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Express – Formation professionnelle : Une nouvelle plateforme européenne pour renforcer les liens avec les entreprises

07. September 2026 um 20:00

La Presse — L’Union européenne en Tunisie a annoncé le lancement d’une nouvelle plateforme numérique interactive réunissant formation, ressources pratiques et opportunités de mise en réseau et de coopération entre les établissements de formation professionnelle et les entreprises économiques en Europe, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie. Selon une publication de la page officielle […]

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Filière laitière : Remédier aux fragilités structurelles

07. September 2026 um 19:30

Après plusieurs années plombées par la sécheresse et l’explosion des coûts de production, la filière laitière, qui a démontré par le passé sa capacité à atteindre l’autosuffisance, accumule toujours des fragilités structurelles entières.  Le modèle qui a permis sa réussite doit désormais être repensé à l’aune d’une nouvelle réalité. La Presse — Le secteur laitier […]

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Élevage avicole : jusqu’à 100% de mortalité dans certaines unités après la vague de chaleur

07. September 2026 um 19:27

La filière avicole tunisienne traverse une période particulièrement difficile après les vagues de chaleur qui ont marqué l’été 2026, aggravées par des coupures répétées et prolongées d’électricité et d’eau. Dans certaines unités d’élevage, le taux de mortalité aurait atteint 100%, tandis que la baisse de la production fait désormais peser des risques sur l’approvisionnement du […]

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Question de la semaine – L’agilité organisationnelle est-elle la clé pour sauver les entreprises vulnérables ?

07. September 2026 um 19:15

La Presse — Vitesse, flexibilité, réactivité : depuis une trentaine d’années, ce mot d’ordre constitue l’essence même de l’esprit qui prévaut dans les équipes des grandes entreprises. Ces trois mots forment en effet le socle de ce que les experts appellent l’agilité organisationnelle, un concept né dans les usines et devenu aujourd’hui un impératif stratégique […]

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Investissements : la Tunisie ouvre davantage ses portes aux entreprises vietnamiennes

07. September 2026 um 18:11

Les perspectives de renforcement des relations économiques et des investissements entre la Tunisie et le Vietnam ont été au centre d’une rencontre tenue lundi au siège de la Foreign Investment Promotion Agency-Tunisia (FIPA-Tunisia), à l’occasion de la visite de l’ambassadeur de la République socialiste du Vietnam en Tunisie, avec résidence en Égypte, Nguyen Nam Duong. […]

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Tunisie : plus de 11.000 tonnes d’huile d’olive exportées vers la Jordanie

07. September 2026 um 18:02

Les produits agroalimentaires ont fortement renforcé leur poids dans les exportations tunisiennes vers la Jordanie en 2026. Leur part est passée d’environ 40 % au cours des dernières années à 90 % à fin juillet 2026, principalement sous l’effet de la progression des exportations d’huile d’olive conditionnée, selon les indicateurs publiés lundi par le Centre […]

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Cash : 30,2 milliards de dinars circulent désormais en Tunisie

07. September 2026 um 17:25

La valeur des billets et pièces en circulation en Tunisie a atteint 30,2 milliards de dinars au 3 septembre 2026, contre 25,9 milliards de dinars à la même période de 2025, enregistrant ainsi une progression de 16 %. Pour le professeur de droit bancaire Mohamed Nakhili, cette évolution illustre la persistance du recours aux espèces […]

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Aram Belhaj : les économies africaines face au choc du conflit au Moyen-Orient

07. September 2026 um 17:03

Le conflit au Moyen-Orient constitue un choc économique dont les effets dépassent largement les frontières de la région. Dans la note de politique publique consacrée à l’évolution des réponses africaines au conflit, Aram Belhadj, Senior Fellow au Global Institute for Transitions en Tunisie, et ses coauteurs analysent les conséquences observées dans huit économies africaines. Leur principal constat est que, si le choc initial sur les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement commence à s’atténuer, ses effets sur l’inflation, les finances publiques et le pouvoir d’achat continuent de se faire sentir.

L’analyse rappelle que la crise s’est rapidement transmise aux marchés mondiaux. Le prix du Brent est passé d’environ 72,5 dollars le baril fin février 2026 à près de 118 dollars fin mars, enregistrant sa plus forte hausse mensuelle jamais observée. La fermeture du détroit d’Ormuz a fortement perturbé les flux pétroliers et provoqué un choc majeur sur l’offre mondiale. Le marché s’est ensuite partiellement stabilisé, avec une baisse importante des prix de l’énergie et des engrais en juin. Mais la reprise des hostilités en juillet a montré que cette accalmie restait fragile.

Pour l’Afrique, la vulnérabilité est particulièrement importante en raison de la dépendance de plusieurs pays aux importations de pétrole, d’engrais et d’autres produits stratégiques. Le détroit d’Ormuz représente un point de passage essentiel du commerce mondial : près de 34 % du commerce maritime mondial de pétrole brut y transitait en 2025. Les perturbations ont également affecté le transport maritime via le canal de Suez, obligeant de nombreux navires à emprunter la route du cap de Bonne-Espérance, avec des délais supplémentaires pouvant atteindre 10 à 14 jours.

L’un des principaux enseignements concerne toutefois le décalage entre la baisse des prix internationaux et leur transmission aux consommateurs. Dans plusieurs pays, les prix à la pompe ont diminué plus lentement que les cours internationaux. Le Botswana a enregistré les baisses les plus importantes; tandis que le Nigeria, la Sierra Leone et le Kenya ont connu une transmission plus limitée. La Tunisie fait figure d’exception : les prix administrés des carburants n’avaient pas été augmentés pendant la phase initiale du choc. Ce qui a protégé les consommateurs d’un ajustement ultérieur. Pour autant, les coûts de production et les hausses de prix antérieures continuent de se diffuser progressivement dans l’économie.

