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Contrôle de gestion : le levier silencieux de la performance et de la gouvernance dans le secteur bancaire

23. Mai 2026 um 10:30

Entre relance économique et modernisation des institutions financières, le contrôle de gestion émerge comme un outil central pour renforcer la performance et la transparence. Il dépasse la simple vérification des chiffres pour devenir un moteur stratégique de décisions éclairées.

 

Souvent cantonné à un rôle purement administratif, le contrôle de gestion se révèle aujourd’hui essentiel pour piloter les activités bancaires, mesurer la rentabilité et optimiser l’utilisation des ressources. Il offre aux dirigeants une vision claire et factuelle pour orienter leurs décisions.

Exemple concret : dans certaines agences, l’analyse des coûts opérationnels a permis de détecter des disparités importantes, conduisant à une réorganisation efficace des ressources et des équipes.

 

Gouvernance et transparence : plus qu’un slogan

Les institutions financières gèrent des ressources considérables et contribuent à la mise en œuvre de politiques économiques stratégiques. La transparence et la responsabilité ne sont donc pas optionnelles.

Certains pourraient craindre qu’un contrôle renforcé ralentisse l’action. Mais en réalité, il améliore la qualité des arbitrages, offrant aux décideurs des données fiables et des analyses structurées pour orienter leurs choix.

Exemple : l’analyse des crédits distribués a permis d’identifier des écarts par rapport aux objectifs régionaux, facilitant des ajustements précis et rapides.

 

Data et digitalisation : transformer les chiffres en décisions

La transformation digitale génère des volumes massifs de données bancaires : transactions, dépôts, crédits, performances des agences. Exploitées correctement, ces données deviennent un outil stratégique pour anticiper les risques, optimiser les performances et orienter les décisions.

Une gouvernance solide des informations est indispensable pour garantir leur fiabilité et leur pertinence dans l’analyse.

 

Intelligence artificielle : un outil, pas un substitut

L’intelligence artificielle et les outils d’analyse avancée permettent d’identifier des tendances invisibles à l’œil humain et de détecter rapidement des anomalies.

Mais l’IA ne remplace pas l’expertise humaine. Elle complète l’analyse stratégique, permettant au contrôleur de gestion de concentrer ses efforts sur l’interprétation des résultats et la formulation de recommandations pertinentes.

Exemple : l’IA a permis d’identifier rapidement des segments de portefeuille présentant un risque élevé, permettant aux équipes de gestion des risques d’intervenir proactivement.

 

Le contrôle de gestion au cœur du pilotage bancaire

 

Cette illustration résume le cycle stratégique : Collecte des données → Analyse et reporting Décision stratégique Impact économique et gouvernance, avec la transformation digitale et l’IA en soutien.

Le contrôle de gestion n’est pas seulement technique : il doit être intégré à la culture managériale et reconnu comme un partenaire stratégique. Développer les compétences numériques, valoriser la transparence et exploiter pleinement les données sont autant de conditions pour que le levier du contrôle de gestion transforme réellement la performance.

« Plus qu’un simple outil technique, le contrôle de gestion transforme les décisions en actions concrètes et mesurables. Dans un environnement où performance et transparence deviennent des impératifs, les institutions capables d’exploiter pleinement ce levier s’affirment comme les véritables architectes de la relance et de la stabilité économique ».

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Note éditoriale : Cette tribune démontre que le contrôle de gestion n’est pas un gadget administratif, mais un moteur silencieux de performance et de transformation, essentiel pour relever les défis économiques et institutionnels du secteur bancaire.

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Golden Carthage se transforme en label hôtelier et entame une expansion à l’international

Le Golden Carthage à Gammarth amorce un virage stratégique en se déployant en tant que label hôtelier tourné vers l’international misant sur les compétences tunisiennes.

L’hôtel Golden Carthage Tunis, propriété de la MCC (Montazah les Côtes Carthage, à capitaux saoudiens que préside Tariq Jalal) entre dans une nouvelle phase. Il s’agit de la création d’une nouvelle société de gestion hôtelière qui va exporter le label Golden Carthage sur les marchés maghrébins.

