Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 04. März 2026Haupt-Feeds

Flambée des prix du pétrole et hausse des taux d’intérêt

04. März 2026 um 13:06

Les investisseurs doivent se préparer dès maintenant à une hausse des taux d’intérêt en raison de l’escalade de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, avertit Nigel Green, le PDG du cabinet de conseil financier du groupe deVere, alors que les marchés pétroliers sont en pleine tourmente suite aux menaces qui pèsent sur la navigation dans le détroit d’Ormuz, voie de passage essentielle pour environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole brut.

Un commandant des Gardiens de la révolution iraniens a déclaré, mardi 3 mars 2026, que le détroit d’Ormuz, principal axe de transport mondial de pétrole brut, était fermé et a menacé d’incendier tout navire tentant de le franchir. Le marché n’a pas manqué de réagir : le Brent a dépassé les 87 dollars le baril après une hausse de plus de 9 % en une seule séance, tandis que le West Texas Intermediate a franchi la barre des 83 dollars, en hausse de plus de 8 %, enregistrant ainsi l’une des plus fortes progressions à court terme depuis plus d’un an.

Une inflation globale

Nigel Green déclare : «Lorsque le prix du pétrole flambe avec une telle ampleur et une telle rapidité, l’inflation ne progresse pas lentement, elle s’accélère brusquement. L’énergie est omniprésente dans toutes les chaînes d’approvisionnement. Une hausse durable du Brent vers 90 dollars modifie fondamentalement les perspectives d’inflation et oblige à revoir les anticipations de taux d’intérêt.» Il poursuit : «Les marchés s’étaient positionnés en prévision de coûts d’emprunt plus faibles, mais ce scénario est désormais remis en question. Un nouveau choc énergétique de cette ampleur réduit la marge de manœuvre pour des baisses de taux et accroît la probabilité que la politique monétaire reste restrictive plus longtemps que prévu par les investisseurs.»

Le PDG de deVere explique : «La hausse des prix du pétrole se répercute directement sur les transports, la logistique, la production alimentaire et les factures d’énergie des ménages. Cette pression se traduit rapidement par une inflation globale, puis se répercute sur l’inflation sous-jacente via les salaires et les décisions de prix des entreprises. Les banques centrales sont parfaitement conscientes de ce mécanisme de transmission.»

Les taux restent élevés

Si les anticipations d’inflation recommencent à augmenter, les autorités monétaires réagiront avec fermeté. Par conséquent, les investisseurs doivent se préparer à ce que «les taux restent élevés jusqu’en 2026, voire augmentent encore si l’inflation persiste».

Sur les marchés obligataires, «les rendements obligataires s’ajustent déjà pour refléter la baisse de confiance dans les baisses de taux à court terme. Le risque de duration s’accentue dans ce contexte», avertit Green.

Le dollar américain attire de nouveau des flux de capitaux vers les valeurs refuges. En période d’escalade géopolitique conjuguée au risque inflationniste, les capitaux se tournent vers les actifs libellés en dollars. «Nous constatons une demande accrue de bons du Trésor et d’obligations de haute qualité, les investisseurs recherchant à la fois rendement et sécurité», souligne l’expert.

À ces niveaux, le pétrole comprime également les marges des entreprises. Celles qui doivent faire face à la hausse de leurs coûts de production devront soit absorber l’impact, soit le répercuter sur les consommateurs.

«Les deux scénarios ont des conséquences sur les prévisions de résultats et la valorisation des actions», souligne le PDG de deVere, qui insiste sur le risque de prolongation du conflit. «Les marchés ne peuvent pas anticiper une résolution rapide. La perturbation de l’un des corridors énergétiques les plus critiques au monde engendre un risque structurel», ajoute-t-il. Et conclut par ce conseil : «Le positionnement des portefeuilles doit tenir compte de la possibilité que les prix élevés du pétrole persistent pendant des mois, et non des jours.»

L’article Flambée des prix du pétrole et hausse des taux d’intérêt est apparu en premier sur Kapitalis.

Recherche de 6 pêcheurs disparus au large de Kélibia

04. März 2026 um 12:13

Les garde-côtes ont reçu, le 1er mars 2026, un signalement concernant la disparition d’un bateau de pêche en haute mer au large de Kelibia. Le bateau avait quitté le port de pêche de cette cité balnéaire du gouvernorat de Nabeul le 24 février.

C4est ce qu’a déclaré le porte-parole de la Garde nationale, le général de brigade Houssemeddine Jebabli, à Mosaique FM, ajoutant que les opérations de recherche et de sauvetage avaient débuté immédiatement après le signalement de la disparition du bateau, qui avait six membres d’équipage à son bord. Un hélicoptère de la Garde nationale effectue actuellement des recherches aériennes en renfort des recherches maritimes, a-t-il encore précisé, mais les pêcheurs sont toujours introuvables.

I. B.  

L’article Recherche de 6 pêcheurs disparus au large de Kélibia est apparu en premier sur Kapitalis.

Poursuivi en justice pour avoir comparé Kairouan à «l’île d’Epstein» !

04. März 2026 um 11:59

Ce n’est pas une blague, même si elle y ressemble beaucoup : plusieurs avocats du barreau de Kairouan ont porté plainte contre un jeune homme pour propos injurieux envers cette ville du centre de la Tunisie, tenus dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Dans cette vidéo, le jeune homme a comparé (ô sacrilège !) le gouvernorat de Kairouan à «l’île d’Epstein», provoquant l’indignation de nombreux Kairouanais, rapporte Mosaïque.

L’avocat Mohamed Faleh Chebbi a confirmé sur Facebook que le parquet avait autorisé l’ouverture d’une enquête qui sera menée par une unité de police judiciaire de la capitale des Aghlabides qui, comme tout le monde sait, est une cité vertueuse.

Au rythme où évolue les choses en Tunisie, il va falloir bientôt tourner sa langue trente-six-mille fois avant d’ouvrir la bouche. Et la fermer une fois pour toute serait un bien moindre mal. Les avocats sont les premiers avertis !

I.B.

L’article Poursuivi en justice pour avoir comparé Kairouan à «l’île d’Epstein» ! est apparu en premier sur Kapitalis.

Affaire Belaïd | 23 ans de prison pour le juge Bechir Akremi

04. März 2026 um 11:21

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’ancien procureur de la république Bechir Akremi à 23 ans de prison.

Selon Diwan FM, citant une source judiciaire, cette condamnation, prononcée mardi 3 mars 2026, fait suite à deux affaires liées à l’assassinat de Chokri Belaid.

Bechir Akremi a été condamné, à 10 ans de prison pour avoir délibérément négligé son devoir d’arrêter un accusé afin de le soustraire aux poursuites judiciaires et dissimulé la vérité en utilisant sa fonction.

Le même tribunal a également condamné Béchir Akremi, Habib Ellouze, dirigeant d’Ennahdha, et Hassen Ben Brik à 13 ans de prison pour avoir prêté leur aide à des individus impliqués dans des actes terroristes. Au terme de leur peine, les trois prévenus seront placés sous surveillance administrative pendant 3 ans, a rapporté Mosaïque.

Le Béchir Akremi est accusé par les membres du comité de défense du dirigeant de gauche d’avoir dissimulé, au cours des investigations, des documents relatifs à l’affaire Belaïd. Ils lui reprochent aussi d’avoir été poche du parti islamiste Ennahdha et d’avoir cherché à dissimuler des preuves impliquant des personnes appartenant à cette mouvance.  

Ce que le concerné dément catégoriquement, imputant la disparition de certaines pièces aux dysfonctionnements de l’appareil judiciaire, justifiant du fait qu’il n’était pas le seul magistrat à avoir traité le dossier.  

I. B.

L’article Affaire Belaïd | 23 ans de prison pour le juge Bechir Akremi est apparu en premier sur Kapitalis.

Pedro Sánchez, voix de la sagesse dans un Occident devenu fou

04. März 2026 um 11:03

Pedro Sánchez est aujourd’hui l’unique voix de raison dans une Europe qui a vendu son âme aux fomenteurs de guerres et de génocides israélo-américains, une Europe en perdition et qui se fait sans cesse humilier par Donald Trump et Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre socialiste espagnol est le seul à faire entendre sa différence dans une Europe «incapable» de critiquer les méthodes de ce le tandem diabolique qui sème le feu et la mort dans un Moyen-Orient à la dérive, et qui risque de déstabiliser dangereusement le monde.

Sánchez a été jusque-là le seul dirigeant européen à dénoncer l’attaque israélo-américaine en Iran, au nom du respect du droit international, en se démarquant, une nouvelle fois, de ses partenaires sur le Vieux Continent.

Qu’il s’agisse du conflit israélo-palestinien, du financement de l’Otan, du Venezuela ou, plus récemment, de l’Iran, le Premier ministre espagnol adopte régulièrement un discours très opposé à celui du président américain.

Pour Sánchez, la guerre menée par les États-Unis et Israël depuis le 28 février est «irresponsable», «illégale» et «contrevient aux règles du droit international». C’est pourquoi l’Espagne n’y contribuera pas, a-t-il expliqué, considérant que les agissements israélo-américains, «qui n’ont bénéficié ni du soutien des Nations unies ni même de celui du Congrès américain», auront des «conséquences imprévisibles pour la planète».

