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Le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie inchangé à 7%

07. Oktober 2026 um 23:32

Le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 7 octobre 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 7 octobre 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, tant à l’échelle internationale que nationale, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives.

À l’échelle internationale, les prix de l’énergie ont enregistré une hausse sensible au cours de la période récente et évoluent désormais à des niveaux nettement supérieurs à ceux retenus dans les précédentes prévisions établies en juin dernier. Les incertitudes entourant le rétablissement des conditions d’approvisionnement sur les marchés énergétiques demeurent élevées et continuent d’exercer des pressions haussières sur les coûts de production et de distribution. La diffusion de ces tensions aux prix à la consommation se poursuit à l’échelle mondiale, retardant le processus de convergence de l’inflation vers les objectifs des banques centrales.

Dans ce contexte, la plupart des banques centrales dans les économies avancées ont resserré leurs politiques monétaires afin de contenir le regain des pressions inflationnistes et de favoriser un retour durable de l’inflation vers leurs cibles.

Sur le plan national, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre de 2026, revenant à 2,3% en glissement annuel, après 2,6% au trimestre précédent. Cette évolution traduit notamment le net ralentissement de l’activité industrielle.

Du côté du secteur extérieur, la forte hausse des prix internationaux de l’énergie a pesé davantage sur les équilibres externes. La facture des importations énergétiques s’est alourdie pour atteindre 11,3 milliards de dinars à fin août 2026, contre 8,8 milliards un an auparavant. Cette évolution a contribué à la détérioration de la balance commerciale et au creusement du déficit courant, qui s’est établi à 4.694 MDT, soit 2,5% du PIB, au cours des huit premiers mois de 2026, contre 2.724 MDT, soit 1,6% du PIB, durant la même période de 2025.

Les avoirs nets en devises se sont, pour leur part, établis à 23,7 milliards de dinars, correspondant à 92 jours d’importations, au 6 octobre 2026, contre 24,3 milliards de dinars et 104 jours d’importations un an auparavant. Le Conseil souligne, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat des réserves de change, notamment à travers une meilleure maîtrise du déficit énergétique et de ses incidences sur les paiements extérieurs.

Pour sa part, l’inflation a poursuivi sa remontée graduelle, pour atteindre 5,6% en septembre 2026, après 5,4% en août. Cette accélération est principalement imputable au renforcement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont le glissement annuel s’est élevé à 13,0%, contre 11,7% le mois précédent. En revanche, l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice des prix à la consommation hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est maintenue à 5,1% pour le troisième mois consécutif.

En matière de perspectives, le Conseil relève la persistance des facteurs de tensions inflationnistes d’origine tant externe qu’interne. Le maintien prolongé des prix internationaux de l’énergie à des niveaux élevés serait de nature à réduire sensiblement les marges de manœuvre de l’économie et à accentuer les vulnérabilités macroéconomiques et financières. La trajectoire de l’inflation à court et moyen termes dépendrait notamment de la dynamique de la demande de consommation, dans un contexte de rétablissement encore progressif des capacités de production, ainsi que de la capacité à maîtriser les déséquilibres budgétaires et leurs répercussions sur les équilibres macroéconomiques.

Le Conseil considère, à cet égard, que les risques entourant la trajectoire future de l’inflation demeurent orientés à la hausse. Il continuera d’assurer un suivi étroit de l’évolution des prix, de la demande, de la liquidité bancaire et des équilibres extérieurs et se tient prêt à prendre les mesures qu’il jugera nécessaires afin de contenir les pressions sur la formation des prix, et favoriser le retour durable de l’inflation à des niveaux soutenables. Il décide de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.

BCT

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Une fuite des états financiers d’UADH met en colère le CMF

07. Oktober 2026 um 21:51

L’affaire semble suffisamment grave pour le Conseil du Marché financier (CMF) soit obligé de saisir le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis. Selon des informations d’un confrère de la place, le gendarme de la Bourse de Tunis le CMF aurait constaté « la diffusion sur la page InfoBourse TN des états financiers de la société cotée Universal Auto Distributors Holding (UADH), avant leur publication officielle ». Ce qui, aux du CMF est à même constituer « une possible infraction pénale, au titre de l’article 81 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier ».

Ces documents ont circulé alors que le contrôle préalable du CMF n’était pas achevé, et avant leur parution au bulletin officiel de l’instance et leur mise à la disposition du public. Une diffusion anticipée de cette nature, susceptible d’avantager certains investisseurs au détriment d’autres, soulève de sérieuses interrogations sur l’égalité d’accès à l’information et l’intégrité du marché.

Par conséquent, le CMF indique avoir demandé à UADH de fournir des explications sur les circonstances de cette fuite. En réponse, UADH affirme avoir mis ses états financiers à la disposition de ses actionnaires avant la tenue de son Assemblée générale ordinaire, conformément aux dispositions légales en vigueur. Elle assure ne pas connaître l’identité de la personne qui les a rendus publics avant la date officielle, rapporte le journal.

Mais tout état de cause, en saisissant le ministère public, le CMF entend donc faire établir les circonstances exactes de l’affaire, déterminer les responsabilités et obtenir que les suites légales appropriées soient données.

