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Descentes policières à El Menzah et Jebel Lahmar : Cocaïne, héroïne et armes blanches saisies

14. Oktober 2026 um 19:45

Les unités de la police judiciaire d’El Menzah ont démantelé deux réseaux présumés de trafic de stupéfiants lors d’opérations sécuritaires menées dans les quartiers d’El Menzah et de Jebel Lahmar, à Tunis. Les interventions ont permis la saisie de quantités de cocaïne et d’héroïne, d’un important arsenal d’armes blanches ainsi que de deux motos signalées comme volées, rapporte Alchourouk.

Selon les informations communiquées sur cette opération, les descentes visaient des lieux soupçonnés d’abriter des activités de trafic de drogue ainsi que des personnes recherchées par la justice.

Cocaïne et armes blanches saisies au Menzah

Lors d’une première intervention menée à El Menzah, en coordination avec le poste de la sûreté nationale de Hay El Khadhra, les policiers ont arrêté un individu présenté comme un trafiquant particulièrement dangereux. Une quantité importante de cocaïne et différentes armes blanches ont été découvertes en sa possession.

Au cours de l’enquête, le suspect a reconnu avoir volé une moto et indiqué aux enquêteurs l’endroit où il l’avait dissimulée. Le véhicule a ainsi pu être récupéré et restitué à son propriétaire.

De l’héroïne et une moto volée découvertes à Jebel Lahmar

Une seconde perquisition a été menée au domicile d’un autre suspect, dans le quartier de Jebel Lahmar. Les policiers y ont saisi une quantité d’héroïne destinée, selon les premiers éléments de l’enquête, à la revente, ainsi qu’un ensemble d’armes blanches et une autre moto signalée comme volée.

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À l’issue des interventions, le ministère public a été consulté et a ordonné le placement en garde à vue des deux suspects, tandis que les investigations se poursuivent en vue de leur présentation devant la justice et de la prise des mesures légales nécessaires.

Les quantités exactes de stupéfiants saisies et le nombre d’armes blanches récupérées n’ont pas été précisés dans les informations disponibles.

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Carthage : Des piscines en zone archéologique, l’alerte est lancée

14. Oktober 2026 um 18:23

L’Association des Amis de Carthage appelle les autorités tunisiennes à intervenir en urgence pour mettre fin aux constructions anarchiques et à l’aménagement de piscines dans la zone archéologique de Carthage. Cette nouvelle alerte, lancée mercredi 14 octobre 2026, remet au premier plan la question de l’application des décisions de démolition et de la protection effective d’un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.

Dans une déclaration à l’émission « Al Machhad Al Aan » de la Radio nationale, la présidente de l’association, Salwa Jaziri Arafa, a dénoncé la persistance de constructions qu’elle estime préjudiciables au patrimoine historique et culturel de Carthage. Elle a notamment pointé le non-respect de certaines décisions de démolition et la lenteur des procédures administratives, qui compliqueraient, selon elle, les interventions nécessaires.

Au-delà des constructions elles-mêmes, la multiplication d’aménagements privés dans une zone archéologique soulève des questions sur le contrôle de l’urbanisation, l’application des règles de protection et la coordination entre les administrations concernées. La situation est d’autant plus sensible que des vestiges antiques peuvent se trouver sous des terrains aujourd’hui urbanisés, ce qui rend indispensable l’encadrement archéologique des travaux.

Un dossier ancien, déjà signalé par l’UNESCO

Les préoccupations exprimées par l’association s’inscrivent dans un dossier de longue date. Le Comité du patrimoine mondial a rappelé à plusieurs reprises la nécessité de lutter contre les constructions illégales à Carthage et d’exécuter les décisions de démolition encore en attente.

En 2019, le ministère de l’Intérieur avait annoncé l’exécution de dix décisions de démolition dans la zone archéologique. L’opération, menée dans la nuit du 8 au 9 juillet, avait notamment concerné des bâtiments à deux étages, des écuries, des entrepôts, des clôtures et des installations en béton. Cette intervention illustrait la possibilité d’engager des opérations de démolition, sans pour autant régler l’ensemble des problèmes de contrôle du site.

