Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Concert «Primavera musicale» au Théâtre de Tunis

11. April 2026 um 08:23

L’Orchestre symphonique de Carthage, sous la direction du maestro Hafedh Makni, présentera le concert symphonique «Primavera musicale : échos de la Méditerranée», le samedi 25 avril 2026, à 19h30, au Théâtre municipal de Tunis, avec la participation du maestro Ludovico Troncanetti en soliste.

Selon l’Institut Culturel Italien de Tunis, co-organisateur de l’événement, «ce concert offrira au public un voyage à travers la virtuosité et le raffinement orchestral, célébrant la richesse de la musique classique italienne et méditerranéenne, à l’occasion du 70e anniversaire des relations bilatérales entre la Tunisie et l’Italie».

Le programme comprendra des œuvres de Saint-Saëns et un hommage aux compositeurs italiens, avec des pièces de Gioachino Rossini et Giuseppe Verdi, lors d’une soirée réunissant orchestre, chœur et violoncelle, interprété par Wassim Makni.

Cette initiative, à laquelle participe l’association tunisienne Musique Sans Frontières, s’inscrit dans un programme de coopération culturelle visant à promouvoir la musique classique comme vecteur d’échanges entre la Tunisie et l’Italie. Parmi ses soutiens figurent également l’Office national du tourisme tunisien et la Fondation Arts et Culture.

I. B.

L’article Concert «Primavera musicale» au Théâtre de Tunis est apparu en premier sur Kapitalis.

Concert solidaire pour financer l’accès à l’eau à Siliana

07. April 2026 um 07:37

Le Rotary Club Tunis Médina organise, le 16 avril 2026, à l’Opéra de Tunis, un concert caritatif intitulé «La Symphonie des Légendes». L’événement cherche à mobiliser le public autour d’un objectif concret : financer un projet d’accès durable à l’eau potable au profit de l350 familles dans le gouvernorat de Siliana, au centre de la Tunisie.

Organisé en collaboration avec l’Orchestre symphonique de Carthage et l’Opéra de Tunis,le concert réunira plus de160 artistes sous la direction du maestro Hafedh Makni et avec une direction chorale assurée par Mourad Gaaloul.

Au programme, une fusion audacieuse entre les époques et les styles avec des hommages à Oum Kalthoum, Abdelhalim Hafez, Farid Al-Atrache et Fayrouz, au patrimoine musical tunisien et aux classiques occidentaux, de Mozart à Abba en passant par Charles Aznavour et Dalida.

L’intégralité des recettes sera consacrée au projet «Eau pour tous», porté par le Rotary

Club Tunis Médina. Et qui prévoit l’installation de  systèmes de pompage alimentés par énergie photovoltaïque afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable dans des zones rurales confrontées à des coupures récurrentes.

Les billets sont disponibles sur le site Teskirti.tn

L’article Concert solidaire pour financer l’accès à l’eau à Siliana est apparu en premier sur Kapitalis.

Crise au Moyen-Orient | Onze nouveaux Tunisiens rapatriés

Von: Yusra NY
06. April 2026 um 18:25

Onze nouveaux ressortissants tunisiens ont été évacués du Liban et sont arrivés, dans la matinée de ce lundi 6 avril 2026, à l’aéroport de Tunis-Carthage.

En provenance d’Istanbul, ce groupe de onze personnes a été accueilli à sa descente d’avion par des représentants du ministère des Affaires étrangères, des équipes du Croissant-Rouge tunisien et des familles impatientes.

Ce rapatriement s’inscrit dans un effort diplomatique continu alors que le conflit au Moyen-Orient s’intensifie, rendant les conditions de vie au Liban extrêmement dangereuses.

Notons qu’il s’agit de la quatrième opération de secours organisée par l’État tunisien et que depuis le 15 mars, le pont aérien, passant par la Jordanie ou la Turquie, a permis de mettre à l’abri une cinquantaine de citoyens Tunisiens à ce jour.

Y. N.

L’article Crise au Moyen-Orient | Onze nouveaux Tunisiens rapatriés est apparu en premier sur Kapitalis.

Slim Sanhaji nommé directeur artistique des 27èmes JTC

03. April 2026 um 09:39

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, jeudi 02 avril, la nomination de l’homme de théâtre Slim Sanhaji comme directeur artistique et président du comité d’organisation de la 27ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC).

Créées en 1983, ces JTC, l’un des plus anciens festivals théâtraux arabes et africains se tiennent habituellement en novembre-décembre et réunissent des créateurs arabes, africains et méditerranéens pour l’échange et l’expérimentation.

Slim Sanhaji, dont la carrière débute dans les années 1970 au théâtre scolaire, succède à Mounir Ergui (éditions 2024-2025). Ancien machiniste de la troupe du Triangle avec Habib Chebil, il a mis en scène des pièces primées comme Carnaval, Safar et Sa’at Hob.

Il a dirigé le Festival international de Hammamet, le Festival de Carthage et Dar Masrahi au Bardo.

L’article Slim Sanhaji nommé directeur artistique des 27èmes JTC est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie | Slim Sanhaji à la direction de la 27e édition des JTC

Von: Yusra NY
02. April 2026 um 19:49

Slim Sanhaji a été nommé directeur artistique et président du comité d’organisation de la 27e édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC).

C’est ce qu’a fait savoir le ministère des Affaires culturelles via une note diffusée, ce jeudi 2 avril 2026, sachant que l’homme de théâtre  succède à Mohamed Mounir Argui, qui a dirigé les JTC festival lors des deux précédentes éditions.

Slim Sanhaji, réalisateur de renom qui a signé plusieurs œuvres, a aussi dirigé le Festival international de Hammamet ou encore la direction artistique du Festival de Carthage.

L’article Tunisie | Slim Sanhaji à la direction de la 27e édition des JTC est apparu en premier sur Kapitalis.

La Villa Baizeau fait revivre l’héritage de Le Corbusier à Carthage

02. April 2026 um 12:26

La Villa Baizeau à Carthage, unique création africaine de Le Corbusier, retrouve une place centrale sur la scène culturelle tunisienne à l’occasion des célébrations du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et la Suisse. Un programme allie art contemporain, réflexion architecturale et valorisation du patrimoine moderne.

L’ambassade de Suisse a présenté cette initiative comme l’ouverture d’une année commémorative dédiée aux personnalités suisses ayant marqué durablement la Tunisie.

