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Empfangen — 04. August 2026 Französischsprachig

Industrie : une reprise portée par les mines et l’énergie, mais encore fragile

04. August 2026 um 15:56

Après deux années de recul, la production industrielle tunisienne renoue avec la croissance au premier trimestre 2026. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), l’indice global de la production industrielle progresse de 4,3 % en glissement annuel, après des baisses de 5,4 % au premier trimestre 2024 et de 2 % en 20255.

Cette amélioration est principalement portée par les industries extractives. La production minière bondit ainsi de 10,6 %, tandis que le secteur de l’énergie enregistre une hausse de 14,9 %, profitant d’un effet de rattrapage après plusieurs années de contre-performance.

En revanche, l’industrie manufacturière peine à retrouver un rythme soutenu. Sa progression se limite à 2 %, reflétant une reprise encore insuffisante pour tirer durablement la croissance.

Plusieurs branches restent en difficulté. Les industries chimiques accusent le plus fort recul (-11,3 % sur le trimestre et -22,2 % en mars sur un an), suivies des matériaux de construction (-9,6 %) et du textile-habillement-cuir (-5,8 %), toujours pénalisés par la faiblesse de l’investissement et de la demande.

À l’inverse, certaines activités affichent une dynamique plus favorable. Les industries agroalimentaires progressent de 15,1 %, tandis que les industries mécaniques et électriques gagnent 4 %. Ces performances confirment que le redressement de l’industrie tunisienne demeure sélectif, largement soutenu par les secteurs des mines et de l’énergie, alors qu’une partie importante du tissu manufacturier reste confrontée à des difficultés persistantes.

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Écoles privées d’ingénieurs : l’OIT outrepasse-t-il ses prérogatives ?

04. August 2026 um 14:46

La question de l’accréditation des établissements privés de formation d’ingénieurs en Tunisie suscite une vive controverse ces derniers temps.

Onze établissements accrédités, des dizaines d’autres sommés de payer 10 000 dinars pour faire examiner leur dossier : l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) s’est arrogé un pouvoir que ni le ministère de tutelle ni les établissements concernés ne lui reconnaissent. Résultat, une polémique qui en dit long sur le flou persistant de la gouvernance de l’enseignement supérieur en Tunisie.

Le ministère de l’Enseignement supérieur a été le premier à recadrer l’Ordre, rappelant sèchement que l’autorisation, l’évaluation et la reconnaissance des établissements privés – ainsi que de leurs diplômes – relèvent de sa seule compétence, en vertu de la loi. Autrement dit : évaluer des écoles d’ingénieurs ne figure pas, et n’a jamais figuré, dans le mandat de l’OIT.

 

 

La Chambre syndicale des établissements privés d’enseignement supérieur, affiliée à l’UTICA, n’a pas mâché ses mots non plus, allant jusqu’à accuser l’Ordre d’être à l’origine de l’aggravation de la crise de la fuite des cerveaux. Elle dénonce une initiative à même de semer la confusion chez les étudiants, les familles et les employeurs. De même qu’elle rappelle que seul l’État, via le ministère en charge de l’enseignement supérieur, peut reconnaître ou pas un diplôme.

Lire aussi — Fuite des cerveaux : pour l’UTICA, l’Ordre des ingénieurs aggrave la crise

Sur le fond, les critiques adressées à l’Ordre sont sévères : en publiant des listes d’établissements « reconnus » ou non, il s’aventure hors de son rôle naturel, en l’occurrence représenter et défendre la profession, pour s’improviser « régulateur de l’enseignement supérieur ». La facture de 10 000 dinars exigée pour l’examen des dossiers interroge tout autant : sur quelle base légale repose-t-elle ? Et surtout, quelles conséquences pour la réputation des écoles non listées et pour l’avenir de leurs étudiants, pris en otage d’un conflit de compétences qui ne les concerne pas directement ?

Face à la fronde, l’OIT campe sur ses positions et justifie sa démarche par la volonté de tirer la formation d’ingénieur vers le haut et d’aligner les établissements sur les standards internationaux. Une intention louable sur le papier, mais qui ne répond à aucune des questions de légitimité soulevées. Une intention surtout qui laisse, en creux, un vide inquiétant : celui d’une gouvernance de l’enseignement supérieur où chacun semble vouloir tracer ses propres frontières.

