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El Niño : la Méditerranée face à un risque accru d’extrêmes

09. August 2026 um 09:41

L’épisode El Niño en cours dans le Pacifique tropical devrait continuer à se renforcer au cours des prochains mois, augmentant le risque de vagues de chaleur, de sécheresses et de fortes précipitations dans plusieurs régions du monde, alerte l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Dans son dernier bulletin climatique publié en juillet, l’OMM prévoit une évolution rapide vers un épisode El Niño de forte intensité durant la période juillet-septembre 2026. Les modèles de prévision utilisés par les principaux centres météorologiques mondiaux convergent vers un réchauffement marqué des eaux de surface du Pacifique équatorial central et oriental.

Selon les projections, l’anomalie moyenne de température de surface de la mer pourrait atteindre environ 2 °C durant la période juillet-septembre dans les principales zones de surveillance, tandis que la trajectoire du phénomène reste orientée à la hausse au cours de l’automne dans l’hémisphère Nord.

 

El Niño peut modifier les régimes de précipitations et de températures à l’échelle mondiale et favoriser certains phénomènes météorologiques extrêmes.

 

El Niño, phénomène climatique naturel qui se traduit par un réchauffement anormal de la surface de l’océan Pacifique central et oriental, constitue l’un des principaux facteurs de variation du climat d’une année à l’autre. Il peut modifier les régimes de précipitations et de températures à l’échelle mondiale et favoriser certains phénomènes météorologiques extrêmes.

L’OMM souligne toutefois que ses conséquences varient fortement selon les régions. L’intensité et la durée de l’épisode, la période de son développement ainsi que son interaction avec d’autres phénomènes climatiques déterminent en grande partie ses effets locaux. Elle prévoit des températures supérieures aux normales dans une grande partie du globe et souligne le risque accru d’événements extrêmes. Pour les secteurs particulièrement sensibles au climat, comme l’agriculture, la gestion de l’eau, l’énergie et la santé, l’organisation appelle à renforcer les dispositifs de préparation et d’alerte précoce.

 

Pour les secteurs particulièrement sensibles au climat, comme l’agriculture, la gestion de l’eau, l’énergie et la santé, l’organisation appelle à renforcer les dispositifs de préparation et d’alerte précoce.

 

Elle avait déjà estimé en juin dernier à 80% la probabilité d’un épisode El Niño entre juin et août 2026. Pour les périodes suivantes, notamment juillet-septembre, août-octobre et septembre-novembre, les probabilités se situaient autour de 90% ou davantage. La plupart des modèles anticipaient alors un épisode au moins modéré, avec la possibilité d’une intensité forte.

El Niño atteint généralement son intensité maximale entre novembre et février. L’OMM estime donc que les prochains mois seront déterminants pour suivre son évolution et préciser ses conséquences régionales.

Toutefois, selon les climatologues, la chaleur de cet été dans plusieurs régions du monde est due à l’activité humaine, pas à El Niño. Les scientifiques alertent depuis des années sur les conséquences de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, qui se sont traduits par les incendies, la chaleur et les phénomènes extrêmes qui ont marqué l’été 2026.

Face à cette évolution, l’organisme onusien appelle les gouvernements, les organismes humanitaires et les secteurs vulnérables à utiliser les prévisions saisonnières et les systèmes d’alerte précoce afin de réduire les conséquences potentielles sur les populations et les économies

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Incendies en Tunisie, en Algérie et au Maroc : Greenpeace appelle à une action urgente

28. Juli 2026 um 09:09

Les incendies de forêt enregistrés ces dernières semaines en Tunisie, en Algérie et au Maroc illustrent l’intensification des risques climatiques dans la région, estime Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans un communiqué publié lundi, l’organisation appelle à renforcer les politiques de prévention, d’adaptation et de résilience face à la multiplication des événements climatiques extrêmes.

La responsable des campagnes régionales de Greenpeace, Kenzi Azmi, affirme que les conséquences des incendies vont au-delà des dégâts matériels. Elle souligne que ces catastrophes affectent également « le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain » et fragilisent la capacité des communautés à faire face aux crises climatiques.

En Tunisie, plus de 240 hectares ont été détruits par les flammes au cours du mois de juillet 2026. Les données de la Protection civile font également état de plus de 35 incendies de forêt enregistrés entre le 1er juin et le 25 juillet.

En Algérie, les incendies ont fait six morts et endommagé près de 150 habitations. Tandis qu’environ 1 550 départs de feu ont été recensés en 12 jours, révèlent les chiffres cités par Greenpeace.

Le Maroc a également connu plusieurs incendies de forêt au cours de la même période.

Pour l’organisation, ces événements s’inscrivent dans un contexte de hausse des températures et de sécheresses plus fréquentes. Greenpeace rappelle que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord figure parmi les plus exposées aux effets du changement climatique, avec un réchauffement qui progresse à un rythme proche du double de la moyenne mondiale.

L’ONG considère que les incendies ne doivent plus être perçus comme des phénomènes isolés, mais comme l’expression d’une tendance appelée à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique. Elle souligne toutefois que si certains départs de feu sont liés à des facteurs humains, le changement climatique favorise leur déclenchement, leur propagation et leur intensité.

Greenpeace appelle ainsi à renforcer les investissements dans la prévention des incendies, la protection des écosystèmes et les politiques d’adaptation. Tout en plaidant pour une réduction rapide des émissions mondiales de gaz à effet de serre et un financement climatique accru en faveur des pays les plus vulnérables.

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Aziza Chaouni, l’architecte marocaine qui réinvente la construction durable

10. Juli 2026 um 07:37
Première Marocaine diplômée en architecture à Harvard, Aziza Chaouni défend une architecture durable qui allie patrimoine, justice sociale et adaptation au changement climatique. De la médina de Fès au Haut Atlas, ses projets montrent comment les savoir-faire du Sud peuvent…

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