Normale Ansicht

Gouverneur de la Banque centrale : « Arrêtez de comparer la Tunisie au Maroc ! »

26. Juni 2026 um 10:26

Lors de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a appelé à une refonte de la stratégie de développement économique du pays, insistant sur la nécessité de dépasser les comparaisons régionales.

Dans une intervention centrée sur le long terme, il a estimé que la Tunisie devait rompre avec la logique de comparaison systématique avec ses voisins, déclarant notamment : « Arrêtez de nous comparer au Maroc ». Tout en soulignant que la course à l’investissement ne doit plus être vécue comme une confrontation extérieure permanente, mais plutôt comme une « course entre nous-mêmes » afin d’être à la hauteur des propres capacités de la Tunisie.

Fethi Zouhaier Nouri a souligné que l’investissement ne dépend pas uniquement des dispositifs législatifs ou des réformes institutionnelles, mais relève avant tout d’un « état d’esprit ». Il a estimé que le principal défi de la Tunisie réside dans la valorisation de son potentiel économique encore sous-exploité.

Le gouverneur de la BCT a appelé à une mobilisation collective des acteurs économiques afin de renforcer la productivité, stimuler l’innovation et accroître la création de valeur locale. L’objectif, selon lui, est de transformer la stabilité macroéconomique récemment consolidée en croissance durable.

Une dynamique d’investissements en progression

S’adressant aux investisseurs, il a affirmé que la Tunisie demeure un pays attractif pour les capitaux étrangers. Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint plus de 3,5 milliards de dinars en 2025, enregistrant une hausse de plus de 30 % sur un an et dépassant les objectifs fixés.

Hors secteur énergétique, ces investissements ont permis la réalisation de 921 opérations et la création de plus de 14 000 emplois. Les principaux investisseurs étrangers restent la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et les États-Unis. L’objectif fixé pour 2026 est d’atteindre 4 milliards de dinars d’IDE.

Le gouverneur a mis en avant plusieurs secteurs stratégiques pour la croissance future, notamment les énergies renouvelables, l’économie numérique, l’intelligence artificielle et les start-up. Il a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays africains à avoir adopté un cadre juridique dédié aux jeunes entreprises innovantes à travers le Startup Act.

En conclusion, Fethi Zouhaier Nouri a insisté sur l’importance de la stabilité macroéconomique. Selon lui, la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change et le renforcement des réserves en devises constituent les fondements de la compétitivité nationale.

Il a rappelé que la banque centrale ne crée pas directement de richesse, mais qu’elle joue un rôle essentiel dans l’instauration de la confiance, condition indispensable à l’investissement et à la croissance. Face aux mutations de l’économie mondiale, il a appelé l’ensemble des acteurs — État, banques, entreprises et investisseurs — à transformer cette stabilité en moteur durable de développement économique.

L’article Gouverneur de la Banque centrale : « Arrêtez de comparer la Tunisie au Maroc ! » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur

26. Juni 2026 um 09:29

À l’occasion de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a affirmé que la Tunisie est entrée depuis 2023 dans une phase de désendettement extérieur net.  Tout en mettant en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques et en appelant à renforcer l’investissement productif pour consolider cette dynamique.

Selon le gouverneur, malgré les chocs successifs liés à la révolution de 2011, à la pandémie de Covid-19, aux tensions géopolitiques, à la flambée des prix de l’énergie et au resserrement des conditions financières internationales, la Tunisie a honoré l’ensemble de ses engagements financiers extérieurs.

Il a rappelé qu’en 2023, plusieurs analystes internationaux estimaient qu’un défaut de paiement du pays était hautement probable. Ce scénario ne s’est toutefois pas concrétisé, la Tunisie ayant respecté toutes ses échéances financières, préservant ainsi sa crédibilité auprès des marchés et de ses partenaires internationaux.

Cette évolution s’est traduite, selon lui, par une nette amélioration de la perception du risque souverain. Les rendements des obligations tunisiennes sont passés de plus de 30 % en 2023 à près de 7 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Tandis que la notation souveraine du pays s’est améliorée.

Le gouverneur a également mis en avant la réduction de la dette extérieure à long terme, qui est passée de 82 milliards de dinars en 2022 à 68 milliards en 2025, soit une baisse d’environ 18 %. Il a indiqué que cette évolution marque l’entrée de la Tunisie dans une phase de désendettement extérieur net depuis 2023.

Parmi les autres indicateurs présentés, les réserves en devises atteignent désormais près de 25,5 milliards de dinars. La croissance économique s’est élevée à 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % à la même période de l’année précédente.

Le déficit courant a été ramené à 1,6 % du PIB en 2024 puis à 2,3 % en 2025. Tandis que l’inflation, qui dépassait 10 % en 2023, est revenue autour de 5,5 %.

Pour Fethi Zouhaier Nouri, ces résultats renforcent l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, qui privilégient la stabilité macroéconomique, la prévisibilité et la solidité des institutions.

Le gouverneur a toutefois estimé que cette amélioration doit désormais être consolidée par une accélération des réformes économiques et une croissance davantage portée par l’investissement productif, l’innovation et les gains de productivité. Il a souligné que la compétitivité dépend notamment d’une administration plus performante, d’infrastructures de qualité, d’un meilleur accès à l’énergie et d’un climat de confiance entre les différents acteurs économiques.

Il a rappelé que le secteur bancaire demeure le principal financeur de l’économie tunisienne. L’encours des crédits a atteint 118 milliards de dinars en 2024. Tandis que les dépôts bancaires ont progressé de plus de 10 %, traduisant, selon lui, la confiance des épargnants dans les institutions financières.

Le ratio de couverture de liquidité des banques s’élève actuellement à 138 %, un niveau supérieur aux exigences réglementaires. Le gouverneur a estimé que cette capacité financière doit être davantage mobilisée au service de l’investissement privé.