L’événement phare de ce programme sera l’exposition «Ma maison est un Le Corbusier (Villa Baizeau)» de l’artiste italien Cristian Chironi, qui se tiendra du 3 avril au 17 juin 2026 au Centre d’art contemporain La Boîte à Tunis.

Ce projet s’inscrit dans une démarche initiée par Chironi en 2015, fondée sur l’idée d’«habiter» de manière critique l’architecture de Le Corbusier afin d’interroger son héritage culturel et urbain contemporain.

Mémoire, paysage et modernisme

Au cœur du projet se trouve la Fiat 127 Special «Caméléon», utilisée lors de la performance itinérante «Carthage Drive» les 24 et 25 mars, comme extension mobile de l’exposition. Plus qu’un simple accessoire, la voiture devient un dispositif narratif et performatif grâce auquel l’artiste met en mouvement mémoire, paysage et modernisme, transformant le trajet urbain en une expérience esthétique et critique.

Cette initiative est organisée en collaboration avec la Fondation Le Corbusier, l’Association tunisienne pour la recherche en architecture et l’École nationale supérieure d’architecture et d’urbanisme (Enau) de Tunis, avec le soutien de l’Institut culturel italien en Tunisie, de l’ambassade d’Italie en Tunisie et de la Coopération suisse en Tunisie.

Le projet sera accompagné d’une publication des Éditions Lenz et d’une conférence le 2 avril à l’Enau, dans le cadre de la Journée du design italien, avec la participation, entre autres, de Brigitte Bouvier de la Fondation Le Corbusier, de Tarek Baccouche, directeur général de l’Institut national du patrimoine (INP), et de l’architecte Chacha Atallah.
Cette initiative culturelle ne se limite pas à une simple exposition ; elle vise à relancer le débat autour d’un édifice singulier dans l’histoire de l’architecture tunisienne et du XXe siècle. Construite entre 1928 et 1930 sur la colline Sainte-Monique, dominant la mer à Carthage, la villa fut commandée par l’entrepreneur Lucien Baizeau et conçue par Le Corbusier sans que l’architecte ne se rende jamais sur place, travaillant à distance à partir de photographies, de plans et de correspondance. La Fondation Le Corbusier la considère comme le seul projet architectural qu’il ait conçu en Afrique.

L’architecture corbuséenne adaptée au climat méditerranéen

Sur le plan formel, la Villa Baizeau est perçue comme une étape majeure dans le développement du langage corbuséen adapté au climat méditerranéen. L’édifice intègre les principes de la Maison Dom-Ino et les «cinq points» de l’architecture moderne : un plan ouvert, des façades détachées de la structure, de vastes terrasses en surplomb pour se protéger du soleil et des vents chauds, et un système de ventilation naturelle assurant la circulation de l’air du rez-de-chaussée jusqu’au toit.

Le thème même de la protection solaire, déjà encouragé par le client, est interprété par les spécialistes comme l’un des prémices du développement ultérieur du brise-soleil dans l’œuvre de Le Corbusier.

L’histoire de la villa est cependant aussi celle d’un retrait progressif du regard public. Après l’indépendance de la Tunisie, le bâtiment fut nationalisé en 1961 et intégré au périmètre du palais présidentiel de Carthage. Selon la Fondation Le Corbusier, il abrite aujourd’hui les archives de l’Agence générale de renseignement tunisienne et est de fait inaccessible. Ces dernières années, cette inaccessibilité même a contribué à en faire un objet quasi mythique pour les architectes, les chercheurs et les acteurs culturels, alimentant des initiatives d’exposition et des projets de réinterprétation artistique, comme celui actuellement mené à Tunis.

Dans le contexte tunisien, la redécouverte de la Villa Baizeau s’inscrit également dans un processus plus large de reconnaissance du patrimoine moderniste. Un article publié par Archibat et signé par un architecte de l’INP rappelle que le dossier de protection juridique du bien a été validé par la Commission nationale du patrimoine en juillet 2023 et qu’un décret du ministère des Affaires culturelles relatif à la protection des monuments historiques et archéologiques a été publié au Journal officiel tunisien le 26 janvier 2024. Il s’agit d’une étape importante, car elle témoigne d’une attention croissante portée à un patrimoine architectural longtemps resté marginalisé par rapport au patrimoine archéologique et monumental plus connu du pays.

L’article La Villa Baizeau fait revivre l’héritage de Le Corbusier à Carthage est apparu en premier sur Kapitalis.

Hausse surprise des tarifs des musées en Tunisie : les agences de voyage prises de court

Publiée au Journal officiel à la veille de son entrée en vigueur, la hausse des tarifs d’accès aux musées et sites archéologiques en Tunisie a pris de court les agences de voyage. Liées par des contrats conclus parfois un an à l’avance, elles se retrouvent aujourd’hui contraintes d’en assumer le surcoût.

Ce n’est pas un poisson d’avril bien que la mesure entre en vigueur le 1er avril 2026. Les tarifs d’entrée aux sites archéologiques et musées en Tunisie ont subi une augmentation substantielle. Une décision conjointe du ministère de la Culture et celui des Finances aussi soudaine qu’inattendue parue au Journal officiel le 31 mars et qui a immédiatement suscité la réaction des professionnels du tourisme.

En première ligne, les agences de voyage qui regrettent une mesure prise sans concertation et surtout sans délai d’adaptation. « La plupart des agences tunisiennes qui intègrent les musées et sites dans leurs programmes élaborent leurs offres et signent leurs contrats avec les tour-opérateurs étrangers près d’un an à l’avance », explique un professionnel du secteur.

Conséquence directe : les tarifs étant déjà fixés et commercialisés auprès des clients finaux, les agences se retrouvent aujourd’hui dans l’impossibilité de répercuter la hausse. « Les voyageurs ont réservé sur la base des anciens prix. Le différentiel devra être supporté par les agences tunisiennes », précise-t-il, évoquant un impact financier immédiat.

Une hausse jugée brutale malgré son principe admis

Si le principe d’une revalorisation tarifaire n’est pas contesté, sa mise en œuvre fait débat. « Une augmentation était inévitable, mais elle aurait dû s’accompagner d’une amélioration des services, d’un meilleur entretien des sites et d’une stratégie progressive », estime ce même interlocuteur.