L’inflation reste ainsi l’un des principaux effets différés de la crise. Alors que les prix internationaux commençaient à reculer, l’inflation a continué d’augmenter dans plusieurs pays. Le Nigeria a atteint 15,93 % en mai, avec une inflation alimentaire proche de 17 %. La Sierra Leone est montée à 12,69 %, le Botswana à 10,7 %. Tandis que le Kenya a atteint 6,4 %. En Tunisie, la progression a été beaucoup plus modérée, passant de 5 % à 5,3 %. Cette relative résistance constitue, selon l’analyse, un indicateur important de la capacité d’une économie diversifiée à absorber un choc externe.

La question des engrais est particulièrement préoccupante. Leur prix a bondi de 53,7 % en mars avant de se replier; mais les conséquences sur l’agriculture apparaissent avec retard. Les hausses des coûts des intrants peuvent se transmettre aux prix alimentaires plusieurs mois après le choc énergétique. La crise risque donc de continuer à peser sur la sécurité alimentaire durant la campagne agricole 2026/2027, même en cas de stabilisation du conflit.

Les réponses gouvernementales sont, elles aussi, confrontées à une contrainte majeure : la réduction de l’espace budgétaire. Les mesures d’urgence mises en place pour protéger les ménages subventions, réductions fiscales, plafonnement des prix ou soutien au transport  commencent progressivement à être retirées. La Sierra Leone réduit ses subventions; tandis que le Kenya prolonge certaines mesures fiscales sur les carburants. En Tunisie, la Banque centrale a maintenu son taux directeur à 7 %; alors que les autorités ont restreint certaines importations, retardé des recrutements dans les entreprises publiques et commencé à appliquer une taxe sur la richesse prévue par la loi de finances.

Le cas tunisien apparaît comme particulièrement instructif. Contrairement aux pays producteurs de pétrole, la Tunisie ne bénéficie pas d’une rente énergétique lorsque les cours augmentent. Sa résilience repose plutôt sur la diversification de son économie. Les produits manufacturés et les services représentent 94,1 % de ses exportations. Le tourisme a progressé d’environ 5 %, les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont apporté près de 1,5 milliard de dollars et les exportations d’huile d’olive ont augmenté de 55 %. Mais cette résilience demeure fragile : chaque dollar supplémentaire du prix du pétrole pourrait accroître le déficit des subventions d’environ 164 millions de dinars. Le déficit commercial a atteint environ 10,4 milliards de dinars au premier semestre 2026 et la dette publique dépasse 80 % du PIB.

Pour Aram Belhadj et les autres auteurs, la leçon fondamentale est donc structurelle : la meilleure protection contre les chocs extérieurs reste la transformation économique. Les pays exportateurs de pétrole comme la Libye et le Nigeria ont bénéficié d’un effet d’aubaine, mais ces gains risquent de ne pas profiter durablement aux populations si les revenus supplémentaires servent principalement à financer les dépenses courantes. À l’inverse, la diversification tunisienne offre un amortisseur plus durable.

La note préconise ainsi six orientations :

  • Une politique monétaire fondée sur différents scénarios;
  • Une meilleure transmission des baisses de prix aux consommateurs;
  • Le développement régional de la production d’intrants stratégiques;
  • La mise à l’abri des recettes exceptionnelles liées aux matières premières;
  • Le renforcement de l’architecture financière africaine;
  • Et, surtout, l’accélération de la diversification économique.

L’objectif est de réduire la dépendance aux ressources naturelles et aux fournisseurs extérieurs.

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Ministère de l’Emploi : on vise la création de 1200 sociétés communautaires et une plateforme dédiée

07. September 2026 um 16:34

Lors d’une cérémonie tenue à l’occasion de la Journée de la science ce lundi 7 septembre 2026 à Tunis, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Choued, a annoncé un plan d’action national ciblant la création de 1200 nouvelles sociétés communautaires. Cette offensive institutionnelle vise à résorber le chômage de masse des […]

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Liberté d’investissement 2026 : la Tunisie signe son pire score depuis 1995

07. September 2026 um 14:04

Le classement 2026 de l’indice de liberté d’investissement, établi par The Global Economy à partir des données de la Heritage Foundation, dessine une Afrique à deux vitesses. Sur une moyenne mondiale de 53 points, le Maroc s’impose comme le meilleur élève continental avec 80 points (17e mondial). Un record historique porté par une progression continue depuis 2024. Maurice suit avec 70 points, malgré un léger recul par rapport aux 80 points affichés entre 2019 et 2023.

Le trio sahélien Burkina Faso, Mali et Niger obtient des scores honorables (65, 65 et 55) grâce notamment à la stabilité monétaire du franc CFA. Mais ces performances masquent des droits de propriété très dégradés, parfois inférieurs à 20 points, assurent les auteurs du classement.

La Tunisie, elle, est malheureusement totalement absente de ce top 20 – et pour cause : le pays s’enfonce dans le classement général de liberté économique. Selon l’édition 2026 de l’indice de la Heritage Foundation, la Tunisie a obtenu son plus mauvais score et son plus mauvais rang depuis 1995, année de son Accord d’association avec l’Union européenne. Le pays affiche un score de 48,1 points sur 100 et se classe 156e sur 176 pays, une note en baisse d’un point sur un an. Ce score relègue désormais notre pays dans la catégorie des économies dites « réprimées », au 11e rang sur 14 pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord.

Le gap…

Cette dégringolade s’inscrit dans une trajectoire longue : le pays est passé de la 44e place mondiale en 2010 à la 156e en 2026, un basculement attribué à « une intervention étatique croissante, à des faiblesses institutionnelles et à des freins persistants sur l’investissement ». Sur le seul sous-indicateur de “liberté d’investissement“, celui qui structure le classement africain analysé plus haut, la Tunisie plafonnait déjà à 30 points lors de l’édition précédente. Un niveau qui l’aurait placée loin derrière le dernier du top 20 africain (le Burundi, à 50 points).

Le contraste avec le Maroc est frappant : les deux pays maghrébins, longtemps comparés, empruntent désormais des trajectoires opposées. Là où Rabat a gagné 15 points depuis 2019 pour atteindre un record; Tunis a perdu près de huit points sur la même période et glisse chaque année un peu plus vers le bas du classement mondial.