Suite aux menaces du président américain Donald Trump de rompre les relations commerciales avec Madrid en raison de sa position sur le conflit, M. Sánchez a déclaré, lors d’une allocution télévisée à la nation, ce mercredi 4 mars 2026 : «C’est ainsi que commencent les grandes catastrophes de l’humanité. On ne peut pas jouer avec le destin de millions de personnes.»

I. B.

L’article Pedro Sánchez, voix de la sagesse dans un Occident devenu fou est apparu en premier sur Kapitalis.

De Kairouan à Tunis | Les portes de la médina

04. März 2026 um 09:55

La Tunisie accueille la quatrième édition de Biben L’Mdina, une initiative culturelle qui allie patrimoine historique et technologies numériques selon un parcours en deux temps : d’abord à Kairouan les 4 et 5 mars, puis à Tunis du 12 au 15 mars 2026. Organisé par le Tunis International Center for Digital Cultural Economy (Ticdce), cet événement propose une interprétation contemporaine des centres historiques durant le mois de Ramadan. Vidéo.

Selon les organisateurs, le projet vise à transformer monuments, remparts, zaouias et espaces historiques en lieux d’expérimentation visuelle et narrative, grâce à la cartographie, la réalité virtuelle, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle. L’objectif est d’offrir une expérience immersive capable de réinterpréter la mémoire urbaine sans la remplacer, mais en la rendant accessible, grâce aux langages numériques contemporains, même aux plus jeunes.

La première étape se déroulera dans la médina de Kairouan, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le parcours traversera certains des lieux emblématiques de la ville de Kairouan, notamment Bab El Jelladine et la zaouïa de Sidi Abid.

Dans ce même esprit, le projet cartographique Biben L’Mdina s’inscrit dans le cadre du Festival de la Médina de Kairouan, avec des projections prévues au complexe culturel, sur la place Bab El Jelladine et au mausolée de Sidi Obeid al Gharyani.

La seconde étape se poursuivra dans la médina de Tunis, berceau du projet. Le parcours débutera place de la Kasbah et se dirigera vers le mausolée d’Abdallah Torjman, le tombeau du Soldat inconnu, Bab Mnara et l’Institut national du patrimoine, en passant également par des édifices historiques tels que Dar Hussein, Dar Mohsen, Dar El Sfaxia et Dar Rachidia. Un itinéraire conçu pour allier flânerie urbaine, découverte architecturale et installations numériques.

Pour la scène culturelle tunisienne, Biben L’Mdina confirme sa position parmi les formats de Ramadan les plus emblématiques, alliant valorisation du patrimoine, innovation technologique et découverte nocturne des espaces historiques, à un moment où les médinas sont de nouveau au cœur de la vie sociale et culturelle du pays.

L’article De Kairouan à Tunis | Les portes de la médina est apparu en premier sur Kapitalis.

2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026

04. März 2026 um 09:34

Selon le Haut comité pour les réfugiés (HCR), 2 510 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes en février 2026. Ce chiffre représente une augmentation de 72 % par rapport au mois précédent (1 457), mais une baisse par rapport à 2025. Ces migrants illégaux étaient partis de Libye et de Tunisie, mais la Libye est, au cours du mois indiqué, le principal pays de départ, représentant environ 93 % des arrivées par voie maritime en Italie.

Selon les statistiques publiées le 3 mars par le HCR, 64 % des personnes arrivées en février ont débarqué à Lampedusa. Parmi les autres ports de débarquement figurent Pozzallo, Livourne, Ravenne, Pantelleria, Vibo Valentia, Trapani, Catane, Tarente et Marsala.

«Au moins six personnes sont décédées», indique l’agence onusienne, d’après les témoignages recueillis par son personnel concernant deux incidents survenus en février près des côtes italiennes, sur la route de la Méditerranée centrale. «Ce chiffre est sous-estimé car il repose uniquement sur les informations recueillies par les équipes du HCR lors du débarquement en Italie», souligne l’agence.

Au cours des deux premiers mois de l’année, 3 967 arrivées par voie maritime ont été enregistrées, soit une baisse par rapport à la même période en 2025 (6 808). Depuis début 2026, la Libye est le principal pays de départ, représentant 85 % des arrivées par voie maritime en Italie (93 % au cours des deux premiers mois de 2025). La Tunisie demeure le deuxième pays de départ, représentant 10 % des arrivées par voie maritime (3 % au cours de la période janvier-février 2025).

En 2026, la Sicile demeure la région la plus touchée par les arrivées par la mer à l’échelle nationale, notamment Lampedusa, qui a enregistré 63 % de ces arrivées au cours des deux premiers mois de l’année (contre 82 % sur la même période en 2025).

Concernant les nationalités d’origine, les plus représentées en février étaient le Bangladesh (20 %), la Somalie (9 %), le Pakistan (7 %), l’Égypte (6 %), le Soudan (5 %), l’Algérie (5 %), la Guinée (3 %), l’Iran (2 %), la Côte d’Ivoire (1 %) et la Tunisie (1 %).

En février, les mineurs non accompagnés représentaient 13 % des arrivées par la mer en Italie, contre 11 % sur la même période l’année précédente. De janvier à février 2026, 16 % des personnes ont été secourues par des ONG en Méditerranée.

D’après les données de l’Organisation internationale pour les réfugiés (OIM – Projet sur les migrants disparus), 606 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée au cours des deux premiers mois de 2026 (hors route du Nord-Ouest africain), dont 503 sur la route centrale (83 %). À la même période l’année précédente, on dénombrait 287 décès, dont 141 sur la route centrale.

I. B. (avec ANSAmed).

L’article 2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026 est apparu en premier sur Kapitalis.

Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution

04. März 2026 um 09:07

Au lendemain de l’avènement de la révolution islamique en Iran et de son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini était méfiant à l’endroit de l’armée régulière, héritière de celle du Shah. Il avait décidé de fonder une entité, composée de ses plus fidèles affidés, nommée le Corps de Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dont la mission est d’assurer la pérennité du régime. Au fil des décennies, des guerres, des révoltes réprimées mais aussi à force que le défunt ayatollah Ali Khamenei avançait dans l’âge, le CGRI n’a cessé de gagner en puissance. Aujourd’hui, les Gardiens de la Révolution doivent faire face au feu et à la fureur de la machine de guerre israélo-américaine. C’est la survie du régime et par ricochet la leur qui est menacée. 

Imed Bahri

Dans une enquête consacrée au CGRI publiée dans le Wall Street Journal, David S. Cloud et Benoît Faucon considèrent que les frappes aériennes américaines et israéliennes ont certes tué plusieurs hauts dirigeants iraniens en seulement quelques heures dont le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, cependant, le vaste appareil sécuritaire qu’ils supervisaient pour assurer la survie du régime demeure intact. 

Le CGRI est principalement connu comme une force armée comptant quelque 200 000 membres paramilitaires. Mais il fonctionne également comme un gouvernement parallèle et une puissance économique, sa mission principale étant de défendre le régime islamique établi après la révolution de 1979 et d’étendre son influence au Moyen-Orient.

Un Etat dans l’Etat

À moins d’être vaincu ou réorienté d’une manière ou d’une autre, le CGRI conservera sa capacité à générer des revenus par des activités illicites et à soutenir des groupes interposés comme les Houthis au Yémen qui harcèlent les États-Unis et leurs alliés.

Le CGRI possède ses propres branches militaires et de renseignement, distinctes des forces armées traditionnelles, et est profondément implanté dans les secteurs économiques du pays.

La Force Al-Qods, unité clandestine, gère les relations de l’Iran avec les groupes armés mandataires de la région, tandis que d’autres composantes du CGRI sont responsables du programme de missiles et de la sécurité intérieure.

Selon des analystes et des dirigeants de l’opposition iranienne, paralyser le CGRI pourrait nécessiter des semaines, voire des mois, de frappes aériennes supplémentaires et d’autres actions militaires. Sans de telles mesures, le régime iranien risque de se maintenir au pouvoir et de devenir encore plus répressif, car les éléments les plus radicaux ayant survécu jusque-là aux frappes américaines et israéliennes vont s’appuyer sur la loyauté du CGRI dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime.

Vers un État militaire plus fermé

Mohammed Al-Basha, fondateur de Basha Report, un cabinet de conseil en gestion des risques basé à Washington, estime que l’assassinat de Khamenei renforce les éléments les plus radicaux et militaristes du régime. «Aucune opposition organisée n’est prête à saisir cette opportunité. Le résultat le plus probable n’est pas une réforme mais une consolidation du pouvoir, nous rapprochant d’un État militaire fermé».

Samedi, le président Donald Trump a appelé les Gardiens de la révolution et la police à «s’intégrer pacifiquement» et à «collaborer» avec les citoyens iraniens opposés au gouvernement. «Nous entendons dire que nombre de membres des Gardiens de la révolution, de l’armée, des forces de sécurité et de la police ne veulent plus combattre et recherchent l’immunité», a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Un noyau dur d’irréductibles

Cependant, les analystes estiment qu’une rupture des Gardiens de la révolution avec 47 ans de régime islamique rigoriste et d’hostilité envers les États-Unis est le scénario le moins probable à court terme.

