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La Tunisie veut augmenter le revenu des citoyens et franchir un nouveau cap économique

10. Juli 2026 um 12:09

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du Plan de développement 2026-2030 devant les députés. Parmi les principaux objectifs affichés figure l’amélioration du revenu individuel et le repositionnement de la Tunisie parmi les pays à revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2030. Un pari qui nécessitera toutefois une forte capacité d’exécution et la mobilisation d’importantes ressources financières.

Le prochain Plan de développement quinquennal place l’amélioration du niveau de vie et la transformation économique au centre des priorités nationales. Présenté devant l’Assemblée des représentants du peuple, le document entend définir une nouvelle trajectoire fondée sur la valorisation des ressources tunisiennes, le renforcement de l’investissement et une meilleure exploitation des compétences nationales.

Faire progresser le revenu individuel, un objectif majeur

Lors de son intervention, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’un des principaux objectifs du Plan de développement 2026-2030 est d’augmenter le revenu moyen par habitant.

L’ambition affichée est également de permettre à la Tunisie d’intégrer, d’ici 2030, le tiers supérieur de la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur. Un objectif qui implique une accélération de la croissance économique, une amélioration de la productivité et une capacité accrue à créer de la valeur.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, cette orientation place directement la question du pouvoir d’achat et du niveau de vie des citoyens au cœur de la stratégie publique.

Valoriser les ressources et renforcer les partenariats

Selon le ministre, le plan repose sur plusieurs piliers, notamment la consolidation de la souveraineté nationale, la valorisation des ressources naturelles et humaines ainsi que le développement de partenariats avec les acteurs respectant l’indépendance de la décision nationale.

Les projets inscrits dans le programme auraient été sélectionnés sur la base de critères techniques et de leur faisabilité. Le ministère affirme avoir examiné les propositions formulées par les conseils élus en tenant compte de leur maturité et de leur capacité à être concrétisées.

Cette approche vise à éviter l’inscription de projets difficiles à réaliser et à concentrer les efforts sur des investissements ayant un impact économique et social mesurable.

Un financement estimé à 102 milliards de dinars

La mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030 nécessitera des moyens financiers importants. L’enveloppe annoncée atteint environ 102 milliards de dinars, avec une mobilisation prévue à travers plusieurs sources : le budget de l’État, les partenariats public-privé et les entreprises publiques.

Ce montant a suscité des interrogations, certains observateurs le jugeant ambitieux, voire difficile à atteindre dans le contexte économique actuel.

En réponse à ces critiques, Samir Abdelhafidh a assuré que les hypothèses retenues reposent sur des données économiques internationales et font l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter les orientations du plan aux évolutions économiques.

Le défi de transformer les ambitions en résultats

Au-delà des objectifs annoncés, la principale interrogation concerne désormais la capacité à assurer l’exécution du plan. La mobilisation des financements, l’efficacité administrative, la rapidité de réalisation des projets et la capacité à attirer des investissements seront déterminantes.

Le ministre a insisté sur le rôle central de l’État dans cette phase, estimant que le secteur public devra contribuer pleinement à la réussite du programme.

Le Plan de développement 2026-2030 fixe ainsi une ambition claire : améliorer le niveau de vie des Tunisiens et renforcer la position économique du pays. Mais sa réussite dépendra moins des objectifs affichés que de la capacité à transformer les orientations stratégiques en projets concrets et en résultats visibles pour les citoyens.

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Plan de développement 2026-2030 : Le Parlement valide la feuille de route économique de la Tunisie

10. Juli 2026 um 12:02

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté vendredi le projet de Plan de développement 2026-2030 avec 64 voix favorables, contre 24 oppositions et 15 abstentions. Ce vote ouvre la voie à la mise en œuvre d’une feuille de route censée orienter les choix économiques, sociaux et territoriaux de la Tunisie durant les cinq prochaines années. Après l’adoption parlementaire, le principal défi sera désormais de transformer les objectifs annoncés en réalisations concrètes.

Le Plan de développement 2026-2030 franchit une étape décisive avec son approbation par le Parlement. Après les débats en séance plénière et les réponses apportées par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont donné leur feu vert à un document appelé à définir les grandes orientations du pays jusqu’à l’horizon 2030.

Un vote qui valide la stratégie des cinq prochaines années

Le projet de plan a été adopté par l’Assemblée des représentants du peuple avec 64 voix pour, tandis que 24 députés ont voté contre et 15 se sont abstenus.

Le scrutin est intervenu après l’examen du document par les parlementaires et les échanges avec le ministre de l’Économie et de la Planification, qui a répondu aux différentes remarques et interrogations formulées durant la séance plénière.

Samir Abdelhafidh a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des forces nationales pour assurer la réussite du plan, estimant que sa mise en œuvre constitue une responsabilité collective impliquant les institutions publiques, les acteurs économiques et les différentes composantes de la société.

Une feuille de route aux ambitions économiques et sociales

Le Plan de développement 2026-2030 fixe les principales orientations qui doivent guider l’action publique au cours des cinq prochaines années.

Le document prévoit des programmes et des projets à plusieurs niveaux : local, régional, interdistricts et national. Parmi les objectifs affichés figurent l’instauration d’un modèle économique et social plus équitable et durable, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, le renforcement de la compétitivité de l’économie tunisienne et la réduction des écarts de développement entre les régions.

Ces orientations s’inscrivent dans une volonté de rééquilibrer le développement national en donnant davantage d’importance aux territoires et aux besoins spécifiques de chaque région.

Le passage du vote à l’exécution

Si l’adoption parlementaire constitue une étape importante, elle ne représente pas une garantie de réussite. Le principal défi commence désormais avec la phase d’application du plan.