À cet effet, la Banque centrale entend poursuivre la modernisation des pratiques de gestion des risques bancaires, encourager la diversification des sources de financement — à travers notamment le marché financier, le leasing, le capital-investissement et les instruments hybrides — et améliorer l’allocation des ressources vers les secteurs productifs.

L’article Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les avoirs nets en devises s’élèvent à plus de 25 milliards de dinars

25. Juni 2026 um 12:35

Les avoirs nets en devises se sont élevés à près de 25,2 milliards de dinars, à la date du 24 juin 2026. Ce qui représente 102 jours d’importation; contre 23,3 milliards de dinars (soit 101 jours d’importation), une année auparavant. C’est ce que révèlent les indicateurs monétaires et financiers, publiées jeudi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette amélioration du volume des réserves en devises est expliquée par l’accroissement des revenus du travail de 4,8 %, pour atteindre 4,2 milliards de dinars et des recettes touristiques cumulés de 4,5 %, à 3,1 milliards de dinars. Et ce, à la date du 20 juin courant, en comparaison avec la même période de l’année dernière.

Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils se sont situés à 3,6 milliards de dinars, à la même date.

S’agissant des billets et monnaies en circulation, ils poursuivent leur tendance haussière, dépassant les 29,3 milliards de dinars, depuis le début de l’année jusqu’au 24 juin 2026; contre 24,7 milliards de dinars, durant la même période de 2025. Ce qui représente une hausse de 18,5 %.

L’article Les avoirs nets en devises s’élèvent à plus de 25 milliards de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

TRE et tourisme rapportent 7,32 milliards de dinars au 20 juin

25. Juni 2026 um 11:01

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent d’alimenter les réserves en devises de la Tunisie. Les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtées au 20 juin 2026, font état d’une progression des deux indicateurs par rapport à la même période de l’an dernier. Les entrées de...

L’article TRE et tourisme rapportent 7,32 milliards de dinars au 20 juin est apparu en premier sur Business News.

Fethi Zouhair Nouri: « Le partenariat avec Afreximbank renforce la résilience de la Tunisie »

22. Juni 2026 um 14:58

La Banque centrale de Tunisie (BCT) et la Banque africaine d’import‑export (Afreximbank) ont signé une facilité de prêt à terme de 500 millions de dollars destinée au compte du ministère des Finances. C’est ce qu’a annoncé Afreximbank. La cérémonie s’est tenue au siège de la banque panafricaine, en présence de George Elombi, président d’Afreximbank, et de Fethi Zouhair Nouri  gouverneur de la Banque centrale de Tunisie.

Fethi Zouhair Nouri a salué la continuité du partenariat avec Afreximbank, en déclarant : « Nous nous félicitons de la poursuite de notre partenariat avec Afreximbank, qui apporte un soutien important à la Tunisie à un moment où l’accès au financement du commerce et aux liquidités en devises étrangères demeure essentiel. »

Le gouverneur  de la BCT a insisté sur la dimension concrète de la facilité pour garantir les importations indispensables et sur la  » valeur ajoutée des institutions financières africaines travaillant ensemble pour répondre à des priorités économiques communes et renforcer la résilience nationale ».

Cet accord s’ajoute aux 1,2 milliard de dollars déjà mobilisés par Afreximbank en faveur de la BCT. Il vise à aider la Tunisie à honorer ses échéances commerciales, financer l’importation de biens essentiels, carburants, engrais et produits alimentaires. Tout en renforçant l’accès aux liquidités en devises étrangères.

Pour sa part, George Elombi a souligné l’importance de l’initiative. A cet égard, il souligne : « Cette facilité réaffirme le ferme engagement d’Afreximbank à soutenir la Tunisie ainsi que le développement socio‑économique durable du continent. Et les institutions africaines doivent être à l’avant‑garde du développement de l’Afrique. »

Ainsi l’objectif de cet accord est de promouvoir des solutions africaines aux défis africains.

L’article Fethi Zouhair Nouri: « Le partenariat avec Afreximbank renforce la résilience de la Tunisie » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Afreximbank accorde à la Tunisie un financement de 500 millions de dollars pour la LF 2026

19. Juni 2026 um 15:01

La Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État tunisien, a conclu avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) une facilité de financement de 500 millions de dollars destinée à soutenir la mobilisation des ressources extérieures prévues dans le cadre de la Loi de finances 2026.

Selon un communiqué de la BCT, ce financement contribuera notamment à couvrir les besoins liés aux importations de biens stratégiques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et des produits alimentaires.

L’accord a été signé au Caire, le 16 juin 2026, par Fethi Zouhaier Nouri et George Elombi, respectivement gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et président d’Afreximbank.

Cette opération intervient alors que la Tunisie poursuit ses efforts de mobilisation de financements extérieurs afin de couvrir les besoins de son budget et de préserver ses équilibres financiers. Elle s’inscrit également dans le cadre de la coopération de longue date entre la Tunisie et Afreximbank, dont le pays est l’un des membres fondateurs.

Cité dans le communiqué, le gouverneur de la BCT a souligné que cette facilité permettra de renforcer les équilibres financiers extérieurs du pays et de soutenir le financement de besoins jugés stratégiques dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes.

La Banque centrale a également mis en avant la capacité de la Tunisie à honorer ses engagements financiers extérieurs, à assurer la continuité de ses paiements internationaux et à maintenir un niveau jugé confortable de réserves en devises, estimant que ces facteurs contribuent à renforcer la confiance des partenaires financiers internationaux.

La nouvelle ligne de financement vient ainsi consolider les ressources extérieures dont la Tunisie prévoit de disposer en 2026 pour faire face à ses besoins de financement et sécuriser l’approvisionnement du pays en produits essentiels.

