité et la stabilité sociale, tout en réaffirmant la nécessité de protéger les droits des migrants et de lutter contre la xénophobie et l’afrophobie.

Cet appel intervient après plusieurs semaines de manifestations anti-immigrés, alimentées par des groupes xénophobes qui accusent les migrants en situation irrégulière de contribuer à la criminalité, au chômage et à la pression sur les services publics. Selon un décompte publié par l’AFP, basé sur des données fournies par les gouvernements concernés, plus de 160 000 ressortissants étrangers ont quitté l’Afrique du Sud au cours des deux derniers mois, dans l’un des plus vastes exodes migratoires enregistrés récemment dans le pays.

L’Afrique du Sud est depuis des années l’une des principales destinations migratoires du continent, mais elle est périodiquement secouée par des vagues de violence contre les étrangers.

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Bourse de Tunis : le Tunindex franchit le seuil d’alerte, la cotation interrompue pendant une heure

28. Juli 2026 um 15:06

La Bourse de Tunis a interrompu temporairement les échanges mardi 28 juillet 2026 après que son principal indice, le Tunindex, a enregistré un recul supérieur à 3% en cours de séance. Cette suspension, d’une durée d’une heure, correspond à l’activation automatique d’un dispositif de protection prévu par le règlement de marché en cas de forte correction.

La décision intervient après le franchissement du seuil de baisse fixé à -3% pour l’indice de référence. Dans un avis communiqué aux intermédiaires en bourse ainsi qu’aux investisseurs, la place financière tunisienne a indiqué avoir appliqué les dispositions de l’article 3.7 de son Règlement de parquet.

« Suite à la baisse de plus de 3% de l’indice Tunindex, la Bourse a déclenché le mécanisme d’interruption de la cotation, conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet », précise le communiqué.

Ce dispositif, assimilé à un mécanisme de « coupe-circuit », prévoit plusieurs niveaux d’intervention lorsque les mouvements du marché dépassent certains seuils. Une première interruption est déclenchée dès que le Tunindex franchit à la baisse la limite de 3%. Elle entraîne un arrêt des transactions pendant une heure, tout en maintenant la possibilité d’annuler les ordres introduits sur le marché.

À la reprise des échanges, les titres ayant fait l’objet d’une réservation au moment de l’arrêt doivent ouvrir selon une procédure spécifique, avec une ouverture programmée cinq minutes après le redémarrage de la cotation.

Le règlement de la Bourse de Tunis prévoit également une mesure plus restrictive en cas d’aggravation de la baisse. Si le Tunindex venait à dépasser le seuil de recul de 5%, la séance serait interrompue définitivement pour la journée. Dans ce cas, le dernier cours enregistré avant l’arrêt serait retenu comme cours de clôture.

La Bourse de Tunis n’a pas communiqué, dans son avis publié mardi, les éléments ayant provoqué cette forte baisse de l’indice au moment du déclenchement de la procédure.

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Tunisie-Italie : vers un partenariat stratégique dans les transports

28. Juli 2026 um 14:57

Le ministre du Transport Rachid Amri a reçu ce mardi 28 juillet 2026,  le vice-ministre italien aux Infrast ructures et à la Mobilité durable Edoardo Rixi, en présence de l’ambassadeur d’Italie à Tunis et de représentants des deux gouvernements.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération bilatérale et de nouer des partenariats stratégiques dans le secteur du transport et de la logistique, conformément à la volonté des dirigeants des deux pays de hisser cette collaboration au niveau de leurs relations historiques.

Misant sur la position stratégique commune de la Tunisie et de l’Italie en Méditerranée, les deux délégations ont insisté sur l’importance de dynamiser les échanges commerciaux et touristiques et de faciliter la mobilité des voyageurs. Elles ont mis l’accent sur l’importance du cadre juridique bilatéral, notamment l’accord de reconnaissance mutuelle des permis de conduire en vigueur depuis janvier 2025.

Les deux parties se sont enfin engagées à poursuivre leurs travaux au sein des commissions techniques mixtes, avec des programmes d’échange d’expertise, notamment sur la conduite des poids lourds et des autobus et un renforcement de la connectivité des réseaux de transport de personnes et de marchandises entre les deux pays.

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Quelle République nous voulons ?

28. Juli 2026 um 14:52

69 ans jour pour jour, après l’annonce de la fondation de la première République par l’Assemblée constituante, les Tunisiens sont de plus en plus divisés sur leur façon de concevoir la République. La preuve, c’est qu’on est à la troisième Constitution (si on ne compte pas celle de Carthage), celle de 2022, que certains critiquent ouvertement, sachant qu’il y a eu un référendum pour la faire adopter, auquel une importante partie de l’électorat inscrit n’a pas participé. La légalité de cette Constitution ne fait, à notre avis, aucun doute, sauf qu’elle a subi, depuis, un déluge de critiques, qui a dépassé de très loin celles des deux premières Constitutions. Certaines parties de l’opposition, notamment les islamistes, continuent à appeler au retour de celle de 2014, appelés, « la Constitution de Feltman, juriste américain, qui aurait été derrière sa rédaction, et avait même assisté à son adoption par la Chambre des représentants », d’autres à celle de 1959, tandis que les partisans de Kaïs Saïed continuent à approuver l’actuelle. Mais ce n’est pas aux textes de la loi organique que les critiques s’adressent principalement, mais à leur application ou à leur non application, comme l’absence d’une Cour constitutionnelle, qui poserait, selon certains, un problème pour résoudre la question de la vacation du pouvoir, s’il y a vacation.

L’ombre des divergences idéologiques plane toujours

Le problème en Tunisie, c’est que tous les débats tournent souvent à la confrontation idéologique, entre les différentes fractions des familles politiques, principalement entre les destouriens, les islamistes, la gauche et les nationalistes arabes. Ce qui a pour conséquence de fausser les débats. Or c’est là que le bas blesse, car il ne suffit pas qu’une Constitution soit adoptée par le Parlement ou par un referendum, pour qu’il y ait consensus autour d’elle, comme la Constitution de 2022.

