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Tunisie | Accès gratuit aux musées et monuments ce dimanche 4 octobre

03. Oktober 2026 um 20:50

L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) informe que l’accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l’Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit ce dimanche le 04 octobre 2026.

L’AMVPPC rappelle que les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour bénéficient de la gratuité d’entrée durant les jours suivants :

Le premier dimanche de chaque mois,
Le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments,
Le 18 mai : Journée internationale des musées
Les jours fériés.

Liste des musées, des sites archéologiques et des monuments historiques ouverts

« Profitez de cette occasion pour découvrir la richesse patrimoniale de la Tunisie et visitez les musées, sites et monuments », commente l’AMVPPC

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Le théâtre tunisien en deuil : l’acteur Salah Rahmouni n’est plus

03. Oktober 2026 um 20:41

Dans un communiqué publié samedi 3 octobre, le ministère des Affaires culturelles a annoncé le décès de l’acteur Salah Rahmouni, survenu le vendredi 2 octobre 2026. L’artiste avait bâti l’ensemble de sa carrière au sein de la Troupe de théâtre de la Ville de Tunis, au rayonnement de laquelle il avait largement contribué.

Tout en rendant hommage à cet artiste qui a consacré une grande partie de sa vie au théâtre tunisien, aux côtés de plusieurs générations de comédiens et de créateurs, le ministère rappelle qu’il a participé à de nombreuses productions emblématiques ayant marqué la scène nationale, telles que « Le Maréchal », « Une nuit des mille et une nuits », « La Révolte de l’homme à l’âne », « Al-Hallaj » ou encore « Dam El Farah ».

À noter que Salah Rahmouni s’était également illustré à la télévision à travers des apparitions dans plusieurs feuilletons et productions dramatiques, notamment « Hikayat El Aroui », « Ennes Hkeya », « Dhafayer » et « Rayhana ».

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Galerie Grafiflow | Hammadi Ben Saad ou la liberté du geste

03. Oktober 2026 um 07:50

La galerie Grafiflow (43, rue du Commandant Béjaoui, la Soukra), au nord de Tunis, propose une exposition du peintre Hammadi Ben Saad, décédé le 25 juillet 2025 à l’âge de 77 ans. Joliment intitulée ‘‘Remember Me’’, comme pour interpeller ceux qui ont côtoyé l’homme et apprécié son œuvre, pour qu’ils ne l’oublient pas et continuent de les faire vivre parmi eux, l’exposition se tiendra du 9 octobre au 1er novembre 2026. Nous reproduisons ci-dessous le texte de présentation de l’exposition réalisé par la directrice artistique de l’exposition.

Rim Ben Boubaker *

Cette exposition propose un regard rétrospectif sur plus de cinquante ans de création de Hammadi Ben Saad, figure singulière de la scène artistique tunisienne **. Des premières figures aux recherches autour du trait, du papier, de la matière et de l’accident, jusqu’aux visages, aux masques, aux hommes des cavernes et aux monochromes abstraits, elle retrace les transformations d’un langage artistique toujours en mouvement.

L’exposition met en lumière une œuvre construite dans la liberté du geste, l’expérimentation et une relation instinctive à la matière. À travers une sélection d’œuvres, d’archives et de documents, le parcours fait dialoguer différentes périodes sans les enfermer dans une chronologie stricte.

Présentée après sa disparition en 2025, l’exposition porte également une dimension particulière : celle de poursuivre le dialogue avec une œuvre qui continue de vivre au-delà de son créateur.

Une œuvre en mouvement

Faut-il encore présenter Hammadi Ben Saad ? Autodidacte, Hammadi Ben Saad a développé, depuis le début des années 1960, une œuvre profondément singulière, construite au fil de plusieurs décennies de mutations, de déplacements et de transformations. Son parcours ne se laisse pas enfermer dans une seule manière de peindre. Cette exposition est née du désir d’appréhender son œuvre dans son ensemble. Elle ne cherche pas à reconstruire une chronologie figée, mais à suivre un mouvement : celui d’un artiste qui n’a cessé de déplacer son regard, d’explorer de nouvelles voies et de remettre son langage en jeu.

Des premières figures des années 1970 aux recherches autour du trait et de la ligne, des compositions nourries par l’accident, les images imprimées et la matière aux visages, masques et figures humaines, figures hybrides ou «hommes des cavernes», comme il aimait les nommer, jusqu’aux monochromes abstraits et aux travaux des dernières années, l’exposition fait apparaître les différentes étapes d’un cheminement sans cesse en mouvement. Elle permet ainsi de revenir sur ce parcours, mais aussi de faire surgir des correspondances entre des œuvres et des périodes parfois éloignées.

Peintures, archives et documents sont réunis pour donner à voir élaboration progressive de son langage artistique.