L’article Afreximbank accorde à la Tunisie un financement de 500 millions de dollars pour la LF 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Code des changes : la Banque centrale, principal point de blocage des négociations

19. Juni 2026 um 14:52

Le député Maher Ketari est revenu en détail, lors d’une intervention consacrée aux discussions autour de la réforme du Code des changes, sur l’état d’avancement des travaux au sein de la commission des finances et sur les points de blocage encore en suspens. Invité de l’émission Houna Tounes sur Diwan FM, vendredi 19 juin 2026,...

L’article Code des changes : la Banque centrale, principal point de blocage des négociations est apparu en premier sur Business News.

Pourquoi les banques offshore tunisiennes ont perdu un quart de leur taille… sans être en crise

17. Juni 2026 um 11:56

Le chiffre peut surprendre. En un peu plus d’un an, le total des actifs des banques offshore installées en Tunisie est passé de 6,57 milliards de dinars à moins de 4,9 milliards de dinars. Une baisse de près de 26% qui pourrait faire penser à une crise du secteur. Pourtant, les statistiques de la Banque centrale de Tunisie racontent une tout autre histoire : celle de la fin d’un mécanisme qui gonflait artificiellement les bilans depuis plusieurs années.

Selon le Bulletin des statistiques financières de la BCT (BSF n°234), le total actif des banques offshore est passé de 6,572 milliards de dinars en décembre 2024 à 4,996 milliards en août 2025, avant de se stabiliser autour de 4,8 à 4,9 milliards de dinars début 2026.

Pourquoi les bilans avaient autant grossi

Durant plusieurs années, les banques offshore ont bénéficié d’un contexte monétaire particulièrement favorable. Détenant des liquidités en devises issues de leur clientèle non résidente, elles pouvaient les placer auprès de la Banque centrale dans un environnement de taux élevés.

Cette stratégie présentait un avantage évident : elle permettait de générer des revenus sans développer davantage l’activité bancaire traditionnelle. Les bilans se sont ainsi progressivement gonflés grâce à ces placements, donnant l’image d’un secteur plus important qu’il ne l’était réellement.

Les statistiques de la BCT montrent d’ailleurs qu’à la fin de l’année 2024, les créances des banques offshore sur la Banque centrale dépassaient encore le milliard de dinars.

Le tournant de 2025

L’année 2025 marque toutefois un changement de contexte.

Face au ralentissement de l’inflation, la Banque centrale a entamé un cycle d’assouplissement monétaire. Son taux directeur, qui avait atteint 8%, a été ramené à 7,5% en mars 2025 puis à 7% à la fin de l’année.

Avec des rendements devenus moins attractifs, les banques offshore ont progressivement réduit leurs placements auprès de la BCT et réorienté leurs liquidités vers d’autres supports, notamment les marchés financiers et interbancaires internationaux.

Résultat : les actifs du secteur se sont contractés rapidement, sans que cela traduise nécessairement une baisse équivalente de l’activité bancaire réelle.

Une taille plus proche de la réalité

La chute observée depuis 2025 ressemble donc davantage à une normalisation qu’à une dégradation.

Une fois retiré l’effet des placements auprès de la Banque centrale, le secteur offshore tunisien apparaît désormais dans des proportions plus proches de son activité économique réelle. Son cœur de métier reste le financement et les opérations avec les non-résidents, et non la gestion de liquidités placées auprès de la banque centrale.

Autrement dit, le recul de plus d’un quart du bilan consolidé ne signifie pas que les banques offshore ont perdu un quart de leur clientèle ou de leur activité. Il reflète surtout la disparition d’un facteur exceptionnel qui gonflait mécaniquement leurs actifs.

Toutes les banques offshore ne sont pas logées à la même enseigne

Le secteur offshore tunisien compte officiellement sept établissements : Citibank Offshore, Tunisian Foreign Bank (TF Bank), Tunis International Bank (TIB), Loan and Investment Company (LINC), North Africa International Bank (NAIB), Alubaf International Bank et Arab Banking Corporation Offshore.

Derrière les statistiques consolidées, les situations restent toutefois très différentes d’une banque à l’autre. Les établissements disposant d’une activité commerciale diversifiée semblent mieux armés pour évoluer dans un environnement de taux plus faibles.

Le cas de Loan and Investment Company (LINC) continue également d’interroger. L’établissement figure toujours dans la liste officielle des banques offshore publiée par la BCT alors qu’il n’exerce plus d’activité opérationnelle significative, illustrant la question plus large du devenir de certaines licences bancaires historiques.

La fin d’une rente discrète

Au-delà des chiffres, l’évolution observée depuis 2025 marque peut-être la fin d’un modèle.

Pendant plusieurs années, une partie de la rentabilité du secteur reposait sur la possibilité de capter des devises puis de les replacer auprès de la Banque centrale dans un environnement de taux élevés. Avec le retour à des conditions monétaires plus normales, cette source de revenus perd de son importance.

La question qui se pose désormais n’est donc plus celle de la taille apparente des bilans, mais celle de la capacité des banques offshore à développer une activité bancaire réelle et durable.

La baisse de leurs actifs n’est pas forcément un signal d’alerte. Elle ressemble davantage à un retour à la réalité.

Lire aussi:

L’article Pourquoi les banques offshore tunisiennes ont perdu un quart de leur taille… sans être en crise est apparu en premier sur webdo.

Face au silence de la BCT, la commission des Finances envisage d’avancer seule sur le Code des changes

17. Juni 2026 um 10:43

La commission des Finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pourrait franchir une nouvelle étape dans l’examen du projet de Code des changes sans attendre l’avis de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Son président, Maher Ketari, a annoncé, mercredi 17 juin 2026, qu’un vote sera organisé lundi prochain afin de...

L’article Face au silence de la BCT, la commission des Finances envisage d’avancer seule sur le Code des changes est apparu en premier sur Business News.

