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Paris Builders Show 2026 : l’innovation au cœur de la transformation du bâtiment

02. Juli 2026 um 22:59

Dans un contexte où le bâtiment accélère sa transformation, l’édition 2026 du Paris Builders Show s’impose comme un temps fort pour mesurer la vitalité d’une filière en pleine mutation. Entre innovation technologique, décarbonation, rénovation et nouvelles solutions constructives, cette édition a mis en lumière un secteur qui ne cesse de se réinventer. Pour Jean-Philippe Guillon, directeur du salon, ce rendez-vous confirme une dynamique essentielle : « l’innovation va accompagner la transformation de notre planète et répondre aux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux de notre société et de la filière ».

Le moment marquant de cette édition reste l’ampleur exceptionnelle de la participation, avec une progression de 20% des dossiers déposés, signe d’un écosystème en ébullition et d’une forte envie d’innover malgré les tensions du marché. Cette édition a aussi consacré des solutions tournées vers la rénovation, la circularité, la sobriété énergétique et les usages de demain, confirmant que le bâtiment entre dans une phase de transition concrète et durable. Plus qu’un simple salon, l’événement devient ainsi un espace de démonstration, de mise en réseau et d’accélération des transformations du secteur.

Selon les résultats annoncés lors du PressDating du 2 juillet, on note la construction Tech®, start-up, IT et nouvelles technologies
Le jury a attribué l’or à Argile pour sa plateforme du même nom, l’argent à Klouvis pour sa solution Mécénat en nature, et le bronze à Logement 3D pour Visuary. Un coup de cœur a également été décerné à la start-up La Bonne Réponse pour sa solution d’IA dédiée à l’aide à la décision technique des professionnels du bâtiment.

Nous y reviendrons..

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L’UIB: Une nouvelle reconnaissance de notre excellence en Cash Management

02. Juli 2026 um 20:21

L’Union Internationale de Banque annonce l’obtention une nouvelle distinction « Global Finance Treasury & Cash Management Awards 2026 » qui vient consacrer l’engagement de notre banque en faveur de l’excellence opérationnelle, de l’innovation et de l’accompagnement durable de nos clients.

Notre banque a été honorée par le prestigieux magazine financier international « Global Finance » à travers l’attribution d’un Award en Cash Management, récompensant la pertinence de notre offre, la qualité de nos solutions transactionnelles et notre capacité à répondre aux besoins évolutifs des entreprises.

Au-delà de cette distinction, cet Award reflète notre ambition constante : être un partenaire financier de référence, en apportant à nos clients des solutions innovantes, sécurisées et créatrices de valeur.

Communiqué

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Un méga-programme de 21 000 projets pour transformer la carte des régions tunisiennes

02. Juli 2026 um 10:46

Le projet de plan de développement pour la période 2026-2030 prévoit une importante mobilisation de l’investissement public. Et ce, avec une enveloppe globale de 101,835 milliards de dinars destinée à financer 21 100 projets et programmes publics. C’est ce que révèle le document du plan.

Cette nouvelle génération de projets constitue un levier central de la politique de l’État visant à promouvoir un développement global, équitable et territorialement équilibré. Elle consacre également un rôle renforcé aux conseils locaux, régionaux et aux conseils des districts dans la proposition des projets, en réponse aux besoins exprimés par les citoyens et dans une logique de justice sociale et d’équité entre les régions.

Une forte orientation locale et participative

La répartition du portefeuille de projets met en évidence une priorité donnée aux initiatives locales et à la continuité des investissements en cours. Le programme comprend 14 624 nouveaux projets, dont 8 506 proposés directement par les conseils élus, soit 58 % des projets nouveaux. Confirmant ainsi la dimension participative du processus.

Par ailleurs, 6 476 projets en cours, engagés avant 2026, seront poursuivis. Ils concernent l’ensemble des régions et portent principalement sur les infrastructures de base, notamment les routes, les pistes rurales, les équipements collectifs ainsi que les services publics dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et de l’eau.

Le dispositif inclut également 5 629 propositions de projets dans le cadre du programme de développement régional, ainsi que 3 370 projets relevant du nouveau programme de développement inclusif.

Les données montrent une nette prédominance des projets à vocation locale, représentant 70 % de l’ensemble; contre 17 % pour les projets régionaux, 11 % pour les projets nationaux et 2 % pour les projets à dimension interrégionale. Cette répartition traduit une volonté de réduction des disparités territoriales et d’amélioration de l’accès aux services essentiels.

Les infrastructures en tête des investissements

La structure des investissements confirme les priorités sectorielles du plan. Le secteur des infrastructures et des services absorbe la part la plus importante, avec 44,513 milliards de dinars, soit 43,7 % du total, pour la réalisation de 7 930 projets. Ceux-ci concernent notamment les routes, les ponts, les projets municipaux, la protection du littoral et la lutte contre les inondations.

Le secteur des équipements collectifs arrive en deuxième position en nombre de projets, avec 11 311 projets et des investissements estimés à 27,963 milliards de dinars (27,5 %). Ces investissements sont principalement orientés vers les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la santé, de la jeunesse, du sport et de la culture.

Le secteur de l’industrie, de l’énergie et des mines bénéficie de 17,775 milliards de dinars (17,5 %), pour 303 projets visant notamment à accélérer la transition énergétique et à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030; tout en développant les filières minières et gazières.

Quant au secteur de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques, il mobilise 11,584 milliards de dinars (11,3 %) pour 1 556 projets destinés à renforcer la sécurité alimentaire et hydrique, à soutenir les systèmes de production et à optimiser l’exploitation des ressources en eau.

Répartition territoriale des projets

Le plan adopte une approche territoriale structurée autour de cinq districts. L’écart de répartition place le troisième district en tête avec 5 632 projets, suivi du deuxième avec 4 439 projets, du quatrième avec 3 754 projets, du premier avec 3 141 projets, et enfin du cinquième avec 2 629 projets. Cette distribution correspond à un ratio moyen estimé à un projet pour 599 habitants au niveau national.

Un financement diversifié dominé par l’État

Le financement de cette enveloppe repose sur une diversification des sources afin d’alléger la pression sur les équilibres financiers publics. Le budget de l’État assurera 61 % du financement total, soit 61,847 milliards de dinars.

Les entreprises et établissements publics contribueront à hauteur de 30 %, soit 31,990 milliards de dinars, via leur autofinancement. Les partenariats public-privé représenteront 9 % du financement global, soit 7,998 milliards de dinars, destinés notamment à des projets dans les domaines de la gestion des déchets, de l’assainissement, des énergies renouvelables, du transport multimodal et du tourisme.

Un levier de croissance et d’équité territoriale

Selon le document du plan, cette nouvelle génération de projets publics devrait contribuer à dynamiser l’activité économique, améliorer le climat des affaires dans l’ensemble des régions et renforcer progressivement les conditions de vie des citoyens. Elle vise également à garantir un accès plus équitable aux services de base, tout en préservant l’environnement et la durabilité des ressources naturelles du pays.

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Les banques et les assurances se dirigent vers une grève générale

02. Juli 2026 um 09:55

Le conseil sectoriel de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance a décidé, mercredi 1er juillet 2026, d’engager une nouvelle série d’actions de protestation, tout en retenant le principe d’une grève générale sectorielle, dont la date et la durée seront fixées ultérieurement, en concertation avec la Fédération et la centrale syndicale.

Sami Salhi, secrétaire général de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance, précise que le conseil sectoriel a appelé les salariés du secteur à arborer le brassard rouge et à organiser des rassemblements de protestation devant le Conseil bancaire et financier, la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance, le ministère des Finances, le ministère des Affaires sociales ainsi que la Banque centrale de Tunisie.

S’exprimant à l’issue des travaux du conseil sectoriel, présidé par Tayeb Bahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé, Sami Salhi indiqué que des correspondances seront adressées aux institutions concernées afin de rappeler les revendications toujours en suspens.

Il a également annoncé que des procédures judiciaires seront engagées contre les banques n’ayant pas appliqué la circulaire 412, à travers des constats et mises en demeure établis par des huissiers de justice.

Et d’ajouter qu’en l’absence de réponse favorable des autorités concernées, les rassemblements de protestation seront déclenchés et la date ainsi que la durée de la grève générale seront arrêtées.

Le responsable syndical a, par ailleurs, mis en garde contre une aggravation du climat social dans le secteur, estimant que les autorités portent la responsabilité de cette situation.

