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Quand les grands projets redessinent le Maroc

17. August 2026 um 12:35
À Tanger, les porte-conteneurs se succèdent. Entre les grandes villes, les trains filent à grande vitesse. À Ouarzazate, le soleil produit de l’électricité. Et partout, routes, barrages et stations de dessalement modifient peu à peu le paysage. Derrière ces transformations,…

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Berlin : la Volksbühne annule un événement pour enfants noirs

17. August 2026 um 12:03
La Volksbühne, célèbre théâtre berlinois, a renoncé à un évènement réservé à des enfants noirs, pour « raisons de sécurité » après une « campagne de haine raciste ».   En bref La Volksbühne de Berlin annule un événement réservé…

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Bayt Mal Al‑Qods : 17ᵉ colonie de vacances pour des enfants maqdessis

17. August 2026 um 09:34
Cent enfants maqdessis et marocains bénéficient cet été des activités de l’école d’été de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, organisée au profit d’enfants palestiniens et marocains dans le cadre de la 17ᵉ édition des colonies de vacances des enfants d’Al-Qods.…

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‘‘Inside DZ Mafia’’ | Au cœur d’un gang de narcobanditisme

17. August 2026 um 08:48

Dans son enquête ‘‘Inside DZ Mafia’’, Jean-Michel Verne ne signe pas un simple récit sur les règlements de comptes marseillais. Le journaliste, spécialiste des questions de police et de crime organisé, s’intéresse à ce qui se joue derrière les fusillades, les points de deal et les guerres de territoires : la transformation progressive du narcotrafic en une véritable économie clandestine.

Djamal Guettala

L’enquête plonge dans les rouages d’une organisation criminelle devenue l’un des symboles du nouveau narcobanditisme français. Violence, argent, recrutement, nouvelles technologies, contrôle territorial et connexions internationales composent un système qui ne ressemble plus à la bande de quartier traditionnelle. Le trafic de stupéfiants s’est professionnalisé, structuré et adapté aux mutations de la société.

L’intérêt du livre tient précisément à cette volonté de dépasser le fait divers. Jean-Michel Verne cherche à comprendre comment des réseaux nés dans les quartiers nord de Marseille ont pu acquérir une telle capacité d’organisation et pourquoi leur influence dépasse désormais largement la cité phocéenne.

Du vieux milieu marseillais au narcobanditisme

Pour comprendre la DZ Mafia, Jean-Michel Verne remonte le fil de l’histoire criminelle marseillaise. Il décrit la disparition progressive de l’ancien milieu, celui des figures traditionnelles du banditisme qui imposaient encore des codes, des hiérarchies et une certaine forme d’omerta.

À ce modèle succède une génération issue des cités, porteuse d’autres pratiques et d’autres rapports de force. La violence change alors de nature et d’échelle. La fusillade de Sainte-Marthe, en janvier 2009, apparaît dans le récit comme un moment symbolique de cette mutation, avec l’utilisation d’armes de guerre dans les affrontements.

La kalachnikov devient l’image d’un nouveau paysage criminel. La discrétion et les anciens codes du milieu cèdent progressivement la place à la conquête territoriale, à l’intimidation et à la démonstration de puissance.

Ce basculement permet à l’auteur de replacer la DZ Mafia dans une histoire plus large. Il ne s’agit pas d’un phénomène apparu soudainement, mais de l’aboutissement d’une évolution du crime organisé marseillais, désormais davantage fragmenté, violent et connecté aux circuits internationaux.

Quand le crime adopte les méthodes de l’entreprise

L’un des aspects les plus saisissants du livre concerne le recrutement des exécutants. Jean-Michel Verne décrit une génération de jeunes attirés par l’argent rapide, mais aussi par une forme de reconnaissance sociale construite sur les réseaux numériques.

Le cas d’E., âgé de 16 ans, illustre cette évolution. Recruté sur les réseaux sociaux et missionné pour quelques milliers d’euros, il devient l’exécutant d’une opération violente. L’auteur montre ainsi comment certains réseaux peuvent utiliser des jeunes, souvent sans expérience criminelle préalable, comme des exécutants interchangeables.

La logique est implacable : cloisonner les responsabilités afin de protéger les commanditaires. Celui qui exécute ne connaît pas nécessairement celui qui décide. Les différents niveaux de l’organisation sont séparés, tandis que les moyens de communication numériques facilitent les échanges et réduisent les distances.

Cette rationalisation du crime donne tout son sens à l’une des formules fortes du livre : «La came est une entreprise». Derrière cette phrase se dessine une véritable architecture économique : responsables, gérants, exécutants, circulation de l’argent, gestion des territoires et stratégie d’expansion.

Le trafic de cocaïne s’inscrit lui-même dans des circuits qui dépassent Marseille. Anvers, Rotterdam ou Le Havre apparaissent comme des points de passage d’une économie dont les ramifications sont européennes. Les communications cryptées et les mécanismes de blanchiment complètent cette organisation.

Mais cette apparente rationalité économique a un coût humain considérable. Jean-Michel Verne rappelle que la violence ne frappe plus seulement les membres des réseaux rivaux. Socayna, Lana ou Éléonore incarnent ces victimes collatérales qui paient le prix d’une guerre dont elles ne sont pas les protagonistes.

