Point de vue – Tunisie. Inflation, laxisme économique et crise politique
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Ces décisions concernent des projets déjà achevés dans plusieurs délégations relevant de différentes gouvernorats de la République, marquant ainsi une étape clé dans la mise en œuvre opérationnelle du programme national.
À cette occasion, le ministre a rappelé la portée sociale majeure de ce dispositif, conçu pour garantir le droit à un logement décent aux catégories les plus vulnérables. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme de réalisation des projets et de lever l’ensemble des contraintes foncières et techniques qui freinent encore certains chantiers, tout en veillant au respect des délais et des standards de qualité.
Le ministre a également appelé à renforcer la coordination entre les différents intervenants afin d’accélérer la remise effective des logements à leurs bénéficiaires dans les meilleurs délais. L’objectif affiché est de répondre aux attentes sociales urgentes des ménages à revenus limités et de consolider la dimension solidaire de ce programme national.
Dans cette dynamique, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, en coordination avec les autorités régionales, prévoit la finalisation et la distribution de 1 350 logements sociaux supplémentaires d’ici la fin de l’année 2026. Par ailleurs, 2 260 unités additionnelles feront prochainement l’objet de nouveaux appels d’offres, confirmant la volonté des autorités de poursuivre l’élargissement de l’offre en logement social à l’échelle nationale.
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Après avoir atteint des niveaux record ces derniers mois, le marché de l’or semble amorcer un retournement de tendance. Hatem Ben Youssef, président de la Chambre syndicale des bijoutiers, a affirmé, vendredi 12 juin 2026, dans une interview téléphonique accordée le jour même à Jihene Miled dans l’émission Sbeh Ennes sur Mosaïque FM, que les...
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Cette distinction a été décernée à l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), en partenariat avec l’ambassade de Tunisie à Séoul, en reconnaissance de la qualité de l’organisation et du dynamisme qui ont caractérisé le pavillon tunisien tout au long de l’événement.
Le stand tunisien a su attirer l’attention des visiteurs et des professionnels du secteur grâce à une conception inspirée de l’identité culturelle tunisienne et du riche patrimoine de la céramique traditionnelle. Son aménagement a mis en valeur le savoir-faire artisanal du pays. Tout en offrant une expérience immersive aux participants.
Les nombreuses animations interactives, les ateliers de dégustation, les actions promotionnelles ainsi que l’accueil chaleureux réservé aux visiteurs ont contribué à faire du pavillon tunisien un espace vivant d’échanges culturels et touristiques.
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Après une période de relative stabilité en 2015-2016 (autour de 0,3 % par mois), l’indice des prix a connu une première accélération en 2018, avant d’être temporairement freiné par la crise sanitaire du Covid-19 en 2020 (0,4 %). C’est l’année 2022 qui s’impose comme le point culminant de cette crise. Sous l’effet du choc mondial sur les matières premières et l’énergie, la moyenne mensuelle a grimpé à 0,8 %, enregistrant un pic historique absolu en avril 2022 avec une hausse brutale de 1,4 % en un seul mois. Bien que les années 2024 et 2025 aient amorcé une trajectoire de désinflation, les données de l’année 2026 rappellent la persistance des tensions avec un rebond de la moyenne mensuelle à 0,5 %.
Au-delà des cycles macroéconomiques, l’inflation en Tunisie répond à un schéma saisonnier cyclique très net, rythmé par les habitudes de consommation et le calendrier social. Deux cycles qui impactent le budget des ménages peuvent être identifiés. Le premier concerne le mois d’avril, souvent corrélé avec la hausse de la demande sur les produits alimentaires (périodes de fêtes et/ou de Ramadan) et d’octobre qui coïncide avec la rentrée scolaire et universitaire.
Le second cycle est celui de février et d’août, qui correspondent aux soldes d’hiver et d’été et une offre élevée des produits agricoles frais.
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Au mois de mai 2026, l’inflation globale se stabilise à 5,5 % en glissement annuel, loin du sommet de 10,4 % atteint au début de l’année 2023. Toutefois, ce chiffre masque une profonde fracture structurelle selon le régime de tarification.
