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Heute — 09. April 2026Haupt-Feeds

Lufthansa : grève dans les aéroports de Francfort et de Munich

09. April 2026 um 16:47

Le syndicat allemand des hôtesses et stewards, UFO, appelle ses membres travaillant pour Lufthansa à faire grève. « Le 10 avril, de 00h01 à 22h00, tous les départs de Lufthansa depuis Francfort et Munich seront touchés par le débrayage ».

Dans un communiqué, le syndicat indique : « La grève concernera tous les vols Lufthansa au départ des aéroports de Francfort et de Munich ». Ces deux aéroports étant les principaux hubs de la plus grande compagnie aérienne allemande, de nombreux passagers risquent de voir leurs vols annulés.

Le syndicat indique également que la grève inclurait « tous les départs Lufthansa Cityline des aéroports de Francfort, Munich, Hambourg, Brême, Stuttgart, Cologne, Düsseldorf, Berlin et Hanovre », selon l’agence de presse allemande (dpa).

Le personnel de cabine de la compagnie mère Lufthansa et de sa filiale régionale Cityline a voté massivement en faveur d’un conflit social avec la compagnie lors d’un vote tenu fin mars ; environ 94 % ont voté pour une grève au sein de la compagnie mère, tandis que le pourcentage chez Cityline était d’environ 99 %.

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« Muse Spark » propulse Meta à des sommets historiques

09. April 2026 um 12:23

Les actions de Meta Platforms ont bondi de 8 % mercredi 8 avril, atteignant 621 dollars, ce qui constitue un nouveau record historique. Cette hausse prolonge une dynamique déjà positive en séance, portée par l’annonce du lancement d’un nouveau modèle d’intelligence artificielle baptisé « Muse Spark ».

Avec cette innovation, le groupe dirigé par Mark Zuckerberg entend renforcer sa position dans la course mondiale à l’IA face à ses principaux rivaux, notamment Google et OpenAI.

« Muse Spark » inaugure la nouvelle famille de modèles « Muse », développée par l’unité « Meta Superintelligence Labs », fruit d’investissements de plusieurs milliards de dollars. Initialement connu sous le nom de code « Avocat », ce modèle sera d’abord intégré à l’application Meta AI, avant d’être progressivement déployé sur l’ensemble des plateformes du groupe.

Cette annonce confirme l’accélération stratégique de Meta dans l’intelligence artificielle, un secteur devenu central dans la compétition technologique mondiale et dans la valorisation boursière des géants du numérique.

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GNL : les fortes craintes de la Chine

09. April 2026 um 12:11

Les espoirs d’une forte reprise de la demande de gaz naturel liquéfié (GNL) en Chine s’amenuisent, malgré le cessez-le-feu déclaré au Moyen-Orient, car les analystes mettent en garde contre des risques persistants d’approvisionnement et une hausse des prix.

Les importations chinoises de GNL ont chuté de 11 % l’an dernier pour s’établir à 68,4 millions de tonnes, une baisse inhabituelle après près de vingt ans de croissance quasi ininterrompue. BloombergNEF (BNEF) prévoit un nouveau recul en 2026, à 62,3 millions de tonnes, tandis que Rystad Energy anticipe une légère hausse à 70 millions de tonnes.

Avant même que les attaques américano-israéliennes contre l’Iran ne perturbent la chaîne d’approvisionnement en provenance du Golfe persique, la demande chinoise de gaz était en baisse en raison du ralentissement économique. La consommation apparente a diminué de 0,9 % au cours des deux premiers mois de l’année, selon les données gouvernementales, prolongeant une tendance à la baisse qui s’est poursuivie tout au long de 2025.

Les prévisions de BNEF, publiées mercredi 8 avril, tablent sur une reprise des expéditions depuis le Qatar via le détroit d’Ormuz à partir de fin avril. Les prévisions de Rystad restent également inchangées et anticipent une reprise à partir de la mi-avril.

Toutefois, la réouverture de cette voie maritime cruciale ne compensera pas les dommages à long terme causés par les attaques iraniennes contre les installations qataries. Elle ne dissipera pas non plus les craintes que le détroit puisse être utilisé comme une arme à tout moment, compte tenu de son importance stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz.

La Chine, premier importateur mondial de gaz, s’approvisionnait autrefois à hauteur d’environ un quart en GNL auprès du Qatar, qui doit désormais déployer des efforts pluriannuels pour rétablir ses activités. Plus grave encore, la destruction de deux gazoducs sur le site du plus grand terminal d’exportation au monde pourrait entraîner une perte de capacité annuelle de 12,5 millions de tonnes au cours des trois à cinq prochaines années, selon BNEF.

La puissance du Qatar

Face à ces tensions, la Chine réduira très probablement sa dépendance au Golfe persique. Compte tenu du poids du Qatar sur ce marché, cela pourrait également se traduire par une diminution des importations de GNL et un recours accru à la production nationale et aux gazoducs terrestres en provenance de Russie et d’Asie centrale. Les alternatives telles que le charbon et les énergies renouvelables, dont la Chine dispose en abondance, seront probablement privilégiées…

Les contrats à terme sur le GNL en Asie ont presque doublé en mars, atteignant environ 20 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu). Le marché correspondant en Chine, qui est en concurrence avec le gaz domestique et les approvisionnements terrestres, a progressé de 44 %, pour s’établir à environ 15 dollars/MMBtu.