Présenter Hammadi aujourd’hui, après sa disparition, prend nécessairement une autre dimension. Il ne s’agit pas de clore le parcours de l’artiste au moment où sa vie s’est arrêtée. Au contraire, son absence offre un autre temps, une autre dimension à son œuvre : ceux de la découverte, de la relecture et de la rencontre avec de nouveaux regards. Ou peut-être une manière de poursuivre la conversation avec lui. Si Hammadi n’est plus là, son œuvre n’est pas statique. Elle continue de circuler, de susciter des questions, de faire surgir de nouvelles correspondances et de rencontrer d’autres regards.

C’est dans cet espace que cette exposition souhaite se tenir : non pas comme la conclusion d’une histoire, mais comme une invitation à la poursuivre. Car le plus bel hommage que l’on puisse rendre à un artiste n’est pas seulement de raconter son histoire. C’est de pousser la porte de son univers, de prendre le temps de regarder, de se laisser surprendre et, peut-être, de se laisser toucher.

* Curatrice.

** Voilà ce que l’auteure, Rym Ben Boubaker, écrivait le 26 juillet 2026 sur sa page Facebook en apprenant le décès, la veille, de cet artiste hors normes de tous points de vue : «C’est avec une immense tristesse que j’écris ces mots en hommage à Hammadi Ben Saad, un artiste rare, un homme vrai, un être d’une humanité profonde.

J’ai eu le privilège de croiser sa route, de partager avec lui des moments de création, de réflexion, de complicité.

Travailler à ses côtés fut un honneur, parler de son art, une richesse. Il m’a accueillie avec tant de générosité, tant d’amour… Il m’aimait comme sa fille, et ce lien restera à jamais précieux dans mon cœur.

Hammadi n’était pas seulement un artiste : il était un souffle, une lumière, un regard tendre sur le monde. Sa voix, son œuvre, son engagement laissent un vide immense dans la scène artistique, mais surtout dans la vie de ceux qui l’ont connu et aimé.

Il s’en va, mais il laisse derrière lui une traînée d’étoiles, des couleurs, des mots et des silences pleins de sens.

Et dans ce silence désormais, son art continue de parler…

Son absence résonne, mais sa présence demeure.

Dans chaque regard ému face à une de ses œuvres,

Il est là.

Toujours là.Repose en paix Si Hammadi.»

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Tunis | Oum aux Journées musicales de Carthage

03. Oktober 2026 um 00:09

L’artiste marocaine Oum investit la scène du Théâtre de l’Opéra de Tunis le 4 octobre 2026 pour présenter « Dialddar », dans le cadre de la 11ᵉ édition des Journées Musicales de Carthage.

Ce projet audacieux au croisement des percussions, du oud, de la soul et des sonorités sahariennes sera présenté dimanche 4 octobre 2026 à 21h30
au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la Culture Chedli Klibi.

Les billets sont disponibles sur le site officiel du festival

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Festival du film des femmes et des jeunes de Djerba | Mohamed Ali Ben Jemaa président d’honneur

02. Oktober 2026 um 18:54

​Le comité directeur du Festival international du film des femmes et des jeunes de Djerba annonce le choix de l’artiste tunisien Mohamed Ali Ben Jemaa en tant que président d’honneur de la 12e édition du festival, qui se tiendra du 24 au 27 octobre 2026 sur l’île de Djerba.

​Ce choix intervient en hommage à son parcours artistique distingué, à ses contributions à la scène cinématographique et dramatique tunisienne, ainsi qu’à sa présence remarquable sur la scène artistique nationale.

La direction du festival salue l’acceptation par l’artiste Mohamed Ali Ben Jemaa de cette fonction honorifique, estimant que sa présence constitue une contribution artistique et symbolique majeure à cette édition, qui vise à soutenir la création cinématographique, à renforcer la présence du cinéma tunisien et à mettre en valeur le rôle des femmes et des jeunes dans le 7e art.

Le festival poursuit également son ouverture sur les expériences cinématographiques arabes et internationales, en favorisant les échanges artistiques et en créant des espaces de dialogue et de rencontre entre les artistes et cinéastes de Tunisie et du monde entier.

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«Biouyounihena» | Rendez-vous des cinéastes arabes en Tunisie  

02. Oktober 2026 um 13:36

L’une des nouveautés de la septième édition du Festival international du film de femmes «Regards de Femmes» («Biouyounihena» en arabe), qui se tiendra du 3 au 7 octobre 2026 entre Nabeul, Hammamet et Bouargoub, dans la région du cap Bon, au nord-est de la Tunisie : un atelier destiné à accompagner les réalisatrices dans le développement de leurs projets, de la définition de l’idée jusqu’à la présentation devant des professionnels du secteur.

L’«Atelier de développement et de présentation de projets cinématographiques» sera dirigé par le réalisateur, scénariste et producteur tunisien Ibrahim Letaïef ; il vise principalement à accompagner les cinéastes participant à la compétition officielle.

