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Clear Schools : La jeunesse tunisienne s’engage pour l’environnement

13. Juni 2026 um 22:38

Fabrizio Poretti et Jonathan Rezzonico, respectivement Directeur et Conseiller climatique à la Coopération suisse en Tunisie, ont participé samedi 6 juin 2026 à la cérémonie de clôture du projet Clear Schools.

Un moment fort, organisé dans le cadre de la Conférence sur le climat tenue à la Cité des Sciences à Tunis à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.

Mis en œuvre par l’AGEOS avec le soutien de la Coopération suisse en Tunisie, Clear Schools a accompagné des élèves de trois collèges du Grand Tunis (El Farabi Jaafer, Farhat Hached Soukra, Sidi Thabet) à travers des activités de sensibilisation aux défis climatiques et environnementaux, tout en intégrant l’utilisation de données géospatiales dans la gestion des déchets. Une approche à la fois innovante et ancrée dans le réel.

Au total, 120 élèves ont pris part aux sorties et formations, dont 60 ont suivi l’ensemble du parcours. Tout au long du projet et de ses différents ateliers, près de 500 élèves supplémentaires ont été impliqués ponctuellement dans des activités variées : plantations, campagnes de propreté, ramassage de papier, et ateliers ouverts de sensibilisation à la gestion des déchets.

En plaçant le facteur humain au cœur de la démarche, le projet part d’une conviction simple : renforcer les connaissances des jeunes générations, c’est faire prendre conscience à toute la société, non seulement des défis, mais aussi des solutions possibles face au changement climatique.

Ce résultat n’aurait pas été possible sans l’engagement des enseignants et directeurs de ces établissements, dont la collaboration a joué un rôle primordial dans la réussite du projet.

Communiqué

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Minerais essentiels : la ruée mondiale qui redessine le commerce

13. Juni 2026 um 12:05

Selon un rapport de la CNUCED qui vient d’être publié, la transition énergétique provoque un bouleversement sans précédent du commerce mondial des minerais stratégiques. Lithium, cobalt, nickel, cuivre, terres rares : ces matières premières, indispensables aux technologies propres, voient leur demande exploser.

D’ici 2040, les besoins en lithium devraient bondir de 353 %, ceux en graphite de 131 %. Les batteries, véhicules électriques, centres de données et semi-conducteurs sont les principaux moteurs de cette fièvre minière, souligne la CNUCED dans son rapport.

Mais l’offre, elle, reste très concentrée. Quelques pays contrôlent l’essentiel des ressources. En 2025, la RDC produisait 74 % du cobalt mondial, l’Indonésie 67 % du nickel, et la Chine 69 % des terres rares. Surtout, Pékin domine le raffinage (l’étape la plus rentable) pour le lithium, le cobalt et les terres rares. L’Indonésie, elle, raffine 43 % du nickel planétaire, rappelle l’organisme onusien.

Face à cette dépendance, les États durcissent leur politique commerciale. Depuis 2020, près d’une centaine de nouvelles mesures à l’exportation ont été adoptées : licences, taxes, voire interdictions. Objectif : sécuriser l’approvisionnement national et capter davantage de valeur ajoutée. La RDC, la Chine et l’Indonésie sont les plus actives.

Parallèlement, les partenariats internationaux se multiplient. Sur 73 accords analysés par la CNUCED, 58 ont été signés depuis 2022. Ils couvrent exploration, extraction, raffinage et recyclage. Mais les pays en développement restent souvent cantonnés aux activités amont, sans bénéficier des technologies ou du transfert de compétences.

Le message de l’institution onusienne est clair : sans coopération internationale renforcée, le commerce des minerais essentiels risque soit d’enfermer les pays producteurs dans un simple rôle extractif, soit de fragmenter les marchés en blocs rivaux.

Pour réussir la double transition – bas carbone et numérique – il faudra à la fois diversifier les sources, mieux recycler, et associer équitablement les pays en développement à la création de valeur. La politique commerciale a un rôle décisif à jouer. Mais elle ne pourra agir seule.

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Banderole raciste sur la basilique de St-Denis, la mairie porte plainte

12. Juni 2026 um 09:50
Cette bannière appelait à la « remigration ». Elle a été déroulée jeudi matin sur la façade de la basilique de Saint-Denis par un groupe identitaire.   Sur son site internet et sur ses réseaux sociaux, ce groupe baptisé « …

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Mondial 2026 : Où suivre Canada-Bosnie et États-Unis-Paraguay à la télévision ?

12. Juni 2026 um 10:14

Après l’entrée en lice du Mexique, les deux autres pays hôtes de la Coupe du monde 2026 font leurs débuts ce vendredi et dans la nuit de vendredi à samedi. Le Canada affronte la Bosnie-Herzégovine à Toronto, tandis que les États-Unis seront opposés au Paraguay. Les deux rencontres seront diffusées sur plusieurs chaînes internationales, dont beIN Sports.

Le Canada ouvre son tournoi face à la Bosnie

Pour le compte du groupe B, le Canada disputera son premier match du Mondial 2026 ce vendredi 12 juin à 20h00 (heure tunisienne) contre la Bosnie-Herzégovine.

Les Canadiens espèrent décrocher la première victoire de leur histoire en phase finale de Coupe du monde après avoir perdu leurs six matches lors de leurs précédentes participations, en 1986 et en 2022.

En face, les Bosniens, tombeurs de l’Italie en barrages, comptent sur l’expérience d’Edin Dzeko, principal atout offensif de son équipe.

  • Diffusion TV de Canada – Bosnie-Herzégovine (20h00) : beIN Sports Max 1, M6, beIN Sports fr 1, La 1, Sport TV 1, Sky Sport Allemagne 2, SRF 2, Das Erste, ORF 1, RTS 2, RSI La 2, Tipik, Rai 1.

Les États-Unis entrent en scène dans la nuit

Quelques heures plus tard, les États-Unis débuteront leur compétition face au Paraguay pour le compte du groupe D. Le coup d’envoi sera donné à 2h00 du matin (heure tunisienne) dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin.

Dirigée par Mauricio Pochettino, la sélection américaine tentera de profiter de l’avantage du terrain pour lancer sa campagne mondiale. Emmenée par Christian Pulisic, la Team USA vise un parcours au moins équivalent à son huitième de finale atteint au Qatar en 2022.

Le Paraguay s’annonce toutefois comme un adversaire difficile à manœuvrer grâce à sa solidité défensive et au talent de joueurs comme Julio Enciso.

  • Diffusion TV de États-Unis – Paraguay (02h00) : beIN Sports Max 1, beIN Sports fr 1, DAZN Mundial, Sport TV 5, Sky Sport Allemagne 2, SRF 2, ORF 1, RTS 2, RSI La 2, Tipik.

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Eau potable : Jusqu’à 48 heures de coupures dans plusieurs quartiers du Grand Tunis dès le 16 juin

12. Juni 2026 um 09:53

Les habitants de plusieurs quartiers de Tunis et de Ben Arous devront faire face à des coupures et perturbations de l’approvisionnement en eau potable à partir du mardi 16 juin à 5 heures du matin. La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé ces interruptions dans le cadre de travaux de raccordement de nouvelles conduites au réseau.

Selon la SONEDE, les interruptions pourraient durer entre 24 et 48 heures selon les zones concernées, avec un retour progressif à la normale prévu à partir des 17 et 18 juin.

