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Accord États-Unis/Iran : pour Netanyahou, « la lutte n’est pas finie »

16. Juni 2026 um 11:04
Alors qu’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a été annoncé dimanche (14 juin), Israël ne mettra pas fin aux combats contre le Hezbollah et se félicite d’avoir stoppé le nucléaire iranien.   « La lutte n’est pas…

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Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples

15. Juni 2026 um 12:29

Le 19 juin 2026, à Genève, sera signé un accord qui mettra officiellement fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Les chancelleries salueront l’événement. Les communiqués parleront de paix, de stabilité retrouvée, de victoire de la diplomatie. Mais il faut poser d’emblée la question que ces communiqués n’auront pas le courage de formuler : cette paix, pour qui ?

Abdelhamid Larguèche *

Comme tant de conflits du Proche-Orient avant elle, cette séquence de violence dont on annonce la fin proche ne se conclut pas par la justice, elle se clôt par l’épuisement des belligérants et le calcul froid des grandes puissances. Les armes se taisent avant que les douleurs ne s’apaisent. Et les peuples découvrent, une fois de plus, qu’ils n’étaient pas conviés à la table où leur destin fut négocié. C’est là le visage permanent de ce qu’il faut bien appeler : la paix des puissants.

Le protocole d’Islamabad, tel qu’il se dessine, articulera la sécurité du détroit d’Ormuz, une levée partielle des sanctions économiques contre l’Iran et une reprise des négociations nucléaires avec ce pays. Des médiations pakistanaises et qataries ont joué un rôle déterminant dans ce rapprochement. Mais l’essentiel n’est pas dans les clauses de cet accord, il est dans ce qu’il révèle : un ordre mondial en recomposition profonde, où l’hégémonie américaine n’est plus qu’une puissance parmi d’autres, et où les peuples de la région continuent de payer, de leur sang et de leur avenir, le prix de ces reconfigurations.  

La Chine et la fin de l’hégémonie occidentale 

Le premier vainqueur est l’Iran. Longtemps présenté comme isolé, étranglé par les sanctions et contraint à la défensive, Téhéran sort de cette séquence en position de force relative. La République islamique n’a pas seulement survécu, elle a imposé ses lignes rouges, en particulier sur le contrôle stratégique du détroit d’Ormuz. Ce n’est pas rien : c’est la consécration d’une puissance régionale que quarante ans de pression n’ont pas réussi à briser.

Derrière l’Iran se profile la vraie grande gagnante de ce tournant : la Chine. Sans tirer un seul coup de feu, Pékin récolte les dividendes d’une stratégie patiente construite sur deux décennies d’investissements en infrastructures, d’échanges énergétiques et de médiations discrètes.

Ce conflit l’illustre avec netteté : nous sommes entrés dans un monde où l’Occident ne dicte plus ses conditions, et où Pékin avance, méthodiquement, sans fracas, vers le centre de l’échiquier mondial.

Les États-Unis obtiennent une stabilisation régionale et la sécurisation des flux énergétiques. Mais il faut le dire clairement : Washington ne négocie plus en maître, il négocie en partenaire contraint. L’ère de l’hyperpuissance américaine, cette parenthèse d’après-guerre froide où l’Amérique imposait l’ordre du monde, est bel et bien refermée. Ce rétrécissement de l’influence américaine n’est pas une parenthèse : c’est une tendance de fond.  

L’état sioniste et les limites de la supériorité militaire

L’État sioniste présente un bilan en trompe-l’œil. Il dispose d’une supériorité militaire incontestable, mais les conflits successifs ont démontré une vérité que la force ne peut effacer : il n’existe pas de victoire militaire durable sans solution politique. Chaque opération remporte des batailles et perd la guerre de l’histoire. La domination par les armes ne produit pas la sécurité, elle fabrique des générations de résistance.

Pourtant, comme souvent dans l’histoire, les véritables perdants ne siègent pas dans les salles de négociation.

Le peuple palestinien est, une fois encore, le grand absent de cette paix, et sa principale victime. Depuis des décennies, il paye en sang et en exil le prix des équilibres géopolitiques que d’autres ont décidés en son nom.

Chaque accord régional, chaque cessez-le-feu négocié entre grandes puissances, repousse un peu plus la seule question qui ne disparaîtra pas : celle des droits nationaux et de la dignité d’un peuple privé d’État. Gaza, la Cisjordanie, les camps de réfugiés du Liban et de Jordanie, ces réalités-là ne s’effacent pas d’un traité. Elles attendent.  

Un peuple libanais meurtri

Le peuple libanais, lui aussi, sort du cycle de violences profondément meurtri. Le Liban est devenu, depuis trop longtemps, le terrain d’affrontement des ambitions des autres. Que l’on voie dans l’Iran un protecteur ou une tutelle étouffante, le constat demeure : le Liban ne maîtrise plus son propre destin. Il subit des guerres qu’il n’a pas choisies, sur un territoire que d’autres ont transformé en champ de bataille par procuration. C’est là l’une des grandes injustices de cet ordre régional : les petits pays absorbent les conflits des grands.