Il appelle donc le gouvernement à intervenir pour désamorcer la crise, répondre aux revendications des salariés, respecter la législation en vigueur ainsi que les engagements internationaux de l’État tunisien.

Pour rappel, les employés des banques, des compagnies d’assurance et des institutions financières avaient observé une grève de trois jours afin de réclamer la reprise des négociations sociales, suspendues unilatéralement, conformément aux dispositions de la convention sectorielle commune des banques et des institutions financières, qui prévoit l’ouverture de discussions sur les salaires au cours du premier semestre de chaque année.

Les revendications portent notamment sur l’octroi des augmentations salariales au titre de l’année 2025, pour lesquelles des crédits auraient déjà été inscrits au budget 2025, ainsi que sur l’application de l’article 412, paragraphe 3, de la loi n° 2024-14 modifiant le Code de commerce, aux salariés des banques.

De son côté, Salah Eddine Selmi, secrétaire général de l’UGTT, présent à une partie des travaux du conseil sectoriel, a réaffirmé le soutien de la centrale syndicale aux mouvements du secteur des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance. Il a souligné que ces revendications s’inscrivent dans le cadre des luttes menées par l’UGTT pour la défense des droits des travailleurs, dans un contexte marqué, estime-t-il, par l’absence de dialogue social.

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OPCVM: le seuil symbolique des 11 milliards de dinars franchi

02. Juli 2026 um 08:22

V

Il n’aura fallu que six mois en 2026 pour que l’actif net total des OPCVM dépasse la barre symbolique des 11 milliards de dinars. L’épargne collective a clôturé le mois de juin avec un actif net de 11 205,9 MDT.  Depuis le début de l’année, la progression atteint 2 709,3 MDT, une hausse sans précédent.

Cette embellie est portée essentiellement par les véhicules obligataires dont l’actif net s’établit désormais à 9 362,8 MDT, en hausse de 2 109,4 MDT depuis janvier. Les OPCVM mixtes suivent loin derrière avec 1 803,4 MDT, tandis que les fonds actions ne pèsent que 39,6 MDT, un comportement de prudence persistante des épargnants tunisiens vis-à-vis des marchés actions. Le seul fonds monétaire disponible sur le marché est encore à ses débuts, avec un actif net de 0,1 MDT.

Sur le seul mois de juin, l’actif net global a progressé de 433,1 MDT, porté par les fonds obligataires (+267,3 MDT) et les fonds mixtes (+161,7 MDT). Ce rythme soutenu confirme l’appétit des investisseurs pour des produits offrant un rendement perçu comme plus stable et prévisible.

Plusieurs facteurs expliquent cette envolée historique. Il y a le réinvestissement des coupons obligataires, les émetteurs publics et privés ont massivement levé des capitaux sur le marché obligataire au cours des derniers exercices, offrant des rendements attractifs qui ont drainé l’épargne disponible. Idem pour les dividendes distribués par les sociétés cotées et qui sont généralement placés automatiquement dans les parts des fonds.

De plus, il y a une fuite vers la sécurité dans un contexte économique marqué par une inflation encore élevée et des incertitudes sur le marché boursier, les épargnants privilégient les placements obligataires, jugés moins risqués. Le maintien des taux d’intérêt à des niveaux élevés a permis de signer des rendements obligataires attractifs, renforçant l’attrait de ces produits.

Enfin, nous sommes en train d’évoquer une épargne parfaite pour ceux qui, face à la flambée des prix de l’immobilier et au durcissement des conditions de crédit, trouvent en ces véhicules un excellent moyen pour fructifier leur argent.

 

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Crise minière à Gafsa : salaires, sécurité, accords bloqués… Le ras-le-bol de l’UGTT

01. Juli 2026 um 14:43

Le Conseil sectoriel des mines de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a demandé, à l’issue d’une réunion tenue le 30 juin 2026 à Gafsa, l’application des accords sociaux conclus avec les entreprises minières publiques et le versement des salaires dans les délais légaux. Cette réunion s’est tenue au lendemain d’un accident survenu à la Société tunisienne de transport des produits miniers (SNTM), dans lequel deux employés sont morts.

La réunion, organisée au siège de l’Union régionale du travail de Gafsa sous la présidence de Wajih Zidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des offices et des entreprises publiques, a débuté par une minute de silence en hommage à Hatem Henchiri et Lassaad Sediri, décédés dans cet accident survenu dans la délégation de Mdhilla. Le Conseil a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’un message de soutien aux personnes blessées.

Selon le Conseil, cet accident s’inscrit dans une série de défaillances liées à la sécurité et aux conditions de production dans le secteur minier. Il a demandé que la santé et la sécurité au travail soient traitées en priorité.

La réunion intervient dans un contexte de tensions sociales que le Conseil décrit comme prolongées au sein des entreprises minières de la région de Gafsa, notamment la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et la SNTM. Le Conseil affirme que ces entreprises font face à des blocages dans l’application d’accords déjà signés, ainsi qu’à des retards de versement des salaires.

Le Conseil sectoriel des mines a formulé cinq revendications. Il demande l’application intégrale et immédiate des accords et procès-verbaux signés, le versement des salaires sans retard, l’accélération du traitement des dossiers professionnels et sociaux en suspens, la mise en place d’un dispositif de santé et de sécurité au travail, ainsi qu’une intervention de l’autorité de tutelle sur les causes structurelles de la situation. Le Conseil a indiqué maintenir son attachement au dialogue social. Et ce, tout en appelant les travailleurs et les structures syndicales à l’unité en cas de persistance des blocages.

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La BVMT active son site de secours après une défaillance électrique

01. Juli 2026 um 14:43

La Bourse de Tunis a annoncé, mercredi 1er juillet dans un communiqué publié à la demande du Conseil du marché financier, qu’un incident technique provoqué par une défaillance électrique a affecté, dimanche 28 juin 2026, une partie de l’infrastructure de son centre informatique principal.

Dès la survenue de l’incident, explique le management de l’institution, les équipes techniques de la Bourse ont activé les procédures prévues à cet effet, engagé immédiatement les opérations de diagnostic et mis en œuvre les mesures nécessaires pour rétablir les conditions normales d’exploitation.

Parallèlement, des investigations techniques approfondies sont en cours afin de déterminer avec précision les causes de cette défaillance et, le cas échéant, d’identifier les mesures complémentaires susceptibles de renforcer davantage les dispositifs de prévention, de contrôle ainsi que la résilience de l’infrastructure.

Continuité des opérations de marché…

Conformément à son plan de continuité des activités, la Bourse de Tunis a activé son site de secours, permettant d’assurer la continuité des opérations de marché dans des conditions conformes aux exigences de sécurité, de fiabilité et de performance. Les séances de négociation des 29 et 30 juin et mercredi 1er juillet 2026 se sont ainsi déroulées depuis ce site de secours.

La Bourse a également indiqué qu’après l’achèvement des travaux de réparation de l’infrastructure du site principal, une phase de tests techniques est actuellement en cours afin de vérifier la stabilité et la fiabilité de la plateforme avant sa remise en service.

En fonction des résultats de ces essais, la reprise des activités sur le site principal est prévue les 2 ou 3 juillet 2026.

La Bourse de Tunis affirme que cet incident n’a eu aucun impact sur la continuité des activités du marché. Elle a toutefois présenté ses excuses pour les désagréments que cette situation a pu occasionner à certains intervenants.

Enfin, elle a réaffirmé son engagement à garantir la sécurité, la disponibilité et la résilience de ses infrastructures, ainsi qu’à assurer la continuité, la sécurité et la transparence du marché financier.

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TMM : cinq mois de stabilité à 6,99 %

01. Juli 2026 um 13:31

Le taux du marché monétaire (TMM) en Tunisie est resté stable à 6,99 % au mois de juin 2026. Il enregistre ainsi son cinquième mois consécutif de stabilité. C’est ce que révèlent les données publiées mercredi par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette consolidation intervient dans un contexte de recul progressif observé au cours des dernières années. Le taux moyen du TMM est en effet passé de 8 % en juin 2023 à 7,97 % en juin 2024, puis à 7,5 % en juin 2025; avant de se stabiliser à son niveau actuel de 6,99 %.

Par ailleurs, les données de la BCT rappellent que le marché monétaire avait connu une phase de hausse marquée en 2023. Il atteignait un pic de 8,05 % en mars de la même année. Cette évolution s’expliquait alors par un resserrement de la politique monétaire visant à contenir les tensions inflationnistes et à stabiliser les équilibres financiers.