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Malgré le cessez-le-feu, le marché pétrolier reste sous tension

09. April 2026 um 08:39

Le retour à la normale sur le marché pétrolier mondial s’annonce long et incertain après la plus grave perturbation de son histoire récente. Malgré l’accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran, les prix restent élevés et les tensions persistantes sur l’approvisionnement, notamment dans les pays fortement importateurs.

Un point essentiel à surveiller après l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran est de savoir s’il offrira aux propriétaires de pétroliers une sécurité suffisante pour reprendre le transport à grande échelle de pétrole, de produits pétroliers et d’autres marchandises à travers le détroit d’Ormuz.

« Les mesures visant à rétablir la confiance dans les prochains jours seront essentielles pour relancer les transports », a déclaré Joseph Brusuelas, économiste en chef du cabinet de services financiers et de conseil RSM US, dans une interview, selon Axios. Il souligne qu’il faudra réintroduire l’assurance pour les pétroliers, ce qui implique de définir les conditions spécifiques que l’Iran peut imposer, lesquelles restent actuellement floues.

Pour les experts, la confiance des marchés sera déterminante. Elle passe notamment par le rétablissement des assurances pour les pétroliers, suspendues en raison des risques sécuritaires. Or, les conditions imposées par Téhéran restent floues. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a évoqué une reprise possible du transit dans les deux semaines, sous coordination militaire et sous certaines « limitations techniques » encore imprécises.

Même dans ce scénario, un retour rapide à la normale paraît peu probable. La remise en service des infrastructures pétrolières et des champs de production pourrait prendre plusieurs semaines, voire des mois. De nombreux sites ont en effet été endommagés pendant le conflit, ralentissant la reprise de l’offre.

Le secteur gazier n’est pas épargné. Au Qatar, des installations d’exportation de gaz naturel liquéfié ont été touchées, avec des réparations qui pourraient s’étendre sur plusieurs années.

Si les marchés ont réagi positivement à la trêve – avec une chute d’environ 18 % des prix du brut après l’annonce et le recul des menaces militaires de Donald Trump – les cours restent nettement au-dessus de leurs niveaux d’avant-crise.

Les analystes s’accordent à dire que les prix devraient rester durablement élevés, même si le pic d’incertitude semble avoir été atteint. Une reprise des hostilités demeure toutefois un risque majeur.

Dans ce contexte, les pays asiatiques, très dépendants du détroit d’Ormuz, ont déjà mis en place des mesures d’urgence pour limiter leur consommation énergétique. Et même en cas de reprise des flux, les délais logistiques impliquent que les livraisons mettront plusieurs jours, voire semaines, à se normaliser.

Dans une note publiée mardi soir, les analystes de la banque d’investissement et société de gestion d’actifs Jefferies ont averti que, même si une résurgence du conflit est probable, entraînant de nouvelles perturbations énergétiques et une hausse des prix, « l’incertitude a probablement atteint son apogée ».

Ils prévoient que « les prix du pétrole resteront probablement supérieurs aux niveaux d’avant-guerre pendant des mois, mais avec un risque de hausse limité à partir de maintenant ».

Aux États-Unis, les consommateurs continuent d’en ressentir les effets : le prix moyen de l’essence atteint 4,14 dollars le gallon, un plus haut depuis 2022. Une légère baisse est attendue à court terme, mais sans véritable retour à la normale.

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Gestern — 08. April 2026Haupt-Feeds

Israël lance son attaque la plus féroce contre le Liban

08. April 2026 um 16:31

L’armée israélienne a lancé, mercredi 8 avril 2026, son attaque la plus violente depuis le début de la guerre, ciblant diverses régions du Liban, notamment la capitale Beyrouth, la vallée de la Bekaa et le sud du Liban.

L’armée israélienne a affirmé avoir ciblé une centaine de cibles en moins de dix minutes, dont le « quartier général et l’infrastructure militaire » du Hezbollah dans plusieurs régions du Liban, précisant que les raids visaient les unités d’élite, les systèmes de missiles et les drones du Hezbollah, sur la base de renseignements précis et d’un plan préparé depuis des semaines.

Le chef de la Croix-Rouge libanaise, Antoine Zoghbi, a annoncé dans une interview accordée à la chaîne de télévision Al-Arabiya que le bilan préliminaire  atteignait près 300 morts et blessés.

D’autres raids ont également ciblé des zones dispersées de l’ouest et du centre de la vallée de la Bekaa, ainsi que la région de Tyr, au sud du Liban.

Le ministre libanais de la Santé, Rokn Nasser Eddine, a confirmé que les hôpitaux du Liban sont saturés de victimes des raids en cours dans le pays.

Cette situation survient dans un contexte d’incertitude politique, alors que le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que l’accord de cessez-le-feu en Iran n’inclut pas le Liban, tandis que le Pakistan, qui a joué un rôle de médiateur, insiste sur le fait que l’accord prévoit un cessez-le-feu immédiat « partout, y compris au Liban ».

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Guerre en Iran : l’urée flambe de 54 % et menace l’équilibre alimentaire mondial

08. April 2026 um 13:45

La fermeture du détroit d’Ormuz, sur fond de conflit entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël, provoque un choc mondial sur les marchés des engrais. En l’espace de deux mois, le prix de l’urée a bondi de 54 %, atteignant 726 dollars la tonne, un niveau inédit depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022.