L’histoire du Moyen-Orient enseigne une leçon que nul ne devrait oublier : les grands arrangements entre puissances se concluent invariablement sur les ruines des peuples. Des Accords Sykes-Picot aux guerres contemporaines, les frontières et les équilibres ont été redessinés depuis les capitales lointaines avant d’être vécus dans la chair des sociétés locales.

Si cet accord se confirme, ce qui semble être le cas, il ne signifiera pas seulement la fin d’une guerre. Il marquera l’entrée officielle dans un nouvel âge géopolitique : monde multipolaire, puissances en recomposition, Occident contraint à la négociation. Mais pour les peuples du Proche-Orient, palestinien, libanais, irakien, syrien, yéménite, ce changement d’ère ne changera rien tant que les grandes puissances continueront de traiter leur sort comme une variable d’ajustement. La véritable question n’est pas de savoir qui gouvernera l’ordre mondial de demain. Elle est de savoir si cet ordre nouveau aura enfin le courage de faire de la dignité des peuples autre chose qu’une clause oubliée dans un accord de chancellerie.  

* Historien.

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Iran : accord de paix annoncé, Ormuz libéré

15. Juni 2026 um 11:18
Les États-Unis et l’Iran sont finalement parvenus à un accord de paix. Le détroit d’Ormuz, le Liban et la situation au Moyen-Orient devraient enfin commencer à s’apaiser.   « L’accord de paix entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique…

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Comment les drones israéliens génèrent des cibles au-dessus de Gaza

13. Juni 2026 um 07:51

Des documents révèlent comment les logiciels d’Intelligence artificielle (IA) et les équipements militaires ont donné à la flotte de drones israéliens des capacités de surveillance et offensives sans précédent.

Omer Benjakob *

La flotte de drones des Forces de défense israéliennes a opéré 24 heures sur 24 au-dessus de Gaza et du Liban pendant la guerre actuelle, servant de «générateur de cibles et de renseignement hautement efficace», selon des documents internes obtenus par Haaretz.

Les documents de l’armée israélienne révèlent des capacités de surveillance de masse et d’IA jusqu’alors non rapportées, intégrées dans les drones déployés dans le nord et le sud depuis 2023.

Les documents éclairent la manière dont la flotte principale d’Israël, composée de plusieurs dizaines de drones de surveillance et de frappe, a été utilisée pour aider à identifier des cibles et diriger les tirs tant pour les forces aériennes que terrestres. Les capacités reposent fortement sur l’IA et soulignent le rôle accru de l’automatisation dans la guerre moderne.

Une algorithmisation croissante

Les documents révèlent également que les drones Hermes 450 (ou Zik, qui signifie étincelle en hébreu) et Hermes 900 (le Kochav, ou étoile), tous deux fabriqués par l’entreprise israélienne Elbit Systems, ont été déployés à une échelle sans précédent dans les premiers mois suivant le 7 octobre 2023. Leurs heures de vol ont été multipliées par cinq, et ils ont survolé presque chaque recoin de Gaza depuis les airs, identifiant et classifiant des cibles pour les attaques, y compris les drones ennemis.

Les documents, les conversations de Haaretz avec des entrepreneurs de la défense technologique et des responsables de l’armée israélienne, ainsi que les témoignages de soldats au groupe Breaking the Silence, exposent ce qu’une source appelle «l’algorithmisation» croissante des systèmes sans pilote de l’armée israélienne. Les drones jouent un rôle de plus en plus central dans les combats, et leur nombre croissant de missions nécessite le traitement de quantités massives de données pour soutenir différents types de décisions autonomes.

Selon les documents et les autres sources, cette algorithmisation a commencé bien avant la guerre à Gaza, mais c’est là-bas que les capacités d’IA ont été employées pour la première fois à grande échelle, déployées rapidement après les massacres d’octobre 2023 — peut-être même précipitamment. Au moment de la guerre de cette année contre l’Iran, l’IA avait été intégrée dans tous les systèmes de commandement de l’armée, faisant partie de ce que l’armée israélienne appelle son Usine de données opérationnelles et d’IA. Les drones sont parmi ses principales utilisations.

Les documents montrent différents types d’automatisation soutenant divers rôles dans les opérations des drones. Ils offrent un aperçu rare de la manière dont des logiciels avancés sont superposés au matériel militaire et aux systèmes d’armes pour étendre leurs capacités.

Serveur dans le ciel

Par exemple, les documents révèlent un système jusqu’alors non rapporté connu sous le nom de Serveur dans le Ciel (Server in the Sky, ou SITS). Fonctionnant sur un ordinateur installé sur un drone, l’analyse «embarquée» utilise des algorithmes pour mener un large éventail de missions sans pilote qui exploitent l’analyse et la prise de décision par IA.

Selon les documents, l’algorithme analyse indépendamment le renseignement recueilli par les capteurs et les caméras des drones, détectant automatiquement les cibles, les classifiant et décidant de les suivre ou de les transmettre — au centre de commandement, aux pilotes de l’armée de l’air ou aux troupes au sol.