Plus encore, la méthode interroge. « Une décision de cette nature aurait dû être anticipée, étalée dans le temps et surtout concertée avec les fédérations du tourisme et les agences de voyage, qui représentent la principale source de revenus de l’Agence de mise en valeur du patrimoine. Ce n’est pas de la gouvernance, c’est de la précipitation, voire une forme de brutalité », tranche-t-il.

Une réforme tarifaire en deux étapes

La nouvelle grille tarifaire s’applique en deux temps : une première augmentation entrée en vigueur le 1er avril 2026, suivie d’une seconde au 1er janvier 2027.

Les tarifs sont désormais fixés comme suit :
-Catégorie A : 30 DT en 2026, puis 45 DT en 2027
-Catégorie B : 20 DT, puis 30 DT
-Catégorie C : 10 DT
-Catégorie D : 8 DT
-Catégorie E : 5 DT

Un tarif réduit de 1 dinar est maintenu pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés ainsi que pour les étudiants individuels.

Le billet combiné donnant accès au Musée national du Bardo et aux sites de Carthage est désormais proposé à 45 dinars en 2026 et 70 dinars en 2027, avec une augmentation annuelle de 5 % à partir de 2028.

Reclassification des sites majeurs à l’horizon 2028

À compter du 1er janvier 2028, plusieurs hauts lieux du patrimoine tunisien, dont Carthage, Kairouan et l’amphithéâtre d’El Jem, seront reclassés en catégorie A, entraînant une nouvelle hausse mécanique des tarifs.

Des mesures d’accompagnement limitées

Des tarifs préférentiels sont maintenus pour les Tunisiens, les résidents étrangers et les visiteurs individuels du Maghreb arabe, avec des prix variant entre 4 et 9 dinars selon les sites.

La gratuité reste applicable le premier dimanche de chaque mois, les jours fériés ainsi que les 18 avril et 18 mai.

Par ailleurs, les agences de voyage pourront bénéficier d’une ristourne de 10 %, à condition d’atteindre un chiffre d’affaires annuel de 20 000 dinars dès 2026, puis 30 000 dinars à partir de 2027.

Au-delà des ajustements tarifaires, c’est donc la question de la gouvernance et de la concertation qui est posée. Dans un secteur où l’anticipation est clé, cette décision « tombée du jour au lendemain » risque de perturber les programmes déjà signés entre les acteurs du tourisme en Tunisie et leurs partenaires internationaux, qu’il s’agisse de tour-opérateurs ou des compagnies de croisières qui élaborent leurs programmes et rendent publics leurs tarifs sur toute une saison, voire même par anticipation sur l’année suivante.

©Destination Tunisie

L’article Hausse surprise des tarifs des musées en Tunisie : les agences de voyage prises de court est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Wissem Souifi, nouveau DG du Golden Carthage Hotel & Residence


Wissem
Souifi prend la direction du Golden Carthage Tunis avec l’ambition de hisser l’établissement au rang de référence internationale, portée par l’authenticité et l’excellence tunisiennes.

Le Golden Carthage Hotel & Residence, complexe de prestige niché sur les hauteurs de Gammarth, vient d’officialiser la nomination de Wissem Souifi au poste de directeur général. Il prendra officiellement ses fonctions le 23 mars 2026.

Cette décision stratégique s’inscrit dans une vision de croissance ambitieuse. L’objectif avec cette nomination est de consolider le statut de l’établissement en tant que référence de l’hôtellerie haut de gamme dans le bassin méditerranéen.


Un expert de l’hôtellerie internationale

Professionnel chevronné et respecté, Wissem Souifi apporte avec lui une expertise internationale bâtie à la tête d’établissements de luxe en Afrique et au Moyen-Orient. Son parcours est marqué par une capacité démontrée à piloter des transformations complexes dans des environnements hautement concurrentiels.

L’un de ses succès les plus récents et remarqués demeure la direction du complexe hôtelier de Tunis (ex-Laico). Il y a orchestré avec brio la transition vers l’enseigne Radisson Blu Hotel & Convention Center Tunis, repositionnant l’établissement comme un leader incontesté du tourisme d’affaires et de l’événementiel d’envergure.


v
ision axée sur l’excellence et l’innovation

Pour le nouveau directeur général, ce défi représente une suite logique à son parcours d’excellence : « Rejoindre le Golden Carthage Hotel & Residence est une opportunité exceptionnelle de faire évoluer un établissement aussi emblématique. Notre ambition est de le propulser parmi les destinations de référence en Méditerranée, en misant sur l’excellence du service, l’innovation constante et la profonde authenticité de l’hospitalité tunisienne ».

Dès la saison estivale 2026, sous son impulsion, l’hôtel amorcera une phase de modernisation profonde. Ce plan de développement prévoit l’élévation de l’expérience client via des standards de service renforcés, la refonte de l’offre gastronomique pour séduire les palais les plus fins, la rénovation complète du Spa Antonin, véritable poumon de bien-être du complexe et la création de nouvelles suites de prestige, incluant une Suite Impériale d’exception.

L’ambition est de positionner le Golden Carthage Tunis comme une destination incontournable sur la Côte de Carthage, capable d’attirer une clientèle internationale exigeante tout en valorisant l’excellence de l’hospitalité tunisienne.

Ambition internationale pour le Groupe Golden Carthage

Cette nomination s’inscrit également dans une restructuration globale du Groupe Hôtelier Golden Carthage. Le groupe entame une phase d’expansion audacieuse visant à exporter son savoir-faire au-delà des frontières tunisiennes. Il ambitionne désormais de devenir un acteur majeur du management hôtelier à l’échelle internationale. En s’appuyant sur l’expertise technique de ses équipes, il compte développer et gérer des établissements sur les marchés régionaux et mondiaux, portant ainsi les couleurs du management touristique tunisien à un niveau supérieur.

L’article Wissem Souifi, nouveau DG du Golden Carthage Hotel & Residence est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

De l’argent pour un aéroport à 3 Mds DT, et pas de sous pour Tunisair !!

10. März 2026 um 12:56
En réponse du ministère du Transport à une question écrite du député de Raoued Halim Boussema, portant sur la situation de la compagnie publique de transport aérien, Rachid Amri qui était précis dans son intervention, a rappelé « la décision n° 7 issue du Conseil ministériel  restreint tenu le 31 janvier 2025, relative à la poursuite […]

Une liaison ferroviaire en projet pour desservir Tunis-Carthage

Selon les données officielles, le projet sera réalisée en trois phases distinctes, couvrant un total de plus de 20 kilomètres

Dans le cadre de son Plan de développement 2026-2030, l’État tunisien a annoncé hier un projet de création d’une nouvelle ligne de transport public ferroviaire destinée à améliorer la desserte de l’aéroport Tunis-Carthage et à renforcer la mobilité dans le Grand Tunis.