La mobilisation des financements, le lancement effectif des projets, la coordination entre les différentes institutions et la capacité administrative à accélérer les réalisations seront déterminants pour atteindre les objectifs fixés.

Le gouvernement devra également démontrer que les orientations inscrites dans le document peuvent produire des résultats visibles dans la vie quotidienne des citoyens, notamment en matière d’emploi, d’investissement, de services publics et de développement régional.

Les résultats attendus au-delà des chiffres

Au-delà de l’adoption politique du plan, l’enjeu sera d’évaluer son impact réel sur l’économie tunisienne et sur les conditions de vie de la population.

La réussite du Plan 2026-2030 dépendra donc moins de ses ambitions affichées que de sa capacité à générer une croissance durable, à réduire les inégalités territoriales et à transformer les projets annoncés en réalisations concrètes.

Avec ce vote, la Tunisie dispose désormais d’une nouvelle feuille de route économique. La prochaine étape sera celle de l’exécution et des résultats.

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Plan de développement 2026-2030 – Samir Abdelhafidh : vers une planification participative et décentralisée

10. Juli 2026 um 11:53

La séance plénière consacrée à l’examen et au vote du plan de développement 2026–2030 a repris ce matin, vendredi 10 juillet 2026. Et ce, pour entendre les réponses du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Selon le ministre, la plupart des interventions des députés convergent avec les objectifs gouvernementaux, en particulier le renforcement de l’État social et la promotion de l’équité et de l’équilibre entre les régions. Il a souligné que le débat avec les députés a mis en évidence l’importance d’une  » unité d’intention » visant à défendre l’intérêt national.

Samir Abdelhafidh a qualifié ce plan de « démarche constitutionnelle importante ». Tout en rappelant qu’il s’agit du premier plan élaboré après l’adoption de la nouvelle Constitution et qu’il vise à renforcer la participation citoyenne au niveau local et régional.

En outre, il a précisé que les propositions ne sont pas de simples projets, mais la contribution des élus, issue d’un constat partagé de la réalité du terrain et d’une vision commune du développement.

Le ministre a souligné que si la Tunisie a une longue tradition d’élaboration de plans nationaux, la méthode a changé : la planification n’est plus centralisée mais s’inscrit désormais dans une dynamique de décentralisation territoriale, fondée sur les propositions des citoyens.

Par ailleurs, il a réagi au coût du budget prévu pour sa mise en œuvre, environ 102 milliards de dinars répartis entre le budget de l’État, les partenariats public‑privé et les établissements publics, que certains qualifient d' »irréaliste ». Le ministre a expliqué que le gouvernement élabore ses hypothèses en se fondant sur des rapports économiques internationaux et en suivant les évolutions. Tout en précisant : « Le plan est réalisé selon la raison d’État et le secteur public doit mobiliser tout son poids pour réussir sa mise en œuvre. »

Enfin, le ministre a indiqué que l’un des principaux objectifs du plan est d’augmenter le revenu individuel et d’amener la Tunisie parmi le tiers supérieur des pays à revenu intermédiaire d’ici 2030.

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Projets publics : Le gouvernement veut passer de la planification à l’accélération

09. Juli 2026 um 20:35

À quelques mois du lancement du Plan de développement 2026-2030, le gouvernement entend accélérer la réalisation des projets publics et donner un nouvel élan à l’investissement. Réuni jeudi sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres a mis l’accent sur l’amélioration de la performance de l’administration, le renforcement de la gouvernance et le suivi des projets dans l’ensemble des régions, afin de préparer la mise en œuvre des réformes économiques et sociales prévues par le futur plan quinquennal.

Accélérer les projets avant le démarrage du nouveau plan

Présidant le Conseil des ministres au nom du président de la République Kaïs Saïed et sur ses instructions, Sara Zaâfrani Zenzri a appelé à accélérer la réalisation des projets publics dans toutes les régions du pays et à stimuler les investissements publics et privés.

Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, cette mobilisation vise à préparer le lancement des programmes et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030, appelé à définir les grandes orientations économiques et sociales des prochaines années.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, examiné plusieurs projets de loi et de décrets à caractère économique et social portant notamment sur la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien et la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

Une administration plus performante au cœur des priorités

La cheffe du gouvernement a estimé que les réformes législatives ne peuvent produire leurs effets sans une transformation du fonctionnement de l’administration.

Elle a ainsi appelé à instaurer une véritable culture du travail fondée sur la performance, la productivité et l’amélioration de la qualité des services publics, soulignant la nécessité de mettre en place des systèmes certifiés de management de la qualité et de renforcer les mécanismes de gouvernance au sein des établissements publics.

Elle a également rappelé que chaque agent public est tenu d’exercer pleinement ses missions et d’assumer ses responsabilités dans l’intérêt des citoyens.

Un suivi renforcé et davantage de reddition des comptes

Sara Zaâfrani Zenzri a insisté sur le rôle des responsables administratifs, appelés à assurer un suivi régulier du travail de leurs collaborateurs, à évaluer leurs performances et à veiller au respect de la discipline et des obligations professionnelles.

Elle a également souligné la nécessité d’engager les procédures de reddition des comptes et de sanction en cas de manquements, dans le but d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

Parallèlement, elle a appelé les responsables aux niveaux central, régional et local à suivre en permanence l’état d’avancement des projets publics afin d’accélérer leur exécution et de lever les obstacles susceptibles de retarder leur réalisation.

Un plan axé sur un développement plus équilibré

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan de développement 2026-2030 ambitionne de renforcer l’intégration économique et sociale, de promouvoir un développement global, équitable et équilibré entre les régions et de consolider la justice sociale.

L’objectif affiché est également de bâtir une économie plus forte, plus résiliente et mieux préparée aux mutations rapides de l’environnement international, en s’appuyant sur une administration plus performante et une dynamique accrue de l’investissement public et privé.

