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La famille face au changement climatique : entre renforcement de la résilience et réduction du gaspillage

Von: farhat
10. Juni 2026 um 19:14

 La lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement sont deux des plus grands défis de notre époque, et le gaspillage alimentaire représente un facteur important dans les deux cas. La résilience climatique est la capacité à anticiper, se préparer et réagir face aux événements climatiques dangereux. Alors que les impacts du changement climatique deviennent de plus en plus évidents à l’échelle mondiale, la Tunisie essaie de faire face aux dérèglements climatiques, notamment l’érosion côtière, les inondations, les sécheresses et les canicules.

La résilience climatique consiste à évaluer les risques actuels et futurs posés par ces changements et à prendre des mesures pour y faire face de manière proactive. C’est dans ce cadre que la Fédération Tunisienne pour l’Environnement et le Développement, en collaboration avec la délégation régionale de l’Union nationale de la femme tunisienne à Sfax, a organisé un séminaire intitulé «La famille face au changement climatique : entre renforcement de la résilience et réduction du gaspillage».
Cet événement s’inscrit dans le prolongement du thème de la Journée mondiale de l’environnement de cette année et témoigne de la conviction profonde quant au rôle crucial de la famille, particulièrement des femmes, dans la construction d’une société plus adaptée aux changements climatiques.

Il a été enrichi par quatre interventions de qualité prestées par les experts : Amel Jrad («Le rôle de la femme face aux changements climatiques»), Abdelkader Baoundi («Comportement de consommation et mécanismes de lutte contre le gaspillage»), Riadh Haj Taïeb («L’eau entre rareté, abondance et résilience climatique») et Hafedh Hentati («La femme au cœur de la résilience climatique, de l’éducation environnementale au leadership du changement»). La crise climatique ne touche pas tout le monde de la même manière. Les femmes sont confrontées à des incidences disproportionnées des changements climatiques. C’est le thème abordé par Amel Jrad, consultante en environnement et changement climatique et ex-DG de la CITET, et Hafedh Hentati.

Ces femmes sont souvent chargées de s’assurer que leur famille disposera de nourriture. En période de sécheresse et de précipitations irrégulières, les femmes qui vivent en milieu rural travaillent plus dur, marchent plus loin et passent plus de temps à garantir des revenus et des ressources pour leur famille. Cela peut également les exposer à des risques accrus de violence, car les changements climatiques exacerbent les conflits, les inégalités et les vulnérabilités. Etant donné leur position en première ligne de la crise climatique, les femmes sont particulièrement bien placées pour être des agents du changement pour aider à trouver des moyens d’atténuer les causes du réchauffement climatique et de s’adapter à ses effets sur le terrain.

Les femmes sont responsables de la moitié de la production alimentaire mondiale. Dans les pays en développement, elles produisent même jusqu’à 80% des denrées alimentaires. En tant qu’agricultrices, les femmes ont appris à faire face et à s’adapter aux changements climatiques, par exemple en pratiquant une agriculture durable en harmonie avec la nature, en adoptant des semences résistantes à la sécheresse, en employant des techniques de gestion des sols biologiques ou à faible incidence, ou en menant des efforts de reboisement et de restauration à l’échelle de la communauté. Les femmes qui jouent également un rôle clé dans la conduite du changement en tant que consommatrices, travailleuses, dirigeantes politiques et chefs d’entreprise ont été à la tête des mouvements climatiques mondiaux et nationaux qui ont mis en lumière l’urgence de la crise climatique et la nécessité d’agir pour le bien de cette génération et des générations futures.

Dans les sociétés plus riches, les femmes sont à l’origine de 70% à 80% de toutes les décisions d’achat des consommateurs, ce qui favorise la transition vers des modes de vie plus durables. Les femmes sont plus susceptibles de recycler, de réduire les déchets, d’acheter des aliments biologiques et des produits portant un label écologique, et d’économiser l’eau et l’énergie dans le ménage. En étant à l’origine des changements de comportement et des attitudes des consommateurs, les femmes peuvent faire évoluer les choses dans tous les secteurs. Au niveau politique, la recherche montre des liens clairs entre le leadership des femmes et les mesures prises pour lutter contre les changements climatiques. Par exemple, des études ont montré que les pays où la proportion de femmes au Parlement est plus élevée sont plus susceptibles de ratifier des traités sur l’environnement, d’où la nécessité d’investir dans les femmes en tant que force de changement, ouvrant la voie à un avenir plus durable.

Réduction des pertes et du gaspillage alimentaires
Le choix de cette thématique repose sur la conviction que la famille constitue le premier maillon du renforcement de la résilience climatique, en éduquant les générations futures à la conscience environnementale, à une gestion rigoureuse des ressources et à une consommation rationnelle garantissant leur durabilité. Les pertes et le gaspillage alimentaire ont de multiples répercussions sur les enjeux les plus urgents de notre époque et atteignent des niveaux considérables tout au long des chaînes de valeur liant la production agroalimentaire et la consommation des aliments.

