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Agriculture : déjà 9 millions de quintaux collectés

10. Juli 2026 um 20:49
Les quantités de céréales collectées au niveau national ont atteint environ 9,1 millions de quintaux au 7 juillet 2026, indique l’Office des céréales de Tunisie. Ce volume est réparti entre 8,6 millions de quintaux de céréales de consommation, représentant 95 % du total collecté, et 493 000 quintaux de semences sélectionnées brutes (5 %), collectés auprès des entreprises de production de semences.

D’après l’office, 2 millions de quintaux ont été collectés à Béja (21,9 %), 1,3 million de quintaux au Kef (13,8 %), 1,23 million de quintaux à Bizerte (13,4 %), 1,21 million de quintaux à Siliana  (13,3 %) et 966 000 quintaux à Jendouba  (10,6 %).

Par ailleurs, 643 000 quintaux ont été collectés à Kairouan (7 %), 605 000 quintaux à Zaghouan (6,6 %), 560 000 quintaux à la Manouba  (6,1 %), 220 000 quintaux à Nabeul (2,4 %), 123 000 quintaux à l’Ariana (1,4 %), 115 000 quintaux à Kasserine  (1,3 %), 107 000 quintaux à Gafsa (1,2 %), 98 000 quintaux à Sidi Bouzid (1,1 %), 3 000 quintaux à Sousse (0,03 %) et  59 quintaux à Mahdia.

L’office a fait savoir que des comités techniques régionaux procèdent à la sélection de quantités d’orge de la récolte 2026 pour constituer un stock de réserve d’orge contrôlée destinée aux semences.

Par ailleurs, des visites régulières dans les centres de collecte et les laboratoires de calibrage sont effectuées par les équipes de contrôle de l’Office des Céréales pour suivre les conditions de travail, le rythme d’évacuation et l’état d’avancement du paiement des agriculteurs.

Les quantités de céréales évacuées au 7 juillet 2026, que ce soit par transfert vers les unités de l’Office des Céréales ou par vente aux minoteries, ont atteint environ 3,4 millions de quintaux.

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Bourse de Tunis: progression hebdomadaire de 1,6 % du Tunindex 

10. Juli 2026 um 20:43

L’indice Tunindex a progressé de 1,6 % durant la semaine du 6 au 10 juillet 2026, franchissant pour la première fois la barre des 20 000 points à 20 158,7 points, et portant, ainsi, sa performance depuis le début de l’année à +49,9 %.

Selon l’analyse hebdomadaire de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs, la semaine écoulée a été marquée par un rythme d’échanges toujours soutenu même en l’absence de transactions de bloc, puisque le volume a cumulé une enveloppe de 61,6 millions de dinars (MDT).

Les volumes ont profité de la réalisation d’une transaction de bloc portant sur le titre BIAT totalisant une enveloppe de 5 MDT.

Analyse des valeurs

Le titre STAR s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action de l’assureur a enregistré une envolée de 14,7 % à 94,000 D. La valeur a amassé un flux de 304 sur la semaine boursière.

Le titre BH ASSURANCE poursuit son ascension. L’action De l’assureur a affiché une embellie de 14,1 % à 87,210 D, dans un volume quasi-nul.

Le titre STIP a accusé la plus forte correction à la baisse de la semaine. L’action du spécialiste en pneu s’est délestée de -7,9 % à 14,140 D. La valeur a été échangée à hauteur de 27 mille dinars sur la semaine passée.

Le titre SOPTIPAPIER a figuré parmi les plus grands perdants de la semaine. L’action du papetier a reculé de -4,5 % à 9,810 D. La valeur a mobilisé de modestes échanges hebdomadaires de 4 mille dinars.

AMEN BANK a été la valeur la plus convoitée par les investisseurs sur la semaine, drainant des capitaux de 5,9 MDT, soit 9,6 % du volume total transigé sur le marché.

Avec TAP

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Manouba : Ce que va changer l’ouverture du nouveau pont vers la X20

10. Juli 2026 um 18:16

L’ouest du Grand Tunis dispose depuis ce vendredi 10 juillet 2026 d’un nouvel accès vers la route X20. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a inauguré le pont construit sur le canal de la Medjerda et ouvert à la circulation les deux voies de la route locale 525, aménagée sur 1,5 kilomètre. Ce projet de 10,6 millions de dinars vise à améliorer la desserte de Manouba, Sanhaja et Oued Ellil et à réduire la congestion sur ce secteur.

Un nouvel accès pour mieux répartir la circulation

Le projet comprend le doublement de la route locale 525 sur une longueur de 1,5 kilomètre, la construction de deux ponts de 25 mètres franchissant le canal de la Medjerda, deux giratoires, un réseau d’éclairage public, des ouvrages d’assainissement ainsi qu’une nouvelle signalisation.

La circulation est désormais ouverte dans les deux sens entre Manouba et la route X20. Selon le ministère de l’Équipement, cet aménagement doit contribuer à fluidifier les déplacements dans une zone identifiée comme un point de congestion, notamment aux heures de pointe.

Le nouvel axe dessert également plusieurs équipements administratifs et sportifs ainsi que le futur quartier résidentiel en cours d’aménagement par l’Agence foncière de l’habitat (AFH). En offrant un itinéraire élargi et une connexion directe avec la X20, il doit permettre de mieux répartir les flux de circulation, sans qu’une estimation du trafic concerné ou du temps de parcours gagné n’ait été communiquée.

Une nouvelle avancée pour la X20

Au-delà de l’ouvrage lui-même, cette ouverture s’inscrit dans le développement progressif de la route X20, appelée à devenir l’un des principaux axes de contournement du Grand Tunis.

Interrogé par Mosaïque FM, le directeur général des Ponts et Chaussées, Khaled Atrach, a indiqué que les derniers tronçons de la X20 devraient être achevés avant la fin de l’année 2026. Le responsable a rappelé que le chantier avait connu plusieurs retards liés notamment aux procédures foncières et aux déplacements des différents réseaux.

Une fois entièrement mise en service, cette infrastructure doit renforcer les liaisons entre les gouvernorats de Manouba, de l’Ariana et de Tunis et offrir une alternative à une partie du trafic qui emprunte aujourd’hui les principaux axes urbains.

26 projets routiers déjà livrés en 2026

Le directeur général des Ponts et Chaussées a également indiqué que le ministère de l’Équipement avait achevé 26 projets routiers au cours du premier semestre 2026. Quarante-cinq autres devraient être livrés d’ici la fin de l’année, parmi lesquels figurent notamment les contournements de Zarzis et de Korba, le doublement de la route nationale n°2 entre Enfidha et Kairouan, ainsi que la poursuite du chantier de la liaison permanente de Bizerte.

Ces réalisations s’inscrivent dans le programme national de modernisation des infrastructures routières déjà présenté par le ministère au cours des derniers mois. Webdo avait notamment détaillé, en mars dernier, le plan global comprenant 80 projets routiers représentant un investissement estimé à 4,2 milliards de dinars.