Selon les données de la Banque mondiale publiées le 7 avril, cette hausse spectaculaire s’explique d’abord par la paralysie des flux commerciaux en provenance du Moyen-Orient. Les pays du Golfe – en particulier le Qatar, l’Arabie saoudite et Oman – figurent parmi les principaux exportateurs mondiaux d’engrais azotés. Or, les perturbations logistiques et les attaques ayant visé certaines installations ont fortement réduit les capacités d’exportation.

La région joue un rôle stratégique central : elle assure entre 30 % et 35 % des exportations mondiales d’urée et près de 30 % de celles d’ammoniac, selon la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). À cela s’ajoute une autre contrainte majeure : la flambée des prix du gaz naturel, matière première essentielle à la production d’engrais…

Lire aussi : La crise au Moyen-Orient fait flamber les prix des engrais

La crise ne se limite pas aux engrais azotés. Les engrais phosphatés sont également touchés, en raison des tensions sur le soufre — un sous-produit du pétrole et du gaz, dont près de la moitié du commerce mondial transite par le détroit d’Ormuz.

Résultat : les prix du phosphate et du DAP poursuivent leur hausse, dans un marché déjà fragilisé par les restrictions à l’exportation imposées par la Chine.

Répercussions sur les marchés agricoles

Contrairement au pétrole, le marché des engrais ne dispose pas de mécanismes de réserve stratégique à l’échelle mondiale. Cette absence de filet de sécurité limite la capacité de réaction face à un choc d’approvisionnement de cette ampleur.

Les répercussions se font déjà sentir sur les marchés agricoles. Les prix du blé ont progressé de 7 % en mars. Tandis que les huiles végétales, tirées par la demande en biocarburants, enregistrent également de fortes hausses. L’huile de soja ayant grimpé de 16 % sur un mois. À ces tensions s’ajoutent des conditions climatiques défavorables dans certaines régions productrices, notamment aux États-Unis.

À l’approche des semis de printemps dans l’hémisphère Nord, les inquiétudes s’intensifient. Dans les pays en développement, où les engrais représentent une part importante des coûts agricoles – jusqu’à 56 % en Afrique de l’Ouest par exemple -, la hausse des prix pourrait contraindre les agriculteurs à réduire les surfaces cultivées.

Face à cette menace, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle à une réouverture rapide du détroit d’Ormuz afin de sécuriser les flux commerciaux et éviter une aggravation de la crise alimentaire mondiale.

D’autant que les alternatives restent limitées. À la différence du marché des céréales, qui avait fini par s’ajuster après le choc russo-ukrainien, la production d’engrais repose sur des ressources fortement concentrées géographiquement. Si les tensions persistent, la combinaison de prix élevés de l’énergie et des intrants agricoles pourrait peser durablement sur la production mondiale et raviver le spectre de pénuries alimentaires.

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Le pétrole glisse sous la barre des 100 dollars

08. April 2026 um 08:45

Le prix du pétrole est tombé sous la barre des 100 dollars le baril mercredi 8 avril après l’annonce par Trump d’un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran.

Le revirement de Trump est intervenu peu avant l’ultimatum qu’il avait fixé à l’Iran pour qu’il ouvre le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, sous peine de subir des attaques généralisées contre ses infrastructures civiles…

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate a chuté de 11 % pour atteindre un peu plus de 100 dollars le baril après que Trump a accepté un cessez-le-feu quelques heures seulement avant l’échéance fixée par l’Iran pour parvenir à un accord de paix, soit mardi à 20 heures, heure de New York.

Pour sa part, le Brent a chuté de 14,84 $, soit 13,6 %, à 94,43 $ le baril et le WTI a glissé de 16,13 $, soit 14,3 %, à 96,82 $ le baril à 00h23 GMT.

Dans un message publié sur Truth Social, Trump a déclaré : « J’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines ». Tout en ajoutant que cette décision était « conditionnée à l’accord de la République islamique d’Iran pour l’ouverture complète, immédiate et sûre du détroit d’Ormuz ».

Le répit iranien qui rassure les marchés asiatiques…

Les marchés asiatiques ont fortement progressé après l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire entre l’Iran et les États-Unis, signe du soulagement des investisseurs face à un risque géopolitique majeur. Cette détente a notamment apaisé les craintes liées à une perturbation des flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial d’énergie.

Cependant, cet optimisme reste mesuré. La trêve, limitée dans le temps, ne règle pas les tensions de fond et laisse planer des incertitudes sur la suite des négociations. Les marchés demeurent ainsi sensibles à toute évolution diplomatique, oscillant entre espoir d’apaisement durable et crainte d’un regain de tensions.

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Moyen-Orient : pause stratégique avant une nouvelle escalade ?

08. April 2026 um 08:17

Une respiration fragile s’installe dans une région à bout de tension. En acceptant une trêve de deux semaines sous médiation pakistanaise, Téhéran entrouvre la porte à un dialogue avec Washington, sans pour autant renoncer à ses lignes rouges. Derrière l’annonce, les ambiguïtés demeurent : champ d’application incertain du cessez-le-feu, exclusion possible de certains fronts et affirmation renouvelée du rôle stratégique iranien dans le détroit d’Ormuz. Plus qu’un apaisement, cette séquence esquisse une recomposition prudente des rapports de force, où la diplomatie avance à pas comptés.

L’Iran a accepté une proposition de cessez-le-feu de deux semaines soumise par le Pakistan, selon plusieurs médias, dont le New York Times, citant des sources iraniennes. La proposition aurait été approuvée par le Guide suprême Mojtaba Khamenei.