Voilà un dossier – encore un – qui risque de faire couler beaucoup d’encre.

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Les mathématiques tunisiennes sont en deuil, suite au décès du Pr Mohamed Amara

04. August 2026 um 07:49

Le professeur Mohamed Amara, figure majeure des mathématiques tunisiennes, est décédé le lundi 3 août 2026 à Grenoble, en France, laissant un vide important dans le paysage universitaire du pays.

Enseignant-chercheur à la Faculté des sciences de Tunis, il s’est distingué par une œuvre scientifique riche portant sur l’analyse, la topologie, le calcul différentiel et les équations différentielles – des travaux qui ont servi de référence dans l’enseignement supérieur en Tunisie mais aussi dans les autres pays du Maghreb.

Son parcours institutionnel est tout aussi marquant, rapportent des médias tunisiens. Ainsi, il fut le premier recteur de l’Université de Tunis El Manar, de 1986 à 1991, avant de porter, à partir de 1992, le projet de création de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT). C’est lui qui en a conçu les bases pédagogiques, les programmes et l’organisation scientifique. À son ouverture en septembre 1996, il en devient naturellement le premier directeur, fonction qu’il occupera jusqu’en 1999. Il défendait une conception de l’enseignement supérieur où la recherche occupe une place centrale, une orientation qui a durablement façonné l’identité de l’INSAT.

Sa disparition a suscité de nombreux hommages dans le milieu académique tunisien. D’anciens collègues et disciples ont salué entre autres « un homme d’une grande rigueur intellectuelle, généreux dans la transmission de son savoir », et qui a su former et orienter plusieurs générations de jeunes mathématiciens vers différentes écoles de pensée, sans esprit de chapelle. Beaucoup retiennent de lui « l’image d’un bâtisseur d’institutions autant que d’un maître au sens le plus noble », dont l’héritage scientifique et humain continue d’inspirer les mathématiciens et ingénieurs tunisiens.

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Empfangen — 03. August 2026 Französischsprachig

Tunisie : 7ᵉ pays le plus prospère d’Afrique… mais une prospérité qui résiste mal à l’épreuve du quotidien

03. August 2026 um 13:31

La Tunisie figure parmi les pays africains les plus « prospères » selon le dernier HelloSafe Prosperity Index. Classée 7ᵉ du continent – vous avez bien lu “au 7ème rang africain“, avec un score de 45,19 points sur 100, elle devance même le Maroc et l’Afrique du Sud. Un résultat largement relayé par les médias comme une performance nationale.

Pourtant, derrière ce classement flatteur, une réalité économique beaucoup plus fragile apparaît : dette élevée, investissement en panne, chômage persistant et pouvoir d’achat sous pression.

Autant dire que le paradoxe tunisien est simple : le pays bénéficie encore des fruits d’un modèle social construit depuis plusieurs décennies; mais ses indicateurs économiques récents montrent une capacité de plus en plus réduite à préserver ces acquis, comme l’analysent certains experts de la place. La question n’est donc pas de savoir si la Tunisie est aujourd’hui un pays prospère, mais combien de temps elle pourra encore le rester.

Un indice qui récompense l’héritage plus que la dynamique actuelle

Il faut souligner que le HelloSafe Prosperity Index ne mesure pas directement la croissance ou la performance économique récente. Il tente plutôt d’ »évaluer un niveau global de prospérité à travers cinq critères : le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat; le revenu national brut par habitant; l’indice de développement humain (IDH); les inégalités de revenus mesurées par le coefficient de Gini (ou indice de Gini – est une mesure statistique qui permet de chiffrer les inégalités de revenus ou de patrimoine au sein d’une population); et le taux de pauvreté relative ».

Selon cette méthodologie, les Seychelles dominent largement le classement africain avec 98,09 points, suivies par Maurice (77,09) et l’Algérie (54,24). La Tunisie arrive quant à elle en septième position, mais derrière entre autres la Libye, classée sixième avec 46,61 points.