Les causes avancées rejoignent celles identifiées pour d’autres pays du classement africain, en l’occurrence : des lourdeurs administratives, une insécurité juridique, de la corruption, mais avec une intensité inédite pour la Tunisie. Les analystes locaux évoquent un climat des affaires en dégradation continue, une fuite des compétences et une croissance économique atone, loin des dynamiques entrepreneuriales des années 1990-2000. Comme le montre l’exemple du Maroc ou de la Côte d’Ivoire, un score de liberté d’investissement ne dit cependant jamais tout : il faut aussi regarder l’état de droit, la corruption et les droits de propriété pour juger de l’attractivité réelle d’un pays pour les capitaux.

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Sociétés communautaires : le ministère table sur 1 200 créations

07. September 2026 um 13:56

Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi prévoit la création de 1 200 nouvelles sociétés communautaires à travers le pays. Un modèle que le ministre Riadh Chaoued dit déjà porteur d’effets positifs sur l’emploi et le développement régional.

Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi vise la mise en place de 1 200 nouvelles sociétés communautaires dans les différentes régions de Tunisie. C’est ce qu’a annoncé le ministre Riadh Chaoued. Tout en précisant qu’il s’agit à ce stade d’une orientation et non d’un bilan de sociétés déjà créées.

Selon les données recueillies par son département, ce modèle commencerait déjà à produire des résultats concrets, aussi bien sur le plan de la création d’emplois que sur celui du développement économique local.

Le ministre a par ailleurs indiqué que le rôle de ces sociétés communautaires dépasse la seule création de postes de travail. Elles pourraient également, estime-t-il, contribuer à maintenir les populations dans leurs régions d’origine, grâce au développement d’activités économiques locales et à une meilleure valorisation des ressources disponibles sur place.

Pour accompagner ce déploiement, Riadh Chaoued a annoncé qu’une plateforme électronique dédiée aux sociétés communautaires est en cours de finalisation. Cet outil doit permettre d’appuyer l’essor de ce modèle et de faciliter le suivi des structures concernées.

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Tunisie | Vers la création de 1 200 nouvelles entreprises communautaires

07. September 2026 um 13:51

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chaoued, a annoncé un programme visant à créer 1 200 nouvelles entreprises communautaires dans les différentes régions du pays, en affirmant que les services de son ministère commencent à constater, à travers les chiffres recueillis, l’impact positif de ces entreprises sur la création d’emplois et la dynamisation du développement local, a rapporté Mosaique FM.

Le ministre a ajouté que son département ministère a mis en place une plateforme électronique dédiée aux entreprises communautaires, actuellement en phase finale de développement, précisant que le rôle de ces structures ne se limite pas à la création d’emplois, mais s’étend également à la fixation des populations dans leurs régions d’origine.

Voilà pour la théorie ou pour la propagande officielle, sauf que M. Chaoued n’a pas cru devoir citer le moindre chiffre pouvant justifier les largesses accordées par les pouvoirs publics (donc par nous autres contribuables) à ces entreprises si chères au président de la république Kaïs Saïed, et ce sous diverses formes : subventions, facilités fiscales et autres, terres domaniales, biens publics, etc… Alors que beaucoup d’experts doutent sérieusement de la crédibilité de ces entreprises, de leur rentabilité et de la transparence de leur gestion.

Des chiffres, monsieur le ministre, et vérifiables s’il vous plait, afin de rassurer les Tunisiens que leur argent n’est pas en train d’être jeté par la fenêtre, alors qu’il aurait mieux servi à créer des centrales électriques, à équiper les hôpitaux publics et à améliorer un transport public dans un état déplorable !

I. B.

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Tunisie | La colère des agents de la Steg

07. September 2026 um 13:21

Les agents et cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) relevant des différentes agences du gouvernorat de Sousse ont observé un mouvement de protestation d’une heure, ce lundi matin, 7 septembre 2026, de 9h00 à 10h00. Cette action fait suite au décès de leur collègue de l’agence de Menzel Bourguiba, mort électrocuté dans l’exercice de ses fonctions.

Hichem Ouacham, secrétaire général de la section syndicale de la Steg (agence de Sousse-Ville) et membre du bureau exécutif de l’organisation syndicale, a expliqué dans une déclaration à Mosaïque que ce rassemblement visait à dénoncer la dégradation des conditions de sécurité au travail pour les agents, en particulier face au manque de moyens de protection et d’équipements nécessaires à l’activité. Certains équipements de protection — tels que les gants isolants, les chaussures de sécurité et les tenues de travail — ne sont pas disponibles en quantité suffisante, exposant ainsi les agents à des risques d’accident dans l’exercice de leurs fonctions, a souligné le responsable syndical.

Il a également évoqué le harcèlement et la campagne de dénigrement dont ont fait l’objet les agents de la Steg, ainsi que les accusations de complot et de négligence portées à leur encontre suite aux fréquentes coupures d’électricité survenues depuis la mi-juillet, en raison du déséquilibre entre la demande qui augmente et l’offre qui stagne depuis 2019, faute d’investissements suffisants dans la production d’électricité.

Pour M. Ouacham, les agents de l’entreprise publique n’ont ménagé aucun effort durant l’été, malgré des conditions climatiques difficiles, précisant que leur temps de travail a parfois dépassé les 15 heures par jour, lors que dans les cercles du pouvoir, certaines voix s’élèvent pour les accuser de provoquer délibérément des coupures d’électricité pour remonter l’opinion contre le régime.