Par la suite, la Banque centrale a ajusté son taux directeur, principal instrument d’orientation de la politique monétaire. Ce qui a contribué à infléchir progressivement la trajectoire des taux sur le marché monétaire vers une tendance baissière, avant leur stabilisation actuelle.

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La ministre des Finances sollicite le soutien des banques

01. Juli 2026 um 11:04

La ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, a appelé les banques tunisiennes à soutenir activement le budget de l’État lors d’une réunion tenue avec les responsables des établissements bancaires.

Au cours de cette rencontre, la ministre a présenté les principaux équilibres financiers prévus par la loi de finances 2026 ainsi que les besoins de financement de l’État. Elle a souligné l’importance de la mobilisation des ressources internes pour accompagner les efforts de financement du budget.

Les échanges ont également porté sur le rôle du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale et dans l’accompagnement des orientations économiques de l’État.

La ministre des Finances a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les autorités publiques et les établissements bancaires afin de contribuer à la mise en œuvre des priorités économiques et financières du pays.

De leur côté, les représentants des banques ont exprimé leur disposition à poursuivre le dialogue avec le ministère des Finances sur les mécanismes de financement et les moyens de soutenir les équilibres financiers.

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Finances publiques: un mois de juillet sous le signe du désendettement extérieur

01. Juli 2026 um 08:35

La dette demeure un sujet particulièrement important pour la Tunisie, surtout dans un contexte géopolitique régional instable.

Le calendrier de remboursement des emprunts internes ne semble pas bourré. Une seule échéance est au programme, celle du BTCT 52 semaines 17072026 pour 102 MDT.

Si nous regardons les dernières années, nous constatons effectivement que la saison estivale est marquée par une sorte de trêve, qui permet au Trésor de préparer la rentrée et la fin de l’année. D’ailleurs, la réunion d’hier entre le ministère des Finances et les représentants des banques entre dans ce cadre. Avec le déficit budgétaire supplémentaire causé par la facture énergétique, la fin de l’année serait marquée par un programme d’endettement local additionnel.

Il reste aussi à signaler qu’une partie des emprunts syndiqués en devises contractés auprès des banques locales sera remboursée durant ce mois.

Sur le front de la dette extérieure, le principal rendez-vous est celui du remboursement de l’eurobond de 700 millions d’euros, une dette émise au taux de 6,375%. Ce montant équivaut, au taux de change actuel, à 2 340,520 MDT, soit plus de 10 jours d’importations (par rapport aux chiffres du 30 juin 2026).

Nous comprenons donc la raison pour laquelle les autorités ont veillé à assurer le financement de 500 millions de dollars auprès de l’Afreximbank. Cela devrait soutenir les avoirs en devises, un indicateur clé pour un pays comme le nôtre.

Il y aurait également le remboursement d’une tranche du financement accordé par le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) conclu pour la période 2016-2019. Ce remboursement est estimé à 26 MUSD.

À la fin de ce mois, nous pouvons dire que le dossier de la dette extérieure pour 2026 est quasiment clôturé. Il faudra maintenant continuer à mobiliser des ressources en devises, du moins dans le cadre du financement de projets. Il est crucial de terminer l’année avec un niveau confortable de réserves.

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Visite de la secrétaire générale du COMESA : vers une intégration économique renforcée

30. Juni 2026 um 21:05

Lors de sa visite en Tunisie, la secrétaire générale du COMESA, Chileshe Mpundu Kapwepwe, a ouvert son allocution par un proverbe de son pays, s’adressant aux jeunes diplomates présents, à l’académie diplomatique qu’elle considère comme l’avenir : « Les arbres qui grandissent forment la forêt de demain. » Elle a ajouté qu’il fallait prendre soin de ces jeunes pousses, car ce sont elles qui bâtiront la forêt de demain. « Je suis très heureuse d’être ici et de m’adresser à ces jeunes diplomates prometteurs », a-t-elle déclaré.

Rappelant la portée du COMESA, elle a expliqué : « Le COMESA est le Marché commun de l’Afrique orientale et australe. Il compte 21 États membres, de la Tunisie au sud de l’Afrique, et inclut plusieurs îles de l’océan Indien. Son territoire est vastement étendu : son PIB cumulé atteint 1 000 milliards de dollars et sa population s’élève à 680 millions d’habitants. » Elle a souligné l’importance de ce bloc régional sur le continent. »

La secrétaire générale a insisté sur le caractère unique du COMESA, qui a créé dès l’origine des institutions chargées d’opérer directement au sein des différents secteurs. Certaines sont déjà opérationnelles, d’autres jouent un rôle de régulation.  » Nous disposons notamment du Fonds pour le commerce et le développement, devenu un acteur majeur du continent et soutenant de nombreux projets d’infrastructure. Ce fonds, d’une ampleur considérable, a connu une croissance rapide et présente aujourd’hui un bilan solide de plus de 10 milliards de dollars. Nous en sommes très fiers. Nous avons également des institutions spécialisées dans l’assurance, basées à Nairobi », a-t-elle précisé.

Elle a également évoqué les dispositifs de gestion des risques commerciaux et des organes de régulation, citant la Commission de la concurrence du COMESA, chargée d’encadrer la concurrence et de protéger les consommateurs. En matière de politiques publiques, l’Institut monétaire du COMESA collabore avec les banques centrales pour harmoniser les politiques monétaires et œuvrer en faveur de l’intégration économique régionale.

Parmi les acteurs civils du COMESA, Chileshe Mpundu Kapwepwe a mis en avant la Fédération des femmes entrepreneures, qui regroupe les sections féminines des 21 États membres. Présentes en Tunisie cette semaine, elles participent à des réunions et organisent un salon professionnel afin de rencontrer le secteur privé tunisien et présenter leurs activités. L’objectif est de concrétiser l’adhésion de la Tunisie au COMESA et de montrer comment les entreprises tunisiennes peuvent s’impliquer et développer leur marché au sein de la région.

Elle a remercié chaleureusement le gouvernement tunisien pour son accueil et rappelé que les deux premiers jours avaient été consacrés au Forum de sensibilisation des institutions du COMESA. Les différentes institutions représentées ont pu présenter leurs missions et échanger afin de mieux faire connaître le COMESA et de renforcer l’intérêt et l’implication de la Tunisie.
La secrétaire générale a aussi souligné le rôle du Conseil des entreprises du COMESA, qui fédère les chambres de commerce des États membres et facilite le dialogue entre le secteur privé, les autorités publiques et les décideurs. Ce Conseil rend compte au sommet des chefs d’État et permet de porter les préoccupations du secteur privé au plus haut niveau.

Évoquant le plan stratégique à moyen terme du COMESA pour 2026-2030, elle a indiqué qu’il reposait sur cinq piliers et permettrait de mieux cibler les objectifs pour les cinq années à venir. Ce cycle quinquennal offre l’occasion d’évaluer les actions passées et de préparer le cycle suivant. « Le contexte mondial a connu de nombreux changements, défis et incertitudes, notamment dans le domaine du commerce. Nous avons donc dû revoir notre stratégie pour préserver notre agilité, notre concentration et notre impact au service de nos États membres », a-t-elle expliqué.

Enfin, elle a insisté sur la nécessité de valoriser davantage les matières premières africaines et de renforcer les capacités de production et d’industrialisation au sein du COMESA. « Certains pays doivent encore progresser dans ce domaine ; la Tunisie peut servir d’exemple en matière de production et d’industrie. C’est la raison pour laquelle nous devons agir collectivement et non isolément », a-t-elle déclaré. « Aucun pays ne détient toutes les réponses ni toutes les ressources. Nous sommes plus forts unis — c’est le message que porte le COMESA aux États membres pour avancer ensemble. Nos aspirations communes sont pleinement alignées sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine et sur notre plan stratégique. »

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Caisse enregistreuse obligatoire: ce que prévoit la loi en cas de non-respect

30. Juni 2026 um 17:52

L’utilisation de la caisse enregistreuse s’impose progressivement comme un outil clé dans la lutte contre la fraude et la sécurisation des transactions commerciales. En enregistrant en temps réel les ventes et prestations de services, elle devient un véritable levier de transparence pour l’administration fiscale, tout en renforçant la traçabilité des opérations économiques.

À partir du 1er juillet 2026, un nouveau cap sera franchi en Tunisie: toutes les entreprises de consommation sur place, équipées de systèmes homologués par les services compétents du ministère des Finances, devront obligatoirement utiliser une caisse enregistreuse, conformément à la réglementation en vigueur, a indiqué le ministère des Finances. D’ailleurs, le ministère met à la disposition du public la liste des fournisseurs agréés.

