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Renforcement de la résilience climatique des exploitations agricoles en Tunisie

04. Juli 2026 um 07:22

Face aux effets croissants du changement climatique, renforcer la résilience des exploitations agricoles est devenu un enjeu majeur pour assurer la sécurité alimentaire, préserver les ressources naturelles et soutenir les moyens de subsistance des producteurs.

C’est dans cette perspective que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a organisé les 2 et 3 juillet 2026 à Hammamet un atelier national consacré à la restitution des résultats de l’intégration des données socioéconomiques de l’outil Sharp+, les résultats d’analyse biophysique (sol, eau, plante) et la biodiversité fonctionnelle des écosystèmes

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Biorest, intitulé «Appui au développement d’une agriculture biologique durable et résiliente dans un contexte de changement climatique en Tunisie», financé par la Confédération suisse.

Comprendre la résilience, préparer l’agriculture de demain

Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources en eau, la dégradation des sols et la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, la résilience est devenue un facteur déterminant de la durabilité des systèmes agricoles.

La résilience désigne la capacité d’un système agricole à résister aux chocs, à s’adapter aux changements et à se transformer afin de continuer à produire durablement tout en préservant ses ressources naturelles.

Pour les exploitations agricoles tunisiennes, cette capacité se traduit notamment par une meilleure gestion des sols, une utilisation plus efficiente de l’eau, une diversification des productions et l’adoption de pratiques agroécologiques adaptées aux réalités climatiques actuelles et futures.

Renforcer cette résilience est indispensable pour préserver la fertilité des terres, préserver la biodiversité, améliorer la sécurité alimentaire et assurer des revenus durables aux agriculteurs.

Développé par la FAO, Sharp+ (Schéma holistique pour l’auto-évaluation paysanne de la résilience climatique) est un outil innovant qui permet d’évaluer de manière intégrée les capacités d’adaptation des ménages agricoles face aux changements climatiques.

Grâce à une approche participative et multidimensionnelle, Sharp+ analyse les systèmes de production, les ressources naturelles, les moyens de subsistance, les pratiques agricoles et les facteurs socio-économiques afin d’identifier les forces et les vulnérabilités des exploitations.

Une première évaluation de la situation tunisienne

L’outil Sharp+ a déployé dans tous les gouvernorats de la Tunisie et auprès d’environ 115 exploitations agricoles biologiques, à potentiel biologique et conventionnelles, réparties dans cinq étages bioclimatiques.

Les données, collectées entre mars et juin 2026 à l’aide de l’application KoboToolbox par des enquêteurs formés à la méthodologie Sharp+, offrent une photographie inédite des facteurs de la résilience climatique des exploitations tunisiennes.

La prise en compte de la biodiversité fonctionnelle occupe une place centrale dans le fonctionnement durable des écosystème agricoles. Les pollinisateurs, les prédateurs, les micro-organismes du sol, les infrastructures agroécologiques et la diversification des paysages constituent un capital naturel indispensable. Leur préservation renforce naturellement la fertilité des sols, améliore la régulation biologique des ravageurs, favorise une utilisation plus efficiente des ressources naturelles et accroît la capacité des exploitations à s’adapter aux aléas climatiques.

Cette approche intégrée permettra de mieux comprendre les capacités d’adaptation des producteurs, d’identifier les principales contraintes liées à la gestion des ressources naturelles, de développer des paquets techniques sur des bases scientifiques pour un agroécosystème durable et résilient contribuant à développer et diversifier l’agriculture biologique en Tunisie.

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Afrique : appel à intégrer le climat dans les politiques de prévention au travail

03. Juli 2026 um 10:59

Face à la multiplication des sécheresses, inondations et vagues de chaleur qui fragilisent le continent, le professeur béninois de médecine du travail, Dr Paul Ayelo, plaide pour une intégration urgente des enjeux climatiques dans les politiques de santé et sécurité au travail (SST) en Afrique. Il s’exprimait lors de la première édition du Forum africain des innovations en santé, sécurité et bien-être au travail (AFRISST), qui se tient à Ouagadougou au Burkina Faso les 2, 3 et 4 juillet.

D’emblée, le spécialiste de l’université d’Abomey-Calavi a remis en question la durabilité des modèles de prévention actuels, rapporte lefaso.net. « Je ne sais pas si la prévention est vraiment durable », a-t-il lancé, soulignant l’impérieuse nécessité de considérer le climat comme un déterminant majeur des risques professionnels. Pour lui, il n’est plus possible de concevoir un environnement de travail sain sans tenir compte des transformations profondes de l’écosystème.