En 2023, le Comité du patrimoine mondial avait de nouveau demandé à la Tunisie d’exécuter les décisions de démolition restantes, en soulignant notamment la nécessité d’achever la démolition de l’ancienne Académie de police, dont le traitement avait été considéré comme essentiel par une mission consultative de 2019.

Dans son évaluation de 2025, l’UNESCO a relevé que des mesures avaient été prises contre les constructions illégales, notamment dans les secteurs de Borj Boukhris, du cirque romain de Carthage et de Douar Chott. Le rapport de l’État tunisien faisait état de plusieurs décisions de démolition exécutées, de procédures judiciaires en cours dans trois affaires et de décisions d’arrêt des travaux concernant quatre autres projets.

Toutefois, le Comité a également exprimé ses préoccupations face à la lenteur des progrès accomplis au cours de la décennie précédente. Il a estimé que des efforts supplémentaires demeuraient nécessaires pour assurer une protection et une gestion satisfaisantes du site. La décision adoptée en 2025 demande à la Tunisie de poursuivre les mesures engagées et de transmettre un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des recommandations avant le 1er décembre 2026.

L’affaire du kiosque et les insuffisances de la gestion du site

Plus récemment, en janvier 2026, l’Association des Amis de Carthage avait dénoncé la construction d’un kiosque commercial sur le site archéologique de Bir Knisia. Selon les déclarations rapportées par Jawhara FM, la présidente de l’association avait contesté l’installation de cette structure sur un terrain considéré comme archéologique et soumis à des restrictions de construction.

Le directeur de l’Institut national du patrimoine, Tarek Bakouch, avait alors indiqué que l’institut avait constaté l’infraction et adressé des correspondances à la municipalité de Carthage et au gouverneur de Tunis. Il avait également rappelé que le terrain relevait d’une zone archéologique soumise au décret n° 1246 du 7 octobre 1985 et qu’il faisait partie des biens confisqués.

Cette affaire avait mis en évidence la complexité des responsabilités administratives lorsqu’une construction est signalée sur un terrain protégé. Elle avait aussi illustré les difficultés rencontrées par les associations et les organismes patrimoniaux pour obtenir une réponse effective face à des aménagements contestés.

Le problème dépasse ainsi la seule question des démolitions. Dans son évaluation de 2025, l’UNESCO a également insisté sur la nécessité de réviser le plan d’aménagement urbain, de finaliser le Plan de protection et de mise en valeur de Carthage et de mieux coordonner les institutions impliquées dans la gestion du site. Le Comité a notamment demandé que les instruments de planification soient adaptés aux exigences de conservation et que les responsabilités des différents acteurs soient clarifiées.

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La protection de Carthage implique en effet de concilier les besoins des habitants, les règles d’urbanisme et la préservation des vestiges. Les aménagements réalisés sans contrôle adapté peuvent compromettre cette conservation, tandis que les retards dans l’exécution des décisions administratives risquent de prolonger des situations litigieuses.

Avec son nouvel appel du 14 octobre, l’Association des Amis de Carthage remet donc en question l’efficacité des mécanismes de contrôle et d’application des décisions existantes. L’enjeu est désormais de savoir quelles mesures concrètes les autorités engageront pour traiter les constructions signalées, faire respecter les décisions de démolition et garantir une protection durable de ce patrimoine archéologique exceptionnel.

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Banques : La BCT triple le taux des réserves obligatoires dès novembre

14. Oktober 2026 um 16:12

A compter du 1er novembre 2026, les banques tunisiennes devront immobiliser davantage de liquidités auprès de la Banque centrale sur les dépôts à vue et les autres sommes dues à la clientèle. Le taux de réserves obligatoires passe de 1% à 3%, alors que le taux directeur reste fixé à 7%.

Une hausse ciblée sur les dépôts à vue

La Banque centrale de Tunisie (BCT) renforce les contraintes de réserves imposées aux banques. Dans sa circulaire n° 2026-11, datée du 9 octobre 2026, elle remplace la grille des taux figurant dans le manuel des opérations de politique monétaire.

Le taux applicable aux comptes à vue et aux autres sommes dues à la clientèle passe ainsi de 1% à 3%. La nouvelle grille entrera en vigueur le 1er novembre.