En clair, fini les zones grises: toute manipulation, suppression ou falsification des données enregistrées expose désormais les contribuables aux sanctions prévues par l’article 94 du Code des droits et procédures fiscaux.

Mais alors, quelles sont exactement ces sanctions?

Dans ce cadre, la question du non-respect des obligations de facturation devient centrale. L’article 94 prévoit des sanctions particulièrement lourdes pour toute personne tenue d’émettre des factures et qui ne s’y conforme pas, ou qui émet des documents comportant des montants minorés. Les peines vont d’un emprisonnement de 13 jours à 3 ans, accompagné d’une amende comprise entre 1 000 et 50 000 dinars. L’acheteur peut également être concerné lorsqu’il est légalement soumis à l’obligation de facturation.

La loi vise aussi les factures fictives, utilisées pour réduire frauduleusement l’impôt ou obtenir des avantages fiscaux indus. Dans ces cas, le cadre juridique reste ferme et applique les mêmes sanctions, confirmant la volonté des autorités de renforcer la discipline fiscale.

 

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Pourquoi la Tunisie doit investir dans le gaming?

30. Juni 2026 um 16:48

Le gaming dispose d’atouts réels, un vivier créatif, des prototypes prometteurs et des expériences d’incubation, mais reste toutefois  fragile et insuffisamment structuré pour se transformer en filière industrielle durable et exportatrice. 

Les témoignages de Chahira Mehouachi, ingénieure de recherche à l’École polytechnique (projet européen GAME-ER) et CEO de Makers Factory, et de Samia Chelbi, architecte d’écosystèmes d’innovation, dressent un diagnostic partagé : talent et idées existent, mais financement, accompagnement spécialisé et accès aux marchés font défaut. Sans dispositifs dédiés et volonté politique, l’élan risque de stagner face à des pays voisins qui ont déjà structuré une filière.

Un vivier créatif mais fragmenté

Depuis la fin des années 2010, la Tunisie a vu émerger des studios et des équipes capables de produire des prototypes techniquement aboutis et culturellement originaux. Des incubateurs et accélérateurs ont permis à des créateurs multidisciplinaires,  développeurs, graphistes 3D, scénaristes  de se former et de prototyper dans un environnement collaboratif. Ces initiatives ont généré une forte émulation créative et des projets qui ont parfois surpris par leur qualité. Cependant, la plupart des studios peinent à franchir la barrière du prototype vers l’entreprise économiquement viable : le passage à l’échelle reste le point faible.

Trois obstacles structurent la fragilité du gaming: 

Pour commencer, le financement : les acteurs financiers et investisseurs hésitent à s’engager dans une industrie qui exige du temps, de la R&D et une orientation exportatrice. L’absence d’un fonds dédié aux industries créatives et au jeu vidéo rend difficile le soutien aux cycles longs du développement de jeux.

L’accompagnement spécialisé : la plupart des incubateurs sont multisectoriels et manquent d’expertise en game design, narration interactive, publishing, et business development international. Sans mentorat sectoriel, les équipes ne parviennent pas toujours à adapter leur production aux exigences commerciales mondiales.

L’accès au marché : un studio a besoin d’éditeurs, de salons, de réseaux commerciaux et de dispositifs de soft-landing pour s’implanter à l’étranger. Ces mécanismes sont encore peu développés en Tunisie, ce qui freine la commercialisation et l’exportation des œuvres locales.

À cela s’ajoutent des difficultés spécifiques : intégrer des références culturelles tunisiennes, arabes, africaines ou berbères dans des récits commercialisables et conformes aux standards internationaux est complexe. Il faut des histoires fluides, accessibles et monétisables pour séduire un public global.

Comparaisons européennes et modèles inspirants

Dans le cadre du projet européen GAME-ER, l’analyse de clusters en France, Écosse, Portugal, Italie et République tchèque met en lumière l’importance d’un alignement entre universités, formations, financements, politiques publiques et accès aux marchés. Les succès écossais (attraction de grands studios), tchèques (sous-traitance comme tremplin) ou portugais montrent que la structuration territoriale et la coopération inter-entreprises favorisent l’innovation, la mutualisation des ressources et la compétitivité internationale. Ces exemples démontrent que la réussite ne repose pas seulement sur le talent mais sur un écosystème coordonné.

Le paradoxe tunisien

Il faut dire que la Tunisie a connu des initiatives soutenues par des partenaires comme l’Institut français et Smart Capital qui ont permis de lancer des studios et des programmes d’incubation. Néanmoins, un incubateur ou un accélérateur seul ne crée pas une industrie. Sans fonds d’investissement sectoriel ni relais publics pour accompagner la montée en puissance, la dynamique s’essouffle. 

À l’inverse, des voisins comme le Maroc ont commencé à récolter les fruits de ces choix, via la création des événements de grande taille. 

Le gaming  n’est pas uniquement un produit culturel : il a un fort potentiel dans d’autres secteurs (santé, éducation, formation professionnelle, architecture, cartographie). Les compétences en UX, IA, simulation et gamification sont transférables, et l’essor du gaming peut accélérer l’adoption de technologies en Tunisie. L’émergence d’outils d’intelligence artificielle transforme aussi les processus de création, rendant certaines étapes plus rapides et accessibles.

Données manquantes et étude nationale

L’absence de statistiques fiables sur l’impact économique réel du gaming en Tunisie freine la reconnaissance du secteur comme filière stratégique. La plupart des études regroupent le gaming dans l’ensemble des industries culturelles et créatives, empêchant une mesure fine de sa contribution au PIB, de l’emploi généré ou de la valeur exportée. Pour combler ce vide, Samia Chelbi annonce le lancement prochain d’une étude nationale destinée à évaluer l’employabilité, la création de startups, la valeur créée et le freelancing, afin de fournir un benchmarking exploitable par les acteurs et investisseurs.

E-sport, développeurs, formation

Le gaming repose sur trois piliers : les joueurs, les développeurs et les structures de formation. L’e-sport progresse, soutenu par la Fédération des sports électroniques qui a désormais un « espace maison du gaming » et voit des équipes tunisiennes se distinguer en Afrique et dans le monde arabe. Côté création, la chaîne de valeur comprend freelances, écoles, laboratoires de recherche, studios et entreprises spécialisées.

Les solutions proposées par les intervenantes mêlent court terme et long terme :

Court terme : créer des passerelles de soft-landing, faciliter la participation des studios tunisiens à des incubateurs partenaires à l’étranger, multiplier les programmes de mentorat sectoriel (narration, design, publishing), organiser des événements B2B ciblés pour rapprocher investisseurs, banques, éditeurs et studios, et sensibiliser les financeurs aux spécificités du secteur.

 

Long terme : établir un fonds d’investissement dédié aux industries créatives et au jeu vidéo, mobiliser des mécanismes public-privé adaptés aux cycles longs, offrir des incitations fiscales, équiper les universités et développer des formations spécialisées (game design, programmation, production, ), et définir un cadre législatif protégeant le statut des freelances et facilitant l’autonomie des startups.

Le développement du gaming relève aussi d’une volonté politique. Il s’agit d’un instrument de soft power capable de valoriser le patrimoine tunisien et régional et d’accroître l’attractivité culturelle du pays. Si la Tunisie parvient, dans les cinq prochaines années, à aligner politiques publiques, financements et offre de formation, elle pourrait devenir une porte d’entrée vers le marché africain et un hub régional. Sans cette coordination, les talents risquent de partir à l’étranger.

Risques et opportunités

Le principal risque est la fuite des talents et l’essoufflement des initiatives actuelles faute de relais financiers et d’une stratégie industrielle. Les opportunités résident dans la jeunesse connectée, la diversité des compétences, l’impact transversal du secteur et la demande croissante. Une stratégie bien conçue pourrait transformer le secteur en un moteur d’emplois qualifiés, d’innovation technologique et d’exportations culturelles.

De la passion à la pérennité

En définitive, le gaming n’en est qu’à ses débuts, mais il montre des signes prometteurs : prototypes de qualité, communautés engagées, essor de l’esport et premiers acteurs structurants. Pour transformer cette énergie en filière, il faut des instruments financiers dédiés, un accompagnement spécialisé, un cadre législatif adapté, des statistiques fiables et des politiques publiques volontaristes. Les acteurs locaux, studios, fédérations, incubateurs, universités avancent déjà dans ce sens, mais l’accélération dépendra d’une action coordonnée et d’une volonté politique forte. Comme le résume Samia Chelbi : passion, métier, carrière,  trois mots qui peuvent devenir la base d’un modèle durable si la Tunisie saisit l’opportunité.

