Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 15. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

Wassim Turki : “Les mesures fiscales ne suffisent pas, il faut anticiper les ressources futures”

15. Januar 2026 um 12:20

L’investissement public s’impose comme un levier stratégique pour l’État. Il génère non seulement emplois et croissance économique, mais exerce aussi un effet multiplicateur décisif sur l’économie du pays.

Pour la loi de finances 2026, le taux d’investissement public atteint 8 % du budget de l’État. Passant de 5,4 milliards de dinars en 2025 à 6,3 milliards en 2026, soit une hausse de 0,9 milliard. De ce fait, ce niveau reste toutefois modeste au regard des besoins du pays. Que peut-on en déduire?

Wassim Turki, expert-comptable et consultant émérite, l’a déclaré en exclusivité à leconomistemaghrébin.com à l’issue de l’événement organisé par la CONECT sur la loi de finances 2026 : « Sans engagement ferme de l’État dans les investissements, le secteur privé hésite à suivre, freinant l’élan économique global. »

Il rappelle en l’occurrence que la masse salariale absorbe 90 % des recettes fiscales, rendant ardu le financement des investissements. Cela dit, maintenir 8% dans ce contexte représente un effort louable et un premier pas vers une restructuration budgétaire viable. Pourtant, le vrai défi, selon M. Turki, réside dans l’exécution : une nouvelle route budgétisée en 2022 reste irréaliste après des années, prouvant que les 6 milliards de dinars pèsent moins que la capacité réelle de l’État à les dépenser.

La loi de finances 2026 contient des avancées notables, comme la stabilisation budgétaire et le rééquilibrage de la dette au profit d’une dette intérieure malgré ses risques inflationnistes. Mais six ans pour l’équilibre budgétaire ont paralysé la croissance. « Si l’on reste dans une logique comptable d’équilibre budgétaire, aucune solution n’émerge. Il faut en sortir, s’aventurer, prendre des risques pour créer de la croissance », insiste M. Turki. Tout en ajoutant : « Les mesures fiscales seules n’y suffisent pas; il faut anticiper les ressources futures et investir davantage. »

Par ailleurs, la stabilité fiscale est cruciale. Car un investisseur confronté à des schémas fiscaux changeants d’une année à l’autre voit son risque croître et peine à se développer. Ainsi, l’expert-comptable Wassim Turki suggère de réduire la pression fiscale pour garantir plus de prévisibilité. Il convient de cesser de boucler le budget par la fiscalité seule et de chercher ailleurs.

Partenariats public-privé comme solution

Les partenariats public-privé (PPP) s’imposent comme une réponse idoine pour bâtir des infrastructures structurantes (aéroports comme Tunis-Carthage, ports, stades ou hôpitaux) sans épuiser les finances publiques. Ils mobilisent le privé pour un impact global et progressif sur l’économie.

Une vision à long terme

M. Turki conclut : « C’est vrai que nous ne sommes pas à un équilibre budgétaire parfait, mais il faut d’ores et déjà réfléchir à l’après-équilibre. Car sans création de richesse, cet équilibre générera des manques. Il est urgent de nous projeter dans une logique de croissance et de développement pour les 15 à 20 prochaines années, sans nous limiter à court terme. Cette vision à moyen terme sur 15 ans doit intégrer une perspective bien plus lointaine. Qu’allons-nous faire dans les cinq prochaines années ? Pourquoi ? Quels objectifs atteindre ? C’est une construction progressive, année après année. Mais l’ultime horizon compte : comment voyons-nous le pays, comment doit-il être ? Le plan quinquennal s’inscrit dans cette vision globale, tout comme le budget annuel s’y intègre. Ainsi, nous nous positionnons et nous projetons dans cette croissance, en créant de l’espoir. »

L’article Wassim Turki : “Les mesures fiscales ne suffisent pas, il faut anticiper les ressources futures” est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Répression en Iran : le G7 prêt à durcir ses sanctions

15. Januar 2026 um 12:12

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont annoncé, mercredi 14 janvier, leur disposition à imposer de nouvelles mesures restrictives contre l’Iran. Et ce, si la répression des manifestations se poursuit.

Dans un communiqué commun, ils ont exprimé leur « profonde préoccupation » face à l’augmentation du nombre de morts et de blessés. Tout en condamnant les arrestations arbitraires, les violences délibérées et l’intimidation des manifestants en Iran.

Dans ce cadre, le G7 exhorte les autorités iraniennes à faire preuve de retenue, à cesser toute violence et à respecter les droits de l’Homme ainsi que les libertés fondamentales de la population.

L’article Répression en Iran : le G7 prêt à durcir ses sanctions est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

USA – Iran : bruits de bottes au Proche-Orient

15. Januar 2026 um 12:02

Des frappes ciblées à une offensive d’envergure en Iran, en passant par l’assassinat du Guide suprême iranien, plusieurs scénarios sont examinés à Washington. Mais la voie diplomatique n’est pas non plus écartée.

La question n’est plus de savoir si Donald Trump va donner le feu vert pour frapper l’Iran, mais quand. Le président américain a affirmé, dans la nuit du mercredi 14 janvier lors d’un événement ouvert à la presse à la Maison Blanche, que « les tueries en Iran ont pris fin » après la répression de manifestations par les autorités. Tout en entretenant le flou sur la perspective d’une intervention militaire américaine, affirmant que Washington suivrait de près la situation.

Pause en trompe-l’œil ?

S’agit-il pour Washington d’un faux-semblant de « pause » savamment calculé pour mieux se préparer à une éventuelle attaque contre l’Iran? Aucun porte-avion américain ne se trouvant actuellement dans la région. Alors que Trump a assuré auparavant, le mardi 3 janvier, que les Etats-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre et que le soutien aux manifestants était « en route ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ayant pour sa part affirmé qu’il n’y aurait « pas de pendaison aujourd’hui (mercredi) ou demain (jeudi) », dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.