Par ailleurs, Reuters rapporte que le Conseil suprême de sécurité iranien a annoncé que des négociations avec les États-Unis débuteraient le vendredi 10 avril à Islamabad. Ces négociations font suite à la soumission par Téhéran d’une proposition en dix points à Washington, via le Pakistan, ont indiqué les médias iraniens, précisant que ces pourparlers ne signifient pas la fin de la guerre…

« Le passage sûr à travers le détroit d’Ormuz sera possible »

Dans un communiqué, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien souligne également que le plan en 10 points de l’Iran « met l’accent sur des questions fondamentales » telles que « le passage par le détroit d’Ormuz sous la coordination des forces armées iraniennes ». Cela conférera à l’Iran une « position économique et géopolitique unique », indique le communiqué, comme l’a rapporté CNN.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré que pendant ces deux semaines, le passage en toute sécurité à travers le détroit « sera possible grâce à la coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant compte des limitations techniques et qu’il cesserait ses attaques dans le Golfe et contre Israël une fois les frappes contre l’Iran terminées ».

Le cessez-le-feu n’inclura pas le Liban, selon les médias israéliens

Il règne cependant une certaine confusion quant à savoir si le cessez-le-feu inclura les attaques israéliennes contre le Liban. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que son pays soutenait la décision de Trump de suspendre les attaques contre l’Iran pendant deux semaines, mais a précisé que le cessez-le-feu n’incluait pas le Liban, rapportent les médias israéliens mercredi… Le site d’information israélien Ynet avait pourtant indiqué que le cessez-le-feu inclurait le Liban.

Faisant suite à l’annonce d’une suspension des hostilités de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, en Irak, une organisation regroupant des factions armées soutenues par l’Iran, a annoncé dans un communiqué la suspension de ses opérations en Irak et dans toute la région pour une durée de deux semaines.

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Guerre au MO et inflation – Les inquiétudes du FMI pour la croissance mondiale 

07. April 2026 um 14:30

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a indiqué lundi 6 avril que la guerre au Moyen-Orient entraînerait une hausse de l’inflation et un ralentissement de la croissance mondiale. Elle a fait cette déclaration avant la publication des nouvelles prévisions économiques mondiales attendues durant la semaine du 13 courant.

Citée par Reuters, Kristalina Georgieva a souligné que sans la guerre, le FMI prévoyait une croissance mondiale de 3,3 % en 2026 et de 3,2 % en 2027. « Si cette guerre n’avait pas existé, nous aurions constaté une légère hausse de nos prévisions de croissance. Mais au lieu de cela, tous les chemins mènent désormais à une hausse des prix et à un ralentissement de la croissance. »

Le rapport à venir souligne que même si les combats prenaient fin subitement et qu’une reprise économique relativement rapide s’opérait, cela n’entraînerait qu’une faible révision à la baisse des prévisions de croissance et une légère hausse des anticipations d’inflation. Il ajoute que si la guerre se prolongeait, son impact sur l’inflation et la croissance serait plus important.

Dans cette perspective, la patronne du FMI souligne que l’institution du Bretton Woods a reçu des demandes d’assistance financière de certains pays, sans toutefois les nommer. Elle a précisé que le Fonds pourrait étendre certains programmes de prêts existants afin de répondre aux besoins de ces pays.

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Guerre au Moyen-Orient : le monde entre dans un « avril noir », avertit l’AIE 

07. April 2026 um 12:39

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, estime, dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro, que le monde entre dans un « avril noir ». La crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient étant la pire que le monde ait jamais connue. Cependant, elle accélérerait à terme le développement des énergies renouvelables et nucléaires.

Depuis le début des attaques américano-israéliennes le 28 février, l’Iran a effectivement fermé le détroit d’Ormuz, voie maritime vitale pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié.

En effet, le monde n’a jamais connu de perturbation de cette ampleur dans l’approvisionnement énergétique », déclare encore M. Birol. « La crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies », ajoute-t-il. Tout en poursuivant : « Cette guerre perturbe l’une des artères de l’économie mondiale. Non seulement le pétrole et le gaz, mais aussi les engrais, les produits pétrochimiques, l’hélium et bien d’autres choses encore. »

Il explique : « Si le détroit d’Ormuz reste fermé tout au long du mois d’avril, nous perdrons deux fois plus de pétrole brut et de produits raffinés qu’en mars. 75 infrastructures énergétiques ont été attaquées et endommagées; tandis que plus d’un tiers d’entre elles ont été gravement ou très gravement endommagées. »

Pourtant, M. Birol reste par ailleurs optimiste, faisant valoir qu’« il y a aussi des raisons d’être optimiste, étant donné que la structure du système énergétique mondial va changer » dans les années à venir… « C’est le cas des sources d’énergie renouvelables, comme l’énergie solaire et éolienne, qui peuvent être installées très rapidement. On assistera à une transition rapide vers les énergies renouvelables d’ici quelques mois. »

En outre, « la crise devrait relancer le développement de l’énergie nucléaire, notamment des petits réacteurs modulaires ». Alors que certains pays pourront compter sur des capacités supplémentaires grâce à l’allongement de la durée de vie des centrales existantes. Il s’est également dit convaincu que « les véhicules électriques connaîtront un essor ».

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Fitch place la notation de huit banques qataries sous surveillance négative

07. April 2026 um 12:10

L’agence de notation Fitch Ratings place sous « surveillance négative » les notes de crédit à long et à court terme de huit banques qataries. Il s’agit entre autres de la Banque nationale du Qatar, la Banque islamique du Qatar et la Banque commerciale du Qatar.