Quels sont les quartiers concernés ?

Les perturbations toucheront notamment la Cité Ibn Sina 2, El Mourouj 1, 2, 3, 4, 5 et 6, El Yasminet, la Nouvelle Médina 1, 2 et 3, le centre de Ben Arous, les secteurs de Naassen, Douar El Houch, El Kabaria, Bir Kassâa et plusieurs zones industrielles du gouvernorat de Ben Arous.

Jusqu’à deux jours de perturbations

La SONEDE précise que la durée des coupures variera d’un secteur à l’autre. Dans certaines zones, le rétablissement du service pourrait intervenir dans les 24 heures, tandis que d’autres pourraient subir des perturbations pouvant atteindre 48 heures.

  • Coupures jusqu’à 24h : Ibn Sina 2, partie basse d’El Mourouj 2, El Mourouj 3, 4, 5 et 6, El Yasminet, la Nouvelle Médina 1, 2 et 3, le centre de Ben Arous, Chbedda, Naassen, Douar El Houch.
  • Coupures jusqu’à 48h : El Kabaria, Cité El Anabib, Cité Boulaadham, El Mourouj 1, Bir Kassâa, les zones industrielles Bir Kassâa 2 et 3, Borj Ghorbal, le marché de gros, l’hôpital des grands brûlés, la Cité El Bank, la Cité El Moustawsaf, la Cité Ettaamir.

Le retour à la normale se fera progressivement une fois les travaux achevés et les conduites remises en service.

Les habitants invités à s’organiser

Face à ces interruptions annoncées, les habitants des quartiers concernés sont appelés à prendre leurs dispositions en prévision de cette période de perturbation, notamment pour leurs besoins domestiques quotidiens.

La SONEDE explique que ces travaux visent à raccorder de nouvelles conduites au réseau de distribution d’eau potable, une opération présentée comme nécessaire pour renforcer les infrastructures de desserte dans les zones concernées.

Ironie du sort, cette imposante coupure intervient quelques jours après l’adoption, mardi dernier, par le gouvernement d’un programme d’urgence pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026.

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Mondial 2026 | Les Etats-Unis du soccer au football

12. Juni 2026 um 08:30

Les Etats-Unis sont une grande nation de sport. Avec un impact médiatique considérable. De la NBA au super bowl, en passant par le hockey, le tennis ou le base-ball, le show ne s’arrête point. Mais dans ce festival télévisuel et publicitaire, le football, appelé «soccer» par les Américains du Nord, n’y a occupé qu’une place mineure jusqu’à une époque très récente.

Jean-Guillaume Lozato *

Sans y être fortement enracinée, l’équipe nationale de football des Etats-Unis a tout de même fait partie des toutes premières à avoir figuré dans la World Cup. Pour la première édition de 1930, en Uruguay, rappelons qu’elle s’était retrouvée demi-finaliste.

La suite a été moins convaincante. Bien qu’auréolés d’une victoire historique 1-0 sur l’Angleterre au Mondial 1950, après seize ans d’absence, les hommes au maillot blanc ne réapparaîtront en phase finale qu’à l’occasion d’Italia 90. Le temps d’un réapprentissage fructueux à la fois logistiquement et sportivement puisqu’ils ont perdu leurs trois matches, mais ont su résister un temps contre l’Italie et l’Autriche en s’en sortant avec deux courtes défaites. La gifle 1-5 lui ayant été administrée par ce qui était à l’époque la Tchécoslovaquie et son avant-centre puissant Thomas Skuhravy.

Une courbe sinusoïdale puis ascendante 

Une première organisation de Coupe du monde confiée à la nation américaine, en 1994, a projeté le libéro Alexi Lalas et ses compagnons jusqu’en huitièmes de finale. Mais cela n’est apparu que comme une parenthèse, plus que comme une mise au point.

Ce qui a handicapé le développement du foot étasunien c’est la discontinuité, malgré un espace de peuplement conséquent. Plusieurs facteurs sont entrés en jeu. À commencer par l’image d’une activité sportive réservée davantage aux Britanniques puis aux immigrés italiens et latino-américains. Heureusement pour les footballeurs américains, l’entraîneur Bruce Arena a su instaurer une approche renouvelée et efficace de ce sport populaire.

Après l’irrégularité, une inversion de tendance a marqué la courbe américaine jusque-là impactée par un tracé sinusoïdal. En ayant produit une très bonne campagne éliminatoire en 2001, l’équipe US a fait en sorte de rendre cette courbe ascendante en ayant atteint les Quarts de finale au mondial 2002, après s’être débarrassé symboliquement du rival mexicain. 

Portée par la ferveur populaire plus attentive qu’auparavant, et bercée par la vague nationaliste imprimée par Donald Trum, la nation à la bannière étoilée aura cette fois-ci l’occasion de briller. Son effectif contient des joueurs à la plus-value grandissante : d’honnêtes défenseurs comme Alex Freeman et Mark Mc Kenzie; des arguments offensifs de poids aussi bien avec des milieux (Giovanni Reyna du Borussia Mönchengladbach et surtout Weston Mc Kennie de la Juventus); une ligne d’attaque fournie avec les trois stars que sont Folarin Balogun, Christian Pulisic et Timothy Weah.

Pour une place au dernier carré

En plus ces points, un autre aspect intervient et il concerne l’entrejeu avec le numéro 6 Cristian Roldan. Un demi très utile pouvant aussi bien officier en tant que défensif ou relayeur. Dans une sorte de rôle de piston ou de pivot, au sein d’un schéma tactique sachant présenter un 4-4-2 à plat un peu comparable à celui de l’actuelle Norvège, ou de l’Islande des années 2012 à 2020. Roldan se poste différemment des anciens internationaux Jimmy Banks et DaMarcus Beasley, mais il présente le point commun avec eux d’être un précieux relais tactique. Notamment avec le premier nommé qui a joué toute sa carrière à Milwaukee, C. Roldan faisant partie des Seattle Sounders. Un enracinement dans le territoire national qui apporte une petite touche déconcertante pour les adversaires, confrontés à une équipe faisant parfois remonter la balle à la façon d’une équipe de Basket, tout comme les Islandais s’étaient inspirés – consciemment ou inconsciemment ? – de la disposition de son rideau de joueurs à partir du handball.

La formation US entrera en lice devant le Paraguay ce samedi 13 juin 2026. Placée dans le groupe D, l’Amérique, après ce duel continental, devra se mesurer à l’Australie et la Turquie. Pas insurmontable. Pas acquis d’avance non plus.

Le fait d’évoluer à domicile et d’avoir accompli de nets progrès incite à imaginer les USA imiter leurs glorieux aînés de 1930 en atteignant le dernier carré.

Le calendrier des États-Unis à la Coupe du monde 2026

  • 13 juin 2026 (3h): États-Unis – Paraguay, à Los Angeles
  • 19 juin 2026 (21h): États-Unis – Australie, à Seattle
  • 26 juin 2026 (4h): Turquie – États-Unis, à Los Angeles

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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Eclairage – Quand Francfort serre la vis et que Tunis retient son souffle!