Mais, un signe ne trompe pas sur les intentions cachées des Américains. En effet, Washington vient de procéder au retrait d’une partie de son personnel de certaines bases stratégiques dans la région, notamment à Bahreïn, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. Et ce, par mesure de précaution, après que Téhéran a menacé hier mercredi de prendre pour cible les bases militaires américaines dans la région, face à la possibilité d’une intervention des Etats-Unis brandie par Donald Trump. Sachant qu’en juin dernier, la base américaine d’al Oudeïd au Qatar a été prise pour cible par Téhéran après les frappes américaines contre ses installations nucléaires, intervenues dans le cadre du conflit de 12 jours entre Israël et l’Iran.

L’évacuation d’une partie du personnel des bases américaines au Moyen-Orient fait suite à la promesse de Donald Trump de venir en aide aux manifestants. « Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !!! […] J’ai annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas. L’AIDE EST EN ROUTE. MIGA [Make Iran Great Again]!!! Ainsi a-t-il écrit mardi 13 janvier dans un post sur son réseau Truth Social.

Options

Mais quelle est la nature de cette aide et quelles sont les options envisagées par l’administration américaine ?

Des frappes ciblées à une offensive d’envergure, cyberattaques massives- Donald Trump s’est d’ailleurs vanté d’avoir éteint toutes les lumières de Caracas, le 3 janvier dernier ou s’inspirer des bipeurs et des talkies-walkies que le Mossad avait activés en 2024- en passant par l’assassinat ou le kidnapping du guide suprême Ali Khamenei… Plusieurs scénarios sont sur la table du président américain. Mais son choix devrait surtout dépendre de l’objectif qu’il cherche à atteindre. Toutefois, la voie diplomatique n’est pas non plus totalement écartée.

Cependant, est écartée toute intervention militaire terrestre contre l’Iran, l’ennemi juré des États-Unis depuis la révolution islamique de 1979. Washington ayant retenu notamment les leçons tirées de l’invasion américaine désastreuse de l’Irak en 2003. D’autant plus que cela pourrait paradoxalement faire le jeu du régime des mollahs et renforcer l’unité autour de lui.

Par contre, une frappe symbolique contre des sites nucléaires iraniens, à l’instar des opérations militaires ponctuelles au Venezuela, que Trump peut ensuite revendiquer comme des succès, est envisageable. A moins de cibler les casernes et les  centres de commandements des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique coupable de la répression des manifestations.

Reste l’arme la plus redoutable : frapper le régime des mollahs au portefeuille. En effet, Donald Trump a prévenu le 12 janvier que les partenaires commerciaux de l’Iran s’exposeront à une hausse de 25 % des droits de douane déjà appliqués par les États-Unis. Via son réseau Truth social, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré que la mesure prenait effet  immédiatement. Par conséquent, ces surtaxes douanières s’appliqueront sur tous les échanges commerciaux effectués par les pays visés par les États-Unis.

A cet égard, notons que l’Iran, membre du groupe des producteurs de pétrole de l’OPEP, a exporté des produits vers 147 partenaires commerciaux en 2022, indiquent les données les plus récentes de la Banque mondiale. Ses principaux partenaires commerciaux sont la Chine, l’Irak, les Émirats arabes unis, la Turquie, la Russie, l’Irak et l’Allemagne. Selon les données de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est la Chine qui est la plus visée :  plus d’un quart des échanges commerciaux de l’Iran ont été réalisés en 2024 avec Pékin. Et ce, pour 18 milliards de dollars d’importations et 14,5 milliards de dollars d’exportation

Bref, taper sur l’ennemi, là où cela fait mal sans se salir les mains, tel semble être  la tactique de l’actuel locataire de la Maison Blanche et c’est plus conforme à son tempérament de promoteur immobilier.

L’article USA – Iran : bruits de bottes au Proche-Orient est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le ministère de l’Industrie adopte le Kaizen pour moderniser l’administration

15. Januar 2026 um 11:47

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie engage une réforme interne majeure. Il adopte la démarche « Kaizen » d’amélioration continue pour moderniser son administration. L’objectif est clair : gagner en efficacité, améliorer la qualité du service public et renforcer la performance globale, avant une généralisation à toutes les structures relevant du ministère.

L’annonce a été faite le mercredi 14 janvier au siège du ministère. La ministre Fatma Thabet Chiboub a présidé la séance de travail dédiée au lancement de cette initiative. Elle était entourée de la cheffe de cabinet Afef Chachi Teyari, de Selim Fréchichi, chargé par intérim de la direction générale de l’innovation et du développement technologique, ainsi que de formateurs issus des principaux centres techniques industriels du pays. La ministre a souligné que la démarche Kaizen constitue un outil central pour installer des méthodes de gestion modernes. Elle repose sur la formation continue, la simplification des processus et la recherche permanente de l’excellence. Selon elle, cette culture ne doit pas se limiter aux entreprises. L’administration et ses cadres sont appelés à en devenir des acteurs clés.

Elle a également rappelé que la Tunisie a été désignée centre régional d’excellence Kaizen. Le pays devient ainsi une plateforme de diffusion de la culture de l’amélioration continue. Ce positionnement vise à renforcer la compétitivité de l’industrie tunisienne et impose un effort accru sur le développement des compétences et du capital humain.

Introduite en Tunisie dès 2006, la démarche Kaizen a déjà porté ses fruits. Plus de 200 entreprises industrielles ont été accompagnées. Près de 130 experts ont été formés dans le domaine de l’amélioration continue, jetant les bases d’un écosystème national tourné vers la performance et la qualité.

L’article Le ministère de l’Industrie adopte le Kaizen pour moderniser l’administration est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

UIB distinguée Meilleure Banque de Financement du Commerce International en Tunisie par Global Finance

15. Januar 2026 um 11:43

L’Union Internationale de Banques (UIB) vient d’être, une nouvelle fois, récompensée par le magazine économique international de référence “Global Finance“, qui l’a désignée « Meilleure Banque de Financement du Commerce International en Tunisie pour l’année 2026 », dans le cadre des World’s Best Trade Finance Providers Awards.