Le parcours comprend l’affinage de l’idée, la rédaction du synopsis et de la logline, la définition de la vision artistique, la préparation du dossier et le travail sur le pitching, avec des exercices pour présenter et défendre le projet devant des producteurs et des professionnels.

Les projets de courts métrages de fiction, de documentaires, d’animation et de cinéma expérimental sont admis.

L’atelier s’accompagne d’une résidence artistique dédiée à l’écriture, coordonnée par la scénariste Samia Amami ; durant cette résidence, des réalisatrices venues du monde arabe pourront travailler sur la structure dramatique, les personnages et le traitement de leurs films, afin de faire progresser les scénarios vers une étape plus avancée de développement et de production.

La septième édition de «Regards de Femmes», organisée dans le cadre de la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC), présentera 19 courts métrages en compétition. Le programme inclut également des projections, des masterclasses, des rencontres et des débats sur l’intelligence artificielle, les nouveaux métiers du cinéma, la représentation du genre et le leadership féminin dans les industries culturelles et créatives.

Le fil conducteur de cette édition est «Oui, il y a de l’espoir».

Parmi les hommages figure celui rendu à la réalisatrice libanaise Heiny Srour, première cinéaste du monde arabe à avoir vu un de ses films sélectionné au Festival de Cannes.

L’ouverture cinématographique sera assurée le 4 octobre par ‘‘The Miracle of Life’’, un court métrage documentaire et expérimental de la réalisatrice palestinienne Sabrine Khoury, tandis que le jury de la compétition sera présidé par le réalisateur égyptien Yousry Nasrallah.

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Moussem d’Assilah : une petite ville marocaine au cœur des grands débats

02. Oktober 2026 um 11:47
Du 2 au 18 octobre, Assilah accueille la session d’automne de la 47e édition de son Moussem culturel international. Dans cette cité de la côte atlantique, artistes, écrivains, chercheurs et diplomates se retrouvent autour de l’Afrique, du monde arabe et…

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Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

02. Oktober 2026 um 11:13
Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

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Un nouveau livre sur les proverbes tunisiens

02. Oktober 2026 um 09:30

Dr Wiem Ben Amara, chercheuse, enseignante et auteure tunisienne, vient de publier chez Nous Éditions un ouvrage, en arabe intitulé  «ريحة السفساري » (ou «Odeur de sefsari») où elle revisite une partie du patrimoine oral tunisien à partir des proverbes, expressions et récits transmis par sa grand-mère, Souad.

L’ouvrage rassemble les proverbes dans différents chapitres thématiques. Chaque proverbe est présenté, expliqué dans son sens et son usage, puis replacé dans son contexte afin d’en faire ressortir la portée et la richesse de la langue populaire tunisienne. Lorsque cela est pertinent, elle met également en regard certains proverbes avec des expressions ou des équivalents issus d’autres cultures, afin de faire apparaître les similitudes et les différences dans la manière dont les sociétés expriment des expériences humaines parfois universelles.

«J’ai souhaité ainsi préserver cette parole populaire et la transmettre aux nouvelles générations, notamment aux jeunes Tunisiens vivant à l’étranger», explique l’auteure, ajoutant que l’ouvrage a été proposé au Prix Sard Al Dhahab, organisé par le Centre de la langue arabe d’Abou Dhabi, dans la catégorie «Récits populaires» (السرود الشعبية) pour l’édition 2026.

Titulaire d’un doctorat en génétique et biologie moléculaire, Dr Wiem Ben Amara est chercheuse à la Faculté des Sciences de Tunis – Université de Tunis El Manar. Ce livre poursuit et complète le travail pîonnier de Tahar Khemiri, Hedi Balegh et Tahar Fazaa sur le riche corpus des proverbes et expressions populaires tunisiennes.

I. B.

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La caravane « Cinéma Jet » arrive à Jendouba

02. Oktober 2026 um 09:17

Après avoir fait escale à Zaghouan du 3 au 13 septembre, Cinéma Jet poursuit sa route et s’installe à Jendouba du 30 septembre au 11 octobre 2026, pour une nouvelle étape de sa deuxième édition.

Porté par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie et les États membres de l’Union européenne, en partenariat avec Cinématdour et le gouvernorat de Jendouba. Cinéma Jet poursuit une même ambition : faire circuler le cinéma au-delà des salles traditionnelles, aller à la rencontre des publics dans les différentes délégations et faire de la culture un espace de partage, de découverte et de création.

Placée cette année sous le signe de l’inclusion, cette deuxième édition propose à Jendouba un programme qui associe projections, ateliers artistiques, sensibilisation, expériences immersives, rencontres et activités destinées à différents publics, avec une attention particulière portée aux enfants et aux jeunes.

Le vendredi 2 octobre, Cinéma Jet investira l’école primaire 2 Mars 1934 de Moukher, à Ghardimaou, pour une journée entièrement consacrée aux pratiques artistiques.