12. Juni 2026 um 06:00

Les décisions de politique économique semblent naître loin des préoccupations quotidiennes des citoyens, dans des salles de réunion feutrées où les chiffres remplacent les émotions et où les équations paraissent l’emporter sur les réalités humaines. Pourtant, certaines de ces décisions traversent les frontières, franchissent les mers et finissent par s’inviter dans les foyers les plus modestes. La récente décision de la Banque centrale européenne de relever son principal taux directeur de 2 % à 2,25 % appartient à cette catégorie.

À première vue, il ne s’agit que d’un quart de point supplémentaire dans la mécanique complexe de la politique monétaire européenne. Mais derrière cette apparente technicité se cache un signal fort : l’Europe s’inquiète à nouveau de l’inflation. La flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre qui s’enlise entre l’Iran et ses adversaires régionaux ravive le souvenir des grands chocs pétroliers qui ont marqué l’histoire économique mondiale. Face à cette menace, la Banque centrale européenne choisit la prudence et durcit sa politique monétaire. Même si cela implique un ralentissement supplémentaire de l’activité économique.

Pour la Tunisie, cette décision n’est pas une information parmi d’autres. Elle constitue un avertissement silencieux. Car lorsque l’Europe tousse, la Tunisie attrape souvent un rhume. Et lorsque l’Europe ralentit, c’est toute une partie de l’économie tunisienne qui ressent les secousses.

Une guerre lointaine qui se rapproche du quotidien tunisien

Les conflits géopolitiques ont ceci de particulier qu’ils semblent toujours éloignés jusqu’au jour où leurs conséquences apparaissent sur une facture d’électricité, un ticket de transport ou le prix d’un panier de courses.

Depuis plusieurs mois, la crise au Moyen-Orient exerce une pression croissante sur les marchés énergétiques mondiaux. Les investisseurs redoutent une perturbation durable des approvisionnements pétroliers. Les compagnies maritimes intègrent davantage de risques dans leurs coûts de transport. Les marchés financiers deviennent plus nerveux. Les entreprises reportent certains investissements.

Dans ce contexte, le pétrole redevient une source majeure d’inquiétude. Pour la Tunisie, pays importateur net d’énergie, chaque hausse durable du baril agit comme une fuite supplémentaire dans un navire déjà soumis à de fortes tensions. Le déficit énergétique se creuse, les besoins en devises augmentent et les finances publiques se trouvent davantage sollicitées.

Dans ce contexte, le pétrole redevient une source majeure d’inquiétude. Pour la Tunisie, pays importateur net d’énergie, chaque hausse durable du baril agit comme une fuite supplémentaire dans un navire déjà soumis à de fortes tensions.

Le citoyen tunisien n’a pas besoin de suivre quotidiennement les cours du Brent pour ressentir ces effets. Il les perçoit lorsque le coût du transport augmente, lorsque certains produits alimentaires deviennent plus chers ou lorsque les entreprises répercutent progressivement leurs coûts énergétiques sur leurs prix de vente. Ainsi, une guerre qui paraît lointaine finit par s’inviter dans le quotidien le plus ordinaire.

L’Europe ralentit : le premier client de la Tunisie achète moins

L’Europe n’est pas seulement un voisin géographique. Elle demeure le principal partenaire économique de la Tunisie. Les usines tunisiennes qui produisent des câbles automobiles, des composants électriques, des textiles ou des équipements mécaniques travaillent en grande partie pour des clients européens. Les hôtels du Sahel, de Djerba ou d’Hammamet accueillent principalement des visiteurs venus du continent européen. Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger dépendent largement de la santé économique des pays européens. Lorsque la BCE augmente ses taux, elle cherche à ralentir la consommation et l’investissement afin de freiner l’inflation. Les ménages européens empruntent moins. Les entreprises deviennent plus prudentes. Les achats importants sont reportés.

La conséquence est simple : la croissance ralentit. Les nouvelles prévisions de la BCE ne prévoient désormais qu’une croissance de 0,8 % pour la zone euro. Derrière ce chiffre se cache une réalité préoccupante : l’économie européenne progresse à peine.

 

Lorsque la BCE augmente ses taux, elle cherche à ralentir la consommation et l’investissement afin de freiner l’inflation. Les ménages européens empruntent moins. 

 

Pour les entreprises tunisiennes tournées vers l’exportation, cela signifie potentiellement moins de commandes, moins de visibilité et davantage d’incertitudes. Derrière chaque pourcentage de croissance perdu en Europe, il y a parfois une usine tunisienne qui réduit ses heures supplémentaires, un entrepreneur qui reporte un investissement ou un jeune diplômé qui voit s’éloigner une opportunité d’embauche.

Le piège de la double contrainte

Ce qui rend la situation actuelle particulièrement délicate pour la Tunisie est l’apparition simultanée de deux phénomènes défavorables. D’un côté, la hausse des prix énergétiques augmente les coûts de production et pèse sur les finances publiques. De l’autre, le ralentissement européen réduit les perspectives de croissance extérieure.

Autrement dit, la Tunisie doit payer davantage pour importer son énergie tout en risquant de vendre moins à ses principaux partenaires commerciaux. Cette double contrainte est particulièrement difficile à gérer pour une économie qui cherche déjà à restaurer ses grands équilibres financiers.

Les réserves en devises deviennent plus précieuses. Le financement des importations devient plus sensible. Les marges budgétaires se réduisent. Dans ce contexte, chaque choc externe produit des effets amplifiés.

Le dilemme de la Banque centrale de Tunisie (BCT)

Pour les autorités monétaires tunisiennes, la période qui s’ouvre ressemble à un exercice d’équilibriste. La Banque centrale de Tunisie a déjà mené ces dernières années une politique de lutte contre l’inflation qui a contribué à ralentir progressivement la hausse des prix. Mais la nouvelle donne internationale complique davantage l’équation.

Si les grandes banques centrales maintiennent des taux élevés, les capitaux internationaux continuent à privilégier les marchés jugés les plus sûrs. Les monnaies des pays émergents subissent alors davantage de pression.

La Tunisie doit donc préserver la stabilité du dinar tout en évitant d’étouffer une croissance déjà modeste. Le problème est que les deux objectifs peuvent parfois entrer en contradiction. Des taux élevés permettent – souvent – de lutter contre l’inflation et de soutenir la monnaie. Mais ils freinent également l’investissement privé, l’accès au crédit et la création d’emplois.

À l’inverse, une politique plus souple soutiendrait l’activité économique mais pourrait alimenter des tensions inflationnistes si les prix internationaux de l’énergie continuent à augmenter. La Banque centrale se trouve ainsi confrontée à l’un des arbitrages les plus complexes de la politique économique moderne.

 

La Tunisie doit préserver la stabilité du dinar tout en évitant d’étouffer une croissance déjà modeste. Le problème est que les deux objectifs peuvent parfois entrer en contradiction…

 

La dette devient plus lourde dans un monde de taux élevés

Au-delà des questions monétaires, la décision de la BCE rappelle également que l’époque de l’argent presque gratuit appartient désormais au passé. Pendant plus d’une décennie, les grandes banques centrales ont maintenu des taux extrêmement faibles afin de soutenir la croissance après la crise financière mondiale puis après la pandémie. Aujourd’hui, le mouvement s’est inversé. L’argent coûte plus cher. Les investisseurs exigent des rendements plus élevés. Les emprunteurs doivent accepter des conditions plus strictes.