Cette distinction s’inscrit dans la continuité des reconnaissances obtenues par l’UIB au fil des dernières années et confirme la solidité de son expertise en matière de financement du commerce international. Les lauréats ont été sélectionnés par le comité éditorial de Global Finance sur la base de critères exigeants incluant le volume des transactions, l’étendue de la couverture internationale, la qualité du service client, la compétitivité des prix ainsi que l’intégration de technologies innovantes.

À travers ce prix, Global Finance distingue les institutions financières ayant su répondre efficacement aux besoins de leurs clients dans un environnement mondial marqué par l’incertitude géopolitique et la complexité croissante des cadres réglementaires, tout en s’appuyant sur des solutions technologiques performantes.

 

Les lauréats ont été sélectionnés par le comité éditorial de Global Finance sur la base de critères exigeants incluant le volume des transactions, l’étendue de la couverture internationale, la qualité du service client, la compétitivité des prix ainsi que l’intégration de technologies innovantes.

 

Cette reconnaissance met également en lumière la robustesse des dispositifs opérationnels de l’UIB ainsi que l’expertise de ses équipes, mobilisées pour offrir à leurs clients des solutions de Trade Finance alliant efficacité, sécurité et conformité aux standards internationaux les plus exigeants.

Cette nouvelle récompense témoigne de l’engagement constant de l’UIB à accompagner les entreprises tunisiennes importatrices et exportatrices dans leurs opérations à l’international, en leur proposant une offre complète de produits et services Trade, conforme aux meilleurs standards internationaux.

Forte du savoir-faire de ses équipes spécialisées et du soutien du réseau international du Groupe Société Générale, notamment à travers ses filiales africaines, l’UIB consolide ainsi son positionnement de partenaire bancaire de référence pour le commerce international en Tunisie.

 

Cette nouvelle récompense témoigne de l’engagement constant de l’UIB à accompagner les entreprises tunisiennes importatrices et exportatrices dans leurs opérations à l’international, en leur proposant une offre complète de produits et services Trade…

 

Par cette distinction, l’UIB réaffirme son rôle actif dans le développement des échanges internationaux et sa contribution à l’attractivité de la Place financière de Tunis, au service de l’économie nationale et de ses acteurs.

Avec communiqué

L’article UIB distinguée Meilleure Banque de Financement du Commerce International en Tunisie par Global Finance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Minéraux critiques : Trump fixe un ultimatum pour briser la dépendance à Pékin

15. Januar 2026 um 11:30

Donald Trump a fixé un délai de 180 jours à ses alliés et partenaires commerciaux pour mettre en place des accords visant à réduire la domination de la Chine sur les minéraux critiques. Il a averti que l’absence de progrès pourrait entraîner des mesures « correctives ». A commencer par des droits de douane élevés, des quotas ou l’instauration de prix minimaux à l’importation.

Dans une déclaration officielle, mercredi 14 janvier, le président américain Trump a affirmé que la dépendance des États-Unis à l’égard de minéraux transformés à l’étranger constitue une menace directe pour la sécurité nationale. Il indique en ce sens que les négociations devront aboutir d’ici le 13 juillet 2026.

Les stratégies prévues incluent l’augmentation des capacités de transformation dans les pays partenaires. Mais aussi la conclusion d’accords d’achat garantissant l’accès au marché américain. Ainsi que l’investissement dans des installations non chinoises et l’utilisation de mécanismes de stabilisation des prix.

A cet égard, notons que la Chine contrôle aujourd’hui plus de 60 % de l’extraction mondiale des terres rares et près de 90 % de leur traitement, selon l’USGS. Ce qui lui confère une position dominante sur des matières premières stratégiques comme le graphite, le gallium et les terres rares.

L’article Minéraux critiques : Trump fixe un ultimatum pour briser la dépendance à Pékin est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Plastique en Tunisie : l’alerte rouge sur les côtes et dans les corps

15. Januar 2026 um 11:07

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord verra sa production de déchets passer de 129 millions de tonnes par an actuellement à 255 millions de tonnes d’ici 2050, selon le rapport « Problème mondial, solutions locales » de Greenpeace MENA. Le document alerte sur l’ampleur de la pollution plastique et met en avant les initiatives citoyennes face aux carences étatiques.

Le rapport se concentre sur cinq pays (Égypte, Liban, Arabie saoudite, Maroc et Tunisie) et souligne l’action d’organisations locales engagées contre la pollution plastique, notamment marine. En Tunisie, les chiffres sont préoccupants. Le pays produit 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 188.000 tonnes de plastique. Chaque année, près de 80.000 tonnes de plastique polluent les côtes tunisiennes, dont 17.000 tonnes se retrouvent directement en mer. Cette pollution affecte lourdement la biodiversité marine : des résidus plastiques ont été retrouvés dans 80 % des animaux échoués ou autopsiés sur les plages tunisiennes, particulièrement les tortues marines.

Des lois inefficaces et des acteurs locaux mobilisés

Malgré l’adoption de décrets interdisant les sacs plastiques à usage unique en 2016 puis 2020, leur application reste largement défaillante. Les sacs prohibés demeurent omniprésents sur les marchés, illustrant les failles dans l’exécution de la législation.

L’ONG « Notre Grand Bleu » (NGB), fondée en 2012 par des plongeurs, pêcheurs et chercheurs, s’est imposée comme acteur clé de la protection marine en Tunisie. L’organisation combine recherche scientifique et savoirs empiriques des pêcheurs locaux. Elle milite notamment contre le « plastique fantôme », appelant à l’interdiction des engins de pêche en plastique. Selon ses estimations, quelque 100.000 pièges à poulpes en plastique sont perdus chaque année dans le golfe de Monastir, continuant de piéger la faune marine. L’association développe également des projets d’économie circulaire en collaboration avec des artisans transformant les engins de pêche récupérés en objets décoratifs, et mène des actions de sensibilisation auprès de la jeunesse, avec plus de 100 jeunes membres formés à la plongée et à l’éducation environnementale.