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Le gaming made in Tunisia, une fenêtre sur la Méditerranée

30. Juni 2026 um 15:56

Le gaming dispose d’atouts réels : des talents créatifs, des prototypes prometteurs et des expériences d’incubation qui ont déjà montré leur utilité. Mais sans financements dédiés et dispositifs d’accompagnement adaptés, cet élan risque de rester limité face à des pays qui, eux, ont déjà structuré une véritable filière industrielle.

 

« Il est aujourd’hui un secteur d’avant-garde, précurseur et porteur, mais encore sous-exploité », souligne par téléphone Chahira Mehouachi, ingénieure de recherche à l’École polytechnique à Paris dans le cadre du projet européen GAME-ER, CEO et cofondatrice de Makers Factory. A cet égard, elle estime que le pays dispose d’un vivier créatif remarquable. Cependant l’écosystème institutionnel et financier reste encore insuffisant pour transformer ce potentiel en industrie durable et exportatrice.

En outre, elle rappelle que les premières initiatives tunisiennes ont pourtant permis de faire émerger des studios pionniers et des programmes d’incubation dédiés aux industries culturelles et créatives. « On a vu naître des équipes capables de produire des prototypes techniquement aboutis et culturellement originaux », explique-t-elle. Mais malgré ces réussites, la fragilité du financement local, l’absence de politiques publiques ciblées et la prépondérance d’un accompagnement généraliste freinent encore la montée en puissance des studios locaux.

Un vivier de talents sous-exploité

En effet, depuis la fin des années 2010, la Tunisie a vu émerger des équipes et des studios capables de développer des jeux et des prototypes de qualité. « Il y avait déjà un bassin de talents très intéressant, malgré l’absence de formation structurée au départ »,  ajoute Chahira Mehouachi. Des initiatives d’incubation et d’accélération ont permis à plusieurs créateurs de se former, de prototyper et de travailler dans un environnement collaboratif.

Et d’ajouter que ces programmes ont souvent réuni des profils venus d’horizons divers, générant une forte émulation créative. « On a eu des prototypes extraordinaires, des projets qui ont bluffé les partenaires par leur qualité », dit-elle. Le problème, en revanche, survient au moment du passage à l’échelle. Les studios peinent à franchir le cap entre prototype prometteur et entreprise économiquement viable.

Pour elle, la Tunisie ne manque pas d’idées ni de compétences. Ce qui manque, c’est le cadre permettant de transformer ces compétences en filière organisée, capable de produire, commercialiser et exporter dans la durée.

Des obstacles encore d’actualité 

Trois obstacles majeurs freinent aujourd’hui l’essor du gaming en Tunisie, souligne-t-elle. Le premier concerne le financement. « Les fonds locaux et les investisseurs généralistes hésitent encore à prendre des risques sectoriels. Alors que le jeu vidéo est une industrie qui demande du temps, de la R&D et une stratégie d’export », précise-t-elle. 

Le second obstacle est lié à l’accompagnement : beaucoup d’incubateurs sont multisectoriels et ne disposent pas toujours de l’expertise nécessaire en game design, narration interactive, publishing ou business development international.

Le troisième obstacle touche à l’accès au marché. « Un studio ne vit pas seulement de sa capacité à créer un jeu ; il lui faut aussi des relais commerciaux, des éditeurs, des salons, des réseaux et des dispositifs de soft-landing », martèle-t-elle. Or ces mécanismes restent encore trop faibles dans l’écosystème du pays. 

À cela s’ajoute un autre enjeu : la difficulté de développer des contenus culturellement ancrés dans le patrimoine tunisien, arabe, musulman, africain et berbère, tout en répondant aux standards internationaux. « Il faut construire des histoires fluides, commercialisables, qui parlent aux joueurs et qui génèrent des revenus », insiste-t-elle.

La comparaison avec l’Europe

En tant qu’ingénieure de recherche à l’École polytechnique, Chahira Mehouachi participe à un projet européen consacré aux clusters créatifs dans le secteur du jeu vidéo. L’objectif est d’analyser comment des pôles géographiques d’entreprises peuvent coopérer pour innover, mutualiser leurs ressources et renforcer leur compétitivité. “L’Union européenne s’intéresse beaucoup à cette logique de cluster, parce qu’elle permet de structurer un territoire autour d’une spécialisation forte”,  explique-t-elle.

Le projet qu’elle évoque étudie plusieurs clusters en Europe, notamment en France, en Écosse, au Portugal, en Italie et en République tchèque. Ces exemples montrent, selon elle, que la réussite d’un secteur ne dépend pas seulement du talent individuel, mais d’un alignement entre universités, formation, financement, politique publique et accès aux marchés.

Elle cite notamment le cas écossais, où un grand studio comme Rockstar a pu s’implanter grâce à un environnement favorable, ou encore celui de la République tchèque, où la sous-traitance pour de grands studios a servi de tremplin vers une montée en compétence progressive. « Ce sont des modèles qui ont permis d’apprendre, de se structurer et ensuite de produire des jeux compétitifs à l’international », souligne-t-elle.

Le paradoxe tunisien

Face à ces exemples, la Tunisie apparaît encore en retard sur le plan de la structuration. « On a soutenu plusieurs initiatives avec l’Institut français et Smart Capital, et cela a permis de lancer des choses intéressantes », rappelle encore notre interlocutrice. Mais, précise-t-elle, un incubateur ou un accélérateur ne peut pas, à lui seul, créer une industrie. « S’il n’y a pas derrière un fonds d’investissement ou une politique publique de relais, la dynamique s’essouffle », dit-elle.

Elle cite le Maroc qui a mis en place des dispositifs pour attirer les investissements étrangers et cela a commencé à porter ses fruits », explique-t-elle. À ses yeux, la Tunisie doit aller dans le même sens si elle veut transformer son potentiel créatif en véritable industrie.

Le jeu vidéo, rappelle-t-elle, a aussi un fort potentiel de spillover, c’est-à-dire de retombées sur d’autres secteurs. « On peut l’utiliser dans la santé, l’éducation, la cartographie, l’architecture ou même la formation professionnelle », note-t-elle. Le secteur ne doit donc pas être perçu uniquement comme culturel, mais aussi comme un levier technologique et économique transversal.

Quelles solutions mettre en place

À court terme, Chahira Mehouachi plaide pour des actions très concrètes. « Il faut créer des passerelles de soft-landing pour les studios tunisiens, faciliter leur présence dans des incubateurs partenaires à l’étranger et leur ouvrir des portes commerciales », propose-t-elle. Elle suggère aussi de multiplier les programmes de mentorat sectoriels, avec des experts en narration, en design et en publishing, afin d’aider les studios à mieux préparer leurs jeux au marché.

Autre piste : organiser des événements B2B ciblés pour faire se rencontrer investisseurs, banques, éditeurs et studios. « Il faut sensibiliser les financeurs, leur expliquer que le jeu vidéo n’est pas un secteur marginal, mais un secteur porteur qui peut créer des emplois et des revenus », souligne-t-elle. Elle estime également nécessaire de spécialiser certains incubateurs autour des industries culturelles et créatives, au lieu de rester dans des modèles trop généralistes.

À plus long terme, elle appelle à la création d’un fonds d’investissement dédié aux industries créatives et au jeu vidéo, avec des mécanismes publics-privés adaptés aux cycles longs du secteur. « Les outils existent, il suffit d’avoir la volonté de les adapter », dit-elle. Elle plaide aussi pour des incitations fiscales, un meilleur équipement des universités et la mise en place de formations spécialisées en game design, programmation, production etc.

Un enjeu culturel et stratégique

Chahira Mehouachi assure que le jeu vidéo est aussi un instrument de soft power. « C’est un secteur culturel, mais aussi un vecteur de rayonnement international », souligne-t-elle. Développer des contenus inspirés du patrimoine tunisien et régional permettrait, poursuit-elle, de renforcer l’image du pays tout en séduisant des publics africains, méditerranéens et internationaux.

Elle estime enfin que la Tunisie pourrait devenir, dans cinq ans, une porte d’entrée vers le marché africain si les conditions sont réunies.  « Si tous les alignements se mettent en place, on peut imaginer une vraie position stratégique pour le pays , assure-t-elle. Mais cela suppose un effort collectif, une vision claire et surtout une politique publique cohérente.