Le narcobanditisme devient alors une forme de pouvoir territorial. La violence n’est plus seulement la conséquence d’un conflit : elle devient un moyen de gouverner un territoire clandestin.

Une puissance criminelle difficile à contenir

L’enquête ne s’arrête pas aux quartiers marseillais. Elle montre comment le narcotrafic s’est inscrit dans une économie nationale et européenne, obligeant les services de l’État à affronter des organisations capables de se recomposer après les arrestations.

La prison elle-même ne constitue plus nécessairement une rupture. Les communications clandestines permettent à certains responsables présumés de continuer à exercer une influence depuis leur cellule. Le livre évoque également les affaires de corruption, révélatrices de la capacité de l’argent criminel à pénétrer certains rouages institutionnels.

Jean-Michel Verne s’appuie sur des procédures judiciaires, des documents et des témoignages d’enquêteurs. Cette matière donne à son récit une solide dimension documentaire. Il évite généralement les effets faciles et préfère démonter les mécanismes du système.

On pourra toutefois regretter que la dimension sociale soit moins approfondie. Pourquoi certains jeunes basculent-ils dans cette économie ? Que disent ces recrutements de l’état des quartiers concernés ? Quelles réponses sociales, économiques et politiques opposer à une organisation qui prospère sur les failles du territoire ? L’auteur privilégie clairement l’angle policier et judiciaire. C’est aussi ce qui fait la précision de son enquête, tout en laissant certaines questions en suspens.

Sa conclusion dépasse néanmoins le seul cas marseillais. Lorsque Verne écrit que «l’économie de la mafia est partie prenante de l’économie française» et voit dans la DZ Mafia «le symptôme le plus voyant d’une nécrose», il élargit son propos à une société confrontée à la banalisation progressive d’une économie criminelle.

Abdelatif Mehdi Laribi, l’un des chefs présumés de la DZ Mafia, arrêté en Algérie.

Quand l’actualité rejoint les pages du livre

L’actualité judiciaire récente donne une résonance particulière à ‘‘Inside DZ Mafia’’. Deux noms cités dans le livre sont revenus au premier plan dans des procédures en cours entre la France et l’Algérie.

Le 3 août 2026, les autorités algériennes ont arrêté Djamel Djeha, 46 ans, présenté comme un cadre présumé du réseau de la Castellane à Marseille. Il a été interpellé en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par les magistrats instructeurs marseillais dans le cadre de l’enquête «Empire». Son nom figure dans l’enquête de Jean-Michel Verne sur les réseaux criminels marseillais.

Deux semaines auparavant, le 20 juillet, Abdelatif Mehdi Laribi, 36 ans, alias «Tic», présenté comme l’un des fondateurs présumés de la DZ Mafia, avait été arrêté en Algérie sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par deux juges d’instruction marseillais. Il est visé dans le vaste dossier «Octopus», consacré à des réseaux de narcotrafic.

Le 10 août, les deux hommes ont été placés en détention provisoire en Algérie, après avoir été initialement placés sous contrôle judiciaire. Cette actualité donne au travail de Jean-Michel Verne une résonance presque immédiate : les noms qu’il étudie dans son livre continuent d’apparaître dans des procédures qui illustrent l’extension géographique des réseaux et la nécessité d’une coopération judiciaire dépassant les frontières.

C’est finalement ce que révèle ‘‘Inside DZ Mafia’’ : derrière les règlements de comptes et les images spectaculaires du narcotrafic se déploie un système beaucoup plus complexe, capable de produire ses propres hiérarchies, ses circuits financiers et ses modes de recrutement. Un système qui, surtout, ne s’arrête ni aux frontières des quartiers ni à celles des États.

‘‘Inside DZ Mafia, au cœur du gang narco-mafieux’’, Jean-Michel Verne, Éditions Arthaud, 240 pages, paru le 5 novembre 2025.

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Le poème du dimanche | ‘‘Le cadeau du printemps’’ de Fadhila Messai 

16. August 2026 um 07:48

Née en 1966 à Gafsa, Fadhila Messai (فضيلة مسعي), est écrivain et journaliste. Romancière, poète et critique.

Après des études supérieures en sociologie, elle poursuit des recherches universitaires en littérature. A l’origine de la fondation de Radio Gafsa, elle y est reconnue et réputée comme journaliste culturelle

Son œuvre littéraire compte de nombreux ouvrages : romans, recueils de poésie et essais, traduits et couronnés de diverses distinctions internationales.

Parmi ses recueils de poésie, (en arabe) : «Une femme de feu »; «L’hémorragie de la neige» ; « Le nectar de la passion» ; « Le camp de l’amour».

Tahar Bekri

Quand j’étais jeune fille

A haute voix je psalmodiais au printemps ses nombreuses histoires

Je portais ses lettres amoureuses à une rose

Une fleur

Une tulipe endormie dans un bosquet

Et tout innocence je courais sur les montagnes hautes

Je m’arrêtais sur les collines

Sur les cimes

Je ramassais les étoiles dans mon panier

Leur donnais la truffe enfouie dans mes yeux

Leur recommandais le bon voisinage de la lune

Je refusais les bijoux du monde

Ses diamants

Et quelques autres pierres précieuses

Me suffisais du présent modeste du printemps

Un bel œillet qui orne mes cheveux

Pour écrire sur son amour sa fascination mon meilleur poème

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

Extrait de  »Dans le creux de tes yeux », inédit (Remerciements à l’auteure).