Les « Berbechas », héros invisibles du recyclage

Le rapport salue le rôle des chiffonniers, appelés « Berbechas », qualifiés de « héros invisibles » du recyclage. Ces collecteurs informels récupèrent environ 80 % des déchets recyclables du pays. Bien que l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed) supervise le secteur, le taux de recyclage officiel ne dépasse pas 4 %, laissant le système largement dépendant de ces travailleurs non reconnus et dépourvus de protection sociale.

À l’échelle régionale, le rapport rappelle que la mer Méditerranée est devenue l’une des plus polluées au monde. Bien qu’elle ne représente que 1 % des eaux mondiales, elle concentre 7 % des microplastiques de la planète. Les pertes économiques liées à la dégradation des écosystèmes marins sont estimées entre 500 milliards et 2.500 milliards de dollars par an.

Les risques sanitaires sont également pointés du doigt. Les individus peuvent ingérer jusqu’à 68.000 microparticules de plastique par jour via l’air intérieur, une exposition associée à des inflammations chroniques et à des atteintes à la santé reproductive, conclut Greenpeace MENA.

Lire aussi
Traité mondial sur la pollution plastique : pas de consensus à Genève
Le Burkina interdit le plastique dans les institutions publiques

 

L’article Plastique en Tunisie : l’alerte rouge sur les côtes et dans les corps est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Afrique entre dans l’ère de l’IA et de la cybersécurité

15. Januar 2026 um 10:57

Le premier Sommet africain sur l’intelligence artificielle et la cybersécurité se tiendra du 30 mars au 1er avril 2026 à Hammamet, sur le thème « Vers une gouvernance numérique intelligente et sécurisée pour la transformation digitale des gouvernements africains ». Cet événement vise à définir une vision africaine souveraine en matière de technologies numériques, alignée sur les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Placé sous le patronage du Conseil de coopération scientifique arabe (CCSA) et organisé en partenariat avec l’Université de Sfax, Al-Bahith Academy Postgraduate Studies et plusieurs autres institutions académiques et technologiques africaines, le sommet rassemblera experts, décideurs politiques, chercheurs, start-up et acteurs du secteur privé autour de la devise « Secure Intelligence, Connected Continent ».

D’après les informations publiées sur les réseaux sociaux du CCSA, les débats porteront sur des enjeux cruciaux : régulation agile de l’IA; lutte contre les cybermenaces émergentes (deepfakes, malwares avancés, attaques DDoS); intégration de l’IA dans les secteurs stratégiques (FinTech, santé, transport autonome, éducation); ainsi que le renforcement des compétences numériques à l’échelle continentale. Une attention particulière sera accordée aux défis posés par l’IA super-intelligente à l’horizon 2050 et à la notion de cybersécurité post-humaine.

Le sommet plaidera pour une coopération panafricaine renforcée, notamment par la création de centres régionaux de réponse aux incidents de sécurité (CSIRT) et l’adoption de cadres législatifs harmonisés, inspirés du Règlement général sur la protection des données européen RGPD.

Structuré autour d’un partenariat public-privé-académique, il ambitionne de positionner l’Afrique non plus seulement comme consommatrice, mais aussi comme conceptrice et régulatrice des technologies du futur. Et ce, tout en garantissant souveraineté numérique, protection des données et inclusion technologique.

Avec TAP

L’article L’Afrique entre dans l’ère de l’IA et de la cybersécurité est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BERD, UE et BEI signent un accord de subvention pour accélérer les énergies renouvelables

15. Januar 2026 um 10:53

La BERD, l’UE et la BEI signeront ce jeudi 15 janvier 2026 un accord de subvention pour soutenir les énergies renouvelables en Tunisie, en présence de Mme Odile Renaud-Basso, présidente de la BERD.

Ces fonds devront ainsi renforcer les infrastructures dédiées et avanceront le programme tunisien de 1,7 GW, visant 35 % d’électricité renouvelable d’ici 2035, comme prévu dans le Mémorandum d’entente Tunisie-UE sur l’énergie.

Il convient de noter que la présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, effectue une visite officielle en Tunisie les 15 et 16 janvier 2026. C’est ce qu’a révélé le communiqué de la banque.

En outre, lors de cette visite, la présidente signera de nouveaux engagements d’investissement de la BERD, ainsi que des accords de subventions financés par l’Union européenne et d’autres donateurs.

Par ailleurs, elle sera reçue par le président de la République Kaïs Saïed. Tout comme elle se réunira avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh, également gouverneur de la BERD pour la Tunisie. De même, elle rencontrera des représentants des secteurs public et privé, des institutions financières internationales et des partenaires commerciaux.

L’article BERD, UE et BEI signent un accord de subvention pour accélérer les énergies renouvelables est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le Danemark renforce sa présence militaire au Groenland

15. Januar 2026 um 10:10

Le Danemark a commencé, le 14 janvier, à déployer des moyens militaires supplémentaires au Groenland, dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis. Selon la télévision publique danoise DR, des troupes provenant d’autres pays de l’Union européenne devraient également rejoindre les forces danoises sur l’île.

Copenhague a déjà envoyé un détachement avancé chargé de préparer la logistique et les infrastructures nécessaires à l’accueil d’un contingent plus important. Cette initiative intervient alors que Donald Trump multiplie les déclarations sur la nécessité pour Washington de prendre le contrôle du Groenland pour des raisons de « sécurité nationale », allant jusqu’à évoquer un possible recours à la force.

Un porte-parole du parti danois de gauche « Enhedslisten » a salué cette décision, la qualifiant de « signal fort » adressé à toute puissance tentée de menacer la souveraineté du Groenland.

Trump justifie son intérêt stratégique pour l’île par son rôle clé dans son projet de défense antimissile, le « Dôme d’or », et affirme que l’acquisition du Groenland renforcerait considérablement l’OTAN.

Ces affirmations sont rejetées par Copenhague, qui privilégie une coopération renforcée avec Washington au sein de l’Alliance, sans remise en cause de la souveraineté danoise sur le territoire.