Le Dr Ayelo a illustré son propos par des exemples concrets : stress hydrique menaçant les activités agro-pastorales, prolifération de maladies vectorielles (paludisme) liée à l’humidité, ou encore érosion côtière détruisant les  infrastructures et les zones habitées. Il a appelé à une évaluation rigoureuse des risques climatiques, à leur classement et à une planification stratégique de l’adaptation, en intégrant les notions de vulnérabilité, de résilience et de genre.

Toujours selon le site burkinabé, l’intervention du chercheur a suscité de vives réactions, à commencer par celle du Dr Sounkalo Djibo, consultant, qui a alerté sur la pénibilité de la chaleur en milieu industriel ; ou bien celle de la consultante Sylvie Rolande Zongo qui a lancé un cri du cœur sur la disparition d’espèces végétales utiles, plaidant pour une approche plus responsable des politiques de reboisement. De son côté, le Pr Cyriaque Paré, enseignant-chercheur à l’INSS, a mis en garde contre l’écart entre les discours et les actions concrètes des États africains.

In fine, le Dr Ayelo a insisté sur une idée-force : une prévention véritablement durable exige une refonte profonde des politiques publiques et privées. Dans un contexte africain particulièrement vulnérable, cette transformation est non seulement une exigence stratégique mais elle est aussi un impératif de survie.

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Yasmine Hammamet: l’ONAS dément un rejet d’eaux usées, un épisode qui rappelle les défis des villes côtières face aux pluies extrêmes

02. Juli 2026 um 09:12

Les images d’un écoulement observé sur la plage de Yasmine Hammamet, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité de nombreuses interrogations sur une éventuelle pollution des eaux de baignade, en pleine saison estivale.

Face à la polémique, l’Office national de l’assainissement (ONAS) a tenu à clarifier l’origine de cet écoulement. Dans un communiqué publié par le ministère de l’Environnement, l’office affirme que les eaux visibles dans la vidéo ne proviennent pas du réseau d’assainissement, mais correspondent à des eaux pluviales évacuées par un exutoire naturel à la suite des récentes précipitations. Selon les vérifications effectuées par la direction régionale de l’ONAS à Nabeul, les installations d’assainissement desservant la zone touristique de Yasmine Hammamet fonctionnent normalement et aucune fuite ni défaillance n’a été constatée.

Au-delà de cette mise au point, l’épisode met en lumière une problématique à laquelle sont confrontées de nombreuses villes côtières. Lors de fortes pluies, les eaux de ruissellement peuvent entraîner vers la mer des sédiments, de la boue, des déchets ou des matières organiques, donnant parfois l’impression de rejets d’eaux usées alors qu’il s’agit de systèmes destinés à évacuer les eaux pluviales.

Dans son sixième rapport d’évaluation, le GIEC identifie le bassin méditerranéen comme une zone particulièrement vulnérable (“climate change hotspot”) aux impacts du changement climatique, avec une augmentation des risques de précipitations extrêmes et d’inondations soudaines, susceptibles de mettre sous pression les infrastructures urbaines.

La Tunisie, située sur le littoral méditerranéen, n’est d’ailleurs pas un cas isolé. En juin 2026, la commune française de Saint-Laurent-du-Var, près de Nice, a interdit temporairement la baignade sur plusieurs plages après de fortes pluies ayant provoqué un important ruissellement vers la mer. Quelques mois plus tôt, Antibes et Juan-les-Pins avaient également fermé plusieurs plages par mesure de précaution à la suite d’orages, le temps de réaliser des analyses de la qualité des eaux. En Italie, la ville balnéaire de Rimini a engagé depuis plusieurs années un vaste programme de modernisation de son réseau d’assainissement afin de limiter les débordements et les rejets vers le littoral lors des épisodes pluvieux.

Pour les destinations touristiques, ces situations dépassent la seule question technique. À l’heure des réseaux sociaux, une vidéo devenue virale peut rapidement alimenter les inquiétudes et affecter l’image d’une station balnéaire avant même que les autorités n’aient achevé leurs vérifications. Elles soulignent aussi l’importance d’investir dans des infrastructures adaptées aux phénomènes météorologiques extrêmes et de renforcer les dispositifs de surveillance de la qualité des eaux de baignade afin de préserver à la fois l’environnement et l’attractivité du littoral.