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La Tunisie veut ramener son déficit commercial à 9,9 % en 2030

07. Juli 2026 um 12:47

La réduction du déficit commercial figure parmi les priorités majeures du Plan de développement stratégique 2026-2030 de la Tunisie. Celui-ci en fait un axe central des politiques économiques et financières du pays. Objectif : renforcer sa souveraineté économique, limiter les pressions sur la balance des paiements et améliorer les équilibres extérieurs.

Selon les orientations du nouveau modèle de développement, le déficit commercial devrait être ramené à 9,9 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030; contre 12,6 % prévus en 2025. Cette amélioration repose sur une double approche : accélérer la croissance des exportations et assurer une meilleure maîtrise des importations, à travers une gestion plus rationnelle des besoins de la Tunisie.

Les exportations au cœur de la stratégie de croissance

Le scénario de croissance retenu pour les cinq prochaines années table sur une progression des exportations de biens à un rythme annuel moyen de 4,5 % en valeur courante. Cette dynamique devrait être soutenue par la reprise de l’activité dans les principaux secteurs exportateurs et par une amélioration de la demande extérieure adressée à la Tunisie.

Le secteur des industries mécaniques et électriques devrait rester l’un des principaux moteurs de cette évolution. Les exportations du secteur devraient enregistrer une croissance annuelle de 4,5 %, portée par une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales et une orientation progressive vers des produits à plus forte valeur ajoutée et à contenu technologique élevé.

Cette évolution vise notamment à consolider la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale de production de composants automobiles et aéronautiques.

Le textile et l’agroalimentaire appelés à renforcer leur compétitivité

Le Plan 2026-2030 mise également sur la relance du secteur du textile-habillement, avec une croissance annuelle des exportations estimée à 2,8 %. Cette progression devra être accompagnée par un programme global d’amélioration de la compétitivité du secteur, axé sur la qualité, l’innovation et la montée en gamme.

Dans le domaine agricole et agroalimentaire, les exportations devraient évoluer à un rythme annuel de 2 %. La stratégie prévoit une meilleure valorisation des produits tunisiens, notamment à travers le conditionnement et l’exportation de l’huile d’olive sous des marques tunisiennes, ainsi qu’une diversification vers des produits agricoles à forte demande internationale, notamment les produits biologiques.

Le phosphate, un levier de soutien aux recettes en devises

Le secteur des phosphates et dérivés devrait connaître une reprise significative durant la période du plan, avec une croissance des exportations estimée à 15,5 %.

Cette amélioration serait favorisée par le rétablissement progressif des niveaux de production, le développement des infrastructures de transport et de la logistique, ainsi que par l’élargissement des débouchés internationaux.

La relance des exportations de phosphate devrait contribuer à renforcer les recettes en devises et à soutenir l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie.

À travers ces orientations, le Plan de développement 2026-2030 place donc l’amélioration de la balance commerciale au centre de la stratégie économique nationale, en misant sur une économie davantage tournée vers l’exportation, la création de valeur et la réduction de la dépendance extérieure.

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27 000 emplois d’ici 2030 : les grands chiffres du nouveau Plan de développement

02. Juli 2026 um 14:24

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’État veillera, durant la période du Plan de développement 2026-2030, à garantir le droit au travail pour chaque citoyen et à réduire les taux de chômage. Il s’exprimait lors d’une séance d’audition devant l’ensemble des commissions parlementaires, consacrée à la présentation des politiques de développement inscrites dans ce projet de Plan.

Le ministre précise que cet objectif passera par la stimulation du rythme de création d’emplois au sein des entreprises, la mise en place des mécanismes nécessaires pour les encourager à recruter, l’amélioration de leur taux d’encadrement et leur incitation à garantir un travail décent et un salaire équitable fondé sur la compétence et l’équité.

Des objectifs chiffrés pour l’entrepreneuriat et le travail organisé

Dans le cadre du soutien à l’initiative privée et de la transition vers le travail organisé, le ministre a indiqué que la Tunisie s’oriente vers une augmentation progressive du nombre de bénéficiaires des cycles d’accompagnement, de 18 000 en 2026 à 26 000 à l’horizon 2030. Le nombre de projets créés bénéficiant des mécanismes d’accompagnement devrait quant à lui passer de 5 000 à 7 000.

L’octroi de crédits s’élargira également, avec un objectif de 16 000 crédits en 2026 à 18 000 crédits en 2030. Le Plan vise par ailleurs la création d’environ 27 000 postes d’emploi d’ici 2030, contre 24 000 en 2026, ainsi qu’une augmentation du nombre total d’adhérents au régime de l’entrepreneur individuel (Micro-entrepreneur), de 7 000 à 20 000 adhérents d’ici 2030.

Le capital humain, autre priorité du Plan

Le ministre de la Planification a souligné que la période du Plan connaîtra également un renforcement de l’effort réformateur pour le développement du capital humain, à travers le recours à la numérisation et aux technologies modernes. Cette démarche vise à répondre à l’évolution des connaissances, des métiers et des modes de travail futurs, ainsi qu’à renforcer l’esprit d’entreprise et l’innovation.

Il a considéré que le domaine de l’économie numérique constitue un pilier essentiel pour le développement des compétences et des aptitudes numériques avancées, notamment celles liées aux technologies de l’intelligence artificielle, à l’analyse des données, à la programmation et à la cybersécurité, dans le but de préparer les individus aux spécialités de conception, de développement et d’utilisation des solutions numériques modernes dans les différents secteurs sociaux et économiques. À cela s’ajoute l’ancrage d’une culture de l’innovation et du renouvellement, en particulier au niveau des systèmes d’éducation, d’enseignement supérieur, de formation, de santé et de services sociaux, selon ses affirmations.