L’article Le Danemark renforce sa présence militaire au Groenland est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’or noir décroche après la détente autour de l’Iran

15. Januar 2026 um 10:10

Les prix du pétrole ont chuté d’environ 3 % ce jeudi 15 janvier, mettant fin à une série de quatre séances de hausse. Le repli intervient alors que les craintes d’une escalade géopolitique au Moyen-Orient se sont atténuées, notamment après des déclarations de Donald Trump indiquant un ralentissement de la répression en Iran. Ces propos ont réduit les anticipations d’une action militaire américaine et, par conséquent, le risque de perturbations majeures de l’approvisionnement mondial en pétrole.

Le Brent pour livraison en mars 2026 reculait de 2,84 % à 64,63 dollars le baril ce matin, repassant sous le seuil de 65 dollars. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en février, perdait 2,87 % à 60,23 dollars le baril.

Mercredi, les deux références avaient pourtant progressé de plus de 1,5 %, atteignant leurs plus hauts niveaux depuis plus de deux mois, portées par la crainte d’une confrontation directe entre Washington et Téhéran. Mais la détente diplomatique a effacé l’essentiel de ces gains.

Selon Hiroyuki Kikukawa, stratège en chef chez Nissan Securities Investment, la pression vendeuse s’explique par l’idée que les États-Unis n’opteront pas pour une intervention militaire contre l’Iran, combinée à des stocks américains plus élevés que prévu. Il estime que le WTI devrait évoluer à court terme dans une fourchette comprise entre 55 et 65 dollars le baril.

De son côté, l’expert énergétique Anas Al-Hajji souligne que les tensions avec l’Iran ont déjà ajouté une « prime de risque » d’environ 7 dollars par baril aux prix. Il rappelle toutefois que Donald Trump privilégie traditionnellement des prix du pétrole bas et cherchera à éviter toute escalade majeure susceptible de provoquer une flambée durable des cours.

Les pressions baissières sont également renforcées par la hausse inattendue des stocks américains. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a annoncé une augmentation de 3,4 millions de barils des stocks de brut, à 422,4 millions de barils, alors que les analystes anticipaient une baisse.

Par ailleurs, la reprise progressive de la production et des exportations pétrolières du Venezuela, après l’assouplissement des sanctions américaines, ajoute une source potentielle d’offre supplémentaire sur le marché mondial.

L’article L’or noir décroche après la détente autour de l’Iran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La République islamique d’Iran et ses ennemis

15. Januar 2026 um 10:04

Les séquences se suivent et se ressemblent. L’Iran fait face à un nouveau soulèvement populaire réprimé dans le sang par le régime des Mollahs. Celui-ci se trouve plus affaibli que jamais, au terme d’années d’embargo et d’une pression sécuritaire persistante (de la part d’Israël et des Etats-Unis. Trump laisse planer la menace d’une intervention militaire. Si le régime iranien devait chuter, 2026 symboliserait ce nouvel ordre régional et international, de la même manière que la Révolution islamique survenue en 1979 avait marqué une rupture historique et géopolitique.

 

Une République islamique : l’identification d’une menace

Avec la révolution islamique et la fin du régime du Shah d’Iran, les Etats-Unis avaient perdu un allié stratégique dans la région du Golfe, gardien de l’exploitation des gisements pétrolifères du Golfe. Autoproclamée « défenseur de tous les musulmans » (article 152 de la Constitution nationale). Rapidement, la République islamique d’Iran a été perçue comme une menace stratégique par les monarchies sunnites du Golfe (fragilisées par la présence de fortes minorités chiites en leur sein) et par les Occidentaux.

Alliés à l’époque du Shah, lorsque l’Iran était promu par les États-Unis « gendarme du Moyen-Orient » en vue de préserver l’exploitation des gisements pétrolifères de la région, la Révolution islamique et l’instauration d’une République théocratique chiite théorisée et incarnée par la figure de l’ayatollah Khomeiny sont rapidement érigées en ennemis stratégiques et idéologiques.

Un événement historique qui a provoqué une remarquable onde de choc, la nouvelle théocratie islamique étant perçue comme une menace par l’Occident comme par la plupart des régimes arabes « laïcs » ou fondamentalistes sunnites.

Du reste, c’est l’Irak – et le régime baasiste – de Saddam Hussein qui a attaqué l’Iran (1980-1988), avec le soutien des Occidentaux, lors de la première guerre du Golfe. Les pays arabes voisins sont accusés par l’Ayatollah Khomeiny d’être dirigés par des « pouvoirs impies soumis aux puissances impérialistes ».

Autoproclamé « défenseur de tous les musulmans » (article 152 de la constitution), le régime des mollahs a opté pour une politique d’influence ou d’hégémonie politique, plutôt que l’invasion des territoires (terrestres et maritimes) convoités. Une alliance stratégique a ainsi été scellée en 1982 avec le régime syrien tenu par les chiites alaouites et les chiites libanais du Hezbollah. En réaction, les États-Unis, soutenus par les monarchies sunnites du Golfe et par l’Arabie saoudite en particulier, fragilisés par la présence de fortes minorités chiites en leur sein (communauté majoritaire à Bahreïn), ont déployé une stratégie d’encerclement et d’isolement de l’Iran. Outre l’installation et le renforcement progressif de bases militaires de l’Arabie saoudite à l’Afghanistan en passant par le Qatar et les Emirats arabes unis, ces pays arabes se sont regroupés au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Afin de briser le « bloc sunnite », l’Iran a tenté de se faire le nouveau porte-drapeau de la « cause palestinienne », en l’« islamisant » et en la « désarabisant », tentative qui a causé des tensions diplomatiques avec Israël et s’est traduite par un soutien matériel et financier aux islamistes sunnites du Hamas (au pouvoir à Gaza). Surtout, la chute du régime de Saddam Hussein a permis à la majorité chiite de s’imposer au sein du nouvel appareil d’État irakien.

Par une ruse de l’histoire, l’intervention américaine en 2003 a renforcé l’avènement d’un « arc chiite » (allant des Hazaras d’Afghanistan à la minorité chiite présente en Arabie saoudite), si redouté par les régimes sunnites de la région. L’enjeu est à la fois stratégique et symbolique : entre chiites et sunnites, Arabes et Perses, c’est le « leadership islamique » qui est en jeu.