L’instance sait cette occasion pour rappeler que les informations financières doivent rester strictement confidentielles jusqu’à leur publication par les voies officielles. Elle précise que leur communication aux actionnaires, dans le cadre de la préparation des assemblées générales, ne saurait justifier leur diffusion en dehors des canaux et procédures prévus.

Affaire à suivre.

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Un million d’arbres : la CONECT s’engage pour le climat

07. Oktober 2026 um 18:11

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) franchit une étape majeure dans sa démarche de responsabilité sociétale et environnementale. L’organisation a officialisé une convention avec la startup Soul & Planet, partenaire engagé dans la reforestation, pour le reboisement du territoire national.

Ce programme ambitieux, qui vise à planter un million d’arbres à travers la Tunisie, prend une dimension particulière cette année. Il répond à l’urgence environnementale de restaurer l’équilibre forestier suite aux feux de forêt dévastateurs qui ont ravagé environ 15 000 hectares sur le territoire.

Au-delà de cette action ponctuelle, la CONECT réaffirme son engagement indéfectible en faveur du développement durable, de la responsabilité sociétale des entreprises et de la protection de l’environnement. Pour la confédération, chaque initiative verte constitue une pierre angulaire dans la construction d’un avenir économique plus résilient et respectueux de la nature.

Ismail Ben Salha, président du COPIL RSE de la CONECT, a saisi l’occasion de la signature de la convention pour représenter l’organisation patronale.

En intégrant pleinement le nombre d’arbres plantés dans les crédits de bilan carbone, la CONECT offre un levier d’impact concret aux entreprises, leur permettant de valoriser directement leur engagement écologique au service de la planète.

D’après communiqué

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Industrie: l’omanais Suhail Bahwan veut investir en Tunisie

07. Oktober 2026 um 16:52

Suhail Bahwan (SB HOLDING), un groupe omanais d’investissement et industriel actif dans plusieurs secteurs économiques, se dit intéressé par de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie et à élargir ses activités sur la région de l’Afrique du Nord. Dans ce cadre, le groupe considère la Tunisie comme un « site stratégique » pour l’investissement et le développement des affaires.

Lors d’une rencontre mercredi, entre le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation du groupe omanais conduite par le vice-président du conseil d’administration du groupe, Salem Saad Bahwan, et le président du groupe, les activités de SB HOLDING ont été expliquées, ainsi que ses projets d’investissement à l’étranger dans divers secteurs, à savoir entre autres les industries chimiques, les engrais et les énergies renouvelables, lit-on dans un communiqué du ministère de l’Economie.

De son côté, Abdelhafidh a présenté les avantages offrant un cadre favorable à l’établissement d’un partenariat fructueux, affirmant la disposition de son département et de ses structures concernées par l’investissement à fournir l’appui et l’accompagnement nécessaires au groupe afin de concrétiser ses projets dans les meilleures conditions.

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Land’Or : des dividendes exceptionnels de 0,100 DT par action, détachés le 12 octobre

07. Oktober 2026 um 15:58

Les actionnaires de Land’Or toucheront 0,100 DT par action, soit 10% du nominal, prélevés sur la prime d’émission. Le paiement est fixé au 14 octobre 2026.

Land’Or a annoncé à ses actionnaires la distribution de dividendes exceptionnels, décidée par son Assemblée générale ordinaire du 30 septembre 2026. Le montant retenu s’élève à 0,100 DT par action, ce qui représente 10% du nominal. Cette somme sera prélevée sur le compte « Prime d’émission » et sera soumise en totalité à la retenue à la source. Le calendrier de l’opération est désormais arrêté. Le détachement interviendra le 12 octobre 2026, et la mise en paiement le 14 octobre 2026.

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Développement local : l’argent existe, mais les communes n’arrivent pas à le mobiliser

07. Oktober 2026 um 15:46

Les fonds existent, mais les communes ne parviennent pas à s’en saisir. Réunis, mercredi 7 octobre, à Tunis, lors d’un atelier organisé par ONU-Habitat, des experts ont pointé la difficulté des municipalités tunisiennes à accéder aux financements nationaux et internationaux dédiés à l’investissement local, notamment en matière de climat et de développement durable. Résultat : de nombreux plans de développement local peinent à se concrétiser.

La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la « Plateforme de partenariat pour la localisation des Objectifs de développement durable (ODD) en Tunisie ». Cette initiative mondiale vise à décliner les 17 objectifs de l’Agenda 2030 en politiques, plans d’action et budgets à l’échelle locale, en renforçant la coordination entre institutions nationales et locales et en fournissant aux territoires pilotes des outils pratiques de planification et de mise en œuvre.

Cinq communes pilotes

Pour sa première phase en Tunisie, le programme a retenu cinq municipalités, choisies avec ONU-Habitat et les gouvernorats concernés, selon leurs spécificités géographiques et culturelles et leur potentiel : Kélibia (Nabeul), Sened (Gafsa), Sejnane (Bizerte), Zahret Medyen (Béja) et Bechri Fatnassa Negga (Kébili). L’initiative part d’un constat : le défi du développement local ne tient pas seulement à l’élaboration des plans, mais à la capacité des communes à réunir les moyens financiers et techniques nécessaires pour les réaliser.