TRE et tourisme : plus de 6,8 milliards de dinars générés au 10 juin

16. Juni 2026 um 10:40

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent de soutenir les équilibres extérieurs du pays. Selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces deux principales sources de devises ont poursuivi leur progression au cours des premiers mois de 2026, confirmant leur rôle central dans l’alimentation...

L’article TRE et tourisme : plus de 6,8 milliards de dinars générés au 10 juin est apparu en premier sur Business News.

Paiements numériques en Tunisie : la bascule s’accélère au premier trimestre 2026

16. Juni 2026 um 10:24

La Tunisie franchit un cap décisif vers une économie sans cash. Au premier trimestre 2026, les paiements numériques enregistrent une progression généralisée sur tous les canaux, confirmant l’accélération de la transformation financière du pays. Selon le dernier Bulletin de la Banque centrale de Tunisie, l’e-paiement progresse de 28,4 % en volume, le mobile atteint 2,7 millions de transactions et les règlements interbancaires de gros montants dépassent 1 547 milliards de dinars. L’ensemble dessine une dynamique cohérente : celle d’une économie tunisienne qui bascule progressivement vers la dématérialisation des échanges.

L’e-paiement, moteur principal de la croissance digitale

Le paiement en ligne confirme son rôle de segment le plus dynamique. Avec 5,2 millions de transactions au T1 2026, contre 4,04 millions un an plus tôt, il enregistre une hausse de 28,4 % en volume et de 34,8 % en valeur, pour un total de 382,7 millions de dinars.

Cette progression dépasse celle de la monétique globale (+11,7 %), traduisant un changement structurel des usages, souligne le Bulletin de la BCT. Cette croissance repose sur une infrastructure marchande en expansion rapide. La Tunisie compte désormais 1 288 sites e-commerce actifs, soit +28,2 % sur un an.

Dans le même temps, le parc de terminaux de paiement électronique atteint 45 000 unités, en hausse de 4,4 %, renforçant l’acceptation des paiements électroniques chez les commerçants.

Dans les points de vente physiques, la tendance est également haussière. Les transactions par carte ou sans contact atteignent 11,7 millions d’opérations (+21,4 %) pour 1 381,6 millions de dinars (+19,7 %).

Le paiement physique conserve un ticket moyen supérieur à celui de l’e-commerce, en cohérence avec la nature des achats réalisés en magasin.

Le mobile devient un levier central d’inclusion financière

Le paiement mobile s’impose comme l’un des moteurs les plus dynamiques de la période. L’application TunPay enregistre 2,7 millions de transactions au T1 2026, portées par 477 000 portefeuilles actifs, en hausse de 22,2 % sur un an.

L’écosystème se structure également avec 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5 %), renforçant l’interopérabilité et la concurrence. La répartition des usages montre une relative maturité du wallet : 65,6 % pour les paiements, 18,8 % pour les transferts, 10,7 % pour les dépôts (cash-in) et 4,8 % pour les retraits (cash-out).

Ce dernier segment attire particulièrement l’attention : sa hausse de 67,1 % pourrait refléter des frictions d’usage ou une dépendance persistante au cash dans certains circuits.

Par ailleurs, l’intégration de nouveaux services publics, comme le paiement des inscriptions scolaires via USSD et wallet, confirme le potentiel du mobile comme outil d’inclusion financière, notamment dans les zones sous-bancarisées.

Les échanges interbancaires gagnent en automatisation

La télécompensation interbancaire poursuit sa montée en puissance. Au T1 2026, 14,7 millions d’opérations ont été traitées pour 53,4 milliards de dinars, en hausse de 8,7 % en valeur. Les virements dominent largement avec 9,6 millions d’opérations et un taux de rejet quasi nul (0,1 %), signe de la robustesse du système.

Les prélèvements automatiques progressent de 26,4 %, illustrant la généralisation des paiements récurrents digitalisés. À l’inverse, le chèque poursuit son déclin structurel avec une baisse de 24,9 % en volume et un taux de rejet alarmant de 51,2 %, confirmant son recul comme instrument de paiement.

La lettre de change surprend toutefois par sa résilience, avec une hausse de 35,9 % en volume et de 23,5 % en montant, portée par les échanges interentreprises.

Sur les flux de très gros montants, le système Elyssa-RTGS traite 109 118 transactions (+8,4 %) pour 1 547,5 milliards de dinars (+9 %), confirmant la stabilité des infrastructures critiques.

Une architecture financière en pleine modernisation

Au-delà des chiffres, la Banque centrale met en avant plusieurs chantiers structurants. La refonte du système national de télécompensation vise à renforcer la résilience et la capacité de traitement du réseau interbancaire. La restructuration des opérateurs SIBTEL et SMT s’inscrit dans une réforme de gouvernance plus large du secteur des paiements.

Parallèlement, le déploiement du standard national White-EMV doit garantir l’interopérabilité des cartes sur tout le territoire. Enfin, la généralisation du label TunPay et l’intégration progressive des paiements administratifs visent à étendre l’usage du mobile au-delà des seuls services commerciaux.

Ces réformes traduisent une stratégie cohérente de modernisation portée par la Banque centrale de Tunisie. Elles confirment une trajectoire claire : celle d’un système financier en mutation rapide, tiré par la digitalisation, mais encore marqué par des disparités d’adoption entre canaux, secteurs et territoires.

Au premier trimestre 2026, la Tunisie ne s’est donc pas contentée d’expérimenter les paiements numériques : elle en a accéléré la généralisation.

————————

Source : Bulletin N°16 « Paiements en chiffres en Tunisie », PPCFR/DGPIF, Banque centrale de Tunisie, 1er trimestre 2026.