 

Une menace nucléaire ?

Cette compétition explique l’opposition radicale des pays du Golfe au « programme nucléaire iranien »… à l’instar d’Israël et des Occidentaux. Tous soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert d’un programme d’énergie civile, ce que Téhéran dément. Il n’empêche, la perception de l’Iran comme menace stratégique régionale et internationale est liée à son « programme nucléaire » qui a justifié des frappes américaines et une « guerre sourde » menée par les Israéliens (assassinats de scientifiques, attaques informatiques, etc.).

Quelle que soit l’évolution du « dossier nucléaire iranien », celui-ci est un excellent révélateur du traitement différencié dont font l’objet les acteurs de la région : Israël bénéficie en effet ici (comme ailleurs) d’un soutien ferme de l’Occident, alors que ce pays est l’un des rares à refuser de ratifier le traité de non-prolifération des armes nucléaires. Et pour cause : Israël est l’unique puissance nucléaire de la région.

Plus largement, le Moyen-Orient reflète de manière significative la reconfiguration de l’ordre international marqué à la fois par le primat de la force et la volonté hégémonique israélo-américaine.

L’article La République islamique d’Iran et ses ennemis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Analytica 2026 : l’AHK Tunisie ouvre les portes du géant mondial des technologies de laboratoire

15. Januar 2026 um 09:35

L’AHK Tunisie organise une délégation professionnelle au salon Analytica 2026, que le parc des expositions de Munich accueillera du 24 au 27 mars 2026. Les professionnels du secteur reconnaissent ce salon comme le leader mondial des technologies de laboratoire, de l’analyse, des biotechnologies et de la conférence. Cet événement revient tous les deux ans et constitue un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur.

Le salon réunit l’ensemble de la filière, de l’industrie à la recherche, et offre une plateforme unique permettant de découvrir les solutions les plus récentes pour toute la chaîne de valeur de l’analyse et du traitement de données. Les visiteurs pourront explorer les tendances majeures en sciences de la vie et comprendre comment l’intelligence artificielle transforme le travail en laboratoire. L’événement mettra également en lumière des solutions pour rendre les laboratoires plus écologiques et durables.

Analytica 2026 permettra de rencontrer un large panel de fournisseurs, incluant des start-ups innovantes, des leaders internationaux et des fournisseurs multibranches. Le salon garantit une présentation réussie des technologies de laboratoire innovantes, des analyses de pointe et des biotechnologies d’avenir. Dans ce cadre, l’AHK Tunisie propose un accompagnement personnalisé aux participants du 23 au 27 mars 2026. Les organisateurs fixent la date limite d’inscription à cette délégation au 23 janvier 2026.

L’article Analytica 2026 : l’AHK Tunisie ouvre les portes du géant mondial des technologies de laboratoire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La BVMT lance la deuxième cohorte du programme Reporting ESG

15. Januar 2026 um 08:40

La Bourse de Tunis a annoncé le lancement, à partir du 15 janvier 2026, de la deuxième cohorte du programme « Reporting ESG », en partenariat avec la Société Financière Internationale, institution du Groupe de la Banque mondiale. Cette nouvelle phase élargit le périmètre des bénéficiaires en intégrant à la fois des sociétés cotées et des entreprises à participation publique.

Ce programme s’inscrit dans l’engagement de la Bourse de Tunis en faveur de la finance durable et dans le cadre de son adhésion à l’initiative des Nations Unies « Sustainable Stock Exchanges ». Il vise à promouvoir la transparence et les meilleures pratiques en matière environnementale, sociale et de gouvernance.

Après les résultats jugés encourageants de la première cohorte pilote, cette seconde édition ambitionne de renforcer les capacités des entreprises participantes en gouvernance ESG, d’améliorer la qualité et la comparabilité des informations extra financières publiées et de soutenir leur contribution aux Objectifs de Développement Durable.

Le dispositif prévoit un accompagnement des entreprises à travers des sessions de formation et un appui méthodologique tout au long du processus de reporting.

Lire aussi :
L’IA comme moteur de transformation du Reporting ESG 
La BVMT accélère sa transformation ESG aux côtés des sociétés cotées

L’article La BVMT lance la deuxième cohorte du programme Reporting ESG est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Météo : pluies isolées et températures en hausse

15. Januar 2026 um 08:27

Temps partiellement nuageux sur tout le pays à progressivement très nuageux la nuit avec des pluies isolées et temporairement orageuses prévues sur les régions ouest la nuit. Ces pluies s’étendront progressivement aux régions-est.

Vent de secteur sud puis s’orientant vers le secteur est relativement fort à l’extrême sud avec des vents de sable locaux et faible à modéré sur le reste des régions.

Mer peu agitée à moutonneuse sur les côtes est.

Les températures maximales se situent entre 17 et 22 degrés et à 15 degrés sur les hauteurs.

L’article Météo : pluies isolées et températures en hausse est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kaïs Saïed impulse la refondation du système de santé

15. Januar 2026 um 06:50

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé dans la journée du mercredi 14 janvier 2026, au palais de Carthage, une réunion avec les ministres de la Santé Mustapha Ferjani et des Affaires sociales Issam Lahmar, ainsi que des responsables clés du secteur : Amel Fattoum (PDG de la Pharmacie centrale), Rym Ghachem Attia (présidente du Conseil national de l’Ordre des médecins), Soumaya Miled (DG de l’Agence nationale du médicament), Mustapha Laaroussi (président du Conseil national des pharmaciens) et Mohamed Zoubeir Guiga (président du syndicat des pharmaciens privés).

Selon le communiqué de la présidence de la République, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de reconstruire le secteur public de la santé avec une vision nouvelle, répondant aux légitimes aspirations du peuple tunisien, et de restructurer la couverture sociale, un droit humain fondamental. Priorisant l’intérêt suprême du pays, il a appelé à dépasser les obstacles récurrents via une prospective objective et à trouver rapidement des solutions pour améliorer la couverture sociale, constituer un stock stratégique de médicaments et renforcer les services de santé dans toutes les régions.