Pour l’expert en finances locales, Ahmed Guidara, l’intérêt de la plateforme est de rapprocher les mondes de la planification urbaine et de la finance, car un plan ne peut aboutir sans ressources. Il a rappelé que la capacité d’investissement des collectivités est déterminante, alors que celles-ci se heurtent à plusieurs obstacles, en particulier une faible capacité d’épargne et de constitution de ressources propres.

Il a également relevé que de nombreuses sources de financement restent sous-exploitées, à commencer par les fonds internationaux consacrés au climat. Les collectivités y accèdent difficilement, faute d’accompagnement de l’État et de structures qualifiées et accréditées pour monter et suivre ces projets.

M. Guidara a appelé à mieux valoriser les financements de la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales ainsi que les programmes nationaux. Selon lui, la plateforme peut aussi harmoniser les visions et favoriser la coopération intercommunale, notamment pour des projets climatiques conjoints, ce qui réduirait les coûts et améliorerait l’efficacité de l’investissement local.

Des projets à rayonnement régional

Le spécialiste en développement urbain Achraf Ghrib a, de son côté, présenté la plateforme comme un espace de rencontre entre municipalités, conseils régionaux et locaux, experts, associations, bailleurs de fonds et partenaires internationaux, afin de concevoir des projets réalisables localement.

Il a insisté sur la nécessité, pour les projets des communes pilotes, de dépasser le cadre strictement local : ils doivent produire un impact économique, environnemental et touristique à l’échelle régionale, tout en créant des emplois et en améliorant la qualité de vie et des services pour les habitants.

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Croissance de 4 % visée : l’ARP ouvre l’examen du budget 2027

07. Oktober 2026 um 15:24

Industrie en recul, dinar affaibli, facilités de la Banque centrale à 11 milliards de dinars : la Commission des finances et du budget de l’ARP a ouvert, mercredi, ses travaux sur le projet de budget de l’État 2027 et sur l’exécution du budget jusqu’à fin juin 2026.

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a commencé, mercredi, l’étude de deux documents : les grandes orientations du projet de budget de l’État pour l’exercice 2027 et le niveau d’exécution du budget de l’État jusqu’à fin juin 2026. Le président de la commission, Maher Ketari, a rappelé que la préparation du budget 2027 se déroule parallèlement à celle du Plan de développement quinquennal 2026-2030. Ce plan table sur un taux de croissance de 4%.

Selon lui, atteindre cet objectif suppose de donner une impulsion à l’industrie, qu’il décrit comme « la colonne vertébrale de l’économie ». Il a relevé que la part de ce secteur dans le produit intérieur brut (PIB) est passée de 26% au début des années 2000 à 15% aujourd’hui. Maher Ketari a également insisté sur la nécessité de travailler au rétablissement de la valeur du dinar, dont le taux de change face aux autres devises a enregistré une baisse depuis 2011.

S’agissant du document sur l’exécution du budget 2026 au cours du premier semestre, le président de la commission a indiqué que les membres ont demandé des précisions supplémentaires. Elles concernent en particulier les facilités accordées par la Banque centrale au Trésor public, qui ont atteint 11 milliards de dinars, ainsi que l’affectation de ces fonds.

La commission souhaite aussi disposer de plus d’informations sur les garanties apportées par l’État aux entreprises publiques lorsqu’elles contractent des prêts, et sur l’incidence de ces garanties sur les finances publiques. Les répercussions de la hausse des prix du pétrole sur le budget figurent également parmi les points sur lesquels elle attend des éclaircissements. Dans ce cadre, Maher Ketari a estimé que l’absence de hausse prévue des prix de l’essence contribuera à préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

Le président de la commission a enfin précisé que la ministre des Finances a été invitée à prendre part aux réunions consacrées à l’examen de ces deux documents et à y présenter ses remarques. Cette étape précédera l’ouverture du débat sur le projet de loi de finances.

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Verdissement massif : la CCITF et « Soul & Planet » s’unissent pour planter 5 000 arbres

07. Oktober 2026 um 14:58

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) s’est engagée à contribuer à la plantation de 5 000 arbres, en signant mardi un accord de partenariat avec l’entreprise « Soul & Planet » dans le cadre du projet « Un million d’arbres ».

Cet accord vise à soutenir la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et à promouvoir les initiatives environnementales. Il renforce les efforts du projet, dont l’objectif est de planter un million d’arbres. La Chambre garantira par ailleurs le suivi des opérations de reboisement et la documentation de leur impact environnemental.

Pour encourager la participation du tissu économique, la CCITF a invité ses entreprises adhérentes à rejoindre l’initiative, en leur accordant une réduction exceptionnelle de 10 %. Ce partenariat s’inscrit dans la démarche de la Chambre visant à mobiliser son réseau d’entreprises autour d’initiatives à impact environnemental positif.

« Soul & Planet » fournit des solutions et des produits écoresponsables destinés à améliorer l’impact environnemental des entreprises et des particuliers. Sa mission est d’accélérer la transition écologique des entreprises, tout en veillant à leur conformité avec les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.