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​Festival des arts plastiques de Mahrès | la 37e édition célébrera l’art durable du 16 au 23 août

15. August 2026 um 20:00

Mahres s’apprête à vibrer au rythme de la création contemporaine avec la tenue de la 37ᵉ édition de son Festival international des arts plastiques, du 16 au 23 août 2026.

​Le comité d’organisation a récemment dévoilé sur sa page officielle l’affiche de cette édition 2026, placée sous le signe de la mémoire et de la transmission avec le thème : « Un impact qui résiste à la disparition » .

Mahres s’imposera ainsi, une nouvelle fois comme le carrefour incontournable des plasticiens, artistes et passionnés d’art venus des quatre coins du monde.

Les organisateurs promettent d’ailleurs une programmation riche et immersive pour cette nouvelle édition, où la création contemporaine investira pleinement l’espace public, avec des échanges interculturels, des ateliers à ciel ouvert, des galeries éphémères, des tables rondes et des débats autour de la pérennité de l’œuvre d’art et de son empreinte culturelle.

Y. N.

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Alerte météo | Le ministère de l’Agriculture appelle à la plus grande vigilance

15. August 2026 um 19:14

​Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche lance un appel à la prudence à l’attention de l’ensemble des agriculteurs et des pêcheurs suite aux prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM) annonçant vents pluies et orages pour cette nuit.

​Selon les bulletins de suivi, plusieurs régions du pays connaîtront des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes ; de chutes de grêle et de fortes rafales de vents ont même été annoncés

​Ces perturbations toucheront progressivement les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest, avant de s’étendre localement aux zones est du pays et en particulier les gouvernorats de Béja, Siliana, Le Kef, Zaghouan, Kairouan, Sidi Bouzid et Sfax, et ce, avec des rafales dépassant temporairement les 80 km/h sont attendues sous les orages.

​Afin de limiter les dégâts matériels et de garantir la sécurité des exploitants, le ministère recommande de prendre les dispositions nécessaires pour abriter les équipements, machines et récoltes contre la grêle et les fortes pluies, de consolider les structures et installations vulnérables au vent et d’éviter les travaux en zones dégagées lors des orages et s’éloigner impérativement des points bas et des cours d’eau.

Le ministère appelle également à mettre le bétail à l’abri dans des lieux sécurisés, ombragés et bien approvisionnés en eau afin de préserver les animaux du stress thermique et des intempéries.

​Quant aux pêcheurs et face à la dégradation des conditions en mer, le ministère appelle à éviter toute sortie en mer en cas de vents forts, de mer agitée ou d’activité orageuse, à amarrer fermement les embarcations et sécuriser les équipements dans les ports.

Y. N.

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Histoire des femmes dans la Tunisie du XXe siècle

15. August 2026 um 09:53

Publié récemment aux éditions Santillana, ‘‘Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXe siècle’’ de Rym Lajmi, maître-assistante à la Faculté de Manouba, propose de revisiter une partie de l’histoire tunisienne à travers les parcours de femmes engagées dans les combats politiques, sociaux et féministes entre 1930 et 1960. L’ouvrage paraît dans la collection «Tunisie plurielle», dirigée par le professeur Habib Kazdaghli.

Djamal Guettala

Le choix du sujet n’est pas anodin. Une grande partie du récit historique consacré à la Tunisie du XXe siècle s’est construite autour des grandes figures masculines du mouvement national et des principales étapes de la lutte anticoloniale. Rym Lajmi déplace ici le regard pour faire émerger des femmes qui ont, elles aussi, participé aux transformations politiques et sociales de leur époque.

Tunisiennes musulmanes et juives, «Italiennes de Tunisie» et «Françaises de Tunisie» se retrouvent au centre de cette recherche. Des femmes issues d’horizons différents, appartenant à des communautés différentes, mais dont les trajectoires peuvent se rejoindre autour de certains combats.

Engagées dans une Tunisie en transformation

La période étudiée, de 1930 à 1960, correspond à une séquence décisive de l’histoire tunisienne. La contestation du protectorat français s’intensifie, le mouvement national s’affirme et les revendications liées à la condition féminine prennent progressivement une place plus importante dans l’espace public.

À travers les parcours étudiés, le militantisme féminin apparaît dans toute sa diversité. Il ne se réduit pas à une participation secondaire au mouvement national. Les revendications sociales, les aspirations à l’émancipation et l’engagement anticolonial peuvent se croiser et donner naissance à des formes de militantisme qui dépassent les appartenances communautaires.

C’est l’un des intérêts du travail de Rym Lajmi : ne pas présenter une histoire uniforme du militantisme féminin, mais faire ressortir des trajectoires différentes, des sensibilités parfois éloignées et des expériences qui témoignent de la pluralité de la société tunisienne.

Les parcours étudiés permettent également de dépasser une lecture de l’histoire fondée uniquement sur la séparation entre communautés. Ils font apparaître des contacts, des échanges, des solidarités et des engagements partagés.

Réinscrire les femmes dans le récit historique

L’ouvrage pose ainsi une question essentielle : quelle place accorder aux femmes dans l’écriture de l’histoire nationale ?