Parallèlement, dans le monde, des centaines de millions de personnes sont sous-alimentées et plusieurs milliards n’ont pas les moyens de s’offrir une alimentation saine. Les pertes et le gaspillage de nourriture sont lourds de conséquences pour le climat, la société et l’économie et ils exercent une pression considérable sur les ressources naturelles, les écosystèmes et la biodiversité de la planète, ce qui met en péril notre aptitude à assurer la sécurité alimentaire et à garantir les moyens de subsistance des générations futures sans franchir les seuils critiques pour la pérennité de la planète que nous partageons. La transformation des systèmes agroalimentaires est cruciale si nous voulons réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le mauvais fonctionnement des systèmes agroalimentaires et l’adoption de modes de vie insuffisamment fondés sur la science sont à l’origine des pertes et du gaspillage alimentaires.

La lutte contre ces pertes et ce gaspillage fait partie des actions concrètes que nous devons prendre pour assurer la transformation de nos systèmes agroalimentaires au bénéfice de l’humanité, de la planète et de la prospérité. Par ailleurs, la réduction du gaspillage représente un levier essentiel pour alléger la pression sur les ressources naturelles, renforcer la sécurité alimentaire et hydrique, et promouvoir des modes de vie durables, tout en s’appuyant sur les savoirs traditionnels et les expertises locales. Le séminaire a également mis en lumière le projet des «Clubs de résilience climatique de Kerkennah», une expérience pionnière dans l’initiation des enfants aux concepts et aux pratiques de résilience climatique au sein d’un environnement insulaire confronté à des défis environnementaux croissants. En marge de cet événement, le groupement féminin de Kerkennah a présenté une exposition de produits locaux, illustrant la contribution des femmes à la rationalisation de la consommation et à la valorisation du patrimoine alimentaire et environnemental local.

Kamel BOUAOUINA

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Hausse anormale de la température de l’eau en Méditerranée

08. Juni 2026 um 11:45

L’ingénieur environnemental et climatologue Hamdi Hached a révélé que des températures record et sans précédent ont été enregistrées récemment en Méditerranée, un nouvel indicateur reflétant l’accélération du changement climatique et ses impacts négatifs sur cette région réputée pour son climat tempéré.  

Dans une déclaration faite ce lundi 8 juin 2026 à l’émission Ahla Sbah sur Mosaique FM, M. Hached a confirmé qu’à la fin du mois de mai, une hausse exceptionnelle des températures a été observée. En Méditerranée occidentale, la température de l’eau a atteint 5 degrés Celsius au-dessus des normales saisonnières, et jusqu’à 6 degrés Celsius dans d’autres zones, dépassant ainsi toutes les moyennes saisonnières habituelles. Ce qui ne manquera pas d’avoir des impacts négatifs sur la biodiversité marine, mais pas seulement.

Hamdi Hached a expliqué que le véritable problème réside dans le moment où survient cette vague de chaleur marine : «Il ne s’agit pas d’un phénomène normal compte tenu des manifestations environnementales et atmosphériques extrêmes qu’elle peut engendrer, d’autant plus qu’elle a été enregistrée si tôt dans l’année, au mois de mai, alors que des phénomènes similaires et extrêmes sont généralement observés au plus fort de l’été, en juillet et août.»

Les déclarations de l’expert du climat sont parfaitement cohérentes avec les dernières données scientifiques publiées le 30 mai 2026 par le Service Copernicus de surveillance du milieu marin (CMEMS), relevant de l’Union européenne (UE), qui évoquent une hausse significative des températures de surface de la mer sur de vastes zones s’étendant de l’Atlantique Nord-Est à la Méditerranée occidentale. Ce phénomène marin a coïncidé avec une vague de chaleur précoce et intense qui a touché plusieurs pays d’Europe occidentale ces derniers jours.

D’après les cartes issues d’une analyse satellitaire détaillée, de fortes anomalies de température ont été observées, dépassant de 5 degrés Celsius les moyennes de référence dans certaines régions.

L. B.

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Journée mondiale de l’environnement | La famille face au changement climatique (Sfax)

07. Juni 2026 um 01:31

La Fédération tunisienne pour l’environnement et le Développement, en collaboration avec la délégation régionale de l’Union nationale de la femme tunisienne à Sfax, a organisé un séminaire à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.

Sous l’intitulé « La famille face au changement climatique : entre renforcement de la résilience et réduction du gaspillage », cet événement s’inscrit dans le prolongement du thème de la Journée mondiale de l’environnement de cette année et témoigne de la conviction profonde quant au rôle crucial de la famille, et particulièrement des femmes, dans la construction d’une société plus adaptée aux changements climatiques.

Le séminaire a été enrichi par quatre interventions de qualité prestées par les experts :

  • Mme Amel Jrad : « Le rôle de la femme face aux changements climatiques ».
  • M. Abdelkader Baoundi : « Comportement de consommation et mécanismes de lutte contre le gaspillage ».
  • M. Riadh Haj Taieb : « L’eau entre rareté, abondance et résilience climatique ».
  • M. Hafedh Hentati : « La femme au cœur de la résilience climatique : de l’éducation environnementale au leadership du changement ».