Il existe des pragmatiques au sein des Gardiens de la révolution mais leur attachement au fondamentalisme religieux n’en est pas moins fort que celui de Khamenei et des religieux qui ont gouverné à ses côtés. Nombre de leurs dirigeants ont été formés comme combattants lors de la sanglante guerre contre l’Irak dans les années 1980, une période qui a consolidé le rôle central des Gardiens dans le soutien au régime. Sous Khamenei, la domination idéologique s’est encore renforcée, selon les analystes.

Le système politique iranien pourrait évoluer vers une forme de dictature militaire sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Les analystes estiment difficile d’imaginer l’émergence d’une figure comme Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui s’est alignée sur Washington depuis l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’un raid américain début janvier.

Kasra Aarabi, directeur de la recherche sur les Gardiens de la révolution au sein de United Against Nuclear Iran, une organisation politique opposée au régime iranien, se montre tout aussi pessimiste : «Les Gardiens de la révolution constituent une force très radicale et dogmatique. L’idée qu’ils changent de camp me paraît donc peu probable»

À Téhéran, les Gardiens de la révolution supervisent des bases dans chacun des 22 arrondissements de la ville. Ces bases sont gérées par des membres du Basij, un groupe paramilitaire de volontaires qui a mené la répression gouvernementale contre les manifestants en janvier, selon un rapport d’Aarabi et de Saeid Golkar, professeur associé à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Quelque 3 000 installations plus petites des Basij sont également disséminées dans la plupart des quartiers de Téhéran. Et il existe une infrastructure similaire à travers le pays.

Richard Fontaine qui dirige le Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington, déclare sur les réseaux sociaux qu’il serait «extrêmement difficile de renverser le régime sans occuper le pays ni déployer de troupes au sol». Il ajoute : «Les Gardiens de la révolution et les Basij conserveront les armes, contrairement au peuple». 

Alors que les frappes américaines et israéliennes en Iran se poursuivent et s’intensifient, les forces de sécurité ont pris des mesures pour empêcher les manifestants anti-régime de descendre dans la rue, comme ils l’avaient fait en grand nombre en décembre et janvier avant la répression sanglante. La police a installé des points de contrôle dans tout Téhéran, tandis que les Basij organisaient des manifestations anti-américaines dans les universités, souvent foyers de contestation.

Stratégie de «défense mosaïque»

Les dirigeants iraniens se préparaient à une attaque contre le régime susceptible d’entraîner l’effondrement de la chaîne de commandement. En février, les Gardiens de la révolution ont annoncé leur intention de réactiver leur stratégie dite de «défense mosaïque», qui permet aux commandants de donner des ordres d’une manière indépendante à leurs unités. Cette stratégie visait spécifiquement à renforcer la résilience du pays face aux attaques extérieures.

Des responsables iraniens ont déclaré que la République islamique avait préparé quatre niveaux de relève pour chaque poste important, y compris les commandants militaires, en prévision d’une campagne militaire prolongée.

Outre Khamenei, les attaques américaines et israéliennes de samedi ont tué le commandant en chef des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour laissant penser que les États-Unis cherchent à affaiblir les Gardiens de la révolution. Cependant, Pakpour a été aussitôt remplacé par Ahmad Vahidi qui affiche à son compteur 47 ans au sein des CGRI qu’il a intégré à leur fondation en 1979. Vahidi a dirigé la Force Al-Qods de 1990 à 1997, il a également dirigé l’appareil de renseignement des CGRI et il a occupé les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur, un dur parmi les durs. 

Le WSJ rapporte que, selon les analystes, les attaques contre les installations des Gardiens de la révolution pourraient démanteler leur contrôle sur les éléments de rang inférieur et réduire leur capacité à réprimer la dissidence interne.

Dans un communiqué publié après l’annonce de la mort de Khamenei, les Gardiens de la révolution ont juré de «s’opposer fermement aux complots internes et externes et de punir ceux qui attaquent la patrie». Et des responsables politiques ont déclaré que le régime avait élaboré des plans d’urgence en prévision de la mort de Khamenei.

Des fidèles du régime affirment que les services de renseignement iraniens avaient élaboré des plans pour qu’un commandant militaire prenne le pouvoir. La transition d’un régime théocratique vers un régime plus militariste est en cours depuis des années, les Gardiens de la révolution ayant pris le contrôle d’une grande partie de l’économie, établi des groupes qui leur sont fidèles dans les universités et les institutions et infiltré l’armée régulière et le gouvernement.

Il est à signaler qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, l’actuel président du Parlement, appartiennent au CGRI et leur nom circule dans la course à la succession d’Ali Khamenei. 

Dans un message publié samedi sur la plateforme X, Larijani a promis que l’Iran infligerait à Israël et aux États-Unis «une leçon inoubliable». Quant à Ghalibaf, il a joué un rôle dans la coordination de la riposte militaire lors de l’attaque israélienne et américaine contre l’Iran en juin.

Cependant, Golkar, estime que l’instauration d’un régime militaire n’était pas inévitable, surtout si Larijani, Ghalibaf ou leurs successeurs étaient tués.

L’article Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution est apparu en premier sur Kapitalis.

Facturation électronique | Réforme nécessaire, transition à mieux piloter

04. März 2026 um 08:12

Avec le choix de la généralisation de la facturation électronique, le cap est clair : moderniser l’administration fiscale, renforcer la transparence et réduire l’économie informelle. Le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, l’a affirmé sans ambiguïté : il n’y aura ni annulation ni retour en arrière. Mais le système mis en place, qui devait être en vigueur depuis le 1er janvier 2026, a connu des couacs organisationnels qui ont empêché sa généralisé.

Abdelwaheb Ben Moussa *     

Sur le principe, difficile de contester l’orientation. La digitalisation fiscale est devenue une norme internationale. Elle améliore la traçabilité, réduit les marges d’opacité et permet un contrôle plus ciblé. À terme, elle peut rendre le système plus équitable et plus efficace.

Mais reconnaître la nécessité d’une réforme n’interdit pas d’en questionner le rythme et la méthode.

Une mutation profonde de la relation fiscale

La facturation électronique ne constitue pas un simple changement d’outil. Elle transforme la relation entre l’État et l’entreprise.

Hier, le contrôle fiscal était ponctuel, souvent déclenché a posteriori. Demain — et déjà aujourd’hui pour certains — chaque facture devient traçable dès son émission. Les écarts de TVA peuvent être détectés automatiquement. Les incohérences apparaissent presque en temps réel.

Cette évolution renforce la transparence. Elle instaure aussi une pression nouvelle, notamment pour les PME et les micro-entreprises qui ne disposent ni de services juridiques internes ni d’équipes informatiques dédiées.

Le principe est vertueux. L’application, elle, est exigeante.

Une transition plus brutale que prévu

Sur le terrain, les retours sont contrastés. Certains logiciels restent perfectibles. Les règles relatives aux annulations et aux avoirs évoluent encore. Les comptables doivent absorber une charge technique supplémentaire.

Rien d’anormal dans une réforme de cette ampleur. Toute transformation structurelle génère une phase d’ajustement. La question n’est donc pas de savoir s’il faut avancer, mais comment.

Une préparation plus progressive, accompagnée de tests élargis et d’un encadrement renforcé des petites structures, aurait probablement réduit les tensions initiales. Beaucoup d’entreprises n’ont pas résisté au principe de la réforme ; elles ont surtout redouté la vitesse d’exécution.

Des gagnants évidents, des acteurs sous pression

Il serait réducteur de ne voir que les difficultés. La réforme crée aussi des opportunités. Les éditeurs de logiciels, les intégrateurs ERP, les cabinets d’audit, les experts en cybersécurité et les prestataires de services numériques bénéficient d’un marché en expansion.

À moyen terme, l’écosystème fintech et la formation professionnelle pourraient également en tirer parti.

En revanche, les entreprises peu digitalisées se trouvent face à un double défi : investissement technologique et montée en compétence. Pour certaines micro-structures, la transition représente un effort financier et organisationnel significatif.

La modernisation produit toujours des gagnants plus rapides que d’autres.

À l’horizon 2030, le contrôle fiscal tunisien pourrait devenir plus automatisé, plus ciblé et potentiellement plus prévisible. Les anomalies détectées en amont permettraient d’éviter des contrôles lourds et tardifs. Si le système est bien calibré, il pourrait réduire l’arbitraire et concentrer les efforts sur les véritables écarts.

C’est là que réside l’enjeu stratégique : passer d’un contrôle réactif à un contrôle intelligent.

Mais cette évolution suppose une stabilité réglementaire, une fiabilité technique et un accompagnement pédagogique continu.

Moderniser, oui. Fragiliser, non.

La digitalisation fiscale est inévitable. Refuser la facturation électronique reviendrait à retarder une évolution structurelle mondiale.

Pour autant, la réussite d’une réforme ne se mesure pas uniquement à la fermeté du calendrier. Elle se mesure à sa capacité d’intégration dans le tissu économique réel, notamment celui des PME qui constituent l’ossature de l’économie tunisienne.

La volonté politique est affirmée. Reste à transformer cette volonté en réussite opérationnelle partagée.