I. B.

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Surproduction stockée, prix sous pression : le dilemme italien de l’huile d’olive

07. September 2026 um 10:48

Les cuves italiennes conservent encore plus de 233 000 tonnes d’huile d’olive de la saison précédente, dont environ 185 000 tonnes d’huile vierge extra, soit une hausse de 43,9 % par rapport à l’année dernière. C’est ce que rapporte Fayad Fayad, directeur général du Conseil oléicole palestinien, sur la base des chiffres publiés par l’organisme […]

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IA | Afrique et monde arabe face au défi de l’exécution

07. September 2026 um 10:35

À Yasmine Hammamet, du 7 au 10 septembre 2026, l’Afrique et le monde arabe se retrouvent autour du AI-Forward Summit 2026, organisé par l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (Aicto), sous l’égide de la Ligue des États arabes, en collaboration avec le ministère tunisien des Technologies de la Communication. Le thème retenu — «Façonner l’avenir de l’intelligence : de la vision à la valeur» — résume à lui seul le véritable enjeu de cette nouvelle étape de la révolution numérique. Car l’Afrique et le monde arabe ne souffrent pas d’un déficit d’ambition. Ils souffrent davantage d’une dette d’exécution.

Abdelwaheb Ben Moussa *

La question n’est plus seulement de savoir s’il faut investir dans l’intelligence artificielle, développer les infrastructures numériques ou élaborer des stratégies nationales. La question décisive est désormais de savoir si ces ambitions peuvent être transformées en capacités opérationnelles, mesurables et souveraines. Autrement dit : comment passer de la vision à la valeur ?

Le cadre est déjà posé

L’Union africaine a franchi une étape importante avec l’adoption de sa stratégie continentale sur l’intelligence artificielle. De leur côté, les pays arabes multiplient les stratégies nationales, les investissements dans les infrastructures numériques, les initiatives de recherche et les programmes consacrés à l’intelligence artificielle.

Le cadre stratégique existe donc. Les priorités sont identifiées : développement des compétences, recherche et innovation, disponibilité des données, infrastructures numériques, gouvernance, coopération régionale et soutien à l’écosystème privé.

Mais une difficulté structurelle demeure. L’Afrique reste confrontée à un déficit considérable en matière de puissance de calcul, de données et de compétences spécialisées. Le monde arabe dispose, pour sa part, de capacités financières, énergétiques et infrastructurelles importantes, mais reste confronté à la nécessité de transformer ces moyens en capacités technologiques et industrielles durables.

C’est précisément dans cette complémentarité que se trouve une opportunité stratégique. L’Afrique apporte ses talents, ses marchés, ses besoins et son potentiel de croissance. Le monde arabe dispose de capitaux, d’infrastructures, d’énergie et de capacités d’investissement. Entre les deux existe un espace de coopération encore largement sous-exploité.

Deux pièges menacent aujourd’hui les stratégies africaines et arabes d’IA. Le premier est celui de la dépendance technologique. Adopter rapidement des solutions disponibles sur le marché peut permettre d’obtenir des résultats visibles à court terme. Mais une dépendance excessive aux infrastructures, aux modèles, aux plateformes et aux fournisseurs extérieurs peut progressivement réduire la capacité de décision stratégique.

Le second piège est plus subtil : l’illusion d’agilité. Multiplier les pilotes, les plateformes, les démonstrateurs et les projets expérimentaux peut donner l’impression d’une transformation rapide. Mais une succession de «proof of concept» ne constitue pas une transformation structurelle.

Le véritable indicateur n’est pas le nombre de projets IA lancés. C’est le nombre de processus effectivement transformés, de délais réellement réduits, de coûts maîtrisés, de décisions améliorées et de services rendus plus efficacement aux citoyens et aux entreprises.

La Tunisie, point d’articulation

La Tunisie n’arrive pas à cette échéance les mains vides. Elle dispose d’un capital scientifique et technique important, d’un écosystème entrepreneurial dynamique et d’une stratégie nationale d’intelligence artificielle couvrant la période 2026-2030. Elle dispose également d’une expérience accumulée dans la transformation numérique de l’administration. Mais sa position géographique et son histoire lui confèrent surtout une capacité particulière : celle de faire dialoguer plusieurs espaces.

La Tunisie est africaine, arabe et méditerranéenne. Et elle est également connectée à l’Europe. Cette position peut devenir un véritable avantage géoéconomique dans la construction des chaînes de valeur numériques et technologiques de demain. Mais cela suppose de dépasser la logique de simple interface.

La Tunisie doit pouvoir devenir un nœud d’exécution, capable de connecter talents, recherche, entreprises, capitaux, marchés et infrastructures.

C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de la période actuelle. Automatiser un mauvais processus ne le rend pas meilleur. Le numériser peut même parfois accélérer ses dysfonctionnements.

Avant d’introduire l’intelligence artificielle, il faut donc poser des questions beaucoup plus fondamentales : Pourquoi ce processus existe-t-il sous cette forme ? Quels sont ses points de blocage ? Quelles étapes peuvent être supprimées ? Quelles données sont réellement nécessaires ? Qui prend la décision ? Où se situent les doublons ? Quels contrôles sont utiles et lesquels ne produisent aucune valeur ?

La véritable révolution de l’IA ne commencera donc pas nécessairement par l’algorithme. Elle commencera souvent par la réingénierie organisationnelle.

Le prochain saut ne sera pas uniquement technologique. Il sera organisationnel.

La souveraineté commence par la donnée

Dans l’économie algorithmique, la donnée devient une infrastructure stratégique. Il ne suffit plus de disposer de grandes quantités de données. Il faut savoir les qualifier, les sécuriser, les classifier, les partager lorsque cela est pertinent et les protéger lorsqu’elles sont sensibles. Il faut également garantir leur traçabilité, leur qualité et leur interopérabilité. Cela suppose une véritable architecture de gouvernance de la donnée.

À l’échelle afro-arabe, cette question prend une dimension supplémentaire. Comment favoriser la coopération et les échanges de données sans compromettre la souveraineté des États ? Comment développer des standards compatibles ? Comment permettre la circulation de données nécessaires à la recherche et à l’innovation tout en protégeant les données sensibles ?

La réponse ne peut pas être uniquement nationale. Elle doit également être interopérable et coopérative.

La souveraineté des données devient ainsi le socle de la souveraineté algorithmique.

L’Afrique dispose de talents. Le monde arabe également. Mais former davantage d’ingénieurs, de data scientists ou de spécialistes de l’IA ne suffira pas. Le véritable enjeu consiste à transformer les compétences individuelles en capacités institutionnelles et industrielles.