La première phase prévoit la réalisation d’un tronçon de 8 km reliant l’Avenue de la République à l’aéroport, en passant par le quartier de La Perle du Lac.

La deuxième phase, longue de 10 km, prolongera la ligne depuis La Perle du Lac jusqu’à la zone économique du Kram, également connue sous l’appellation Lac 3.

Enfin, une troisième phase de 4 km permettra d’étendre le réseau vers les quartiers des Jardins de Carthage, d’Aïn Zaghouan et de Bhar Lazreg, à proximité de l’hôpital Hôpital Mongi Slim La Marsa.

Parallèlement à ces développements d’infrastructure, un appel d’offres a été lancé pour l’acquisition de 30 rames ferroviaires destinées à exploiter cette future ligne.

Ce projet s’inscrit dans une volonté de fluidifier l’accès à l’aéroport et accompagner son plan d’extension qui a également été confirmé.

Image d’illustration générée par IA

L’article Une liaison ferroviaire en projet pour desservir Tunis-Carthage est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge

Le gouvernement tunisien a officiellement tranché concernant l’avenir de l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Il a dévoilé hier son projet d’extension, sans toutefois aborder la nature de son financement.

La décision annoncée officiellement hier en conseil des ministres a clarifié une fois pour toutes les grandes orientations de l’Etat pour ce qui concerne le futur de l’aéroport Tunis-Carthage, première porte d’entrée dans le pays par voie aérienne avec 60 % du trafic tous aéroports confondus.

Il n’y aura donc pas de nouvel aéroport à construire comme cela avait été évoqué, de même que l’option de délocalisation vers l’Aéroport international d’Enfidha-Hammamet n’est de toute évidence plus à l’ordre du jour.

Le schéma retenu est celui d’une extension des infrastructures existantes avec la réalisation d’un nouveau terminal d’une capacité de 11,5 millions de passagers, portant la capacité globale à 18,5 millions (contre une surcapacité de 7,2 de voyageurs actuellement) en plus de la rénovation de l’actuel terminal pour porter sa capacité à 7 millions de passagers.

Une orientation qui, si elle répond de toute évidence à une logique budgétaire évidente, soulève néanmoins plusieurs interrogations de fond.

Une décision avant tout économique ?

Tout porte à croire que le choix retenu repose essentiellement sur des considérations financières et des impératifs de rationalisation des dépenses publiques. L’extension apparaît comme la solution la moins coûteuse à court terme.

Mais cette approche privilégie-t-elle une vision stratégique à long terme ? Certains observateurs estiment que les conséquences des arbitrages actuels risquent d’être reportées sur les générations futures, notamment si le choix arrêté s’avérait inadapté.

Les professionnels du tourisme laissés en marge : Autre point sensible : l’absence de consultation élargie des acteurs du tourisme et du voyage. Les professionnels du secteur, en première ligne avec leurs partenaires internationaux et leurs clients, disposent pourtant d’une lecture fine des tendances du marché, des attentes des compagnies aériennes et de l’évolution des flux touristiques.

Leur expertise aurait pu enrichir le débat stratégique autour d’une consultation appelée à fixer les enjeux de compétitivité de la destination Tunisie.

La question de la gouvernance et de la qualité de service : Au-delà des infrastructures, plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes de gestion actuelles au sein de l’aéroport. Les critiques portent notamment sur des processus jugés peu flexibles et insuffisamment orientés vers l’expérience passager.

Sans réforme structurelle de la gouvernance et des pratiques opérationnelles, une extension physique suffira-t-elle à améliorer la qualité de service ?

L’angle mort de la législation aérienne : Peu de débats publics ont également porté sur le cadre réglementaire de l’aviation civile. Or, la législation actuelle impose encore des restrictions notamment sur les droits de trafic, un facteur déterminant dans l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire.

Le dossier de l’Open Sky semble par ailleurs avoir été relégué au second plan, alors même qu’une clause prévoit que l’aéroport de Tunis-Carthage bénéficie d’une période de « protection » de cinq ans. Une situation qui continue d’alimenter les interrogations sur la stratégie d’ouverture du ciel tunisien.

Et le rôle de Tunisair dans cette nouvelle configuration ?

La question de l’adaptation de l’aéroport aux besoins spécifiques de la compagnie nationale, Tunisair, demeure également posée. Le futur terminal a-t-il été pensé comme un véritable levier de croissance pour son trafic, avec des infrastructures alignées sur la nature de son réseau et ses ambitions de développement ?

La réponse à cette question sera déterminante pour la compétitivité de la compagnie et, par extension, pour le positionnement régional de Tunis.

Les riverains face à l’augmentation du trafic

Enfin, un point majeur semble peu abordé : l’impact sur les habitants de Tunis et des zones limitrophes. Les quartiers des Berges du Lac, de La Soukra ou encore de l’Ariana, situés dans le périmètre aéroportuaire et sous les axes de servitude aéronautique (couloirs d’approche et de décollage), pourraient voir les nuisances sonores s’intensifier proportionnellement à l’augmentation du mouvement des avions.

Les riverains ont-ils été consultés ? Des mesures d’atténuation sont-elles prévues dans les plans futurs ? L’argument stipulant que les avions sont moins bruyants évoqués par certains est particulièrement maigre.

Une vision à clarifier

L’extension de l’aéroport Tunis-Carthage constitue indéniablement un choix structurant pour l’avenir du transport aérien tunisien. Mais au-delà des chiffres et des capacités annoncées, c’est une vision globale qui est attendue : gouvernance modernisée, cadre réglementaire adapté, intégration des besoins des compagnies, concertation avec les professionnels et prise en compte des impacts environnementaux.

Car un aéroport n’est pas seulement une infrastructure. C’est un outil stratégique au service d’un pays, de son économie et de ses citoyens. Et dans ce dossier, à l’heure où cet article est publié, aucune information n’a filtré sur le budget consacré et sur sa provenance. L’information officielle s’est limitée à indiquer que le projet entre dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

©Destination Tunisie

 

Lire dans nos archives à propos de l’aéroport:

Aéroport Tunis-Carthage: le salon Privilège change d’exploitant

Ces serpentins qui font couler beaucoup de salive

Skyrax classe Tunis-Carthage 2 étoiles

L’article Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Golden Carthage se transforme en label hôtelier et entame une expansion à l’international

Le Golden Carthage à Gammarth amorce un virage stratégique en se déployant en tant que label hôtelier tourné vers l’international misant sur les compétences tunisiennes.