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Un biologiste marin conseille de ne pas s’approcher des méduses

01. Juli 2026 um 13:18

Le Dr Mehdi Aissa, biologiste marin et directeur du programme marin du Fonds mondial pour la nature (WWF), a exhorté le public à ne pas s’approcher des méduses ni à les toucher, mettant en garde contre les risques potentiels pour la santé que ces créatures marines représentent, notamment en raison de l’apparition de nouvelles espèces le long des côtes tunisiennes — un phénomène lié au changement climatique et à la hausse des températures de la Méditerranée.

Intervenant par téléphone dans l’émission ‘‘Sbeh Ennas’’, sur Mosaïque FM le lundi 29 juin 2026, le Dr Aissa a expliqué que les méduses sont naturellement présentes dans les eaux tunisiennes et que leur apparition à cette période de l’année est normale. Il a toutefois souligné des perturbations dans leurs cycles de vie et des modifications de leur répartition géographique, ainsi que l’arrivée de nouvelles espèces dans les eaux locales.

Le biologiste marin a insisté sur la nécessité de prendre les précautions appropriées et d’éviter tout contact direct avec ces créatures marines, en particulier les espèces dont les caractéristiques et les effets potentiels sur le corps humain sont inconnus.

Le Dr Aissa a souligné que la méduse, connue en Tunisie sous le nom de «horriqa» (brûlure), libère ses cellules urticantes pour se défendre lorsqu’elle perçoit un danger, une réaction qui peut favoriser sa prolifération et sa reproduction.

Il a averti que les piqûres de méduses peuvent provoquer de graves réactions cutanées et, dans certains cas, laisser des cicatrices permanentes, précisant que les réactions physiologiques aux toxines qu’elles sécrètent varient d’une personne à l’autre.

L’expert a également souligné que certaines piqûres peuvent présenter un risque sérieux pour les victimes, exhortant les parents à protéger leurs enfants, ces derniers étant particulièrement vulnérables aux complications en raison de leur sensibilité physique.

Dr Mehdi Issa a mis en garde, également, contre certaines tendances sur les réseaux sociaux incitant les gens à s’approcher des méduses — voire à tenter de les toucher — pour prendre des photos.

Une vidéo a récemment circulé sur les réseaux sociaux montrant une personne qui a plongé et s’est approché d’une méduse pour tenter de l’embrasser. L’individu a par la suite subi une blessure aux lèvres nécessitant une prise en charge hospitalière.

Enfin, en cas de brûlure (piqûre) de méduse, rincez immédiatement la zone à l’eau de mer. Recouvrez ensuite la plaie de sable, laissez sécher, et grattez délicatement avec une carte rigide ou du carton pour retirer les filaments. Terminez en désinfectant avec un antiseptique. Ne frottez pas et n’utilisez jamais d’eau douce.

I. B.

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Hausse anormale de la température de l’eau en Méditerranée

08. Juni 2026 um 11:45

L’ingénieur environnemental et climatologue Hamdi Hached a révélé que des températures record et sans précédent ont été enregistrées récemment en Méditerranée, un nouvel indicateur reflétant l’accélération du changement climatique et ses impacts négatifs sur cette région réputée pour son climat tempéré.  

Dans une déclaration faite ce lundi 8 juin 2026 à l’émission Ahla Sbah sur Mosaique FM, M. Hached a confirmé qu’à la fin du mois de mai, une hausse exceptionnelle des températures a été observée. En Méditerranée occidentale, la température de l’eau a atteint 5 degrés Celsius au-dessus des normales saisonnières, et jusqu’à 6 degrés Celsius dans d’autres zones, dépassant ainsi toutes les moyennes saisonnières habituelles. Ce qui ne manquera pas d’avoir des impacts négatifs sur la biodiversité marine, mais pas seulement.

Hamdi Hached a expliqué que le véritable problème réside dans le moment où survient cette vague de chaleur marine : «Il ne s’agit pas d’un phénomène normal compte tenu des manifestations environnementales et atmosphériques extrêmes qu’elle peut engendrer, d’autant plus qu’elle a été enregistrée si tôt dans l’année, au mois de mai, alors que des phénomènes similaires et extrêmes sont généralement observés au plus fort de l’été, en juillet et août.»