 

Pendant plus d’une décennie, les grandes banques centrales ont maintenu des taux extrêmement faibles afin de soutenir la croissance après la crise financière mondiale puis après la pandémie.

 

Pour la Tunisie, qui continue à rechercher des ressources financières afin de couvrir ses besoins budgétaires et refinancer ses engagements, cette évolution représente une contrainte supplémentaire. Chaque hausse des taux internationaux réduit un peu plus les marges de manœuvre financières de l’État. Dans un contexte où les besoins sociaux restent considérables et où les attentes de la population demeurent fortes, cette réalité complique encore davantage l’exercice budgétaire.

Le pouvoir d’achat, ultime victime des turbulences mondiales

Au bout de la chaîne économique, c’est souvent le citoyen qui absorbe une partie des chocs. Lorsque les coûts énergétiques augmentent, lorsque le transport devient plus cher, lorsque les entreprises voient leurs marges se réduire, les tensions finissent généralement par se répercuter sur les prix. La lutte contre l’inflation n’est donc pas seulement une question de statistiques. Elle touche directement la vie quotidienne des ménages.

Pour une famille tunisienne, quelques dinars supplémentaires sur les dépenses de transport, d’alimentation ou d’énergie peuvent représenter un arbitrage difficile entre plusieurs besoins essentiels. C’est précisément ce qui rend les crises inflationnistes si sensibles socialement. Elles ne frappent pas seulement les indicateurs économiques ; elles modifient les habitudes de consommation, les projets familiaux et parfois même les perspectives d’avenir.

Une leçon de souveraineté économique

Au fond, la décision de la BCE agit comme un révélateur. Elle montre combien l’économie tunisienne demeure exposée aux événements extérieurs : conflits géopolitiques, fluctuations énergétiques, ralentissements européens ou changements de politique monétaire dans les grandes puissances.

Chaque crise internationale rappelle la nécessité de construire davantage de résilience. Cela passe par une accélération des investissements dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance énergétique. Cela implique également une diversification plus poussée des marchés d’exportation vers l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient. Cela suppose enfin un effort soutenu pour améliorer la productivité, l’innovation et la compétitivité des entreprises tunisiennes. Car la véritable souveraineté économique ne consiste pas à s’isoler du monde. Elle consiste à être suffisamment solide pour ne pas subir passivement chacun de ses soubresauts.

 

Au fond, la décision de la BCE agit comme un révélateur. Elle montre combien l’économie tunisienne demeure exposée aux événements extérieurs : conflits géopolitiques, fluctuations énergétiques…

 

L’heure des choix

L’augmentation des taux de la Banque centrale européenne n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une transformation plus profonde de l’économie mondiale, marquée par le retour des rivalités géopolitiques, l’incertitude énergétique et la fin progressive de l’ère de l’argent abondant.

Pour la Tunisie, cette nouvelle phase constitue un test de résistance.

Les prochains mois pourraient être marqués par davantage de volatilité, davantage de prudence des investisseurs et davantage de tensions sur les marchés énergétiques. Mais ils peuvent aussi devenir l’occasion d’accélérer les réformes longtemps différées.

L’histoire économique enseigne que les nations progressent rarement dans les périodes de confort. Ce sont souvent les moments d’adversité qui révèlent leur capacité d’adaptation.

La Tunisie se trouve aujourd’hui à l’un de ces carrefours. Entre les vents contraires venus de l’extérieur et les défis intérieurs qui persistent, elle doit apprendre à naviguer dans un monde devenu plus instable. Non pas en espérant que les tempêtes cessent, mais en construisant enfin le navire capable de leur résister.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Paris Tunis |Un mariage inédit de chansons françaises et arabes

12. Juni 2026 um 00:07

L’Institut français de Tunisie (IFT) accueillira Jean Bellenger et sa troupe de musiciens et chanteurs tunisiens pour PARIS TUNIS, un spectacle musical inédit qui célèbre la rencontre entre les répertoires français et arabes.

À travers un dialogue musical riche en émotions, les artistes proposent un voyage entre les cultures, les langues et les sensibilités, où les chansons françaises et arabes se répondent et se réinventent.

Le rendez+vous est donné pour lundi 22 juin 2026 à 19h et l’entrée est libre dans la limite des places disponibles, précise l’IFT en promettant une soirée placée sous le signe du partage, de la création et de la rencontre entre les cultures.

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Refoulé des États-Unis, l’arbitre somalien Omar Artan désigné pour la Supercoupe d’Europe

11. Juni 2026 um 15:02

Quelques jours après avoir été empêché d’entrer aux États-Unis pour officier lors de la Coupe du monde 2026, l’arbitre somalien Omar Artan a reçu le soutien de l’UEFA. L’instance européenne a annoncé jeudi qu’il dirigera la Supercoupe d’Europe.

L’UEFA affiche son soutien à Omar Artan

L’arbitre somalien Omar Artan, récemment refoulé à son arrivée aux États-Unis où il devait participer à la Coupe du monde 2026, a été désigné par l’UEFA pour arbitrer la Supercoupe d’Europe opposant le Paris Saint-Germain à Aston Villa le 12 août prochain.

À travers cette nomination, l’instance européenne du football envoie un signal fort en faveur de l’officiel somalien, élu meilleur arbitre africain par la CAF en 2025 et fait, au passage, un pied de nez à la FIFA, qui n’a pas défendu « son » arbitre.

« Le football est fait pour rapprocher les gens », a déclaré Aleksander Ceferin. Le président de l’UEFA a indiqué que l’organisation souhaitait témoigner son respect envers Omar Artan et reconnaître ses qualités d’arbitrage.

Refoulé à son arrivée aux États-Unis

L’affaire avait suscité de nombreuses réactions dans le monde du football. Désigné pour officier lors de la Coupe du monde 2026, Omar Artan avait été empêché d’entrer sur le territoire américain à son arrivée cette semaine et contraint de regagner la Somalie.

Selon le média The Athletic, l’administration du président Donald Trump aurait justifié cette décision par de supposés liens entre l’arbitre et des membres présumés d’organisations terroristes, sans rendre publics d’éléments précis à l’appui de ces accusations.

Infantino évoque une situation « regrettable »

Interrogé mercredi en conférence de presse, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a qualifié l’incident de « regrettable ».

Le dirigeant a toutefois rappelé que la FIFA ne pouvait pas se substituer aux autorités gouvernementales ou aux services de sécurité des pays hôtes.

« Nous cherchons toujours des solutions, tout en respectant le fait que nous ne pouvons pas nous substituer aux gouvernements ou aux forces de l’ordre. Nous sommes avant tout une organisation sportive », a-t-il déclaré.

Blatter fustige la FIFA

De son côté, l’ancien président de la FIFA, Joseph Blatter, a critiqué ouvertement les États-Unis ainsi que la direction actuelle de l’instance mondiale.

Dans un entretien accordé au quotidien sportif français L’Équipe, le dirigeant suisse n’a pas mâché ses mots : « C’est incroyable et insensé. Quand on attribue l’organisation d’une Coupe du monde à un pays, il y a deux principes sacrés et fondamentaux. Le premier, c’est la sécurité, que le pays doit assurer pour l’événement.»