Moderniser, oui. Mais en veillant à ne pas fragiliser ceux que l’on cherche précisément à intégrer davantage dans l’économie formelle.

* Ingénieur en informatique, cadre supérieur du secteur bancaire public.

L’article Facturation électronique | Réforme nécessaire, transition à mieux piloter est apparu en premier sur Kapitalis.

Mille et une nuits à Téhéran | Shahrayar tout feu tout flammes

04. März 2026 um 07:37

Le soir venu, le ciel de l’Iran, pays des shahs, s’illumine, il est tout feu tout flamme. Une stratégie bien connue et bien rodée depuis par les forces occidentales. Frapper l’ennemi quand il s’y attend le moins. La nuit ne porte plus conseil : elle est devenue synonyme d’angoisse et augure de longues heures de prières muettes et de douâs (supplications).

Mohsen Redissi *

Les appels à la clémence d’Allah sont chaque fois interrompus par les fracas des bombes touchant les bâtiments. Des cris de douleur d’hommes et de femmes ayant perdu des proches derrière chaque déflagration. Hélas, leurs lamentations sont couvertes par les sanglots longs des blessés profondément touchés dans leur chair.

L’espace aérien iranien est traversé de part en part par de toute sorte d’objets volants reconnaissables à la traîne que chaque missile laisse derrière lui. Les naïfs les prendront pour des étoiles filantes. Du missile balistique tiré de très loin, visible que lorsqu’il entre dans l’atmosphère via une traînée de nuages en forme de cloche qu’il laisse derrière lui, au missile de croisière, le Tomahawk, aussi tranchant dans les guerres modernes que son ancêtre, la hache de guerre des amérindiens.

Tous pour Israël

Dans ce contexte de guerre céleste, il est plus facile pour les populations de passer de vie à trépas. Leur unique tort est de ne pas avoir pu voir la mort venir, tombée des cieux comme par enchantement. Une mort pas très douce, bénie par les nouveaux dieux de la guerre. Un châtiment. On se croirait en enfer. A chacun sa baraka.

La Société des Nations hostiles à l’Iran (SDN-HI) formée de superpuissances, adversaires farouches du régime des mollahs, est un soutien indéfectible publiquement, militairement et diplomatiquement, d’Israël au détriment de toute convenance, entraînant ainsi un déséquilibre dans tout le Moyen-Orient.

Cette nouvelle Société des nations considère que le règne des mollahs doit prendre fin sous prétexte que ses dirigeants sont sans indulgence aucune envers les revendications de leur peuple. Elle a décidé d’un commun accord avec l’allié et donneur d’ordre israélien d’éliminer l’éminence grise et spirituelle du régime en menant des frappes à l’intérieur de l’Iran.

Des histoires sans fin

L’histoire américaine avec l’Iran semble être une histoire sans fin. C’est le seul pays au Proche-Orient, y compris Israël et hormis le Yémen, qui ne dépend pas des dons des Américains et de leurs larges subsides, ou de leur protection militaire pour rester en place dans le cas d’un conflit avec un pays voisin.

Jadis, Shéhérazade avait inventé le conte à épisodes pour calmer les ardeurs et le penchant meurtrier de Shahrayar gardant ainsi la tête sur les épaules.

Shahrayar, personnage dominateur et manipulateur, excelle dans le maniement de la carotte et du bâton. Dans son bureau ovale, il a su doser son langage soporifique à bon escient, laissant croire que son équipe est en discussion avec les parties adverses pour trouver une solution à leurs différends, faisant planer en même temps sur leur tête le spectre d’une intervention militaire. Son épée de Damoclès est une armada de bâtiments de guerre qui ont mouillé dans les eaux territoriales en Méditerranée de l’Est et dans le golfe Persique. La forme suprême de la dissuasion.

Pendant des mois et des mois, Shéhérazade et Shahrayar se racontent des histoires dont l’entracte est l’enrichissement de l’uranium, créant ainsi un fort suspense et une tension palpable dans les déclarations de chacune des parties. Puis, les discussions reprennent aussitôt directement ou via des émissaires. Ce stratagème dure pendant plus de mille et une nuits, depuis des lustres. Le monde ne croit plus à ces histoires sans fin.

Shéhérazade multiplie les histoires et fait preuve d’ingéniosité pour garder la tête sur les épaules. Shahrayar lui fait planer le spectre d’une confrontation inéluctable qui engendrerait la désolation. L’objectif prioritaire et la finalité de Washington est de faire taire les centrifugeuses iraniennes et l’abandon du développement de missiles balistiques. D’autres exigences peuvent être mises sur la table de dissuasion.

Finalement, Shahrayar, fatigué de ce jeu macabre, a estimé qu’un changement de régime en Iran serait sa meilleure option. Il a joué son dernier coup en lançant sur l’Iran une opération militaire d’envergure avec son allié israélien «Fureur épique». Échec et mat, comble pour la civilisation du Shatranj.

* Fonctionnaire à la retraite.

L’article Mille et une nuits à Téhéran | Shahrayar tout feu tout flammes est apparu en premier sur Kapitalis.

Gestern — 03. März 2026Haupt-Feeds

Tunisie | Quatorze ans de prison pour Marouane Mabrouk  

03. März 2026 um 12:07

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné hier, lundi 2 mars 2026, l’homme d’affaires Marouane Mabrouk à des peines totalisant 14 ans de prison et à une amende de 100 millions de dinars.

Mabrouk a été condamné à 6 ans de prison pour «détournement de fonds publics», en lien avec la décision des autorités tunisiennes, en 2018, de lever le gel de ses avoirs auprès de l’Union européenne.

Il a également été condamné à 5 ans de prison pour blanchiment d’argent et pour avoir exploité les privilèges liés à sa fonction et à ses activités professionnelles et sociales, en plus d’une amende initiale de 100 000 dinars, assortie d’une seconde de 100 millions de dinars.

Par ailleurs, il a écopé d’une peine de 3 ans de prison pour «utilisation de ses fonctions, en tant que dirigeant d’une société d’État, en vue d’obtenir des avantages indus pour autrui et au détriment de l’administration».

L’homme d’affaires a ainsi été condamné à une peine totale de 14 ans de prison.

Dans la première affaire, l’ancien directeur général d’Al Karama Holding Adel Grar, et les anciens ministres, Mehdi Ben Gharbia, Mohamed Ridha Chalghoum, Mohamed Anouar Maarouf, Khémais Jhinaoui et Lotfi Ben Sassi ont été également condamnés à 6 ans de prison.

L’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed et l’ex-ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, ont, aussi, été condamnés, par contumace, à la même peine, avec exécution immédiate.

Trois autres ministres ont bénéficié d’un non-lieu, rapporte Mosaïque FM.

I. B.

L’article Tunisie | Quatorze ans de prison pour Marouane Mabrouk   est apparu en premier sur Kapitalis.

Alerte sanitaire en Algérie concernant des sardines tunisiennes

03. März 2026 um 11:33

Une alerte sanitaire a été émise en Algérie concernant les sardines tunisiennes en conserve, potentiellement dangereuses pour la santé publique. L’avertissement a été émis par la Direction de la pêche de la province d’El Tarf, frontalière de la Tunisie, suite à la commercialisation de sardines à l’huile d’olive sous la marque tunisienne El Manar, qui affirme n’avoir enregistré aucune réclamation en Tunisie.

Dans une note d’information, les autorités locales mettent en garde contre la consommation de ce produit, dont la teneur en histamine dépasse les limites autorisées et peut provoquer une intoxication alimentaire. Il est conseillé aux consommateurs de ne pas acheter les emballages concernés et à ceux qui en ont déjà acheté de ne pas les consommer.

La Direction de la pêche recommande également de contacter le centre de santé le plus proche en cas de symptômes tels que réactions cutanées, maux de tête, nausées, diarrhée ou autres signes évocateurs d’une intoxication alimentaire. Les services compétents, assure-t-on, suivent la situation en coordination avec les agences spécialisées afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé publique.

L’alerte a également été relayée sur les réseaux sociaux par l’Association algérienne de protection des consommateurs, qui a précisé que l’histamine se forme suite à une mauvaise conservation du poisson ou à une rupture de la chaîne du froid et qu’elle n’est pas éliminée par la cuisson ou la mise en conserve.

Par ailleurs, l’association indique qu’un lot du même produit a également fait l’objet, en janvier dernier, d’un rappel en France, selon un avis publié sur la plateforme gouvernementale RappelConso.

En réaction, la société El Manar a publié un communiqué où elle a expliqué que le retrait de son produit du marché français répondait à une démarche purement préventive, ajoutant qu’elle a immédiatement effectué de nouvelles analyses approfondies sur le lot incriminé, ainsi que sur des lots commercialisés sur le marché tunisien où aucune réclamation n’a été enregistrée, a-t-elle assuré.

I. B.

L’article Alerte sanitaire en Algérie concernant des sardines tunisiennes est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Retour volontaire accompagné de 1 760 migrants en 2025

03. März 2026 um 11:11

En 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a accompagné 1 760 migrants d’Afrique subsaharienne en Tunisie dans leur retour volontaire vers leurs pays d’origine respectifs. Cet accompagnement s’est traduit par des programmes personnalisés visant à favoriser leur réintégration socio-économique.