L’hôtel Golden Carthage Tunis, propriété de la MCC (Montazah les Côtes Carthage, à capitaux saoudiens que préside Tariq Jalal) entre dans une nouvelle phase. Il s’agit de la création d’une nouvelle société de gestion hôtelière qui va exporter le label Golden Carthage sur les marchés maghrébins.

Concrètement, cette nouvelle société a signé le 12 février 2026 un contrat de gestion pour compte d’un nouvel établissement comprenant hôtel et appart-hôtel situés à Tripoli en Libye qui seront dénommés Haroun Golden Carthage. Ce complexe a une capacité de 190 chambres en catégorie 4 étoiles et devrait ouvrir ses portes en mars 2026.

D’autres projets sont également prévus en Libye au cours de la prochaine période.

En Algérie, des négociations sont également à un stade avancé pour la prise en gestion d’un tout nouvel hôtel situé à Alger sous le même label Golden Carthage.

La société est également tournée vers la Mauritanie où elle envisage également une implantation sur un marché jugé en pleine expansion.

Cérémonie de signature de prise en gestion pour compte de l’hôtel Haroun de Tripoli

Ressources humaines tunisiennes

Ce déploiement s’appuiera sur des compétences essentiellement tunisiennes. A commencer par la direction générale de cette société qui sera pilotée par Lotfi Mechergui.

L’hôtel de Tripoli sera dirigé lui aussi par un Tunisien, en l’occurrence Khaled Bouaarada qui sera accompagné par plusieurs hauts cadres dont notamment le futur chef de l’hôtel.

Lire aussi à propos de l’hôtel:

Golden Carthage Tunis : l’hôtel récompense l’engagement de ses équipes

L’article Golden Carthage se transforme en label hôtelier et entame une expansion à l’international est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Madart Carthage reprend toutes ses activités

07. Januar 2026 um 12:43

Fondé par Raja Ben Ammar et Moncef Sayem en 1994, Madart Carthage est un ciné-théâtre rayonnant sur toute la banlieue nord de Tunis.

Repris par une équipe de jeunes activistes culturels, cet espace a connu une fermeture prolongée afin d’accomplir d’importants travaux de restauration et de maintenance.

Ayant rouvert progressivement durant ces dernières semaines, Madart Carthage vient d’atteindre sa vitesse d’élan et l’a annoncé aujourd’hui à ses nombreux amis et son public.

C’est avec un dessin de Héla Lamine que l’équipe de Madart Carthage a fait part de cette nouvelle sous le signe des retrouvailles.

Welcome back et bonne reprise !

Lire aussi :

L’article Madart Carthage reprend toutes ses activités est apparu en premier sur webdo.

Aigles de Carthage : Sami Trabelsi et son staff, limogés

05. Januar 2026 um 08:34

Au lendemain de l’élimination de la sélection tunisienne en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, la Fédération tunisienne de football a officialisé une rupture à l’amiable avec l’ensemble du staff technique. Une décision qui marque la fin d’un cycle, dans un contexte sportif jugé insuffisant.

La Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé, dimanche soir, la résiliation à l’amiable des contrats liant l’ensemble du staff technique de l’équipe nationale. Cette décision intervient moins de 24 heures après l’élimination des Aigles de Carthage en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, disputée au Maroc.

Un premier tour en demi-teinte

La Tunisie a vu son parcours s’arrêter à l’issue d’une rencontre disputée face au Mali, conclue par une séance de tirs au but perdue (3-2), après un match nul (1-1) au terme du temps réglementaire et des prolongations, samedi soir à Casablanca. Une issue cruelle, mais qui n’a pas suffi à masquer les limites affichées tout au long de la compétition.

Lors de la phase de groupes, les Aigles de Carthage n’ont enregistré qu’une seule victoire, obtenue lors du match d’ouverture face à l’Ouganda (3-1). Le reste du parcours s’est résumé à une défaite contre le Nigeria (3-2) et un match nul face à la Tanzanie (1-1), des résultats qui ont permis à la Tunisie d’arracher la qualification pour les huitièmes de finale à la deuxième place du groupe C.

La fédération tourne la page

Sans entrer dans les détails des prochaines orientations techniques, la FTF acte ainsi la fin d’un staff dont le bilan à la CAN n’a pas répondu aux attentes, dans un climat de plus en plus critique autour du rendement de la sélection nationale. Cette rupture ouvre désormais la voie à une nouvelle phase de réflexion, à l’approche des prochaines échéances continentales et internationales.

Lire aussi :

L’article Aigles de Carthage : Sami Trabelsi et son staff, limogés est apparu en premier sur webdo.

Ghannouch vibre au rythme du cinéma avec les JCC

26. Dezember 2025 um 16:22

Dans une ambiance festive et en présence de nombreuses personnalités du monde artistique, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ont démarré jeudi soir à la Maison de la Culture de Ghannouch dans le gouvernorat de Gabès et se poursuivront jusqu’au 27 décembre.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre d’une initiative visant à soutenir la décentralisation culturelle au service du rayonnement du cinéma tunisien dans les diverses régions du pays.

Le premier jour a été marqué par la projection du documentaire ” Le Clown de Gaza ” d’Abdul Rahman Sabbah qui a attiré un public nombreux et de tous âges, témoignant de la passion des habitants de Ghannouch pour le cinéma, de leur soif de films et de leur engagement profond envers la cause palestinienne.

Le programme de cette manifestation comprend des ateliers de formation spécialisés dans le domaine de l’interprétation face à la caméra et dans les techniques modernes d’industrie cinématographique dirigées par des experts et des réalisateurs professionnels.

Des projections destinées au public sont également prévues et les cinéphiles auront l’occasion de voir “Une journée presque ordinaire” de Selim Belhiba, “Les enfants de Fatma” d’Abdelhamid Bouchnek et “Pierre-Feuille-Ciseaux ” de Cherifa Benouda qui remporté le prix Prix Ciné-Promesse lors de la 36e édition des JCC ainsi que film tunisien “Ilef” de Saber Bakouch à la clôture de cette manifestation.