Concrètement, cette nouvelle société a signé le 12 février 2026 un contrat de gestion pour compte d’un nouvel établissement comprenant hôtel et appart-hôtel situés à Tripoli en Libye qui seront dénommés Haroun Golden Carthage. Ce complexe a une capacité de 190 chambres en catégorie 4 étoiles et devrait ouvrir ses portes en mars 2026.

D’autres projets sont également prévus en Libye au cours de la prochaine période.

En Algérie, des négociations sont également à un stade avancé pour la prise en gestion d’un tout nouvel hôtel situé à Alger sous le même label Golden Carthage.

La société est également tournée vers la Mauritanie où elle envisage également une implantation sur un marché jugé en pleine expansion.

Cérémonie de signature de prise en gestion pour compte de l’hôtel Haroun de Tripoli

Ressources humaines tunisiennes

Ce déploiement s’appuiera sur des compétences essentiellement tunisiennes. A commencer par la direction générale de cette société qui sera pilotée par Lotfi Mechergui.

L’hôtel de Tripoli sera dirigé lui aussi par un Tunisien, en l’occurrence Khaled Bouaarada qui sera accompagné par plusieurs hauts cadres dont notamment le futur chef de l’hôtel.

Lire aussi à propos de l’hôtel:

Golden Carthage Tunis : l’hôtel récompense l’engagement de ses équipes

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Kaïs Saïed charge les anciens dirigeants accusés d’avoir géré l’État « comme un butin »

05. Dezember 2025 um 09:31

En recevant la cheffe du gouvernement au palais de Carthage, le président Kaïs Saïed a réaffirmé sa confiance dans la capacité de la jeunesse tunisienne à diriger le pays. Il a dénoncé les « choix erronés » du passé et mis en garde contre les tentatives d’imposer des agendas étrangers.

Kaïs Saïed a reçu Sarra Zaâfrani Zenzri au palais de Carthage, en présence du ministre de l’Économie Samir Abdelhafidh et du gouverneur de la Banque centrale Fethi Zouhair Nouri. Les discussions ont porté sur les équilibres financiers de l’État, l’avancement du plan de développement et le rôle de la Banque centrale dans la relance de l’économie.

Selon la présidence, la rencontre a servi à réévaluer les priorités économiques dans un contexte de tension budgétaire persistante.

Un réquisitoire contre les pratiques politiques du passé

Le chef de l’État a de nouveau dénoncé ce qu’il considère comme les dérives qui ont précédé son arrivée au pouvoir. Il a accusé d’anciens responsables d’avoir géré l’État « comme un butin » et d’avoir contracté des dettes lourdes dont le peuple tunisien paie encore le prix sans en tirer de bénéfice.

Il a également critiqué ceux qui, selon lui, tentent de réintroduire leurs réseaux dans les institutions publiques, rappelant tout comme il le fait à chaque réunion que « nul n’est au-dessus de la loi ».

Une jeunesse appelée à s’imposer au premier plan

Kaïs Saïed a insisté sur le potentiel humain de la Tunisie, mettant en avant une jeunesse qu’il juge prête à « prendre bientôt le relais ». Il a affirmé que cette nouvelle génération saura rompre avec les erreurs du passé et s’imposer comme une force essentielle dans l’édification du pays.

L’avenir, selon lui, repose sur des ressources nationales abondantes mais encore insuffisamment exploitées.

Mise en garde contre les influences extérieures

Le président a reproché à certains acteurs internes et externes de vouloir imposer à la Tunisie des agendas étrangers et de nourrir une nostalgie du protectorat et du colonialisme. Il a présenté ces pressions comme une réaction au choix souverain du peuple tunisien d’être libre.

A cet égard, il a déclaré que si l’accusation portée contre lui est celle de défendre la souveraineté du pays, il la considère comme « un honneur ».

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