Le serveur et les analyses qu’il exécute permettent également de gérer la flotte de drones de manière autonome, en se répartissant les tâches pendant que les drones surveillent un secteur défini, en transférant la charge entre ces aéronefs sans pilote pour maintenir une visibilité continue. Par exemple, si une couverture nuageuse bloque soudainement la vue d’un drone, ou si un autre doit interrompre sa mission pour esquiver un missile sol-air, la couverture est automatiquement transférée à un autre drone disponible.

Les documents indiquent que le Serveur dans le Ciel fournit des «recommandations et décisions basées sur l’IA». Ils ne précisent pas, mais décrivent SITS comme faisant partie de «systèmes d’aide à la décision» plus larges. Ces systèmes utilisent des algorithmes avancés pour traiter d’énormes quantités de données de divers types provenant de multiples sources, fournissant aux opérateurs de drones, aux analystes et même aux forces au sol des informations et des recommandations. Bien qu’un humain soit clairement dans la boucle, le système prétend faire plus que simplement traiter des chiffres et fournirait des «analyses narratives avancées».

En mars, l’armée israélienne a confirmé que l’infrastructure d’IA initialement utilisée par des divisions spécifiques à Gaza était désormais pleinement opérationnelle dans l’ensemble de l’armée. Des responsables ont également confirmé que la flotte de drones offensifs «Storm Clouds» faisait également partie de l’Usine de données opérationnelles et d’IA, parmi d’autres utilisations. Les documents montrent comment des essaims de drones de collecte de renseignement et de frappe ont volé — d’abord au-dessus de Gaza et du Liban, et plus récemment au-dessus de l’Iran et d’autres théâtres — utilisant la vision par ordinateur pour repérer les cibles, les classifier, les cartographier et les partager en vidéo en temps réel avec toutes les forces combattantes.

Couverture à 360°, 24h/24 et 7j/7

L’Hermes 450 est entré en service il y a plus de deux décennies et constitue l’épine dorsale de la flotte de drones de l’armée israélienne. Il peut transporter jusqu’à 150 kilogrammes ; la charge utile peut inclure des systèmes comme des caméras avancées, un radar à synthèse d’ouverture qui voit la nuit et à travers les nuages, ainsi que des systèmes d’interception des communications et de renseignement électronique. L’Hermes 900 est entré en service il y a plus d’une décennie. Il peut transporter jusqu’à 350 kilogrammes et rester en vol pendant environ 35 heures, soit près du double de la durée de son prédécesseur.

Les deux sont également utilisés pour des frappes — un fait connu depuis plus d’une décennie mais dont la publication a été autorisée en Israël seulement en 2022. Selon des rapports étrangers, l’Hermes 450 peut transporter jusqu’à quatre missiles air-sol, l’Hermes 900 jusqu’à huit.

Les documents décrivent la flotte Hermes comme un «élément central et clé» de l’effort de guerre, menant des missions de défense et d’attaque simultanément. Les drones ont été testés au combat et ont été contraints de décoller de bases aériennes sous le feu ; ils ont opéré à une échelle exceptionnelle sur un terrain de «guerre urbaine» à Gaza et sur un terrain «forestier et végétal» dans le sud du Liban.

Leur mission centrale est le «soutien aérien rapproché aux forces de l’armée israélienne combattant en milieu bâti» et la «protection des forces à 360 degrés». Les documents indiquent que les capacités d’analyse visuelle des drones ont exposé des caches ennemies et trouvé des combattants attendant en embuscade ; les drones ont choisi des cibles pour les forces au sol ou les ont signalées.

Ce récit correspond aux témoignages recueillis par Breaking the Silence auprès de soldats ayant servi à Gaza et décrivant une coordination complète entre la flotte de drones et les forces au sol, jusqu’au niveau du bataillon.

Des hauts responsables de l’armée israélienne ont déclaré à Haaretz que le soutien aérien et le renseignement fournis par les drones à Gaza et au Liban ont joué un rôle essentiel dans la protection des forces. Ils affirment que ce système est très précis et a permis dans de nombreux cas à l’armée de l’air de frapper des forces ennemies opérant à quelques dizaines de mètres des troupes israéliennes. Les drones aident également à prévenir les erreurs de tir ami, en suivant les soldats et en fournissant une large vue d’ensemble visuelle des forces sur le terrain.

Renseignement et surveillance

Les documents exposent une autre capacité essentielle de la flotte : un système de surveillance connu sous le nom de Wide Area Persistent Surveillance (WAPS, surveillance persistante sur zone étendue). Elbit a dévoilé un système similaire il y a environ dix ans au salon du Bourget, mais les documents éclairent la manière dont il a été utilisé dans les combats à Gaza et au Liban.

La charge utile est montée sur l’Hermes 450 ou 900, comprenant un ensemble de 10 caméras avancées utilisant des capteurs électro-optiques qui peuvent capturer visuellement — en temps réel et depuis un seul drone — 80 kilomètres carrés. Cela représente environ un quart de la bande de Gaza. Alors qu’une seule caméra suit une petite zone fixe, le réseau de caméras permet un suivi en direct de nombreuses zones à la fois sur une vaste zone de combat, pour trouver les forces ennemies et les suivre en continu.