Il a poursuivi : « Le second, c’est d’accorder des visas d’entrée à tous les officiels de la FIFA. Et il n’y a rien de plus officiel qu’un arbitre. Si un pays refuse l’entrée à un arbitre, c’est un problème grave, et on ne devrait pas disputer la Coupe du monde dans un tel pays. »

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Quand la politique migratoire de Trump s’invite au Mondial 2026

11. Juni 2026 um 14:28

Un arbitre somalien refoulé à son entrée aux États-Unis, les joueurs iraniens obligés d’entrer et sortir des États-Unis « le jour même » de leurs matchs : la politique migratoire américaine perturbe le déroulement du Mondial 2026 dont un certain nombre de rencontres se dispute aux Etats-Unis.

 

Déjà décriée pour la brutalité des méthodes de l’ICE, la police migratoire américaine, la politique migratoire de Washington s’invite désormais à la grand-messe du football mondial qui s’ouvre ce jeudi 11 juin. Une compétition écartelée entre 16 stades, parfois séparés de près de 4 000 kilomètres, de Guadalajara (Mexique) à Vancouver (Canada), de Los Angeles à Boston (Etats-Unis). Mais derrière la fête sportive, certains en subissent les effets : la Somalie, l’Iran, l’Irak et le Sénégal en paient d’ores et déjà le prix.

Vexations

En effet, cette politique sensée marquer le second mandat de Donald Trump a déjà provoqué des premiers remous avant même le coup d’envoi du premier match. Entre le staff de la sélection iranienne qui n’a obtenu ses visas qu’à la dernière minute et s’est retrouvé forcé de loger au Mexique sur fond de conflit au Moyen-Orient ; l’attaquant star de l’Irak, Aymen Hussein, retenu près de sept heures à son atterrissage à Chicago et interrogé « comme un terroriste », tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide. Ou encore la sélection du Sénégal en train de se faire fouiller par le Bureau des douanes et de la Protection des frontières directement sur le tarmac.

Faudra-t-il alors parler de racisme et de discrimination quand la Somalie, un pays autrefois qualifié par Trump de « pays de merde », a dû défendre « l’intégrité » de son arbitre refoulé samedi 6 juin par Washington ? La question mérite d’être posée  quand l’on constate l’embarras manifeste de la Fifa qui explique dans un communiqué officiel qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ». Et ce pour justifier les tensions internationales consécutives aux effets de la présidence Trump.

« Sans l’engagement et l’implication » de Donald Trump, il aurait été « impossible d’organiser une Coupe du monde aux États-Unis », a affirmé le président de la Fifa mercredi 10 juin à Mexico, à la veille du début du tournoi. Lui qui, quelques mois plus tôt, remettait obséquieusement au président américain, le Prix Fifa pour la paix, à l’occasion du tirage au sort de la Coupe du monde. Une distinction créée spécialement pour le milliardaire républicain.

Le calvaire de l’arbitre somalien

Et c’est l’exemple de l’arbitre somalien, Omar Abdulkadir Artan – refoulé par la police américaine des frontières à son entrée à Miami en provenance d’Istanbul, le forçant à renoncer au Mondial – qui illustre le mieux les couacs de la politique migratoire chère à M. Trump.

Ainsi, l’arbitre somalien a confié au New York Times avoir été interrogé pendant onze heures par les services de sécurité à qui il a présenté la documentation officielle de la Fifa mais aussi son CV d’arbitre professionnel. Les agents ont également consulté des informations en ligne sur son parcours. « J’avais tous les papiers en règle. J’avais le bon visa », a déclaré le meilleur arbitre africain en 2025 au média américain. « Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays ».

Le summum de l’absurde

Et que dire des joueurs iraniens obligés d’entrer et sortir des États-Unis le jour même de leurs matchs ? Dans ce Mondial co-organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, l’équipe iranienne doit disputer ses trois rencontres de la phase de groupes aux États-Unis, dont la première le 15 juin à Los Angeles. Ils ont obtenu des visas, mais selon l’ambassadeur iranien au Mexique, qui s’exprimait samedi lors d’une conférence de presse à Tijuana, camp de base de la délégation iranienne, la sélection devra entrer et sortir des États-Unis « le jour même » de ses matchs.

Réaction du président de la Fédération Mehdi Taj – qui fait partie selon les médias iraniens d’une quinzaine de membres de l’encadrement s’étant vu refuser des visas américains : « Dans quel endroit du monde une équipe nationale n’est autorisée par le pays hôte à ne rentrer que la veille de ses matchs » ?

Sport et politique

Au fond, le football n’est-il pas censé rassembler et transcender les clivages politiques ? Pourtant, jamais sans doute le sport et la politique n’ont semblé aussi étroitement imbriqués. Dès lors, faut-il aller jusqu’à boycotter cette Coupe du monde, voire retirer aux États-Unis l’organisation des matchs prévus sur leur sol pour les délocaliser vers le Mexique ou le Canada ? Une mesure certes radicale, mais qui mérite désormais d’être envisagée.

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Quand la politique migratoire de Trump s’invite au Mondial 2026

11. Juni 2026 um 14:27

Un arbitre somalien refoulé à son entrée aux États-Unis. Les joueurs iraniens obligés d’entrer et sortir des États-Unis « le jour même » de leurs matchs. La politique migratoire américaine perturbe le déroulement du Mondial 2026 dont un certain nombre de rencontres se disputent aux Etats-Unis.

 

Déjà décriée pour la brutalité des méthodes de l’ICE- la police migratoire américaine-, la politique migratoire de Washington s’invite désormais à la grand-messe du football mondial qui s’ouvre ce jeudi 11 juin. Une compétition écartelée entre 16 stades, parfois séparés de près de 4 000 kilomètres, de Guadalajara à Vancouver, en passant par Los Angeles jusqu’à Boston. Mais derrière la fête sportive, certains en subissent déjà les méfaits : la Somalie, l’Iran, l’Irak et le Sénégal paient d’ores et déjà le prix fort.

Vexations

En effet, cette politique censée marquer le  second mandat de Donald Trump a déjà provoqué ses premiers remous; et ce, avant même le coup d’envoi du premier match. Entre le staff de la sélection iranienne qui n’a obtenu ses visas qu’à la dernière minute et s’est retrouvé forcé de loger au Mexique sur fond de conflit au Moyen-Orient. Puis l’attaquant star de l’Irak, Aymen Hussein, retenu près de sept heures à son atterrissage à Chicago et interrogé « comme un terroriste ». Tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire, malgré un visa valide. Ou encore la sélection du Sénégal en train de se faire fouiller par le Bureau des douanes et de la Protection des frontières directement sur le tarmac.

Faudra-t-il alors parler de racisme et de discrimination quand la Somalie, un pays autrefois qualifié par Trump de « pays de merde » a dû défendre « l’intégrité » de son arbitre refoulé samedi par Washington ? La question mérite d’être posée  quand l’on constate l’embarras manifeste de la FIFA qui explique dans un communiqué officiel qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ». Et ce, pour justifier les tensions internationales consécutives aux effets de la présidence Trump.

« Sans l’engagement et l’implication » de Donald Trump, il aurait été « impossible d’organiser une Coupe du monde aux États-Unis », a d’ailleurs affirmé le président de la FIFA mercredi à Mexico, à la veille du début du tournoi. Lui, qui, quelques mois plus tôt, remettait obséquieusement au président américain, le Prix Fifa pour la paix, à l’occasion du tirage au sort de la Coupe du monde. Une distinction créée spécialement pour le milliardaire républicain.