Le ministre a par ailleurs affirmé que les orientations du Plan de développement consacrent le renforcement du capital humain et incarnent le rôle social de l’État, à travers un travail visant à consacrer l’égalité des chances, à développer les capacités et à valoriser la compétence de l’élément humain, afin de renforcer l’efficacité de son rôle dans la construction de la société et la promotion du développement.

Les axes du volet capital humain

Selon le projet de Plan de développement, les politiques de développement du capital humain comprennent : la mise en place d’un système éducatif renouvelé consacrant les principes de justice et d’équité ; un enseignement supérieur de qualité et de rayonnement international ; une recherche scientifique et une innovation ancrées dans leur environnement économique et social ; une formation professionnelle valorisée et répondant aux besoins du marché du travail ; une santé globale et équitable ; ainsi qu’une culture inclusive renforçant l’identité et contribuant au rayonnement du dialogue culturel, tant au niveau national qu’international.

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Un méga-programme de 21 000 projets pour transformer la carte des régions tunisiennes

02. Juli 2026 um 10:46

Le projet de plan de développement pour la période 2026-2030 prévoit une importante mobilisation de l’investissement public. Et ce, avec une enveloppe globale de 101,835 milliards de dinars destinée à financer 21 100 projets et programmes publics. C’est ce que révèle le document du plan.

Cette nouvelle génération de projets constitue un levier central de la politique de l’État visant à promouvoir un développement global, équitable et territorialement équilibré. Elle consacre également un rôle renforcé aux conseils locaux, régionaux et aux conseils des districts dans la proposition des projets, en réponse aux besoins exprimés par les citoyens et dans une logique de justice sociale et d’équité entre les régions.

Une forte orientation locale et participative

La répartition du portefeuille de projets met en évidence une priorité donnée aux initiatives locales et à la continuité des investissements en cours. Le programme comprend 14 624 nouveaux projets, dont 8 506 proposés directement par les conseils élus, soit 58 % des projets nouveaux. Confirmant ainsi la dimension participative du processus.

Par ailleurs, 6 476 projets en cours, engagés avant 2026, seront poursuivis. Ils concernent l’ensemble des régions et portent principalement sur les infrastructures de base, notamment les routes, les pistes rurales, les équipements collectifs ainsi que les services publics dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et de l’eau.

Le dispositif inclut également 5 629 propositions de projets dans le cadre du programme de développement régional, ainsi que 3 370 projets relevant du nouveau programme de développement inclusif.

Les données montrent une nette prédominance des projets à vocation locale, représentant 70 % de l’ensemble; contre 17 % pour les projets régionaux, 11 % pour les projets nationaux et 2 % pour les projets à dimension interrégionale. Cette répartition traduit une volonté de réduction des disparités territoriales et d’amélioration de l’accès aux services essentiels.

Les infrastructures en tête des investissements

La structure des investissements confirme les priorités sectorielles du plan. Le secteur des infrastructures et des services absorbe la part la plus importante, avec 44,513 milliards de dinars, soit 43,7 % du total, pour la réalisation de 7 930 projets. Ceux-ci concernent notamment les routes, les ponts, les projets municipaux, la protection du littoral et la lutte contre les inondations.

Le secteur des équipements collectifs arrive en deuxième position en nombre de projets, avec 11 311 projets et des investissements estimés à 27,963 milliards de dinars (27,5 %). Ces investissements sont principalement orientés vers les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la santé, de la jeunesse, du sport et de la culture.

Le secteur de l’industrie, de l’énergie et des mines bénéficie de 17,775 milliards de dinars (17,5 %), pour 303 projets visant notamment à accélérer la transition énergétique et à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030; tout en développant les filières minières et gazières.

Quant au secteur de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques, il mobilise 11,584 milliards de dinars (11,3 %) pour 1 556 projets destinés à renforcer la sécurité alimentaire et hydrique, à soutenir les systèmes de production et à optimiser l’exploitation des ressources en eau.

Répartition territoriale des projets

Le plan adopte une approche territoriale structurée autour de cinq districts. L’écart de répartition place le troisième district en tête avec 5 632 projets, suivi du deuxième avec 4 439 projets, du quatrième avec 3 754 projets, du premier avec 3 141 projets, et enfin du cinquième avec 2 629 projets. Cette distribution correspond à un ratio moyen estimé à un projet pour 599 habitants au niveau national.

Un financement diversifié dominé par l’État

Le financement de cette enveloppe repose sur une diversification des sources afin d’alléger la pression sur les équilibres financiers publics. Le budget de l’État assurera 61 % du financement total, soit 61,847 milliards de dinars.

Les entreprises et établissements publics contribueront à hauteur de 30 %, soit 31,990 milliards de dinars, via leur autofinancement. Les partenariats public-privé représenteront 9 % du financement global, soit 7,998 milliards de dinars, destinés notamment à des projets dans les domaines de la gestion des déchets, de l’assainissement, des énergies renouvelables, du transport multimodal et du tourisme.

Un levier de croissance et d’équité territoriale

Selon le document du plan, cette nouvelle génération de projets publics devrait contribuer à dynamiser l’activité économique, améliorer le climat des affaires dans l’ensemble des régions et renforcer progressivement les conditions de vie des citoyens. Elle vise également à garantir un accès plus équitable aux services de base, tout en préservant l’environnement et la durabilité des ressources naturelles du pays.

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Le grand oublié du Plan de développement ? Les médias, déplore le SNJT

01. Juli 2026 um 13:01

Alors que l’Assemblée des représentants du peuple examine le projet de Plan de développement 2026-2030, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) estime que celui-ci laisse de côté un acteur essentiel du développement : les médias. Dans un communiqué publié mercredi 1er juillet 2026, le syndicat appelle les députés à corriger cette lacune en intégrant...