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Alerte STEG : des coupures d’électricité prévues ce week-end dans ces régions

10. Juli 2026 um 17:50

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), district de Kairouan, a annoncé des perturbations temporaires dans l’approvisionnement en électricité dans certaines zones du sud du gouvernorat, durant le week-end des 11 et 12 juillet 2026. Ces interruptions, prévues entre 5h00 et 8h00 du matin, interviennent dans le cadre d’essais techniques réalisés sur le […]

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TGM : Annoncées en 2017, les 18 nouvelles rames ont enfin leur contrat

10. Juli 2026 um 17:49

Le renouvellement du matériel roulant du Train de la banlieue nord (TGM) franchit une étape décisive. La Société des transports de Tunis (Transtu) a signé, ce vendredi 10 juillet, un contrat avec le constructeur chinois CRRC Nanjing Puzhen Co. Ltd pour l’acquisition de 18 nouvelles rames électriques destinées à la ligne Tunis-La Goulette-La Marsa. D’un montant d’environ 75 millions d’euros, financé à parts égales par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ce marché doit permettre l’arrivée des premières rames au début de l’année 2028.

Si la signature constitue une avancée majeure, elle marque surtout l’aboutissement d’un projet lancé il y a près de neuf ans et longtemps retardé par les procédures de financement, les appels d’offres internationaux et les différentes phases techniques nécessaires à sa concrétisation.

Une étape décisive après plusieurs années d’attente

Le contrat conclu avec le constructeur chinois ne se limite pas à la fourniture des 18 rames. Il comprend également un programme de maintenance de cinq ans, la livraison de pièces de rechange, des équipements destinés aux ateliers ainsi qu’une machine de reprofilage des roues afin d’assurer la sécurité et la disponibilité du matériel roulant.

Cette signature intervient alors que d’importants investissements ont déjà été réalisés sur l’infrastructure du TGM. La voie ferrée, plusieurs stations, les installations électriques, la signalisation, les passages à niveau et différents ouvrages d’art ont été modernisés ces dernières années afin de préparer l’exploitation du futur matériel.

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Ce qui changera pour les voyageurs

Les nouvelles rames, longues de 40 mètres, seront climatisées et équipées d’un système de vidéosurveillance, d’un dispositif d’information des voyageurs ainsi que d’espaces réservés aux personnes à mobilité réduite. Elles pourront accueillir jusqu’à 400 passagers, dont 90 assis, et circuler à une vitesse maximale de 100 km/h.

Selon Transtu, leur mise en service permettra d’améliorer sensiblement l’exploitation de la ligne, avec un train toutes les six minutes aux heures de pointe et toutes les douze minutes en dehors des périodes de forte affluence. L’objectif est d’augmenter la capacité de transport tout en offrant un service plus régulier et plus confortable aux usagers.

Pourquoi les premières rames n’arriveront qu’en 2028

Malgré la signature du contrat, les voyageurs devront encore patienter avant de découvrir les nouvelles rames. Leur fabrication, les essais techniques, les procédures d’homologation ainsi que la formation des équipes nécessitent encore plusieurs étapes avant leur mise en circulation.

En attendant, le TGM continuera d’être exploité avec son parc actuel, maintenu en service grâce à des opérations régulières de maintenance. L’arrivée progressive des nouvelles rames à partir de 2028 doit ainsi constituer la dernière étape du vaste programme de modernisation engagé sur cette ligne historique reliant Tunis à La Marsa, avec l’ambition d’améliorer durablement la qualité du transport ferroviaire dans la banlieue nord.

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Une première à Gafsa : le CHU Houcine Bouzaiene réussit deux interventions neurochirurgicales à haut risque

10. Juli 2026 um 17:36

Le service de neurochirurgie du Centre hospitalier universitaire Houcine Bouzaiene de Gafsa a réalisé avec succès deux interventions crâniennes complexes sur des patients dont le pronostic vital était engagé. Une première dans l’histoire de l’établissement, qui marque une avancée importante dans le développement des soins spécialisés dans la région. Réalisées au cours des deux derniers […]

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C’est officiel : l’entrée sud de Tunis sera prête dans un an

10. Juli 2026 um 17:06

Le projet d’élargissement de l’entrée sud de la capitale connaît une avancée significative, avec un taux de réalisation estimé à environ 80 %, a annoncé le directeur général des ponts et chaussées au ministère de l’Équipement et de l’Habitat, Khaled Atrach. Dans une déclaration à Mosaïque FM, le responsable a indiqué que le chantier progresse […]

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L’Europe redoute une flambée durable des prix de l’énergie

10. Juli 2026 um 14:43

La reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran fait resurgir les inquiétudes des Européens. Après plusieurs années d’efforts pour réduire leur dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, les pays de l’Union européenne doivent désormais composer avec une nouvelle source d’incertitude : la sécurité des approvisionnements transitant par le détroit d’Ormuz…

À peine engagée dans une phase de stabilisation de son économie, l’Europe se retrouve confrontée à une nouvelle onde de choc géopolitique. L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran, marquée par des frappes croisées et un regain de tensions dans le Golfe, intervient à un moment où les économies européennes restent vulnérables aux fluctuations des marchés de l’énergie et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Les investisseurs redoutent qu’une aggravation des hostilités ne compromette la circulation des hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz, passage par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial et une part importante du commerce international de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le gaz naturel de nouveau sous pression

Les marchés européens du gaz réagissent déjà avec prudence. Les contrats à terme sur le hub néerlandais TTF, référence du marché européen, ont enregistré jeudi 9 juillet une remontée de leur volatilité, les opérateurs intégrant un risque géopolitique plus élevé.

Cette évolution intervient alors que les États membres poursuivent leurs efforts de reconstitution des stocks avant l’hiver 2026-2027. Bien que les réserves progressent, plusieurs pays restent en dessous des niveaux observés à la même période ces dernières années, rendant les marchés particulièrement sensibles à tout choc sur l’offre mondiale.

Inflation et politique monétaire de nouveau au centre des préoccupations

Au-delà de l’énergie, une hausse prolongée des cours du pétrole pourrait remettre en cause les progrès réalisés dans la lutte contre l’inflation. Après plusieurs années de resserrement monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) s’oriente progressivement vers un assouplissement de sa politique. Une flambée durable des prix de l’énergie pourrait cependant ralentir ce processus en alimentant une nouvelle poussée inflationniste, compliquant les décisions des banques centrales européennes.

Les secteurs les plus exposés seraient le transport, la chimie, la sidérurgie, les engrais, ainsi que les industries à forte consommation énergétique, dont la compétitivité reste fragile.