Les déclarations de l’expert du climat sont parfaitement cohérentes avec les dernières données scientifiques publiées le 30 mai 2026 par le Service Copernicus de surveillance du milieu marin (CMEMS), relevant de l’Union européenne (UE), qui évoquent une hausse significative des températures de surface de la mer sur de vastes zones s’étendant de l’Atlantique Nord-Est à la Méditerranée occidentale. Ce phénomène marin a coïncidé avec une vague de chaleur précoce et intense qui a touché plusieurs pays d’Europe occidentale ces derniers jours.

D’après les cartes issues d’une analyse satellitaire détaillée, de fortes anomalies de température ont été observées, dépassant de 5 degrés Celsius les moyennes de référence dans certaines régions.

L. B.

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Tunisie : Hausse “sans précédent” du niveau de la mer et des vagues, alertent les autorités

22. Mai 2026 um 15:01

La Tunisie fait face à une accélération préoccupante des effets du changement climatique sur son littoral. Selon le ministre de l’Environnement Habib Abid, le pays a enregistré en 2026 une hausse du niveau de la mer et une intensification des vagues dépassant toutes les prévisions et scénarios jusque-là envisagés par les études scientifiques. Les épisodes survenus en janvier dernier, avec des vagues atteignant jusqu’à 14 mètres en Méditerranée et 8 mètres sur les côtes tunisiennes, ont provoqué d’importants dégâts et poussé les autorités à revoir en urgence leurs plans d’adaptation et de protection du littoral, alors que de tels phénomènes étaient initialement attendus entre 2050 et 2100.

Des vagues jusqu’à 14 mètres en Méditerranée

S’exprimant vendredi en marge d’un séminaire national sur la biodiversité organisé à Tunis, le ministre de l’Environnement a indiqué que les phénomènes observés entre le 19 et le 21 janvier 2026 ont dépassé les projections et études antérieures.

Selon lui, la hauteur des vagues a atteint entre 6 et 14 mètres en Méditerranée, tandis qu’elle a oscillé entre 6 et 8 mètres sur les côtes tunisiennes, provoquant des dégâts qualifiés de considérables.

Habib Abid a précisé que les services de son département ont procédé à l’évaluation des dommages enregistrés et élaboré un programme d’intervention en coordination avec le ministère de l’Équipement.

Des phénomènes attendus pour 2050… survenus dès 2026

Le ministre a souligné que la Tunisie prévoyait initialement de faire face à ce type de phénomènes entre 2050 et 2100. Leur apparition dès 2026 oblige désormais les autorités à accélérer les interventions et à revoir les plans d’adaptation aux changements climatiques.

Cette situation pousse également l’État à renforcer les mesures de prévention concernant les zones côtières, notamment à travers une révision des distances de sécurité pour les constructions situées sur le littoral.

Selon un « Rapport national sur le climat et le développement en Tunisie », publié en 2023 par le Groupe de la Banque mondiale, l’élévation du niveau de la mer pourrait toucher près d’un quart de la zone côtière tunisienne d’ici 2050.

Plusieurs projets de protection du littoral lancés

Dans ce contexte, plusieurs projets de protection et de réaménagement des côtes ont été engagés dans différentes régions du pays.

Des travaux ont déjà démarré dans le gouvernorat de Bizerte, tandis que trois autres projets ont été lancés depuis le 1er avril dans le gouvernorat de Monastir. D’autres interventions concernent également Gammarth, Carthage, Sousse et Hammam Sousse.

Le ministre a aussi annoncé l’achèvement des études portant sur le réaménagement de près de 30 kilomètres de littoral entre Béni Khiar et Hammamet-Nord, ainsi que la finalisation d’études spécifiques pour l’île de Djerba et certains projets prévus aux îles de Kerkennah.

Vers une coopération méditerranéenne renforcée

Habib Abid a enfin indiqué que la Tunisie travaille actuellement avec plusieurs pays méditerranéens afin d’échanger des expertises et de développer de nouveaux mécanismes d’intervention face à la montée des eaux et aux dérèglements climatiques.

Le ministre a appelé à renforcer les efforts d’adaptation dans le cadre de “l’Initiative du Littoral”, un programme associant municipalités, habitants, professionnels et secteur privé afin de mieux protéger les zones côtières tunisiennes.

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