Les prix des produits administrés affichent une grande stabilité avec seulement 1,2 % de hausse sur un an. À l’opposé, les produits à prix libres s’envolent de 6,7 %. Ce phénomène est particulièrement exacerbé dans le secteur alimentaire, où l’alimentation encadrée ne progresse que de 0,2 %, tandis que l’alimentation libre subit une hausse vertigineuse de 9,3 % sur un an. Le bouclier tarifaire de l’État protège donc les produits de base, mais le mécanisme de marché libre expose les consommateurs à une forte volatilité.
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L’analyse sectorielle de mai 2026 met en évidence les secteurs qui pénalisent le plus le pouvoir d’achat des Tunisiens. Les articles d’habillement et chaussures affichent la plus forte hausse annuelle avec 9,1 %, suivis de près des produits alimentaires à 8,2 %.
Au sein du panier alimentaire, c’est une véritable crise des protéines animales qui se dessine. Le prix de la viande ovine explose de +21,8 % sur un an (dont 9,7 % sur le seul mois de mai), talonné par la volaille (15,6 %) et la viande bovine (+14,1 %). Les produits frais comme les légumes (12,2 %) et le poisson (11,9 %) maintiennent également une forte pression. Seuls quelques rares produits, à l’image des huiles alimentaires (-6,1 %) et des œufs (-4,6 %), apportent une contribution négative venant atténuer l’indice.
Pour les institutions financières, le point de vigilance majeur reste l’inflation sous-jacente, qui se maintient à un niveau élevé de +4,8 % en mai 2026. L’analyse des contributions montre que l’inflation n’est plus seulement une crise agricole ou énergétique passagère. Elle s’est solidement diffusée à l’ensemble de l’économie.
Les produits manufacturés mènent la marche en contribuant à hauteur de 1,7 % à l’inflation globale, suivis du secteur des services à 1,4 %. Dans cette dernière catégorie, ce sont les services d’hébergement et l’hôtellerie qui agissent comme un accélérateur majeur, affichant une progression de 15,9 % sur un an. L’inflation s’est ainsi transformée en un phénomène structurel endogène, solidement ancré dans le tissu industriel et commercial du pays.
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Le film « La Voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania a remporté le Grand Prix Ousmane Sembène lors de la 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), clôturée le 6 juin 2026 au Maroc. Une nouvelle distinction africaine pour une œuvre qui poursuit une trajectoire internationale remarquée depuis sa première mondiale à Venise.
Seul représentant tunisien dans la compétition officielle des longs métrages, « La Voix de Hind Rajab » revient sur l’histoire de la petite Palestinienne Hind Rajab, piégée dans une voiture sous les bombardements à Gaza après avoir perdu plusieurs membres de sa famille, et qui parvient à contacter les secours du Croissant-Rouge palestinien.
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Le jury du FICAK a attribué au film le Grand Prix Ousmane Sembène, principale distinction du festival. Le Prix du Jury Noureddine Saïl est revenu à l’Égyptien Mohamad Rashad pour « The Settlement », tandis que le Prix de la réalisation Idrissa Ouédraogo a distingué le Marocain Ali Benjelloun pour « Goundafad ».
Depuis sa présentation à Venise, « La Voix de Hind Rajab » s’est imposé comme l’un des films tunisiens les plus commentés de ces dernières années. L’œuvre a notamment été distinguée par le Lion d’argent, avant de représenter officiellement la Tunisie dans la course aux Oscars.
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Le film bénéficie également d’un soutien international notable, avec la participation de figures hollywoodiennes telles que Brad Pitt, Joaquin Phoenix et Rooney Mara en tant que producteurs exécutifs.
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Le Grand Prix de Khouribga confirme ainsi que le film de Kaouther Ben Hania ne résonne pas seulement dans les grands festivals occidentaux : il s’inscrit désormais aussi dans la reconnaissance du cinéma africain.