La sécurité des routes commerciales constitue une autre source d’inquiétude. Plusieurs compagnies maritimes ont renforcé leurs protocoles de sécurité dans le Golfe. Tandis que certains assureurs spécialisés recommandent désormais d’éviter temporairement certaines zones considérées comme à haut risque.

Cette évolution pourrait entraîner une augmentation des coûts du fret maritime, affectant non seulement les hydrocarbures mais également les flux de marchandises entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe.

Une épreuve pour l’autonomie stratégique européenne

Au-delà des conséquences économiques immédiates, cette nouvelle crise rappelle la difficulté pour l’Union européenne de réduire son exposition aux chocs géopolitiques extérieurs. Les investissements engagés dans les énergies renouvelables, les interconnexions électriques, l’hydrogène et le nucléaire visent précisément à limiter cette vulnérabilité. Toutefois, la transition énergétique reste inachevée et les économies européennes demeurent fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures.

Pour Bruxelles, la crise actuelle renforce également les arguments en faveur d’une politique énergétique plus intégrée et d’une accélération des investissements dans les infrastructures stratégiques.

Des répercussions potentielles pour le Maghreb

Les pays du Maghreb suivent également l’évolution de la situation avec attention. Une hausse durable des prix du pétrole pourrait accroître les recettes des exportateurs d’hydrocarbures, notamment l’Algérie et, dans une moindre mesure, la Libye. À l’inverse, les économies importatrices d’énergie, comme la Tunisie et le Maroc, seraient confrontées à un renchérissement de leur facture énergétique et à de nouvelles pressions sur leurs finances publiques.

Dans ce contexte, la stabilité du Moyen-Orient demeure un facteur déterminant non seulement pour les marchés internationaux, mais aussi pour l’ensemble de l’espace euro-méditerranéen, dont les économies restent étroitement liées aux évolutions des flux énergétiques mondiaux.

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La Caisse nationale d’assurance maladie lance sa nouvelle plateforme E-CNAM

10. Juli 2026 um 14:23

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a lancé une nouvelle plateforme numérique baptisée E-CNAM, appelée à remplacer l’ancien espace web utilisé par les prestataires de soins conventionnés. Au-delà d’un simple changement d’interface, cette évolution s’inscrit dans la modernisation des services numériques de la Caisse et vise à simplifier les démarches des professionnels de santé.

La transformation numérique des services publics se poursuit. Après plusieurs années d’utilisation, l’ancien portail destiné aux prestataires de soins conventionnés de la CNAM laisse place à E-CNAM, une plateforme développée pour offrir davantage de fonctionnalités, améliorer la sécurité informatique et faciliter l’accès aux services en ligne.

Une plateforme plus sécurisée

Selon la CNAM, E-CNAM reprend l’ensemble des services disponibles sur l’ancien espace web tout en intégrant de nouvelles fonctionnalités destinées à améliorer la qualité des prestations offertes aux professionnels de santé.

Cette évolution répond également à un impératif technique. L’ancienne plateforme reposait sur des technologies devenues obsolètes, dont la maintenance et les mises à jour, notamment en matière de cybersécurité, ne pouvaient plus être assurées dans des conditions satisfaisantes.

En renouvelant son infrastructure numérique, la CNAM entend renforcer la fiabilité de ses services et mieux répondre aux exigences actuelles en matière de protection des données et de continuité de service.

Une migration simplifiée pour les utilisateurs

Afin d’accompagner la transition, la CNAM mettra en ligne dès la semaine prochaine un service permettant aux prestataires déjà inscrits sur l’ancien portail de migrer automatiquement vers E-CNAM.

Cette opération pourra être réalisée à distance, sans déplacement dans les centres régionaux ou locaux de la Caisse. Les utilisateurs conserveront leurs identifiants et leurs mots de passe actuels, ce qui devrait faciliter leur prise en main de la nouvelle plateforme.

Cette procédure vise à assurer une transition fluide tout en limitant les démarches administratives pour les professionnels concernés.

Une étape supplémentaire dans la digitalisation de la CNAM

Avec E-CNAM, la Caisse poursuit la modernisation de ses services numériques à destination des médecins, pharmaciens, biologistes, dentistes, cliniques et autres prestataires conventionnés.

L’objectif est de fluidifier les échanges avec les professionnels de santé, de faciliter le suivi des dossiers et de renforcer l’accès aux informations administratives grâce à des outils numériques plus performants.

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Céréales : un taux d’avancement de 92 % pour la campagne de moisson à Ben Arous

Von: tmps
10. Juli 2026 um 12:50

La campagne de moisson et de collecte des céréales dans le gouvernorat de Ben Arous a atteint un taux d’avancement de 92%, selon les dernières estimations établies par les services techniques du commissariat régional au développement agricole (CRDA).

Ces données résultent des dernières opérations de suivi menées sur le terrain, a indiqué à l’Agence TAP le chargé de la gestion du CRDA, Ezzeddine Grioui.

La commission technique chargée du suivi de la campagne poursuit le contrôle de l’état d’avancement de la récolte dans les zones de production, ainsi que des dispositifs mis en place pour assurer le bon déroulement des opérations de collecte, de transport, de sécurisation et de stockage de la récolte.

Selon les dernières données techniques, 8 975 hectares ont été moissonnés sur les 9 755 hectares prévus, permettant la collecte de 96 030 quintaux de céréales.

Les quantités collectées au centre de collecte de Jebel Oust, dans le gouvernorat de Zaghouan, se répartissent entre 49 888 quintaux de blé dur, issus de la récolte de 3 900 ha sur une superficie emblavée de 4 400 ha (89%), et 13 999 quintaux de blé tendre, après la moisson de 1 000 ha sur 1 130 ha (88%).

S’agissant de l’orge, 4 000 ha ont été récoltés sur les 4 150 ha cultivés, permettant la collecte de 30 195 quintaux, soit un taux d’avancement de 96%. Quant au triticale, la totalité des 75 ha emblavés a été moissonnée, pour une production de 2 348,5 quintaux.

Les services techniques estiment la récolte céréalière de la saison en cours à près de 300 mille quintaux, avec un rendement moyen de 30 quintaux à l’hectare, en hausse de 21% par rapport à la campagne précédente.

La production fourragère est, pour sa part, estimée à 41 215 tonnes, soit une progression de 7,5 % par rapport à la saison écoulée.

Les superficies consacrées aux grandes cultures couvrent 9 927 ha de céréales, 5 695 ha de fourrages, 333 ha de légumineuses sèches et 272 ha de cultures industrielles.

La majorité des agriculteurs de Ben Arous acheminent leurs récoltes vers le centre de collecte de Jebel Oust, dans le gouvernorat de Zaghouan, en raison de sa proximité avec les principales zones céréalières situées dans le triangle M’hamdia-Khelidia-Mornag.

(D’après Tap)

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Plan de développement 2026-2030: l’ARP donne son feu vert

10. Juli 2026 um 12:43

Après plusieurs mois de préparation et de concertation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions, ouvrant la voie à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de la Tunisie.