Avant d’être une affaire de constitutionalistes, et autres experts en droit, une Constitution doit être l’expression d’un consensus social profond, comme la première qui a aboli la monarchie et institué la République, fruit aussi d’une longue lutte pour la libération de la patrie du joug du colonialisme. Or l’abolition de cette Constitution (1959) et son remplacement par celle de 2014, malgré trois ans de débats libres, n’a été que l’expression d’un compromis politique entre les différentes franges du pouvoir de l’époque et n’a donc jamais fait l’objet d’un large consensus social et national, d’autant plus qu’elle avait instauré un système politique hybride, qui ressemble vaguement au système parlementaire mais à trois têtes, et trois présidents, qui n’est que le fruit d’un compromis entre les forces politiques du moment, comme on partage un gâteau. Non seulement cette formule constitutionnelle n’était pas applicable dans les faits, mais elle a engendré un processus de dissolution progressive de l’Etat, en faveur de pouvoirs paraétatiques, à tel point qu’un homme comme Ghannouchi, qui n’avait alors aucune fonction officielle, était devenu le véritable patron du pays, le maître absolu du jeu politique, tout en instituant un compromis avec son rival politique, BCE, et cela avait continué après les élections de 2019, et ce, jusqu’au 25 juillet 2021, qui a sauvé la République de ses prédateurs. Le basculement vers une nouvelle Constitution et un régime présidentialiste n’était que la conséquence d’un long délitement de l’Etat qui avait débuté le 14 janvier 2011.

 

Au départ en 1957, l’alternance politique, tous les droits et toutes les libertés étaient garantis par la Constitution, mais l’évolution des choses avait fait qu’au fur et à mesure qu’on avançait dans le temps, ces droits constitutionnels ont été vidés de leur sens.

 

Les véritables fondateurs de la République tunisienne, dont le grand leader Habib Bourguiba, avaient, dès le début de la lutte de libération nationale, à réfléchir à instaurer la République au cas où le pays obtient son indépendance. Car le régime beylical, donc royal, avait perdu toute sa légitimité, en acceptant le protectorat français en 1881. Il y avait aussi la première Constitution imposée par la France au Bey de l’époque, dite 3ahd el amen, et qui n’a jamais été réellement appliquée. C’est donc aux destouriens que revient le mérite d’avoir initié une conception de la République et de l’Etat, avec tous les défauts et avatars qu’on a pu constater par la suite.

Au départ dès 1957, l’alternance politique, tous les droits et toutes les libertés étaient garantis par la Constitution, mais l’évolution des choses avait fait qu’au fur et à mesure qu’on avançait dans le temps, ces droits constitutionnels ont été vidés de leur sens. On avait évolué vers un pouvoir autoritaire et présidentialiste avec la présidence à vie. Les différentes crises politiques et sociales ont fini, jusqu’à 2011, par révéler les différentes failles de la première Constitution et de sa République. Mais les différentes autres familles politiques n’avaient aucun projet alternatif ni un vrai projet de Constitution, parce que aussi bien les islamistes que l’extrême gauche et les baathistes et autres nationalistes arabes ne croyaient pas à l’Etat national, soit qu’ils croyaient au Califat, soit à un Etat instauré de force sur tous les pays arabes, soit à l’internationalisme prolétarien. Leur reconnaissance de l’Etat national, et à la République, était tardif et totalement opportuniste, car ils n’ont jamais déclaré avoir renié leurs vielles croyances. Certains continuent jusqu’à maintenant à croire à ces chimères idéologiques. Ce qui explique la persistance de divergences de fond sur l’idée même de la République.

Pour une certaine idée de la République

Nous sommes donc amenés à trouver un consensus national et social sur une nouvelle vision de la République. Et par définition et de par sa nature même, une République n’est pas sacrée, sauf pour les fans de la République islamique. Toute vision de l’avenir de notre pays doit commencer par-là. Loin des passions et des idéologies souvent désuètes. Quelle idée de la République devons-nous avoir donc ?

Pour dépasser les profondes divergences qui ont toujours traversé les élites politiques, qui sont essentiellement d’ordre idéologique, la question principale qui doit être posée est : Avons-nous besoin d’une République démocratique, qui repose sur la séparation des pouvoirs – exécutif, législatif et judiciaire -, et de la séparation entre politique et religion ? A ne pas confondre avec la séparation de l’Etat et de la religion, car l’Etat doit obligatoirement contrôler les institutions religieuses.

 

Avons-nous besoin d’une République démocratique, qui repose sur la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) et de la séparation entre politique et religion ?

 

Pour la séparation des pouvoirs tout le monde répondra par un oui, tant qu’il est dans l’opposition. Il sera obligatoirement pour un exécutif hyperdominant dès qu’il est au pouvoir, car c’est ainsi que fonctionnent les esprits de nos élites. D’où la nécessité d’instaurer des contre-pouvoirs forts, pour garantir le non glissement vers le pouvoir absolu du seul président et ceci quel que soit le président. L’expérience du pays depuis l’indépendance le prouve. Un début de contre-pouvoir existe, représenté par les syndicats et une partie de la société civile non inféodée aux puissances étrangères, soit par le financement ou par l’alignement idéologique total. Il faut donc définir le contour de notre société civile.

Quant aux partis politiques, il faut refaire la loi, en indiquant clairement que ceux qui utilisent la religion doivent êtres bannis de la compétition démocratique, et surtout de la participation aux gouvernements. Sans pour autant interdire les formations politiques à background religieux, car ils sont représentatifs d’une importante partie de notre citoyen.

 

Il faut surtout éviter de tomber dans la vision du “juridisme“ de la République qui a été en vogue à partir de 2011. Le rôle des professeurs de droit est d’enseigner et non d’écrire la Constitution..

 

Il faut surtout éviter de tomber dans la vision du “juridisme“ de la République qui a été en vogue à partir de 2011. Le rôle des professeurs de droit est d’enseigner et non d’écrire la Constitution, qui, même si elle est une loi organique, est d’abord un document hautement politique, et doit être rédigée par des grandes personnalités politiques.