L’OIM Tunisie a communiqué à ce sujet sur ses canaux de communication, précisant que le programme combine assistance logistique et soutien socio-économique grâce à des plans de réintégration individualisés, adaptés aux besoins, aux compétences et aux perspectives de chaque bénéficiaire.

L’objectif affiché est de faire en sorte que le retour ne se limite pas au simple voyage vers le pays d’origine, mais devienne une véritable opportunité de nouveau départ, dans la dignité et la stabilité.

D’après l’OIM, les programmes couvraient divers domaines, notamment l’agriculture et l’élevage, le commerce de détail et les microentreprises, la restauration, les transports, l’éducation et la formation professionnelle, ainsi que des activités de services comme la couture, les soins à la personne, les services numériques et les compétences techniques.

Pour l’agence onusienne, cette approche, qui allie soutien matériel et accompagnement personnalisé, vise à renforcer l’autonomie, l’inclusion économique et la résilience, favorisant ainsi une réintégration durable dans leurs communautés d’origine.

En effet, pour l’OIM, un retour durable n’est possible que si les migrants ont de véritables choix et les outils nécessaires pour reconstruire leur avenir.

I. B.

L’article Tunisie | Retour volontaire accompagné de 1 760 migrants en 2025 est apparu en premier sur Kapitalis.

4e jour de guerre au Moyen-Orient  

03. März 2026 um 10:08

Au matin du quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient, les affrontements se poursuivent ce mardi 3 mars 2026 entre les États-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre, avec des attaques de plus en plus meurtrières. Israël, pour sa part, mène des «frappes simultanées» sur Téhéran et Beyrouth, contre des objectifs militaires iraniens et du Hezbollah. Et comme ce fut le cas cette nuit pour l’ambassade américaine à Ryad, les États-Unis ont été maintes fois visés par l’Iran ces dernières heures. (Photo : Frappe aérienne israélienne, dans la banlieue sud de Beyrouth).

Ce matin, de fortes explosions ont secoué Téhéran. Les détonations ont été entendues dans le nord de la capitale et les médias locaux ont rapporté aussi des déflagrations à Karaj, à l’ouest de Téhéran, ainsi qu’à Ispahan, au centre du pays.

Dans plusieurs communiqués, le Hezbollah affirme qu’«en réponse à l’agression criminelle israélienne qui a visé des dizaines de villes et de villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth», ses combattants ont utilisé des drones pour frapper les bases aériennes de Ramat David et de Meron en Israël. La base de Nafah, dans le Golan syrien occupé, a également été ciblée. 

L’armée israélienne a, pour sa part, affirmé ce matin que ses soldats étaient déployés en «plusieurs points» dans le sud du Liban, parallèlement à la campagne de frappes aériennes menée depuis la veille contre le Hezbollah. «Ce n’est pas une opération terrestre. C’est une mesure tactique (…) destinée à assurer la sécurité de notre peuple», assure le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l’armée. «Nous avons positionné des soldats dans la zone frontalière à des points supplémentaires pour défendre nos civils et empêcher le Hezbollah de les attaquer», poursuit-il.

En parallèle, «le Premier ministre Benyamin Netanyahou et moi avons autorisé l’armée israélienne à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d’empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières», a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz. 

Etant entendu, du point de vue des Israéliens, que la paix pour eux passe par l’occupation militaire des territoires de leurs voisins et le bombardement des populations de la région qui ne se soumettent pas à leurs diktats. 

Sur le plan politique, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, affirme que Washington n’a pas eu le choix que de s’impliquer aux côtés d’Israël dans sa guerre contre l’Iran. «Il était tout à fait clair que si l’Iran était attaqué par qui que ce soit, il riposterait et riposterait contre les États-Unis. (Or) nous savions qu’Israël allait agir», a-t-il lancé. Par conséquent, «si nous attendions que cette attaque ait lieu avant de riposter, nous aurions subi des pertes beaucoup plus importantes», confirmant la thèse que cette guerre est, d’abord, israélienne et que les Etats-Unis s’y sont laissés entraîner.

Les pays européens ont commencé à sortir de leur léthargie et à s’impliquer, eux aussi, dans le conflit, dont la France. «Lorsque ces pays doivent se défendre, (…) on répond à leurs demandes en termes de défense», affirme Alice Rufo, concernant le soutien à certains pays du Golfe, ciblés par des «attaques indiscriminées» iraniennes, attaques qui, rappelons-le, ont visé, jusque-là, des bases militaires américaines dans ces pays. Pour l’heure, précise la ministre déléguée auprès de la ministre français des Armées et des Anciens combattants, aucune décision pour un déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans la région n’a été prise. «Il peut se déplacer avec un très court préavis, mais c’est une décision du chef de l’État», glisse-t-elle, sur le plateau de TF1. 

En parallèle, la responsable ferme la porte à l’envoi de troupes au sol. «Nous avons des forces dans la région, cela ne veut pas dire mettre des troupes au sol pour une action offensive, puisque nous ne participons pas à l’action offensive américaine», indique Alice Rufo. 

«La France se tient prête à défendre ses partenaires (au Moyen-Orient), à leur demande, de manière proportionnée  et conformément au principe de légitime défense collective», répète Jean-Noël Barrot sur BFMTV, alors que plusieurs pays du Golfe font l’objet de frappes iraniennes. «Cela veut dire que nous avons le droit d’intervenir et que nous nous tenons prêts à le faire, nous ne nous déroberons pas», poursuit-il. 

Sur le plan diplomatique, le département d’État américain a ordonné mardi le départ de tout son personnel diplomatique «non urgent» de ses ambassades en Irak, en Jordanie et au Bahreïn.

Dans un message sur X, le département d’État a dit avoir mis à jour ses avis aux voyageurs pour Bahreïn et la Jordanie «afin de refléter l’ordre donné au personnel non urgent du gouvernement américain et aux membres de leurs familles de quitter ces pays». Dans un autre avis mis à jour pour l’Irak, le ministère dit avoir «ordonné lundi au personnel non urgent du gouvernement américain de quitter l’Irak pour des raisons de sécurité».

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir mené une «attaque à grande échelle» contre une base aérienne américaine à Bahreïn à l’aide de drones et de missiles.

Les forces navales des Gardiens «ont mené une attaque à grande échelle à l’aide de drones et de missiles à l’aube contre la base aérienne américaine située dans la région de Sheikh Isa, à Bahreïn», selon un communiqué cité par l’agence de presse officielle Irna, qui ajoute, sans fournir de preuve, que «20 drones et trois missiles ont atteint leurs cibles» et «détruit le principal poste de commandement de la base».

L’armée américaine a affirmé mardi avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la Révolution ainsi que des sites de lancement de missiles et de drones et des défenses anti-aériennes en Iran.

«Les forces américaines ont détruit les installations de commandement et de contrôle du Corps des gardiens de la révolution islamique, les capacités de défense aérienne iraniennes, les sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que les aérodromes militaires au cours d’opérations soutenues. Nous continuerons à prendre des mesures décisives contre les menaces imminentes posées par le régime iranien», a écrit le Commandement militaire central américain (Centcom) sur X.

Concernant la sécurité au détroit d’Ormuz dont transite une partie de ses besoins en énergie, la Chine, qui était, début 2025, la première destination du pétrole transitant par cette zone a, par la voix d’une porte-parole des Affaires étrangères, Mao Ning, «enjoint à toutes les parties de mettre fin immédiatement à leurs opérations militaires, d’éviter toute nouvelle escalade des tensions, de maintenir la sécurité des voies de navigation dans le détroit d’Ormuz et d’empêcher que la situation n’ait un impact plus important sur l’économie mondiale»

Dans ce même contexte, des réservoirs de carburant au port commercial de Duqm, à Oman, ont été pris pour cible par un certain nombre de drones, et un réservoir a été touché, indique l’agence de presse omanaise, en citant une source de sécurité. Les dégâts qui en ont résulté ont été maîtrisés et aucune victime n’a été recensée, a ajouté la même source. 

Le secteur aérien subit lui aussi directement les conséquences de l’embrasement du Moyen-Orient. Les opérateurs internationaux du secteur prévoient des perturbations pour les voyageurs durant plusieurs semaines au moins, certaines dessertes restant pour le moment suspendues.

Toujours sur le plan des impacts économiques du conflit, la Bourse de Séoul a clôturé mardi sur un plongeon de plus de 7 % tandis que celle de Tokyo a chuté de plus de 3 %. Dans le détail, l’indice Kospi a lâché 7,24 % à 5.791,91 points, lorsque l’indice Nikkei a abandonné 3,06 % à 56.279,05 points.

Latif Belhedi (avec agences).

L’article 4e jour de guerre au Moyen-Orient   est apparu en premier sur Kapitalis.

Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?

03. März 2026 um 08:54

La question est sur toutes les lèvres : Qui va succéder à l’ayatollah Ali Khamenei et devenir le nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran ? Le poste est la clé de voûte d’un système qui repose sur la théorie du velayat-e faqih (tutelle du jurisconsulte) et c’est à l’Assemblée des Experts que va échoir la responsabilité d’élire le successeur de Khamenei qui a occupé le poste pendant presque 37 ans. 