Après plusieurs mois de préparation et de concertation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions, ouvrant la voie à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de la Tunisie.

De ce fait, selon le communiqué de l’ARP, ce plan vise à instaurer un modèle de développement plus inclusif, conciliant croissance économique, justice sociale et développement régional équilibré. Il s’inscrit dans les principes constitutionnels de bonne gouvernance et répond aux aspirations des citoyens en matière d’amélioration des conditions de vie.

Le  rapport souligne que le plan a été élaboré selon une approche participative et ascendante, impliquant les conseils locaux, régionaux et des districts, chargés d’identifier les priorités et de proposer les projets de développement adaptés aux réalités de chaque territoire. Les travaux ont été engagés après la publication du décret du 22 avril 2025, qui a fixé les modalités d’élaboration du Plan de développement.

Le ministère de l’Économie et de la Planification a assuré la coordination de l’ensemble du processus, en mettant à disposition les études sectorielles, les rapports techniques et les documents d’orientation nécessaires à l’élaboration des propositions régionales. Une phase de consolidation nationale a ensuite permis d’intégrer les différentes propositions dans un document unique.

Un plan élaboré dans un contexte mondial complexe

Le rapport met en avant les profondes mutations que connaît l’économie mondiale : tensions géopolitiques, accélération des transformations technologiques, volatilité des prix de l’énergie et des matières premières, changements des marchés du travail et concurrence internationale accrue.
Face à ces défis, le gouvernement estime que la Tunisie doit renforcer sa capacité de résilience en transformant ces contraintes en opportunités de croissance, tout en favorisant une meilleure intégration des régions et des différentes catégories sociales dans la dynamique économique.

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur cinq grandes orientations stratégiques. Il vise d’abord à promouvoir une croissance plus inclusive en réduisant la pauvreté et les inégalités sociales, grâce au renforcement de la protection sociale et à un meilleur accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et au logement décent. Le plan ambitionne également de réduire les disparités régionales par une répartition plus équilibrée des investissements publics et privés.

Le deuxième axe consiste à bâtir une économie plus compétitive, fondée sur l’attraction des investissements, le soutien à la recherche et à l’innovation, l’accélération de la transformation numérique ainsi que la modernisation des infrastructures économiques, notamment les ports et les routes.

Le troisième axe porte sur la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, à travers une gestion durable des ressources en eau, le renforcement de l’autonomie énergétique, la protection de l’environnement et le développement des systèmes agricoles.

Le quatrième axe concerne la modernisation de l’administration publique afin d’améliorer la qualité des services publics, renforcer l’efficacité des institutions et poursuivre les réformes des établissements publics.

Enfin, le plan prévoit un mécanisme permanent de suivi et d’évaluation, avec un rapport annuel présenté dans le cadre du budget économique et un bilan à mi-parcours permettant d’ajuster les politiques publiques si nécessaire.

Adopté par l’Assemblée des représentants du peuple, ce plan acquiert une valeur juridique en vertu des articles 75 et 77 de la Constitution et constitue désormais la feuille de route du développement de la Tunisie à l’horizon 2030.

 

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Financement de l’Europe : le projet espagnol de dette mutualisée divise les Vingt-Sept

10. Juli 2026 um 12:34

L’Espagne souhaite ouvrir une nouvelle étape dans l’intégration financière européenne en proposant un mécanisme permanent de dette commune. Il serait destiné à financer les investissements stratégiques et à renforcer le rôle international de l’euro. Mais cette initiative se heurte aux réticences de plusieurs grandes économies. Au premier rang desquelles on retrouve l’Allemagne et les Pays-Bas, soucieuses de préserver la discipline budgétaire.

Le débat sur la mutualisation de la dette européenne est de retour. Profitant des discussions de l’Eurogroupe sur le financement de la compétitivité et des investissements stratégiques, le ministre espagnol de l’Économie, Carlos Cuerpo, a présenté une proposition visant à instaurer un mécanisme permanent d’émission de dette commune à l’échelle de l’Union européenne. Selon le document présenté par Madrid, publié le 9 juillet par Capital, ce dispositif pourrait mobiliser jusqu’à 850 milliards d’euros par an. Et ce, afin de financer les infrastructures, la défense, la transition énergétique, l’innovation et les technologies de pointe.

Pour l’Espagne, l’objectif dépasse le simple financement de nouveaux projets. Madrid estime que la création d’un actif obligataire européen de référence renforcerait le rôle international de l’euro face au dollar, réduirait les coûts d’emprunt pour les entreprises européennes et contribuerait à l’intégration des marchés de capitaux de l’Union.

Un accueil prudent des principales économies

L’initiative n’a toutefois pas convaincu plusieurs États membres. L’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et d’autres pays traditionnellement attachés à une gestion budgétaire rigoureuse redoutent qu’un recours permanent à la dette commune ne conduise à une mutualisation des risques financiers et n’affaiblisse les incitations des États les plus endettés à assainir leurs finances publiques.

Ces pays rappellent que l’Union dispose déjà d’un précédent avec le programme NextGenerationEU, créé à la suite de la pandémie de Covid-19. Présenté à l’époque comme une mesure exceptionnelle, ce plan a permis à la Commission européenne d’emprunter massivement sur les marchés pour financer la relance économique. Plusieurs capitales refusent désormais que ce mécanisme devienne permanent.

Financer la compétitivité européenne

La proposition espagnole intervient dans un contexte de profondes mutations économiques. Face aux investissements massifs réalisés par les États-Unis dans les technologies avancées et à la montée en puissance industrielle de la Chine, plusieurs responsables européens estiment que l’Union doit accroître ses capacités d’investissement pour préserver sa compétitivité.

Madrid fait valoir que les besoins de financement liés à la défense, à la décarbonation, aux infrastructures numériques et à la souveraineté technologique dépassent largement les capacités budgétaires de nombreux États membres. Selon cette approche, une émission commune de dette permettrait de mobiliser des ressources à moindre coût tout en créant un véritable marché obligataire européen susceptible d’attirer davantage d’investisseurs internationaux.

Un débat appelé à durer

Même si la proposition espagnole ne fait pas consensus, elle relance un débat qui gagne en intensité au sein de l’Union. La nécessité de financer les dépenses de défense, de soutenir la transition énergétique et de renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe conduit plusieurs gouvernements à envisager de nouvelles formes de financement commun.

Pour l’heure, aucune décision n’est attendue à court terme. Toute évolution vers un mécanisme permanent de dette commune nécessiterait un accord politique entre les 27 États membres. Un objectif qui reste difficile à atteindre au regard des divergences persistantes entre les pays du Nord et ceux du Sud sur la gouvernance budgétaire européenne.