De nombreux intellectuels de la région ont convenu que le JCC ont constitué un événement culturel important pour la ville qui a contribué à sa dynamisation culturelle. Ils ont ajouté que cela prouve encore une fois la grande popularité du cinéma dans les différentes régions du gouvernorat de Gabès et  souligné le besoin urgent d’un cinéma dans la région.

L’article Ghannouch vibre au rythme du cinéma avec les JCC est apparu en premier sur WMC.

Tunisie–Chine : Discussions sur l’aéroport de Tunis, le port d’Enfidha et Taparura

26. Dezember 2025 um 14:25

Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. a été reçue par la FIPA-Tunisia pour faire le point sur des projets en cours et examiner de nouvelles opportunités d’investissement. Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers majeurs, dont l’aéroport de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.

La coopération tuniso-chinoise dans le domaine des infrastructures a été au centre d’une rencontre tenue au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie. Les discussions ont réuni les responsables de la FIPA-Tunisia et une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd., filiale du groupe public chinois SINOMACH, autour de projets structurants pour l’économie tunisienne.

Aéroport, port et Taparura à l’ordre du jour

La réunion a permis d’évaluer l’état d’avancement du projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous, réalisé avec la participation de CAMCE. Elle a également ouvert la voie à l’exploration de nouveaux investissements dans des infrastructures de grande envergure, considérées comme prioritaires pour le développement du pays.

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, la réalisation du port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax. Ces chantiers sont présentés comme des leviers clés pour renforcer la connectivité, la logistique et l’attractivité économique de la Tunisie.

Un acteur chinois de premier plan

Le directeur général de la FIPA-Tunisia, Jalel Tebib, a mis en avant l’importance des investissements déjà réalisés par CAMCE et souligné la dynamique actuelle visant à accélérer la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure, notamment à travers des partenariats public-privé. Il a réaffirmé la volonté des autorités tunisiennes de consolider la coopération économique avec leurs partenaires internationaux.

China CAMC Engineering Co., Ltd. est une entreprise publique relevant directement du gouvernement chinois, spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle est active dans de nombreux pays et constitue un acteur majeur de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.

Lire aussi :

L’article Tunisie–Chine : Discussions sur l’aéroport de Tunis, le port d’Enfidha et Taparura est apparu en premier sur webdo.

JCC dans les régions : Une première édition régionale à Ghannouch

Von: walid
24. Dezember 2025 um 22:28

La délégation de Ghannouch accueille, pour la première fois, du 25 au 27 décembre 2025, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) dans les régions, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir la décentralisation culturelle au service du rayonnement du cinéma tunisien dans les diverses régions du pays.

Le programme de cette manifestation qui se tient au Centre culturel de Ghannouche, comprend des ateliers de formation spécialisés dans le domaine de l’interprétation face à la caméra et dans les techniques modernes d’industrie cinématographique dirigées par des experts et des réalisateurs professionnels.

Des projections destinées au public sont également au programme, avec en ouverture la projection du film palestinien “Le Clown de Gaza” d’Abdulrahman Sabbah et en clôture le film tunisien “Ilef” de Saber Bakouch. Les cinéphiles auront également l’occasion de voir ” ne journée presque ordinaire” de Selim Belhiba, “Les enfants de Fatma” d’Abdelhamid Bouchnek et “Pierre-Feuille-Ciseaux ” de Cherifa Benouda qui remporté le prix Prix Ciné-Promesse lors de la 36e édition des JCC, dont la clôture a eu lieu samedi soir à la capitale.

L’article JCC dans les régions : Une première édition régionale à Ghannouch est apparu en premier sur WMC.

JCC 2025 – Le soir où la parole a été confisquée

23. Dezember 2025 um 12:54

La cérémonie de clôture de la 36ᵉ édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) n’a pas seulement surpris par sa forme inhabituelle : elle a révélé, de manière brutale et publique, une confiscation de la parole au cœur même d’un festival historiquement fondé sur l’expression et le débat.

Une cérémonie de clôture marquée par le malaise

Lors de la cérémonie de clôture de la 36ᵉ édition des Journées cinématographiques de Carthage, un sentiment de vide et d’étrangeté s’est immédiatement imposé, aussi bien aux spectateurs présents dans la salle qu’à ceux qui suivaient l’événement à distance. La salle apparaissait clairsemée et, surtout, plusieurs jurys — au moins deux — étaient absents, non seulement de la scène mais de la salle elle-même. L’absence la plus visible restait celle du jury de la compétition des longs métrages de fiction, pourtant au cœur de toute cérémonie de clôture.

La forme même de cette clôture a accentué le malaise. Les prix ont été annoncés rapidement, sans lecture de motivations, sans discours d’aucune sorte. Les lauréats, appelés sur scène, n’ont pas eu accès à un micro pour remercier ou s’exprimer. Cette absence totale de parole a surpris, voire choqué. Le contraste entre l’importance symbolique d’une clôture et la pauvreté de sa mise en scène a été immédiatement perçu comme problématique.

Des interrogations immédiates et des prises de parole publiques

Dès le soir même, puis le lendemain, les interrogations se sont multipliées. Que s’était-il passé ? Pourquoi les jurys étaient-ils absents ? Pourquoi cette cérémonie semblait-elle privée de toute parole, alors que les JCC se sont toujours revendiquées comme un espace d’expression et de débat ? Ces questions, d’abord murmurées dans les coulisses et sur les réseaux sociaux, ont rapidement pris une dimension publique.

C’est dans ce contexte qu’est apparue la lettre ouverte du réalisateur Brahim Letaief, adressée au Président de la République. Membre du jury Première œuvre – Prix Tahar Chériaa, il portait ainsi la contestation depuis l’intérieur même des instances artistiques du festival. Par ce geste, le débat quittait le seul cadre organisationnel du festival pour être porté sur le terrain institutionnel et symbolique. Peu après, la déclaration du jury de la compétition des longs métrages de fiction est venue apporter un éclairage précis et argumenté sur les raisons de son absence, confirmant qu’il s’agissait d’un désaccord de fond concernant le rôle du jury et la suppression de sa parole lors de la cérémonie.

La publication successive de ces deux textes a provoqué une indignation largement partagée. Cinéastes, professionnels du secteur, mais aussi simples citoyens ont exprimé leur incompréhension et leur colère face à ce qui était désormais perçu non comme un incident isolé, mais comme une atteinte aux principes mêmes sur lesquels le festival s’est construit.