Fatih Birol, DG de l’AIE. En effet, fin mars dernier, Fitch Ratings avait placé la note de crédit du Qatar sous surveillance négative… Elle avait expliqué que l’incertitude entourant l’environnement sécuritaire pourrait persister; même si l’on s’attend à ce que la guerre prenne fin dans la période à venir. Tout en soulignant la possibilité d’une détérioration de la situation susceptible d’affecter la stabilité économique.

A rappeler dans ce cadre qu’une attaque de missile iranien avait touché la ville industrielle de Ras Laffan, centre névralgique de l’industrie gazière du Qatar, causant d’importants dégâts.

Lire aussi — QatarEnergy invoque la force majeure pour ses approvisionnements en GNL

Malgré les prévisions selon lesquelles les prix du pétrole et du gaz resteront à des niveaux élevés, Fitch estime que cette hausse ne compensera pas entièrement les pertes de production prévues pour 2026.

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Guerre en Iran: le compte à rebours est lancé, le pétrole s’envole 

07. April 2026 um 10:23

Les prix du pétrole augmentent, suite au durcissement du discours du président américain contre l’Iran, menaçant de prendre des mesures plus sévères si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour les expéditions mondiales de pétrole.

Le prix du pétrole brut Brent a augmenté dès les premières heures de ce matin 7 avril de 57 cents, soit 0,5 %, pour atteindre 110,34 dollars le baril, tandis que le prix du pétrole brut West Texas Intermediate américain a augmenté de 1,26 dollar, soit 1,1 %, pour atteindre 113,67 dollars.

Rappelons que Trump a menacé de déchaîner l’enfer sur Téhéran si le pays ne respectait pas son ultimatum fixé à mardi 7 avril à 20 heures (heure de Washington) pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Il a averti que l’Iran pourrait être « anéanti »…

Mais le régime des mollahs ne se laisse pas intimider. En effet, en réponse à une proposition américaine transmise par le Pakistan, qui joue le rôle de médiateur, Téhéran a rejeté la proposition de cessez-le-feu américaine, selon laquelle la guerre devait prendre fin définitivement.

En attendant, Tim Waters, analyste de marché en chef chez KCM Trade, estime que « le temps joue désormais un rôle aussi important sur les marchés pétroliers que les facteurs fondamentaux eux-mêmes, à l’approche de l’échéance brandie par Trump. » Et d’ajouter : « La perspective d’un accord de cessez-le-feu offre un certain contrepoids et pourrait entraîner une baisse des prix si elle prend de l’ampleur, mais les inquiétudes persistantes concernant le passage des approvisionnements à travers l’étroit détroit d’Ormuz et les installations énergétiques endommagées maintiennent les prix à un niveau inférieur. »…

Par ailleurs, des diplomates ont indiqué que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait voter mardi s7 avril sur une résolution visant à débloquer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz, mais dans une version considérablement édulcorée après que la Chine, qui dispose d’un droit de veto, se soit opposée à l’autorisation du recours à la force.

Ainsi, Saudi Aramco a déclaré que l’Arabie saoudite avait fixé le prix de vente officiel du pétrole brut Arab Light pour livraison en mai en Asie à une prime sans précédent de 19,50 dollars le baril au-dessus de la moyenne Oman/Dubaï…

L’alliance OPEP+ a convenu dimanche d’une modeste augmentation de production de 206 000 barils par jour pour le mois de mai, mais cette augmentation restera largement hypothétique, car les principaux membres ne peuvent pas augmenter leur production en raison de la fermeture du détroit qui limite les exportations.

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Trump menace d’« anéantir » l’Iran, Téhéran tient tête

07. April 2026 um 09:23

La confrontation entre Washington et Téhéran s’intensifie dangereusement. L’Iran a rejeté lundi 6 avril au soir toute proposition de cessez-le-feu temporaire, réclamant une fin définitive du conflit. Tandis que le président américain Donald Trump a menacé d’« anéantir » le pays en cas d’échec des négociations avant l’ultimatum fixé à mardi soir.

Selon l’agence officielle iranienne (IRAN), Téhéran a répondu à une initiative américaine transmise par le Pakistan en tant que médiateur, en rejetant toute trêve provisoire au profit d’un règlement global et durable. La proposition iranienne s’articule autour de dix conditions, incluant la fin des hostilités régionales, la levée des sanctions, un passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz et un programme de reconstruction.

Face à cette fin de non-recevoir, Donald Trump a durci le ton. Il a réaffirmé que son ultimatum (exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz, artère stratégique de l’approvisionnement énergétique mondial) restait « définitif ». À défaut d’accord, il a menacé de lancer des frappes massives contre les infrastructures iraniennes.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi 6 avril vers 19 heures (heure de Tunis), Trump a déclaré que l’Iran pourrait être « neutralisé en une nuit », évoquant explicitement la destruction de ponts et de centrales électriques. « Tous les ponts seront détruits » et « toutes les centrales seront hors service », a-t-il affirmé…

Escalade verbale et mobilisation en Iran

À Téhéran, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le haut commandement militaire iranien a qualifié ces propos de « délirants » et dénoncé une « rhétorique arrogante », rapporte la télévision d’État par son porte-parole.

Dans un geste symbolique, le vice-ministre des Sports, Alireza Rahimi, a appelé la population à former des chaînes humaines autour des infrastructures énergétiques, afin de dénoncer toute attaque visant des installations civiles.