Le calvaire de l’arbitre somalien

Et c’est l’exemple de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan- refoulé par la police américaine des frontières samedi à son entrée à Miami en provenance d’Istanbul, le forçant à renoncer au Mondial- qui illustre le mieux les couacs de la politique migratoire chère à M. Trump.

Ainsi, l’arbitre somalien a confié au New York Times avoir été interrogé pendant onze heures par les services de sécurité à qui il a présenté la documentation officielle de la Fifa mais aussi son CV d’arbitre professionnel. Les agents ont également consulté des informations en ligne sur son parcours.

«  J’avais tous les papiers en règle. J’avais le bon visa »,  a déclaré le meilleur arbitre africain en 2025 au média américain. « Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays ».

Le summum de l’absurde

Et que dire des les joueurs iraniens obligés d’entrer et sortir des États-Unis le jour même de leurs matchs ?

Dans ce Mondial co-organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, l’équipe iranienne doit disputer ses trois rencontres de la phase de groupes aux États-Unis, dont la première le 15 juin à Los Angeles. Ils ont obtenu des visas, mais selon l’ambassadeur iranien au Mexique, qui s’exprimait samedi lors d’une conférence de presse à Tijuana, camp de base de la délégation iranienne, la sélection devra entrer et sortir des États-Unis « le jour même » de ses matchs.

Réaction du président de la Fédération Mehdi Taj, qui fait partie selon les médias iraniens d’une quinzaine de membres de l’encadrement s’étant vu refuser des visas américains : « Dans quel endroit du monde une équipe nationale n’est autorisée par le pays hôte à ne rentrer que la veille de ses matchs » ?

Sport et politique

Au fond, le football n’est-il pas censé rassembler et transcender les clivages politiques ? Pourtant, jamais sans doute le sport et la politique n’ont semblé aussi étroitement imbriqués. Dès lors, faut-il aller jusqu’à boycotter cette Coupe du monde, voire retirer aux États-Unis l’organisation des matchs prévus sur leur sol pour les délocaliser vers le Mexique ou le Canada ? Une mesure certes radicale, mais qui mérite désormais d’être envisagée.

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Trump menace de s’emparer de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien

11. Juni 2026 um 14:25

Donald Trump a franchi un nouveau cap dans sa confrontation avec l’Iran. Le président américain a menacé de prendre le contrôle de l’île de Kharg, principal point d’exportation du pétrole iranien, tout en annonçant de nouvelles frappes contre la République islamique.

L’île de Kharg, nouvelle cible désignée par Trump

Le président américain Donald Trump a placé les infrastructures énergétiques iraniennes au cœur de sa stratégie de pression contre Téhéran. Dans un message publié jeudi sur son réseau social Truth Social, il a affirmé que les États-Unis pourraient prochainement s’emparer de l’île de Kharg ainsi que d’autres installations pétrolières stratégiques.

« Dans un avenir proche, nous nous emparerons de l’île de Kharg et d’autres infrastructures pétrolières stratégiques, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés pétroliers et gaziers », a-t-il écrit.

Le locataire de la Maison Blanche a également annoncé que les États-Unis allaient frapper l’Iran « très fortement ce soir », sans fournir davantage de précisions sur la nature ou les objectifs de ces opérations.

Un site vital pour l’économie iranienne

Située dans le Golfe, l’île de Kharg constitue le principal terminal pétrolier de l’Iran. Une part importante des exportations de brut du pays transite par cette infrastructure stratégique, considérée comme un maillon essentiel de l’économie iranienne.

La référence explicite à ce site marque une nouvelle escalade dans le discours américain. En visant directement les capacités d’exportation énergétique de l’Iran, Donald Trump cible l’une des principales sources de revenus de la République islamique.

Une nouvelle montée des tensions

Dans son message, Donald Trump a comparé cette stratégie à celle appliquée au Venezuela, affirmant que cette politique s’était révélée bénéfique à la fois pour les États-Unis et pour Caracas.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran. La menace visant l’île de Kharg, combinée à l’annonce de nouvelles frappes, renforce les inquiétudes d’une aggravation du conflit et de ses répercussions potentielles sur la stabilité régionale et les marchés énergétiques internationaux.

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Tunis | Les auteurs du meurtre de Sidi Hassine arrêtés

11. Juni 2026 um 12:33

Les unités de sécurité du district de sécurité nationale de Sidi Hassine, quartier populaire à la lisière ouest de Tunis, auraient résolu une affaire de meurtre mystérieuse restée non élucidée pendant près d’un an. Selon une source sécuritaire citée sur Mosaique FM, tous les suspects auraient été arrêtés : la mère, la sœur, le frère et une amie de la victime.

L’affaire remonte au 2 juillet 2025, date à laquelle le décès d’un jeune homme a été signalé à son domicile, dans le quartier Omar Al-Mokhtar, dans des circonstances suspectes.

La cause exacte du décès n’ayant pu être alors élucidée, le parquet du tribunal de première instance de Tunis 2 a autorisé l’unité de police judiciaire de Sidi Hassine à poursuivre l’enquête et à procéder à tous les examens nécessaires pour faire la lumière sur ce drame.

Selon des sources sécuritaires, les premiers rapports médicaux indiquaient une forte probabilité de mort par asphyxie, ce qui a incité les enquêteurs à intensifier leurs investigations et à réexaminer tous les aspects de l’affaire. Et c’est ainsi que l’attention des enquêteurs s’est portée sur les membres de la famille du défunt, notamment sa demi-sœur et une amie de celle-ci, qui avaient quitté le domicile après le drame. Localisées à Meghiret Inzel et Fouchana, celles ont été arrêtées et une série de perquisitions ont pu être menées.

Lors de son interrogatoire, la demi-sœur s’est effondrée et a avoué avoir planifié et commis le crime avec la complicité de sa mère, de son frère et de son amie. Ils avaient mis un raticide dans la nourriture du défunt et, son état s’étant dégradé, ils l’avaient étouffé avec un oreiller jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Citant les mêmes sources, Mosaique FM a indiqué que la suspecte, interrogée sur le mobile du crime, a expliqué avoir subi des agressions sexuelles répétées de la part de son frère, ayant entraîné sa grossesse. Elle a aussi évoqué des violences répétées à son encontre et à celle de son amie de la part de la victime.

La mère et le frère de la victime ayant pris la fuite après l’arrestation des deux premières suspectes, les agents du district de sécurité de Sidi Hassine n’ont pas tardé à les localiser dans une maison louée dans le quartier de Bardo et à les arrêter eux aussi.

Les quatre suspects ont été déférés devant les autorités judiciaires compétentes pour meurtre avec préméditation et complicité. Et l’enquête se poursuit.

I. B.

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Donald Trump : « J’aime l’inflation »

11. Juni 2026 um 11:43

Le président américain Donald Trump minimise l’inflation galopante provoquée par sa guerre contre l’Iran, insistant sur le fait que « les chiffres étaient exceptionnels ».

« J’aime ça », a-t-il déclaré à propos des nouvelles données montrant que l’inflation annuelle a atteint son plus haut niveau en trois ans. « J’aime l’inflation ». En effet, l’indice des prix à la consommation a progressé de 4,2 % en mai, soit la plus forte hausse depuis avril 2023, selon les données publiées par le département du Travail américain. En avril, l’indice avait augmenté de 3,8 % en rythme annuel.