Un expert isolé ne constitue pas une capacité nationale. Une capacité apparaît lorsque l’expertise est intégrée dans des équipes, des processus, des infrastructures, des projets et des mécanismes de décision capables de produire durablement des résultats. Il faut donc passer d’une logique de formation à une logique de mobilisation du capital humain.

Les administrations, les entreprises, les universités, les startups et les centres de recherche doivent pouvoir travailler ensemble autour de problèmes concrets.

À l’échelle afro-arabe, cette approche ouvre un potentiel considérable : programmes de recherche communs, mobilité des talents, plateformes technologiques partagées, financement de startups et développement de solutions adaptées aux réalités régionales.

L’objectif n’est pas seulement de produire des experts. Il est de construire des organisations capables de les retenir, de les faire coopérer et de transformer leur expertise en valeur.

Gouverner par les résultats

C’est probablement ici que se jouera la différence entre une stratégie ambitieuse et une stratégie réellement transformatrice. Les indicateurs de demain ne devraient pas seulement mesurer le nombre de plateformes développées, de conventions signées ou de projets lancés. Ils devraient mesurer les délais administratifs effectivement réduits ; les coûts réellement économisés ; les processus réorganisés ; les services améliorés ; les données rendues interopérables ; les compétences effectivement mobilisées ; les entreprises et startups intégrées aux chaînes de valeur ; et les gains de productivité réalisés.

Il ne faut donc plus compter les projets IA. Il faut compter les processus transformés.

Cette logique suppose également une gouvernance capable d’identifier rapidement les projets en retard, de réallouer les ressources lorsque cela est nécessaire et d’arrêter ceux qui ne produisent pas les résultats attendus. L’exécution devient alors elle-même un objet de gouvernance.

C’est ici que le véritable potentiel stratégique apparaît. L’objectif ne devrait pas être simplement de créer un marché afro-arabe pour les technologies développées ailleurs. Il devrait être de construire progressivement une capacité de production technologique afro-arabe.

Cela signifie investir ensemble dans les infrastructures de calcul ; développer des capacités de recherche et de développement ; créer des mécanismes de financement adaptés ; développer des standards compatibles ; favoriser la circulation des compétences ; construire des solutions adaptées aux langues, aux administrations, aux économies et aux réalités sociales de la région ; et surtout, connecter ces capacités à des marchés réels.

La coopération ne doit donc plus seulement porter sur les déclarations, les conférences ou les accords institutionnels. Elle doit produire des systèmes opérationnels communs. C’est à cette condition que la coopération afro-arabe pourra devenir un véritable levier de puissance technologique.

La souveraineté numérique ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se construit par des infrastructures maîtrisées, des données gouvernées, des compétences mobilisées, des processus réinventés et des projets effectivement exécutés.

C’est pourquoi le débat sur l’intelligence artificielle doit désormais dépasser la fascination technologique. L’enjeu n’est pas simplement de savoir quels modèles seront les plus puissants. Il est de savoir quelles nations et quels écosystèmes seront capables de transformer ces technologies en capacités d’action ; une administration qui traite plus rapidement les demandes ; une entreprise qui améliore sa productivité ; un système de santé qui exploite mieux ses données ; une université qui transforme davantage sa recherche en innovation ; une industrie qui intègre réellement l’IA dans ses chaînes de production.

C’est à ce niveau que l’intelligence artificielle cesse d’être une promesse pour devenir une infrastructure de souveraineté.

De la vision à la valeur : le véritable test

Le AI-Forward Summit 2026 de Yasmine Hammamet constitue une nouvelle étape importante dans cette réflexion. Mais le véritable test commencera après les conférences. Il commencera lorsque les déclarations d’intention se transformeront en feuilles de route, les feuilles de route en projets, les projets en systèmes et les systèmes en résultats.

L’enjeu n’est donc pas seulement de multiplier les stratégies. Il est de construire une capacité d’exécution.

L’Afrique ne manque ni de talents, ni d’idées, ni de marchés. Le monde arabe ne manque ni de capitaux, ni d’infrastructures, ni de capacités d’investissement. La question est désormais de savoir si ces atouts peuvent être transformés en une force technologique collective.

La souveraineté IA ne sera peut-être pas celle d’un pays isolé. Elle pourra aussi être celle d’écosystèmes capables de maîtriser ensemble la donnée, le calcul, le talent et l’exécution.

De Yasmine Hammamet peut ainsi émerger une ambition qui dépasse le seul cadre d’un sommet : faire de l’espace afro-arabe non pas seulement un marché de consommation des technologies conçues ailleurs, mais un espace de production, de déploiement et de création de valeur technologique.

Les nations et les régions ne seront pas seulement départagées par leurs modèles d’intelligence artificielle, leurs infrastructures de calcul ou leurs annonces. Elles le seront par leur capacité à transformer l’intelligence en puissance, et la puissance en résultats.

C’est précisément là que commence la véritable épreuve du feu de l’exécution IA.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Zouari: la Tunisie dispose d’une base industrielle solide et d’une main-d’œuvre qualifiée

07. September 2026 um 10:40
Le secteur tunisien du textile et de l’habillement joue un rôle majeur dans l’économie nationale, notamment en matière d’exportation, d’investissement et d’emploi, a souligné le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. Intervenant à l’ouverture d’une conférence internationale organisée à Tunis […]

Le marché tunisien de l’acier dans l’expectative

07. September 2026 um 09:25

La consommation tunisienne d’acier fini se maintiendra à 720 000 tonnes en 2026. Il n’y a pas de potentiel de croissance de la demande d’acier en Tunisie en raison de contraintes budgétaires sévères. Le pays ne connaît pas de programmes gouvernementaux de grande envergure pour la construction de logements et d’infrastructures, contrairement à ses voisins comme l’Algérie, l’Égypte et le Maroc. On observe également un manque d’investissements étrangers. En conséquence, la consommation d’acier est restée stable, oscillant entre 670 000 et 730 000 tonnes au cours des dernières années. (Photo: Visite du président Saïed à l’usine El Fouladh en décembre 2023).