WAPS permet également ce qui semble être une archive massive de toute la couverture visuelle, ce que les documents appellent la «médecine légiste du renseignement» : la capacité de relire la vidéo en temps réel et a posteriori, en rassemblant différents points de vue. Cela permet aux analystes de retracer un objet jusqu’à son point d’origine, ou de reconstruire une chaîne d’événements après les faits. Selon les documents, le système — pour ces deux capacités — s’est avéré « un générateur de cibles et de renseignement particulièrement efficace » à Gaza et au Liban.

Les documents affirment que le système de surveillance dispose d’une analyse automatique intégrée, comprenant la classification, le tri et des «gardiens». Ce que cela signifie exactement n’est pas clair ; cela pourrait faire partie des décisions automatiques du Serveur dans le Ciel. Dans le monde des algorithmes, les «gardiens» désignent en partie des filtres automatiques qui décident quelles informations sont transmises, et s’il faut déclencher une action ou avertir un opérateur humain.

Des enquêtes antérieures ont révélé l’utilisation de l’IA par l’armée israélienne et comment sa puissance de calcul massif de données aide à produire et alimenter le «banque de cibles» d’Israël. Dans le magazine +972, le journaliste Yuval Abraham a dénoncé un système automatisé appelé Lavender qui, au cours de la première année de la guerre, analysait d’énormes quantités d’informations et de points de données recueillis par divers moyens sur presque chaque résident de Gaza et évaluait la probabilité qu’une personne donnée puisse être considérée comme un combattant du Hamas.

Selon l’enquête, les agents de renseignement ont entraîné le système sur des données de terroristes connus, le système prétendant apprendre à trouver des terroristes inconnus dans la population générale. De cette façon, la technologie a transformé des dizaines de milliers de Palestiniens en cibles potentielles, selon l’article. Des sources militaires ont ajouté qu’elles comptaient de plus en plus sur les analyses du système, à savoir sa méthode de classement, même si l’on savait qu’il avait un taux d’erreur de 10 pour cent.

Au total, les documents obtenus par Haaretz révèlent la partie aérienne de ces systèmes, montrant comment les drones collectent des renseignements que les systèmes d’IA analysent et filtrent, puis alimentent d’autres systèmes jusqu’au soldat sur le terrain.

Le ministère de la Défense et Elbit n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. L’armée israélienne a déclaré dans un communiqué à Haaretz : «Les processus opérationnels au sein de l’armée israélienne, y compris l’identification des cibles et la planification des frappes, reposent sur une variété d’outils et de méthodes avancés qui incluent des systèmes de planification et de gestion de l’information. L’armée israélienne utilise les capacités basées sur l’intelligence artificielle uniquement comme outils auxiliaires sans remplacer l’implication et le jugement humain du personnel professionnel et des commandants autorisés.

«Selon les directives de l’armée israélienne, chaque frappe nécessite une évaluation individuelle par une personne concernant la nature de la cible, l’avantage militaire par rapport aux dommages collatéraux attendus, et un examen des mesures de précaution réalisables dans les circonstances. L’armée israélienne s’engage à utiliser de manière responsable et légale les outils d’information, les données et les technologies avancées, conformément au droit international.»

Drone contre drone

Les documents décrivent également une autre capacité non rapportée auparavant : la capacité des drones à détecter les drones hostiles venant du Liban et de Syrie. La guerre qui a éclaté en octobre 2023 a surpris un Israël non préparé face à la menace aérienne grandissante. En 2021, le système de radar monté sur ballon «Sky Dew» d’Israël a été déployé dans le nord, construit spécifiquement pour couvrir les angles morts des radars au sol : repérer les drones volant bas et les missiles de croisière venant du nord et de l’est. Mais six mois après le début de la guerre, un drone du Hezbollah a détruit le système avant qu’il ne devienne opérationnel. Les documents détaillent comment la flotte de drones de l’armée de l’air est devenue un nouvel acteur dans la chasse aux drones : un système électro-optique avancé appelé Spectro, dont l’existence était déjà connue. Le Spectro a été adapté à l’Hermes 900 et converti pour fonctionner avec le Serveur dans le Ciel et repérer les drones hostiles depuis les airs.

Les documents montrent comment l’armée israélienne a connecté logiciel et matériel : le Serveur dans le Ciel fonctionnait à bord de l’Hermes 900 aux côtés de technologies incluant des capteurs de renseignement électronique et de signaux, des systèmes d’observation et de marquage de cibles, des systèmes de guerre électronique et le radar d’Israel Aerospace Industries.

Les documents montrent également comment l’idée de lier les capacités d’IA à divers types de capteurs avancés dans toute la flotte de drones a commencé bien avant la guerre à Gaza.

Les documents révèlent comment, en 2021, une chaîne de combat basée sur l’IA a été présentée à l’ancien chef du renseignement militaire Aharon Haliva. Selon les documents, cela signifiait «l’intégration et la synergie entre les capteurs et l’IA du SIGINT (renseignement d’origine signal) et de la guerre électronique, permettant un cycle complet de collecte — identification — génération de cibles — attaque.»