Pendant toute la journée, l’équipe de Cinéma Jet s’installera dans l’école pour proposer aux élèves des ateliers de cinéma, de théâtre, de danse, de dessin et de réalité virtuelle.

Cinéma Jet continuera également à investir les espaces publics avec plusieurs projections en plein air dans les délégations de Fernana, Bni M’tir, Aïn Soltan et d’autres.

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Cinéma : Témoins de Sonia Barkallah à l’Institut français

02. Oktober 2026 um 09:01

C’est aujourd’hui, vendredi 2 octobre à 18h, que l’auditorium de l’Institut français de Tunis accueille une projection du film documentaire « Témoins » de la cinéaste franco-tunisienne Sonia Barkallah.

Un débat est également au programme pour discuter avec la réalisatrice du film des expériences de mort imminente qui sont au cœur de ce documentaire articulé autour de paroles d’experts et de témoignages glanés dans plusieurs pays dont la Tunisie.

D’une durée de 114 mn, « Témoins » est le deuxième opus de Sonia Barkallah qui a également réalisé sur le même thème son premier film intitulé « Faux départ ».

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«Love, Jazz & Other Stories», Cecilia Krull aux JMC 2026

01. Oktober 2026 um 23:13

Révélée à l’échelle internationale grâce à « My Life Is Going On », l’emblématique générique de la série phénomène La Casa de Papel, l’artiste hispano-française Cecilia Krull sera sur la scène de la 11e édition des Journées Musicales de Carthage (JMC).

À cette occasion, elle présentera au public son projet « Love, Jazz & Other Stories », un voyage musical envoûtant et intime situé au croisement du jazz et de la soul.

Le rendez-vous est donné pour le dimanche 4 octobre 2026 à 20h00 au Théâtre des Régions de la Cité de la Culture Chedli Klibi. La billetterie est désormais accessible sur le site officiel des JMC.

Y. N.

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À Marrakech, la photographie marocaine regarde le monde

01. Oktober 2026 um 12:00
Du 7 au 10 octobre, les Rencontres de la Photographie de Marrakech célèbrent deux siècles d’images. Mais leur 6e édition regarde surtout vers le présent : des échanges entre Maroc et Chine au travail critique sur l’Orient, jusqu’aux photographes de…

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Produits féminins : une plateforme nationale pour booster les ventes en ligne

01. Oktober 2026 um 09:29

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées annonce l’ouverture des inscriptions à la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins. Les candidates souhaitant y référencer leurs produits pourront s’inscrire en ligne du jeudi 1er au lundi 5 octobre 2026.

Dans un communiqué publié mercredi, le ministère précise que les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme dédiée. Les porteuses de projets relatifs aux produits féminins devront, dans un premier temps, créer un compte personnel, puis renseigner avec précision les informations demandées et vérifier leur exactitude. Elles devront également enregistrer leurs produits conformément aux données requises dans la fiche descriptive de chaque produit.

À l’issue de cette phase d’inscription, les dossiers soumis feront l’objet d’un examen par les services concernés. Les candidates seront ensuite informées de la décision via la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins, au cours de la dernière semaine d’octobre 2026.

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Quand le Maghreb entre dans le scénario du cinéma français

30. September 2026 um 11:30
Longtemps cantonnés aux marges des récits, les héritages maghrébins ont progressivement gagné le centre du cinéma français. Du 30 octobre 2026 au 21 mars 2027, le Palais de la Porte Dorée retrace plus de six décennies de films, de carrières…

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Festival Aflam 2026 | Réparer l’image, retrouver les mémoires

30. September 2026 um 08:16

Les archives algériennes, tunisiennes et les mémoires minoritaires sont au cœur de la 13e édition du festival « Aflam. Cinémas des mondes arabes » qui se tiendra du 10 au 18 octobre 2026, à Marseille, France, sous le thème «Réparer l’image». Réparer l’image, c’est d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.

Djamal Guettala 

L’association Aflam, organisatrice de l’événement, a tenu une conférence de presse, le 10 septembre, au cinéma Les Variétés à Marseille, au cours de laquelle elle a dévoilé le programme de la 13e édition qui fera dialoguer cinéma, archives, mémoire et création contemporaine, avec une attention particulière portée aux œuvres longtemps restées dans l’ombre.

Aflam, qui œuvre depuis 2000 à la diffusion des cinémas des mondes arabes, propose cette année 52 films, 40 invité·es et 35 événements-séances.

La programmation ne considère pas les archives comme de simples traces du passé : elle cherche à les remettre en circulation et à interroger les récits que les images ont conservés, mais aussi ceux qu’elles ont laissés disparaître.

L’Algérie au cœur de la mémoire cinématographique

Le dimanche 11 octobre sera particulièrement important pour le cinéma algérien. À 16h30, au Polygone Étoilé, Nabil Djedouani, à la tête des Archives numériques du cinéma algérien, présentera une sélection de films restaurés.