Bien sûr, il ne s’agit là que d’une approche d’une vision qui peut être nouvelle et non d’un programme d’action, car la complexité de la situation politique actuelle, fait en sorte qu’il ne faut pas s’aventurer à proposer des solutions toutes faites. Mais il est temps de commencer à en débattre, loin des passions politiques actuelles. Ni les expériences, de 1959, de 1987, de 2011, de 2014, de 2021, même si elles peuvent êtres des objets à inspiration, ne constituent la solution. Seul un nouveau projet de la République peut nous faire avancer.

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Al-Sissi à Kaïs Saïed : l’Égypte prête à soutenir la Tunisie face aux incendies

28. Juli 2026 um 13:40

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a eu, mardi, un entretien téléphonique avec le président de la République tunisienne, Kaïs Saïed.

Selon le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, cet échange s’inscrit dans le cadre de la coordination continue entre les deux pays. Le président égyptien a entamé la conversation en adressant ses félicitations à la Tunisie à l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Il a salué la solidité des relations fraternelles entre les deux pays, fondées sur une histoire commune et des liens établis entre les deux peuples. Il a également rappelé que l’année en cours marque le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Égypte.

Au cours de l’entretien, Abdel Fattah al-Sissi a exprimé la solidarité de l’Égypte avec la Tunisie face aux incendies ayant touché plusieurs zones du pays. Il a affirmé la disponibilité de l’Égypte à fournir le soutien nécessaire dans ce cadre.

Le président égyptien a également souligné l’importance de renforcer les voies de coopération bilatérale et de mettre en œuvre les résultats de la commission mixte supérieure ainsi que les différents mécanismes de coopération existants. Et ce, afin de traduire la dynamique politique entre les deux pays en résultats concrets au service des deux peuples.

De son côté, le président Kaïs Saïed a exprimé son appréciation pour l’attention accordée par le président égyptien au renforcement des relations entre les deux pays ainsi qu’à l’intensification de la concertation et de la coordination politique à tous les niveaux.

Le chef de l’État tunisien a présenté les efforts engagés pour lutter contre les incendies, préserver les ressources de l’État et protéger la sécurité ainsi que les biens des citoyens. Il a également exprimé sa reconnaissance pour la solidarité et le soutien manifestés par le président égyptien dans ce contexte.

L’entretien a également porté sur les évolutions régionales et internationales d’intérêt commun. Abdel Fattah al-Sissi a évoqué la situation actuelle dans la région, marquée par une reprise des tensions. Tout en mettant en garde contre les conséquences possibles d’une nouvelle escalade généralisée. Il a également présenté les efforts de l’Égypte pour rapprocher les positions des parties concernées.

À cette occasion, les deux présidents ont insisté sur la nécessité de privilégier les solutions politiques et diplomatiques, de réduire l’escalade et de contenir les tensions afin d’éviter l’élargissement des crises et de préserver la sécurité et la stabilité régionales.

Ils ont enfin souligné l’importance de renforcer la coordination et la concertation entre les deux pays sur les différentes questions régionales, notamment face aux défis actuels.

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Les propos du président algérien sur la Tunisie font réagir d’anciens diplomates

28. Juli 2026 um 13:09

L’intervention du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie a suscité de vives réactions, notamment chez plusieurs anciens diplomates.

Ahmed OunaïesPour l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ounaïes, il existe d’abord un rapprochement profond entre les peuples tunisien et algérien. Il salue toute initiative qui confirme la fraternité et le destin commun qui unissent les deux nations, jugeant cette dynamique conforme aux leçons de l’histoire et aux préoccupations partagées entre voisins.

Toutefois, il émet une réserve importante : cette fraternité ne doit pas rester enfermée dans un cadre strictement bilatéral entre Tunis et Alger. » Les mêmes sentiments doivent s’étendre à l’ensemble des peuples du Grand Maghreb », a‑t‑il insisté, tout en reconnaissant que ce projet régional peine encore à se concrétiser.

Ahmed Ounaïes a réaffirmé que la reconnaissance d’un destin commun et d’une fraternité profonde entre la Tunisie et l’Algérie trouve un écho sincère au sein de la société tunisienne. Mais, a‑t‑il ajouté, il ne faut pas se limiter à cette seule bilatéralité : ces valeurs doivent embrasser les cinq peuples du Maghreb Tunisie, Libye, Algérie, Maroc et Mauritanie.

Pour l’ancien chef de la diplomatie tunisienne, aucune crise traversée par la région n’a jamais légitimé une solidarité limitée à deux pays seulement : cette nécessité, selon lui, s’impose toujours à l’échelle des cinq peuples du Maghreb.

 

Où en est la retenue … algérienne?

Pour sa part, l’ancien diplomate Ezzeddine Zayani estime, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, que, sur le plan diplomatique, les propos du président Tebboune étaient très maladroits et peu convenables. « On ne traite pas de questions sécuritaires, politiques ou autres de cette manière dans une déclaration télévisée. On n’a pas le droit de parler d’un autre pays sans son consentement »,  a‑t‑il précisé.

 

Il rappelle que la diplomatie algérienne est habituellement connue pour sa retenue. « Ce n’est pas une diplomatie qui agit avec témérité ni qui s’exprime à tort et à travers. Mais, franchement, il aurait été préférable que le président Tebboune choisisse des termes beaucoup plus mesurés, au lieu de tenir des propos brusques concernant des affaires qui relèvent des Tunisiens. Ce n’est pas ainsi que la diplomatie doit fonctionner ».

Le diplomate rappelle que la diplomatie a toujours rejeté ce genre de procédés et de déclarations intempestives, qui ne servent ni les intérêts des deux pays ni l’idée d’un bon voisinage, et qui donnent l’impression de vouloir s’arroger un droit de regard sur ce qui se passe chez le voisin. “Normalement, tout cela aurait pu être traité discrètement ».

Et Zayani de poursuivre : « Sous le régime de Ben Ali, les relations étaient gérées diplomatiquement, par des contacts directs entre dirigeants”, a‑t‑il ajouté. “ Je n’ai rien contre l’Algérie, au contraire. C’est un pays que nous avons souvent soutenu et qui aurait pu faire mieux dans ses relations avec nous. Mais, malheureusement, les faits sont là : c’est une grave maladresse de la diplomatie algérienne de s’exprimer ainsi, comme si la Tunisie relevait de son autorité. C’est inadmissible et inacceptable ».