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L’indice FAO des prix alimentaires s’est établi en moyenne à 130,8 points en mai, légèrement inférieur au niveau révisé d’avril, qui était de 131 points. La baisse du prix de l’huile de palme (pour la première fois depuis 5 mois) et de l’huile de soja a compensé les perturbations des flux d’intrants agricoles essentiels dues à la guerre au Moyen-Orient.
Dans un rapport distinct, la FAO prévoit une production céréalière mondiale de 2,982 milliards de tonnes métriques pour 2026-2027, ce qui correspond à une baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. La guerre en Iran a restreint l’acheminement de carburant et d’engrais via le détroit d’Ormuz, entraînant une flambée des prix des principaux intrants agricoles. Cette situation a renchéri le coût de production du maïs, du riz et d’autres denrées alimentaires.
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Le taux d’inflation en Tunisie a atteint 5,5% au mois de mai 2026, contre 5,4% durant la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par Institut national de la statistique.
L’institut explique cette évolution principalement par le ralentissement du rythme de hausse des prix du groupe habillement et chaussures, qui s’est établi à 9,1% en mai contre 9,3% en avril. À l’inverse, les prix du tabac ont accéléré leur progression, passant de 0,4% à 0,8%, tout comme les services des hôtels et restaurants dont la hausse a atteint 6,3% contre 6,2% le mois précédent.
Les prix des produits alimentaires et des boissons sont, quant à eux, restés sur une tendance élevée et stable, avec une augmentation annuelle maintenue à 8,2%.
La flambée des prix touche particulièrement plusieurs produits de consommation courante. Selon les données de l’INS, les prix de la viande ovine ont bondi de 21,8% sur un an. Les volailles affichent une hausse de 15,6%, tandis que la viande bovine augmente de 14,1%.
Les légumes frais enregistrent également une progression importante de 12,2%, suivis des poissons frais avec 11,9% et des fruits frais avec 11,6%. En revanche, certains produits ont connu une baisse des prix. Les huiles alimentaires reculent de 6,1%, alors que les prix des œufs diminuent de 4,6%.
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L’INS souligne également une hausse des prix des produits manufacturés de 4,6% en rythme annuel. Cette augmentation est portée notamment par les vêtements et chaussures ainsi que par les produits de nettoyage.
Du côté des services, les prix progressent de 4,2%, principalement sous l’effet de la hausse des tarifs des hôtels, qui atteignent 15,9%.
Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits énergétiques et alimentaires, est restée stable à 4,8% en mai 2026.
Les données de l’INS montrent aussi un écart important entre les produits libres et les produits encadrés. Les prix des produits libres ont augmenté de 6,7%, contre seulement 1,2% pour les produits soumis à l’encadrement des prix. Dans l’alimentaire, les produits libres affichent une hausse de 9,3%, alors que les produits alimentaires encadrés restent quasiment stables à 0,2%.
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Le marché immobilier tunisien a enregistré une nouvelle hausse en 2025, selon les données avancées par la plateforme spécialisée Moboueb. Les prix des logements ont augmenté en moyenne de 7 % par rapport à 2024, tandis que les loyers ont progressé de 7,5 %. Cette tendance confirme la persistance des tensions sur l’accès au logement dans les grandes villes.
Le directeur de la plateforme Anis Gharbi, intervenant sur les ondes de la radio nationale, a expliqué que cette évolution s’inscrit dans un contexte de déséquilibre entre l’offre et la demande. La pression de la demande dans les centres urbains, combinée à la rareté des terrains constructibles, figure parmi les principaux facteurs de cette hausse.
Il a également évoqué l’impact de la fiscalité appliquée au logement, la hausse des taux d’intérêt bancaires ainsi que le niveau de l’inflation, qui renchérit globalement le coût de l’investissement immobilier.
Sur le marché locatif, la progression des loyers reflète les mêmes tensions structurelles, avec une demande soutenue face à une offre jugée insuffisante dans les zones les plus attractives.
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Concernant les mécanismes de facilitation de l’accès au logement, notamment la formule de location-accession, le responsable estime qu’elle reste une solution intéressante pour une partie des ménages. Toutefois, sa mise en œuvre limitée aux promoteurs publics réduit, selon lui, sa capacité à influencer réellement l’équilibre global du marché, en raison de capacités de production jugées insuffisantes.