Imed Bahri

Le quotidien londonien arabophone Al Quds al Arabi est revenu sur cette échéance importante qui intervient en pleine guerre israélo-américaine contre la République islamique et indique que les préparatifs s’accélèrent en vue de l’élection d’un successeur au Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, assassiné par Israël et les États-Unis le samedi 28 février 2026 au matin. L’attaque, menée par l’aviation israélienne, a ciblé le bureau et la résidence de Khamenei, avenue Pasteur, à Téhéran, alors qu’il présidait une réunion du Conseil supérieur de la défense. Trente bombes ont été larguées sur ce lieu où se trouvait le Guide.  

Un conseil provisoire aux commandes

Afin d’éviter un vide du pouvoir, l’article 111 de la Constitution iranienne stipule qu’un conseil provisoire composé de trois membres exerce les pouvoirs du Guide suprême en cas de décès, de démission ou de destitution de ce dernier.

Le conseil provisoire actuel est composé de Massoud Pezeshkian en sa qualité de président de la République, Gholamhossein Mohseni Ejei en sa qualité de chef du pouvoir judiciaire et l’ayatollah Ali Reza Arafi, désigné par le Conseil des gardiens de la Constitution (organe iranien cumulant les fonctions de Conseil constitutionnel et de Commission électorale). 

L’urgence d’élire le Guide suprême est dictée par la nécessité de préserver la stabilité intérieure dans le pays, étant donné que le Guide suprême est la plus haute autorité politique, religieuse et militaire du pays. Il incarne vilayat-e faqih dans le système de la République islamique et est également le Commandant suprême des forces armées.

Conformément à la Constitution iranienne, l’élection du Guide suprême relève de la compétence de l’Assemblée des experts, appelée en persan «Majlis-e Khabargan-e Rahbari». Cette assemblée est composée de 88 membres, élus au suffrage universel direct, pour un mandat de huit ans. Le peuple iranien renouvelle donc son élection tous les huit ans. L’Assemblée exerce diverses fonctions dont celle d’élire le Guide suprême. Elle a également le pouvoir de contrôler l’action du Guide suprême et de le révoquer ou de le confirmer dans ses fonctions, à condition qu’il soit jugé apte à remplir ses devoirs sur les plans religieux, politique, intellectuel et physique.

Le Guide suprême est élu au scrutin secret, et le candidat qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés par les membres présents est déclaré Guide suprême. L’Assemblée des experts n’a élu le Guide suprême qu’une seule fois et ce, en juin 1989, jour du décès de l’Imam Khomeini, fondateur de la République islamique, lorsque Khamenei a été élu à ce poste.

Khamenei, alors président de la République (il l’a été de 1981 à 1989), n’était pas un candidat pressenti pour succéder à Khomeini. Cependant, Hashemi Rafsanjani (président de 1989 à 1997) a relaté une anecdote qui a bouleversé la donne. Il a déclaré que lors d’une rencontre avec Khomeini, il l’avait interrogé sur son choix de successeur, ce à quoi Khomeini aurait répondu: «Vous avez Khamenei».

Khamenei annonça son refus de briguer la succession de Khomeini mais l’Assemblée des experts l’élut Guide suprême. On peut donc affirmer que le décideur ultime concernant le successeur de Khomeini était Khomeini lui-même, conformément au souhait rapporté par Rafsanjani.

Ces dernières années, le débat s’est intensifié quant à la personne qui succédera au Guide suprême Khamenei s’il venait à disparaître, compte tenu de son âge avancé de 86 ans (il est né le 17 juillet 1939).

Ce besoin est devenu encore plus pressant suite aux menaces directes des États-Unis et d’Israël d’assassiner Khamenei surtout durant la guerre israélo-américaine contre l’Iran en juin 2025.

Spéculation sur le nom du nouveau Guide

Khamenei avait proposé plusieurs noms pour lui succéder mais ces noms sont restés secrets. Par conséquent, l’Assemblée des experts devrait avoir la tâche aisée d’élire le nouveau Guide suprême, surtout après l’assassinat de Khamenei par Israël.

Toute discussion concernant le nom du nouveau dirigeant iranien relève encore de la spéculation. Auparavant, l’ancien président Ebrahim Raissi qui avait à la fois un profil théocratique et politique était pressenti mais il a trouvé la mort dans un accident d’hélicoptère le 19 mai 2024, accident qui aurait été causé par une panne technique lors de son retour d’une brève visite en Azerbaïdjan (allié d’Israël) mais les circonstances de cette mort demeurent suspectes. 

Un autre nom qui circule est celui de Mojtaba, le fils de Khamenei. Proche de son père depuis des années, il a accès à tous les dossiers clés concernant l’Iran et ses alliés dans la région. Il entretient également des relations privilégiées avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), acteur majeur de la scène iranienne.

Le nom de l’ancien président Hassan Rouhani est également évoqué. Sous sa présidence, l’accord nucléaire de 2015 a été conclu sous l’égide de Barack Obama, dans le cadre du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu et l’Allemagne).

Le nom d’Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a aussi été mentionné, mais ses chances sont moindres car ce n’est pas un religieux.

Parmi les autres noms qui circulent figurent Mohsen Ejei, actuel chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Ali Reza Arafi, membre du Conseil de direction intérimaire et l’ayatollah Sadeq Larijani, ancien chef du pouvoir judiciaire (frère d’Ali Larijani).

D’autres noms, plus surprenants, pourraient également être évoqués, connus seulement de Khamenei et de son entourage. Toutefois, il est clair que les qualités les plus importantes que le nouveau dirigeant devra posséder, outre son rang religieux, seront sa détermination à affronter les États-Unis et Israël après qu’ils ont lancé leur deuxième guerre contre l’Iran et assassiné Khamenei.

L’article Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? est apparu en premier sur Kapitalis.

L’assassinat de Khamenei, un jour d’infamie qui aura des conséquences

03. März 2026 um 07:53

La guerre américaine actuelle contre l’Iran décidée sans consultation du Congrès, à l’instigation de Netanyahu, réalise d’autres objectifs que ceux proclamés par ses auteurs, en particulier l’interdiction de tout approvisionnement chinois en pétrole dans le Golfe hors de tout contrôle américain, ainsi que le renforcement de la supériorité militaire d’Israël sur les pays de la région, à même de lui permettre d’annexer sans opposition notable les territoires arabes de l’Euphrate au Nil ainsi que le dit la Bible, selon ses seuls intérêts et besoins, en s’assurant les conditions économiques adéquates à son développement au détriment des peuples de la région.

Dr Mounir Hanablia *

Les férus de la seconde guerre mondiale se souviendront du célèbre passage du discours du Président Roosevelt, qualifiant le 7 décembre 1941, date de l’attaque japonaise contre Pearl Harbour, de «jour d’infamie».

En effet des discussions avaient lieu entre des représentants des deux nations au moment où l’attaque s’était produite. Les Iraniens et les Américains s’étaient séparés à l’issue de discussions difficiles sans conclure, et pourtant ces derniers n’ont pas hésité à déclencher les hostilités, en arguant d’une «fenêtre d’opportunité»

Il y a des normes dans les relations internationales que l’on pensait définitivement établies. Depuis la paix de Westphalie de 1648, les rapports entre États obéissent à certaines règles dans le but d’éviter les conflits armés, et lorsqu’ils sont inévitables, d’atténuer les horreurs semblables à celles dont la Guerre de Trente Ans a été le théâtre.

Le droit international ignoré par les puissants

Ainsi un protocole a été établi visant à épargner l’intégrité physique des rois, afin que les réalités issues des conflits armés qui sont l’exception se traduisent par des accords perpétuant la paix. Ce ne fut pas là une nouveauté.

Si on en revient aux guerres féodales en Europe, les seigneurs et les rois, faits prisonniers, étaient épargnés puis libérés contre rançons conséquentes.

Or depuis le génocide de Gaza perpétré par l’armée israélienne utilisant les armes américaines les plus sophistiquées, ces normes que l’on qualifie depuis la création de l’Onu de droit international sont ignorées non par les instances chargées de les établir et de les contrôler, mais par les belligérants les plus puissants.

Il y a eu l’enlèvement du président vénézuélien en exercice par l’armée américaine agissant sous les ordres du président Trump.

On se souvient qu’en juin dernier à l’issue de la guerre des 12 jours menée par Israël contre l’Iran, l’armée américaine avait effectué un bombardement massif sur les installations nucléaires de Ferdaous et Natanz alors que des discussions se poursuivaient pour obtenir l’abandon du programme iranien d’enrichissement de l’uranium.

Il y a trois jours une opération militaire américaine de grande envergure a débuté par l’assassinat des plus hauts dirigeants iraniens, et particulièrement Ali Khameneï, l’autorité ultime de l’Etat dans son pays, dans un bombardement massif de son domicile où pas moins de trente bombes de grande puissance ont été utilisées. Qu’ils aient été qualifiés de «clique de voyous» par le commanditaire de leur exécution importe peu.