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Le dinar tunisien lâche prise face au dollar

07. Oktober 2026 um 10:58

Le dinar tunisien s’est affaibli face à la devise américaine. D’après la Banque centrale de Tunisie (BCT), le cours interbancaire moyen du dollar a dépassé 3 dinars le mardi 6 octobre 2026, un niveau qui n’avait pas été observé depuis le 16 mai 2025.

Ce passage au-dessus de 3 dinars marque la fin d’une longue période, de plus de seize mois, pendant laquelle le billet vert était resté sous ce plafond sur le marché interbancaire. Le chiffre rond compte beaucoup pour les importateurs, les entreprises et les ménages, qui y voient un repère psychologique autant que financier.

Ceci étant, le mouvement n’est pas soudain. En effet, fin juin 2026, la monnaie nationale avait cédé environ 2 % face au dollar par rapport à fin 2025, alors qu’elle restait stable face à l’euro. Fin juillet, la perte cumulée depuis janvier était de 1,3 %, avec un dollar à 2,9375 dinars, analyse un confrère de la place.

Le tableau reste cependant contrasté. En moyenne semestrielle, le dinar a gagné 5,9 % face au dollar au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025. La hausse actuelle du dollar succède donc à une phase de net raffermissement de la monnaie tunisienne, faut-il le rappeler.

L’activité du marché des changes est par ailleurs soutenue. À fin juin 2026, les opérations de change au comptant (devises contre dinars) ont atteint 13,9 milliards de dinars, soit 23,7 % de plus qu’un an auparavant, essentiellement grâce au compartiment interbancaire.

Un dollar plus cher renchérit mécaniquement les importations facturées dans cette devise. C’est le cas en particulier de l’énergie, des céréales et de certaines matières premières. Il alourdit aussi le service de la dette extérieure libellée en dollars. Autrement dit, pour un pays comme la Tunisie, c’est une double peine, sans qu’on puisse inverser la tendance. Malheureusement.

Les exportateurs sont mieux protégés, car une bonne partie de leurs ventes est facturée en euros et le dinar tient bon face à la monnaie européenne. Mais pour combien de temps encore ? La question est maintenant de savoir si ce franchissement du seuil des 3 dinars s’inscrira dans la durée ou s’il restera un épisode ponctuel. Les prochains mois nous le diront.

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Budget 2026 : le soutien aux carburants dépasse l’investissement

07. Oktober 2026 um 10:54

Les dépenses consacrées au soutien aux carburants ont dépassé les dépenses d’investissement de 762 millions de dinars au cours du premier semestre 2026. Selon les résultats d’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, les dépenses de soutien aux carburants ont atteint 2,427 milliards de dinars, contre 1,665 milliard de dinars pour les dépenses d’investissement.

D’après le document sur l’exécution du budget à fin juin 2026 et les principales hypothèses et orientations du projet de budget de l’État pour 2027, élaboré par le ministère des Finances, les dépenses de soutien ont globalement progressé de 12 % au cours des six premiers mois de l’année, pour atteindre 3,486 milliards de dinars.

Le taux d’exécution des dépenses de soutien s’est ainsi établi à 35,7 % des prévisions inscrites dans la loi de finances.

Le soutien aux carburants atteint déjà 48,6 % des prévisions

À lui seul, le soutien aux carburants a représenté 2,427 milliards de dinars, soit un taux d’exécution de 48,6 % des crédits prévus pour l’ensemble de l’année.

Cette évolution s’explique principalement par la hausse des cours du pétrole sur les marchés internationaux au cours du premier semestre 2026, dans le contexte de la crise iranienne. Le prix moyen du baril aurait ainsi atteint environ 92,6 dollars à fin juin 2026.

Cette situation contraste avec les hypothèses retenues lors de l’élaboration du budget de l’État pour 2026, qui reposait notamment sur un scénario de reprise progressive de la croissance, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des services et du tourisme.

Les prévisions budgétaires avaient également été établies sur la base d’une croissance de 3,3 % en termes réels pour 2026 et d’un prix moyen du baril de Brent fixé à 63,3 dollars, ainsi que sur l’hypothèse d’une relative stabilité du dinar tunisien face aux principales devises.

24,9 milliards de dinars de dépenses budgétaires

Dans l’ensemble, l’exécution du budget à fin juin 2026 affiche un taux d’avancement de 39,2 %. Les dépenses budgétaires effectivement payées ont atteint environ 24,917 milliards de dinars, enregistrant une hausse de 8,9 % par rapport au niveau enregistré à fin juin 2025.

Les données du ministère des Finances mettent ainsi en évidence le poids croissant des dépenses de soutien, notamment celles liées aux carburants, dans l’exécution budgétaire au premier semestre 2026, dans un contexte marqué par une forte remontée des cours internationaux du pétrole.

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Les attaques en mer Noire font remonter les cours du blé

07. Oktober 2026 um 10:45

Les cours du blé repartent à la hausse alors que les attaques contre les navires et les infrastructures céréalières perturbent toujours les exportations de la mer Noire. La Russie et l’Ukraine, qui représentent ensemble une part majeure du commerce mondial du blé, voient leurs flux maritimes fortement ralentis.