Pas acceptable…

Toujours selon l’ancien diplomate, « La Tunisie traverse certes des difficultés internes, mais elle finira par trouver ses propres solutions. Il est temps, surtout, de renforcer le front intérieur et de privilégier des solutions tunisiennes aux problèmes tunisiens, plutôt que d’exposer nos différends à l’extérieur. On reproche souvent à l’opposition de faire appel à l’étranger pour déstabiliser le régime en place, alors qu’on trouve normal que le président Tebboune tienne de tels propos. Ce n’est pas acceptable. Il faut mettre fin à cette logique. Au fond, il n’y a que la Tunisie qui compte. Que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition, nous partageons tous le même cadre : la Tunisie. Il est donc temps de calmer le jeu, de mettre fin aux exactions et de trouver des solutions tunisiennes ».

Interrogé sur une éventuelle réaction du ministère des Affaires étrangères, il a répondu non : l’objectif serait plutôt d’éviter d’envenimer davantage la situation. « À mon avis, il n’y aura pas de réaction officielle », a‑t‑il ajouté.

Il a conclu : « La Tunisie doit reprendre son souffle. Il faut instaurer un dialogue national réunissant des acteurs qui reconnaissent clairement l’État civil. La Tunisie ne peut relever d’aucune obédience religieuse ou politique étrangère. Nous sommes Tunisiens, et nous le resterons. »

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La hausse des prix de l’énergie freine les investissements, prévient l’industrie allemande

28. Juli 2026 um 11:23

Les entreprises allemandes retardent de plus en plus leurs investissements et envisagent de délocaliser leur production à l’étranger. Et ce, afin d’éviter la hausse constante des coûts énergétiques en Allemagne.

Une enquête annuelle publiée lundi 27 juillet par l’association professionnelle DIHK révèle que les prix de l’électricité ont augmenté pour près de la moitié des entreprises au cours de l’année écoulée. Tandis que les coûts de chauffage ont augmenté pour plus des deux tiers d’entre elles en Allemagne.

Environ un tiers des plus de 3 000 entreprises interrogées ont déclaré avoir reporté des investissements en raison du coût élevé de l’énergie. Alors que près d’une sur cinq envisagent de réduire sa capacité de production en Allemagne ou de délocaliser une partie de sa production à l’étranger, ou avoir déjà pris l’une de ces mesures.

Peter Adrian, président de la DIHK, estime que les crises mondiales et les défis structurels alimentent la hausse des prix de l’énergie dans la première économie européenne. « Il est inquiétant de constater que les coûts énergétiques élevés ne se contentent pas de peser sur le fonctionnement actuel des entreprises, mais ils dissuadent également les investissements futurs », déclare-t-il.

Ces dernières années, les coûts énergétiques en Allemagne ont considérablement augmenté, en raison de facteurs tels que les pénuries de gaz naturel causées par la guerre menée par la Russie en Ukraine, la hausse des prix du pétrole suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran et la transition de l’Allemagne vers les énergies renouvelables.

Le dernier « Baromètre de la transition énergétique » de la DIHK, qui mesure l’impact de la transition énergétique sur la compétitivité des entreprises, a chuté à -11,5 points en 2026. Soit une baisse de trois points par rapport à l’année précédente. Enregistrant ainsi sa première détérioration depuis 2023. L’échelle va de -100 (impact très négatif) à +100 (impact très positif).

« Les entreprises soutiennent l’objectif de neutralité climatique », précise encore M. Adrian. « Mais dans le même temps, elles sont confrontées à des coûts énergétiques qui constituent un désavantage croissant dans la concurrence internationale », a-t-il ajouté.

L’association patronale a plaidé pour une réduction des taxes sur l’électricité, l’établissement de directives plus claires pour le développement des infrastructures énergétiques et une réduction significative de la bureaucratie et des contraintes réglementaires.

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Tunisie : des crédits jusqu’à 25.000 dinars, sans intérêt ni garantie

28. Juli 2026 um 10:53

Emprunter jusqu’à 25.000 dinars sans payer le moindre intérêt et sans avoir à fournir de garantie : c’est ce que permet désormais un texte réglementaire fraîchement publié.

Le décret n°148 de l’année 2026, paru au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 23 juillet 2026, encadre l’octroi de ces financements de faible montant, qualifiés « d’honneur », en application de l’article 412 ter du Code de commerce. La particularité de ce nouveau mécanisme tient à ses conditions d’octroi, nettement allégées par rapport aux crédits classiques. Les établissements bancaires n’ont pas le droit de réclamer aux emprunteurs une garantie ou une assurance en contrepartie du financement. Aucune commission, ni aucun frais lié à l’instruction du dossier, ne peut non plus leur être facturé. Les banques disposent d’un délai de 10 jours ouvrables bancaires pour statuer sur chaque demande, et doivent motiver toute décision de refus.

Le montant accordé varie selon la catégorie à laquelle appartient le demandeur. Les petites et moyennes entreprises économiques ainsi que les sociétés communautaires peuvent prétendre à un financement allant jusqu’à 25.000 dinars. Les porteurs de petits projets, pour leur part, sont plafonnés à 10.000 dinars. Quant aux particuliers souhaitant financer des besoins de consommation, le montant accordé ne peut dépasser 5.000 dinars.

Une fois le crédit débloqué, l’emprunteur dispose d’un délai de remboursement maximal de deux ans. Le texte prévoit en outre la possibilité d’un différé de paiement, appelé période de grâce, pouvant s’étendre jusqu’à six mois.

En instaurant ce cadre, les autorités tunisiennes entendent élargir l’accès au financement pour des publics jusque-là moins bien servis par les circuits bancaires classiques, qu’il s’agisse de petites structures économiques, de sociétés communautaires ou de porteurs de projets individuels.