En revanche, les comptes spéciaux d’épargne, les autres comptes d’épargne, les dépôts à terme et les certificats de dépôt restent soumis à un taux de réserves obligatoires de 0%.

Des liquidités supplémentaires à immobiliser

Les réserves obligatoires correspondent à la part des dépôts assujettis que les banques doivent conserver auprès de la BCT. En relevant le taux de 1% à 3%, l’institut d’émission augmente donc les ressources que les établissements bancaires doivent consacrer à cette obligation.

À titre d’exemple, pour un milliard de dinars de dépôts soumis à ce taux, les réserves exigées passent de 10 à 30 millions de dinars, soit 20 millions supplémentaires à immobiliser.

Cette mesure intervient alors que le taux directeur de la BCT est maintenu à 7%. Elle constitue ainsi un autre levier de politique monétaire, agissant sur les quantités de liquidités bancaires plutôt que par une modification du principal taux de référence.

Le financement de l’économie en question

La décision suscite des interrogations sur ses effets possibles sur le crédit. L’économiste Ridha Chkoundali estime que le relèvement des réserves obligatoires risque de réduire les marges de manœuvre des banques pour financer l’investissement privé et les petites et moyennes entreprises.

Il pointe également une tension possible entre cette mesure et les dispositifs publics destinés à faciliter l’accès au financement, notamment les prêts d’honneur sans intérêts.

Ces conséquences restent toutefois des risques avancés par l’économiste, et non des effets déjà constatés. La circulaire fixe les nouvelles obligations de réserves, mais ne présente pas explicitement une réduction du crédit comme son objectif.

Une nouvelle étape dans le resserrement monétaire

Le mécanisme vise notamment à agir sur les liquidités disponibles dans le système bancaire et à renforcer la capacité de la Banque centrale à réguler le marché monétaire.

Le changement de taux ne signifie donc pas automatiquement que les banques réduiront leurs crédits ou en augmenteront le coût. Son effet dépendra aussi de leur situation de liquidité, de leurs choix de financement et de l’évolution de la demande de crédit.

La nouvelle grille s’appliquera à partir du 1er novembre 2026, conformément à la circulaire signée par le gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri.

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Fiscalité: la Tunisie hors de la liste noire de l’UE

14. Oktober 2026 um 15:25

La Tunisie ne figure pas sur la liste noire fiscale de l’Union européenne, qui compte huit pays et territoires depuis sa mise à jour du 9 octobre 2026. Le Conseil de l’UE a retiré le Panama et le Vietnam de ce registre, consacré aux juridictions qui ne respectent pas les normes internationales de bonne gouvernance fiscale ou n’ont pas honoré leurs engagements dans les délais impartis.

Les huit juridictions encore inscrites sont les Samoa américaines, Anguilla, Guam, les Palaos, la Russie, les îles Turks-et-Caïcos, les îles Vierges américaines et le Vanuatu.

La Tunisie figure parmi les juridictions qui coopèrent avec l’Union européenne et n’ont pas d’engagements en cours de mise en œuvre. Elle ne relève donc ni de la liste noire, correspondant à l’annexe I des conclusions du Conseil, ni de la liste grise, inscrite à l’annexe II, qui regroupe les juridictions ayant pris des engagements de réforme encore suivis par les instances européennes.

Pour établir ce classement, le Conseil de l’UE s’appuie sur trois critères : la transparence fiscale, l’équité fiscale et l’application des normes internationales visant à lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert artificiel de bénéfices. L’évaluation porte notamment sur l’échange de renseignements fiscaux et sur les régimes susceptibles de favoriser des pratiques fiscales dommageables.

Les juridictions inscrites sur la liste noire peuvent faire l’objet de mesures défensives, notamment de restrictions concernant certains financements européens. Les États membres peuvent également appliquer des dispositifs fiscaux nationaux aux opérations impliquant ces territoires.

Actualisée deux fois par an, en février et en octobre, la liste évolue en fonction des engagements pris et des réformes réalisées. La dernière révision ramène ainsi à huit le nombre de juridictions inscrites, tandis que la Tunisie conserve son statut de juridiction coopérative.

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L’excédent commercial chinois s’envole

14. Oktober 2026 um 14:26

Les exportations chinoises ont progressé de 36,3 % sur un an en septembre, portées par les semi-conducteurs, les véhicules et les technologies liées à l’IA.