L’article Paiements numériques en Tunisie : la bascule s’accélère au premier trimestre 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger atteignent 3,6 milliards de dinars

15. Juni 2026 um 13:13

Les transferts de fonds effectués par les Tunisiens résidents à l’étranger ont atteint 3.669 millions de dinars. Soit environ 3,6 milliards de dinars, à la fin du mois de mai 2026. C’est ce que révèlent les derniers indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie.

Ce montant enregistre une progression de 4,5 % par rapport à la même période de l’année 2025, où ces transferts s’élevaient à 3,510 millions de dinars.

Exprimés en dollars américains, ces flux financiers représentent environ 1,267 milliard de dollars (soit près de 1,26 milliard de dollars), sur la base d’un taux de change moyen mensuel de 1 dollar = 2,894 dinars, enregistré à la fin du mois de mai dernier.

Ces transferts demeurent une source importante de devises pour l’économie tunisienne, contribuant au soutien des équilibres financiers extérieurs du pays.

L’article Les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger atteignent 3,6 milliards de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Eclairage – Quand Francfort serre la vis et que Tunis retient son souffle!

12. Juni 2026 um 06:00

Les décisions de politique économique semblent naître loin des préoccupations quotidiennes des citoyens, dans des salles de réunion feutrées où les chiffres remplacent les émotions et où les équations paraissent l’emporter sur les réalités humaines. Pourtant, certaines de ces décisions traversent les frontières, franchissent les mers et finissent par s’inviter dans les foyers les plus modestes. La récente décision de la Banque centrale européenne de relever son principal taux directeur de 2 % à 2,25 % appartient à cette catégorie.

À première vue, il ne s’agit que d’un quart de point supplémentaire dans la mécanique complexe de la politique monétaire européenne. Mais derrière cette apparente technicité se cache un signal fort : l’Europe s’inquiète à nouveau de l’inflation. La flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre qui s’enlise entre l’Iran et ses adversaires régionaux ravive le souvenir des grands chocs pétroliers qui ont marqué l’histoire économique mondiale. Face à cette menace, la Banque centrale européenne choisit la prudence et durcit sa politique monétaire. Même si cela implique un ralentissement supplémentaire de l’activité économique.

Pour la Tunisie, cette décision n’est pas une information parmi d’autres. Elle constitue un avertissement silencieux. Car lorsque l’Europe tousse, la Tunisie attrape souvent un rhume. Et lorsque l’Europe ralentit, c’est toute une partie de l’économie tunisienne qui ressent les secousses.

Une guerre lointaine qui se rapproche du quotidien tunisien

Les conflits géopolitiques ont ceci de particulier qu’ils semblent toujours éloignés jusqu’au jour où leurs conséquences apparaissent sur une facture d’électricité, un ticket de transport ou le prix d’un panier de courses.

Depuis plusieurs mois, la crise au Moyen-Orient exerce une pression croissante sur les marchés énergétiques mondiaux. Les investisseurs redoutent une perturbation durable des approvisionnements pétroliers. Les compagnies maritimes intègrent davantage de risques dans leurs coûts de transport. Les marchés financiers deviennent plus nerveux. Les entreprises reportent certains investissements.

Dans ce contexte, le pétrole redevient une source majeure d’inquiétude. Pour la Tunisie, pays importateur net d’énergie, chaque hausse durable du baril agit comme une fuite supplémentaire dans un navire déjà soumis à de fortes tensions. Le déficit énergétique se creuse, les besoins en devises augmentent et les finances publiques se trouvent davantage sollicitées.

Dans ce contexte, le pétrole redevient une source majeure d’inquiétude. Pour la Tunisie, pays importateur net d’énergie, chaque hausse durable du baril agit comme une fuite supplémentaire dans un navire déjà soumis à de fortes tensions.

Le citoyen tunisien n’a pas besoin de suivre quotidiennement les cours du Brent pour ressentir ces effets. Il les perçoit lorsque le coût du transport augmente, lorsque certains produits alimentaires deviennent plus chers ou lorsque les entreprises répercutent progressivement leurs coûts énergétiques sur leurs prix de vente. Ainsi, une guerre qui paraît lointaine finit par s’inviter dans le quotidien le plus ordinaire.

L’Europe ralentit : le premier client de la Tunisie achète moins

L’Europe n’est pas seulement un voisin géographique. Elle demeure le principal partenaire économique de la Tunisie. Les usines tunisiennes qui produisent des câbles automobiles, des composants électriques, des textiles ou des équipements mécaniques travaillent en grande partie pour des clients européens. Les hôtels du Sahel, de Djerba ou d’Hammamet accueillent principalement des visiteurs venus du continent européen. Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger dépendent largement de la santé économique des pays européens. Lorsque la BCE augmente ses taux, elle cherche à ralentir la consommation et l’investissement afin de freiner l’inflation. Les ménages européens empruntent moins. Les entreprises deviennent plus prudentes. Les achats importants sont reportés.

La conséquence est simple : la croissance ralentit. Les nouvelles prévisions de la BCE ne prévoient désormais qu’une croissance de 0,8 % pour la zone euro. Derrière ce chiffre se cache une réalité préoccupante : l’économie européenne progresse à peine.

 

Lorsque la BCE augmente ses taux, elle cherche à ralentir la consommation et l’investissement afin de freiner l’inflation. Les ménages européens empruntent moins. 

 

Pour les entreprises tunisiennes tournées vers l’exportation, cela signifie potentiellement moins de commandes, moins de visibilité et davantage d’incertitudes. Derrière chaque pourcentage de croissance perdu en Europe, il y a parfois une usine tunisienne qui réduit ses heures supplémentaires, un entrepreneur qui reporte un investissement ou un jeune diplômé qui voit s’éloigner une opportunité d’embauche.