Trump a balayé à plusieurs reprises les inquiétudes concernant la hausse des prix et son impact potentiel sur le moral des électeurs, affirmant que les coûts baisseront rapidement une fois la guerre terminée.

Selon CNN, Trump a réaffirmé, mercredi 10 juin 2026, que l’inflation se calmerait dès que la guerre avec l’Iran prendrait fin et que le pétrole recommencerait à circuler librement dans le détroit d’Ormuz. Cependant, Trump n’est jusqu’à présent pas parvenu à obtenir un cessez-le-feu permanent, malgré ses affirmations répétées pendant des mois selon lesquelles l’Iran était sur le point de conclure un accord.

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Tunis | Majid Eddaikhane raconte ses failles dans ‘‘Schizophrénie’’ 

11. Juni 2026 um 10:42

Seul-en-scène, le vendredi 26 juin 2026 à 20 heures, à la Cité des Sciences de Tunis, Majid Eddaikhane raconte dans son spectacle ‘‘Schizophrénie’’ l’histoire authentique d’un homme, nous ouvre la porte de son monde intérieur et nous questionne à travers le rire.

Cette création sensible et fédératrice parle d’ascension, de santé mentale, de transmission, d’inégalités invisibles, d’identité fracturée, de réconciliation et d’espoir.

Face à un climat ambiant où les discours se durcissent, ce spectacle ouvre le dialogue, fait tomber les masques et nous renvoie à nos propres contradictions.

Une comédie qui éveille et amuse

Ni stand-up classique, ni théâtre traditionnel, ‘‘Schizophrénie’’ est une œuvre hybride, sensible et fédératrice, où le rire devient un remède, un moyen de dire ce qu’on tait, un espace pour retisser du collectif. «Je veux créer un théâtre qui parle vrai. Un théâtre qui ne sépare pas le fond de la forme, ni l’intime du politique», précise Majid Eddaikhane.

À travers ‘‘Schizophrénie’’, il tente de rassembler toutes les versions de lui-même : l’ingénieur trop lisse, l’enfant du quartier qu’on attend au tournant, le fils pris entre deux cultures, l’entrepreneur qui réussit «comme il faut», l’homme qui doute, qui tombe, qui se relève.

Avec une grande tendresse, il évoque les trajectoires cabossées, les parents qui ont fait «comme ils ont pu», la normalité qu’on invente pour survivre.

Avec une lucidité désarmante, Majid Eddaikhane revient sur les moments de bascule : quand tout s’effondre, quand la société vous rappelle qui vous êtes… ou qui vous n’êtes pas. Et avec humour, toujours, il met en lumière les contradictions, les masques qu’on porte, les pièges à éviter, les illusions qu’on poursuit.

Le spectacle, d’une durée d’1h15, sera suivi d’un bord plateau «On fait quoi maintenant ?» de 45 minutesdestiné à échanger et ouvrir le débat autour d’enjeux de société.

Cette proposition artistique unique est un miroir tendu à une génération qui se cherche, qui étouffe, qui veut comprendre d’où elle vient pour savoir où aller.

Accueilli par l’Alliance Française de Tunis dans le cadre de la 6e édition du festival Cinémana Mare Nostrum, ce spectacle fait rire autant qu’il fait réfléchir, et ouvre un espace de dialogue inédit.

L’humour comme un moyen de reconstruction

Originaire du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (78) est un auteur, comédien, ingénieur de formation et entrepreneur engagé dans les quartiers populaires. Il a fondé plusieurs écoles du numérique à Mantes-la-Jolie, Trappes et Paris 18ᵉ, formant des publics issus des Quartiers Prioritaires de la politique de la ville (QPV) au développement web, à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité. En 2017, il a produit le long-métrage indépendant ‘‘Ils l’ont fait’’, une comédie diffusée lors de plus de 220 projections-débats en France et à l’étranger. Avec son spectacle ‘‘Schizophrénie’’, il invente un seul-en-scène intime et citoyen, où l’humour devient un chemin de reconstruction et de vérité. Son travail croise introspection, enjeux sociaux et volonté de faire ensemble plutôt que seulement vivre ensemble.

Le spectacle a été coécrit avec Yazid Ait Hamoudi, auteur, comédien et infirmier en Centre Médico-Psychologique.

Entrée gratuite sur inscription préalable.

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A la découverte du patrimoine musical tunisien en réalité virtuelle

11. Juni 2026 um 10:14

La directrice générale du Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM), Saloua Ben Hafaiedh, et l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ont officiellement inauguré, le 10 juin 2026, une nouvelle expérience immersive de réalité virtuelle et étendue (VR/XR) au palais Ennejma Ezzahra, à Sidi Bou Said.

Grâce à des technologies numériques de pointe, cette expérience plonge les visiteurs dans l’histoire du Congrès de musique arabe du Caire en 1932 et des personnalités influentes qui ont façonné le patrimoine musical de la Tunisie et de la région, dont le Baron Rodolphe d’Erlanger, qui avait construit le palais Ennajma Ezzahra.

Cette visite en réalité virtuelle a été financée dans le cadre du Fond des ambassadeurs des États-Unis pour la préservation culturelle (AFCP), à travers une subvention accordée au CMAM sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles. Elle a été réalisée en partenariat avec le Tunis International Center for Digital Cultural Economy (TICDCE) et Tynass, une jeune startup tunisienne innovante spécialisée dans les technologies de réalité virtuelle et étendue.

Cette expérience, qui permet au public de découvrir plus largement le riche héritage musical de la Tunisie, illustre également la contribution des technologies immersives à la préservation et à la valorisation du patrimoine culturel pour les générations futures.

Le patrimoine revisité en réalité virtuelle

Lors de la cérémonie d’inauguration, la directrice du CMAM, Mme Ben Hafaiedh, a souligné l’importance de ce projet pour la préservation et la promotion du patrimoine musical tunisien, déclarant : «Cette expérience immersive reflète l’engagement du CMAM, sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, à préserver, documenter et transmettre le patrimoine musical tunisien aux générations futures. En associant une recherche historique rigoureuse à des technologies numériques innovantes, nous créons de nouvelles façons pour le public de se familiariser avec l’histoire de la musique arabe et méditerranéenne. Ce projet contribue également à renforcer les outils de médiation culturelle et à élargir l’accès au patrimoine grâce à des expériences innovantes pour les visiteurs.»

L’ambassadeur Bazzi a déclaré : «Alors que les États-Unis célèbrent le 250e anniversaire de leur indépendance et près de 230 ans d’amitié avec la Tunisie, nous sommes fiers de soutenir des initiatives qui préservent et font connaître le riche patrimoine culturel tunisien tout en exploitant des technologies innovantes. Cette nouvelle expérience de réalité virtuelle constitue une nouvelle étape importante. Elle utilise une technologie immersive pour faire découvrir le CMAM et Ennejma Ezzahra à des personnes qui n’auraient peut-être pas l’occasion de s’y rendre en personne. Nous espérons que cet accès virtuel incitera le public à découvrir l’histoire unique de la Tunisie et, peut-être, à la vivre un jour de ses propres yeux.»