Depuis 2012, ce spécialiste formé à l’INA mène un travail de sauvegarde et de diffusion d’œuvres algériennes devenues difficiles d’accès. Numériser une pellicule ne suffit pourtant pas. Encore faut-il lui redonner un public et une place dans l’histoire du cinéma.

Le même soir, à 20h, Aflam proposera ‘‘Boualem Zid El Goudam’’ de Moussa Haddad, réalisé en 1980, en présence de Nabil Djedouani.

Le film met en scène Boualem et Sekfali, deux hommes qui traversent le désert algérien. Une charrette chargée de vieux livres, d’images, de reliques et de souvenirs accompagne leur étrange voyage. Deux hommes, deux visions de l’existence et deux rapports à l’histoire de l’Algérie se confrontent.

Boualem demeure attaché à l’idéal égalitaire et émancipateur issu de la guerre de libération. Sekfali, aristocrate cultivé, porte un regard sceptique sur cette utopie. Entre fable politique, réflexion philosophique et absurdité beckettienne, le film interroge les promesses de l’indépendance et les contradictions de l’Algérie postcoloniale.

Quarante-six ans après sa réalisation, la redécouverte de ‘‘Boualem Zid El Goudam’’ prend une résonance particulière. Le film ne revient pas seulement du passé : il revient poser des questions au présent.

L’Algérie sera également présente à travers ‘‘Petite Casbah’’, film d’animation d’Antoine Colomb, programmé le 14 octobre aux Variétés. À travers Malika, une fillette vivant dans la Casbah d’Alger dans les années 1950, le film fait entrer l’histoire coloniale dans le regard de l’enfance.

La Tunisie, par les traces et les images

La Tunisie occupe une place plus discrète, mais elle n’est pas absente de cette réflexion sur les archives.

Le 17 octobre, au Mucem, une courte archive consacrée à Sousse, tournée en 1971 en 8 mm, sera présentée dans le cadre de la programmation consacrée aux Archives Bouanani. Une image modeste en apparence, mais qui acquiert avec le temps une autre valeur : celle d’un fragment de Tunisie devenu trace patrimoniale.

La Tunisie apparaît également dans la dynamique de WarshatAflam, résidence d’écriture de scénarios destinée aux jeunes cinéastes du monde arabe. La mémoire ne se limite donc pas aux films anciens : préserver les images signifie aussi accompagner celles et ceux qui fabriqueront les images de demain.

Palestine, Maroc, Liban : filmer contre l’effacement

La Palestine occupe une place forte dans cette édition avec, le 15 octobre à La Baleine, la rencontre «Les révolutionnaires ne meurent jamais : cinéastes solidaires du peuple palestinien», en présence notamment de Kassem Hawal et Mohanad Yaqubi.

La caméra devient ici un instrument de mémoire. Les archives palestiniennes témoignent d’une histoire politique et culturelle constamment menacée par les guerres, les déplacements et les destructions.

Au Liban, ‘‘Le Jour de colère : Contes de Tripoli’’ de Rania Rafei remontera le fil de l’histoire contemporaine, des manifestations de 1943 aux mobilisations populaires de 2019.

Le Maroc sera représenté par les Archives Bouanani, avec Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier. Le travail de sauvegarde entrepris après l’incendie de 2006, qui avait détruit une partie des archives familiales, rappelle la fragilité de ces patrimoines.

Les mémoires minoritaires sortent de l’ombre

Aflam élargit cette réflexion aux mémoires minoritaires. Une exposition consacrée au cinéma amazigh au Maroc, conçue et commentée par Sarah Mounia Kachiri, réunira films, vidéos amateurs et installations autour de l’identité culturelle, de la transmission orale et des formes de résistance.

Le 18 octobre, au Mucem, une table ronde intitulée «Ce que le patrimoine culturel national invisibilise» réunira Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri autour des archives arméniennes, kurdes et amazighes.

La question dépasse alors le cinéma : qui décide de ce qui mérite d’être conservé dans la mémoire collective ? Quelles images deviennent patrimoine et lesquelles restent en dehors des récits officiels ?

À ces archives répond une création contemporaine avec notamment Alea Jacarandas de Hassen Ferhani, L’Entente – La face cachée d’Alexandrie de Mohamed Rashad et Yunan d’Ameer Fakher Eldin.

Avec «Réparer l’image», Aflam propose ainsi bien davantage qu’un festival de cinéma. À Marseille, les films anciens dialoguent avec les œuvres nouvelles, les archives nationales avec les mémoires minoritaires, le Maghreb avec le Machrek.

Réparer l’image, c’est peut-être d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.