Oui, vous avez bien lu également : avec tous les problèmes auxquels font face nos voisins de l’Est, ce classement nous dit qu’ils sont plus prospères. Allez savoir ! Ainsi, cette place peut surprendre : comment un pays confronté depuis des années à une instabilité politique majeure peut-il devancer la Tunisie ? L’explication tiendrait à la construction même de l’indice. « Le PIB par habitant représente une part importante du calcul et la rente pétrolière permet encore à la Libye d’afficher des niveaux de revenus élevés malgré ses difficultés institutionnelles », peut-on lire entre les lignes dudit rapport.

La Tunisie, elle, tire principalement son score d’un autre facteur : son capital humain. Et ce n’est pas peu, dirions-nous.

Une performance héritée de l’histoire sociale tunisienne

Si la Tunisie reste bien classée, elle le doit largement à son indice de développement humain (IDH). L’investissement massif dans l’éducation et la santé publiques depuis l’indépendance, particulièrement sous l’ère Bourguiba, continue de produire ses effets.

 

Lire aussi : La Tunisie dans le top 5 africain de l’IDH

 

Cet héritage constitue un avantage réel par rapport à plusieurs autres pays africains. Toutefois, il ne doit pas être confondu avec une réussite économique actuelle. « Le classement mesure davantage un stock accumulé qu’une trajectoire en mouvement ».

Autrement dit, « la Tunisie bénéficie encore des choix publics réalisés il y a plusieurs décennies. Elle ne récolte pas nécessairement les résultats d’une dynamique économique récente ». Car sur le terrain, les signaux sont beaucoup moins encourageants constatent les économistes.

Une économie sous pression : dette, chômage et investissement en panne

D’ailleurs, les indicateurs macroéconomiques racontent une autre histoire. La dette publique tunisienne avoisine désormais 83,4 % du PIB, limitant fortement les capacités de l’État à investir et à soutenir l’économie. Dans le même temps, près de 93 % des recettes fiscales sont absorbées par la masse salariale publique, réduisant considérablement les marges disponibles pour les infrastructures, l’innovation ou les politiques de croissance, comme l’a souvent rappelé l’économiste Hédi Mechri dans ses éditoriaux du magazine L’Economiste maghrébin.

Le chômage reste fixé autour de 15 %, avec un impact particulièrement lourd sur les jeunes diplômés et les femmes. Deux catégories pourtant essentielles pour mesurer la prospérité vécue, mais que les indicateurs agrégés comme l’IDH ne permettent pas toujours de distinguer.

Le principal point faible demeure toutefois l’investissement. Avec un niveau inférieur à 10 % du PIB – et estimé par certains économistes sous les 8 % voire les 6 % -, la Tunisie affiche l’un des taux les plus faibles au niveau international. Les raisons sont multiples : incertitude réglementaire, pression fiscale élevée, faible confiance des investisseurs et système bancaire davantage mobilisé pour financer l’État que l’économie productive.

Cette situation entretient un cercle vicieux. Un secteur informel qui représenterait près de 40 % de l’économie échappe largement à l’impôt et au financement bancaire classique. Tandis que l’État peine à dégager les ressources nécessaires pour moderniser son modèle économique.

Le grand absent du classement : le pouvoir d’achat réel

La principale faiblesse du HelloSafe Index est peut-être ailleurs : il prétend mesurer la « prospérité vécue », mais ignore plusieurs variables qui déterminent directement la vie quotidienne des ménages, au premier rang desquelles l’inflation et le pouvoir d’achat.

Or, sur ce terrain, le bilan est préoccupant. L’inflation cumulée atteint environ 18,6 % sur trois ans et près de 95 % depuis 2015, dépassant largement la progression des revenus pour une grande partie de la population.

L’économiste Ridha Chkoundali a résumé cette érosion par un exemple frappant : en 1985, un salaire minimum permettait d’acheter environ 31 kilogrammes de viande rouge; en 2025, il n’en permettrait plus que huit.

Même avec les hausses salariales prévues par la loi de finances, la perte de pouvoir d’achat pourrait encore atteindre environ 2 % en 2026. Les produits alimentaires illustrent particulièrement cette pression : certains prix ont fortement augmenté, avec notamment une hausse annoncée de 19,2 % pour les fruits et de 16 % pour les viandes.