Les solutions existent, insiste-t-elle. Il faut maintenant une volonté politique pour créer les cadres adaptés et permettre à ce secteur de révéler tout son potentiel. 

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ARTES annonce un dividende de 0,400 dinar par action

30. Juni 2026 um 09:15

Le concessionnaire officiel de Renault et Dacia en Tunisie, ARTES versera un dividende de 0,400 dinar par action à ses actionnaires. C’est ce qu’annonce l’entreprise à l’issue de son Assemblée Générale Ordinaire qui se tenait le 24 juin 2026. 

La date de détachement du coupon est fixée au 22 juillet 2026. Le paiement du dividende versé par ARTES interviendra le 24 juillet 2026.

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Impôt sur la fortune : dernier jour pour déposer la déclaration en Tunisie

30. Juni 2026 um 08:54

Les personnes physiques concernées par l’impôt sur la fortune ont jusqu’au mardi 30 juin 2026 pour déposer leur déclaration et s’acquitter de la taxe. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 88 de la loi de finances 2026.

À cette occasion, la Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, rappelle l’échéance fixée dans l’agenda fiscal de juin et publie la note générale n°13 de l’année 2026. Laquelle précise les modalités d’application de ce nouvel impôt.

Une réforme qui remplace l’impôt sur la fortune immobilière

Entré en vigueur au début de l’année 2026, l’impôt sur la fortune remplace officiellement l’impôt sur la fortune immobilière instauré par la législation de 2022 et confirmé par la loi de finances 2023.

Cette réforme élargit considérablement le champ d’application de la fiscalité patrimoniale. Désormais, la taxation ne se limite plus aux biens immobiliers, mais couvre l’ensemble du patrimoine net, y compris les actifs mobiliers et financiers.

Lire aussi : Tunisie – Le 30 juin 2026, premier paiement du nouvel impôt sur la fortune!

Les patrimoines supérieurs à 3 millions de dinars concernés

L’impôt s’applique aux personnes physiques dont la valeur nette totale des biens et actifs atteint ou dépasse 3 millions de dinars, sur la base de leur valeur réelle au 1er janvier de l’année d’imposition.

Le barème retenu est progressif :

  • 0,5 % pour un patrimoine net compris entre 3 et 5 millions de dinars ;
  • 1 % pour un patrimoine net supérieur à 5 millions de dinars.

La déclaration doit également inclure les biens appartenant aux enfants mineurs à la charge du contribuable. En revanche, les enfants majeurs sont tenus de déposer leur propre déclaration pour leurs biens personnels.

En cas d’indivision ou de copropriété, chaque titulaire doit déclarer la valeur correspondant à ses droits dans le bien concerné.

Un champ d’application élargi

Contrairement à l’ancien dispositif, le nouvel impôt couvre aussi bien les biens immobiliers que les biens mobiliers.

Sont notamment concernés les immeubles bâtis, les terrains, les droits réels immobiliers, ainsi que les véhicules, les équipements, les actions, les obligations, les titres financiers et les participations dans les sociétés. Pour les valeurs mobilières cotées en Bourse, l’évaluation s’effectue sur la base du cours de clôture au 31 décembre précédant l’année d’imposition.

Plusieurs exonérations prévues

La loi de finances 2026 prévoit plusieurs exonérations.

La résidence principale est entièrement exclue de l’assiette de l’impôt, quels que soient sa valeur ou sa superficie. Cette exonération couvre également les dépendances et le mobilier utilisé dans cette habitation.

Les biens affectés à une activité professionnelle sont également exonérés, sous certaines conditions, notamment lorsqu’ils figurent dans les états comptables ou sont déclarés dans le cadre des revenus professionnels.

Les participations dans les sociétés peuvent aussi bénéficier d’une exonération lorsque le contribuable, seul ou avec ses enfants mineurs, détient directement au moins 50 % du capital de la société. Les sociétés de personnes et les sociétés communautaires sont également concernées par cette mesure.

Par ailleurs, les dépôts bancaires et postaux, les différents comptes d’épargne, les comptes d’épargne en actions, les comptes destinés à l’investissement ainsi que les contrats d’assurance-vie ou de takaful sont exclus de l’assiette de l’impôt.

Lire également : Omar Rekik : l’impôt sur la fortune taxe le patrimoine, pas le revenu

 

Les véhicules de tourisme dont la puissance fiscale est inférieure ou égale à 12 chevaux fiscaux sont également exonérés. Au-delà de ce seuil, ils deviennent imposables, sauf lorsqu’ils sont affectés à un usage professionnel dûment comptabilisé.

Patrimoine situé à l’étranger et modalités de déclaration

Pour les personnes résidentes en Tunisie, l’impôt porte sur l’ensemble de leur patrimoine, qu’il soit situé sur le territoire national ou à l’étranger. En revanche, les personnes non résidentes ne sont imposables que sur les biens situés en Tunisie.

La déclaration annuelle ainsi que le paiement de l’impôt doivent être effectués au plus tard le 30 juin auprès de la recette des finances territorialement compétente. Le ministère des Finances précise également que ces formalités peuvent être accomplies via les plateformes électroniques mises à la disposition des contribuables.

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La Tunisie mise à l’honneur sur la scène internationale d’Euronext

29. Juni 2026 um 17:54

Ce 25 juin 2026, COFICERT, sous l’égide de l’IGSF – International Group for Sustainable Finance, a organisé en collaboration avec EURONEXT, la cérémonie internationale de certification d’entreprises, sur les registres financier et extra-financier.

Organisée par les acteurs de la finance moderne, cette cérémonie s’est imposée comme la référence annuelle sur le secteur, réunissant COFICERT en qualité de premier organisme de certification financière, EURONEXT en qualité de première place financière européenne et l’IGSF en qualité de premier organisme de normalisation financière.

 

Une journée marquée par la qualité de l’assistance composée de dirigeants issus d’une cinquantaine d’entreprises de grande taille, évoluant dans 15 secteurs d’activités à forte valeur ajoutée. Un seizième secteur, celui des municipalités, était également représenté à travers la participation du Gouvernement d’Ajman, l’un des sept Émirats composant les Émirats arabes unis. Un auditoire prestigieux rassemblant aux cotés des hauts dirigeants de délégations internationales, des Officiels, Autorités et Organisations internationales de premier plan.

Cette édition spéciale par la place financière internationale, dédiée à l’Afrique et au Moyen-Orient, a consacré les entreprises de ces régions les plus performantes et les plus responsables sur les plans financier et extra-financier. Un rapprochement des continents Europe, Afrique & Moyen-Orient, pour un nivellement vers le haut de la conformité et de la performance à l’échelle internationale, faisant de l’Europe l’épicentre mondial de convergence de la qualité financière et extra-financière, fédérant pays et continents.

« En nous réunissant aujourd’hui à EURONEXT, nous affirmons notre volonté collective de renforcer les passerelles entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient autour de valeurs communes : la transparence, l’intégrité, la responsabilité, la performance, ainsi que la création de richesse et de valeur durable », déclare Gilles Ohana, Directeur de la Cotation Internationale à EURONEXT.

Un an après la première édition, ayant permis de hisser le drapeau de la Tunisie au sein de EURONEXT, grâce à la présence marquée d’entreprises tunisiennes fortes, avec la Banque de TUNISIE, TUNISIE Valeurs et TUNISIE Leasing ; la seconde édition a permis à la Tunisie de franchir une nouvelle étape dans son rayonnement international, en se classant parmi le TOP 4 des pays les plus engagés en Afrique et au Moyen-Orient, en matière de gouvernance, qu’il s’agisse de Qualité Financière, de Qualité Extra-financière ou de Lutte contre la criminalité financière. 

 

COFICERT, organisme de certification indépendant et leader mondial dans son domaine, à la manœuvre.

L’organisation a été confiée à COFICERT. Souheil Skander, Dirigeant de COFICERT, a souligné l’ambition de cette édition et ses défis : rassembler les représentants économiques et financiers de 50 entreprises de référence, sélectionnés sur la base de critères de certification spécifiques, sans dépasser la limite fixée à 100 personnes dans l’enceinte de EURONEXT.

« Sur près de 70 pays, nous avons retenu les 20 pays qui présentaient les écosystèmes les plus favorables et matures en matière de conformité. De ces 20 pays, nous devions précisément identifier les entreprises les plus responsables et performantes, en matière financière et extra-financière. Tout le challenge résidait dans une composition intégrant 2 continents et qui soit la plus complète et éclectique possible », expose Souheil Skander, Directeur Général de COFICERT.