Il observe par ailleurs une évolution des comportements d’achat, avec des ménages qui adaptent désormais leurs choix immobiliers à leur budget plutôt qu’à leurs préférences initiales en matière de surface ou de configuration. Cette contrainte se traduit par une tendance à la réduction des superficies des appartements et par une concentration de la demande dans des zones déjà fortement urbanisées.
Dans ce contexte, l’enjeu de l’aménagement urbain apparaît central. Le développement de nouveaux quartiers équipés en infrastructures et en services est présenté comme l’une des pistes pour atténuer la pression sur les zones saturées et rééquilibrer le marché à moyen terme.
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À quelques jours de l’Aïd al-Adha 2026, le prix du kilo de viande d’agneau atteint désormais 70 dinars dans plusieurs boucheries tunisiennes, selon des témoignages de consommateurs et des déclarations relayées par des organisations de défense du consommateur. Dans certains quartiers huppés du Grand Tunis, le kilo aurait même franchi le seuil des 80 dinars.
Cette flambée intervient alors que de nombreuses familles tunisiennes, incapables d’acheter un mouton entier pour l’Aïd, se rabattent sur l’achat de viande déjà disponible chez les bouchers. Mais ce report de la demande contribue lui-même à tendre davantage le marché.
Le phénomène révèle surtout une crise plus profonde : baisse du cheptel, sécheresse, spéculation et affaiblissement durable du pouvoir d’achat.
La hausse des prix de la viande ovine ne date pas seulement des derniers jours avant l’Aïd. Dès février 2026, des professionnels du secteur évoquaient déjà un kilo d’agneau dépassant les 60 dinars en raison d’une offre insuffisante sur le marché tunisien.
Selon Ahmed Amiri, président de la Chambre syndicale nationale des bouchers, cette situation résulte principalement d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, aggravé par une forte baisse du cheptel national.
Plusieurs facteurs structurels expliquent cette situation : les années successives de sécheresse ont réduit les capacités d’élevage ; le coût de l’alimentation animale et du transport reste élevé ; de nombreux éleveurs ont vendu ou abattu des femelles reproductrices ces dernières années et les intermédiaires occupent une place grandissante dans la chaîne de distribution.
À cela s’ajoute un phénomène classique avant l’Aïd : la spéculation saisonnière. Plusieurs acteurs de la filière accusent les intermédiaires d’acheter les bêtes plusieurs semaines à l’avance pour revendre avec des marges importantes.
En 2026, les prix des moutons de l’Aïd dépassent fréquemment 1 200 dinars et peuvent atteindre 2 500 dinars pour les plus gros gabarits. Les moutons à moins de 800 dinars ont quasiment disparu des marchés, selon plusieurs observateurs.
Résultat : une partie des ménages ne cherche plus à acheter un mouton vivant. Beaucoup préfèrent désormais acheter quelques kilos de viande pour “sauver” symboliquement le repas de l’Aïd sans supporter le coût d’un sacrifice complet.
Ce déplacement de la demande vers les boucheries crée toutefois un effet pervers : plus les consommateurs abandonnent le mouton entier pour la viande découpée, plus la pression augmente sur les stocks disponibles chez les bouchers.
Dans certains quartiers aisés, où la demande reste forte malgré la hausse des prix, le kilo aurait ainsi atteint 80 dinars selon plusieurs témoignages recueillis ces derniers jours.
Face à la flambée des prix, les autorités ont annoncé dès février un programme d’importation de 15 000 à 20 000 moutons vivants, ainsi que de viande ovine réfrigérée, afin de stabiliser le marché avant l’Aïd.
Le gouvernement avait déjà eu recours en 2025 à l’importation de viande d’agneau réfrigérée vendue autour de 38,9 dinars le kilo pour tenter de freiner l’envolée des prix.
Mais plusieurs professionnels estiment que ces mesures restent insuffisantes face à un problème devenu structurel.