 

Lire également – Inflation vs pouvoir d’achat : la réalité sur le terrain

 

Pour les ménages modestes, cette inflation n’est pas une statistique abstraite : elle réduit concrètement la capacité à se nourrir correctement, se soigner ou épargner.

In fine, une prospérité à relativiser plutôt qu’à célébrer

Le classement HelloSafe révèle une réalité paradoxale : la Tunisie possède encore des atouts sociaux importants, mais ceux-ci reposent sur un héritage qui s’érode progressivement.

Son rang continental n’est donc pas une preuve de bonne santé économique, mais plutôt le reflet d’un capital humain construit sur plusieurs générations. La véritable question est désormais celle de la préservation de cet acquis.

Selon certains analystes, le remboursement de l’euro-obligation de juillet dernier, de 700 millions d’euros, pourrait offrir un peu d’air au système financier tunisien. La baisse progressive de l’inflation et l’assouplissement monétaire de la Banque centrale pourraient également améliorer les conditions de crédit. Mais ces améliorations resteront insuffisantes sans reprise durable de l’investissement et sans rééquilibrage des finances publiques.

La contradiction centrale demeure : un indice présenté comme une mesure de la prospérité vécue ne prend pas en compte certains éléments qui façonnent le plus directement cette prospérité (inflation, emploi et pouvoir d’achat réel).

La Tunisie peut donc être classée parmi les pays africains les plus prospères. Mais ce classement doit être relativisé d’urgence : il décrit davantage ce que le pays a construit hier que ce qu’il est capable de garantir demain.

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Empfangen — 02. August 2026 Französischsprachig

Céréales : déjà près de 11 millions de quintaux collectés

02. August 2026 um 17:17

La collecte de céréales a dépassé 10,752 millions de quintaux, avec une récolte totale estimée à plus de 20 millions de quintaux, alors que la saison de la moisson touche à sa fin avec un taux d’avancement de 98 %.

Ces quantités collectées devraient permettre au pays de réduire le coût de ses importations céréalières et d’améliorer sa balance commerciale alimentaire. En tout cas, selon l’Office des céréales, les quantités de blé dur récoltées suffiront à couvrir les besoins du pays jusqu’en janvier 2027, une échéance qui allégera la facture d’importation de cette matière stratégique, dont la tonne coûte actuellement 350 dollars.

Idem pour la collecte de blé tendre qui a elle aussi presque doublé, passant de 600 mille quintaux l’an dernier à 1,1 million de quintaux cette année, offrant une marge de manœuvre appréciable face à une consommation nationale moyenne de 100 mille tonnes par mois. Une grande partie de ce blé, essentiel à la fabrication du pain, reste toutefois importée pour être transformée en farine, faut-il le rappeler.

Au total, les Tunisiens consomment en moyenne 30 millions de quintaux de céréales par an. Le budget économique tablait initialement sur une récolte moyenne de 19 millions de quintaux pour la saison 2025/2026, mais l’actualisation des données par le ministère de l’Agriculture a revu ce chiffre à la hausse, au-delà des 20 millions de quintaux.

Ce résultat confirme une tendance à l’amélioration amorcée depuis la saison 2024/2025, après plusieurs années marquées par la sécheresse ayant lourdement pesé sur les récoltes céréalières du pays.

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Sécurité routière : L’OMS récompense trois entreprises publiques tunisiennes

02. August 2026 um 17:07

Elles sont trois entreprises, en l’occurrence la Société Tunisie Autoroutes, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et la Société régionale de transport de Bizerte. Leur point commun : elles sont économiques et publiques. Mais surtout, elles sont jugées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « performantes » dans un domaine particulier. En effet, elles viennent de remporter le prix de « L’entreprise la plus engagée en faveur de la sécurité routière » ; distinction qui leur a été décernée vendredi 31 juillet lors d’une cérémonie organisée au siège du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Tunis, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité routière. Comme quoi, on peut être défaillant dans beaucoup de domaines mais être performant dans un autre où on est moins attendu. Suivez notre regard.