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Japon : Takaichi appelle à la fin de l’austérité budgétaire

28. Juli 2026 um 10:39

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a confirmé que l’économie n’avait pas encore totalement surmonté les risques de récession et que les répercussions des tensions au Moyen-Orient étaient surveillées de près.

Mme Takaichi a défendu le 27 juillet la politique économique de son gouvernement, appelant à la fin de la politique budgétaire ultra-restrictive menée depuis des années et à une impulsion donnée à l’investissement intérieur afin de remettre l’économie japonaise sur la voie d’une croissance durable. Et ce, à un moment où son gouvernement fait face à une baisse de sa popularité en raison de la hausse du coût de la vie.

Elle a déclaré que tout retard dans les investissements affaiblirait la technologie, les capacités humaines et la base industrielle du Japon. Tout en mettant en garde contre les pertes d’opportunités de croissance si des mesures décisives ne sont pas prises dès maintenant. Elle a ajouté : « Un pays qui ne relève pas les défis n’a pas d’avenir, et une politique qui se contente de protéger le statu quo ne peut pas susciter l’espoir ». Soulignant de plus la nécessité d’agir rapidement pour sortir de la phase d’austérité financière et promouvoir l’investissement local afin de soutenir l’économie.

La Première ministre a indiqué que son gouvernement adopterait une politique budgétaire « responsable et proactive ». Tout en maintenant une communication transparente et réfléchie avec les marchés financiers. Et ce, afin de renforcer la confiance dans la situation financière du Japon.

Dans son analyse de la situation économique, Mme Takaichi a expliqué que l’économie japonaise connaît une reprise progressive, mais qu’il est encore trop tôt pour dire qu’elle est totalement sortie de la déflation ou que le risque d’un retour à celle-ci a disparu.

Elle a également confirmé que le gouvernement surveille de près les répercussions du conflit au Moyen-Orient, relevant la nécessité d’évaluer son impact potentiel sur l’économie réelle du Japon.

Cette situation survient alors que la popularité du gouvernement de Sanae Takaichi est tombée sous la barre des 60 % pour la première fois depuis son entrée en fonction, dans un contexte de pression croissante due à la hausse du coût de la vie.

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Eau minérale en Tunisie : ALERT évoque un risque de pénurie de trois semaines !

28. Juli 2026 um 10:19

L’organisation ALERT a alerté, dans un communiqué publié lundi 27 juillet, sur des tensions d’approvisionnement en bouteilles d’eau minérale observées actuellement sur le marché tunisien. L’organisation précise que cette situation résulte de la combinaison de plusieurs facteurs, notamment les perturbations de la production locale liées aux coupures d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en matières premières importées.

D’après ALERT, les interruptions répétées du courant électrique ont eu un impact direct sur l’activité des unités de production et de conditionnement d’eau minérale, entraînant un ralentissement du rythme de fabrication et une baisse des quantités distribuées sur le marché.

Des difficultés autour du PET importé

L’organisation souligne toutefois que la situation ne se limite pas aux contraintes énergétiques. Elle évoque également des difficultés rencontrées par les fabricants de plastique en Tunisie pour s’approvisionner en PET (polyéthylène téréphtalate), une matière première indispensable à la fabrication des préformes utilisées pour produire les bouteilles.

En outre, le communiqué indique que ces difficultés seraient liées à des perturbations des chaînes logistiques internationales. Les matières premières importées principalement de Chine connaîtraient des retards d’acheminement en raison de tensions affectant le transport maritime, notamment dans la zone du détroit d’Ormuz.

Un risque de tensions accrues en août

ALERT indique que, face à ces contraintes cumulées, des professionnels du secteur anticipent un risque de pénurie plus marqué dans les prochaines semaines. L’organisation rapporte que le déficit d’approvisionnement pourrait s’étendre sur une période estimée entre 15 et 21 jours à partir du début du mois d’août.

Pour ALERT, la situation actuelle illustre la vulnérabilité de certaines filières stratégiques face aux perturbations internationales, mais aussi l’impact des contraintes énergétiques nationales sur l’activité industrielle.

L’organisation appelle les autorités concernées à assurer une communication transparente afin d’informer les citoyens sur l’évolution de la situation et de limiter les comportements de stockage excessif ou les phénomènes de spéculation.

Cette alerte intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, qui affectent plusieurs secteurs dépendants des importations de matières premières.

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Acide phosphorique : ALKIMIA contrainte de stopper une ligne de production, ses ventes plongent

28. Juli 2026 um 10:06

Le renchérissement de ses intrants pénalise durablement ALKIMIA. Depuis octobre 2025, l’unité fabriquant du MAP cristallisé tourne à l’arrêt : les tarifs pratiqués sur l’acide phosphorique et l’ammoniac rendent toute reprise économiquement intenable pour l’industriel.

Conséquence directe, aucun tonnage n’en est sorti durant le premier semestre 2026, alors que 5 692 tonnes avaient été fabriquées sur la même période l’an dernier. L’autre grand produit du groupe, le STPP, n’échappe pas non plus aux difficultés. Sa fabrication s’est limitée à 6 450 tonnes entre janvier et juin 2026, contre 8 790 tonnes un an auparavant, soit un repli dépassant 55 %.

En cause : le prix demandé par le Groupe Chimique Tunisien pour l’acide phosphorique, matière première essentielle de ce procédé, qui prive désormais ALKIMIA de toute marge de compétitivité face à la concurrence.

Cette dégradation de l’appareil productif se répercute mécaniquement sur les comptes commerciaux. En effet, le chiffre d’affaires du semestre affiche un repli de 39 % par rapport à la même période de 2025. La société explique cette contre-performance par la contraction des volumes écoulés, elle-même consécutive à des charges de production devenues excessives.

Malgré ce contexte tendu, ALKIMIA a maintenu certains investissements sur la période. Figure notamment l’installation d’un moteur à gaz de cogénération d’une puissance de 4 MW, mis en service dès janvier 2026. Cet équipement a été remplacé par Clarke Energy, dans le cadre d’un contrat d’exploitation couvrant 60 000 heures de fonctionnement.