Les exportations chinoises ont fortement accéléré en septembre 2026, progressant de 36,3 % sur un an, contre 25 % en août, selon les données publiées par les douanes chinoises. Il s’agit de la plus forte croissance des exportations depuis février dernier, lorsque les ventes à l’étranger avaient augmenté de 39,6 %. La vigueur de la demande mondiale en produits technologiques et en équipements liés à la transition énergétique contribue à soutenir l’activité industrielle chinoise. Alors que la consommation intérieure et l’investissement restent fragiles.

La progression des exportations, supérieure à celle des importations, a porté l’excédent commercial chinois à 133,53 milliards de dollars en septembre; contre 119,09 milliards en août. Sur les neuf premiers mois de 2026, cet excédent a atteint 938,11 milliards de dollars. La Chine se rapproche ainsi du seuil de 1 000 milliards de dollars et pourrait dépasser son record annuel de 1 189 milliards enregistré en 2025 si la dynamique commerciale se maintient.

Le solde commercial avec les États-Unis a atteint 34,01 milliards de dollars en septembre, son niveau le plus élevé en vingt mois. L’excédent avec l’Union européenne s’est établi à 34,8 milliards de dollars, accentuant les inquiétudes des partenaires commerciaux de Pékin face au déséquilibre des échanges.

Les technologies tirent les ventes à l’étranger

Les produits de haute technologie figurent parmi les principaux moteurs de cette progression. Les exportations de semi-conducteurs ont augmenté de 108,1 % en valeur sur les neuf premiers mois de l’année. Les ventes de véhicules à l’étranger ont également enregistré une croissance supérieure à 50 %, en valeur comme en volume, selon les données douanières citées par Reuters.

En outre, le développement mondial des infrastructures d’intelligence artificielle soutient la demande de composants électroniques, de semi-conducteurs et d’équipements informatiques fabriqués en Chine. Cette performance permet aux industriels chinois de compenser en partie la faiblesse de la demande intérieure et les difficultés persistantes du secteur immobilier.

La progression de l’excédent commercial intervient alors que les États-Unis et l’Union européenne multiplient les appels à un rééquilibrage des échanges. Bruxelles et Pékin ont récemment engagé des discussions sur les exportations chinoises de véhicules hybrides, tandis que Washington et Pékin ont prolongé leur trêve tarifaire.

 

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Ces tensions pourraient entraîner de nouvelles restrictions commerciales et peser sur les ventes chinoises dans les prochains mois. Les exportateurs pourraient aussi accélérer leurs expéditions avant l’entrée en vigueur de certaines mesures européennes.

Les autorités chinoises estiment néanmoins que les fondamentaux du commerce extérieur restent solides. La poursuite de la demande mondiale en produits technologiques devrait soutenir les échanges au quatrième trimestre, même si les incertitudes géopolitiques et les mesures protectionnistes demeurent des risques importants.

Pour Pékin, la solidité des exportations constitue un soutien essentiel à l’objectif de croissance économique compris entre 4,5 % et 5 % en 2026. Mais elle ne suffit pas, à elle seule, à résoudre les déséquilibres persistants de l’économie chinoise.

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Tribune. Nord Stream : à qui profite le sabotage des gazoducs en 2022 ?

14. Oktober 2026 um 12:51
Le mercredi 14 octobre 2026 s’est tenu à Hambourg, le premier jour du procès de l’ancien officier Serhii K, qui est accusé du sabotage des gazoducs. Auparavant, en 2022, en France et en Europe, les gouvernements et les médias ont…

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Forages illégaux en Tunisie : 827 millions de mètres cubes prélevés en 2024

14. Oktober 2026 um 12:24

Le volume d’eau extrait des puits agricoles profonds non autorisés a quadruplé entre 2010 et 2024, selon le directeur général des ressources en eau. Face à cette pression sur les nappes souterraines, le ministère de l’Agriculture annonce le recours à des compteurs intelligents et à un système de suivi en temps réel.