Rym Lajmi ne se contente pas d’ajouter quelques figures féminines à un récit déjà établi. Elle montre que leurs trajectoires permettent de comprendre autrement les mutations de la Tunisie du XXe siècle.

Dans plusieurs de ces parcours, le combat anticolonial et la volonté d’émancipation des femmes se rejoignent. Participer à la transformation politique de la société pouvait également signifier remettre en question la place traditionnellement réservée aux femmes.

Cette approche permet de mieux saisir la diversité du militantisme féminin tunisien et les différentes formes qu’il a pu prendre au cours des décennies qui ont précédé et accompagné l’indépendance.

Le livre s’inscrit pleinement dans l’esprit de la collection «Tunisie plurielle», consacrée aux différentes communautés, minorités et mémoires qui ont participé à l’histoire du pays. La préface de Silvia Finzi souligne la singularité du parcours de l’auteure, tandis que la postface de Laura Faranda, qui a dirigé la thèse doctorale dont est issu l’ouvrage, vient compléter cette lecture.

À travers ces femmes et leurs engagements, c’est finalement une autre cartographie de la Tunisie du XXe siècle qui se dessine : une société traversée par plusieurs appartenances, plusieurs mémoires et plusieurs formes de mobilisation.

En redonnant une visibilité à ces trajectoires, Rym Lajmi contribue ainsi à élargir le récit historique et à rappeler que les femmes n’ont pas seulement accompagné les grandes transformations de la Tunisie : elles y ont également pris part.

Cette nouvelle publication sera présentée dimanche 16 août 2026 à 18h30, dans le cadre des Journées culturelles pour défendre les patrimoines en péril à Hammamet. La littérature prendra alors le relais avec une rencontre autour de ‘‘Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXe siècle’’, organisée sous l’égide du Cercle Mahmoud Messaadi et des Éditions Santillana.

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CNCI | Prolongation du délai de dépôt des candidatures aux Oscars

14. August 2026 um 21:22

Le Centre ntional du cinéma et de l’image (CNCI) informe l’ensemble des professionnels souhaitant soumettre un film pour représenter la Tunisie dans la catégorie « Meilleur film international » de la 99e cérémonie des Oscars, qu’il a été décidé de prolonger le délai de dépôt des candidatures.

La nouvelle date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 21 août 2026 à 13h30. Au bureau d’ordre du CNCI.

Les dossiers de candidature doivent être accompagnés des documents attestant de l’éligibilité du film à la compétition, conformément aux critères établis par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (Oscars).

Pour toute information complémentaire : service.communication@cnci.tn
Pour consulter le règlement relatif à la catégorie « Meilleur film international ».

CNCI

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Portrait. Ridha Dhib, l’artiste qui transforme ses marches en œuvres d’art

14. August 2026 um 15:31
Le plasticien franco-tunisien Ridha Dhib parcourt le monde à pied et transforme ses itinéraires en œuvres d’art. De Paris à Sousse, en passant par Compostelle ou Mardin, ses milliers de kilomètres donnent lieu à des lignes tracées sur les cartes.…

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Coup de cœur. Zohra, le premier orchestre féminin d’Afghanistan raconté en BD

14. August 2026 um 13:11
En 2015 naissait Zohra, le premier orchestre entièrement féminin d’Afghanistan. La BD documentaire retrace l’histoire de cet ensemble pionnier. À travers les parcours de Sahar, Zarifa et Fazila, la réalisatrice Sarah El Younsi et l’illustratrice Léa Taillefert‑Rolland montrent comment la…

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Basma Omrani décroche le Prix Zoubeida Béchir 2026

14. August 2026 um 10:35

La romancière tunisienne Basma Omrani a remporté le Prix de la création littéraire en langue française du Prix Zoubeida Béchir 2026, décerné par le Centre de recherche, de documentation et d’information sur la femme (Credif), pour son roman ‘‘Sursis à volonté’’.

La distinction vient saluer un parcours littéraire encore récent, mais déjà marqué par une écriture qui s’intéresse aux zones de tension du réel, à l’absurde, à l’injustice et à ce qui reste enfoui derrière les apparences.

Née à Sfax en 1979, Basma Omrani est docteure en littérature générale et comparée et professeure de français. Elle vit actuellement à Paris. Son parcours universitaire et son rapport à la langue française accompagnent une démarche romanesque nourrie par l’observation du monde contemporain et de ses contradictions.

Avec ‘‘Sursis à volonté’’, son premier roman, l’écrivaine fait le choix d’une fiction qui cherche moins à contourner le réel qu’à le mettre à nu. Elle explique que le livre est né du désir d’exprimer «l’absurde, l’injuste et le refoulé» pour, en définitive, mieux dire le réel. Une démarche qui donne au roman sa matière et son point de départ.

L’attribution du Prix Zoubeida Béchir 2026 vient ainsi consacrer cette première œuvre et offrir à son autrice une reconnaissance importante dans le paysage littéraire tunisien de langue française.

À l’annonce du résultat, Basma Omrani a exprimé sa «profonde gratitude» aux membres du jury pour cette distinction. Elle a également rendu hommage au Credif pour son engagement en faveur de la culture et pour son travail de valorisation des écrits féminins.