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Médias absents du plan 2026-2030 : le SNJT interpelle les députés

01. Juli 2026 um 12:24

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à intégrer une vision pour le secteur de la presse et des médias dans le projet de plan de développement 2026-2030, actuellement en discussion au Parlement, dont il déplore l’absence totale dans le texte.

Dans un communiqué, l’organisation professionnelle indique suivre avec intérêt les débats parlementaires sur ce plan, censé fixer les priorités économiques et sociales de l’État pour les cinq prochaines années. Elle affirme toutefois avoir constaté qu’aucune des composantes du projet n’aborde ce secteur, alors que celui-ci ne se limite plus, selon elle, à un simple domaine professionnel mais fait désormais partie intégrante de l’environnement institutionnel nécessaire à tout développement réussi.

Le syndicat justifie sa demande par plusieurs arguments. Il rappelle d’abord que le développement ne se réduit pas à des projets, des investissements et des indicateurs de croissance, mais repose aussi sur la transparence, la circulation de l’information, la reddition des comptes et la participation citoyenne au suivi des affaires publiques, autant de fonctions qu’il juge impossibles à assurer sans des médias professionnels, libres et indépendants. Il cite ensuite l’expérience d’autres pays où un secteur médiatique solide et autonome ne constitue pas une charge pour l’État mais contribue au contraire à la réussite des politiques publiques : il instaure la confiance, freine la propagation de rumeurs et permet de détecter les dysfonctionnements avant qu’ils ne s’aggravent. Le SNJT met enfin en avant la dimension économique du secteur, qu’il présente comme un domaine prometteur lié à l’économie numérique et aux industries culturelles et créatives, générateur d’emplois et d’investissements.

Pour combler cette lacune, le syndicat propose sept axes à intégrer au projet de plan. Il demande en premier lieu la reconnaissance des médias comme secteur productif relevant de l’économie culturelle et numérique, ainsi que la mise en place de politiques garantissant la pérennité des entreprises de médias et soutenant leur transition numérique. Il réclame par ailleurs une consolidation du cadre législatif et institutionnel afin de garantir l’indépendance des médias, le pluralisme et la liberté de la presse, de même qu’un meilleur accès à l’information et aux données publiques, gage de transparence dans le suivi de l’action publique.

Le syndicat plaide aussi pour une politique nationale d’éducation aux médias et de lutte contre la désinformation, intégrée au système éducatif, pour l’implication des médias comme partenaires dans le suivi de l’exécution du plan de développement grâce à un accès aux données sur les projets publics, et souhaite enfin un programme national de modernisation des médias publics.

Le SNJT précise que cette demande ne relève pas d’une revendication corporatiste ni de la défense d’intérêts professionnels, mais vise à compléter les fondements mêmes du développement, qui suppose selon lui des institutions solides, une administration transparente et une opinion publique en mesure de suivre et d’évaluer l’action des pouvoirs publics. Le syndicat invite les députés à profiter du débat en cours pour enrichir le texte dans ce sens, avant l’adoption définitive du plan de développement 2026-2030.

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Plan 2026-2030 : les députés doutent de la faisabilité des objectifs

01. Juli 2026 um 09:20

Les hypothèses économiques et financières retenues dans le Plan de développement 2026-2030 suscitent des interrogations au sein de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les députés ont notamment exprimé des doutes sur la possibilité d’atteindre les objectifs fixés en matière de croissance, d’investissement, d’emploi et d’équilibres financiers. Et ce, dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques, l’alourdissement du service de la dette et l’augmentation des besoins de financement. Ces observations ont été formulées lundi 30 juin 2026, lors d’une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de plan.

À cette occasion, les parlementaires ont estimé que sa concrétisation dépend largement de l’achèvement de plusieurs réformes législatives. Ils ont cité la révision du cadre juridique de l’investissement, du Code des changes ainsi que de la législation encadrant le développement local et régional. Ils ont également insisté sur la nécessité d’harmoniser les différents textes législatifs afin de simplifier l’exécution des projets et de réduire les contraintes administratives.

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Les membres de la commission ont, par ailleurs, relevé que les projets inscrits dans le document ne s’intègrent pas dans une vision nationale globale capable d’accompagner une transformation structurelle de l’économie.

De ce fait, ils ont appelé à une meilleure articulation entre les projets locaux, régionaux et nationaux, dans le but de renforcer l’intégration entre les régions et d’assurer une utilisation plus efficace des ressources publiques.

Des retards qui freinent l’investissement

Au cours des débats, les députés ont également attiré l’attention sur les retards enregistrés dans la réalisation des projets publics. Ils les attribuent aux délais de règlement des entreprises chargées de leur exécution. Une situation qui, selon eux, ralentit l’investissement et affecte l’activité économique.

Les députés ont, en outre, plaidé pour une approche davantage adaptée aux spécificités des différentes régions. Et ce, en tenant compte de leurs ressources naturelles, de leur capital humain et de leurs atouts concurrentiels. Ils ont également appelé à développer des systèmes économiques intégrés favorisant l’investissement, la création d’emplois et le renforcement de l’intégration économique entre les territoires.

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Un suivi renforcé de la mise en œuvre

Ainsi, les députés ont recommandé une révision des priorités du projet de plan à travers une classification des projets fondée sur leur rentabilité économique et sociale. Ils ont également demandé la mise en place d’indicateurs de performance clairement définis, accompagnés de mécanismes de suivi et d’évaluation destinés à faciliter la mise en œuvre du plan.