Valoriser les traditions musicales tunisien et arabe

Cette visite en réalité virtuelle de 15 minutes propose des représentations 3D très détaillées du Baron Rodolphe d’Erlanger, de Mannoubi Snoussi, de Khemaïs Tarnane et d’Ahmed El Ouafi, ainsi que des interfaces interactives de réalité virtuelle permettant aux visiteurs de découvrir l’histoire et l’importance de la participation tunisienne au Congrès du Caire.

Disponible en français, en anglais et en arabe tunisien, cette expérience est conçue pour toucher des publics variés et élargir l’accès au patrimoine musical tunisien, tant au niveau local qu’international.

Afin de garantir les plus hauts standards de qualité et d’exactitude historique, le projet a réuni des experts en technologies VR/XR, des musicologues et des spécialistes du patrimoine qui ont tous contribué à l’élaboration et à la validation du contenu et des textes de médiation.

Ce projet marque une avancée majeure dans la préservation et la promotion du patrimoine musical tunisien. Il contribue également à la mission du CMAM de sauvegarder et de valoriser les riches traditions musicales et culturelles de la Tunisie et de l’ensemble de la région arabe et méditerranéenne. Par ailleurs, il illustre l’engagement du CMAM et du ministère des Affaires culturelles en faveur de technologies innovantes au service de la préservation du patrimoine, de l’éducation et de la sensibilisation du public.

Ce projet témoigne de l’amitié solide et ancienne entre les États-Unis et la Tunisie, et reflète le développement constant des liens de coopération entre les deux pays.

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Sidi Bou Saïd : L’État accélère la sécurisation de la colline menacée par les glissements de terrain

11. Juni 2026 um 09:19

Face aux risques croissants d’instabilité des sols à Sidi Bou Saïd, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat se penche sur le projet de protection de la colline. Deux conventions techniques viennent d’être signées afin de lancer les études nécessaires à l’identification des zones les plus vulnérables et à la définition des interventions prioritaires.

De nouvelles études pour identifier les zones à risque

Réuni mercredi sous l’égide du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, le comité de pilotage du projet a validé la signature de deux conventions techniques destinées à renforcer les études préalables.

La première convention a été conclue avec le Centre national de télédétection. Elle porte sur la réalisation des travaux topographiques et des prises de vues aériennes nécessaires à l’évaluation de l’état de la colline.

La seconde a été signée avec l’Office national des mines. Elle prévoit l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques qui permettront d’identifier les secteurs les plus exposés aux mouvements de terrain et de hiérarchiser les interventions à engager.

Une première phase consacrée au diagnostic du site

Les participants à la réunion ont examiné l’avancement de la première étape du projet, consacrée au diagnostic de la situation et à la collecte des données relatives à la colline.

Cette phase s’inscrit dans le cadre de la décision prise le 26 janvier 2026 par la Présidence du gouvernement, qui a chargé le ministère de l’Équipement du suivi des études et des travaux de protection du site.

Le ministre a insisté sur la nécessité de respecter le calendrier fixé et de mobiliser l’ensemble des moyens techniques et administratifs afin de permettre le lancement des travaux dans les prochaines semaines.

Un site emblématique désormais classé projet stratégique

Le 3 juin dernier, la protection de la colline de Sidi Bou Saïd a été officiellement élevée au rang de « grand projet à caractère stratégique », une classification destinée à accélérer les procédures et la mise en œuvre des interventions prévues.

Lors des travaux préparatoires, les autorités avaient également souligné l’importance de développer des systèmes d’alerte précoce, d’adapter les normes de construction aux spécificités géologiques tunisiennes et de renforcer la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.

S’étendant sur près de 170 hectares et sur une longueur de 7,5 kilomètres, dont 4,5 kilomètres de façade littorale, la colline de Sidi Bou Saïd abrite l’un des sites patrimoniaux et touristiques les plus emblématiques du pays. Confronté à des risques croissants d’instabilité des sols, ce secteur fait désormais l’objet d’un suivi renforcé des autorités afin de préserver à la fois la sécurité des habitants, des visiteurs et le patrimoine architectural du village.

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Frappes américaines, représailles iraniennes… le détroit d’Ormuz s’embrase

11. Juni 2026 um 08:30

L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran a franchi un nouveau seuil mercredi 10 juin, après une série de frappes américaines contre des positions iraniennes et une riposte de Téhéran visant plusieurs installations militaires américaines au Moyen-Orient.

La crise s’est aggravée après la destruction d’un hélicoptère d’attaque Apache américain dans la région du détroit d’Ormuz. Le président américain Donald Trump a accusé l’Iran d’être responsable de l’incident et a ordonné des frappes de représailles contre des infrastructures militaires iraniennes. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les opérations ont ciblé des sites de défense aérienne, des radars et des installations militaires stratégiques.

En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir lancé des missiles et des drones contre des bases américaines situées en Jordanie ainsi que dans plusieurs pays du Golfe. Des responsables militaires de la région ont indiqué que la plupart des projectiles avaient été interceptés et qu’aucune perte majeure n’avait été signalée.

Cette flambée de violence menace directement les efforts diplomatiques engagés depuis plusieurs semaines pour préserver le cessez-le-feu conclu en avril. Washington accuse Téhéran de retarder les négociations, tandis que les autorités iraniennes dénoncent des violations répétées de la trêve par les États-Unis.

La tension est particulièrement forte autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole. Dans un geste sans précédent, le haut commandement militaire iranien a annoncé la fermeture du détroit à la navigation internationale, menaçant de tirer sur tout navire tentant de le franchir.

Les prix du pétrole ont bondi ce jeudi

Les prix du pétrole ont bondi jeudi 10 juin après que Téhéran a déclaré la fermeture du point de passage énergétique crucial, le détroit d’Ormuz, suite aux nouvelles frappes lancées par les États-Unis contre l’Iran et aux promesses de Trump de lancer encore plus d’attaques si aucun accord de paix n’est conclu. Le prix du Brent a progressé ce matin de 1,48 $, soit 1,59 %, à 94,58 $ le baril, tandis que le WTI américain a grimpé de 1,71 $, soit 1,90 %, à 91,74 $.

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Tunis | Journée dédiée au Soleil à la Cité des sciences

10. Juni 2026 um 22:34

À l’occasion du solstice d’été, la Cité des Sciences à Tunis (CST), en collaboration avec ESPRIT et International Space Weather Initiative (ISWI), organise une journée dédiée au Soleil et à ses activités, le dimanche 21 juin 2026, de 10h00 à 14h00.

Cette manifestation scientifique a pour objectif de faire découvrir au public notre étoile, son fonctionnement et son influence sur la Terre à travers un programme varié alliant conférences, ateliers et observations solaires :

Une conférence intitulée « Météorologie de l’Espace et la Relation Terre–Soleil» et qui sera présentée par Pr. Christine Amory-Mazaudier, retraitée du CNRS et collaboratrice bénévole au Laboratoire de Physique des Plasmas (LPP) de l’Université Pierre et Marie Curie;

Des ateliers scientifiques qui permettent de déterminer le diamètre et la période de rotation du Soleil ;

Observation du Soleil à l’aide d’instruments équipés de filtres adaptés, offrant la possibilité d’observer en toute sécurité les taches solaires ainsi que les protubérances solaires.

Cet événement vise à sensibiliser le grand public à l’importance du Soleil et à explorer ses mystères et mieux comprendre les interactions entre notre étoile et l’environnement spatial terrestre.

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