Le Prix Zoubeida Béchir occupe une place particulière dans la reconnaissance de la création féminine tunisienne. En distinguant chaque année des œuvres portées par des femmes dans différents champs de la création et de la production intellectuelle, il contribue à leur donner une visibilité dans le paysage culturel national.

Avec ce Prix 2026, ‘‘Sursis à volonté’’ franchit une nouvelle étape dans son parcours. Pour Basma Omrani, cette distinction vient surtout confirmer la possibilité de faire de la littérature un espace de questionnement du réel, là où l’absurde, l’injustice et les non-dits trouvent une forme et une voix.

Djamal Guettala

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L’Association tunisienne des randonneurs rend hommage à Yasser Jeradi

13. August 2026 um 22:46

Deux ans après la disparition de Yasser Jeradi, la mémoire du chanteur, poète, calligraphe, artiste engagé et passionné de randonnée reste intacte dans le cœur de ses proches et de tous ceux qui ont la chance de le connaître.

Entre chansons gravées dans les mémoires et souvenirs au détour des sentiers qu’il chérissait tant, l’Association tunisienne des randonneurs a rendu hommage à une figure inoubliable dont l’empreinte et le sourire continuent de nous accompagner :

« Deux ans déjà…
Deux ans… et pourtant, il suffit parfois d’une chanson, d’un sentier, d’un coucher de soleil ou d’un simple éclat de rire pour avoir l’impression que tu es encore là.
Yasser Jradi, notre ami, chanteur, artiste, randonneur… tu as laissé derrière toi bien plus que des souvenirs. Tu as laissé une trace dans chacun de ceux qui ont eu la chance de croiser ton chemin.
Ton corps nous a quittés, mais pas ton énergie, pas ton sourire, pas ta voix.
On te retrouve dans les montagnes que tu aimais tant, dans les chemins que nous parcourons, dans les chansons qui nous ramènent à toi, dans les soirées autour d’un feu où ton absence se fait parfois terriblement sentir.
Il y a des personnes dont le départ crée un vide que le temps ne comble jamais. On apprend simplement à vivre avec ce manque… en gardant précieusement tout ce qu’elles nous ont donné.
Deux ans sans toi.
Deux ans à continuer d’avancer, avec parfois les yeux humides et le cœur rempli de gratitude de t’avoir connu.
Tu marches encore quelque part avec nous.
Et tant que nous parlerons de toi, que nous chanterons tes chansons et que nous raconterons nos souvenirs, une partie de toi continuera de vivre parmi nous.
Tu nous manques. Terriblement
».

Notons que l’artiste complet aux multiples talents Yasser Jeradi, est décédé lundi 12 août 2024, laissant derrière lui un répertoire riche de chansons et le souvenir d’un homme d’exception, amoureux des arts et de la terre, dont l’empreinte reste à jamais gravée dans les mémoires.

Y. N.

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À Imilchil, quand la diaspora devient une force locale

13. August 2026 um 13:01
Au cœur du Haut Atlas oriental, Imilchil accueille la 8e édition du Festival des Marocains du Monde. Du 11 au 14 août, la migration environnementale, l’économie sociale et solidaire et la diaspora sont au centre des débats, avec l’ambition de…

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Monastir | Les activités de « Ciné Vague Ruspina » se poursuivent sur la plage Ennakhil à Skanès

12. August 2026 um 23:16

Les activités de la manifestation « Ciné Vague Ruspina » se poursuivent dans une atmosphère qui conjugue cinéma, culture, divertissement et sensibilisation. Le public, notamment les enfants, les familles et les jeunes, se retrouve dans un espace ouvert sur la mer pour profiter d’un programme varié, faisant du cinéma un véritable pont vers l’apprentissage, l’échange et la découverte de nouveaux univers.

Au cours des deux premières journées, le public a pu profiter d’un programme riche et diversifié, réunissant ateliers, concours, activités récréatives et de sensibilisation ainsi que projections cinématographiques, dans une expérience faisant de l’espace culturel un lieu de plaisir, d’apprentissage et de partage.

Une place importante a notamment été accordée aux enfants et aux participants, avec pour objectif de renforcer la sensibilisation à l’importance de la préservation de l’environnement et de la protection du milieu, à travers des activités interactives alliant divertissement et éducation, et transmettant des messages environnementaux et humains de manière simple et adaptée à leur univers.

Les projections cinématographiques ont également rencontré un bel accueil et suscité une agréable interaction auprès du public de Monastir. Le grand écran a ainsi offert des moments de plaisir et de partage, permettant aux familles, aux enfants et aux jeunes de profiter du cinéma dans un cadre ouvert et privilégié.

Nous partageons avec vous quelques images des deux premières journées de la manifestation, riches en moments de partage, d’interaction et de découverte, en attendant la soirée de clôture prévue ce soir. Nous espérons qu’elle viendra couronner cette belle expérience et que cette manifestation pourra se renouveler à l’avenir, contribuant ainsi à renforcer la présence du cinéma et de la culture dans différents espaces, au plus près du public.
Cette manifestation est organisée par la Direction régionale des affaires culturelles de Monastir, en collaboration avec le Centre National du Cinéma et de l’Image, sous la tutelle du Ministère des Affaires culturelles.