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«Primitive Robot» | Concert de Marcondiro à Tunis

29. September 2026 um 13:52

Marcondiro, un groupe de musique rock indépendant et d’auteur, fondé à Rome en 2009 par le chanteur et performeur Marco Borrelli, présente sa démarche artistique à Tunis, le jeudi 1er octobre à 20 heures, sur la scène de L’Agora à La Marsa. Il présentera «Primitive Robot», aux côtés de Valerio Cesarini et du musicien tunisien Ziad Trabelsi.

Le rendez-vous s’inscrit dans le cadre de la 34e édition du Festival Sete Sóis Sete Luas, manifestation internationale qui, depuis plus de trente ans, favorise à travers la musique et la culture le dialogue entre les pays méditerranéens et le monde lusophone. A Tunis, il prend la forme d’une rencontre artistique qui dépasse la simple dimension du concert : des langages, des origines et des sensibilités différentes entrent en dialogue dans l’un des cadres internationaux qui ont fait de l’échange culturel leur identité.

Au cœur de la soirée se trouvera l’univers de «Primitive Robot», un projet dans lequel Marcondiro met en tension deux dimensions en apparence opposées : le primitif et le technologique. Une contradiction qui devient matière musicale et narrative et qui interroge le rapport de l’homme contemporain à ses origines, à la machine et à une réalité en transformation toujours plus rapide.

À Tunis, cette recherche prend une dimension supplémentaire grâce à la rencontre avec Ziad Trabelsi, musicien tunisien, et à la présence de Valerio Cesarini. Le concert devient ainsi un espace de croisement où l’écriture et la vision de Marcondiro se confrontent à d’autres sonorités et traditions, au sein d’un même espace géographique méditerranéen.

«Amener Primitive Robot à Tunis, c’est une nouvelle fois le faire sortir de ses frontières et le mettre en relation avec un autre lieu, une autre culture, une autre manière de ressentir la musique», souligne Marcondiro.Il ajoute : «La Méditerranée est depuis toujours un espace où les identités ne restent pas immobiles : elles se rencontrent, se mélangent et évoluent. Jouer avec Ziad et Valerio dans le cadre du Sete Sóis Sete Luas, c’est entrer pleinement dans ce mouvement.»

Créé il y a 34 ans, le Festival Sete Sóis Sete Luas représente en 2026 un réseau culturel international fondé sur la circulation des artistes, la création originale et la rencontre entre les cultures. L’étape tunisienne offre ainsi à Primitive Robot une nouvelle dimension internationale et, surtout, un terrain en cohérence avec la nature même du projet : faire de la musique un espace où des identités en apparence éloignées peuvent se reconnaître, se transformer et donner naissance à quelque chose de nouveau.

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La ‘Biennale de l’Image en Mouvement’ investit la médina de Tunis

29. September 2026 um 11:27

À moins de trente jours de l’ouverture de la 8e édition de Jaou Tunis, la Biennale de l’Image en Mouvement (BIM’26), qui se tiendra du 24 octobre au 22 novembre 2026 à Quechlet El Attarine, à la Medina de Tunis, commence à dévoiler ses secrets. Coproduite par le Centre d’art contemporain Genève et la Fondation Kamel Lazaar, cette édition, présentée pour la première fois hors de Suisse, réunira à Tunis seize artistes autour de l’exposition ‘‘Becoming the Ocean’’ sous la direction artistique de Lina Lazaar et Andrea Bellini.

Cette édition marque une nouvelle étape dans la collaboration entre les deux institutions organisatrices, qui souhaitent établir en Afrique un espace durable dédié à la production artistique, à la réflexion critique et au dialogue trans-régional autour de l’image en mouvement, en créant des liens entre les différentes géographies de la majorité mondiale.

Comme l’explique Lina Lazaar (co-curatrice et vice présidente de la KLF),  «amener BIM à Tunis est plus qu’une célébration des images en mouvement» «C’est une opportunité de renforcer les compétences des acteurs culturels et des techniciens locaux, appelés à évoluer dans des conditions souvent complexes. Au-delà des œuvres créées ici, BIM construit un réseau qui place les voix de la majorité mondiale (Global Majority) au centre de son action. Son héritage perdurera non seulement dans les idées qu’elle génère, mais aussi à travers les personnes et les pratiques qui se développent autour d’elles», ajoute-t-elle.

Pour la première fois, la BIM s’installe exceptionnellement hors de Suisse. À Tunis, elle prendra la forme d’une exposition et d’un programme public avant de poursuivre son parcours à Venise, Bruxelles, Genève et Londres.

La collaboration intercontinentale marque un nouveau chapitre dans l’histoire quadragénaire de BIM. Fondée à Genève en 1985, la BIM fut parmi les premiers événements dédiés aux images en mouvement produites par les artistes. Depuis 2014, elle se concentre sur la commande de nouvelles œuvres originales plutôt que sur un thème global, célébrant une pluralité de perspectives. 

La caserne de Halfaouine.