Les capacités, selon les documents, ont été développées et intégrées dans les drones, puis utilisées à Gaza, au Liban et, plus récemment, en Iran. Mais Israël n’est pas la seule armée à utiliser ces drones. Selon Elbit, ils ont été exportés vers au moins 20 pays. L’entreprise garde généralement l’identité de ses clients secrète, mais diverses publications ont rapporté que certains des systèmes — y compris la variante offensive — ont été vendus à l’Azerbaïdjan, au Brésil, au Mexique, à la Suisse, aux Philippines, à la Thaïlande et à Singapour. L’Inde construit l’Hermes 900 elle-même dans une coentreprise avec Elbit, et la Serbie l’a acheté dans le cadre d’un vaste accord d’armement de plus de 300 millions de dollars. Les gardes-frontières maritimes [Frontex] de l’Union européenne (UE) ont également acquis ces drones, les utilisant à des fins civiles et de surveillance des frontières. Mardi, le ministère de la Défense a révélé que les exportations de défense d’Israël ont battu un record l’année dernière, bondissant de 30 % pour atteindre près de 20 milliards de dollars [= X 2 par rapport à 2020 et X4 par rapport à 2015, NdT]. Les ventes de drones et de quadricoptères — des hélicoptères à quatre rotors — ont totalisé 800 millions de dollars. La plupart des quadricoptères ont été fabriqués par les trois grandes entreprises d’armement Elbit, Israel Aerospace Industries et Rafael Advanced Defense Systems.

Source : Haaretz, traduit par Tlaxcala

* Journaliste spécialisé dans la désinformation et la cybernétique pour le quotidien israélien Haaretz. 

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Unesco | Dhia Khaled réaffirme la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban

08. Juni 2026 um 21:06

Dhia KHALED, Ambassadeur, Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO a pris part à la réunion d’information sur les actions au Liban, tenue le, 8 juin 2026 au siège de l’Organisation à Paris.

Faisant part de la grande préoccupation de la Tunisie quant aux conséquences de la situation au Liban sur les secteurs de l’éducation et de la protection du patrimoine culturel et historique du pays, l’Ambassadeur a mis l’accent sur l’urgence et la nécessité d’assurer la continuité de l’apprentissage, qui doit demeurer une priorité absolue en temps de crise, et a salué les mesures décisives prises pour placer 73 biens menacés au Liban sur la Liste internationale des biens culturels sous protection renforcée.

Il a, par ailleurs, réitéré la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban et appelé à renforcer la protection des civils, des journalistes, du patrimoine culturel et des établissements éducatifs de ce pays frère.

Communiqué

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Moyen-Orient : L’escalade se poursuit entre l’Iran et l’entité sioniste

08. Juni 2026 um 14:29

Après une nouvelle série d’attaques réciproques entre l’Iran et l’entité sioniste, Téhéran a annoncé une « cessation » de ses frappes, tout en la conditionnant explicitement à l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, selon des déclarations relayées par les autorités iraniennes et plusieurs médias internationaux.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte instabilité régionale, marqué par des échanges de tirs et des frappes transfrontalières ayant impliqué à la fois l’Iran, Israël et des zones sensibles du Liban.

Une désescalade conditionnelle annoncée par Téhéran

Selon les informations disponibles, l’Iran affirme mettre fin à sa dernière série d’attaques contre Israël, tout en prévenant qu’une reprise des frappes reste possible si l’armée israélienne poursuit ses opérations au Liban sud.

Téhéran lie donc directement cette « cessation » à une condition politique et militaire claire : l’arrêt des attaques israéliennes dans le sud du Liban, où les tensions restent vives entre Israël et les groupes armés pro-iraniens.

Un contexte de tensions persistantes au Liban sud

Le sud du Liban reste l’un des principaux foyers de confrontation indirecte entre Israël et l’Iran, via ses alliés dans la région. Ces derniers mois, les échanges de frappes ont régulièrement touché cette zone, malgré des tentatives de désescalade et des appels internationaux à la retenue.

Les autorités iraniennes estiment que les opérations israéliennes dans cette région constituent un facteur majeur d’escalade, justifiant leur position conditionnelle.

Une situation militaire encore volatile

Malgré cette annonce, la situation demeure extrêmement fragile. Les échanges récents ont montré la rapidité avec laquelle les tensions peuvent repartir, avec des frappes successives et des ripostes directes ou indirectes entre les différents acteurs du conflit.

Aucune confirmation indépendante ne permet, à ce stade, de parler d’un cessez-le-feu durable, les deux parties maintenant des positions conditionnées à des évolutions sur le terrain.

Cette annonce de Téhéran s’inscrit dans une logique de pression diplomatique et militaire, où chaque camp conditionne ses actions à celles de l’autre, rendant toute stabilisation immédiate difficile.

La communauté internationale appelle régulièrement à éviter une extension du conflit, alors que le front libanais reste particulièrement sensible et susceptible d’embraser davantage la région.

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Le Liban, les démangeaisons de Netanyahu et la réponse de l’Iran

08. Juni 2026 um 12:49

Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.

Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.

Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.

La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.

Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…

Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…

Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?

Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »

Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…

Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.

Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »

La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».