Le piège de la double contrainte

Ce qui rend la situation actuelle particulièrement délicate pour la Tunisie est l’apparition simultanée de deux phénomènes défavorables. D’un côté, la hausse des prix énergétiques augmente les coûts de production et pèse sur les finances publiques. De l’autre, le ralentissement européen réduit les perspectives de croissance extérieure.

Autrement dit, la Tunisie doit payer davantage pour importer son énergie tout en risquant de vendre moins à ses principaux partenaires commerciaux. Cette double contrainte est particulièrement difficile à gérer pour une économie qui cherche déjà à restaurer ses grands équilibres financiers.

Les réserves en devises deviennent plus précieuses. Le financement des importations devient plus sensible. Les marges budgétaires se réduisent. Dans ce contexte, chaque choc externe produit des effets amplifiés.

Le dilemme de la Banque centrale de Tunisie (BCT)

Pour les autorités monétaires tunisiennes, la période qui s’ouvre ressemble à un exercice d’équilibriste. La Banque centrale de Tunisie a déjà mené ces dernières années une politique de lutte contre l’inflation qui a contribué à ralentir progressivement la hausse des prix. Mais la nouvelle donne internationale complique davantage l’équation.

Si les grandes banques centrales maintiennent des taux élevés, les capitaux internationaux continuent à privilégier les marchés jugés les plus sûrs. Les monnaies des pays émergents subissent alors davantage de pression.

La Tunisie doit donc préserver la stabilité du dinar tout en évitant d’étouffer une croissance déjà modeste. Le problème est que les deux objectifs peuvent parfois entrer en contradiction. Des taux élevés permettent – souvent – de lutter contre l’inflation et de soutenir la monnaie. Mais ils freinent également l’investissement privé, l’accès au crédit et la création d’emplois.

À l’inverse, une politique plus souple soutiendrait l’activité économique mais pourrait alimenter des tensions inflationnistes si les prix internationaux de l’énergie continuent à augmenter. La Banque centrale se trouve ainsi confrontée à l’un des arbitrages les plus complexes de la politique économique moderne.

 

La Tunisie doit préserver la stabilité du dinar tout en évitant d’étouffer une croissance déjà modeste. Le problème est que les deux objectifs peuvent parfois entrer en contradiction…

 

La dette devient plus lourde dans un monde de taux élevés

Au-delà des questions monétaires, la décision de la BCE rappelle également que l’époque de l’argent presque gratuit appartient désormais au passé. Pendant plus d’une décennie, les grandes banques centrales ont maintenu des taux extrêmement faibles afin de soutenir la croissance après la crise financière mondiale puis après la pandémie. Aujourd’hui, le mouvement s’est inversé. L’argent coûte plus cher. Les investisseurs exigent des rendements plus élevés. Les emprunteurs doivent accepter des conditions plus strictes.

 

Pendant plus d’une décennie, les grandes banques centrales ont maintenu des taux extrêmement faibles afin de soutenir la croissance après la crise financière mondiale puis après la pandémie.

 

Pour la Tunisie, qui continue à rechercher des ressources financières afin de couvrir ses besoins budgétaires et refinancer ses engagements, cette évolution représente une contrainte supplémentaire. Chaque hausse des taux internationaux réduit un peu plus les marges de manœuvre financières de l’État. Dans un contexte où les besoins sociaux restent considérables et où les attentes de la population demeurent fortes, cette réalité complique encore davantage l’exercice budgétaire.

Le pouvoir d’achat, ultime victime des turbulences mondiales

Au bout de la chaîne économique, c’est souvent le citoyen qui absorbe une partie des chocs. Lorsque les coûts énergétiques augmentent, lorsque le transport devient plus cher, lorsque les entreprises voient leurs marges se réduire, les tensions finissent généralement par se répercuter sur les prix. La lutte contre l’inflation n’est donc pas seulement une question de statistiques. Elle touche directement la vie quotidienne des ménages.

Pour une famille tunisienne, quelques dinars supplémentaires sur les dépenses de transport, d’alimentation ou d’énergie peuvent représenter un arbitrage difficile entre plusieurs besoins essentiels. C’est précisément ce qui rend les crises inflationnistes si sensibles socialement. Elles ne frappent pas seulement les indicateurs économiques ; elles modifient les habitudes de consommation, les projets familiaux et parfois même les perspectives d’avenir.

Une leçon de souveraineté économique

Au fond, la décision de la BCE agit comme un révélateur. Elle montre combien l’économie tunisienne demeure exposée aux événements extérieurs : conflits géopolitiques, fluctuations énergétiques, ralentissements européens ou changements de politique monétaire dans les grandes puissances.

Chaque crise internationale rappelle la nécessité de construire davantage de résilience. Cela passe par une accélération des investissements dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance énergétique. Cela implique également une diversification plus poussée des marchés d’exportation vers l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient. Cela suppose enfin un effort soutenu pour améliorer la productivité, l’innovation et la compétitivité des entreprises tunisiennes. Car la véritable souveraineté économique ne consiste pas à s’isoler du monde. Elle consiste à être suffisamment solide pour ne pas subir passivement chacun de ses soubresauts.

 

Au fond, la décision de la BCE agit comme un révélateur. Elle montre combien l’économie tunisienne demeure exposée aux événements extérieurs : conflits géopolitiques, fluctuations énergétiques…

 

L’heure des choix

L’augmentation des taux de la Banque centrale européenne n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une transformation plus profonde de l’économie mondiale, marquée par le retour des rivalités géopolitiques, l’incertitude énergétique et la fin progressive de l’ère de l’argent abondant.

Pour la Tunisie, cette nouvelle phase constitue un test de résistance.

Les prochains mois pourraient être marqués par davantage de volatilité, davantage de prudence des investisseurs et davantage de tensions sur les marchés énergétiques. Mais ils peuvent aussi devenir l’occasion d’accélérer les réformes longtemps différées.