Enfin, ils ont estimé que le rapport de la Commission des finances et du budget devrait comporter des recommandations opérationnelles assorties d’un calendrier précis, afin de permettre à l’Assemblée des représentants du peuple de mesurer le niveau d’engagement du gouvernement dans l’application des programmes et des réformes prévus par le Plan de développement 2026-2030.

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La Tunisie vise 4,2 % de croissance et moins de 15 % de pauvreté

30. Juni 2026 um 16:02

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué, mardi, que le Plan de développement 2026-2030 ambitionne d’atteindre un taux de croissance annuel moyen de 4,2 % en prix constants. Et ce, tout en ramenant le taux de pauvreté à moins de 15 % et en hissant la Tunisie parmi les pays à très haut niveau de développement humain.

S’exprimant lors d’une séance d’audition conjointe des commissions permanentes de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre a précisé que le plan prévoit également d’améliorer l’indice national de développement régional pour le porter à 0,6 point à l’horizon 2030. Tout en réduisant de 0,1 point l’écart entre les gouvernorats les mieux et les moins classés.

Les grandes orientations du plan

Selon Samir Abdelhafidh, le Plan de développement 2026-2030 repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la modernisation du tissu économique, le développement des infrastructures, le renforcement de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, ainsi que la préservation de l’environnement.

Le document prévoit également de promouvoir un développement territorial plus équilibré, de moderniser le cadre institutionnel, d’améliorer l’efficacité des services publics et de garantir un développement social plus juste et inclusif.

Accent sur la transition énergétique

Dans le domaine de l’énergie, le plan fixe pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici à 2030. Il vise également une amélioration de l’efficacité énergétique à travers une réduction de 30 % de la consommation nationale d’énergie primaire.

Le programme prévoit, en outre, la modernisation des réseaux et l’augmentation du taux de valorisation des eaux usées traitées.

Plus de 40 000 projets proposés

Le ministre a également annoncé que son département a reçu 40 748 propositions de projets dans le cadre de l’élaboration du Plan de développement 2026-2030.

Parmi ces propositions, 34 715 projets, soit 85 % du total, ont été soumis par les conseils locaux. Les conseils régionaux ont présenté 5 375 projets (13 %). Tandis que les conseils des régions ont proposé 658 projets, représentant 2 % de l’ensemble.

Selon le ministre, cette démarche s’inscrit dans la mise en place d’un système de gouvernance publique plus efficace et plus souple, destiné à soutenir le développement économique et social. Tout en renforçant les droits des citoyens et des acteurs économiques.

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Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

30. Juni 2026 um 11:09

La Commission de la planification stratégique, du développement durable, des transports, des infrastructures et de l’aménagement du territoire tenait, lundi 29 juin 2026, une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de Plan de développement 2026-2030.

Au cours des débats, les députés ont estimé que cette nouvelle version du plan marque une rupture avec les approches antérieures, qu’ils ont qualifiées de centralisées et fondées sur des modèles préétablis. Ils relèvent que ces méthodes favorisaient parfois certaines régions au détriment d’autres, contribuant ainsi à accentuer les déséquilibres du développement territorial.

Les parlementaires ont également considéré que les précédents plans de développement faisaient souvent l’objet de discussions essentiellement formelles, sans reposer sur une légitimité reflétant réellement les attentes des différentes régions. Ils ont estimé que cette méthodologie avait contribué à creuser les disparités régionales et à freiner la mise en œuvre d’un développement équilibré et inclusif.

Les membres de la commission ont salué la nouvelle démarche retenue pour l’élaboration du Plan de développement 2026-2030, qui accorde un rôle accru aux structures élues aux niveaux local, régional et territorial dans la définition des priorités et des choix de développement. Ils ont souligné que cette orientation s’inscrit dans le cadre du nouveau dispositif institutionnel et du rôle attribué à la deuxième chambre parlementaire dans la définition des politiques de développement.

Plusieurs députés ont, par ailleurs, estimé que les projets inscrits dans le plan traduisent les attentes des citoyens et les priorités exprimées par les différentes régions. Ils ont indiqué que le processus d’élaboration du document s’est appuyé sur une démarche ascendante, depuis les structures locales jusqu’aux différentes institutions concernées, avant son examen par la deuxième chambre du Parlement.

De son côté, le président de la commission, Saber Jlassi, a souligné l’importance stratégique du Plan de développement 2026-2030, qu’il a présenté comme le document de référence définissant les orientations économiques, sociales et environnementales du pays pour les cinq prochaines années.

Il a précisé que ce plan repose sur une méthodologie de planification ascendante, élaborée à partir des niveaux local, régional et territorial, avant d’être consolidée au niveau national par le ministère de l’Économie et de la Planification, en rupture avec les approches adoptées lors des précédents exercices de planification.

Selon le président de la commission, le cadre général du plan s’articule autour de politiques économiques et sociales visant à développer les infrastructures, renforcer la justice sociale, orienter les investissements, améliorer la qualité de vie et garantir l’accès des citoyens aux services essentiels.

Saber Jlassi a enfin réaffirmé que le Plan de développement 2026-2030 constitue un levier pour promouvoir la justice sociale et réduire les disparités entre les régions. Il a indiqué que l’examen du projet se poursuivra lors des auditions programmées à partir du 30 juin 2026, afin d’approfondir l’étude des différents axes du document et de formuler les recommandations nécessaires à la réalisation de ses objectifs et au suivi de la mise en œuvre de ses programmes.

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Sarra Zaafrani Zenzri : « Investissement privé et réformes structurelles, les piliers du nouveau modèle tunisien »

25. Juni 2026 um 16:17

Sarra Zaafrani Zenzri, la cheffe du gouvernement, a inauguré lors du TIF. A cette occasion, elle a prononcé un discours, dont voici la teneur.