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La Protection civile appelle à la vigilance face aux risques d’incendies et d’accidents durant l’été

Von: tmps
10. Juli 2026 um 12:30

Le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile, Mohsen Boughzela, a indiqué que les préparatifs nécessaires ont été entrepris depuis le mois d’avril dernier pour prévenir les incendies de forêt et des cultures agricoles, précisant que 14 visites préventives ont été effectuées dans les centres de collecte des céréales afin de remédier aux manquements constatées et que trois sessions de formation ont été organisées au profit des responsables de la gestion des catastrophes.

Lors d’une conférence de presse organisée, jeudi, par l’Office national de la protection civile, Boughzela a indiqué que 18 centres saisonniers de la protection civile, regroupant 107 agents et 18 camions de pompiers, ont été mis en place dans les régions touchées par les incendies, notamment dans la délégation de Sers, Boussalem et Aousj.

Dix équipes mobiles ont également été installées, dont huit chargées d’assurer la protection des ressources agricoles et forestières.

Selon le directeur des opérations, ces équipes sont composées de 23 officiers de la protection civile et de 123 agents, auxquelles s’ajoutent deux équipes chargées d’assurer la gestion.

Il a aussi indiqué que, dans le cadre du plan mis en place pour faire face aux dangers des incendies, une cellule centrale d’alerte a été activée. « Celle-ci intensifie les patrouilles mixtes avec les unités de la Garde nationale afin de prévenir le déclenchement des incendies et d’améliorer les inspections sur le terrain ».

Il a précisé que le bilan des incendies enregistrés du 1er juin 2026 au 5 juillet 2026 s’élève à 380 hectares, ajoutant que le nombre d’interventions a atteint 148, un chiffre en baisse par rapport au pic enregistré en 2022 et 2025.

Une légère hausse du nombre d’incendies a été enregistré au cours de la période mentionnée, a-t-il poursuivi, soit une augmentation de 35 incendies par rapport à la même période de l’année dernière, soulignant que les indicateurs généraux restent dans les moyennes nationales enregistrées au cours des cinq dernières années, ne reflétant pas une situation exceptionnelle.

Il a précisé que le gouvernorat du Kef a enregistré la plus grande superficie touchée par les incendies lors de la période mentionnée, soit environ 168 hectares, tandis que le gouvernorat de Jendouba arrive en tête du nombre d’incendies enregistrés avec huit incendies. Ces deux gouvernorats sont ainsi les plus touchés par les incendies de forêt depuis le début de la saison.

En ce qui concerne les secours sur les plages, le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile a indiqué que 313 postes de surveillance répartis dans 13 gouvernorats côtières sont assurés par 119 agents de surveillance et 1412 maîtres-nageurs.

Le nombre de décès enregistrés entre début juin et le 5 juillet s’élève à 16, soit 31 de moins qu’en 2025 et le nombre d’opérations de sauvetage est de 177. Le nombre total d’interventions est de 240, contre 100 en 2025.

Le gouvernorat de Nabeul a enregistré le plus grand nombre de victimes de noyade, avec 7 cas, suivi du gouvernorat de Sousse avec 4 cas, puis des gouvernorats de Tunis et de Bizerte avec 2 cas chacun et enfin du gouvernorat de Ben Arous avec un seul cas.

En ce qui concerne les accidents de la route, Boughzela a fait savoir que le nombre de décès est passé de 82 en 2025 à 95 cette année, précisant que le nombre de blessés a aussi augmenté, passant de 6374 l’année dernière à 6959 en 2026.

De son côté, le Colonel Major Adel Abidi à la direction régionale de la protection civile de Jendouba, a indiqué que les efforts se poursuivent sans relâche pour prévenir les incendies qui menacent les zones forestières, ajoutant que le travail des unités est intensif pour les opérations de sauvetage.

Il a également passé en revue une série de recommandations que les citoyens doivent suivre pour éviter les incendies et les accidents de la route, telles que le fait d’éviter de conduire en cas de fatigue, de respecter les couleurs des drapeaux sur les plages et de faciliter le passage des véhicules de secours.

(D’après Tap)

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L’IA ne manque plus de puissance. Elle manque de confiance

10. Juli 2026 um 12:28

Pendant des années, la course à l’intelligence artificielle s’est résumée à une compétition de performances: des modèles toujours plus puissants, plus rapides, plus précis. Mais à mesure que l’IA s’impose dans les entreprises, une autre question devient centrale: peut-on réellement lui faire confiance?

Pour Nozha Ben Hajel Boujemaa, spécialiste internationale de l’intelligence artificielle et ancienne directrice de recherche à l’INRIA, cette question est désormais le véritable enjeu de la prochaine décennie. Après avoir contribué à l’élaboration des principes internationaux de l’IA de confiance pour la Commission européenne et l’OCDE, elle défend une conviction forte: l’avenir de l’intelligence artificielle ne dépendra plus seulement de ses performances, mais de sa capacité à inspirer confiance.

La confiance, nouveau facteur de compétitivité

Le débat sur l’IA est souvent présenté sous l’angle de l’éthique. Pour Nozha Ben Hajel Boujemaa, cette approche est nécessaire, mais insuffisante. “Une IA de confiance n’est pas uniquement une question d’éthique. C’est aussi un enjeu business”. Cette distinction change profondément la manière dont les entreprises doivent aborder leurs projets d’intelligence artificielle. Un algorithme capable d’obtenir d’excellents résultats lors d’une démonstration n’est pas nécessairement un bon algorithme. Si ses décisions ne sont pas reproductibles, si son comportement varie sans explication ou si personne ne comprend réellement pourquoi il produit un résultat plutôt qu’un autre, il devient une source de risque. Le problème n’est alors plus philosophique. Il est économique. Une erreur algorithmique peut aujourd’hui entraîner des pertes financières, une crise de réputation, voire engager la responsabilité juridique d’une entreprise. Dans ce contexte, la confiance devient un actif stratégique.

De la recherche fondamentale aux standards internationaux

Cette vision est le fruit d’un parcours rare, construit à la croisée de la science, de la recherche et de l’industrie. Formée en physique à la Faculté des Sciences de Tunis, Nozha Ben Hajel Boujemaa a ensuite orienté ses travaux vers l’imagerie médicale, avant de consacrer plus de vingt ans à la recherche au sein de l’INRIA. Elle y dirigera des équipes de recherche et participera à la création de l’institu DATAIA, l’un des premiers instituts interdisciplinaires consacrés à l’intelligence artificielle. Son expertise la conduit ensuite à coprésider le groupe d’experts de haut niveau de la Commission européenne chargé de rédiger les premières lignes directrices sur une IA digne de confiance. Quelques mois plus tard, l’OCDE lui confie le pilotage du groupe international chargé de définir les principes de l’IA de confiance adoptés par les pays membres. Ces recommandations serviront ensuite de référence aux travaux du G20 et de l’UNESCO. À une époque où l’intelligence artificielle générative n’avait pas encore bouleversé le paysage mondial, ces travaux posaient déjà une question devenue incontournable : comment construire des systèmes auxquels les citoyens, les entreprises et les gouvernements peuvent réellement se fier?