Ihor Vorontsov

Les produits longs représentent 70 à 75 % des ventes d’acier fini. Il s’agit principalement de barres d’armature et de fil machine. Les produits plats représentent environ 20 % du marché. Il s’agit pour l’essentiel de bobines laminées à chaud (HRC) destinées à la fabrication de structures métalliques et de conduites en acier pour les infrastructures d’approvisionnement en eau.

La Tunisie affiche un important déficit commercial. Toutefois, les importations ne couvrent que 40 % de la demande en acier laminé. Une part significative de ces importations est constituée de produits semi-finis destinés aux laminoirs locaux.

La Turquie occupe solidement la première place en tant que fournisseur de billettes et de barres d’acier de construction, grâce à l’accord de libre-échange qui la lie à la Tunisie. Cet accord garantit aux producteurs et négociants turcs un accès au marché en franchise de droits de douane.

L’Italie, la France et l’Espagne fournissent des produits plats, des conduites pour le secteur pétrolier et gazier ainsi que des structures métalliques finies. Des producteurs chinois et indiens tentent de les concurrencer sur ce segment.

Les exportations d’acier depuis la Tunisie restent sporadiques. Lorsque les laminoirs locaux disposent d’un excédent de barres d’armature et que les prix en Italie et en Espagne deviennent plus attractifs que les prix intérieurs, de petites quantités y sont expédiées. De faibles volumes sont également acheminés vers les pays voisins, la Libye et l’Algérie, dans le cadre du commerce transfrontalier.

Demande de produits sidérurgiques finis

La construction résidentielle représente 55 % des ventes d’acier. Environ la moitié des travaux de ce secteur concerne l’autoconstruction privée, une pratique courante en banlieue et dans les zones rurales. Ces logements sont bâtis «à l’œil», sans plan formel, en utilisant les barres d’armature les moins coûteuses.

L’autre moitié du marché est le fait de promoteurs immobiliers. Ces derniers réalisent des centres commerciaux et des immeubles de bureaux, ainsi que des complexes résidentiels de hauteur moyenne dans de grandes villes telles que Tunis, Sfax, Sousse et Bizerte. Ces projets sont soumis à un contrôle technique et les promoteurs y utilisent des barres d’armature certifiées. La construction de tours est limitée par les normes parasismiques.

La Tunisie dispose d’un programme public de logement géré par la SNIT, un organisme d’État. Toutefois, en raison de contraintes budgétaires, son impact sur le marché reste minime. Chaque année, entre 4 000 et 5 000 logements sont lancés dans le cadre de ce programme.

Le secteur des infrastructures en Tunisie est d’une envergure bien moindre que celui de l’Égypte, de l’Algérie ou du Maroc. Les principaux projets de ces dernières années ont porté sur la construction d’un nouveau pont à Bizerte et sur la modernisation des lignes ferroviaires n° 22 et n° 6. Le taux d’avancement actuel du pont principal de Bizerte est de 25 %.

L’ouvrage mesure 2,1 km de long et s’élève à 60 mètres au-dessus du niveau de l’eau. Le projet représente un investissement de 250 millions d’euros, financé par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD). Les travaux sont réalisés par l’entreprise publique chinoise SRBG. Les voies d’accès sont achevées à 75 %. Elles se composent de deux tronçons autoroutiers rapides d’une longueur totale de 7,2 km. Ces travaux sont exécutés par des entreprises tunisiennes. La mise en service de l’ensemble du projet est prévue pour septembre 2027.

Le coût de la modernisation des lignes ferroviaires s’élève à 185 millions d’euros, financés par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). La ligne n° 22 est celle dont la réalisation est la plus avancée ; la construction d’une seconde voie est en cours sur le tronçon de 22 km reliant Moknine à Mahdia. Sur la ligne n° 6, les travaux se poursuivent : il s’agit de démonter la superstructure de la voie sur les tronçons vétustes et de préparer les remblais sur les nouveaux tronçons. Ces derniers doivent être mis en place pour ajuster la géométrie du tracé, dans le but d’améliorer la sécurité et d’augmenter la vitesse des trains.

Pour ces projets, les producteurs d’acier locaux ne fournissent que des structures en acier simples ; les normes techniques imposant l’utilisation de nuances d’acier de haute qualité, l’acier laminé est donc importé.

Le secteur de la fabrication de tubes est un consommateur majeur de produits plats en acier en Tunisie. La capacité de production totale s’élève à 75 000 – 90 000 tonnes par an. Ce secteur dépend entièrement des importations de bobines d’acier. Le taux d’utilisation des capacités dépend de l’accessibilité financière des bobines laminées à chaud en provenance d’Italie, de Chine et d’Inde, ainsi que du niveau actuel de l’activité dans le secteur de la construction.

L’influence des acteurs locaux

Le seul producteur intégré est l’entreprise publique El Fouladh, située à Menzel Bourguiba. Elle utilise la technologie du four à arc électrique (FAE) alimenté par de la ferraille. Sa capacité annuelle de production d’acier et de produits laminés est identique : 200 000 tonnes. Elle est spécialisée dans les barres d’armature et le fil machine.

Le secteur compte également des laminoirs :

Intermetal, située à Radès, dispose d’une capacité annuelle de 300 000 tonnes. Elle produit des barres d’armature et du fil machine à l’aide d’équipements Danieli ;

SM Tunis Acier est implantée dans la zone industrielle de Bizerte. Avec une capacité annuelle de 200 000 tonnes, elle produit de l’acier laminé à froid (CRC) et galvanisé à chaud (HDG). Il s’agit d’une coentreprise entre les sociétés italiennes Marcegaglia et Sideralba ;

SMC, située à Monastir, possède une capacité annuelle de 150 000 tonnes et produit des barres d’armature ainsi que du fil machine.

La production nationale d’acier ne couvre que 15 à 20 % des besoins des laminoirs. Ces derniers fonctionnent principalement à partir de demi-produits importés. La sous-utilisation des capacités de laminage reflète la stagnation du secteur de la construction.