Le véritable enjeu concerne désormais la reconstitution du cheptel tunisien et la régulation des circuits de distribution. Car même lorsque les prix des aliments de bétail reculent, les prix au consommateur continuent d’augmenter, notamment sous l’effet des intermédiaires et de la spéculation.
Au-delà des chiffres, la hausse des prix modifie progressivement les habitudes sociales liées à l’Aïd al-Adha en Tunisie. Sur les marchés à bestiaux, plusieurs reportages décrivent une fréquentation bien plus faible qu’auparavant, avec des visiteurs venus davantage observer les prix qu’acheter réellement.
L’Aïd devient ainsi un révélateur du recul du pouvoir d’achat tunisien. Ce qui relevait autrefois d’un effort financier ponctuel tend désormais à devenir inaccessible pour une partie croissante de la classe moyenne.
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C’est désormais une tradition : l’hippodrome de Kassar Saïd accueille au mois de mai le Grand Prix d’Argentine. Ce rendez-vous est devenu un classique du printemps et vient de se dérouler le 3 mai dernier.
Chaque année, l’Ambassade de la République Argentine célèbre la Révolution de mai à travers plusieurs manifestations dont cette course, organisée en partenariat avec la Société des Courses hippiques de Tunis.
Au-delà de l’événement sportif, cette course symbolise ainsi les liens d’amitié entre l’Argentine et la Tunisie, ainsi que les nombreuses traditions et passions que nos deux pays partagent autour du monde équestre.
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Dans un contexte international marqué par de nouvelles tensions géopolitiques et une hausse persistante des coûts de plusieurs produits de consommation, le gouvernement tente de resserrer les rangs avec les acteurs économiques afin de limiter l’impact sur le pouvoir d’achat des ménages.
C’est dans cette optique que le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a réuni mercredi des représentants du secteur privé, des industriels, des producteurs ainsi que des grandes surfaces commerciales pour examiner la situation des prix et les mécanismes permettant de mieux les maîtriser.
Selon un communiqué du ministère, cette réunion intervient dans un « contexte exceptionnel » marqué par des mutations géopolitiques ayant des répercussions directes sur les marchés internationaux et sur les prix de plusieurs produits de consommation courante. Les produits d’hygiène et de nettoyage, certains articles liés à la santé corporelle ainsi que plusieurs denrées alimentaires figurent parmi les catégories les plus touchées par les hausses.
Le ministère insiste sur la nécessité d’une approche « participative » entre l’État et le secteur privé afin d’éviter une nouvelle flambée des prix sur le marché local. L’objectif affiché est double : préserver la compétitivité du tissu industriel tunisien tout en protégeant le panier du consommateur.
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Au-delà du simple constat, les discussions ont également porté sur des orientations économiques plus larges. Les participants se sont accordés sur la nécessité de renforcer la production locale, soutenir les petites et moyennes entreprises et limiter autant que possible les importations jugées non essentielles. Une orientation qui traduit la volonté des autorités de réduire la pression sur les réserves en devises tout en encourageant la consommation de produits fabriqués en Tunisie.
Cette réunion intervient alors que la Tunisie fait face depuis plusieurs mois à une sensibilité croissante autour des prix des produits de grande consommation. Malgré un ralentissement relatif de l’inflation comparé aux pics enregistrés ces dernières années, de nombreux ménages continuent de subir l’érosion du pouvoir d’achat, notamment sur les produits alimentaires et les dépenses quotidiennes.
Le gouvernement mise également sur les exportations à forte valeur ajoutée pour soutenir l’activité économique et générer davantage de recettes en devises. Mais sur le terrain, la question reste entière : les engagements pris avec les professionnels suffiront-ils à contenir durablement la hausse des prix dans un environnement mondial encore instable ?
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À quelques semaines de l’Aïd al-Adha, les prix des moutons suscitent déjà de vives inquiétudes en Tunisie. Le président de l’Organisation tunisienne pour l’orientation du consommateur, Lotfi Riahi, a estimé ce mardi 12 mai 2026 que les prix des sacrifices sont devenus « très coûteux » pour les familles tunisiennes.