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Ridha Chkoundali : « La Tunisie doit diversifier ses sources d’énergie »

28. Juli 2026 um 09:47

Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune ont également suscité de vives réactions parmi les économistes. La position de Ridha Chkoundali face à cette déclaration provocatrice sur la sécurité de la Tunisie en dit long.

Il souligne, dans son post, que lorsqu’un État devient dépendant de l’énergie qu’il importe d’un autre pays, il n’importe pas seulement du gaz ou de l’électricité : il importe aussi, en partie, une forme de dépendance politique. La dépendance économique, aussi maquillée soit-elle, finit souvent par se transformer en dépendance politique.

A cet égard, il précise que le creusement du déficit commercial vis-à-vis de l’Algérie, alimenté principalement par les importations énergétiques, a contribué à installer une relation déséquilibrée. Cela aurait dû pousser la Tunisie à accélérer sa transition énergétique et à investir massivement dans les énergies renouvelables afin de regagner une part de son indépendance décisionnelle.

Il précise, dans son post : “ Ce qui surprend aujourd’hui, c’est d’entendre le président Abdelmadjid Tebboune parler d’une prétendue “intervention pour protéger la Tunisie, comme si la Tunisie était menacée de l’extérieur ou incapable d’assurer sa propre sécurité. Le peuple tunisien n’a besoin d’aucune tutelle ; il a besoin du respect de sa souveraineté et de ses choix. S’il s’agissait réellement de protéger la Tunisie, la priorité, dans cette période critique, aurait été de l’aider à surmonter la crise électrique qu’elle traverse depuis des semaines, une crise qui a pesé sur les citoyens, les entreprises, l’économie, le tourisme et l’investissement. L’Algérie, forte de ses capacités énergétiques, aurait pu apporter un soutien exceptionnel, capable d’alléger la souffrance des Tunisiens et de donner un sens concret aux discours de fraternité et de solidarité”.

Ridha Chkoundali rappelle que le véritable soutien entre États ne passe pas par des menaces d’intervention militaire ou sécuritaire, mais par la contribution à la résolution des crises économiques et sociales qui fragilisent les sociétés. L’électricité qui éclaire aujourd’hui les foyers tunisiens vaut bien plus que n’importe quelle déclaration politique. Et une coopération économique sincère est infiniment plus utile que des discours perçus comme une atteinte à la souveraineté des pays.

En outre, l’histoire a démontré que l’indépendance politique commence par l’indépendance économique, et que la sécurité nationale ne repose pas uniquement sur les armées, mais aussi sur la sécurité énergétique, alimentaire et financière.

Il conclut : “La leçon que la Tunisie doit tirer de cette crise est claire : se libérer progressivement de toutes les formes de dépendance, diversifier ses sources d’énergie et investir massivement dans les énergies renouvelables, afin que sa décision nationale ne reste pas exposée à quelque pression que ce soit.”

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Mer Rouge : les Houthis paralysent le trafic maritime

28. Juli 2026 um 09:46

Le trafic des navires commerciaux traversant le détroit de Bab el-Mandeb a diminué lundi 27 juillet après l’attaque menée dimanche 26 juillet par les Houthis contre les infrastructures pétrolières saoudiennes le long de la côte de la mer Rouge.

Seulement onze navires transportant des matières premières ont franchi dimanche le détroit de Bab el-Mandeb ; c’est le nombre le plus bas depuis des mois. Le trafic maritime en mer Rouge est fortement perturbé depuis quelques jours maintenant au large des côtes du Yémen, car le mouvement Ansarallah – plus connu sous le nom de famille de ses dirigeants, les Houthis – entend mettre en œuvre un blocus naval de l’Arabie saoudite. Ouvrant ainsi un nouveau front dans la guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a déjà conduit à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz.

Sept des navires de la marine civile ayant franchi le détroit de Bab el-Mandeb étaient des pétroliers, dont trois ont pénétré en mer Rouge. Deux étaient de très grands pétroliers à destination du port saoudien de Yanbu pour y charger du pétrole brut ; le troisième étant à destination de la Russie, selon les données de Kpler.

Parmi les navires qui ont quitté la mer Rouge dimanche figuraient le très grand pétrolier New Explorer, qui transportait 2 millions de barils de pétrole d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis vers le port de Ningbo, en Chine, ainsi qu’un pétrolier chargé de 750 000 barils de pétrole brut saoudien à destination du Pakistan, selon la même source.

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Office Plast lance une augmentation de capital de 7,3 MD

28. Juli 2026 um 09:21

Office Plast SA lancera, à partir du 5 août 2026, une augmentation de capital de 7,3 millions de dinars (MD). L’opération portera le capital social de 14,7 millions à 22 MD. Elle comprend une levée de fonds en numéraire de 3,7 millions de dinars et une incorporation de réserves du même montant.

L’Assemblée Générale Extraordinaire d’Office Plast SA, réunie le 29 avril 2026, avait validé cette augmentation de capital. Elle avait également donné au Conseil d’administration les pouvoirs nécessaires pour réaliser l’opération, fixer ses modalités et constater sa finalisation.

L’opération se déroulera donc en deux phases. D’abord, Office Plast procédera à une augmentation de capital en numéraire de 3,7 millions de dinars. La société émettra 3 665 541 actions nouvelles à cette occasion. Les actionnaires actuels et les acquéreurs de droits de souscription en Bourse pourront y participer en priorité. Le ratio de souscription est fixé à une action nouvelle pour quatre actions anciennes.

Le prix d’émission s’établit à 1,640 dinar par action. Il comprend une valeur nominale de 1 dinar et une prime d’émission de 0,640 dinar. Les souscripteurs devront libérer intégralement les actions nouvelles au moment de la souscription.

Ensuite, Office Plast réalisera une augmentation de capital par incorporation de réserves de 3,7 millions de dinars. Cette opération permettra l’attribution gratuite de 3 665 541 actions nouvelles aux détenteurs des 18 327 705 actions composant le capital après l’augmentation en numéraire. La société appliquera un ratio d’une action nouvelle pour cinq actions anciennes et nouvelles souscrites.