Le marché mondial du blé retrouve une orientation haussière sous l’effet des nouvelles perturbations du commerce maritime en mer Noire. Les attaques contre les navires et les infrastructures portuaires russes et ukrainiennes compliquent la reprise des exportations. Alors que les importateurs cherchent à reconstituer leurs stocks.

À Chicago, le contrat de blé le plus actif gagnait 1,7 %, à environ 6,95 dollars le boisseau, mardi 6 octobre, après avoir atteint la semaine précédente son plus bas niveau en six semaines. Les espoirs d’une reprise rapide des expéditions depuis la mer Noire se sont dissipés, les cargaisons continuant de circuler à un rythme très réduit.

La mer Noire constitue l’un des principaux corridors mondiaux pour les céréales. La Russie est le premier exportateur mondial de blé et l’Ukraine demeure un fournisseur majeur des marchés internationaux. Les deux pays représentent ensemble environ 27 % des exportations mondiales de blé. C’est ce que révèlent les données du département américain de l’Agriculture citées par le CSIS.

Depuis l’été, les attaques contre les ports, les installations d’exportation et les navires commerciaux ont considérablement réduit les mouvements de céréales. La situation s’est encore tendue avec la multiplication des attaques visant les infrastructures et les navires associés aux échanges russes et ukrainiens.

Un navire marchand a notamment été coulé mardi au large de la Bulgarie après une attaque de drones. Tandis qu’un autre bâtiment transportant des céréales a également été visé. Ces incidents ont suscité de nouvelles inquiétudes concernant la sécurité de la navigation commerciale dans l’ouest de la mer Noire.

La Russie et l’Ukraine touchées simultanément

La particularité de la situation actuelle réside dans le fait que les capacités d’exportation des deux grands producteurs de la région sont affectées simultanément.

En Russie, les attaques contre les installations portuaires de la mer Noire et de la mer d’Azov ont contraint certains opérateurs à réduire les livraisons de céréales vers les terminaux maritimes. Plusieurs ports russes disposent pourtant d’une capacité annuelle supérieure à 20 millions de tonnes.

En Ukraine, les attaques contre les ports de la région d’Odessa ont également fortement perturbé les expéditions. Les exportateurs cherchent désormais à renforcer les itinéraires alternatifs, notamment ferroviaires et fluviaux. Mais ceux-ci ne disposent pas des mêmes capacités que les grands corridors maritimes.

Cette situation intervient au moment où plusieurs grands acheteurs internationaux doivent renouveler leurs stocks. Les importateurs d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique, traditionnellement dépendants des céréales de la mer Noire, doivent désormais se tourner vers d’autres fournisseurs.

Cette réorientation entraîne mécaniquement une hausse des coûts. Les cours du blé de Chicago avaient déjà progressé d’environ 40 % depuis leurs points bas de juin, atteignant un sommet de trois ans et demi avant leur récente correction. Les prix physiques proposés par certains exportateurs concurrents ont également augmenté.

La pression est renforcée par une importante opération d’achat de blé réalisée récemment par l’Arabie saoudite, qui a absorbé plus d’un demi-million de tonnes dans un marché déjà marqué par la réduction des disponibilités de la mer Noire.

Un risque accru pour les prix alimentaires

La remontée du blé intervient dans un contexte plus large de renchérissement des matières premières agricoles. L’indice des prix alimentaires de la FAO a atteint en septembre son niveau le plus élevé depuis novembre 2022. Les céréales ont progressé de 5,1 % sur un mois. Tandis que l’organisation a abaissé ses prévisions pour le commerce mondial de céréales en 2026-2027 en raison notamment des contraintes affectant les exportations de blé et de maïs de la mer Noire.

La poursuite des attaques pourrait donc avoir des conséquences bien au-delà de la région. Pour les pays fortement dépendants des importations céréalières, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, une prolongation des perturbations maritimes pourrait se traduire par une hausse des coûts d’approvisionnement et, à terme, par une nouvelle pression sur les prix alimentaires.

Le marché du blé reste ainsi suspendu à l’évolution de la sécurité maritime en mer Noire. Tant que les exportations russes et ukrainiennes ne retrouveront pas un rythme normal, les opérateurs devraient continuer à intégrer une prime de risque dans les cours.

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Inflation à 5,6 %, 622 400 chômeurs : Imed Oulad Jibril conteste le « discours de résilience »

07. Oktober 2026 um 10:06

Le député Imed Oulad Jibril conteste le discours sur la maîtrise de l’inflation et du déficit public tenu par le directeur de cabinet de la ministre des Finances. Il estime que cette lecture de la situation économique occulte plusieurs indicateurs qui témoignent des difficultés persistantes et de leur impact sur les citoyens.

Dans une publication sur sa page Facebook, le député revient notamment sur le taux d’inflation, qui a atteint 5,6 % en septembre 2026. « Cela signifie que les prix continuent d’augmenter, après les hausses enregistrées au cours des dernières années », souligne-t-il.

En outre, Imed Oulad Jibril souligne que le ralentissement de l’inflation ne doit pas être confondu avec une baisse des prix. Il précise également qu’il ne signifie pas un rétablissement automatique du pouvoir d’achat perdu par les ménages.