 

Démonstration de force de la Tunisie ; une délégation tunisienne remarquée.

Une mobilisation composée des fleurons tunisiens a fait honneur à la TUNISIE, en se déplaçant en force le 25 juin au siège de EURONEXT – la Bourse Européenne, à la Bourse de Paris.

La TUNISIE s’est démarquée en étant, sur les 20 principaux pays d’Afrique et du Moyen-Orient, la délégation la mieux représentée sectoriellement, couvrant pas moins de 10 secteurs, répartis entre la Banque, l’Assurance, la Microfinance, les Fonds d’investissement, les Sociétés de Gestion, l’Industrie agroalimentaire, l’Industrie pharmaceutique, l’Industrie mécanique & électrique et la Distribution spécialisée. La délégation tunisienne était composée de : BIAT, STB, UIB, ATB, ZITOUNA BANK, SFBT, TERIAK-Kilani Group, ASTREE, BH Assurance, CDC, CDC Gestion, ADVANS Tunisie, Eleonetech et Groupe Zouari.

La Tunisie a, par ailleurs, brillé au travers de ses compétences, représentées par des dirigeants tunisiens exerçant au sein d’institutions étrangères de premier plan, dans les domaines de la banque, de l’investissement et des télécommunications, respectivement au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie.

Une identification minutieuse a été opérée sur près de 50 entreprises et institutions qui font le tissu économique régional en Afrique et au Moyen-Orient ; leur conférant un accès et une visibilité à EURONEXT, permis par la certification à des normes de référence. Des normes qui listent les exigences les plus strictes à l’échelle internationale en matière de gouvernance financière, gouvernance extra-financière et lutte contre la criminalité financière.

Les entreprises présentes se sont vu remettre des certificats attestant de leur conformité à des normes spécifiques, dont chacune répond à un enjeu de qualité distinct mais complémentaire.

  • La Norme ISO 37001® (version 2025), dédiée à la lutte contre la corruption ;
  • La Norme AML 30001® (AML/CFT version 2025), dédiée à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ;
  • La Norme MSI 20000®, consacrée à la performance de la gouvernance financière et la qualité financière ;
  • La Norme ESG 1000®, relative à la gouvernance responsable extra-financière et à la finance durable.

 

Ces quatre normes forment un cadre intégré et cohérent pensé pour répondre aux attentes des donneurs d’ordre, des partenaires, des investisseurs et des régulateurs à l’échelle mondiale. Des sujets couverts, devenus incontournables et qui s’imposent désormais comme levier stratégique de croissance, de valorisation et de rayonnement à l’international, notamment dans un contexte géopolitique et géoéconomique, en pleine évolution. Ces décisions stratégiques de certification internationale, particulièrement observées et appréciées, dépassent les frontières, ouvrent les horizons et le champ des possibles, en tirant vers le haut les entreprises certifiées.

Cette mobilisation traduit une évolution profonde dans la manière dont les acteurs financiers et économiques appréhendent désormais la conformité normée. Loin d’être perçue comme une contrainte réglementaire supplémentaire, celle-ci est aujourd’hui pleinement assumée comme un levier stratégique de crédibilité, d’attractivité, de différenciation et de développement à l’international. La Bourse européenne, avec la Bourse de Paris, carrefour historique des marchés et de l’investissement mondial, confère une portée symbolique et économique particulièrement forte et impactante.

« Les entités qui n’intègrent pas ces principes et qui ne s’y conforment pas, perdent en compétitivité, restent en marge du système et s’isolent. Ces entités sont donc inévitablement évincées au profit de ceux qui s’adaptent et se conforment, se dotant ainsi d’un avantage concurrentiel et de différenciation indéniable ; c’est désormais ainsi que la sélection opère », affirme Véronique De la Bachelerie, Présidente de l’IGSF.

 

Au-delà des certificats délivrés, c’est une dynamique de fond qui se confirme, celle d’une communauté internationale d’acteurs engagés, qui font de la conformité non plus une obligation de façade, mais le socle d’une vision à long terme de la performance et de la responsabilité.

Euronext est le principal opérateur de marchés financiers en Europe continentale, gérant les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan, Oslo et Athènes. Présent dans huit pays, il offre des services de cotation, de négociation et de post-marché à plus de 1900 entreprises représentant une capitalisation boursière de plus de 6 000 milliards d’euros. Né en 2000 de la fusion des bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles, le groupe a progressivement étendu son empreinte à l’ensemble du continent, s’imposant comme la première infrastructure boursière de la zone euro. Au-delà de ses activités de marché, Euronext développe des services de données financières, de gestion d’indices et de post-marché, affirmant un rôle croissant dans la souveraineté financière européenne. Il constitue aujourd’hui un lieu de référence incontournable pour les acteurs institutionnels, les émetteurs et les investisseurs du continent.

L’IGSF est une ONG à but non lucratif, basée au Luxembourg, dont les activités ont pour objectif de canaliser et d’organiser les efforts internationaux en matière de normalisation financière et extra-financière. L’IGSF, en tant qu’entité de normalisation, œuvre principalement sur deux volets : d’une part, l’organisation technique des normes en matière de gouvernance financière et extra-financière et, d’autre part, la diffusion des normes et des bonnes pratiques en général. Les thématiques couvertes au sein de l’IGSF traitent notamment des enjeux en matière de gouvernance financière, de lutte contre la criminalité financière ou encore de responsabilité sociétale des entreprises ou organisations de tout type.

COFICERT est un organisme de certification français, spécialisé dans les certifications financières et extra-financières, intervenant dans près de 50 pays sur 3 continents. L’organisme COFICERT est compétent en matière de gouvernance, de lutte contre la criminalité financière et de finance durable. COFICERT certifie sur les thématiques en lien avec la bonne gouvernance financière (MSI 20000), la gouvernance extra-financière (ESG 1000), la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AML 30001) et la lutte contre la corruption (ISO 37001).

COFICERT est habilité en 2026 par l’IGSF, à intervenir comme organisme de certification sur la norme certifiable BCP 5005, dédiée la continuité d’activité et la résilience financière, établie la même année par l’organisme luxembourgeois.

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Le gaming, l’heure du boom

29. Juni 2026 um 17:25

Longtemps perçu comme un simple loisir de jeunes, le gaming commence à s’imposer en Tunisie comme un véritable secteur économique, technologique et culturel. Entre studios de développement, e-sport, formation et création de contenu, une filière encore discrète cherche désormais sa place dans l’économie numérique du pays.

La Tunisie dispose déjà d’une communauté de gamers estimée à environ 500 000 joueurs, avec une forte présence du jeu sur mobile et navigateur, selon des sources sectorielles. Le paysage actuel compte aussi des studios, des startups et des acteurs de l’e-sport, mais l’écosystème reste fragmenté et encore peu structuré.

Un potentiel économique réel

Le vrai enjeu n’est plus de savoir si le gaming existe en Tunisie, mais de mesurer ce qu’il peut rapporter en emplois, en innovation et en devises. Selon les derniers chiffres, les industries culturelles et créatives dans lesquelles s’inscrit le jeu vidéo représenteraient environ 1% du PIB. 

« Force est de constater que malheureusement même dans le secteur public il y’a plusieurs belles initiatives dans ce domaine mais elles sont freinées par la législation », a-t-elle regretté, signalant que l’économie orange a un pouvoir transformatif important aussi bien sur le développement économique que sur le bien être social en général.À ce stade, il n’existe pas de chiffre officiel largement reconnu. Plus concrètement,  » il est difficile aujourd’hui d’obtenir des statistiques fiables et un benchmarking « dans les règles de l’art » sur l’impact économique du gaming en Tunisie. Selon elle, les chiffres disponibles sont insuffisants : des études existantes regroupent le gaming sous l’énorme rubrique des industries créatives et culturelles, rendant la mesure spécifique du secteur complexe ».  C’est ce que nous a révélé par téléphone Samia Chelbi, experte et architecte d’écosystèmes d’innovation centrés sur les talents. 

Pour remédier à cela, elle a indiqué l’annonce prochaine du lancement d’une étude nationale sur le gaming. Cette étude vise à évaluer l’employabilité, la création de startups, la valeur créée, le freelancing et à produire un benchmarking exploitable pour la communauté et pour les investisseurs.