Le choix de cette thématique repose sur la conviction que la famille constitue le premier maillon du renforcement de la résilience climatique, en éduquant les générations futures à la conscience environnementale, à une gestion rigoureuse des ressources et à une consommation rationnelle garantissant leur durabilité.

Par ailleurs, la réduction du gaspillage représente un levier essentiel pour alléger la pression sur les ressources naturelles, renforcer la sécurité alimentaire et hydrique, et promouvoir des modes de vie durables, tout en s’appuyant sur les savoirs traditionnels et les expertises locales.

Le séminaire a également mis en lumière le projet des « Clubs de résilience climatique de Kerkennah », une expérience pionnière dans l’initiation des enfants aux concepts et aux pratiques de résilience climatique au sein d’un environnement insulaire confronté à des défis environnementaux croissants.

En marge de cet événement, le groupement féminin de Kerkennah a présenté une exposition de produits locaux, illustrant la contribution des femmes à la rationalisation de la consommation et à la valorisation du patrimoine alimentaire et environnemental local.

Nous adressons nos sincères remerciements et notre reconnaissance à tous les participants, à la délégation régionale de l’Union nationale de la femme tunisienne à Sfax, à Madame la Déléguée au gouvernorat de Sfax ,à tous les intervenants , ainsi qu’à tous les représentants des médias pour leur présence et leur précieuse contribution à la réussite de cette manifestation.

Communiqué

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Tunisie : Hausse “sans précédent” du niveau de la mer et des vagues, alertent les autorités

22. Mai 2026 um 15:01

La Tunisie fait face à une accélération préoccupante des effets du changement climatique sur son littoral. Selon le ministre de l’Environnement Habib Abid, le pays a enregistré en 2026 une hausse du niveau de la mer et une intensification des vagues dépassant toutes les prévisions et scénarios jusque-là envisagés par les études scientifiques. Les épisodes survenus en janvier dernier, avec des vagues atteignant jusqu’à 14 mètres en Méditerranée et 8 mètres sur les côtes tunisiennes, ont provoqué d’importants dégâts et poussé les autorités à revoir en urgence leurs plans d’adaptation et de protection du littoral, alors que de tels phénomènes étaient initialement attendus entre 2050 et 2100.

Des vagues jusqu’à 14 mètres en Méditerranée

S’exprimant vendredi en marge d’un séminaire national sur la biodiversité organisé à Tunis, le ministre de l’Environnement a indiqué que les phénomènes observés entre le 19 et le 21 janvier 2026 ont dépassé les projections et études antérieures.

Selon lui, la hauteur des vagues a atteint entre 6 et 14 mètres en Méditerranée, tandis qu’elle a oscillé entre 6 et 8 mètres sur les côtes tunisiennes, provoquant des dégâts qualifiés de considérables.

Habib Abid a précisé que les services de son département ont procédé à l’évaluation des dommages enregistrés et élaboré un programme d’intervention en coordination avec le ministère de l’Équipement.

Des phénomènes attendus pour 2050… survenus dès 2026

Le ministre a souligné que la Tunisie prévoyait initialement de faire face à ce type de phénomènes entre 2050 et 2100. Leur apparition dès 2026 oblige désormais les autorités à accélérer les interventions et à revoir les plans d’adaptation aux changements climatiques.

Cette situation pousse également l’État à renforcer les mesures de prévention concernant les zones côtières, notamment à travers une révision des distances de sécurité pour les constructions situées sur le littoral.

Selon un « Rapport national sur le climat et le développement en Tunisie », publié en 2023 par le Groupe de la Banque mondiale, l’élévation du niveau de la mer pourrait toucher près d’un quart de la zone côtière tunisienne d’ici 2050.

Plusieurs projets de protection du littoral lancés

Dans ce contexte, plusieurs projets de protection et de réaménagement des côtes ont été engagés dans différentes régions du pays.

Des travaux ont déjà démarré dans le gouvernorat de Bizerte, tandis que trois autres projets ont été lancés depuis le 1er avril dans le gouvernorat de Monastir. D’autres interventions concernent également Gammarth, Carthage, Sousse et Hammam Sousse.

Le ministre a aussi annoncé l’achèvement des études portant sur le réaménagement de près de 30 kilomètres de littoral entre Béni Khiar et Hammamet-Nord, ainsi que la finalisation d’études spécifiques pour l’île de Djerba et certains projets prévus aux îles de Kerkennah.

Vers une coopération méditerranéenne renforcée

Habib Abid a enfin indiqué que la Tunisie travaille actuellement avec plusieurs pays méditerranéens afin d’échanger des expertises et de développer de nouveaux mécanismes d’intervention face à la montée des eaux et aux dérèglements climatiques.

Le ministre a appelé à renforcer les efforts d’adaptation dans le cadre de “l’Initiative du Littoral”, un programme associant municipalités, habitants, professionnels et secteur privé afin de mieux protéger les zones côtières tunisiennes.

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