Plus de 622 000 chômeurs

Le député met également l’accent sur la situation du marché du travail. Il évoque 622 400 personnes au chômage, tandis que le taux de chômage des jeunes atteint 35,4 %.

La situation des diplômés de l’enseignement supérieur constitue, selon lui, un autre point de préoccupation. Leur taux de chômage serait passé de 24,2 % à 26,6 % en l’espace de trois mois.

« Des années d’études et les sacrifices consentis par les familles se heurtent à des perspectives d’emploi limitées », écrit-il.

Autre indicateur cité par le député : le nombre d’emplois occupés aurait diminué de 58 200 personnes par rapport au trimestre précédent. Dans le même temps, le taux de participation au marché du travail serait passé de 45,9 % à 44,7 %.

Pour Imed Oulad Jibril, la seule baisse du taux de chômage ne suffit donc pas à conclure à une amélioration de l’emploi. Il appelle donc à prendre en compte l’évolution du nombre d’actifs et du nombre de personnes effectivement en emploi.

Dette et financement : des fragilités persistantes

Le député s’appuie également sur les analyses de la Banque mondiale concernant l’économie tunisienne, qu’il décrit comme engagée dans une trajectoire de croissance lente et exposée à la hausse des prix des importations ainsi qu’aux déséquilibres des finances publiques.

Il souligne également la persistance de l’endettement public et le recours croissant au financement intérieur. Des éléments qui, selon lui, doivent être intégrés à toute évaluation de la situation économique du pays.

Concernant la maîtrise du déficit budgétaire, Imed Oulad Jibril estime qu’elle doit être appréciée à partir de plusieurs éléments : le déficit concerné, la période de référence, son mode de financement, mais aussi le coût de l’emprunt et ses conséquences sur le financement des entreprises, l’investissement et le développement.

« Le citoyen attend un emploi et un revenu suffisant »

Pour le député, l’évaluation de la situation économique ne peut se limiter aux grands équilibres financiers. Il appelle à établir un bilan reliant les finances publiques à l’emploi, aux revenus et à l’évolution des prix.

« Les indicateurs qui n’ont pas été mentionnés dans le discours sont précisément ceux dont le citoyen ressent les effets au quotidien », estime-t-il.

Selon lui, la poursuite de la hausse des prix, l’augmentation du chômage des diplômés et la baisse du nombre de personnes en emploi doivent être prises en compte dans l’analyse de la situation économique.

« Le citoyen attend un emploi, un revenu suffisant et une entreprise capable de produire. Il est en droit de connaître les mesures prévues et les échéances pour changer cette réalité », affirme le député.

Il conclut en interrogeant directement le discours officiel sur la résilience de l’économie : « De quelle résistance parlez-vous, qui supporte le coût de cette situation et jusqu’à quand ? »

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Affaire Manchester City | Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni

07. Oktober 2026 um 09:35

Une sentence historique contre le club de football de Manchester City -propriété de Cheikh Mansour Ben Zayed Al-Nahyan, frère de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed- a mis les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et les Émirats sous une forte pression alors que des investissements de l’État du Golfe se chiffrant en milliards de livres sterling sont désormais menacés. Au cœur de cette tempête se trouve le puissant Khaldoon Al Mubarak, l’homme de confiance de la famille Al-Nahyan qui est à la fois président de Manchester City et président du fonds Mubadala, principal investisseur émirati au Royaume-Uni. Les enjeux sont énormes.

Imed Bahri

Bloomberg indique qu’au cours des cinq dernières années, les Émirats ont injecté plus de 30 milliards de livres sterling (39,7 milliards de dollars) dans des secteurs britanniques clés, notamment la défense, les sciences de la vie et la technologie. Si les deux pays tiennent à préserver leur partenariat financier —un sommet sur l’investissement étant d’ailleurs prévu ce mois-ci—, le sentiment de frustration s’est accru de part et d’autre en raison des retombées de l’affaire Manchester City.  

Le club britannique (communément appelé Man City) a été reconnu coupable de 114 des 115 chefs d’accusation formulés par la Premier League à son encontre, à l’issue d’une enquête de quatre ans.

Des infractions de 1,2 milliard de dollars

Selon les conclusions d’une commission indépendante publiées mardi, le club a artificiellement gonflé ses résultats financiers de plus de 900 millions de livres sterling (1,2 milliard de dollars). Les sanctions envisagées incluent un retrait de points, de lourdes amendes financières voire l’exclusion du club de la Premier League.

Ce verdict porte un coup dur à une stratégie de soft power (puissance douce) déployée sur 18 ans, pilotée au plus haut niveau par le propriétaire de Manchester City, le cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyan, frère du président émirati. Sous la présidence de Khaldoon Al Mubarak, homme de confiance de Mansour ben Zayed, les propriétaires émiratis ont réussi à remporter huit titres de Premier League et à transformer Manchester City en une puissance footballistique mondiale.