Il a également évoqué le rôle historique des médecins, pharmaciens et infirmiers dans la guerre de libération nationale, ainsi que les pionniers qui ont fondé l’école tunisienne de médecine, faisant de la Tunisie une référence régionale pour la formation et les soins. Enfin, il a réaffirmé que la « bataille de libération nationale » se poursuit, avec une volonté inébranlable de répondre aux demandes populaires, face à ceux « dont les cœurs sont malades », dont le meilleur remède reste la conscience des Tunisiens.

L’article Kaïs Saïed impulse la refondation du système de santé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

ZOOM – L’avenir n’attend pas : le débat tunisien…

15. Januar 2026 um 05:27

L’avenir n’attend pas, mais certains persistent à le regarder avec une angoisse profonde, comme si le progrès était une menace et non une promesse. On en vient à se demander si les grands esprits de notre époque ne sont pas terrifiés par le monde qu’ils ont pourtant contribué à penser. La technologie avance à pas de géant, l’intelligence artificielle et la robotique redessinent le paysage du travail, mais voilà que certains économistes semblent vivre dans un univers parallèle où les machines attendraient docilement l’aval des professeurs pour exister.

Daron Acemoglu, figure respectée et auréolée d’un Nobel, suggère une vision qui ressemble étrangement à une nostalgie assumée. Il prône des réformes fiscales destinées à décourager une automatisation jugée excessive, imagine des consultations obligatoires des salariés avant toute implantation technologique dans l’entreprise, comme si l’innovation devait désormais demander la permission pour franchir les portes des usines et des bureaux. C’est, en somme, une tentative de dompter un fleuve impétueux en plantant quelques roseaux sur ses rives. Une lutte contre une marée qui emporte tout, un pari impossible, comme celui de contenir l’océan avec une digue de sable fraîchement moulée à la main.

La grande illusion d’Acemoglu!

Le raisonnement n’est pas dénué de noblesse. Il prétend ralentir le progrès afin d’épargner les travailleurs que la logique économique et l’efficacité technologique tendent à marginaliser. Mais il repose sur une grande illusion : celle de croire qu’il existe un juste milieu contrôlable entre l’homme et la machine, une automatisation qu’on pourrait calibrer comme un thermostat en hiver. Qui déterminerait ce que signifie « trop automatiser » ? Quelles institutions décideraient où se situe la frontière morale, sociale, ou économique du progrès acceptable ? Les technologies n’obéissent pas aux ministères, mais aux courbes d’apprentissage, aux effets d’échelle, aux incitations économiques, et à l’implacable concurrence mondiale. Taxer une transition ne la rend pas plus humaine : elle la rend seulement plus lente, plus coûteuse et, souvent, plus inefficace.

Dans le fond, Acemoglu propose un renversement complet de la logique économique moderne : abaisser artificiellement la productivité du capital dans le seul but de préserver celle du travail humain. C’est demander à un marathonien de s’alourdir d’un sac de sable afin de laisser une chance au marcheur. L’histoire du progrès n’a jamais été écrite dans ces termes.

 

On peut dès lors imaginer, avec un sourire, les décisions qu’il aurait défendues au début du XXᵉ siècle. Aurait-il limité la vitesse des voitures au trot du cheval ? Institué des taxes punitives sur les moteurs thermiques pour protéger les palefreniers ? Exigé des consultations préalables auprès des éleveurs d’étalons avant que Ford ne lance son modèle T ?

 

Qui regrette l’ère des carrioles ?

On peut dès lors imaginer, avec un sourire, les décisions qu’il aurait défendues au début du XXᵉ siècle. Aurait-il limité la vitesse des voitures au trot du cheval ? Institué des taxes punitives sur les moteurs thermiques pour protéger les palefreniers ? Exigé des consultations préalables auprès des éleveurs d’étalons avant que Ford ne lance son modèle T ? L’industrie équestre a été balayée, et pourtant, personne aujourd’hui ne regrette l’ère des carrioles et des ferronnières. Ce qui est disruptif ne demande jamais la permission de l’ordre établi.

L’un des aspects les plus déroutants de la proposition d’Acemoglu réside précisément dans cette idée d’associer les salariés à la validation des innovations qui pourraient les remplacer. Un tel mécanisme reviendrait à instaurer dans toutes les organisations une bureaucratie paralysante, des comités permanents d’évaluation, des procédures sans fin, des vetos implicites, bref une machine lourde chargée de freiner toutes les autres. Imagine-t-on les dactylographes statuant sur l’introduction des ordinateurs, les archivistes votant sur l’arrivée des bases de données, ou les projectionnistes de cinéma approuvant le numérique ? Si l’humanité avait adopté cette logique, elle en serait probablement encore à discuter de l’avenir de l’imprimerie.

 

La réalité est simple et brutale : l’automatisation n’est pas un choix politique. C’est une loi gravitationnelle de l’économie moderne. La compétition mondiale la stimule, les avancées exponentielles en IA l’alimentent, et la quête des entreprises pour survivre la rend inexorable.

 

La réalité est simple et brutale : l’automatisation n’est pas un choix politique. C’est une loi gravitationnelle de l’économie moderne. La compétition mondiale la stimule, les avancées exponentielles en IA l’alimentent, et la quête des entreprises pour survivre la rend inexorable. On ne ralentit pas une marée avec un décret, pas plus qu’on ne modifie la trajectoire du vent en votant une taxe.

Mais où se situe le débat tunisien?

S’obstiner à protéger le travail humain tel qu’il existe équivaut à maintenir vivant un monde en train de disparaître. L’enjeu réel n’est pas de contenir l’automatisation, mais de repenser la manière dont la valeur est créée et distribuée. Une société où il faudra garantir des revenus et une stabilité sociale sans forcément passer par le salariat traditionnel. Une fiscalité orientée non plus vers l’emploi mais vers les flux de valeur. Une redistribution qui permette à tous de bénéficier des gains d’efficacité générés par les machines. Une éducation tournée vers l’analyse, la créativité, les compétences humaines non substituables, et non plus vers la compétition contre des algorithmes.