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Crise au Moyen-Orient : le brut bondit de plus de 2 dollars

08. Juni 2026 um 09:54

Les prix du pétrole ont bondi de plus de 2 dollars le baril ce lundi, après de nouvelles frappes israéliennes menées dimanche 7 juin sur la banlieue sud de Beyrouth, malgré le cessez-le-feu  Israël et le Liban.

Ces attaques ravivent les craintes d’une extension du conflit au Moyen-Orient et compromettent les perspectives de reprise des flux énergétiques via le détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le brut américain ont progressé de 2,10 dollars (+2,32 %), atteignant 92,64 dollars le baril en début de séance de ce lundi 8 juin. Le Brent a, de son côté, gagné 2,33 dollars (+2,5 %) pour s’établir à 95,42 dollars le baril. Cette hausse efface en grande partie les pertes enregistrées vendredi 5 juin, lorsque les marchés avaient anticipé une désescalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran, déclenché le 28 février.

Selon les analystes, les dernières violences constituent un obstacle supplémentaire à un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran, ainsi qu’à la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole et le gaz mondiaux, sachant que l’Iran conditionne tout accord de paix à un cessez-le-feu durable au Liban.

Dans ce contexte, l’Iran a riposté aux frappes visant Beyrouth et son allié du Hezbollah en lançant des missiles contre Israël. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il demanderait au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne pas répondre militairement à cette attaque.

Par ailleurs, même si la guerre à grande échelle semblait en pause depuis l’arrêt des frappes américano-israéliennes contre l’Iran début avril, Téhéran continue de perturber une partie du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

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Liban : Trump évoque un accord Israël–Hezbollah

01. Juni 2026 um 19:43

Le président américain Donald Trump a annoncé, ce lundi, qu’un accord de désescalade aurait été obtenu entre Israël et le Hezbollah, dans un contexte de forte tension militaire au Liban et à la frontière israélo-libanaise. Cette déclaration intervient alors que les affrontements et les frappes se poursuivent sur le terrain, selon plusieurs sources loclaes.

Donald Trump indique que cette évolution serait le résultat de contacts diplomatiques menés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que de discussions indirectes avec le Hezbollah via des intermédiaires. L’objectif de ces échanges serait d’aboutir à une réduction rapide de l’intensité militaire et à une limitation des risques d’escalade régionale.

Selon les éléments avancés par le président américain, les parties impliquées auraient accepté un principe de désescalade immédiate, sans toutefois qu’un texte officiel ou un accord formel largement publié ne vienne, à ce stade, confirmer ces engagements.

Engagements évoqués sur le terrain

Dans sa déclaration, Donald Trump affirme qu’Israël aurait renoncé à toute opération terrestre vers Beyrouth. Il précise également que des unités militaires israéliennes en mouvement auraient été rappelées, dans le cadre de cette nouvelle orientation visant à éviter une extension du conflit vers la capitale libanaise.

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Du côté du Hezbollah, l’engagement évoqué porterait sur une suspension des tirs contre Israël, dans une logique de réduction progressive des hostilités. Ces annonces, si elles se confirmaient, constitueraient un tournant significatif dans l’évolution récente des tensions entre les deux parties.

Une situation encore instable malgré les annonces

La situation reste néanmoins particulièrement tendue. Plusieurs sources font état de frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que de tirs de roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël, survenus après les déclarations américaines.

Ces éléments suggèrent que, malgré l’annonce d’une désescalade, les dynamiques militaires ne sont pas encore totalement interrompues. Les observateurs soulignent que les engagements évoqués doivent encore être confirmés et appliqués de manière effective pour produire un changement durable.

Une portée encore incertaine

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump apparaissent comme une initiative diplomatique visant à accélérer un apaisement du conflit. Leur impact réel dépendra toutefois de la traduction concrète de ces engagements sur le terrain, ainsi que de leur validation par les différentes parties impliquées dans les prochains jours.

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Liban : Israël prend le contrôle de la forteresse de Beaufort

31. Mai 2026 um 12:41

L’armée israélienne a pris le contrôle de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, lors d’une avancée militaire présentée comme la plus profonde depuis plus de vingt ans dans la région. Dans la foulée, Benyamin Netanyahou a qualifié cette opération de « tournant décisif » dans le cadre de l’offensive en cours contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a annoncé avoir pris le contrôle de la forteresse de Beaufort et de sa crête stratégique dans le sud du Liban, au terme de combats et de frappes menés dans plusieurs localités environnantes.

Cette progression intervient dans le cadre d’une intensification des agressions israéliennes dans le sud du Liban, marquée par des avancées terrestres et des bombardements ciblant des positions attribuées au Hezbollah.

Une avancée militaire dans une zone stratégique

La forteresse de Beaufort, située sur une hauteur dominant une large partie du sud libanais, constitue un point d’observation et de contrôle stratégique. Sa prise s’inscrit dans une série d’opérations visant à étendre la zone d’influence militaire israélienne dans la région.

Selon les informations disponibles, les combats ont été précédés et accompagnés de frappes dans les environs, notamment dans des zones considérées comme des axes de mouvement utilisés par des combattants du Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la prise de la forteresse de « tournant décisif », une formulation qui s’inscrit dans la communication officielle autour de l’opération militaire en cours.