L’IA responsable ne se décrète pas

L’un des messages les plus marquants de Nozha Ben Hajel Boujemaa est que les principes ne suffisent pas.Les chartes éthiques se sont multipliées ces dernières années. Pourtant, beaucoup restent des documents d’intention sans véritable traduction opérationnelle. Pour elle, une entreprise qui déploie l’intelligence artificielle doit mettre en place une véritable gouvernance. Cette gouvernance commence par la qualité des données utilisées pour entraîner les modèles. Elle se poursuit par le contrôle des algorithmes, leur robustesse, leur reproductibilité et leur transparence. Elle inclut également la cybersécurité, la gestion des risques et la capacité à auditer les décisions prises par les systèmes. Autrement dit, la confiance ne s’ajoute pas après coup.

Elle se construit dès la conception.

Pourquoi les investisseurs doivent regarder l’IA autrement

Cette réflexion dépasse aujourd’hui les directions informatiques. Selon Nozha Ben Hajel Boujemaa, les investisseurs devraient désormais intégrer la capacité d’une entreprise à développer une IA de confiance parmi leurs critères de due diligence. Cette idée est encore peu répandue. Pourtant, deux entreprises utilisant les mêmes modèles d’IA peuvent présenter des niveaux de risque radicalement différents.

L’une maîtrise ses données, documente ses modèles, contrôle ses biais et dispose d’une gouvernance claire. L’autre accumule des outils sans véritable stratégie. À long terme, ces deux situations ne présentent pas le même potentiel de création de valeur. La confiance devient ainsi un indicateur de maturité technologique autant qu’un facteur de compétitivité.

Le passage de la théorie à l’industrie

Après avoir contribué à définir les principes internationaux, Nozha Ben Hajel Boujemaa a souhaité les confronter à la réalité du terrain. Elle rejoint d’abord Médian Technologies, où elle dirige une activité dédiée à l’intelligence artificielle appliquée à l’oncologie. Puis IKEA lui confie la création de son équipe mondiale “Digital Ethics and Trustworthy AI”. L’objectif n’est plus de rédiger des recommandations, mais de les transformer en processus concrets intégrés aux décisions de l’entreprise. Elle poursuivra ensuite cette démarche chez Decathlon, en tant que Vice-Présidente Monde en charge de l’Innovation Trust.

Son parcours illustre une évolution de fond : l’intelligence artificielle entre dans une phase où la gouvernance devient aussi importante que l’innovation.

Une expertise désormais tournée vers les PME

Aujourd’hui consultante indépendante et administratrice de plusieurs conseils d’administration, Nozha Ben Hajel Boujemaa accompagne les organisations dans la définition de leur stratégie d’intelligence artificielle. Parmi ses missions figure notamment l’accompagnement de groupes internationaux ainsi que d’entreprises tunisiennes, avec la volonté de contribuer au développement d’un écosystème national capable d’intégrer les standards internationaux de l’IA de confiance. Pour elle, les pays qui réussiront ne seront pas uniquement ceux qui développeront les meilleurs algorithmes. Ce seront ceux qui sauront instaurer un climat de confiance entre la technologie, les entreprises, les investisseurs et les citoyens.

Former des esprits capables de décider

Son regard dépasse enfin la seule question technologique. À l’heure où l’intelligence artificielle rend l’information disponible en quelques secondes, elle estime que la valeur ne réside plus dans l’accumulation des connaissances. “Je préfère les cerveaux bien formés aux cerveaux bien remplis.” Cette formule résume sa philosophie. Les mathématiques développent la rigueur du raisonnement. La physique apprend à interpréter le monde. La curiosité, la persévérance et l’esprit critique permettent ensuite de transformer ces connaissances en décisions. Dans une économie où les machines produisent des réponses, la véritable compétence humaine consiste de plus en plus à poser les bonnes questions.

La prochaine révolution de l’IA sera celle de la confiance

L’intelligence artificielle est entrée dans une nouvelle phase de maturité. Après la course à la puissance vient celle de la fiabilité. Les entreprises capables de démontrer que leurs systèmes sont robustes, transparents, sécurisés et gouvernés disposeront d’un avantage concurrentiel durable. L’IA de confiance n’est plus un sujet réservé aux chercheurs ou aux régulateurs. Elle devient un impératif stratégique pour les dirigeants, les investisseurs et les conseils d’administration. Dans cette nouvelle économie de l’intelligence artificielle, la technologie ne sera plus seulement jugée sur ce qu’elle est capable de faire, mais sur la confiance qu’elle inspire.

 

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La Tunisie veut augmenter le revenu des citoyens et franchir un nouveau cap économique

10. Juli 2026 um 12:09

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du Plan de développement 2026-2030 devant les députés. Parmi les principaux objectifs affichés figure l’amélioration du revenu individuel et le repositionnement de la Tunisie parmi les pays à revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2030. Un pari qui nécessitera toutefois une forte capacité d’exécution et la mobilisation d’importantes ressources financières.

Le prochain Plan de développement quinquennal place l’amélioration du niveau de vie et la transformation économique au centre des priorités nationales. Présenté devant l’Assemblée des représentants du peuple, le document entend définir une nouvelle trajectoire fondée sur la valorisation des ressources tunisiennes, le renforcement de l’investissement et une meilleure exploitation des compétences nationales.

Faire progresser le revenu individuel, un objectif majeur

Lors de son intervention, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’un des principaux objectifs du Plan de développement 2026-2030 est d’augmenter le revenu moyen par habitant.

L’ambition affichée est également de permettre à la Tunisie d’intégrer, d’ici 2030, le tiers supérieur de la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur. Un objectif qui implique une accélération de la croissance économique, une amélioration de la productivité et une capacité accrue à créer de la valeur.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, cette orientation place directement la question du pouvoir d’achat et du niveau de vie des citoyens au cœur de la stratégie publique.

Valoriser les ressources et renforcer les partenariats

Selon le ministre, le plan repose sur plusieurs piliers, notamment la consolidation de la souveraineté nationale, la valorisation des ressources naturelles et humaines ainsi que le développement de partenariats avec les acteurs respectant l’indépendance de la décision nationale.

Les projets inscrits dans le programme auraient été sélectionnés sur la base de critères techniques et de leur faisabilité. Le ministère affirme avoir examiné les propositions formulées par les conseils élus en tenant compte de leur maturité et de leur capacité à être concrétisées.

Cette approche vise à éviter l’inscription de projets difficiles à réaliser et à concentrer les efforts sur des investissements ayant un impact économique et social mesurable.