 

La cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri a souligné que « les résultats positifs et encourageants enregistrés par la Tunisie demeurent en deçà des ambitions nationales, car les défis restent nombreux et exigent des efforts plus importants, constants et exceptionnels. Ils appellent une mobilisation responsable de l’ensemble des structures de l’État, du secteur privé et des composantes de la société civile. Forte de ses potentialités humaines, de la diversité de ses compétences, de sa capacité d’innovation, ainsi que de la richesse de son tissu économique et de l’expérience accumulée par ses secteurs public et privé, la Tunisie est en mesure d’atteindre de meilleurs résultats » a-t-elle assuré.

Le Plan 2026-2030 rompt avec les politiques du passé

Le Plan de développement 2026-2030 constitue, à cet égard, un tournant majeur pour la Tunisie. Élaboré pour la première fois selon une approche participative ascendante, il part du niveau local, puis régional et territorial, avant d’aboutir au niveau national, ajoute la cheffe du gouvernement.

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De ce fait, « ce plan représente le cadre de référence le plus important pour consacrer les choix économiques et sociaux de l’État, établir un modèle de développement équitable, rompre avec les politiques du passé et accélérer les réformes structurelles destinées à créer de la richesse, afin de garantir une croissance inclusive, la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie de tous les Tunisiennes et Tunisiens sur l’ensemble du territoire ».

Ainsi, « l’investissement privé, qu’il soit national ou étranger, constitue un pilier stratégique qui bénéficie de la plus grande attention de l’État, en tant que moteur essentiel de la croissance, de la création de richesse et d’emplois » a-t-elle poursuivi.

Appel à une logique de responsabilité sociale

Et « conformément aux dispositions de la Constitution tunisienne, l’État veille à offrir un environnement d’investissement incitatif, fondé sur la coexistence et la complémentarité entre les secteurs public et privé, dans une logique de responsabilité sociale au service de l’économie nationale ».

Dans cette perspective, « les institutions de l’État s’emploient à offrir les meilleures conditions possibles aux investisseurs, aux porteurs de projets et aux entrepreneurs. Toutefois, cette orientation passe par la modernisation du cadre législatif et institutionnel régissant l’investissement, la simplification des procédures et la numérisation des services ».

En outre, « l’État poursuit également le développement de programmes de formation professionnelle de qualité, adaptés aux besoins des secteurs porteurs et aux nouvelles exigences du marché du travail », in fine.

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Plan 2026-2030 : PME et artisans réclament moins de bureaucratie et plus de financements

24. Juni 2026 um 14:09

Les représentants de la Fédération tunisienne des artisans et des PME ont plaidé, mardi, devant la commission des plans de développement et des grands projets à l’ARP, pour une simplification des procédures administratives, un meilleur accès au financement et une plus grande stabilité fiscale, dans le cadre des consultations sur le plan de développement 2026-2030.

Ils ont souligné que les PME, qui constituent l’essentiel du tissu économique national, sont confrontées à de nombreuses difficultés, notamment l’accès limité au crédit en raison des exigences élevées en matière de garanties bancaires. Les intervenants ont également dénoncé la lourdeur des procédures administratives et l’inadaptation de certaines législations aux évolutions économiques.

La fédération a par ailleurs alerté sur les effets négatifs des changements fréquents de la fiscalité, de la concurrence de l’économie informelle, de l’exportation de matières premières à faible valeur ajoutée et des insuffisances logistiques dans les régions de l’intérieur.

De leur côté, plusieurs députés ont appelé à des réformes concrètes pour améliorer le climat des affaires, faciliter le financement des PME et renforcer leur contribution à l’emploi, au développement régional et à la croissance économique.

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Plan de développement 2026-2030 : Moez Soussi salue l’ambition mais s’interroge sur les moyens

23. Juni 2026 um 15:06

Invité d’Express FM mardi 23 juin 2026, l’économiste Moez Soussi a livré une première lecture du projet de Plan de développement 2026-2030. Si l’universitaire a reconnu l’importance du travail réalisé et la richesse du contenu, il a exprimé également plusieurs réserves, notamment sur le mode de financement des investissements, la place accordée au secteur privé...

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Plan de développement 2026-2030 : feu vert du gouvernement

16. Juni 2026 um 10:13

Le gouvernement tunisien a franchi une étape décisive dans la définition de sa feuille de route économique. Réuni lundi 15 juin 2026 au Palais du gouvernement à La Kasbah, et présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le Conseil des ministres a examiné et approuvé le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030, document structurant qui engagera la politique économique et sociale du pays pour les cinq prochaines années.

Le document du Plan s’articule autour de trois parties principales : les orientations générales et les objectifs de développement, le développement territorial et les politiques de développement. Il fixe cinq grandes orientations stratégiques couvrant la justice sociale, l’équilibre territorial, le renforcement du tissu économique, la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, ainsi que la modernisation du cadre institutionnel.

Sur le plan méthodologique, ce Plan marque une première dans l’histoire de la planification tunisienne : il a été élaboré selon une approche ascendante, partant du niveau local vers le niveau régional, puis des districts, pour aboutir au plan national. Les rapports issus des conseils locaux, régionaux et de district ont ainsi alimenté les orientations définitives du document.

Réduire les disparités et moderniser l’économie

Parmi les priorités affichées figurent la réduction des taux de pauvreté et de vulnérabilité, le renforcement des systèmes de protection sociale et l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et au logement. Le Plan prévoit également le développement des infrastructures de base – ports, routes – ainsi que le soutien aux secteurs à forte valeur ajoutée et la promotion de l’innovation et de la recherche.

 

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La sécurité alimentaire, hydrique et énergétique constitue un autre axe central, avec un accent mis sur la durabilité des ressources en eau, le renforcement de l’indépendance énergétique et la préservation de l’environnement et de la biodiversité. La réforme des entreprises et structures publiques, ainsi que l’amélioration des performances de l’administration, complètent le dispositif.