Invité sur les ondes de la radio nationale, il a indiqué que les moutons de 40 kilogrammes sont proposés autour de 1100 dinars selon les prix de référence, tandis que ceux de 70 kilogrammes dépassent les 1700 dinars.
Selon lui, les bêtes destinées à l’Aïd se trouvent actuellement entre les mains des intermédiaires, appelés communément « gassara », et non directement chez les éleveurs. Il considère que ces intermédiaires fixent les prix non pas en fonction du coût réel des moutons, mais en se basant sur les prix de la viande rouge pratiqués par les bouchers.
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Lotfi Riahi a également souligné une contradiction sur le marché cette année : malgré la baisse des prix des aliments pour bétail par rapport aux années précédentes, les prix des moutons continuent d’augmenter.
De son côté, le Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait a annoncé avoir fixé des prix de référence dans les points de vente organisés, en coordination avec les services relevant du ministère de l’Agriculture.
Malgré ces prix de référence, de nombreux consommateurs craignent une flambée des tarifs sur les marchés parallèles, dans un contexte marqué par l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie.
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Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu jeudi après-midi au palais de Carthage la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, pour une réunion consacrée au fonctionnement des services publics et aux difficultés administratives affectant les citoyens.
Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a appelé à intensifier les efforts afin d’améliorer les prestations fournies dans l’ensemble des régions et des secteurs, tout en poursuivant les mesures visant à réduire les prix.
La rencontre a porté sur plusieurs dossiers liés aux services publics et à la nécessité de lever les obstacles bureaucratiques qui freinent le traitement des dossiers des citoyens.
Le président de la République a insisté sur l’importance d’améliorer l’efficacité des administrations et de faciliter l’accès aux services publics, dans un contexte marqué par des attentes croissantes concernant la qualité des prestations administratives et sociales.
Au cours de l’entretien, Kaïs Saïed a réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions de vie des Tunisiens dans les différentes régions du pays.
Le chef de l’État a également évoqué la question de la hausse des prix, assurant que de nouvelles approches seront mises en œuvre afin de contribuer à leur baisse et de répondre aux difficultés économiques et sociales auxquelles font face les citoyens.
Kaïs Saïed a déclaré porter « les espoirs et les aspirations du peuple », affirmant que ces objectifs seront atteints malgré ce qu’il a qualifié de « lourd héritage ».
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Un nouveau médicament destiné au traitement du diabète de type 2 sera bientôt disponible en Tunisie. Présenté comme une avancée majeure, ce traitement innovant affiche des résultats prometteurs sur la glycémie et le poids. Son prix, désormais connu, soulève toutefois la question de l’accessibilité pour les patients.
Selon des spécialistes en endocrinologie, ce nouveau traitement se distingue par son efficacité notable dans la réduction du taux de sucre dans le sang, tout en favorisant la perte de poids.
Administré sous forme d’injection hebdomadaire, il se présente comme une alternative moderne aux traitements classiques, avec un protocole simplifié et des bénéfices élargis sur la santé globale des patients.
Les experts assurent également qu’il ne présente pas d’effets secondaires majeurs sur le cœur ou les reins, même en cas d’utilisation prolongée.
Le coût de ce médicament est estimé à 355 dinars pour un mois de traitement, soit une boîte contenant quatre doses hebdomadaires.
À ce stade, ce traitement n’est pas encore pris en charge par la Caisse nationale d’assurance maladie, ce qui pourrait limiter son accès pour une partie des patients.
Si les professionnels de santé saluent une avancée importante dans la prise en charge du diabète, la question du coût reste centrale. L’absence de remboursement soulève des inquiétudes quant à l’équité d’accès à ce traitement innovant.
Le diabète constitue un enjeu majeur de santé publique en Tunisie, touchant environ 23 % de la population selon les estimations. Dans ce contexte, l’arrivée de nouvelles solutions thérapeutiques apparaît cruciale pour améliorer la qualité de vie des patients et réduire les complications liées à cette maladie chronique.
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Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’objectif central des politiques économiques est de produire un impact concret sur le quotidien des citoyens, notamment à travers l’amélioration des services publics et la maîtrise du coût de la vie, malgré une amélioration de certains indicateurs.