La stratégie d’investissement des producteurs tunisiens pour la période 2021-2025 était ciblée :

– SM Tunis Acier a investi pour améliorer l’efficacité de ses lignes de production de CRC et de HDG. L’investissement estimé pour la période 2022-2025 se situe entre 20 et 50 millions d’euros ;

– Intermetal a procédé à une modernisation progressive de ses laminoirs. Les investissements consacrés à ces projets pour la période 2021-2025 se sont élevés à une somme comprise entre 10 et 25 millions d’euros ;

– El Fouladh a maintenu sa capacité actuelle grâce à la remise en état de ses fours à arc électrique.

Le rôle important de l’État

Les autorités sont contraintes de soutenir les activités d’El Fouladh compte tenu de son importance sociale. L’usine elle-même est structurellement déficitaire en raison de l’usure de ses équipements. Ponctuellement, le gouvernement alloue des fonds pour apurer ses dettes, acheter un volume minimal de ferraille et payer les salaires.

Les laminoirs privés bénéficient de régimes douaniers relativement souples pour l’importation de billettes, étant donné la pénurie critique de ce matériau sur le marché intérieur.

Les débouchés des acteurs locaux sont garantis par la protection du marché intérieur contre les importations et par un traitement préférentiel dans les marchés publics. Le mécanisme fonctionne comme suit :

Barrière tarifaire : le taux de droit de douane de base applicable aux importations de produits sidérurgiques laminés finis en provenance de pays n’ayant pas conclu d’accord de libre-échange (ALE) avec la Tunisie est compris entre 15 et 20 % ;

La majeure partie des importations d’acier en Tunisie provient de Turquie et de l’Union européenne (UE) ; ces échanges bénéficient d’un taux de droit de douane nul en vertu des ALE. Toute augmentation indésirable des approvisionnements en provenance de ces sources est bloquée par des mesures non tarifaires.

Licences d’importation d’acier : ce dispositif est périodiquement mis en place par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, en accord avec le ministère de l’Industrie, en cas de baisse de la demande intérieure. Actuellement, ce régime s’applique aux importations de produits sidérurgiques laminés finis.

Le décret gouvernemental n° 2014-1039 du 13 mars 2014 fixe les dispositions relatives à la préférence nationale dans les marchés publics. En vertu du présent document et du décret antérieur n° 99-825, les pouvoirs adjudicateurs peuvent, lors de l’évaluation des offres, appliquer une majoration de prix aux offres émanant de participants étrangers ou accorder une réduction pouvant aller jusqu’à 10 % pour les produits d’origine locale.

Pour les grands projets d’infrastructure, le dossier d’appel d’offres doit inclure des exigences relatives au recours à des sous-traitants locaux et à l’utilisation de matériaux produits dans le pays, lorsqu’ils sont disponibles.

L’impact réel de ces préférences sur le secteur sidérurgique est minime. Les principaux clients pour les projets d’infrastructure – la compagnie publique d’électricité Steg et la société nationale des eaux Sonede – souffrent de manière chronique d’un manque de ressources budgétaires et d’un endettement élevé. Les producteurs d’acier locaux hésitent à participer aux appels d’offres publics en raison des délais de paiement ; ils privilégient le secteur privé et la vente au détail, où les flux de trésorerie sont plus rapides.

Prévisions de consommation d’acier

En théorie, la Tunisie pourrait au moins doubler sa demande en produits sidérurgiques finis grâce aux investissements étrangers. À titre d’exemple, la construction du port en eau profonde d’Enfidha – conçu pour devenir le plus grand hub de Méditerranée, avec un quai de 5 km de long et une profondeur de 17 à 20 mètres au poste d’accostage – permettrait d’accueillir des porte-conteneurs géants.

Le projet a été officiellement dévoilé en 2008, mais n’a jamais vu le jour. Des tentatives de relance ont eu lieu entre 2015 et 2019. À l’époque, les investisseurs avaient été dissuadés par l’instabilité politique en Tunisie. En 2023, ils ont décliné les offres de participation à l’appel d’offres, invoquant des «conditions financières inacceptables» et un «manque de transparence législative» en Tunisie.

Pour la même raison, la mise en œuvre du plan gouvernemental visant à construire de nouveaux parcs éoliens d’une capacité totale de 1,7 GW d’ici 2030 suscite des doutes. En Tunisie, un gouffre bureaucratique, des problèmes de financement au sein de la Steg et des procédures interminables d’approbation des tarifs séparent la «signature d’un protocole d’accord devant les caméras» du «coulage du premier mètre cube de béton pour une éolienne». Par conséquent, le secteur éolien y vit dans un état de promesses perpétuelles. Les nouveaux projets restent bloqués au stade de la «recherche d’investisseurs et de l’évaluation des risques».

Les moteurs d’une demande soutenue demeurent la construction de logements privés non autorisés, le pont de Bizerte, les lignes ferroviaires n° 6 et n° 22, ainsi que le projet de renouvellement des infrastructures d’approvisionnement en eau.

Selon les estimations de la BAD, la croissance du secteur de la construction en Tunisie ralentira pour s’établir à 0,6 % en termes réels en 2026, contre 3,7 % en 2025. Cela implique que les volumes de ventes d’acier se maintiendront au niveau de l’année dernière, soit 720 000 tonnes.

Traduit de l’anglais.

Source : GMK.

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Tunisie. Khouloud Toumi : « Il est temps de passer de l’économie du diagnostic à celle des solutions »

07. September 2026 um 08:41
Khouloud Toumi est experte en économie, chercheuse universitaire et consultante internationale en stratégie, fondatrice du cabinet Global Performance Development (GPD). Seconde partie de l’entretien qu’elle accorde au Courrier de l’Atlas concernant la situation de l’économie tunisienne post pénuries estivales.   LCDL …

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Engrais : une coalition mondiale pour nourrir la planète

07. September 2026 um 07:40

Les principales banques multilatérales de développement (BMD) et des institutions financières internationales ont publié, début septembre 2026, une déclaration commune afin de sécuriser les chaînes d’approvisionnement mondiales en engrais face aux vulnérabilités structurelles les guettant.