Seize nouvelles productions

L’exposition Becoming the Ocean réunira seize artistes d’Afrique, du monde arabe, d’Amérique latine, d’Asie et de leurs diasporas. Les œuvres, toutes nouvellement commandées pour cette édition, seront présentées à la Quechlet El Attarine, ancienne caserne militaire ottomane du XIXe siècle située au cœur de la médina de Tunis.

Participeront à cette édition : Tabarak Allah Abbas, Younès Ben Slimane, Mona Benyamin, S.A. Chavarría, Leena Habiballa, Roman Selim Khereddine, Zein Majali, Alaa Mansour, Paulo Nazareth, Diane Severin Nguyen, Liv Schulman, Hildegard Titus, Natasha Tontey, Castiel Vitorino Brasileiro, ainsi que Hajra Waheed & Sarah Zeryab.

Selon Andrea Bellini (co-curateur et directeur du Centre d’art conteporain Genève), «il pourrait bien s’agir du groupe le plus diversifié à ce jour dans l’histoire de la BIM. La forte présence d’artistes provenant du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, et le fait que treize sur seize soient des femmes, reflètent un engagement délibéré envers des voix audacieuses et diverses. En ces temps sombres, cela indique un signal puissant de notre détermination à défendre une diversité de perspectives artistiques.» 

Une traversée vers l’inconnu

Le point de départ de l’exposition est une interrogation sur les moments où les systèmes ne se contentent plus de décliner, mais se raidissent et s’intensifient. Les frontières se ferment, la surveillance s’étend, les crises écologiques s’accélèrent et les logiques coloniales réapparaissent sous de nouvelles formes.

‘‘Becoming the Ocean’’ se construit à partir de cette situation de tension et de basculement. L’exposition s’intéresse à ces moments où les structures héritées cessent de fournir des repères, tandis que l’avenir demeure difficile à penser.

Le titre de l’exposition est tiré d’une histoire dont l’auteur reste incertain. Osho a évoqué cette image en 1979, l’attribuant à Khalil Gibran, avant d’y revenir sous une forme développée en 1986 : une rivière, à l’approche de la mer, ressent sa transformation comme une disparition. Ce qui semble être une fin devient pourtant une expansion, l’entrée dans une réalité plus vaste. Le passage n’exige donc pas l’effacement, mais le courage d’entrer dans une nouvelle forme d’existence.

Les seize artistes réunis à Tunis développent des pratiques traversées par la guerre, les migrations, les bouleversements écologiques, les luttes politiques, les savoirs ancestraux, les transformations technologiques et les conflits persistants autour de la mémoire.

Les corps deviennent des archives. Les paysages, des témoins. Les histoires apparaissent et disparaissent, comme des courants qui circulent sous la surface du monde visible.

Younes Ben Slimane – Grounds for Mourning.
Younes Ben Slimane – Grounds for Mourning.

L’exposition interroge ainsi les imaginaires de séparation qui ont accompagné la modernité : séparation entre nations, peuples, histoires, espèces et futurs. À cette logique, ‘‘Becoming the Ocean’’ oppose une réflexion sur l’interdépendance, non comme idéal abstrait, mais comme condition de survie.

Dans un contexte où les structures héritées semblent de moins en moins capables de répondre aux crises qu’elles ont elles-mêmes contribué à produire, la transformation n’est pas envisagée comme une résolution, mais comme une pratique : porter la mémoire avec soi tout en entrant dans des formes de relation encore largement inconnues.

La rivière arrive à la mer chargée de tout ce qu’elle a été. La traversée ne demande pas l’oubli. Seulement le courage de continuer. 

Un symposium les 26 et 27 octobre à la salle Le Rio

‘‘BIM’26 – Becoming the Ocean’’ part du constat que nous traversons un  sursaut d’extinction : un moment où les systèmes politiques, historiques, technologiques et épistémologiques s’intensifient précisément parce qu’ils atteignent les limites de leur capacité à organiser le monde.

Pendant deux jours, le symposium réunit artistes, écrivain·es, chercheur·euses et penseur·euses politiques pour interroger ce qui advient lorsque les structures héritées ne tiennent plus, et quelles formes de savoir, de relation et d’imagination politique doivent alors être produites en réponse.

Le programme s’articule autour de quatre chapitres interconnectés : L’ordre international; La Mémoire; L’Intelligence et La Vérité.

Notes On Camp – film de Sarah Zeryab.

Réinventer un patrimoine militaire

Le choix de la Quechlet El Attarine inscrit la BIM’26 dans l’un des paysages urbains historiques les plus remarquables de la Méditerranée et du monde islamique. Située au cœur de la médina de Tunis, cette ancienne caserne ottomane du XIXe siècle compte parmi les édifices militaires les mieux conservés de la médina.

Au cours de ses deux siècles d’existence, le lieu a connu plusieurs transformations, passant d’une fonction militaire et carcérale à des usages éducatifs puis culturels. Avec Becoming the Ocean, il s’apprête à connaître une nouvelle métamorphose.