Un vengeur tombé de la Bible

Le fait notable est la mort de l’ancien président Ahmadinejad dans les mêmes circonstances à son domicile dans un bombardement. Il était devenu la bête noire des sionistes lorsqu’il avait appelé à la destruction de l’État d’Israël.

Ainsi et dans une guerre du XXIe siècle menée grâce à la collaboration d’Amazon, Google, Elon Musk et l’intelligence artificielle, Netanyahu s’adjugeait-il l’aura d’un vengeur tombé de la Bible. Or le droit divin ne s’accorde que peu avec les conventions de Genève protégeant les populations civiles contre les méfaits de la guerre, en particulier lorsqu’il s’agit d’usurpation de territoire et de nettoyage ethnique. Et on peut donc comprendre l’insistance du Président Trump à créer ce fameux Conseil de la Paix réservé aux milliardaires, et à liquider les instances internationales issues de l’Onu qui ont inculpé son sbire et mentor de génocide.

Dans ces conditions il paraît douteux qu’il y eût eu préalablement à cela une quelconque volonté de résoudre pacifiquement le conflit.

Il faut en effet noter que les discussions engagées pour obtenir la dénucléarisation de l’Iran avaient abouti à des concessions substantielles par ce pays. Elles auraient donc pu se poursuivre pour en obtenir davantage. Mais selon de nombreux commentateurs, la guerre avait déjà été décidée depuis le 29 janvier dernier, date de la visite effectuée par Netanyahu à Mar-a-Lago, lieu de résidence de Donald Trump.

Il faut donc convenir que tout cela n’avait été qu’une mise en scène destinée à permettre à l’armée américaine de parfaire ses préparatifs. Une fois achevés, la mise en branle de la machine de guerre devenait inévitable.

Il est inutile de rappeler toutes les péripéties qui ont jalonné le cours des relations irano-américaines, en 1953 avec le renversement de Mossadegh, ou depuis 1979, date de la révolution islamique, la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran, la mort des 250 marines dans une attaque suicide à Beyrouth en 1983, en passant par le soutien américain apporté à Saddam Hussein pour envahir l’Iran durant une guerre de huit ans.

Néanmoins, lorsque ses ambitions nucléaires eurent été avérées, ce pays a été soumis à un embargo international visant à asphyxier son économie.

De fausses négociations pour préparer une vraie agression

Le Plan d’action global commun établi sur un programme nucléaire contrôlé par les inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique en 2015 et avalisé par le président Obama, dont on pensait qu’il marquerait la fin du contentieux, a été dénoncé par son successeur Trump immédiatement après son élection, à l’instigation du premier ministre israélien Netanyahu. L’embargo contre l’Iran a donc été renforcé. Jusqu’à ce que l’annonce par Netanyahu du projet de normalisation politique avec l’Arabie Saoudite et du programme de corridor économique depuis les rives de l’Océan Indien jusqu’à Israël, à travers la péninsule arabique, les Emirats arabes unis et la Jordanie, constitue le facteur décisif à l’origine du 7 octobre 2023, et de l’irruption du Hamas, du Hezbollah, et des Houthis du Yémen, sur le théâtre des opérations.

Le programme envisagé ferait d’Israël la plaque tournante économique et financière du Moyen Orient au même titre que Singapour en Asie, tout en marginalisant le Canal de Suez et le détroit d’Ormuz, une perspective que nul régime politique en Iran ne peut accepter, pour ne pas dire l’un quelconque déjà soumis à un embargo sévère et ayant d’autant plus de raisons de miser sur l’énergie nucléaire.

On n’en finira pas de sitôt avec la question iranienne

La question iranienne peut donc être momentanément écrasée sous les bombes, mais elle n’en continuera pas moins à l’avenir à se poser avec acuité, même après le départ des mollahs. Il ne faut pas oublier que l’ambition du Shah d’Iran était déjà de doter son pays de la technologie nucléaire et on peut se demander si cela n’avait pas été la véritable raison pour laquelle il avait été délaissé par ses parrains américains.

D’autre part, la question de la légitimité de l’usage de la violence par les grandes puissances, en dehors des lois internationales, reste posée. Le gouvernement israélien renvoie l’origine de la guerre au 7 octobre et à la pluie de missiles qui s’est abattue sur son territoire depuis Gaza, le Sud Liban, et le Yémen.

En réalité, sa gestion génocidaire de la guerre à Gaza n’a eu dès le départ qu’un but, créer les conditions politiques et militaires adéquates nécessitant l’intervention américaine pour frapper l’Iran et abattre son régime. Or, des raisons propres, l’Amérique en avait: l’’interdiction aux Chinois de l’accès au pétrole iranien; le rétablissement de son prestige, terni par son incapacité à assurer la liberté de navigation à l’entrée de la mer Rouge, sérieusement entravée par les Houthis; le solde définitif des comptes avec ceux jugés responsables de la prise d’otage de l’ambassade en 1979, des enlèvements et des attentats de Beyrouth dans les années 80 qui constituaient pourtant des réponses à l’invasion israélienne du Liban et à la destruction de Beyrouth en 1982.

De tout ceci on peut conclure plusieurs choses. La guerre américaine actuelle décidée sans consultation du Congrès, à l’instigation de Netanyahu, réalise d’autres objectifs que ceux proclamés par ses auteurs, en particulier l’interdiction de tout approvisionnement chinois en pétrole dans le Golfe hors de tout contrôle américain, ainsi que le renforcement de la supériorité militaire d’Israël sur les pays de la région, à même de lui permettre d’annexer sans opposition notable les territoires arabes de l’Euphrate au Nil ainsi que le dit la Bible, selon ses seuls intérêts et besoins, en s’assurant les conditions économiques adéquates à son développement au détriment des peuples de la région. Que le colonialisme israélien et l’impérialisme américain aient trouvé là une occasion de plus de réaliser leurs objectifs ne peut être nié.

Cependant, les liquidations bibliques des dirigeants et des présidents risquent de ne pas s’avérer suffisantes au Moyen-Orient ou ailleurs pour dissuader les peuples de lutter pour recouvrer leurs droits nationaux et s’assurer les moyens de défendre leurs pays contre les agresseurs. Et l’intelligence artificielle est une arme à double tranchant. Si le président américain et le Premier ministre israélien forts d’une supériorité technologique qui ne peut être qu’éphémère, continuent d’assassiner ainsi leurs ennemis, il faut s’attendre à ce qu’un jour ou l’autre, ils soient eux-mêmes liquidés. Cela s’était déjà produit à Dallas en novembre 1963. L’Amérique continuera sans doute à mener des guerres d’agression. Mais si les peuples de la terre n’ont plus foi en sa parole, comment pourra-t-elle s’assurer sans s’épuiser les collaborations nécessaires à sa paix et à sa sécurité ?   

* Médecin de libre pratique.

L’article L’assassinat de Khamenei, un jour d’infamie qui aura des conséquences est apparu en premier sur Kapitalis.

L’Iran à l’instant de vérité | Le drapeau rouge et le vide 

03. März 2026 um 07:30

La mort d’Ali Khamenei, annoncée le 1ᵉʳ mars 2026 dans le sillage de frappes israélo-américaines visant des centres stratégiques iraniens, ne referme pas une époque : elle l’ouvre brutalement. L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu : entre cuirasse et métamorphose. Une métamorphose qui suppose un risque plus grand encore : celui d’exister sans ennemi.

Manel Albouchi

Depuis 1989, le Guide suprême n’était pas seulement un chef religieux. Il était le point d’agrégation des tensions, l’instance d’arbitrage ultime, le filtre symbolique entre la nation et le chaos du monde. Sa succession ne sera pas uniquement religieuse ; elle sera stratégique.

La faille du système

Khamenei n’occupait pas seulement une fonction institutionnelle. Il tenait une place psychique totale. Il était ce pare-excitation freudien par lequel la nation métabolisait l’agression du monde. Il absorbait l’angoisse extérieure pour la transformer en discours, en Loi, en direction. Dans l’imaginaire collectif, il portait l’archétype du Père primordial : celui qui tient la frontière, qui nomme l’ennemi, qui garantit la continuité. Et, lorsque le Père tombe, les projections se retirent brutalement. La structure reste debout mais la peau se fissure.  

Une économie psychique d’Etat

Depuis la guerre Iran-Irak (1980–1988), la République islamique a structuré sa matrice autour d’un mot «résistance» : résistance militaire, résistance économique, résistance culturelle. Et cette doctrine n’est pas pure rhétorique. Elle a produit une dissuasion asymétrique (missiles, réseaux régionaux alliés), une adaptation prolongée aux sanctions, une autonomie relative dans certains secteurs stratégiques.

Mais toute architecture défensive finit par devenir structure mentale. Ce qui fut stratégie est devenu identité et ce qui fut réponse est devenu réflexe. La résistance est devenue une économie psychique d’État : le monde attaque, la nation souffre, la souffrance prouve l’existence, l’existence justifie la rigidité.  

Un Moi-peau rigide  

Didier Anzieu parlait du Moi-peau comme de cette enveloppe qui protège le sujet contre la désintégration. L’Iran a construit un Moi-peau collectif solide, épais, presque cuirassé. La protection est devenue rigidité, la cohésion compression et la peau trop épaisse a fini par étouffer la respiration interne. Toute fissure peut être vécu comme une écorchure menaçant la survie même du corps national.