Centre national du cinéma et de l’image

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Tunisie | Eclairage artistique pour l’ancienne cathédrale de Carthage

12. August 2026 um 11:53

L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), l’organisme tunisien chargé de la valorisation du patrimoine et de la promotion culturelle en Tunisie, a partagé sur sa page Facebook des images d’un nouvel éclairage artistique mettant en valeur l’ancienne cathédrale de Carthage, l’un des monuments les plus emblématiques de la colline de Byrsa et du paysage de l’antique cité punique.

Ce projet, mis en œuvre en marge de la 60e édition du Festival international de Carthage, qui se déroule à une centaine de mètre de là, en contrebas de la colline, dans le fameux amphithéâtre romain de la cité antique, permet de mettre en lumière les caractéristiques architecturales de l’édifice — qui domine la colline de Byrsa, au cœur du site archéologique de Carthage — à la tombée de la nuit.

Également connue sous le nom de cathédrale Saint-Louis, la structure a été édifiée à la fin du XIXe siècle, sous le protectorat français, et dédiée au roi Louis IX de France, décédé en 1270 aux portes de Tunis lors de la huitième croisade. L’édifice, qui se distingue par un mélange de styles architecturaux, a par la suite été désacralisé et a également servi de lieu d’accueil pour des événements culturels sous le nom d’Acropolium de Carthage.

Ce nouvel éclairage s’inscrit dans un programme plus vaste d’interventions sur le patrimoine archéologique. Ces dernières semaines, l’AMVPPC a elle-même annoncé des travaux d’entretien et d’amélioration — lancés le 7 juin — sur divers sites de la zone. Par ailleurs, la décision de mener des travaux sur la cathédrale durant le Festival international de Carthage renforce le lien visuel entre la colline de Byrsa et le théâtre romain voisin, lieu de cet événement qui compte parmi les principaux festivals culturels d’été en Tunisie.

Le site archéologique de Carthage, qui conserve des vestiges des civilisations punique, romaine et paléochrétienne ainsi que des phases historiques ultérieures de la ville, figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.

I. B.

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‘‘Le prix d’un toit’’ de Myriam Rature | Le combat d’une mère célibataire

12. August 2026 um 09:34

Avec ‘‘Le prix d’un toit’’, Myriam Rature signe un roman inspiré de faits réels qui retrace le parcours d’une femme confrontée aux blessures du passé, aux épreuves de la vie et à la volonté de construire un avenir différent. Sur près de 600 pages, l’autrice transforme une expérience personnelle en une œuvre romanesque où le réel devient une matière littéraire.

Djamal Guettala 

Dès les premières pages, Myriam Rature précise son choix : elle n’a pas voulu écrire un simple récit de vie. Elle revendique le roman, avec sa construction, ses personnages, ses tensions et ses surprises. Les événements vécus constituent la matière première du livre, mais ils sont travaillés par l’écriture pour devenir une véritable trajectoire romanesque.

Cette démarche donne au récit une portée qui dépasse l’histoire individuelle. La famille, la maternité, la précarité, le regard social, les rapports de force et l’injustice y occupent une place importante. Des réalités qui touchent particulièrement les femmes lorsqu’elles se retrouvent seules face à des responsabilités qui dépassent leur âge et leurs moyens.

«Écrire un livre représente pour moi bien plus qu’une simple passion. C’est le moyen de semer une graine précieuse d’espoir», explique l’autrice.

Une enfance qui laisse des traces

Le roman revient sur une enfance marquée par les fragilités familiales. Les repères sont instables et certaines expériences vont peser durablement sur la construction de la jeune fille.

La figure du père occupe une place importante dans cette période. Les difficultés liées à l’alcool et les tensions familiales sont évoquées sans transformer le récit en règlement de comptes. L’autrice cherche surtout à montrer les conséquences de cet environnement sur celle qu’elle deviendra.

Très tôt, il faut apprendre à observer, à se protéger et à compter sur ses propres ressources.

À 17 ans, un autre bouleversement survient : Myriam devient mère.

Dans l’Algérie des années 2000, être une jeune mère célibataire signifie affronter une situation particulièrement difficile. Elle ne trouve le soutien ni auprès de sa famille, ni de ses amis, ni de la société, ni des institutions. Il lui faut assumer seule son enfant, travailler et chercher les moyens de construire une vie stable.

La naissance de Melak devient alors le point d’ancrage de son existence. Sa fille n’est pas un simple personnage du récit : elle est au cœur des choix de sa mère et de cette volonté de ne jamais renoncer.

«Le chagrin est un luxe… que je ne peux pas me permettre», écrit-elle. La formule résume une époque où la douleur doit souvent céder la place à l’urgence. Myriam est encore une jeune femme lorsqu’elle doit apprendre à être mère, à gagner sa vie et à protéger son enfant.

Le roman donne ainsi à voir une réalité sociale rarement racontée sans détour : celle d’une jeune femme confrontée à la maternité précoce, à l’isolement et au poids du jugement collectif.

Quand l’injustice s’invite dans le récit

Le livre aborde également une autre épreuve, celle du rapport à la justice.

Myriam raconte avoir porté plainte contre Karim. Au terme de la procédure, le tribunal le déclare non coupable. Pour l’héroïne, cette décision laisse pourtant derrière elle un profond sentiment d’injustice.

Le personnage va jusqu’à affirmer que les procureurs et les juges sont « dans sa poche ». Dans le contexte du roman, cette phrase en dit long sur son assurance et sur le rapport de force qu’il cherche à instaurer.