C’est là que se joue le débat tunisien, même si la transition technologique y avance moins vite qu’ailleurs : non dans le refus du monde qui arrive, mais dans la capacité à y inscrire notre société, nos talents et notre modèle économique. La Tunisie ne peut pas se permettre de rester sur le quai tandis que le train du progrès mondial s’éloigne. Il lui faut accompagner la mutation, préparer les jeunes aux métiers qui n’existent pas encore, construire un filet de sécurité qui protège sans figer, encourager l’innovation plutôt que la suspecter.

 

La Tunisie ne peut pas se permettre de rester sur le quai tandis que le train du progrès mondial s’éloigne. Il lui faut accompagner la mutation, préparer les jeunes aux métiers qui n’existent pas encore, construire un filet de sécurité qui protège sans figer, encourager l’innovation plutôt que la suspecter.

 

L’erreur d’Acemoglu est de regarder le travail, quand c’est la société tout entière qui devrait être observée. Chercher à ralentir l’avenir pour préserver le présent, c’est forcément perdre les deux. Le seul futur viable est celui qui accueille le progrès et le redistribue, plutôt que celui qui le refuse et s’épuise à combattre ses conséquences.

 

=========================

 

**  Acemoglu, économiste turco-américain, est l’une des figures majeures de la recherche économique contemporaine.Le 14 octobre 2024, Acemoglu et Robinson ont été décorés du prix Nobel, ces derniers ayant coécrit de multiples ouvrages et ayant une pensée économique proche. Nous étudierons la pensée de ces deux hommes, que vous avez peut-être déjà croisés en cours d’ESH, puisque ce sont des auteurs fondamentaux sur plusieurs chapitres, notamment sur la question du développement des économies émergentes.

https://misterprepa.net/acemoglu-institutions-developpement-economique/

 

 

==============================

* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IA

L’article ZOOM – L’avenir n’attend pas : le débat tunisien… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 14. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

Visas-USA : Washington suspend les procédures pour 75 pays dont la Tunisie

14. Januar 2026 um 20:35

La Maison-Blanche vient d’annoncer un gel des visas d’immigration pour de nombreux pays, dont la Tunisie, la Russie et le Brésil. 

« Les États-Unis gèlent toutes les procédures de visas pour 75 pays », a écrit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt sur X, en renvoyant vers un article publié sur le site internet de la chaîne Fox News.

Cette mesure s’applique aux visas d’immigration et concerne entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d’Afghanistan, du Brésil, d’Iran, d’Irak, d’Égypte, du Nigeria, de Thaïlande, du Yémen, mais aussi de la Tunisie.

A noter que le Département d’État a déclaré lundi 12 janvier avoir révoqué plus de 100 000 visas depuis le retour de Trump, un record en un an. En décembre, le ministère de la Sécurité intérieure avait état de l’expulsion par l’administration Trump de plus de 605 000 personnes, et que 2,5 millions d’autres étaient parties de leur propre chef. Cette dernière mesure n’affecte pas les visas de tourisme ou d’affaires, bien que l’administration Trump se soit engagée à vérifier l’historique des réseaux sociaux de tous les demandeurs.

On n’y reviendra.

L’article Visas-USA : Washington suspend les procédures pour 75 pays dont la Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Cybersécurité mauritanienne « made in USA »…

14. Januar 2026 um 17:44

Une délégation américaine avait déjà été reçue en novembre dernier par les autorités pour discuter de coopération dans le numérique. Les axes comprenaient l’infrastructure numérique, le commerce électronique, les capacités nationales et la cybersécurité.

La Mauritanie ambitionne d’intégrer davantage les outils numériques dans sa gestion publique pour moderniser les services, renforcer la transparence administrative et stimuler le développement économique et social.

Pour ce faire, le gouvernement de Moctar Ould Diay explore des perspectives de partenariats avec les Etats‑Unis d’Amérique en matière de renforcement de la cybersécurité et de protection des infrastructures numériques sensibles, rapporte Agence Ecofin. Le site assure que ces perspectives ont été discutées, lundi 12 janvier, lors d’une rencontre entre le ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, Ahmed Salem Ould Bedde, et la chargée d’affaires de l’ambassade des États‑Unis à Nouakchott, Corina R. Sanders (qui était accompagnée à cette occasion d’une délégation de l’entreprise américaine Cybastion, spécialisée dans les solutions de cybersécurité et les services numériques).

Il faut rappeler que la Mauritanie recherche l’expertise américaine dans l’objectif de mettre en place une équipe nationale de réponse aux incidents de sécurité informatique (CSIRT) mais aussi un centre des opérations de sécurité (SOC), ajoute le média.

Et c’est dans cette perspective Nouakchott a déjà créé par décret, en avril 2024, l’Agence nationale de cybersécurité et de certification électronique (ANCCE). Mission : protéger le cyberespace national et améliorer la gouvernance de la cybersécurité, entre autres. « Cette création s’inscrit dans la continuité des avancées réalisées, notamment la ratification en 2023 de la Convention de Malabo de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles ».

Agence Ecofin rappelle que la Mauritanie dispose également d’une “Stratégie nationale de sécurité numérique 2022‑2026“, axée sur six objectifs stratégiques, en l’occurrence la gouvernance, la protection des infrastructures critiques, la lutte contre la cybercriminalité, la sensibilisation et le développement des compétences, ainsi que la coopération nationale et internationale.

Le gouvernement mauritanien considère la cybersécurité comme une condition sine qua non à la réussite de la transformation numérique, celle-ci faisant partie des leviers de développement socio‑économique de nombreux pays africains.

Il ne pourrait en être autrement, car on assiste à une recrudescence des menaces cybernétiques ciblant des systèmes publics, privés et financiers. D’ailleurs, Interpol chiffre à plus de 3 milliards de dollars entre 2019 et 2025 les pertes financières en Afrique.

L’article Cybersécurité mauritanienne « made in USA »… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