Des prélèvements multipliés par quatre en quatorze ans

Les forages agricoles profonds non autorisés continuent de peser sur les ressources hydriques tunisiennes. Selon Aïssa Halimi, directeur général des ressources en eau au ministère de l’Agriculture, leur nombre est passé de 205 en 2010 à environ 3229 en 2024. Dans le même temps, les volumes d’eau prélevés ont progressé de 205 à 827 millions de mètres cubes.

Ces chiffres ont été présentés le 12 octobre 2026, lors d’une journée d’étude organisée à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) autour de la proposition de loi n° 18/2026, consacrée à la régularisation des puits agricoles profonds non autorisés.

Cette évolution complique le contrôle des quantités extraites et leur répartition entre les exploitants. Elle alourdit également les coûts de pompage et d’énergie, tout en alimentant les tensions entre utilisateurs.

Les nappes souterraines sous pression

Les conséquences ne sont pas uniquement économiques. Le responsable a évoqué la baisse du niveau des nappes, l’assèchement d’anciens puits superficiels, la dégradation des écosystèmes oasiens et le recul de la biodiversité. Dans certaines zones côtières, l’intrusion d’eau salée menace également la qualité des ressources souterraines.

Le phénomène s’inscrit dans un contexte de sécheresse récurrente, de diminution des précipitations et d’augmentation des besoins d’irrigation, notamment avec l’extension des cultures irriguées et des cultures sous serre.

Le ministère rappelle que les eaux souterraines relèvent du domaine public. Le forage et l’exploitation d’un puits nécessitent une autorisation préalable, laquelle encadre les conditions d’utilisation sans conférer à son titulaire la propriété de l’eau.

Des compteurs intelligents pour surveiller les volumes

Pour renforcer le contrôle, le ministère prévoit de déployer des compteurs intelligents associés à un système informatique de suivi. Selon Aïda Jreidi, chargée de la direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux, ce dispositif doit permettre de suivre les volumes prélevés dans chaque puits et de détecter les dépassements des quantités autorisées.

L’objectif est de disposer de données actualisées pour repérer les infractions et intervenir plus rapidement. Le calendrier de déploiement et les modalités concrètes de mise en œuvre restent toutefois à préciser.

Cette orientation prolonge les démarches de numérisation déjà évoquées par le ministère en mars 2026, avec un projet de plateforme électronique destiné à recevoir et traiter les demandes de régularisation des puits non autorisés.

Les quelque 3229 puits mentionnés lors de la journée d’étude ne doivent pas être confondus avec l’estimation plus large d’environ 34.000 points d’eau souterraine profonds non autorisés citée dans les données du secteur de l’eau pour 2024. Ces chiffres renvoient à des périmètres statistiques différents et ne sont donc pas directement interchangeables.

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France – Piratage des frigos de supermarchés : plusieurs millions d’euros de pertes

14. Oktober 2026 um 12:12

Plus de 500 magasins ont été touchés, avec des pertes potentielles de plusieurs millions d’euros dues aux produits avariés.

Des pirates informatiques ont surchauffé à distance les réfrigérateurs de centaines de supermarchés en France, détruisant des tonnes de produits frais et surgelés, selon les médias locaux et des responsables du secteur. Cette cyberattaque massive a engendré des pertes de plusieurs millions d’euros pour les distributeurs, certains magasins ayant été contraints de fermer temporairement.

Selon Le Monde, l’attaque a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, touchant environ 300 magasins Intermarché et Netto, 100 points de vente Coopérative U, 80 supermarchés Carrefour, 30 magasins Monoprix et plusieurs magasins E.Leclerc. Ce qui porte le total estimé à plus de 500.

Outre les supermarchés, la cyberattaque a également touché le grossiste Metro, les membres de l’association française de la filière viande Culture Viande, et des bouchers indépendants.

Selon une enquête de BFM-TV diffusée mardi 13 octobre, des pirates informatiques ont ciblé les régulateurs de réfrigération du fabricant danois Danfoss, qui permettent aux techniciens de régler la température à distance. Les auteurs de l’attaque ont activé les systèmes de dégivrage automatique, forçant ainsi les unités de réfrigération à chauffer jusqu’à 50 °C dans certains cas, au lieu de maintenir les aliments au frais.