L’histoire économique enseigne que les nations progressent rarement dans les périodes de confort. Ce sont souvent les moments d’adversité qui révèlent leur capacité d’adaptation.

La Tunisie se trouve aujourd’hui à l’un de ces carrefours. Entre les vents contraires venus de l’extérieur et les défis intérieurs qui persistent, elle doit apprendre à naviguer dans un monde devenu plus instable. Non pas en espérant que les tempêtes cessent, mais en construisant enfin le navire capable de leur résister.

 

=========

* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

L’article Eclairage – Quand Francfort serre la vis et que Tunis retient son souffle! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Virements, lettres de change, chèques et cash : les réserves de Sofiene Weriemi

08. Juni 2026 um 16:20

Les statistiques du premier trimestre 2026 publiées par la Banque centrale de Tunisie confirment la profonde mutation du paysage des paiements. Si le recul du chèque et la progression des virements apparaissent désormais incontestables, l’expert-comptable Sofiene Weriemi estime que plusieurs questions demeurent ouvertes, notamment sur la place persistante des espèces et sur la capacité des...

L’article Virements, lettres de change, chèques et cash : les réserves de Sofiene Weriemi est apparu en premier sur Business News.

Paiements : le virement domine, les lettres de change relèguent les chèques au 3e rang au premier trimestre 2026

08. Juni 2026 um 11:28

Au premier trimestre 2026, le bouleversement inédit dans l’usage des moyens de paiement télécompensés révélé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’est poursuivi. Le virement conforte sa position de premier moyen de paiement du pays, les lettres de change poursuivent leur montée en puissance et s’imposent désormais comme le deuxième instrument en termes de...

L’article Paiements : le virement domine, les lettres de change relèguent les chèques au 3e rang au premier trimestre 2026 est apparu en premier sur Business News.

Tunisie – Les paiements mobiles ont bondi de 67%

07. Juni 2026 um 14:47

Les opérations réalisées par lettres de change ont poursuivi leur progression au premier trimestre 2026, selon le bulletin « Les paiements en chiffres en Tunisie » publié par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Leur nombre a augmenté de 35,9 % sur un an pour atteindre 1,2 million d’opérations, tandis que leur valeur a progressé de 23,5 % à près de 13,9 milliards de dinars.

Cette dynamique contraste avec le recul continu des chèques, dont le nombre d’opérations a chuté de 24,9 % par rapport au premier trimestre 2025. La tendance confirme l’évolution graduelle des habitudes de paiement vers des instruments alternatifs et des solutions plus digitalisées.

La BCT souligne également la forte progression du paiement mobile. En effet, le nombre de transactions effectuées via ce canal a bondi de 67,1 % sur un an, confirmant l’adoption croissante des services financiers numériques.

Ceci étant, ce que la banque des banques ne mentionne pas, c’est le montant des billets et monnaie en circulation a lui aussi fortement augmenté.

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte plus large de modernisation des moyens de paiement en Tunisie, marqué par la montée des transactions électroniques et le développement des solutions dématérialisées.

L’article Tunisie – Les paiements mobiles ont bondi de 67% est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : Le déficit courant recule à 2,7 milliards de dinars à fin avril

04. Juni 2026 um 14:18

Le déficit courant de la Tunisie s’est légèrement réduit au cours des quatre premiers mois de 2026, selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie. L’amélioration de la balance des services et des revenus des facteurs a permis de compenser en partie l’aggravation du déficit commercial liée à la hausse de la facture énergétique.

Le déficit courant de la Tunisie s’est établi à 2,731 milliards de dinars à la fin du mois d’avril 2026, contre 2,957 milliards de dinars à la même période de l’année précédente, selon les indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration tenue le 3 juin.

Une amélioration malgré un déficit commercial plus lourd

Rapporté au produit intérieur brut (PIB), ce déficit représente 1,5%, contre 1,7% un an auparavant, confirmant une amélioration progressive des équilibres extérieurs du pays.

Dans son analyse, la Banque centrale souligne que cette évolution favorable a été soutenue par la bonne performance de la balance des services ainsi que des revenus des facteurs.

Ces deux composantes ont permis de limiter l’impact du creusement du déficit commercial, provoqué notamment par l’augmentation de la facture énergétique.

La hausse des importations d’énergie continue ainsi de peser sur les comptes extérieurs du pays, dans un contexte marqué par la dépendance énergétique de la Tunisie et la volatilité des marchés internationaux.

Un excédent en nette progression hors énergie

Les données de la BCT mettent également en évidence une amélioration significative de la balance courante hors énergie.

A fin avril 2026, celle-ci a dégagé un excédent de 1,461 milliard de dinars, contre 726 millions de dinars durant la même période de l’année précédente.

Cette progression traduit une meilleure capacité de l’économie tunisienne à générer des ressources extérieures lorsque l’impact des importations énergétiques est neutralisé.

Ces indicateurs interviennent alors que les autorités monétaires continuent de surveiller l’évolution des équilibres macroéconomiques, dans un contexte marqué par les défis liés à l’énergie, au commerce extérieur et au financement de l’économie.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Le déficit courant recule à 2,7 milliards de dinars à fin avril est apparu en premier sur webdo.

La BCT maintient son taux directeur à 7% face aux risques inflationnistes

03. Juni 2026 um 19:53

Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé, mercredi 3 juin 2026, de maintenir son taux directeur à 7%, à l’issue d’une réunion consacrée à l’examen de la conjoncture économique, monétaire et financière aux niveaux national et international. L’institution justifie cette décision par la persistance des risques inflationnistes et un contexte international marqué par de fortes incertitudes.

Des pressions inflationnistes toujours présentes

Dans son communiqué, la BCT souligne que les pressions inflationnistes d’origine externe se sont récemment renforcées. L’institution estime que leur transmission aux prix sur le marché intérieur constitue un facteur de risque pour l’évolution future de l’inflation en Tunisie.