Cette déclaration intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du sud du Liban, dans un climat de forte tension régionale.

Un conflit qui s’intensifie au sud du Liban

Depuis plusieurs semaines, la zone frontalière entre Israël et le Liban connaît une intensification des échanges de tirs et des opérations militaires, marquées par des frappes régulières et des mouvements terrestres.

Les autorités israéliennes présentent ces opérations comme une réponse aux activités du Hezbollah, tandis que les combats continuent de provoquer des déplacements de population dans les zones concernées.

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Ormuz sous tension, Liban sous les bombes : La trêve impossible

28. Mai 2026 um 07:05

Dans la nuit du 27 au 28 mai, les États-Unis ont abattu quatre drones iraniens et bombardé une station de contrôle au sol à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Les Gardiens de la Révolution ont répliqué en affirmant avoir visé une base américaine dans le Golfe, tandis que le Koweït annonçait avoir activé ses défenses antiaériennes face à des missiles et drones « hostiles ». Ce que Washington présente comme des frappes « mesurées et défensives » ressemble de plus en plus à un cessez-le-feu qui se défait par petits pas.

La mécanique de l’engrenage

Le cessez-le-feu du 8 avril reposait sur un équilibre fragile : Téhéran conserve une capacité de pression sur le détroit d’Ormuz, tandis que Washington maintient sa présence militaire dans le Golfe. Chaque incident — drone intercepté, station détruite, riposte revendiquée — est aussitôt présenté par chaque camp comme une réponse défensive à une provocation adverse.

C’est précisément cette symétrie qui rend la désescalade difficile. Ni les États-Unis ni l’Iran ne veulent apparaître comme l’acteur qui recule. Le risque n’est donc pas seulement celui d’une guerre décidée, mais celui d’une guerre produite par accumulation d’incidents.

Accord-cadre ou guerre des communiqués ?

Téhéran affirme finaliser un accord-cadre en 14 points avec Washington. La Maison Blanche dément. Entre les deux, les marchés ont déjà tranché : le Brent a dépassé les 96 dollars jeudi matin en Asie, signe que les opérateurs ne croient pas à une résolution rapide.

L’Iran conditionne la réouverture d’Ormuz à la levée du blocus de ses ports et au déblocage d’avoirs gelés à l’étranger. Washington, de son côté, exige des garanties sur le stock iranien d’uranium hautement enrichi. Pour l’heure, les deux positions restent difficilement compatibles.

Le Liban, front secondaire devenu structurel

Pendant ce temps, le Liban s’enfonce lui aussi dans une logique d’escalade. L’armée israélienne a intensifié ses bombardements dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du pays. Pour la seule journée de mardi, ces frappes ont fait au moins 34 morts, dont quatre enfants, et 40 blessés, selon le bilan définitif du ministère de la Santé libanais.

Israël a également frappé Tyr et considère désormais comme « zone de combat » tout le territoire situé au sud du fleuve Zahrani, à environ 40 km de sa frontière.

Le cessez-le-feu libanais du 17 avril suit ainsi la même trajectoire que celui du Golfe : il existe encore sur le papier, mais de moins en moins sur le terrain.

Ce que cela change pour la région

Un baril au-dessus de 95 dollars pèse directement sur les pays importateurs d’énergie du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour la Tunisie, dont la facture énergétique demeure un facteur permanent de pression budgétaire, chaque semaine de blocage ou de tension autour d’Ormuz peut aggraver un équilibre déjà fragile.

La question n’est donc plus seulement de savoir si Washington et Téhéran veulent la guerre. Elle est de savoir combien de temps un cessez-le-feu peut survivre lorsque chaque camp continue d’agir comme s’il était déjà rompu.

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Cessez-le-feu provisoire annoncé entre Israël et le Liban

16. April 2026 um 18:13

Un cessez-le-feu temporaire a été annoncé entre Israël et le Liban, marquant une tentative de désescalade après des semaines de tensions à la frontière sud. Présentée comme une avancée diplomatique, cette trêve reste toutefois limitée dans le temps et entourée de fortes incertitudes.

Selon les premières informations, il s’agit d’un arrêt des hostilités d’une durée d’environ dix jours. L’objectif est de contenir les affrontements, en particulier ceux impliquant le Hezbollah, principal acteur militaire non étatique dans la zone frontalière. Cette pause doit également permettre de relancer les discussions diplomatiques, dans un contexte régional particulièrement volatile.

Des contacts directs et rares

Dans le même temps, des contacts directs, rares, ont été engagés entre responsables libanais et israéliens, notamment à Washington. Ces échanges visent à poser les bases d’un arrangement plus durable, incluant la sécurisation de la frontière et la réduction des risques d’escalade. Il ne s’agit toutefois pas d’un processus de normalisation, encore moins d’un accord de paix formel.

Le principal obstacle demeure la position du Hezbollah, qui rejette toute entente issue de ces négociations. Cette opposition fragilise considérablement la portée de la trêve, dans la mesure où le mouvement contrôle une part importante de la dynamique militaire au sud du Liban. En pratique, cela signifie que toute désescalade dépendra autant des décisions politiques que des équilibres sur le terrain.