Une prise de position professionnelle : Dorra Bouchoucha et l’ARFT

Dans ce climat, la productrice Dorra Bouchoucha a jugé nécessaire de publier à son tour une mise au point, en français et en anglais. Elle y affirme que, si la décision de priver jurys et lauréats de parole avait été connue à l’avance, elle ne se serait ni déplacée pour la cérémonie de clôture, ni levée pour remettre ou recevoir un prix par intérim. Elle précise également que seule la retransmission en direct sur la chaîne nationale l’a conduite à rester et à monter sur scène.

Surtout, elle insiste sur un point fondamental : elle ne cautionne pas ce qui s’est produit et refuse d’être associée à une démarche qu’elle juge contraire à ses principes et aux fondements mêmes des JCC, construits depuis près de soixante ans comme un espace de parole libre. En rappelant que priver le festival de cette dimension revient à en altérer l’essence, elle rejoint, par un autre biais, les préoccupations exprimées par le jury et par Brahim Letaief.

Dans le même mouvement, l’Association des Réalisateurs de Films Tunisiens (ARFT) a publié, le 22 décembre 2025, un communiqué estimant que la crise survenue lors de cette 36ᵉ édition ne pouvait être réduite à un incident isolé. L’association y évoque des dysfonctionnements structurels et insiste sur la nécessité de préserver l’indépendance du jury et la séparation entre décision artistique et intervention administrative.

À travers ces prises de parole successives, ce qui se dessine n’est pas un simple désaccord ponctuel autour d’une cérémonie, mais une inquiétude profonde concernant la place accordée à la parole artistique, à l’indépendance des jurys et à la lisibilité des processus décisionnels.

Une crise de confiance aux effets durables

À moyen terme, les conséquences de ce qui s’est produit lors de cette clôture risquent d’être à la fois structurelles et symboliques. Dans le fonctionnement d’un festival international, les fragilités ne naissent pas uniquement de difficultés financières ou de défaillances organisationnelles, mais surtout lorsque se fissure le lien de confiance qui unit jurys, cinéastes, producteurs, partenaires et publics. Or, ce qui s’est joué à Carthage touche précisément à ce lien, dans ce qu’il a de plus sensible : la légitimité de la parole artistique.

Fondées en 1966, les Journées cinématographiques de Carthage sont le plus ancien festival du monde arabe et d’Afrique. Elles ont été pensées dès leur origine comme un festival militant, profondément politique au sens noble du terme, conçu comme un espace de visibilité, de débat et de liberté d’expression pour les cinémas d’Afrique, du monde arabe et du Sud global. Cette histoire n’est pas un simple arrière-plan : elle fonde l’identité du festival et conditionne la manière dont ses décisions sont perçues, en Tunisie comme à l’international.

Le risque d’un déclassement symbolique du rôle de juré

L’une des conséquences les plus lourdes de cet épisode concerne la place même du jury au sein des JCC. Aujourd’hui encore, être membre du jury reste un honneur et un engagement symbolique fort, impliquant un investissement personnel important et une responsabilité artistique assumée publiquement.

Or, la 36ᵉ édition introduit un doute majeur : celui de la reconnaissance effective du rôle du jury. Lorsque des jurés expliquent publiquement que leur parole a été empêchée, que leurs motivations n’ont pas été lues et que leur présence sur scène a été rendue impossible, ce n’est pas un simple malaise ponctuel qui s’exprime, mais un signal envoyé à tous les professionnels susceptibles d’être invités à l’avenir.

À moyen terme, ce signal peut avoir un effet dissuasif. Des cinéastes reconnus pourraient hésiter à accepter de siéger dans un jury, ou poser des conditions plus strictes quant au respect de leur rôle et de leur parole. Ce risque est d’autant plus préoccupant que les JCC ne disposent pas, contrairement à d’autres festivals de la région, de la capacité à attirer régulièrement de grandes signatures internationales, comme a pu le faire le Festival international du film du Caire avec Naomi Kawase ou Nuri Bilge Ceylan. Si le prestige symbolique du rôle de juré venait à s’éroder, c’est toute l’architecture institutionnelle du festival qui serait fragilisée.

La lisibilité des prix et la question de la légitimité artistique

La deuxième conséquence touche à la lisibilité et à la valeur symbolique des prix. Les JCC ont historiquement bâti leur réputation sur la clarté de leurs choix artistiques et sur la légitimité de leurs palmarès. Lorsque le processus de remise des prix devient opaque ou semble déconnecté de ceux qui les ont attribués, cette légitimité s’affaiblit.

La question soulevée par Brahim Letaief à propos du Tanit d’Honneur attribué au film La voix de Hind Rajab est, à cet égard, centrale. Si cette interrogation a pu se poser publiquement, c’est précisément parce que le jury a été privé de parole et n’a pas pu expliquer ses motivations lors de la cérémonie de clôture. Jointe au téléphone, la présidente du jury de la compétition des longs métrages de fiction, Najwa Najjar, a affirmé que ce Tanit d’Honneur a bien été décerné par le jury. Il n’en demeure pas moins que le simple fait que cette question ait pu émerger révèle une crise de lisibilité du processus décisionnel et met en cause une ligne rouge essentielle : la séparation entre décision artistique et décision administrative.

L’effacement du débat artistique et l’injustice faite aux films

Une autre conséquence majeure de cette clôture est l’effacement presque total du débat artistique. Au lendemain d’un festival, les discussions devraient porter sur les films, les choix du jury et les désaccords critiques. Or, cette fois, l’attention s’est déplacée presque exclusivement vers la cérémonie elle-même et les controverses qu’elle a suscitées.

Cette situation est injuste pour l’ensemble des professionnels dont le rôle est de prolonger la vie des films par l’analyse, mais surtout pour les lauréats, privés à la fois de parole sur scène et de l’attention médiatique qu’un prix aux JCC est censé leur offrir. Les films n’ont qu’un temps très limité pour exister dans l’espace public. En laissant la clôture occulter totalement les œuvres, le festival a fini par parler de lui-même, au détriment du cinéma.

La mémoire du festival et la peur d’un précédent

Au-delà des effets immédiats, cet épisode est appelé à s’inscrire durablement dans la mémoire des Journées cinématographiques de Carthage. Institution ancienne, les JCC reposent autant sur leurs archives que sur une mémoire professionnelle faite de crises, de ruptures et de moments charnières, qui structurent durablement le rapport des jurés et des cinéastes au festival.