S’exprimant lors d’une séance de dialogue avec les membres du Conseil national des régions et des districts, il a précisé que la baisse du taux d’inflation à environ 5 % ne signifie pas une diminution des prix, mais plutôt un ralentissement de leur hausse par rapport aux années précédentes.
Il a expliqué que l’augmentation touche principalement les produits alimentaires non subventionnés, fortement liés au panier du consommateur, en raison de facteurs externes comme la volatilité des prix sur les marchés internationaux, mais aussi de dysfonctionnements internes, notamment dans les circuits de distribution et les pratiques spéculatives.
Face à cette situation, l’État intensifie ses efforts pour encadrer les prix, en renforçant le contrôle des circuits de distribution et en luttant contre la spéculation, tout en poursuivant des politiques visant à améliorer la croissance et le développement.
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Sur le plan régional, le ministre a insisté sur la nécessité d’un équilibre dans la répartition des ressources entre les différentes régions, malgré des moyens limités. Il a indiqué que les critères adoptés reposent à la fois sur l’indice de développement régional et sur le poids démographique. Dans ce cadre, les crédits alloués au programme de développement régional seront portés de 250 millions de dinars en 2025 à 300 millions en 2026, avec pour objectif d’améliorer les conditions de vie.
Concernant l’investissement, il a souligné que le gouvernement œuvre à simplifier les procédures administratives et à lever les obstacles liés aux autorisations. Des avancées ont été enregistrées, notamment dans le traitement de certaines difficultés rencontrées par les investisseurs privés.
Enfin, il a évoqué une orientation visant à regrouper les structures administratives similaires afin de réduire la fragmentation institutionnelle et d’améliorer l’efficacité, précisant que plusieurs scénarios sont à l’étude, avec un objectif clair : privilégier la performance et l’efficacité dans la gouvernance de l’investissement.
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Le prix de la tomate, aliment central du panier des ménages tunisiens, connaît en ce moment une hausse marquée sur plusieurs marchés, où il a atteint par endroits l’équivalent de 5 dinars le kilo. Une flambée qui alimente l’inquiétude des consommateurs, mais que les professionnels du secteur expliquent par un enchaînement de facteurs saisonniers et structurels.
Invité à s’exprimer sur cette situation sur Jawhara FM, le président d’une organisation professionnelle agricole, Médani Dhaoui, a d’abord insisté sur un élément récurrent dans les cycles agricoles : la période dite de transition entre deux saisons de production. Selon lui, le marché traverse actuellement une phase de “croisement des saisons”, durant laquelle l’offre traditionnelle diminue avant que la production de saison ne prenne le relais.
Dans cet intervalle, la tomate disponible provient essentiellement de cultures précoces, dites de primeur, dont les coûts de production sont plus élevés. Ces cultures nécessitent davantage d’intrants, des techniques spécifiques et un suivi plus intensif, ce qui se répercute mécaniquement sur les prix à la vente. À l’inverse, la production saisonnière, plus abondante et moins coûteuse, n’a pas encore pleinement intégré les circuits de distribution.
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Le responsable agricole se veut toutefois rassurant. Il estime que le marché devrait connaître un rééquilibrage dans les prochaines semaines avec l’arrivée progressive des récoltes de saison, ce qui devrait augmenter l’offre et exercer une pression à la baisse sur les prix.
Autre élément avancé pour apaiser les tensions : l’existence d’un stock important destiné à la transformation industrielle, évalué à plus de 65 000 tonnes. Ce volume, selon les professionnels, joue un rôle d’amortisseur partiel face aux déséquilibres ponctuels du marché.
Mais au-delà de la conjoncture, le débat revient sur une question plus structurelle : celle du coût de production agricole. Pour le représentant du secteur, la solution durable ne réside pas dans un encadrement des prix de vente au détail, mais plutôt dans une action en amont, visant à réduire le coût des intrants agricoles, notamment les semences et les produits nécessaires à la culture.
Une position qui met en lumière une réalité persistante du secteur agricole tunisien : un producteur souvent pris en étau entre la hausse de ses charges et la pression du marché, au moment même où le consommateur, lui, subit directement les variations des prix.
