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Crise climatique : Greenpeace interpelle les États du Maghreb après les incendies

Von: tmps
28. Juli 2026 um 10:46

Six morts en Algérie, cent cinquante habitations endommagées et près de 1550 feux en douze jours.

En Tunisie, plus de 240 hectares partis en fumée en juillet 2026 et plus de 35 incendies de forêt entre le 1er juin et le 25 juillet, selon les chiffres de la protection civile.

Au Maroc, le bilan s’alourdit à son tour.

Face à ces chiffres alarmants, la responsable des campagnes régionales de l’organisation Greenpeace a souligné que « les pertes ont dépassé les dommages matériels directs pour toucher le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain »

Dans un communiqué publié, lundi, la responsable  a affirmé que derrière les hectares brûlés et les maisons détruites, des communautés déstabilisées, des familles déplacées et une capacité de résilience qui s’érode à chaque nouvelle catastrophe.

Pour la responsable, la crise climatique ne se mesure pas aux seules envolées de température. Elle se mesure à la souffrance humaine qu’elle engendre.

Selon Greenpeace, ces incendies ne sont pas « des accidents ». Ils sont plutôt une composante d’un schéma global, « de plus en plus fréquent et intense », nourri par des pics de chaleur records et des sécheresses prolongées.

Le changement climatique ne déclenche pas les feux. Il les rend plus probables, plus rapides, plus dévastateurs. C’est aussi un facteur aggravant systématique que les politiques publiques continuent de sous-estimer.

Greenpeace a estimé que la réponse post-catastrophe ne suffit plus. Pour y remédier, elle exige des investissements concrets dans la prévention et l’adaptation, la responsabilisation des États les plus émetteurs de gaz à effet de serre, et la mobilisation des financements climatiques pour les communautés qui paient le prix d’une crise qu’elles n’ont pas créée.

 

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Incendies en Tunisie, en Algérie et au Maroc : Greenpeace appelle à une action urgente

28. Juli 2026 um 09:09

Les incendies de forêt enregistrés ces dernières semaines en Tunisie, en Algérie et au Maroc illustrent l’intensification des risques climatiques dans la région, estime Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans un communiqué publié lundi, l’organisation appelle à renforcer les politiques de prévention, d’adaptation et de résilience face à la multiplication des événements climatiques extrêmes.

La responsable des campagnes régionales de Greenpeace, Kenzi Azmi, affirme que les conséquences des incendies vont au-delà des dégâts matériels. Elle souligne que ces catastrophes affectent également « le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain » et fragilisent la capacité des communautés à faire face aux crises climatiques.

En Tunisie, plus de 240 hectares ont été détruits par les flammes au cours du mois de juillet 2026. Les données de la Protection civile font également état de plus de 35 incendies de forêt enregistrés entre le 1er juin et le 25 juillet.

En Algérie, les incendies ont fait six morts et endommagé près de 150 habitations. Tandis qu’environ 1 550 départs de feu ont été recensés en 12 jours, révèlent les chiffres cités par Greenpeace.

Le Maroc a également connu plusieurs incendies de forêt au cours de la même période.

Pour l’organisation, ces événements s’inscrivent dans un contexte de hausse des températures et de sécheresses plus fréquentes. Greenpeace rappelle que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord figure parmi les plus exposées aux effets du changement climatique, avec un réchauffement qui progresse à un rythme proche du double de la moyenne mondiale.

L’ONG considère que les incendies ne doivent plus être perçus comme des phénomènes isolés, mais comme l’expression d’une tendance appelée à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique. Elle souligne toutefois que si certains départs de feu sont liés à des facteurs humains, le changement climatique favorise leur déclenchement, leur propagation et leur intensité.

Greenpeace appelle ainsi à renforcer les investissements dans la prévention des incendies, la protection des écosystèmes et les politiques d’adaptation. Tout en plaidant pour une réduction rapide des émissions mondiales de gaz à effet de serre et un financement climatique accru en faveur des pays les plus vulnérables.

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Feux de forêts | Le FTDES pointe les carences du système forestier en Tunisie

27. Juli 2026 um 12:23

Les feux de forêt récurrents — survenant en Tunisie à la même période de l’année avec une telle intensité et une propagation aussi rapide — révèlent des défaillances structurelles chroniques au sein des systèmes de prévention, de préparation et de gestion des risques environnementaux.

C4est ce qu’a affirmé le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), en soulignant des problèmes majeurs, notamment le manque d’agents forestiers — dont les effectifs sont disproportionnés par rapport aux vastes étendues forestières menacées et à l’ampleur des risques croissants (un seul agent couvrant entre 400 et 600 hectares) —, ainsi que l’insuffisance des mécanismes de surveillance et d’alerte précoce, et le mauvais entretien des pistes forestières et des pare-feu.

La stratégie nationale et les politiques publiques actuelles ne sont plus en mesure de suivre le rythme des évolutions climatiques rapides que connaît le pays — en particulier au cours de la dernière décennie — car elles manquent de l’efficacité et de l’approche globale nécessaires pour appréhender les dimensions sociales, économiques et environnementales du système forestier, a souligné le Forum, en appelant au renforcement urgent des capacités des organismes chargés de la protection des forêts et de la réponse aux catastrophes naturelles — au premier rang desquels figure le corps des agents forestiers — ainsi qu’à la mise à disposition des ressources humaines, matérielles et technologiques nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.

Le FTDES a, également, souligné la nécessité d’apporter un soutien économique, social et psychologique aux personnes touchées, appelant l’État à offrir les indemnisations requises à quiconque a vu son logement ou ses moyens de subsistance affectés par les incendies, et à garantir une gestion plus efficace du fonds destiné à l’indemnisation des dommages causés par les catastrophes naturelles.

L’Ong a aussi exhorté l’autorité de tutelle à renforcer les volets planification et anticipation de la stratégie nationale de prévention des feux de forêt, de manière à améliorer la préparation face au changement climatique et dépasser le stade de la simple intervention une fois la catastrophe survenue.

Le forum a souligné la nécessité de revoir le système de gestion des zones forestières et de leurs abords, et d’adopter une approche participative intégrant les populations forestières et les acteurs locaux aux programmes de prévention et de surveillance, compte tenu de leur lien étroit avec ces territoires et de leur capacité à détecter les premiers signes de risque.

Il a également demandé la publication de données officielles concernant les causes des incendies, l’ampleur des pertes subies et les conclusions des enquêtes sur les cas de négligence ou de manquement présumé aux obligations.

I. B.

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Recrudescence des risques climatiques : La Tunisie face à l’impératif d’achever le processus de verdissement de son système financier

21. Juli 2026 um 13:20
Malgré l’importance des risques climatiques pesant sur la Tunisie, avec des projections de hausse des températures et de baisse des précipitations à l’horizon 2050, le développement de sa finance verte reste encore un chantier à l’état embryonnaire. Un récent rapport publié par l’IACE souligne l’écart persistant entre les ambitions climatiques affichées par l’État et les […]

Aziza Chaouni, l’architecte marocaine qui réinvente la construction durable

10. Juli 2026 um 07:37
Première Marocaine diplômée en architecture à Harvard, Aziza Chaouni défend une architecture durable qui allie patrimoine, justice sociale et adaptation au changement climatique. De la médina de Fès au Haut Atlas, ses projets montrent comment les savoir-faire du Sud peuvent…

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