Cette 36ᵉ édition risque ainsi d’être retenue moins pour ses films que comme un moment de rupture. Plus préoccupant encore, elle installe la peur d’un précédent : si la parole des jurys a pu être neutralisée une fois, rien ne garantit qu’elle ne le sera pas de nouveau. Dans les institutions culturelles, ce type de précédent est particulièrement corrosif, car il nourrit le doute, la méfiance et modifie durablement les comportements futurs.

La confiance institutionnelle, une fois entamée, ne se répare pas par des ajustements techniques ou communicationnels. Elle laisse des traces durables et influence la perception des éditions suivantes. C’est cette mémoire silencieuse, mais persistante, qui constitue l’un des risques majeurs pour les JCC.

Une lecture internationale et l’image culturelle de la Tunisie en jeu

Cet épisode a immédiatement fait l’objet d’une lecture internationale dépassant largement le cadre d’une cérémonie de clôture mal organisée. La diffusion multilingue de la déclaration du jury, la lettre ouverte de Brahim Letaief et la prise de position publique de Dorra Bouchouhca ont inscrit l’événement dans un espace discursif global.

Dans les milieux culturels internationaux, les festivals sont perçus comme des baromètres du rapport entre culture, pouvoir et liberté d’expression. Carthage occupe, à ce titre, une place singulière dans l’imaginaire du monde arabe, africain et du Sud global. Lorsque des jurés internationaux expliquent que leur parole a été empêchée, et que des professionnels tunisiens ressentent le besoin de s’exprimer publiquement pour défendre des principes fondamentaux, le signal envoyé dépasse immédiatement le champ du cinéma.

Cette lecture internationale affecte directement l’image culturelle de la Tunisie. Les JCC ont longtemps incarné une vitrine culturelle fondée sur le débat, l’engagement et la liberté d’expression. Ce capital symbolique, construit sur plusieurs décennies, se trouve aujourd’hui fragilisé.

Il ne s’agit pas d’affirmer que cette image est définitivement remise en cause, mais qu’elle entre dans une zone d’incertitude. Or, dans le champ culturel international, l’incertitude est souvent plus dommageable qu’une position clairement assumée. Le silence, l’absence de clarification ou la dilution des responsabilités laissent place à des interprétations durables. Lorsque la liberté de parole semble pouvoir être suspendue, même ponctuellement, c’est l’ensemble du récit culturel national qui est affecté.

Une exigence de clarification

Ce qui s’est produit lors de la clôture de la 36ᵉ édition des JCC ne pourra être ni effacé ni réduit à un simple dysfonctionnement organisationnel. Parce qu’il a été public et largement relayé, cet épisode appelle une clarification à la hauteur de l’histoire du festival.

Nées comme un festival militant, profondément politique au sens noble du terme, les Journées cinématographiques de Carthage ont été conçues comme un espace de résistance, de débat et de liberté d’expression pour les cinémas d’Afrique, du monde arabe et du Sud global. Cette dimension constitue leur ADN même. La priver, même ponctuellement, revient à en altérer la nature profonde.

La question posée par cette 36ᵉ édition dépasse donc largement une cérémonie de clôture. Elle interroge l’avenir même des JCC : resteront-elles fidèles à ce qu’elles ont toujours été — un espace de liberté et de parole — ou accepteront-elles que cette essence soit progressivement fragilisée ?

Neïla Driss

Lire sur le même sujet:

L’article JCC 2025 – Le soir où la parole a été confisquée est apparu en premier sur webdo.

Aéroport de Tunis-Carthage : 627 capsules de cocaïne découvertes dans l’estomac de ressortissants étrangers

23. Dezember 2025 um 11:40

Les services de sécurité de l’aéroport de Tunis-Carthage ont mis en échec une importante tentative de trafic de drogue impliquant des ressortissants étrangers. Plus de neuf kilogrammes de cocaïne ont été saisis après une opération coordonnée entre police, douanes et autorités judiciaires.

Un réseau international démantelé à l’arrivée d’un vol

Les services de la police des frontières à l’aéroport de Tunis-Carthage ont récemment déjoué une opération de contrebande de grande ampleur. L’intervention a permis la saisie de 627 capsules de cocaïne brute, pour un poids total dépassant neuf kilogrammes, et l’arrestation de membres d’un réseau étranger spécialisé dans le trafic de stupéfiants.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le réseau est composé de ressortissants originaires de pays d’Afrique subsaharienne, soupçonnés d’acheminer la drogue vers la Tunisie via les points frontaliers aériens.

Des comportements suspects

L’opération a été déclenchée après l’identification de sept passagers africains arrivés à bord d’un vol de la compagnie nationale le 19 décembre. Leur attitude jugée anormalement nerveuse a attiré l’attention des agents, qui ont procédé à leur interception et à un premier interrogatoire.

Les suspects ont nié, dans un premier temps, détenir des substances interdites ou des objets suspects. Un contrôle approfondi de leurs bagages et de leurs effets personnels a alors été ordonné par les services de la douane.

Des capsules ingérées avant l’arrivée en Tunisie

Les vérifications ont permis d’établir que deux des suspects avaient ingéré des quantités importantes de drogue conditionnée sous forme de capsules avant leur arrivée sur le territoire tunisien. Les autres individus ont d’abord nié avoir procédé à des ingestions similaires.

Les sept personnes ont été transférées à la brigade des recherches judiciaires pour la poursuite des investigations, sous la supervision du parquet.

Sur instruction du ministère public, les suspects ont été conduits à l’hôpital Charles Nicolle de Tunis afin de subir des examens d’imagerie médicale. Les résultats ont confirmé que l’ensemble des individus avait ingéré un nombre important de capsules contenant de la cocaïne.

Outre la drogue, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie d’une somme d’argent en devises étrangères. L’enquête a également permis d’identifier des complices tunisiens opérant sur le territoire national, désormais recherchés et inscrits sur les listes de personnes faisant l’objet d’un avis de recherche.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus visant à lutter contre les réseaux criminels internationaux impliqués dans le trafic de drogue et les autres formes de criminalité transfrontalière. Les autorités sécuritaires renforcent la surveillance des passagers arrivant en Tunisie afin de prévenir l’introduction de substances illicites sur le territoire.

Lire aussi

L’article Aéroport de Tunis-Carthage : 627 capsules de cocaïne découvertes dans l’estomac de ressortissants étrangers est apparu en premier sur webdo.

❌
❌