En conséquence, les employés des supermarchés ont découvert, à leur arrivée au travail, des unités de réfrigération surchauffées et des rayons de produits invendables. Dans certains cas, des pirates informatiques ont prolongé le cycle de dégivrage d’une heure à huit heures afin que les alarmes se déclenchent plus tard, leur permettant ainsi de maximiser les dégâts.

L’ampleur exacte des pertes reste incertaine, mais un Intermarché d’Haguenau, dans l’est de la France, a perdu environ 50 000 Euros de produits surgelés. Un magasin E.Leclerc de Wasselonne, ville voisine, a dû jeter des produits frais et surgelés d’une valeur de 220 000 Euros.

Dominique Schelcher, directeur général de Cooperative U, a qualifié mardi l’attaque d’inédite et d’inacceptable. Thierry Cotillard, directeur général d’Intermarché, a estimé que les pertes à l’échelle nationale pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros.

Les auteurs de l’attaque n’ont pas été identifiés et aucune demande de rançon n’a été signalée. Le mode opératoire reste également inconnu, bien qu’un porte-parole d’Intermarché ait indiqué mardi à Bleeping Computer que l’attaque avait touché un prestataire de services de gestion d’équipements frigorifiques.

Le chercheur en cybersécurité Kevin Beaumont a suggéré que des milliers de contrôleurs Danfoss sont directement accessibles via Internet, avec le nom d’utilisateur défini sur « admin » et le mot de passe changeant automatiquement chaque jour pour correspondre à la date du jour.

Danfoss a indiqué que les systèmes les plus touchés étaient des produits obsolètes, notamment les modèles AK-SM 800 et AK-SC 355, qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité. L’ANSSI, l’agence française de la cybersécurité, a exhorté les opérateurs à déconnecter d’Internet les interfaces de gestion vulnérables ou à limiter l’accès aux connexions de confiance.

Les équipements Danfoss ont déjà été impliqués dans d’importantes cyberattaques. L’entreprise a indiqué que 16 supermarchés russes utilisant des contrôleurs AK-SM 800 avaient été ciblés en 2022, au moment même où le conflit ukrainien s’intensifiait. La même année, 40 magasins israéliens ont été piratés. Danfoss a invoqué une protection insuffisante de la part des pare-feu ou des VPN.

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Les cinq priorités pour renforcer le contrôle migratoire et les frontières de l’UE

14. Oktober 2026 um 12:09

Avant le sommet des 15 et 16 octobre à Bruxelles, Ursula von der Leyen fait de la gestion migratoire une priorité, avec un accent sur les frontières extérieures et les retours.

Dans sa lettre de neuf pages, elle souligne que les passages irréguliers aux frontières extérieures de l’UE ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2021, enregistrant une baisse de 55 % ces deux dernières années et de plus d’un tiers en 2026. Parallèlement, les demandes d’asile et le mouvement migratoire secondaire non autorisé à l’intérieur de l’UE diminue, tandis que les retours augmentent.

Cependant, les événements de l’été, dont la crise de Ceuta est un exemple frappant, ont démontré, selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, la rapidité avec laquelle des arrivées massives et soudaines peuvent exercer une pression considérable sur les frontières extérieures, entraînant des conséquences humaines tragiques. Les pressions migratoires persistent, de la Méditerranée aux frontières orientales de l’Union.

Dans ce cadre, Ursula von der Leyen identifie cinq priorités clés pour la politique migratoire européenne. Premièrement, la pleine mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile. Ce pacte appelle les États membres à appliquer les règles relatives à la responsabilité en matière d’examen des demandes d’asile et de transfert de demandeurs d’asile entre pays, soulignant que le partage équitable des responsabilités et la solidarité sont indissociables. Il appelle également à la limitation des mouvements secondaires non autorisés et au rétablissement du plein fonctionnement de l’espace Schengen.

Deuxièmement, l’accent est mis sur le renforcement de Frontex et des frontières extérieures. La Commission prévoit de renforcer les capacités opérationnelles de Frontex, notamment par la création d’un Pool européen pour les frontières et le retour, d’une force de réaction rapide en cas de crise et d’un Centre de coordination du retour. Elle propose également un plan en cinq points pour prévenir et gérer les arrivées massives et soudaines de migrants, axé sur la surveillance, l’alerte précoce, la coopération avec les pays tiers et la lutte contre la désinformation et les réseaux de passeurs. D’après la lettre, le système d’entrée-sortie (SEE) a enregistré plus de 204 millions d’entrées et de sorties, plus de 69 000 refus d’entrée et plus de 1 750 cas de personnes considérées comme une menace pour la sécurité intérieure. Les États membres qui n’ont pas encore achevé la mise en œuvre du système sont invités à le faire d’ici la fin de l’année.