Sur la composition de l’écosystème, Samia Chelbi a distingué deux grandes communautés : l’e-sport, représenté par la Fédération des sports électroniques, et les créateurs et développeurs de jeux vidéo. Elle a précisé que « l’e-sport a progressé ». Tout en citant la montée en puissance des équipes nationales tunisiennes qui remportent des titres en Afrique et dans le monde arabe, et la qualification possible pour une compétition internationale à Riyad ( Arabie Saoudite). Elle a ajouté que la Fédération dispose désormais d’un « espace maison du gaming », acquis récent pour la communauté.

Pour la partie créative et industrielle, elle a expliqué que la chaîne de valeur comprend des freelances, des écoles et universités, des laboratoires de recherche, ainsi que des studios et entreprises spécialisées dans des niches comme le testing et l’assurance qualité. Elle a souligné l’impact transversal du gaming,  santé, industrie automobile, formation, expériences immersives, design UX gamifié,  et l’effet accélérateur des outils d’intelligence artificielle sur les processus de création.

Lire aussi: Samia Chelbi:  » La révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial »

Interrogée sur les obstacles rencontrés, elle a mis en avant l’insuffisance du financement et l’absence d’un cadre législatif adapté. Elle a précisé que le travail collectif qu’elle porte avec la Conect, la Fédération esport, et d’autres vise à élaborer un socle législatif  notamment autour du statut des freelances et de l’auto-entrepreneuriat  et des instruments financiers (lignes de crédit, fonds de garantie) tenant compte des risques spécifiques de cette industrie. Elle a expliqué que l’absence de fonds de garantie dissuade certains investisseurs, mais que des initiatives publiques commencent à émerger, et que la définition d’un modèle de gouvernance fera l’objet d’un travail conjoint  entre acteurs publics et privés pour finaliser des solutions de financement adaptées.

Sur les profils des acteurs, Samia Chelbi a relativisé l’idée que le gaming ne concerne que les jeunes : selon elle, la pratique s’étend de la majorité (18 ans) jusqu’à environ 45–50 ans, incluant des personnes ayant grandi avec les consoles classiques et conservant des réflexes et une culture gaming. Elle a insisté sur l’importance des écoles et des formations ainsi que sur le rôle de la recherche.

Elle a également insisté sur l’augmentation notable de la participation féminine : en découvrant l’écosystème via son engagement, elle a constaté l’émergence d’équipes féminines dans l’e-sport, de joueuses âgées et mariées, et de parcours professionnels féminins (ingénieures informaticiennes travaillant la 3D). Elle a mentionné la création du mouvement « Tunisian Women in Games », porté par son association, pour soutenir ces initiatives.

Son objectif, a-t-elle dit, est d’empêcher la fuite des talents : elle souhaite que les startups puissent se développer et rester juridiquement basées en Tunisie tout en établissant des partenariats à l’échelle régionale ou internationale.

Lorsqu’on lui a demandé de donner trois mots qui, selon elle, caractérisent le modèle de gaming en Tunisie, elle a répondu sans hésiter : » passion, métier, carrière ».

Enfin, sur l’horizon de cinq ans, elle a exprimé sa confiance dans la jeunesse tunisienne : « si le pays mettra en place une vision, des programmes, une législation et des financements adaptés, l’industrie du gaming pourra devenir un pilier de l’économie numérique », a-t-elle martelé. « À défaut, a-t-elle averti, les talents s’envoleront à l’étranger. Elle a conclu en rappelant la stratégie collective en cours : harmoniser les travaux, constituer un groupe d’acteurs convaincus et présenter des dossiers structurés au prochain cycle parlementaire, avec l’espoir d’avancées dès la rentrée parlementaire.

 

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Paris Builders Show 2026 : quand les Innovation Awards façonnent l’avenir du bâtiment

29. Juni 2026 um 15:19

Le Paris Builders Show réaffirme en 2026 sa position d’événement international de référence pour la filière bâtiment en réunissant les salons BATIMAT, IDÉOBAIN, INTERCLIMA et le forum RENODAYS. Cette plateforme unique, qui rassemble 2 200 exposants, plus de 135 000 participants et plus de 500 conférences, joue un rôle central pour faire émerger les tendances, favoriser les rencontres professionnelles et promouvoir l’innovation au service de la transition écologique et de la performance sectorielle.

Au cœur de ce rendez‑vous, les Innovation Awards confirment leur attractivité et leur utilité comme tremplin pour les industriels et start‑ups. Après un record de 229 candidatures en 2024, l’édition 2026 a franchi un nouveau cap avec 278 dossiers déposés. Soit une hausse de 21 % par rapport à l’édition précédente. Cette progression valide l’intérêt croissant des acteurs du bâtiment pour la valorisation de leurs solutions innovantes et pour la visibilité offerte par le Paris Builders Show.

Les candidatures couvrent dix catégories représentatives de l’ensemble de la chaîne de valeur : génie climatique, machines et équipements de chantier, gros œuvre et structure, menuiserie et façades, salle de bains, Construction Tech (start‑ups, IT et nouvelles technologies), décarbonation, protection solaire (nouveauté), interior & design, et autres segments. 

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Une chose est certaine : certaines catégories témoignent d’une dynamique particulièrement forte : les machines de chantier, l’outillage, les véhicules et équipements enregistrent une hausse de 59 %; le génie climatique progresse de 40%; et la Construction Tech, qui regroupe les start‑ups et solutions IT, connaît une augmentation de 42 %. 

Ces chiffres traduisent non seulement un regain d’activité sur ces segments, mais aussi une accélération de l’innovation technologique au service de la performance et de la durabilité.

L’édition 2026 confirme également le rayonnement européen du salon : 73 candidatures, soit 26 % du total, sont portées par des exposants étrangers provenant de 18 pays y compris la Tunisie qui sera bel et bien représentée.  L’Espagne, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, les Pays‑Bas et la Pologne figurent parmi les principaux contributeurs. Renforçant ainsi la dimension internationale du concours et la richesse des échanges transfrontaliers en matière de solutions constructives et environnementales.

Côté calendrier, la mécanique de sélection et de valorisation est pensée pour maximiser l’exposition médiatique et commerciale des projets. Les nominés ont été révélés mi‑juin, puis se prépareront à rencontrer la presse lors d’un press‑dating organisé le 2 juillet 2026 à la Cité du Cinéma. 

Cet après‑midi d’avant‑première devra offrir  aux entreprises nominées l’opportunité de présenter leurs innovations en détail aux journalistes et influenceurs spécialisés, facilitant ainsi la couverture médiatique avant la tenue du salon.

Il convient de noter que la cérémonie officielle de remise des trophées est programmée pour le 28 septembre 2026 à la Porte de Versailles. 

Au‑delà de la mise en lumière, les Innovation Awards remplissent une fonction stratégique. L’objectif étant d’ accélérer la mise sur le marché des innovations, de renforcer la crédibilité commerciale des porteurs de projets et d’orienter les choix des donneurs d’ordre vers des solutions plus performantes et moins carbonées. En valorisant des initiatives allant des équipements lourds au software, en passant par des solutions de décarbonation et de design intérieur, le concours accompagne la transformation du secteur sur le long terme.

Enfin, le Paris Builders Show se veut une agora où se conjuguent inspiration, business et rayonnement international. 

En proposant un cadre complet autour des conférences, de démonstrations, du networking convivial et de dispositifs digitaux, l’événement a pour but de faciliter la rencontre entre l’offre et la demande, encourager les partenariats et éclairer les grandes orientations du marché. 

En définitive, les Innovation Awards, par leur attractivité croissante et leur capacité à rassembler des acteurs nationaux et internationaux, illustrent parfaitement l’ambition du salon : accompagner la filière dans sa transition vers des pratiques plus durables, plus efficientes et résolument tournées vers l’avenir.

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Coup d’arrêt à la Bourse de Tunis après un incident technique

29. Juni 2026 um 14:14

La Bourse de Tunis annonce, ce lundi matin, qu’un incident technique perturbe le déroulement normal de ses activités.

L’institution annonce la mobilisation de toutes ses équipes techniques actuellement; et ce, afin de résoudre le problème dans les meilleurs délais. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué à l’adresse des intermédiaires en Bourse et des investisseurs.

En conséquence, le démarrage ou la poursuite de la séance de cotation est en suspens momentanément. La communication sur l’horaire de reprise de la cotation se fera ultérieurement, dès sa confirmation.

Dans l’attente de la reprise des opérations, les investisseurs et les intermédiaires en Bourse ne peuvent pas passer d’ordres sur le marché.

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