Des experts indépendants abondent dans ce sens, rappelant que cibler des infrastructures civiles comme des centrales électriques ou des ponts pourrait constituer une violation grave du droit international humanitaire.

Enjeu énergétique et pression maximale

Au cœur de l’impasse diplomatique se trouve le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une part essentielle du pétrole mondial. Sa fermeture partielle continue d’alimenter les tensions sur les marchés énergétiques et renforce la pression internationale pour un règlement rapide.

Malgré l’escalade, Donald Trump maintient une ligne mêlant menace et contrainte, affirmant que la population iranienne serait prête à supporter ces actions « pour obtenir la liberté ». À mesure que l’échéance approche, la perspective de mise en exécution des menaces fait planer le risque d’un embrasement régional aux conséquences économiques et humaines majeures.

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L’Algérie à l’assaut du marché mondial du zinc et du plomb

06. April 2026 um 16:32

Dans un contexte mondial marqué par une compétition accrue pour les ressources naturelles, l’Algérie accélère sa stratégie de diversification économique; et ce, en misant sur ses richesses minières. Le projet de mine de zinc et de plomb de Oued Amizour, également connu sous le nom de Tala Hamza, s’impose comme l’un des piliers de cette ambition.

Situé dans la wilaya de Béjaïa, ce gisement figure parmi les plus importants au monde en termes de réserves inexploitées de zinc et de plomb. Les estimations évoquent plusieurs dizaines de millions de tonnes, avec une capacité de production annuelle pouvant atteindre environ 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb.

Selon un rapport de GlobalData publié par ‘Energy’, il existe plus de 377 mines de zinc en exploitation dans le monde, avec des projets largement répartis en Asie, en Amérique et en Australie.

Voici une liste élargie des plus grandes mines de plomb et de zinc en termes de production annuelle, l’Algérie y figure en septième position:

  1. Mine Rampura Agucha – Inde (677 000 tonnes);
  2. Mine de Red Dog – États-Unis (529 000 tonnes);
  3. Mine Century – Australie (515 000 tonnes – Fermée en 2015);
  4. Mine de Mount Isa – Australie (390 000 tonnes);
  5. Mine Antamina – Pérou (235 000 tonnes);
  6. Mine de MacArthur River – Australie (202 000 tonnes);
  7. Mine de Tala Hamza – Algérie (170 000 tonnes – prévisions);
  8. Mine de Tara – Irlande (170 000 tonnes – Fermée en 2017).

Les données montrent que la mine de Tala Hamza fait partie des principaux producteurs en termes de capacité de production prévue. Ce qui renforce d’emblée la position du pays, avant même d’atteindre sa capacité maximale.

Un tournant stratégique pour l’économie algérienne

Longtemps dépendante des hydrocarbures, l’économie algérienne cherche à diversifier ses sources de revenus. Le développement de ce projet minier s’inscrit donc dans une volonté de valorisation des ressources nationales et de montée en gamme industrielle.

Au-delà de l’extraction, les autorités ambitionnent de structurer une véritable filière métallurgique locale, afin de capter davantage de valeur ajoutée. Cette stratégie vise également à réduire la dépendance aux importations de produits transformés et à renforcer l’autonomie économique du pays.

Un projet à forte dimension géopolitique

Dans un marché mondial où la demande en zinc – essentiel pour la galvanisation de l’acier – reste soutenue, l’entrée en production d’un gisement de cette ampleur pourrait repositionner l’Algérie sur l’échiquier minier international.

Le projet attire déjà l’attention d’investisseurs étrangers, illustrant l’intérêt croissant pour les ressources africaines. Il s’inscrit aussi dans une dynamique régionale plus large, où plusieurs pays cherchent à exploiter leurs minerais stratégiques pour peser davantage dans les chaînes de valeur mondiales.

Entre opportunités et défis

Malgré son potentiel, le projet de Tala Hamza-Oued Amizour fait face tout de même à plusieurs défis, notamment environnementaux et sociaux. La gestion durable des ressources, la protection des écosystèmes et l’acceptabilité locale seront déterminantes pour assurer la viabilité à long terme du site.

Dans ce contexte, l’Algérie joue une carte majeure : celle de transformer une richesse géologique en levier de puissance économique et industrielle.

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La flambée de l’essence relance l’inflation aux États-Unis

06. April 2026 um 15:28

La hausse des prix de l’essence aux États-Unis devrait se traduire dans les prochaines données sur l’inflation attendues cette semaine.

Selon les prévisions d’économistes interrogés par Bloomberg, l’indice des prix à la consommation pourrait enregistrer une progression mensuelle de 1 % en mars. Il s’agirait alors de la plus forte hausse aux USA depuis 2022. La porte principalement l’envolée des prix du carburant et de l’essence en particulier.

En cause, les répercussions de la guerre en Iran, qui ont entraîné une augmentation d’environ 1 dollar par gallon dans les stations-service à travers le pays. Ce qui accentue la pression sur le pouvoir d’achat des ménages américains.

En parallèle, l’inflation sous-jacente (qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie) devrait rester plus modérée, avec une hausse estimée à 0,3 % sur un mois.

Ce décalage illustre le rôle déterminant de l’énergie dans la dynamique inflationniste actuelle; alors que les tensions géopolitiques continuent d’alimenter la volatilité des marchés.

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La guerre fait grimper les rendements obligataires européens

06. April 2026 um 14:43

La guerre au Moyen-Orient a engendré d’importantes pertes collatérales pour l’économie mondiale. Et ce, principalement dans les pays européens importateurs d’énergie.