Cette déclaration publiée sur le site de la Banque africaine de développement (BAD) intervient alors que la sécurité alimentaire demeure l’un des défis de développement les plus urgents et critiques à l’échelle de la planète. « Des chocs répétés ont mis en évidence les vulnérabilités structurelles des chaînes d’approvisionnement mondiales en engrais, affectant de manière disproportionnée les petits exploitants agricoles et les ménages à faibles revenus ».

A travers cette déclaration, les institutions signataires entendent mobiliser leurs ressources, par des financements coordonnés, le dialogue politique, l’innovation technologique et l’engagement renforcé du secteur privé.

Elles s’engagent ainsi à élaborer une feuille de route coordonnée visant à accroître les financements alloués à la production, la transformation, le mélange, le stockage et le transport des engrais. Tout en améliorant le suivi des marchés pour garantir un accès rapide aux intrants. De même qu’elles s’obligent à promouvoir une gestion précise des nutriments via des analyses de sols, l’agriculture numérique, la recherche et des services de conseil adaptés aux agriculteurs.

Cette feuille de route a aussi pour objectifs de : restaurer le capital naturel et la fertilité des terres par une meilleure gestion des ressources en eau et des sols, ainsi que par le biais de solutions fondées sur la nature; protéger la sécurité alimentaire des ménages vulnérables; faciliter l’accès aux financements, aux marchés et aux technologies logistiques pour les petits exploitants et les PME agroalimentaires;  ainsi que d’approfondir la collaboration et le partage de données entre gouvernements, chercheurs, société civile et secteur privé pour soutenir des politiques publiques fondées sur des données probantes.

La déclaration commune a été signée par six institutions clés du paysage financier mondial. A savoir : le Groupe de la Banque africaine de développement; la Banque asiatique de développement (coordonnant en tant que présidente du Groupe des dirigeants des BMD); la Banque européenne pour la reconstruction et le développement; le Groupe de la Banque interaméricaine de développement; le Fonds international de développement agricole; et le Groupe de la Banque mondiale.

Avec TAP

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Ce que la double réservation dit de l’économie tunisienne

07. September 2026 um 07:32

Tout le monde a déjà vécu la scène. Une voiture réservée qui n’est pas disponible à l’heure dite. Une caution qu’on peine à récupérer, faute d’accord sur l’état du véhicule au départ. Une facture qui diffère du prix annoncé, sans explication vérifiable. On y voit un problème de sérieux individuel, une affaire de commerçant peu scrupuleux. C’est en réalité le symptôme visible d’un phénomène économique bien plus large : une part importante du tissu de petites entreprises tunisiennes fonctionne sans mémoire exploitable de sa propre activité.

Samuel Abid *

Dans une entreprise de location ou de services, l’information nécessaire existe pourtant. Qui a réservé, quand, à quel prix. Dans quel état le bien a été remis, puis rendu. Quelle somme a été déposée. Mais elle vit sur un registre manuscrit, dans un classeur de contrats imprimés, ou simplement dans la mémoire du gérant.

Tant que rien ne cloche, cela tient. Le système cède exactement au moment où le client a besoin d’une réponse précise, et c’est lui qui en supporte les conséquences : du temps perdu, une contestation à mener seul, et l’impossibilité d’établir quoi que ce soit. Face à un désaccord sans document commun, l’usager renonce le plus souvent. Non parce qu’il a tort, mais parce que la démarche lui coûte plus que l’enjeu.

Le coût pour l’entreprise ne se voit pas davantage

Du côté du dirigeant, ce désordre n’apparaît jamais comme une dépense. Il se dissout en heures passées chaque semaine à reconstituer une information qui aurait dû être immédiatement disponible, en litiges qu’une photo horodatée aurait clos, en suppléments jamais facturés faute d’avoir été constatés à temps.

Rien de cela n’entre dans une comptabilité. Vue de l’extérieur, l’entreprise paraît seulement un peu désorganisée, un état que beaucoup de dirigeants considèrent comme normal plutôt que comme une charge. C’est précisément pour cette raison que le problème n’est jamais traité : il ronge la marge sans jamais se présenter comme une ligne à arbitrer.

C’est le point que l’on manque en s’arrêtant à l’anecdote du client mécontent. Une entreprise incapable de documenter son activité est aussi incapable de la démontrer.

Elle ne connaît pas le coût réel de chacun de ses véhicules, ni ses taux d’immobilisation, ni ses recettes effectives par actif. Elle arbitre donc entre acheter, louer ou renouveler à l’intuition. Et surtout, elle ne peut présenter aucun de ces éléments à un banquier ou à un investisseur.

Le retard numérique cesse alors d’être une question de confort de gestion pour devenir un plafond de verre. Ces entreprises ne sont pas nécessairement moins performantes que d’autres : elles sont hors d’état de le prouver. Dans une économie où l’accès au financement conditionne la croissance des petites structures, c’est un handicap de compétitivité que peu de dirigeants identifient comme tel, et que les dispositifs d’appui, largement centrés sur l’administration en ligne et le paiement, ne traitent pas.

Un chantier étroit, pas une révolution

Ce qui fonctionne n’est pas la transformation numérique au sens large. Les projets ambitieux, lancés puis abandonnés faute de temps, sont d’ailleurs une bonne part de la raison pour laquelle le statu quo s’installe.

Ce qui fonctionne, c’est d’identifier le processus qui produit le plus de litiges ou consomme le plus de temps, presque toujours le calendrier de réservation et l’état des lieux du bien, et de le régler entièrement avant de toucher au reste. Le test est immédiat : si le changement ne fait pas gagner du temps ou n’évite pas une dispute dès la première semaine, ce n’était pas le bon point de départ.

La double réservation n’est donc pas un incident isolé. C’est ce que l’usager perçoit d’un déficit d’information qui coûte à l’entreprise sa capacité d’investir, et à l’économie une part de la croissance de ses petites structures.

* Fondateur de Lexio, plateforme de gestion de flotte et de location de véhicules pour PME.

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