Par ailleurs, toutes les actions émises seront nominatives et de catégorie ordinaire. Elles donneront droit aux dividendes à compter du 1er janvier 2026.

La période de souscription aux actions nouvelles en numéraire s’étendra du 5 au 19 août 2026 inclus. Les actionnaires pourront exercer leur droit préférentiel de souscription à titre irréductible et à titre réductible. Si l’opération n’atteint pas la totalité du montant prévu, Office Plast redistribuera les actions restantes entre les actionnaires du 28 août au 1er septembre 2026 inclus.

Puis, un avis sera publié à cet effet au Bulletin Officiel du Conseil du Marché Financier.

Au final, Office Plast souligne que cette augmentation de capital doit renforcer les fonds propres, améliorer la trésorerie, réduire l’endettement, accroître la capacité d’autofinancement et restaurer pleinement sa capacité de production.

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Incendies en Tunisie, en Algérie et au Maroc : Greenpeace appelle à une action urgente

28. Juli 2026 um 09:09

Les incendies de forêt enregistrés ces dernières semaines en Tunisie, en Algérie et au Maroc illustrent l’intensification des risques climatiques dans la région, estime Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans un communiqué publié lundi, l’organisation appelle à renforcer les politiques de prévention, d’adaptation et de résilience face à la multiplication des événements climatiques extrêmes.

La responsable des campagnes régionales de Greenpeace, Kenzi Azmi, affirme que les conséquences des incendies vont au-delà des dégâts matériels. Elle souligne que ces catastrophes affectent également « le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain » et fragilisent la capacité des communautés à faire face aux crises climatiques.

En Tunisie, plus de 240 hectares ont été détruits par les flammes au cours du mois de juillet 2026. Les données de la Protection civile font également état de plus de 35 incendies de forêt enregistrés entre le 1er juin et le 25 juillet.

En Algérie, les incendies ont fait six morts et endommagé près de 150 habitations. Tandis qu’environ 1 550 départs de feu ont été recensés en 12 jours, révèlent les chiffres cités par Greenpeace.

Le Maroc a également connu plusieurs incendies de forêt au cours de la même période.

Pour l’organisation, ces événements s’inscrivent dans un contexte de hausse des températures et de sécheresses plus fréquentes. Greenpeace rappelle que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord figure parmi les plus exposées aux effets du changement climatique, avec un réchauffement qui progresse à un rythme proche du double de la moyenne mondiale.

L’ONG considère que les incendies ne doivent plus être perçus comme des phénomènes isolés, mais comme l’expression d’une tendance appelée à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique. Elle souligne toutefois que si certains départs de feu sont liés à des facteurs humains, le changement climatique favorise leur déclenchement, leur propagation et leur intensité.

Greenpeace appelle ainsi à renforcer les investissements dans la prévention des incendies, la protection des écosystèmes et les politiques d’adaptation. Tout en plaidant pour une réduction rapide des émissions mondiales de gaz à effet de serre et un financement climatique accru en faveur des pays les plus vulnérables.

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Faute de munitions, Washington rationne sa défense antimissile au Moyen-Orient

28. Juli 2026 um 09:07

Et si la première puissance militaire mondiale commençait à manquer de munitions ? Après près de cinq mois de guerre contre l’Iran, les États-Unis seraient contraints de rationner leurs missiles intercepteurs Patriot, faute de stocks suffisants. Une situation qui fragilise également le parapluie de sécurité dont dépendent les alliés de Washington au Moyen-Orient.

 

Mystère. Comment expliquer que, pour la deuxième nuit consécutive, aucun bombardement américain n’ait été signalé en Iran, à l’aube de ce dimanche 26 juillet ? Contrairement aux apparences, il ne s’agirait pas d’une pause stratégique décidée par Donald Trump afin de laisser une chance aux négociations avec Téhéran – « En fait, on leur parle en ce moment », a-t-il dit au sujet des dirigeants iraniens. « Je pense qu’ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évident », a-t-il ajouté, en allusion aux bombardements américains. Mais, d’après plusieurs médias américains dont le New York Times, qui cite deux sources proches du dossier, cette accalmie s’expliquerait par une réalité bien plus embarrassante pour l’administration Trump. En effet, après près de cinq mois de conflit, les forces armées américaines seraient confrontées à une pénurie préoccupante de munitions. Un constat aussi surprenant qu’inattendu pour la première puissance militaire mondiale !

Interceptions sélectives ?

Le cas des missiles intercepteurs Patriot illustre à lui seul l’ampleur des difficultés auxquelles est confrontée l’armée américaine. Faute de disposer de stocks suffisants de ce système de défense antiaérienne et antimissile, conçu pour intercepter les missiles balistiques, les missiles de croisière et les aéronefs ennemis, le Pentagone est désormais contraint de rationner son utilisation.

Il en résulte que les forces américaines ne réservent plus leurs tirs qu’aux projectiles iraniens représentant une menace directe pour leurs propres intérêts. En  d’autres termes, ils procèdent à des interceptions sélectives, laissant davantage exposés ceux qui visent les alliés des États-Unis dans le Golfe.

Ainsi, deux hauts responsables américains, s’exprimant sous couvert d’anonymat, confirment que les officiers chargés de la défense antimissile ont désormais reçu pour consigne de rationner leurs précieux intercepteurs. Ceux-ci ne sont tirés qu’en cas de menace jugée critique. Autrement dit, si un missile ou un drone iranien est considéré comme incapable d’atteindre les forces américaines, de causer des dégâts majeurs aux infrastructures stratégiques des États-Unis ou de mettre en danger leurs alliés régionaux, il n’est tout simplement pas intercepté.

Pis. Selon les informations de NBC News, les forces américaines seraient même allées jusqu’à laisser certains missiles iraniens atteindre leur cible lorsque les militaires avaient eu le temps d’évacuer les installations ou de se mettre à l’abri. Cette stratégie d’interception sélective, dictée par la nécessité de préserver des stocks de munitions devenus critiques, consiste à n’engager les défenses qu’en présence d’une menace jugée majeure. La plupart des projectiles ainsi laissés passer sont considérés par les services de renseignement comme peu dangereux et frappent des bâtiments évacués ou des secteurs dépourvus de personnel américain. Cette approche n’est toutefois pas infaillible. Les pertes humaines enregistrées à plusieurs reprises sur des bases américaines rappellent que les évaluations militaires peuvent se révéler erronées et qu’aucun calcul de risque n’offre de garantie absolue.