Les divergences entre les parties restent profondes. Israël insiste sur la nécessité de neutraliser la menace du Hezbollah et évoque le maintien d’une zone tampon le long de la frontière. De son côté, le Liban met en avant le respect de sa souveraineté et exige un cessez-le-feu complet sans conditions.

Tensions entre Israël et l’Iran

Au-delà de la relation bilatérale, cette séquence s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large, marqué par les tensions entre Israël et l’Iran. Le territoire libanais apparaît ainsi comme un espace de confrontation indirecte, ce qui complique toute tentative de règlement rapide.

Lire aussi : Rapatriement des Tunisiens du Liban : 14 nouveaux ressortissants accueillis à Tunis-Carthage

En l’état, la trêve en cours relève davantage d’une désescalade tactique que d’un tournant stratégique. Faute de compromis sur les questions de fond, notamment le rôle du Hezbollah et la sécurité de la frontière, les perspectives d’un accord durable entre le Liban et Israël restent incertaines.

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Rapatriement des Tunisiens du Liban : 14 nouveaux ressortissants accueillis à Tunis-Carthage

Quatorze Tunisiens sont arrivés, ce mercredi après-midi, à l’aéroport de Tunis-Carthage en provenance de la capitale jordanienne Amman, après avoir quitté le Liban, où la situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces derniers jours dans un contexte de tensions militaires régionales, selon l’agence TAP.

Les ressortissants ont été accueillis par le directeur général de l’Office des Tunisiens à l’étranger, Helmi Tlili, ainsi que par des représentants du ministère des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, en présence notamment du Croissant-Rouge tunisien.

Une opération coordonnée dans un contexte de crise

Selon Helmi Tlili, cette opération de rapatriement a été assurée grâce à une coordination entre plusieurs parties, dont l’Office des Tunisiens à l’étranger, le ministère des Affaires étrangères et les missions diplomatiques tunisiennes à l’étranger.

Il a précisé que les frais de retour ont été entièrement pris en charge par l’Office, qui s’est chargé de l’acquisition des billets d’avion pour les ressortissants concernés, soulignant que les autorités répondent à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer.

Cette arrivée constitue la troisième opération de rapatriement organisée ces derniers jours, incluant des Tunisiens évacués depuis le Liban et l’Iran, d’après la même source.

Rester ou partir : cinq Tunisiens font le choix de ne pas rentrer

Initialement, 19 Tunisiens devaient regagner le pays lors de cette rotation, mais cinq d’entre eux ont finalement renoncé à leur retour.

« Nous répondons à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer, et nos représentations diplomatiques restent mobilisées », a indiqué Helmi Tlili, toujours selon TAP.

Cette opération s’inscrit dans une série de rapatriements organisés ces derniers jours. Dimanche dernier déjà, un premier vol en provenance de la Jordanie avait permis le retour de 14 Tunisiens, dans un contexte régional marqué par la montée des tensions.

Des zones touchées par les violences

Un étudiant tunisien, prénommé Moamen, a expliqué que les rapatriés avaient quitté Beyrouth via un premier vol avant de transiter par Amman. Il a évoqué d’importants dégâts dans plusieurs zones de la capitale libanaise où réside une partie de la communauté tunisienne.

Selon les autorités, plus de 230 Tunisiens vivent actuellement au Liban, principalement dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans les villes de Tyr et Saïda.

Dès le début des événements, la mission diplomatique tunisienne à Beyrouth avait appelé les membres de la communauté à faire preuve de vigilance et à respecter les consignes des autorités locales, tout en mettant en place des dispositifs d’assistance et des contacts d’urgence.

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Liban : 31 morts et 149 blessés dans des frappes israéliennes

02. März 2026 um 08:46

Au moins 31 personnes ont été tuées et 149 autres blessées dans des frappes israéliennes menées au Liban, selon un bilan provisoire communiqué ce lundi 2 mars par le ministère libanais de la Santé. Les bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth ainsi que plusieurs localités du sud du pays, dans un contexte de fortes tensions entre Israël et le Hezbollah.

Banlieue sud de Beyrouth et sud du Liban ciblés

D’après le communiqué officiel, les raids ont frappé des zones densément peuplées, notamment la banlieue sud de la capitale, considérée comme un bastion du Hezbollah. Des frappes ont également touché des secteurs du sud du Liban, théâtre régulier d’échanges de tirs transfrontaliers.

Le ministère de la Santé a fait état d’un « premier bilan » de 31 morts et 149 blessés, laissant entendre que le nombre de victimes pourrait évoluer.

Menaces d’escalade israéliennes

Ces bombardements interviennent après des tirs visant le territoire israélien. L’armée israélienne a averti qu’elle pourrait intensifier ses opérations contre le Hezbollah en riposte.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée, pour l’heure, sur l’ampleur des dégâts matériels ni sur l’identité des victimes.

La situation reste particulièrement volatile le long de la frontière sud du Liban, où les affrontements indirects entre Israël et le Hezbollah se multiplient depuis plusieurs mois, faisant craindre une escalade militaire plus large dans la région.

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