Une inflation plus élevée contraint les banques centrales à adopter une trajectoire de hausse des taux d’intérêt. Ce qui pèsera directement sur les emprunteurs et indirectement sur l’ensemble de l’économie européenne en limitant la croissance. C’est ce qu’a relevé dimanche 5 avril l’agence de presse APE.

La perspective d’une hausse des taux d’intérêt, à son tour, fait grimper les rendements des obligations d’État sur le marché secondaire, augmentant ainsi les coûts d’emprunt des gouvernements. Les rendements de toutes les obligations d’État, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, ont commencé à augmenter immédiatement après le début de la guerre à la fin du mois de février, avec des fluctuations importantes dans leur trajectoire ascendante.

Sur le marché secondaire des obligations d’État de la zone euro, les rendements étaient passés, le 2 avril, d’environ 30 points de base (0,3 point de pourcentage) pour les obligations allemandes à 10 ans à environ 50 points de base pour les obligations italiennes. Fin mars, la hausse a été toutefois encore plus marquée, atteignant les 75 points de base pour l’Italie. Et ce, après que le président Trump a manqué le premier ultimatum de cinq jours imposé à l’Iran pour parvenir à un accord de fin à la guerre, sous peine de représailles massives contre les centrales électriques du pays.

Le rendement des obligations d’État grecques à 10 ans s’établissait à 3,79 % jeudi 2 avril, contre 3,35 % le 2 mars. Soit une hausse de 44 points de base en un mois. Cette augmentation est inférieure à celle des obligations italiennes et légèrement inférieure à celle des obligations britanniques (45 points de base).

Dans sa recommandation adressée à l’Eurogroupe le 27 mars, la Commission européenne a fait référence à l’évolution du marché obligataire et a conseillé aux ministres des Finances de la zone euro de faire preuve de prudence dans l’élaboration des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises touchés par les conséquences de la guerre.

Au final, « l’incertitude récente a contribué à une volatilité accrue et à une pression à la hausse sur les rendements des obligations d’État en Europe. Si les pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie persistent, les coûts d’emprunt des États pourraient rester élevés. Dans ce contexte, la mise en œuvre du cadre budgétaire de l’UE constitue un élément essentiel pour préserver la crédibilité des finances publiques des pays et limiter l’impact sur les coûts d’emprunt », a souligné la Commission.

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Guerre en Iran : l’alerte économique des banques centrales régionales

06. April 2026 um 11:43

Face à l’aggravation des retombées économiques de la guerre en Iran, plusieurs banques centrales arabes ont enclenché des mesures d’urgence. Et ce, pour préserver la stabilité financière et amortir l’impact de la crise sur leurs économies.

Dans un environnement régional dominé par une forte incertitude géopolitique et des tensions persistantes sur les marchés énergétiques, les autorités monétaires redoublent de vigilance. Leur priorité : contenir les risques d’inflation, limiter la volatilité des devises et éviter un ralentissement brutal de la croissance. Parmi les principaux leviers activés figurent l’injection de liquidités dans les systèmes bancaires, l’ajustement des politiques monétaires et des interventions ciblées sur les marchés financiers. Plusieurs banques centrales ont également affirmé leur capacité à défendre leurs monnaies nationales en cas de pressions accrues.

Ces décisions interviennent alors que les économies arabes subissent déjà un choc d’ampleur. Les pertes économiques liées au conflit sont estimées à plus de 180 milliards de dollars en l’espace d’un mois, affectant directement la croissance, l’emploi et les conditions sociales dans la région.

Dans ce contexte tendu, les banques centrales des pays du Golfe, ainsi que celles de la Jordanie et de l’Égypte, adoptent une stratégie mêlant prudence et réactivité afin d’anticiper d’éventuelles secousses supplémentaires. L’objectif est double : préserver les équilibres macroéconomiques tout en soutenant les secteurs les plus vulnérables.

Des réponses différenciées…

Les réponses varient toutefois selon la solidité financière et le degré d’exposition de chaque économie. En Arabie saoudite, la Banque centrale saoudienne mise sur l’abondance de ses réserves pour renforcer la liquidité bancaire et maintenir la stabilité du riyal, étroitement lié au dollar. Aux Émirats arabes unis, la Banque centrale se tient prête à intervenir rapidement pour soutenir le système financier et préserver la confiance des investisseurs, dans une économie fortement intégrée aux marchés mondiaux.

La Banque centrale du Qatar s’appuie, quant à elle, sur ses importantes recettes gazières pour absorber les chocs extérieurs et garantir la stabilité monétaire. Au Koweït, la Banque centrale surveille de près les pressions inflationnistes importées… Plus fragile, la Banque centrale d’Oman privilégie une gestion prudente de la liquidité et des mesures préventives pour protéger son système bancaire. La Banque centrale de Bahreïn quant à elle concentre ses efforts sur la stabilité du secteur financier, pilier de son économie.

Hors du Golfe, la Banque centrale d’Égypte fait face à une équation plus complexe, marquée par une inflation élevée et des tensions sur la monnaie, nécessitant d’éventuels ajustements de taux. Enfin, la Banque centrale de Jordanie s’attache à préserver l’ancrage du dinar au dollar, tout en subissant de plein fouet la hausse des coûts énergétiques.

Une région sous pression mais résiliente

Malgré des situations contrastées, plusieurs tendances communes émergent : soutien accru aux systèmes bancaires, défense des taux de change et vigilance face à l’inflation alimentée par les prix de l’énergie.