Un mécanisme de suivi…

Pour assurer le suivi de la mise en œuvre, le texte prévoit un mécanisme d’évaluation périodique comprenant un rapport annuel intégré au budget économique et un rapport d’évaluation à mi-parcours. Ce dispositif vise à permettre des ajustements en fonction des évolutions conjoncturelles et des mutations géostratégiques mondiales identifiées dans le document comme facteurs de risque – notamment la volatilité des prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des matières premières, ainsi que les transformations des marchés du travail.

Le projet de loi sera désormais soumis au circuit législatif en vue de son adoption définitive.

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Plan de développement 2026-2030 : pourquoi l’immobilisme RH va faire dérailler le bras armé financier de l’État

11. Juni 2026 um 10:30

Le Plan de développement 2026-2030 de la Tunisie affiche des ambitions sectorielles claires, adossées à des indicateurs chiffrés et des trajectoires de croissance volontaristes. Pourtant, un angle mort systémique menace de gripper la mise en œuvre de ces projections. Ce talon d’Achille ne réside ni dans l’accès aux lignes de crédit, ni dans l’absence de visions technologiques, mais dans une faillite structurelle trop souvent passée sous silence : la gouvernance de notre capital humain.

 

Le cas d’école des banques publiques est, à cet égard, des plus révélateurs. Supposées être le fer de lance de la politique financière de l’État et le principal vecteur d’exécution de la relance économique, nos institutions financières souveraines s’enferment aujourd’hui dans une crise de gestion des ressources humaines (RH) qui paralyse leur propre transformation.

 

L’illusion technologique face au défi de la souveraineté numérique

Une erreur d’évaluation fondamentale persiste dans le débat économique national : celle de confondre la modernisation d’une institution avec l’accumulation de ses dépenses technologiques. On ne compte plus les milliards investis dans l’acquisition de core banking étrangers ou les déclarations d’intention sur l’intégration de l’intelligence artificielle à l’horizon 2030.

Or, une véritable stratégie d’IA souveraine ne peut se réduire à l’achat de solutions clés en main sur étagère, qui ne font qu’accentuer notre dépendance technologique. La technologie sans les compétences internes pour la gouverner n’est qu’une illusion de rattrapage. En privilégiant l’intégration de boîtes noires externes, sans valoriser ni ancrer un socle d’expertise local, la gouvernance de nos banques publiques s’asphyxie. Injecter des budgets colossaux dans des outils de pointe tout en maintenant des grilles indiciaires, des modes de décision et des structures d’avancement d’un autre âge crée un décalage intenable. Le constat terrain est sans appel : nos structures financières s’enferment elles-mêmes dans leurs propres contradictions administratives.

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Le coût de l’immobilisme et l’effondrement de la « Tunisie Software »

Pour déclencher le sursaut économique dont le pays a besoin, l’émergence d’une Tunisie Software – un écosystème national fort, basé sur l’innovation, la maîtrise du code et l’intelligence artificielle – est un impératif de souveraineté. Les banques publiques devraient en être le premier client, le premier incubateur et le premier protecteur.

Malheureusement, dans un marché financier hautement concurrentiel, l’immobilisme en matière de gestion des ressources humaines produit l’effet inverse. C’est le risque managérial le plus coûteux pour la collectivité.

Pendant que les directions générales se figent dans une culture de l’évitement et un contrôle procédural stérile, les compétences clés s’échappent. Nos ingénieurs, nos experts de la data, nos analystes financiers et nos managers SI les plus brillants ne quittent pas seulement le secteur public pour des motifs strictement financiers. Ils fuient des structures où l’initiative est perçue comme un risque et le statu quo comme une protection.

Comment l’État peut-il piloter un plan de développement stratégique si son bras armé financier se vide méthodiquement de sa substance grise ? Comment assurer la transition d’un État gestionnaire vers un État stratège si nos fleurons bancaires perdent l’indépendance technique nécessaire pour maîtriser leurs propres choix technologiques ?

 

Faire sauter le triple verrou institutionnel

Le sursaut économique de la Tunisie ne se jouera pas dans le confort des rapports d’experts, mais sur le terrain de l’exécution opérationnelle. Pour que le Plan 2026-2030 se traduise par des résultats tangibles, la refonte de la gouvernance RH au sein des banques publiques doit cesser d’être une variable d’ajustement pour devenir le chantier prioritaire.

Il est désormais urgent de faire sauter ce triple verrou institutionnel qui lie la rigidité administrative, l’inertie décisionnelle et la fuite des cerveaux. Cela impose des ruptures claires :

– Substituer à la culture de l’évitement une véritable gouvernance de la performance, basée sur l’évaluation objective et la responsabilité managériale.

– Déplafonner et repenser la valorisation des compétences techniques et stratégiques internes pour aligner les institutions publiques sur les réalités du marché de l’emploi technologique et financier.

– Placer le capital humain au cœur de la stratégie d’entreprise en transformant les directions RH – aujourd’hui cantonnées à une gestion administrative des carrières et des échelons – en de véritables pôles de développement des talents, capables de piloter notre transition numérique.

Le diagnostic est posé et le temps presse. Si l’État tunisien veut véritablement déclencher son sursaut économique et garantir sa souveraineté numérique, il doit commencer par libérer ses propres institutions de leurs verrous internes. Sans une révolution profonde de notre gouvernance humaine, le plan 2026-2030 butera inévitablement sur le mur de l’exécution.

 

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Mention: Les propos et analyses développés dans cette tribune expriment les opinions personnelles de l’auteur et n’engagent en aucun cas les institutions publiques ou bancaires auxquelles il est professionnellement rattaché.

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