Un financement estimé à 102 milliards de dinars

La mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030 nécessitera des moyens financiers importants. L’enveloppe annoncée atteint environ 102 milliards de dinars, avec une mobilisation prévue à travers plusieurs sources : le budget de l’État, les partenariats public-privé et les entreprises publiques.

Ce montant a suscité des interrogations, certains observateurs le jugeant ambitieux, voire difficile à atteindre dans le contexte économique actuel.

En réponse à ces critiques, Samir Abdelhafidh a assuré que les hypothèses retenues reposent sur des données économiques internationales et font l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter les orientations du plan aux évolutions économiques.

Le défi de transformer les ambitions en résultats

Au-delà des objectifs annoncés, la principale interrogation concerne désormais la capacité à assurer l’exécution du plan. La mobilisation des financements, l’efficacité administrative, la rapidité de réalisation des projets et la capacité à attirer des investissements seront déterminantes.

Le ministre a insisté sur le rôle central de l’État dans cette phase, estimant que le secteur public devra contribuer pleinement à la réussite du programme.

Le Plan de développement 2026-2030 fixe ainsi une ambition claire : améliorer le niveau de vie des Tunisiens et renforcer la position économique du pays. Mais sa réussite dépendra moins des objectifs affichés que de la capacité à transformer les orientations stratégiques en projets concrets et en résultats visibles pour les citoyens.

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Plan de développement 2026-2030 : Le Parlement valide la feuille de route économique de la Tunisie

10. Juli 2026 um 12:02

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté vendredi le projet de Plan de développement 2026-2030 avec 64 voix favorables, contre 24 oppositions et 15 abstentions. Ce vote ouvre la voie à la mise en œuvre d’une feuille de route censée orienter les choix économiques, sociaux et territoriaux de la Tunisie durant les cinq prochaines années. Après l’adoption parlementaire, le principal défi sera désormais de transformer les objectifs annoncés en réalisations concrètes.

Le Plan de développement 2026-2030 franchit une étape décisive avec son approbation par le Parlement. Après les débats en séance plénière et les réponses apportées par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont donné leur feu vert à un document appelé à définir les grandes orientations du pays jusqu’à l’horizon 2030.

Un vote qui valide la stratégie des cinq prochaines années

Le projet de plan a été adopté par l’Assemblée des représentants du peuple avec 64 voix pour, tandis que 24 députés ont voté contre et 15 se sont abstenus.

Le scrutin est intervenu après l’examen du document par les parlementaires et les échanges avec le ministre de l’Économie et de la Planification, qui a répondu aux différentes remarques et interrogations formulées durant la séance plénière.

Samir Abdelhafidh a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des forces nationales pour assurer la réussite du plan, estimant que sa mise en œuvre constitue une responsabilité collective impliquant les institutions publiques, les acteurs économiques et les différentes composantes de la société.

Une feuille de route aux ambitions économiques et sociales

Le Plan de développement 2026-2030 fixe les principales orientations qui doivent guider l’action publique au cours des cinq prochaines années.

Le document prévoit des programmes et des projets à plusieurs niveaux : local, régional, interdistricts et national. Parmi les objectifs affichés figurent l’instauration d’un modèle économique et social plus équitable et durable, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, le renforcement de la compétitivité de l’économie tunisienne et la réduction des écarts de développement entre les régions.

Ces orientations s’inscrivent dans une volonté de rééquilibrer le développement national en donnant davantage d’importance aux territoires et aux besoins spécifiques de chaque région.

Le passage du vote à l’exécution

Si l’adoption parlementaire constitue une étape importante, elle ne représente pas une garantie de réussite. Le principal défi commence désormais avec la phase d’application du plan.

La mobilisation des financements, le lancement effectif des projets, la coordination entre les différentes institutions et la capacité administrative à accélérer les réalisations seront déterminants pour atteindre les objectifs fixés.

Le gouvernement devra également démontrer que les orientations inscrites dans le document peuvent produire des résultats visibles dans la vie quotidienne des citoyens, notamment en matière d’emploi, d’investissement, de services publics et de développement régional.

Les résultats attendus au-delà des chiffres

Au-delà de l’adoption politique du plan, l’enjeu sera d’évaluer son impact réel sur l’économie tunisienne et sur les conditions de vie de la population.

La réussite du Plan 2026-2030 dépendra donc moins de ses ambitions affichées que de sa capacité à générer une croissance durable, à réduire les inégalités territoriales et à transformer les projets annoncés en réalisations concrètes.

Avec ce vote, la Tunisie dispose désormais d’une nouvelle feuille de route économique. La prochaine étape sera celle de l’exécution et des résultats.

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Plan de développement 2026-2030 – Samir Abdelhafidh : vers une planification participative et décentralisée

10. Juli 2026 um 11:53

La séance plénière consacrée à l’examen et au vote du plan de développement 2026–2030 a repris ce matin, vendredi 10 juillet 2026. Et ce, pour entendre les réponses du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Selon le ministre, la plupart des interventions des députés convergent avec les objectifs gouvernementaux, en particulier le renforcement de l’État social et la promotion de l’équité et de l’équilibre entre les régions. Il a souligné que le débat avec les députés a mis en évidence l’importance d’une  » unité d’intention » visant à défendre l’intérêt national.

Samir Abdelhafidh a qualifié ce plan de « démarche constitutionnelle importante ». Tout en rappelant qu’il s’agit du premier plan élaboré après l’adoption de la nouvelle Constitution et qu’il vise à renforcer la participation citoyenne au niveau local et régional.

En outre, il a précisé que les propositions ne sont pas de simples projets, mais la contribution des élus, issue d’un constat partagé de la réalité du terrain et d’une vision commune du développement.

Le ministre a souligné que si la Tunisie a une longue tradition d’élaboration de plans nationaux, la méthode a changé : la planification n’est plus centralisée mais s’inscrit désormais dans une dynamique de décentralisation territoriale, fondée sur les propositions des citoyens.

Par ailleurs, il a réagi au coût du budget prévu pour sa mise en œuvre, environ 102 milliards de dinars répartis entre le budget de l’État, les partenariats public‑privé et les établissements publics, que certains qualifient d' »irréaliste ». Le ministre a expliqué que le gouvernement élabore ses hypothèses en se fondant sur des rapports économiques internationaux et en suivant les évolutions. Tout en précisant : « Le plan est réalisé selon la raison d’État et le secteur public doit mobiliser tout son poids pour réussir sa mise en œuvre. »

Enfin, le ministre a indiqué que l’un des principaux objectifs du plan est d’augmenter le revenu individuel et d’amener la Tunisie parmi le tiers supérieur des pays à revenu intermédiaire d’ici 2030.