L’autrice ne transforme pas cet épisode en démonstration judiciaire. Elle raconte ce qu’elle a vécu et surtout ce que cette expérience produit chez elle. La décision du tribunal constitue un fait du récit ; le sentiment d’injustice appartient à l’expérience de la protagoniste.

Cette distinction permet à Myriam Rature de conserver au roman sa dimension humaine. Ce qui compte ici n’est pas de rejuger l’affaire, mais de montrer ce que représente, pour une femme déjà fragilisée, le sentiment de ne pas avoir été entendue.

Le roman réserve enfin une place particulière à une figure dont l’apparition tardive constitue l’un de ses principaux ressorts narratifs. Son arrivée intervient vers la fin de ce premier tome et il serait dommage d’en dévoiler davantage.

Cette présence se distingue par sa bienveillance. Elle prend peu à peu la dimension d’un véritable ange gardien : quelqu’un qui écoute, transmet, encourage et permet à l’héroïne de découvrir des ressources qu’elle porte déjà en elle.

La force de cette rencontre tient aussi à l’incertitude qu’elle entretient. Certains lecteurs et lectrices ont pu croire que cette relation allait prendre une tournure négative. Ils découvrent finalement une autre dimension du personnage et de sa place dans l’histoire.

Myriam Rature a donc raison de préserver cette surprise. Donner son identité ou raconter ce qui se joue ensuite reviendrait à priver les futurs lecteurs de l’un des moments importants du premier tome.

Cette figure devient ainsi un personnage clé sans être un personnage annoncé. Sa présence se découvre, puis se comprend.

Le prix d’un toit, une conquête

Le titre du roman ne renvoie pas uniquement au logement. Le toit devient progressivement le symbole d’une sécurité recherchée, d’une stabilité et d’une place que l’héroïne veut enfin pouvoir occuper pleinement.

Cette quête passe par le travail, les responsabilités, les choix difficiles et les occasions qu’il faut savoir saisir. Rien n’est présenté comme acquis. La trajectoire est faite d’obstacles, mais aussi de décisions qui permettent peu à peu de changer de position.

Avec ‘‘Le prix d’un toit’’, Myriam Rature transforme donc son histoire en une fiction qui aborde des sujets plus larges : la maternité précoce, la condition de mère célibataire, l’absence de soutien, la précarité, le regard social et le sentiment d’injustice.

L’écriture reste directe et accessible. L’autrice ne cherche pas à multiplier les effets de style. Elle privilégie les situations, les personnages et le mouvement de l’histoire, laissant au lecteur le soin de mesurer ce que chacun des épisodes produit sur l’héroïne.

Le livre a par ailleurs rencontré un public au-delà du cercle des premiers lecteurs. L’année dernière, ‘‘Le prix d’un toit’’ s’est classé à plusieurs reprises parmi les meilleures ventes Amazon de la catégorie «fiction biographique», atteignant la première place du Top 15 et figurant également plusieurs fois dans le Top 20. L’ouvrage a connu trois ruptures de stock sur la plateforme.

Au terme de cette lecture, ‘‘Le prix d’un toit’’ apparaît comme le parcours d’une femme qui refuse de laisser son passé décider seul de son avenir. Une mère célibataire devenue adulte dans l’adversité, qui a dû apprendre à compter sur elle-même et à protéger sa fille dans un environnement où le soutien faisait défaut.

Le toit du titre prend alors tout son sens. Il ne représente plus seulement quatre murs et un espace où vivre. Il devient la matérialisation d’une conquête : celle d’une vie choisie, d’une sécurité obtenue et d’une liberté enfin assumée.

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Hammamet | Sauver les patrimoines et les mémoires en danger

12. August 2026 um 06:57

Du 14 au 16 août 2026, Hammamet accueille la troisième édition des Journées culturelles estivales. Placée sous le thème « Patrimoines et mémoires en danger : pour la protection et la réhabilitation », la manifestation entend faire dialoguer cinéma, livres, histoire, environnement et droits humains autour d’une même urgence : préserver ce qui constitue la mémoire collective.

Djamal Guettala

Il y a des patrimoines que l’on voit disparaître sous les effets du temps, d’autres que les transformations urbaines, l’abandon ou l’oubli menacent silencieusement. Il y a aussi des mémoires qui s’effacent lorsqu’elles ne sont plus transmises. C’est autour de cette double fragilité que s’organise la troisième édition des Journées culturelles estivales de Hammamet.

Après une première édition consacrée, en 2023, aux différentes mémoires de Hammamet, puis une rencontre autour du cinquantenaire de la naissance du Ciné-Club de Hammamet, les associations partenaires poursuivent leur démarche avec un nouveau rendez-vous consacré au patrimoine matériel, immatériel, naturel et écologique.

Le Ciné-Club de Hammamet, l’Association d’éducation relative à l’environnement, la section locale de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH), la Halqa El Messaadi de la culture, en partenariat avec l’Association de La Manouba pour les monuments et la culture, proposent ainsi trois journées de projections, de rencontres littéraires, de débats et d’ateliers.

Les activités investiront plusieurs lieux du centre de la cité balnéaire, notamment Sidi Abdallah, dans la vieille ville, le Hub Valley, le Hammamet Art and Culture (HAC) ainsi que le siège de l’Aere.