Face à cette situation, le Conseil d’administration considère qu’il est nécessaire de poursuivre une politique monétaire prudente afin de préserver la stabilité des prix et de contenir les anticipations inflationnistes.

La stabilité des prix comme priorité

La Banque centrale affirme que son orientation actuelle vise également à renforcer la résilience des équilibres macroéconomiques dans un environnement international jugé particulièrement incertain.

Elle indique suivre de près les évolutions économiques, monétaires et financières, tant sur le plan national qu’international, et se dit prête à prendre les mesures appropriées en fonction de l’évolution des perspectives d’inflation.

Un statu quo sur les taux

À l’issue de sa réunion, le Conseil d’administration a donc opté pour le maintien du principal taux directeur de la BCT à 7%, confirmant ainsi la poursuite de sa stratégie de prudence monétaire.

Cette décision était particulièrement attendue par les marchés financiers, les banques, les entreprises et les ménages, le taux directeur constituant l’un des principaux leviers de la politique monétaire tunisienne.

Lire aussi :

L’article La BCT maintient son taux directeur à 7% face aux risques inflationnistes est apparu en premier sur webdo.

Les transferts des Tunisiens à l’étranger frôlent les 3 milliards de dinars à fin avril

08. Mai 2026 um 19:33

Les revenus du travail des Tunisiens ont poursuivi leur progression au cours des premiers mois de 2026. Selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés vendredi par Banque centrale de Tunisie, les transferts cumulés ont atteint 2,9 milliards de dinars à fin avril, enregistrant une hausse de 5,2% par rapport à la même période de 2025. Les recettes touristiques et les réserves en devises affichent également une évolution positive, dans un contexte marqué par une baisse du refinancement bancaire.

Les données de la Banque centrale de Tunisie montrent que les recettes touristiques ont atteint 2 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de l’année, contre 1,9 milliard de dinars un an auparavant, soit une progression de 4%.

Réserves en devises en hausse

Cette dynamique a contribué à l’amélioration des avoirs nets en devises, qui ont progressé de 10% sur un an. Au 7 mai 2026, les réserves dépassaient 25,1 milliards de dinars, correspondant à 103 jours d’importation, contre 22,8 milliards de dinars et 99 jours d’importation à la même période de 2025.

Dans le même temps, les services cumulés de la dette extérieure se sont établis à 2,5 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de l’année.

Les billets et monnaies en circulation ont, eux aussi, poursuivi leur augmentation. Leur volume a dépassé 28,1 milliards de dinars au 7 mai 2026, en hausse de 18,8% sur un an.

Recul du refinancement bancaire

Les transactions interbancaires affichent également une nette progression. Leur montant global est passé de 3,1 milliards de dinars au 7 mai 2025 à près de 4 milliards de dinars actuellement, soit une hausse de 28%.

À l’inverse, le volume global du refinancement a enregistré une baisse sensible. Début mai 2026, il s’établissait à 11,2 milliards de dinars, contre 13,7 milliards de dinars une année auparavant, soit un recul de 18%.

L’article Les transferts des Tunisiens à l’étranger frôlent les 3 milliards de dinars à fin avril est apparu en premier sur webdo.

TUNPAY : Moez Hadidane donne plus de détails

07. Mai 2026 um 18:59

La Banque centrale de Tunisie (BCT) franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de numérisation des paiements. Dans une note adressée aux banques, à l’Office national de la poste et aux établissements de paiement, l’institution a annoncé le lancement du label national unifié « TUNPAY », destiné à renforcer l’usage du paiement mobile à travers le pays.

Cette nouvelle identité visuelle, développée en coordination avecMonétique Tunisie vise à rendre les services de paiement électronique plus facilement identifiables par les citoyens et les commerçants. L’objectif affiché est double : instaurer davantage de confiance autour des paiements numériques et accélérer leur adoption à grande échelle.

Développer le paiement mobile en Tunisie

Le service s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis plusieurs années pour développer le paiement mobile en Tunisie. Déjà accessible via plusieurs banques et établissements financiers, ce système permet d’effectuer des transferts d’argent, de payer des factures ou encore de régler des achats directement depuis un smartphone, sans avoir recours à l’argent liquide.

Avec TUNPAY, la BCT cherche désormais à unifier cet écosystème sous une même bannière afin de simplifier l’expérience utilisateur et de rendre les points d’acceptation plus visibles dans les commerces et les services du quotidien.

Intervenant sur les ondes D’Express FM, l’analyste financier Moez Hadidane a expliqué que cette initiative répond principalement à une volonté de promouvoir les portefeuilles électroniques et de réduire progressivement la circulation du cash dans l’économie tunisienne.

Lire aussi : Paiement mobile : La BCT lance le label “TUNPAY” pour unifier l’écosystème

Selon lui, le système offre également des avantages pratiques aux commerçants. Ces derniers peuvent intégrer le paiement électronique de manière relativement simple grâce à un QR Code fourni par un établissement de paiement et lié à leur téléphone mobile. Le client peut ensuite effectuer son règlement directement via son smartphone, sans installation d’équipements coûteux ou complexes.

Favoriser l’inclusion financière

Au-delà de l’aspect technologique, les autorités espèrent surtout favoriser l’inclusion financière, notamment pour les personnes peu bancarisées, tout en modernisant les habitudes de paiement dans un contexte où les transactions en espèces restent largement dominantes en Tunisie.

Dans son communiqué, la BCT estime que la généralisation du label TUNPAY constitue un levier essentiel pour structurer davantage le paiement mobile et soutenir le développement des services financiers numériques à l’échelle nationale.

L’article TUNPAY : Moez Hadidane donne plus de détails est apparu en premier sur webdo.

❌