Selon des sources proches du dossier, des responsables émiratis ont averti le gouvernement britannique que la sévérité de la sanction pourrait affecter la volonté des Émirats de s’engager dans des investissements britanniques importants à l’avenir. Ces mêmes sources, ayant requis l’anonymat en raison du caractère confidentiel des informations, ont ajouté que les responsables émiratis estiment que les mesures prises par la Premier League ont un impact sur les relations bilatérales entre les deux pays.

En revanche, des responsables du gouvernement britannique sont également frustrés par l’attitude de leurs homologues émiratis face à ce scandale, selon d’autres personnes informées de la situation.

Ces responsables estiment que certaines parties au sein de l’État du Golfe devaient nécessairement être au courant de l’ampleur des infractions commises par Manchester City, alors même qu’elles affirmaient qu’il n’y avait aucune irrégularité, selon les sources ayant requis l’anonymat pour évoquer des délibérations secrètes.

Divisions au sein du gouvernement britannique

Le scandale a également provoqué des divisions au sein même du gouvernement britannique. Les déclarations d’Andy Burnham, actuel Premier ministre et ancien maire de Manchester, remerciant les propriétaires de Manchester City pour leurs investissements ont suscité la colère de certains membres de son gouvernement qui souhaitent que la procédure reste indépendante de toute ingérence gouvernementale.

Un porte-parole du gouvernement britannique a refusé de commenter, tandis que le ministère émirati des Affaires étrangères n’a pas répondu à une demande de commentaire formulée par Bloomberg.

Cette frustration mutuelle survient à un moment charnière pour les relations entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis. Le partenariat d’investissement actuel est au cœur des discussions en amont du sommet d’Abou Dabi prévu à Londres plus tard ce mois-ci alors que les responsables britanniques cherchent à obtenir davantage d’engagements d’investissement.

En vertu de l’accord initial d’une durée de cinq ans, le fonds souverain émirati Mubadala s’était engagé à investir 10 milliards de livres sterling (13,3 milliards de dollars) dans plusieurs secteurs de l’économie britannique toutefois, le montant total des investissements a atteint près de 30 milliards de livres sterling.

Cela ne représente qu’une infime partie des engagements d’investissement mondiaux d’Abou Dabi. En effet, l’émirat, qui abrite des fonds souverains gérant des actifs d’une valeur supérieure à 2 000 milliards de dollars, prévoit d’investir 1 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis et s’est également engagé à investir 46 milliards de dollars en Allemagne.

La commission a constaté que la majeure partie de la somme de 949,9 millions de livres sterling, enregistrée par Manchester City au titre d’accords de sponsoring avec des entités d’Abou Dabi entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, provenait du groupe Abu Dhabi United (ADUG), propriété de Mansour ben Zayed et actionnaire majoritaire de la société City Football Club qui possède Manchester City.

La coopération en matière de défense occupe une place centrale dans les pourparlers entre le Royaume-Uni et les Émirats, une nécessité accrue par les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par l’instabilité plus large au Moyen-Orient.

Le Royaume-Uni a apporté un soutien militaire aux Émirats après que les attaques américaines et israéliennes contre la République islamique ont poussé Téhéran à riposter contre les alliés de Washington dans le Golfe. Bien que les deux parties conviennent que les discussions sur la défense sont bien plus importantes que le football, le verdict sévère contre Man City a introduit une tension politique dans les négociations.

Il subsiste également des points de friction plus anciens, notamment le rôle présumé des Émirats dans la guerre civile soudanaise et la tentative de rachat du journal britannique The Telegraph par les Émirats qui a finalement échoué.

Les responsables tentent désormais d’apaiser les tensions suscitées par cette affaire.

Dans une interview accordée la semaine dernière à un média britannique, Burnham a remercié le City Football Group, propriétaire de Manchester City, pour ses investissements dans la ville de Manchester.

Burnham a déclaré : «Je serais très inquiet si nous les perdions. Ils ont été un partenaire formidable dans la construction du Manchester moderne».

Cette relation revêt une importance particulière pour Burnham ainsi que pour d’autres personnalités politiques britanniques de premier plan. Peu après son entrée en fonction en tant que Premier ministre en juillet, Burnham s’est entretenu avec le chef de l’État des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed.

La ville de Manchester a constitué l’un des points de contact entre eux, Burnham ayant été maire de la ville avant d’accéder à la tête du gouvernement.

Les investissements massifs des Émirats dans des projets de réaménagement urbain dans l’est de Manchester ont contribué à renforcer le poids politique de Burnham durant son mandat de maire.

Des responsables du gouvernement britannique ont indiqué, en privé, que les enquêtes menées par la Premier League échappent au contrôle du gouvernement, étant donné que la réglementation du sport et les questions judiciaires ne relèvent pas du pouvoir exécutif.

Manchester City a réagi au verdict : «Le club conteste les accusations portées par la Premier League et dispose d’un ensemble complet de preuves irréfutables étayant toutes ses positions».

Avis de tempête sur le football anglais  

Manchester City a été l’un des instruments les plus efficaces des Émirats pour projeter leur soft power. Depuis son rachat par cheikh Mansour, le club est sorti de l’ombre de son rival local, Manchester United, surpassant ce dernier —historiquement plus titré— pour devenir un prétendant permanent aux titres de champion.