Troisièmement, à travers l’élaboration d’un nouveau cadre européen de réponse aux situations d’urgence. La Commission travaillera avec les États membres à la création d’un cadre qui complète les règles actuelles de gestion des crises et permette une plus grande flexibilité dans la gestion des frontières et dans les procédures courantes d’asile et de retour, lorsque des mesures immédiates sont requises et que les règles existantes sont insuffisantes. L’objectif est de faire face aux circonstances exceptionnelles qui menacent l’intégrité des frontières extérieures, l’ordre public et la sécurité intérieure, ainsi que l’instrumentalisation des migrations.

Quatrièmement, il s’agit d’accroître le nombre de retours des personnes n’ayant pas le droit de rester dans l’UE. Ursula von der Leyen qualifie le taux de retour, actuellement de 32 %, de « trop faible », malgré la tendance à la hausse observée ces dernières années. Elle appelle à la mise en œuvre rapide du nouveau règlement sur le retour, qui établira des règles européennes communes et fournira, entre autres, le cadre juridique nécessaire à la création de centres de retour dans des pays tiers, dans le respect du droit européen et international ainsi que des droits humains. Elle annonce également une proposition de numérisation des procédures de retour et appelle à une coopération renforcée avec les pays d’origine afin de faciliter la réadmission de leurs ressortissants.

Cinquièmement, le renforcement de la dimension extérieure de la politique migratoire. Le président de la Commission appelle à des partenariats plus étroits avec les pays d’origine et de transit afin de prévenir l’immigration irrégulière, de lutter contre les réseaux de passeurs et de développer les voies de migration légale.

Il est fait mention tout particulièrement de la Libye qui, selon la lettre, demeure le principal pays de départ des migrants tentant d’entrer irrégulièrement dans l’UE. La Commission annonce la poursuite de sa coopération avec ce pays, notamment dans le cadre du prochain dialogue technique UE-Libye, afin de renforcer la gestion des frontières, les opérations de recherche et de sauvetage et la lutte contre le trafic de migrants.

Dans ce contexte, un financement supplémentaire de 25 millions d’euros a été signé afin d’étendre les actions menées dans l’est de la Libye. Parallèlement, l’UE, en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soutient le retour volontaire des migrants libyens vers leurs pays d’origine et s’efforce de limiter les flux migratoires vers ce pays lorsque la destination finale est une entrée irrégulière sur le territoire de l’Union.

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Tunisie : 4660 biens immobiliers urbains appartiennent encore à des étrangers

14. Oktober 2026 um 11:23

Sur les 12.305 propriétés urbaines construites ou acquises avant 1956 recensées par le ministère des Domaines de l’État, 7645 ont été transférées au patrimoine national. Les 4660 autres restent la propriété de ressortissants étrangers, avec des modalités de gestion encadrées par la législation tunisienne.

Plus de 12.000 biens recensés avant l’indépendance

Le patrimoine immobilier détenu par des étrangers en Tunisie comprend deux catégories : les biens agricoles et les propriétés urbaines. Dans une réponse écrite à la députée Basma Hammami, qui avait interrogé le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières sur ce recensement, notamment à Siliana, le département a apporté des précisions sur le statut de ces propriétés.

Pour les biens urbains construits ou acquis avant 1956, le ministère fait état de 12.305 propriétés. Parmi elles, 7645 appartenant à des ressortissants français ont été transférées à l’État tunisien dans le cadre des accords tuniso-français de 1984 et 1989.

Les 4660 autres demeurent la propriété de ressortissants étrangers. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre leur nombre, le ministère n’annonce pas le transfert automatique de l’ensemble de ces biens à l’État.

Des transactions soumises à autorisation

Le régime applicable à ces propriétés est encadré par la loi n° 61 de 1983 relative aux immeubles appartenant à des étrangers, construits ou acquis avant 1956.