Des femmes au cœur de la mémoire culturelle

La manifestation débutera vendredi 14 août à 18h30, à Sidi Abdallah, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme tunisienne.

La rencontre sera consacrée au livre de Fakher Rouissi, ‘‘Les étoiles tunisiennes de la chanson, du théâtre et du cinéma (1900-1956)’’. Le professeur Abderrazak Hammami proposera une lecture de cet ouvrage consacré aux femmes qui ont marqué la vie artistique tunisienne durant la première moitié du XXe siècle.

À 21h30, le public rejoindra le Hub Valley pour une projection de ‘‘Fatma 75’’, en présence de sa réalisatrice Salma Baccar.

Œuvre emblématique du cinéma tunisien, le film continue de résonner avec les débats sur la condition des femmes, leurs droits et leur place dans la société. Sa projection, plusieurs décennies après sa réalisation, prend ainsi place dans une réflexion plus large sur la manière dont le cinéma conserve et transmet les mémoires.

Quand les lieux racontent l’histoire

Samedi 15 août, la matinée sera consacrée aux «lieux de mémoire et monuments menacés».

De 10h à 13h, l’Aere accueillera une table ronde introduite par le docteur Salem Sahli, autour de l’importance de préserver le patrimoine écologique, naturel et historique.

Une question particulièrement sensible dans un pays où certains sites, paysages et édifices portent encore les traces de différentes périodes de l’histoire, mais où leur conservation demeure confrontée à de nombreuses menaces.

À 18h, le café culturel Bab Sima, au sein du HAC, accueillera la présentation du livre de Fathi Hammami, ‘‘Sfax, la ville des droits’’, par le professeur Habib Kazdaghli, dans le cadre d’une rencontre organisée sous l’égide de la section locale de la LTDH.

La journée s’achèvera à 21h30 avec la projection du film ‘‘Wedd’’, produit en 2025, en présence de son réalisateur Habib Mestiri.

Habiba Msika, mémoire d’une artiste

Le dimanche 16 août sera notamment consacré à la mémoire cinématographique. À 10h, le HAC accueillera un atelier consacré à Habiba Msika, figure majeure de la scène artistique tunisienne du début du XXe siècle. La rencontre se déroulera en présence de la réalisatrice Salma Baccar.

À 18h, la professeure Sylvia Finzi présentera le nouvel ouvrage de Rim Lajmi, ‘‘Femmes de tous les combats. Dans la Tunisie du XXe siècle’’.

À travers ces différentes rencontres, les Journées culturelles estivales mettent ainsi en lumière des femmes, des artistes, des intellectuels, des lieux et des œuvres qui participent à la construction d’une mémoire tunisienne plurielle.

La troisième édition de ces Journées culturelles estivales se distingue par la volonté de ne pas traiter le patrimoine comme une réalité figée. Les organisateurs veulent au contraire en faire un objet de débat, de transmission et de réflexion.

Transmettre plutôt que laisser disparaître

Car préserver un patrimoine ne signifie pas uniquement sauver un monument ou restaurer un bâtiment. C’est également conserver des récits, des images, des pratiques, des œuvres, des paysages et des voix qui risquent de disparaître avec ceux qui les ont portés.

À Hammamet, ville où le patrimoine architectural côtoie une mémoire artistique et cinématographique particulièrement riche, cette réflexion trouve naturellement sa place.

Le choix du cinéma et du livre permet surtout de toucher les nouvelles générations, celles qui auront demain la responsabilité de préserver ce qui leur aura été transmis.

La question qui traverse ces trois journées est finalement aussi simple qu’essentielle : que restera-t-il de notre mémoire collective si nous ne nous donnons pas aujourd’hui les moyens de la protéger ?

Les Journées culturelles estivales de Hammamet veulent apporter quelques éléments de réponse, en réunissant autour d’une même table ceux qui écrivent, filment, documentent, transmettent et défendent les différentes formes du patrimoine.

L’ensemble des projections, rencontres, tables rondes et activités est accessible gratuitement au public.

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Le CNCI salue la présence des talents tunisiens au Festival du Film de Locarno

12. August 2026 um 00:25

Le cinéma tunisien est à l’honneur à la 79e édition du Festival du Film de Locarno, l’un des rendez-vous majeurs du cinéma international, se réjouit le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI).

Le nouveau long métrage BAKMA du réalisateur tunisien Abdelhamid Bouchnak, est sélectionné dans la section Fuori Concorso et sera présenté en avant-première mondiale le 11 août 2026 à Locarno, en Suisse.

Cette sélection constitue une nouvelle reconnaissance de la création cinématographique tunisienne et de sa présence dans les grands festivals internationaux.

La présence tunisienne à Locarno est également marquée par la participation de Afef Ben Mahmoud, membre du jury de la compétition Cineasti del Presente – Cinéastes du Présent.

Une double présence qui témoigne de la richesse des talents tunisiens et de la place du cinéma tunisien sur la scène cinématographique internationale.

Le Centre national du cinéma et de l’image adresse ses félicitations à Abdelhamid Bouchnak, à toute l’équipe de BAKMA, ainsi qu’à Afef Ben Mahmoud, et leur souhaite une pleine réussite à Locarno.

CNCI

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