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À l’approche de l’Aïd El Idha, les tensions s’accentuent sur le marché des viandes rouges. Le vice-président de la Chambre nationale des bouchers, Yahya Nasr, tire la sonnette d’alarme sur un déficit du cheptel national, une envolée des prix à la production et un risque réel de perturbation de l’approvisionnement pendant la période du sacrifice.
Intervenant ce jeudi sur les ondes de la Radio nationale, Yahya Nasr a estimé que les prix pratiqués actuellement par les éleveurs dépassent souvent les prix de vente en boucherie, mettant les professionnels dans une situation économiquement intenable.
Selon lui, cette pression réduit fortement les marges des bouchers et complique la couverture des frais d’exploitation, alors même que la demande devrait fortement augmenter dans les semaines précédant l’Aïd.
Le responsable de la profession évoque un cheptel national incapable de couvrir les besoins du sacrifice, ce qui alimente les craintes d’une pénurie sur le marché des viandes rouges.
Pour éviter une rupture d’approvisionnement et contenir la hausse des prix, il appelle à une intervention directe de la présidence de la République, avec l’importation massive de viandes rouges réfrigérées une dizaine de jours avant l’Aïd. Cette mesure viserait à injecter rapidement des volumes supplémentaires dans les circuits de distribution au moment du pic de consommation.
Au-delà de l’importation, Yahya Nasr réclame un durcissement des contrôles sur les marchés aux bestiaux afin de freiner la spéculation et les manipulations de prix.
La profession plaide également pour la fixation d’un prix de référence officiel, afin de mieux encadrer les transactions et d’éviter les flambées incontrôlées à l’approche de la fête.
Pour les bouchers, l’enjeu dépasse la seule période de l’Aïd : l’équilibre du marché après la fête dépendra directement des décisions prises dans cette phase jugée décisive pour la filière.
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Le marché tunisien de la volaille pourrait connaître une nette détente d’ici la fin du mois de mai. Le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, Ibrahim Nafzaoui, a annoncé que le prix du kilo de poulet pourrait revenir autour de 7 dinars, porté par une hausse sans précédent de la production nationale.
Dans sa déclaration accordée aujourd’hui sur les ondes d’Express fm, Ibrahim Nafzaoui affirme que la production de viande de volaille devrait atteindre environ 16.000 tonnes par mois dès juin prochain, un niveau jamais atteint jusque-là en Tunisie.
Selon lui, cette progression s’explique principalement par l’importation de 32 millions d’œufs à couver, dont les premiers effets sur l’offre devraient commencer à se ressentir dès la seconde moitié du mois de mai.
Il ajoute que des quantités d’escalopes de poulet et de viande de dinde congelée seront également importées, afin de réduire la pression sur la production locale destinée à la consommation quotidienne.
S’appuyant sur ces indicateurs, Nafzaoui estime qu’une baisse graduelle des prix est désormais possible, avec un retour probable autour de 7 dinars le kilogramme avant fin mai.
Le responsable du secteur met toutefois en garde contre les pratiques monopolistiques sur le poulet vif, particulièrement lors des périodes de tension sur l’approvisionnement, où les prix peuvent rapidement s’envoler.
Il appelle ainsi l’État à intervenir plus fermement pour encadrer le marché, rappelant que la consommation de viandes blanches chez les Tunisiens atteint parfois 95 à 100% selon les périodes, ce qui rend ce produit particulièrement sensible pour le pouvoir d’achat.
Ibrahim Nafzaoui a également insisté sur la nécessité de surveiller de près le segment des œufs, qu’il considère comme un maillon stratégique pour la stabilité de toute la filière avicole.
Il souligne que les producteurs sont parfois contraints d’écouler leur production à très bas prix, voire à perte, en raison d’un excédent temporaire de l’offre, une situation susceptible de fragiliser durablement les capacités de production.
Selon lui, une baisse prolongée de la rentabilité pourrait déséquilibrer le secteur et nécessiter plusieurs années pour rétablir les volumes habituels.
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