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35 000 divorces, 517 000 recherchés, 80 % de célibat : les statistiques officielles racontent une autre réalité

10. Juli 2026 um 11:48

Une image largement partagée ces derniers jours sur les réseaux sociaux affirme dresser “l’autre visage de la Tunisie”, en avançant des chiffres particulièrement alarmants : 35 000 cas de divorce chaque année, 517 000 personnes recherchées pour des affaires liées aux pensions alimentaires et un taux de “célibat” atteignant 80 %. Mais derrière ces chiffres […]

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Le paradoxe du tourisme tunisien : Des réservations en hausse, mais 164 hôtels toujours fermés

10. Juli 2026 um 11:32

La Tunisie poursuit sa dynamique touristique et ambitionne d’attirer près de 12 millions de visiteurs en 2026. Pourtant, une partie importante de son parc hôtelier reste hors service, avec 164 établissements toujours fermés. Entre besoin de modernisation, recherche d’investisseurs et montée en gamme, le secteur fait face à un défi majeur : accompagner la croissance de la demande sans disposer de toutes ses capacités d’accueil.

Le tourisme tunisien retrouve progressivement des couleurs, porté par la hausse des arrivées de visiteurs et l’amélioration des recettes. Mais derrière ces performances se cache une réalité plus contrastée : le pays continue de composer avec un parc hôtelier amputé de nombreuses unités, héritage des crises successives qui ont fragilisé le secteur au cours de la dernière décennie.

Une capacité d’accueil encore limitée

Selon les professionnels du secteur, 164 hôtels demeurent actuellement fermés en Tunisie, a rappelé le député Mohamed Yahyaoui, président de la Commission du tourisme à l’Assemblée des représentants, ce vendredi sur les ondes de Jawhara fm. Faillites, difficultés financières, endettement ou encore manque d’investissements figurent parmi les principales raisons qui empêchent leur réouverture.

Cette situation a réduit la capacité d’hébergement du pays. Alors que la demande touristique retrouve un niveau élevé, une partie des infrastructures reste inexploitable, limitant les possibilités d’accueil dans certaines régions et compliquant la montée en puissance de la destination.

Pour les acteurs du tourisme, la relance du parc hôtelier constitue désormais un enjeu aussi important que la promotion de la destination à l’international.

Une croissance qui exige davantage d’investissements

Les perspectives restent pourtant favorables. La Tunisie espère poursuivre sa progression et atteindre près de 12 millions de visiteurs en 2026, après plusieurs saisons marquées par un redressement continu de l’activité.

Cette dynamique impose toutefois d’adapter les capacités d’accueil aux nouvelles ambitions du secteur. Au-delà du nombre de chambres disponibles, la question porte également sur la qualité des infrastructures, les services proposés et la capacité des établissements à répondre aux standards internationaux.

Dans ce contexte, les professionnels plaident pour une accélération des investissements afin de réhabiliter les hôtels fermés, moderniser les établissements vieillissants et attirer de nouveaux opérateurs capables de redonner vie à des unités restées à l’arrêt pendant plusieurs années.

Miser sur une offre touristique plus diversifiée

La stratégie ne repose pas uniquement sur l’augmentation du nombre de lits. Le secteur souhaite également renforcer des segments à plus forte valeur ajoutée, comme le tourisme de santé, le thermalisme, le bien-être ou encore les séjours culturels et écologiques.

L’objectif est double : diversifier les sources de revenus et réduire la dépendance au tourisme balnéaire saisonnier, tout en attirant une clientèle susceptible de séjourner plus longtemps et de dépenser davantage.

Cette évolution suppose également de poursuivre les efforts de formation, d’améliorer la qualité des services et d’accompagner la transition numérique des établissements touristiques.

Transformer les ambitions en résultats

La réouverture des hôtels fermés apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux leviers de développement du tourisme tunisien. Au-delà de l’augmentation de la capacité d’accueil, elle permettrait de préserver des emplois, de dynamiser les économies locales et de renforcer l’attractivité de plusieurs régions.

Si les indicateurs touristiques sont de nouveau orientés à la hausse, le véritable défi consiste désormais à transformer cette reprise en croissance durable. Pour y parvenir, la Tunisie devra conjuguer modernisation des infrastructures, diversification de son offre et amélioration de la qualité des prestations afin de consolider sa place parmi les principales destinations touristiques de la Méditerranée.

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Tunisie, Maroc, Algérie, Turquie… comment financer la nouvelle génération d’aires marines protégées en Méditerranée?

10. Juli 2026 um 10:37

Alors que la communauté internationale s’est fixé l’objectif de protéger 30% des espaces terrestres et marins d’ici 2030 dans le cadre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, la question ne porte plus uniquement sur la création de nouvelles aires protégées, mais aussi sur leur capacité à être gérées de manière efficace et durable. C’est dans ce contexte que le fonds fiduciaire environnemental The MedFund a lancé son appel à manifestation d’intérêt 2026 en faveur des structures gestionnaires et cogestionnaires d’aires marines protégées (AMP) en Méditerranée.

Cette nouvelle édition s’adresse aux organismes opérant en Albanie, en Algérie, en Croatie, en Égypte, en Grèce, au Liban, au Maroc, au Monténégro, en Tunisie et en Turquie, lit-on dans le communiqué publié. L’objectif est de leur fournir un accompagnement technique ainsi qu’un soutien financier destiné à renforcer durablement la gestion de ces espaces.

Le programme cible les aires marines protégées officiellement créées ou en cours de création, disposant d’un plan de gestion validé ou d’un document d’orientation équivalent et d’une équipe de gestion dédiée. Les organisations non gouvernementales devront, en outre, joindre une lettre d’approbation des autorités nationales compétentes.

Au-delà de la création de nouvelles aires protégées, plusieurs organisations internationales soulignent que le manque de financements pérennes demeure l’un des principaux freins à leur gestion efficace. Les besoins concernent notamment les moyens humains, la surveillance des espaces protégés, le suivi scientifique des écosystèmes, l’entretien des infrastructures ou encore les actions de sensibilisation. C’est précisément sur ces dépenses de fonctionnement que le MedFund concentre son intervention afin d’assurer la continuité des activités de gestion.

Les subventions accordées peuvent ainsi financer les ressources humaines, les opérations de surveillance et de contrôle, le suivi scientifique, la maintenance des équipements, les actions de communication et de gouvernance, ainsi que des initiatives liées à l’adaptation au changement climatique et à l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la gestion des AMP.

L’appel se déroule en deux étapes. La première phase, consacrée aux manifestations d’intérêt, est ouverte jusqu’au 31 juillet 2026. Les structures présélectionnées pourront ensuite bénéficier, à leur demande, d’un accompagnement technique du MedFund pour préparer leur candidature complète avant la clôture de la seconde phase, fixée au 2 octobre 2026.

Créé en 2015, The MedFund est un fonds fiduciaire environnemental dédié au financement durable des aires marines protégées en Méditerranée. Il accompagne les gestionnaires de ces espaces afin de contribuer à la préservation de la biodiversité marine et au renforcement de la résilience des écosystèmes méditerranéens.

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