La mort du Guide est une entaille majeure : elle traverse la cuirasse et expose la vulnérabilité longtemps contenue.

Une architecture sous tension  

Le régime iranien repose sur une structure duale : institutions élues (présidence, Parlement) et tutelle théocratique exercée par le Guide suprême, le Conseil des gardiens et le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Depuis 1989, Khamenei jouait le rôle d’équilibriste entre ces pôles. Son autorité personnelle limitait les conflits ouverts entre conservateurs pragmatiques, factions sécuritaires et religieux doctrinaires. Son décès redistribue les lignes de force :

– le CGRI pourrait consolider son poids politique et économique ;

– les factions conservatrices chercheront à verrouiller la continuité idéologique ; 

– les segments réformistes, marginalisés ces dernières années, pourraient tenter de rouvrir un espace discursif.

La transition ne sera pas un simple passage de témoin. Elle redéfinira l’équilibre entre autorité religieuse, pouvoir sécuritaire et légitimité populaire.    

Le drapeau rouge

À Jamkaran, le drapeau rouge s’est levé. Il renvoie au sang injustement versé, à Karbala, au martyre de l’imam Hussein, à cette mémoire qui ne meurt pas.

Dans la tradition chiite, ce n’est pas un simple étendard : c’est une invocation. Le sang appelle justice. Sur le plan géopolitique, le message est double :

– à l’extérieur : signaler que la réponse sera calibrée ;

– à l’intérieur : transformer le deuil en unité, la sidération en mobilisation.

Mais psychiquement, le geste va plus loin. Le drapeau rouge agit comme un activateur collectif. Il simplifie l’angoisse. Il canalise la colère. Il soude la communauté autour d’une équation archaïque : le sang appelle le sang. La blessure cesse d’être effraction brute, elle devient message.

Hisser le drapeau rouge, c’est passer du chaos à la mise en scène. Lier l’énergie traumatique. Ce qui était sidération devient rituel. Ce qui était perte devient Loi.

Freud parlait de compulsion de répétition : on rejoue ce que l’on ne parvient pas à transformer en souvenir. À force de répéter le trauma, on finit par en faire une identité.

Ce drapeau est ambivalent : il unit et il enferme. Il offre une cohésion immédiate par la colère, mais il installe la nation dans une boucle mémorielle où la vie ne se conçoit qu’à travers la répétition du sacrifice.

Or une société ne peut vivre indéfiniment dans la dramaturgie du martyre sans épuiser ses forces vitales.  

La question existentielle  

La résistance est l’architecture d’État iranien et son identité profonde. Pourtant, la faille ouverte par la disparition de Khamenei contient une possibilité : «La blessure est l’endroit par où la lumière entre.» Encore faut-il accepter que la lumière transforme ce qu’elle éclaire.

La disparition du Père confronte l’Iran à son ombre collective : violence refoulée, désir de reconnaissance, fatigue générationnelle, aspiration à la normalité, mais aussi fierté nationale et refus de l’humiliation.

Les questions sont désormais existentielles. Le régime colmatera-t-il la brèche par la répétition aveugle ? Ou acceptera-t-il que cette déchirure devienne un espace de transformation ? Peut-on passer de la mémoire du sang à un projet de vie ? Peut-on survivre autrement qu’en résistant ?

L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu : entre cuirasse et métamorphose. Une métamorphose qui suppose un risque plus grand encore : celui d’exister sans ennemi.

L’article L’Iran à l’instant de vérité | Le drapeau rouge et le vide  est apparu en premier sur Kapitalis.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Israël | Le bureau de Netanyahu ciblé par une frappe iranienne  

02. März 2026 um 13:08

L’agence de presse iranienne Tasnim a annoncé, citant le service de relations publiques des Gardiens de la révolution, que le bureau du «Premier ministre criminel du régime sioniste » a été «durement touché par les forces armées de la République islamique lors de la dixième vague d’attaques ciblées et surprises menées par des missiles Khyber.»

«Le sort du Premier ministre du régime sioniste est désormais incertain», écrit l’agence ce lundi 2 mars 2026, ajoutant que des sources israéliennes ont annoncé «l’annulation de sa visite prévue à Beit Shemesh, dans les territoires occupés, ville visée par des missiles iraniens la veille.»

La dernière vidéo diffusée de Netanyahu, d’une durée de quelques minutes, remonte à plusieurs heures. «Depuis, aucune autre vidéo ni photo de lui n’a été publiée», rappelle Tasnim, ajoutant qu’ «aucune information détaillée concernant Netanyahu n’a encore été publiée par la presse hébraïque.»

L’Iran a mené des frappes de missiles de représailles contre les territoires occupés après l’offensive militaire conjointe israélienne et américaine de samedi.

À ce jour, l’Iran a mené dix vagues d’attaques de drones et de missiles contre des bases israéliennes et américaines dans la région.

I. B.

L’article Israël | Le bureau de Netanyahu ciblé par une frappe iranienne   est apparu en premier sur Kapitalis.

Quand l’Estonie défie la Russie !

02. März 2026 um 11:32

«Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans un entretien au journal The Telegraph. A-t-il vraiment mesuré ses paroles en affirmant que son pays ne serait pas une cible facile en cas d’agression russe, tout en avertissant que toute attaque conduirait à un transfert du conflit sur le territoire russe ?  

Habib Glenza

Dans une autre interview accordée à Deutsche Welle (DW), le chef de la diplomatie estonienne a balayé les craintes concernant la vulnérabilité de son pays face à une éventuelle invasion russe.

Interrogé sur le fait que l’Estonie soit souvent désignée comme une cible prioritaire en raison de sa position géographique, il a répondu : «Mais dans la vraie vie, nous augmentons considérablement nos capacités». «Je pense que l’Otan est plus forte que jamais. Nous avons déjà de nouveaux plans de défense, ce qui signifie que nous ne nous contentons pas d’attendre. Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe.»

Les louvoiements de l’Europe

Margus Tsahkna rejette l’idée que l’Estonie soit le pays le plus vulnérable d’Europe. Il assure que la résistance estonienne mènerait à un déplacement de la guerre sur le sol russe. Et critique les tentatives de négociation directe avec Vladimir Poutine.  

Il exprime, cependant, et à juste titre, son inquiétude quant à la volonté politique de l’Europe de faire face à la menace russe. «Nous nous inquiétons de l’Europe, de savoir si l’Europe est prête à prendre une décision, à se lever, à devenir plus forte», a-t-il admis. Tout en qualifiant de «totalement erronée» l’hypothétique envoi d’un émissaire européen au Kremlin, auquel il prévoit un retour humiliant qui affaiblirait la position de l’Ukraine.

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités politiques européennes, dont le Premier ministre letton Evika Silina et le président estonien Alar Karis, ont récemment appelé à la nomination d’un envoyé spécial européen pour négocier avec la Russie. En décembre dernier, le président français Emmanuel Macron avait également exprimé sa conviction de la nécessité de trouver une solution pour interagir directement avec le dirigeant russe. Selon les médias, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö serait considéré comme le favori pour ce poste.

Le potentiel militaire en place

Les déclarations du ministre des Affaires étrangères estonien font «rire et pleurer à la fois», car elle font craindre que l’Etat profond européen soit disposé à sacrifier l’Estonie, après avoir sacrifié l’Ukraine.

Ce tout petit pays de moins de 46 000 km2 dispose d’une armée de 7 700 soldats dont 1000 placés dans une base située à la frontière avec la Russie. L’Allemagne lui a récemment envoyé 44 tanks et 350 soldats comme aide militaire et c’est tout ce que peut aligner ce pays balte pour affronter la Russie, laquelle compte 17 millions de km2, 1,5 million de soldats, des milliers d’ogives nucléaires, d’avions, de tanks, de drones, de missiles, etc.! Aussi les déclarations du ministre estonien des Affaires étrangères peuvent-elles paraître insensées. Sur qui l’Estonie va-t-elle compter pour «mener la guerre sur le territoire russe» ? Apparemment sur l’Otan, l’Union européenne, les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Islande et Finlande) et, bien entendu, les Etats-Unis. Mais ces pays sont-ils prêts à voler à son secours au risque de se trouver engagés dans une guerre qu’ils cherchent à éviter ? Si oui pourquoi ne sont-ils pas intervenus en Ukraine comme ils l’ont promis ?

Le précédent de la Pologne

Par ses déclarations, le ministre des Affaires étrangères estonien cherche en réalité à préparer ses concitoyens à une guerre que leurs voisins ukrainiens n’ont pas réussi, eux, à éviter. Ni l’Otan, ni l’Europe, ni à fortiori les Etats-Unis ne se hasarderont à entrer en guerre contre la Russie pour sauver l’Estonie au risque de déclencher une troisième guerre mondiale.

Rappelez-vous qu’en 1939, lorsque Hitler a envahi la Pologne, ce pays comptait sur ses deux alliés de taille, l’Angleterre et la France, qui n’ont pas bougé le doigt pour le défendre. La suite, on la connaît…     

L’article Quand l’Estonie défie la Russie ! est apparu en premier sur Kapitalis.

❌
❌