Le club a également attiré une série de stars du football de premier plan, notamment Sergio Agüero, Kevin De Bruyne et l’actuel attaquant Erling Haaland.

La Premier League n’a pas encore précisé les sanctions envisagées mais une condamnation menace de provoquer d’importantes perturbations au sein du championnat et dans le football anglais en général.

Par ailleurs, le palmarès de Manchester City sur la période visée par l’enquête pourrait ouvrir la voie à des demandes d’indemnisation de la part de clubs rivaux voire de supporters.

Bien qu’aucune autorité de poursuite pénale ne semble actuellement envisager d’engager des poursuites au pénal, la falsification de comptes constitue une infraction en Angleterre et au Pays de Galles, passible d’une peine d’emprisonnement. Parallèlement, les auditeurs du club pourraient faire l’objet d’une enquête de la part du Financial Reporting Council*. Aucune des autorités de régulation concernées n’a répondu aux demandes de commentaire formulées par Bloomberg.

Le Royaume-Uni a toujours mis en avant ses relations d’investissement avec les Émirats. Un peu plus d’une semaine avant le verdict concernant Manchester City, Burnham a publié une vidéo à l’intention de son million d’abonnés sur TikTok, on l’y voyait au volant d’une voiture de sport McLaren, déclarant avec fierté : «Voici le son de la Grande-Bretagne qui renoue avec la fabrication».

Ces propos de Burnham coïncidaient avec l’annonce par McLaren Automotive d’un projet d’investissement de 500 millions de livres sterling au Royaume-Uni, s’inscrivant dans le cadre d’un engagement plus large de l’actionnaire de la société l’Imad Holding, un fonds souverain lié au gouvernement d’Abou Dabi.

Toutefois, les récentes déclarations du Premier ministre soutenant les propriétaires de Manchester City ont suscité le mécontentement de législateurs locaux.

On craint que ces propos ne compromettent la législation visant à garantir l’indépendance opérationnelle de l’autorité de régulation indépendante du football (Independent Football Regulator), chargée de statuer sur l’affaire impliquant Manchester City, selon Bloomberg.

Downing Street a par la suite publié un communiqué affirmant que Manchester City n’était pas «au-dessus des règles». Avis de tempête sur le football anglais…

* Financial Reporting Council (FRC) est l’organisme indépendant de régulation du Royaume-Uni chargé de superviser la gouvernance d’entreprise, l’information financière, l’audit et la profession actuarielle.

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Gel des voitures administratives pendant 3 ans : le coup de frein proposé par les artisans

07. Oktober 2026 um 09:07

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises propose la mise en place d’un programme exceptionnel de trois ans, à intégrer au projet de loi de finances 2027, afin de rationaliser les dépenses publiques et de renforcer la gouvernance des moyens de l’État.

Selon une note de présentation accompagnant le projet de dispositions de la Fédération tunisienne des artisans et des PME, ce programme s’étendrait du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029. Il prévoit notamment le gel de l’acquisition de nouvelles voitures administratives et de fonction au profit des structures publiques, ainsi que la suppression progressive des véhicules de fonction jugés non indispensables.

La Fédération propose également de limiter à un seul véhicule par responsable public et d’interdire le cumul entre une voiture de fonction et une voiture administrative. Elle préconise, en parallèle, de privilégier l’entretien du parc automobile existant et sa redistribution entre les différentes structures publiques.

Toute nouvelle acquisition devrait ainsi être soumise à une autorisation exceptionnelle et dûment motivée, réservée aux situations considérées comme indispensables.

Réduire les dépenses de fonctionnement

Le projet prévoit également plusieurs mesures destinées à maîtriser les dépenses de fonctionnement de l’État. La Fédération appelle notamment à rationaliser la consommation de carburant ainsi que les dépenses liées aux missions et déplacements, en faisant du billet en classe économique la règle générale et en privilégiant les réunions à distance lorsque cela est possible.

La révision des contrats de location des locaux administratifs figure également parmi les propositions, de même que la maîtrise des dépenses consacrées aux conférences, aux études et aux prestations de conseil.

Pour assurer un meilleur suivi du parc automobile public, la Fédération propose par ailleurs la création d’un registre national unifié des véhicules administratifs et de fonction.

Le gouvernement serait également tenu de présenter chaque année à l’Assemblée des représentants du peuple un rapport sur la mise en œuvre du programme et sur les économies réalisées. Ces mesures seraient soumises à des mécanismes de contrôle et d’audit.

Réorienter les économies vers l’investissement et l’emploi

Dans le document accompagnant son projet, la Fédération estime que la réforme des finances publiques devrait commencer par la lutte contre le gaspillage au sein de l’État, plutôt que par l’introduction de nouvelles charges pour les citoyens et les entreprises.

Elle plaide ainsi pour que les économies dégagées par ces mesures soient réorientées vers l’investissement, la production et l’emploi, mais aussi vers le soutien aux petites et moyennes entreprises et aux artisans.

À travers ce programme, la Fédération entend donc inscrire la maîtrise des dépenses publiques dans une logique de réallocation des ressources, avec l’objectif de dégager des marges financières susceptibles de soutenir davantage l’activité économique et le tissu entrepreneurial.

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