Dégâts collatéraux

A signaler que cette politique de rationnement des missiles intercepteurs américains n’est toutefois pas sans conséquences pour les alliés de Washington. Le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, la Jordanie et l’Irak ont ainsi vu une partie des frappes iraniennes échapper aux défenses antimissiles. Ces attaques ont notamment endommagé plusieurs infrastructures énergétiques ainsi que des usines de dessalement au Koweït au cours des derniers jours. Une situation d’autant plus préoccupante que ces pays reposent largement sur le parapluie sécuritaire des États-Unis, soit par la présence directe des forces américaines, soit par les systèmes de défense et les munitions que Washington leur fournit pour protéger leur territoire.

Des munitions à des prix exorbitants

Or, le Patriot figure parmi les plus coûteux au monde. A titre d’exemple, une batterie complète dépasse le milliard de dollars. Tandis que chaque missile intercepteur vaut entre 3 et 4 millions de dollars. La production de cette arme par la société Lockheed Martin était d’environ 500 missiles par an en 2024 et de 620 en 2025, avec un objectif fixé à 650 missiles par an d’ici 2027. Toujours selon le New York Times, qui cite des estimations internes et des responsables du Congrès, le Pentagone a déjà utilisé plus de 1 200 missiles intercepteurs Patriot depuis le début du conflit, ramenant les stocks à un niveau jugé préoccupant.

A signaler d’autre part qu’un officier supérieur de l’armée de l’air ukrainienne a indiqué à The Times que jusqu’à huit missiles intercepteurs Patriot avaient été tirés contre une seule cible. Cette même source a également fait état de cas où des missiles SM-6, dont le coût unitaire est estimé à environ 6 millions de dollars, avaient été utilisés pour détruire des drones Shahed valant environ 70 000 dollars !

Rappelons enfin que le problème ne date pas d’hier. Dès le début du mois de mars, alors que l’affrontement direct avec l’Iran n’en était qu’à ses débuts, la question des stocks de munitions inquiétait déjà Washington comme ses alliés du Golfe. En effet, confrontés aux premières vagues de frappes massives de Téhéran, les stocks ont fondu comme neige au soleil, révélant les limites d’un arsenal pourtant réputé inépuisable.

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ARP – Gouvernement : le dialogue impossible ?

28. Juli 2026 um 08:21

L’initiative de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’organiser une séance de dialogue avec le gouvernement au sujet des coupures d’électricité est, sur le papier, un geste démocratique. Elle incarne l’idée d’un pouvoir législatif qui tend la main à l’exécutif pour aplanir les divergences.

 

Pourtant, le vide des bancs ministériels a transformé cette tentative en une crise, du moins du côté des députés. Loin d’être un simple incident protocolaire, cette absence est le symptôme d’une triple fracture : institutionnelle, doctrinale et psychologique.

 

La fracture institutionnelle

Le malaise trouve d’abord sa source dans une conception des rôles. Les députés, en tant qu’élus directs de la population, se perçoivent comme la « voix du peuple » brute. Leur approche est ascendante. Ils captent les émotions, les colères et les revendications immédiates des citoyens, souvent exacerbées par la crise économique. Leur texte de loi devient alors un réceptacle de ces réclamations, parfois hétérogènes.

À l’inverse, le gouvernement agit selon une logique descendante et gestionnaire. Son programme est un contrat de mandat, certes politique, mais dont la mise en œuvre est contrainte par des réalités techniques et budgétaires. Pour l’exécutif, un texte de loi n’est pas une pétition. C’est un mécanisme juridique dont il faut évaluer les coûts, les retombées positives et les risques systémiques.

Le choc est donc inévitable. D’un côté, des députés qui veulent voter des lois répondant à l’urgence sociale (embauches dans la fonction publique à titre d’exemple). De l’autre, des ministres qui calculent le déficit public, négocient avec les bailleurs de fonds et savent que ces mêmes lois, si elles sont votées, feront bondir l’inflation ou videront les caisses de l’État. Il ne s’agit pas d’une simple divergence d’opinion, mais d’une opposition entre la légitimité émotionnelle du terrain et la légitimité rationnelle de l’État.

 

La fracture doctrinale

Les députés, dans leur volonté de se rapprocher des demandes populaires, naviguent souvent dans le champ du souhaitable. Or, une grande partie des revendications actuelles se heurtent aux capacités financières du pays.

Lorsque l’ARP propose des lois non conformes au programme du gouvernement, elle ne critique pas seulement une orientation politique. Elle propose implicitement un autre budget. En l’absence de marges de manœuvre, ces propositions deviennent des « promesses irréalisables » à court terme. Voter certains textes de lois équivaut à signer un chèque sans provision. Le gouvernement se trouve alors dans une position délicate. S’il accepte le dialogue, il doit passer pour le « méchant » qui dit non aux pauvres et aux classes moyennes alors que ce n’est pas le cas.

 

La fracture psychologique

C’est sans doute le ressort le plus humain de cette absence. Une séance de dialogue à l’ARP n’est pas un échange feutré entre experts. Elle est souvent médiatisée, clivante, et les députés y jouent leur réélection en donnant la parole à une population excédée. Le gouvernement sait que sa réponse technique paraîtra abstraite et cruelle face à une histoire de vie difficile. S’il promet des solutions qu’il ne pourra pas tenir, il se discrédite. Il préfère donc continuer à consacrer son temps à chercher des solutions pratiques et réalisables aux problèmes soulevés au lieu de gérer les crises de colère de députés qui ne veulent pas généralement entendre les limites de la réalité.

A notre avis, le vrai dialogue ne devrait pas porter sur « quoi voter », mais sur « comment faire avec ce que nous avons ». Le jour où cela sera compris par toutes les parties prenantes, une bonne partie de nos problèmes trouvera solution.

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