En principe, les opérations portant sur ces biens nécessitent l’autorisation du gouverneur territorialement compétent et du ministre des Domaines de l’État. Des dérogations sont toutefois prévues pour les propriétaires français et italiens qui vendent leurs biens à des Tunisiens, conformément aux lois de 1998 et de 2000.

Les propriétaires étrangers non-résidents doivent, pour leur part, confier la gestion de leurs biens à un agent immobilier agréé par les ministères compétents. À défaut, le ministère peut assurer lui-même cette gestion ou la confier à un organisme public ou à un mandataire désigné.

La SNIT chargée des biens vacants

La Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) intervient dans la gestion d’une partie de ce patrimoine, notamment les biens vacants. Sous la supervision des ministères concernés, elle peut procéder à leur mise en location par voie d’enchères publiques.

Le ministère assure également le suivi des immeubles vacants et des bâtiments menaçant ruine, conformément au cadre légal applicable, notamment la loi n° 33 de 2024. Celle-ci encadre les procédures d’évacuation, de restauration ou d’expropriation tout en préservant les droits des propriétaires et des occupants.

Le recensement se poursuit

En parallèle, le ministère affirme poursuivre l’actualisation des listes de propriétés étrangères, en coordination avec l’Office national de la propriété foncière et la SNIT. L’objectif est de déterminer la situation juridique de chaque bien afin d’identifier les mesures à prendre au cas par cas.

Le régime des propriétés urbaines se distingue de celui des terres agricoles. La loi n° 5 de 1964 réserve la propriété des terres agricoles aux ressortissants tunisiens. Selon le ministère, l’application de ce texte a permis de régulariser une grande partie des terres auparavant détenues par des étrangers, tandis que les procédures concernant les parcelles restantes se poursuivent.

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14. Oktober 2026 um 10:42
Le 16 octobre, Disney+ diffusera en exclusivité le gala francophone du Marrakech Comedy Festival, imaginé par Malik Bentalha et produit par Karim Debbouze. Enregistré en juin dans la ville ocre, ce spectacle s’apprête à toucher un public bien au-delà de…

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PDL : Le parti abandonne son congrès et annonce un recours en appel

14. Oktober 2026 um 10:16

Le Parti destourien libre (PDL) renonce définitivement à organiser son congrès, initialement prévu les 3 et 4 octobre 2026, après une décision judiciaire ordonnant la suspension de ses travaux. Dans un communiqué publié mardi soir, son bureau politique annonce toutefois un appel et des démarches auprès des autorités tunisiennes et d’organisations de défense des droits humains.

Réuni mardi 13 octobre, le bureau politique du PDL a décidé d’abandonner définitivement le congrès, invoquant un cas de force majeure. Le rendez-vous devait se tenir les 3 et 4 octobre, avant que la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis n’en ordonne la suspension le 2 octobre.

Un appel malgré l’abandon du congrès

Malgré cette décision, le bureau politique a annoncé son intention de faire appel du jugement. Il estime néanmoins que l’affaire est devenue « sans objet », puisque le congrès auquel se rapportait la procédure est désormais abandonné.

Dans son communiqué, le PDL affirme que la tenue de son congrès a été empêchée par des difficultés d’accès à des espaces publics et privés, auxquelles s’est ajoutée la décision judiciaire de suspension. Ces affirmations relèvent de la position exprimée par le parti.

Le PDL entend également adresser des plaintes et des recours à la présidence du gouvernement, ainsi qu’à des instances des Nations unies et à des organisations nationales et internationales de défense des droits humains. Il dénonce ce qu’il considère comme une atteinte au droit de ses militants à s’organiser et à exercer leurs activités politiques dans l’espace public.

Le PDL affirme vouloir poursuivre son activité politique

En dépit de l’abandon du congrès, le bureau politique affirme vouloir poursuivre son activité et continuer à diffuser les idées et le programme du parti. Il indique également se réserver la possibilité d’engager d’autres actions légales et pacifiques.

Cette décision intervient dans un contexte judiciaire qui a empêché la tenue du rendez-vous prévu début octobre. Le recours annoncé par le PDL constitue désormais la prochaine étape de la procédure, même si le parti considère que le litige a perdu son objet après l’abandon du congrès.

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