Les pays du Golfe apparaissent globalement mieux armés grâce à leurs importantes réserves financières et à leurs revenus d’hydrocarbures. À l’inverse, les économies importatrices d’énergie, comme l’Égypte ou la Jordanie, restent plus vulnérables aux chocs externes.

Dans ce contexte, les responsables monétaires soulignent l’importance d’une coordination régionale renforcée pour faire face à une crise aux ramifications globales. Alors que la guerre continue de peser lourdement sur les équilibres économiques et financiers internationaux.

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Huit pays de l’OPEP+ relancent la production

06. April 2026 um 10:29

Les membres de l’OPEP+ ont convenu dimanche 5 avril d’augmenter leurs taux de production de pétrole pour le mois de mai 2026. Il s’agit d’une mesure essentiellement symbolique, car le conflit au Moyen-Orient restreint la production et les expéditions de certains des plus grands producteurs de l’alliance.

Les principaux producteurs, menés par l’Arabie saoudite et la Russie, ont convenu, lors d’une conférence téléphonique dimanche, de relever leurs objectifs d’environ 206 000 barils par jour à partir de mai, selon un communiqué. Le 1er mars, ce groupe avait déjà augmenté ses quotas de production de pétrole de 206 000 barils par jour pour le mois d’avril.

Par ailleurs, l’alliance a averti que les réparations des installations énergétiques endommagées par la guerre au Moyen-Orient seront « coûteuses » et prendraient « beaucoup de temps ». Ce qui pourrait aggraver les difficultés d’approvisionnement mondial en pétrole.

Cette déclaration intervient alors que le président américain, Donald Trump, menace, insultes à l’appui, de s’en prendre aux infrastructures iraniennes dans un dernier ultimatum qui expire mardi à 20 heures (heure de Washington) si l’Iran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz.

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40 milliards de dollars pour rouvrir Ormuz

04. April 2026 um 15:00

Les États-Unis doublent leur engagement à fournir des garanties de réassurance aux navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz, le portant à 40 milliards de dollars, grâce à l’ajout de nouveaux partenaires d’assurance, dont AIG et Berkshire Hathaway.

La mesure annoncée vendredi 3 avril est la dernière tentative des États-Unis pour apaiser les inquiétudes concernant cette voie maritime vitale et encourager la reprise du trafic maritime…

La Société américaine de financement du développement international (DFC) a annoncé le mois dernier un programme de réassurance de 20 milliards de dollars. Elle e a indiqué, vendredi, que Travelers, Liberty Mutual Insurance, Berkshire Hathaway, AIG, Starr et CNA se joindraient à Chubb pour fournir 20 milliards de dollars supplémentaires de réassurance à son programme.

Cette annonce constitue la première divulgation publique d’informations importantes par DFC concernant le programme de réassurance depuis sa mise en place il y a près d’un mois. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, a bouleversé les marchés et déclenché une crise énergétique généralisée. Dans la foulée, Trump a réitéré sa frustration face à la fermeture du détroit et au refus des alliés à aider les États-Unis à rouvrir cette voie maritime.

« Avec un peu plus de temps, nous pourrons facilement OUVRIR LE DÉTROIT D’ORMUZ, PRENDRE LE PÉTROLE ET FAIRE FORTUNE », a déclaré Trump dans un message publié sur les réseaux sociaux. On ignore pour l’instant quelles actions le président américain envisage. En tout cas, les compagnies maritimes restent réticentes à un retour complet au détroit d’Ormuz, malgré la promesse de Trump de protéger les navires et son allocution télévisée… La principale préoccupation concernant le transit de cette voie maritime est qu’il met en danger la vie des équipages, l’Iran continuant de menacer les navires par des attaques de drones, des missiles et des mines marines.

Dans son communiqué, la DFC a également indiqué que l’agence et ses partenaires assureurs détermineront quels navires sont éligibles au dispositif de réassurance. Pour être éligibles, les candidats doivent notamment fournir le pays d’origine et de destination du navire, l’identité des principaux bénéficiaires effectifs et leur domicile, le propriétaire de la cargaison et son domicile, ainsi que des informations sur les organismes de financement.

Rétablir la confiance des compagnies maritimes disposées à emprunter le détroit d’Ormuz est l’un des objectifs les plus urgents des États-Unis. Les prix mondiaux de l’énergie augmentent, les pays étant privés d’une voie d’approvisionnement pétrolière essentielle. L’Inde, troisième consommateur mondial de pétrole et important acheteur de gaz naturel, est particulièrement touchée par la crise.

Aux États-Unis, le prix de l’essence a dépassé 4 dollars le gallon pour la première fois depuis 2022, alourdissant encore le fardeau des consommateurs américains déjà confrontés à la hausse du coût de la vie.

Bien que le doublement de l’engagement en matière de réassurance renforce les garanties financières, le programme ne prévoit toujours aucune escorte navale susceptible d’assurer la protection des équipages. Et même avec une telle escorte, il est peu probable que cela suffise à convaincre les navires de reprendre leurs routes à travers les détroits.

« Les primes d’assurance baisseront – et la volonté des opérateurs commerciaux d’assurer et d’expédier des marchandises à travers le détroit augmentera – seulement après l’affaiblissement des capacités militaires de l’Iran », a déclaré Bob McNally, président de Rapidan Energy Group, une société de conseil basée à Washington, cité par Bloomberg.

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