Pour la BIM’26, la Quechlet El Attarine ne constitue pas un simple cadre d’exposition. Son histoire stratifiée et ses transformations successives participent pleinement à l’expérience proposée. Les œuvres et l’architecture entreront ainsi en dialogue, faisant émerger un lieu façonné par son passé tout en l’ouvrant à de nouveaux usages et à de nouvelles possibilités.

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Ibrahim Mahama : quand le Ghana pousse les portes de la Fondation Cartier

29. September 2026 um 10:50
À partir du 22 octobre, l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama investit le nouveau bâtiment parisien de la Fondation Cartier. Avec neuf artistes et collectifs associés, il transforme l’exposition en espace de mémoire, de transmission et de réflexion sur les futurs africains.…

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Affaire Thélyson Orélien | La frontière entre IA et création littéraire

29. September 2026 um 08:15

‎Dans cette frontière, de plus en plus incertaine, entre l’écrivain qui utilise l’intelligence artificielle et l’intelligence artificielle qui écrit à la place de l’écrivain, où finit l’assistance et où commence la substitution ? L’affaire ‎Thélyson Orélien pose cette problématique avec acuité.

Atef Gadhoumi *  

‎Thélyson Orélien. Ce nom vous dit-il quelque chose ? Oui, certainement. Sinon, retenez-le. ‎Il est sur toutes les lèvres, fustigé par les uns, défendu par les autres. Sa notoriété, à peine acquise, déjà fugace, vient d’être éclaboussée. Pis encore, remise en cause. ‎Son premier roman est la révélation de cette rentrée littéraire. Prix du roman Fnac et nominé pour les plus prestigieux prix littéraires : le Goncourt, le Renaudot, le Femina… ‘‘C’était ça ou mourir’’ semblait promis à un destin exceptionnel. ‎Mais un simple tweet, anonyme à ses débuts, assumé plus tard comme un trophée de guerre, bouleverse cette ascension vertigineuse. L’arrête net : le roman serait généré par une IA.

‎Scandale et lynchage médiatique

‎Un verdict sans appel. Pangram, présenté comme l’un des détecteurs les plus fiables, a tranché.‎ ‎Le scandale fait feu de paille. Le monde littéraire est ébranlé. Un séisme dont les répliques semblent interminables, imprévisibles.

‎La chasse à l’homme est ouverte. Son passé est décortiqué au peigne fin. ‎Un second verdict tombe, lui aussi sans appel : plagiaire récidiviste. Rattrapé pour des écrits vieux de plus de quinze ans ! ‎Ses détracteurs crient victoire. ‎Conséquences immédiates : le roman est retiré de la sélection de l’Académie Goncourt. Au Canada, la tournée promotionnelle est suspendue et certaines rencontres sont annulées.‎ ‎Tout cela sur fond d’accusations qui, pour l’utilisation de l’IA, reposent notamment sur des analyses algorithmiques dont la portée probante fait précisément débat.

‎‎Tout ça pour ça. ‎Ces IA sont, par essence même, capables de générer un texte cohérent, grammaticalement correct, souvent même stylistiquement travaillé. Mais sont-elles en mesure de créer une œuvre littéraire sans avoir derrière elles des expériences vécues, une nécessité intérieure, une intention existentielle ou autre ? ‎J’en doute fort.

‎Au-delà du scandale, une frontière à redéfinir

‎Mais là n’est peut-être même pas l’essentiel. ‎Le véritable sujet, transcendant ce fait divers, est ailleurs : dans cette frontière, de plus en plus incertaine, entre l’écrivain qui utilise l’IA et l’IA qui écrit à la place de l’écrivain.‎

‎‎On ne doit plus se dérober devant cette réalité : nous utilisons tous, à des degrés divers, l’intelligence artificielle dans de nombreux domaines de notre vie. ‎La vraie question que chacun doit désormais se poser est simple :‎ ‎Où finit l’assistance et où commence la substitution ?

‎Pour l’écrivain, d’abord. À lui d’en être juge, en âme et conscience. L’IA peut être son soutien, son interlocuteur, son outil, à condition de savoir en user à bon escient. ‎Mais lorsque l’écrivain lui délègue ses idées, abandonne ses personnages, ses scènes, son style, ses choix, que reste-t-il alors de son imagination créative ?

‎L’écrivain et philosophe Pascal Bruckner, membre de l’Académie Goncourt, défend une coexistence possible entre l’intelligence artificielle et la création humaine, à une condition essentielle : que l’inspiration et la signature finale demeurent celles de l’auteur. ‎Une position qui mérite réflexion.

‎L’IA, un soutien ? Oui. ‎L’IA, un prête-plume ? Non.

* Ecrivain.  Prix Comar Découverte 2024.

La paternité littéraire de cet article est confirmée par Pangram.

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