Revenons à l’événement proprement dit, pour souligner que le prix de la responsabilité sociétale a été attribué à une autre entreprise publique, à savoir la Société de Promotion du Lac de Tunis (SPLT) pour son « action dans la diffusion d’une culture de la prévention en milieu professionnel ».

Un communiqué de l’Union arabe de la sécurité routière indique que la cérémonie de remise des prix a été présidée par la cheffe de cabinet de la ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Afef Chachi Tayari, en présence de la présidente de l’Union arabe de la sécurité routière, Lina Shabib, des ambassadeurs des Émirats arabes unis, d’Oman et de Jordanie, ainsi que de nombreux dirigeants d’entreprises publiques et de représentants du secteur des transports.

Lina Shabib rappellera à cette occasion l’urgence d’agir face à une tragédie humaine et socioéconomique grandissante. Citant le rapport 2023 de l’OMS, elle a dira que « la région de la Méditerranée orientale totalise environ 11 % des décès mondiaux dus aux accidents de la route, soit près de 16 morts pour 100 000 habitants. Une part significative de ces drames survenant lors des trajets professionnels et domicile-travail, les entreprises s’imposent désormais comme des partenaires incontournables de la prévention ».

Point d’orgue de la manifestation : la signature de plusieurs accords stratégiques. Ainsi, l’Association Tunisie pour Sécurité Routière s’est liée à plusieurs entreprises nationales pour renforcer les programmes de formation des salariés ; tandis que, de leur côté, l’Union arabe de la sécurité routière et l’Union arabe des associations d’auberges de jeunesse ont paraphé une convention visant à lancer des initiatives conjointes de sensibilisation, ciblant en priorité les jeunes.

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Tunisie : Moody’s voit une stabilité qui masque les fragilités budgétaires

02. August 2026 um 16:28

L’agence de notation américaine, Moody’s, a confirmé le maintien de la note souveraine de la Tunisie à « Caa1 », assortie d’une perspective stable, et ce à l’issue de sa revue périodique.

Cependant, le maintien de la perspective stable de la note souveraine de la Tunisie par Moody’s ne constitue ni un satisfecit ni un signal de redressement économique. Au contraire, la revue publiée le 24 juillet par l’agence met en évidence un paradoxe préoccupant : alors que certains indicateurs extérieurs résistent aux chocs, les déséquilibres budgétaires continuent de s’accentuer, sans qu’une réponse structurelle ne soit véritablement engagée.

 

Lire aussi : Moody’s maintient ses notes sur quatre banques tunisiennes

 

Moody’s n’a certes pas modifié sa notation lors de son comité du 16 juillet 2026. Mais cette stabilité reflète davantage l’absence d’un choc immédiat qu’une amélioration des fondamentaux. L’agence souligne que la dette publique demeure élevée, que les dépenses de l’État restent rigides et que les réformes susceptibles d’assainir durablement les finances publiques peinent toujours à se concrétiser.

L’année 2026 marque même un infléchissement du processus de consolidation budgétaire. Le lancement du Plan national de développement 2026-2030, la progression de la masse salariale publique et l’alourdissement attendu des subventions énergétiques réduisent encore les marges budgétaires. Autrement dit, l’État continue de financer des dépenses difficilement compressibles sans disposer de nouvelles ressources capables d’en assurer la soutenabilité.

 

Lire également : L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

 

À première vue, la situation extérieure apparaît moins alarmante. Malgré une envolée de 38 % de la facture énergétique, les réserves en devises se sont maintenues grâce aux performances des exportations agricoles (notamment l’huile d’olive), à la hausse des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et à une progression des investissements directs étrangers. Mais ces facteurs demeurent largement conjoncturels. Ils ne compensent ni la faiblesse de la croissance potentielle ni les insuffisances de l’investissement productif, deux handicaps que Moody’s continue de relever.

L’agence rappelle également que la gouvernance et la qualité des institutions restent des facteurs de risque majeurs. Les difficultés de mise en œuvre des réformes, conjuguées aux tensions sociales persistantes, limitent la capacité de l’État à restaurer durablement l’équilibre de ses comptes. Le maintien d’un score ESG pénalisant illustre du reste cette fragilité institutionnelle autant que financière.

En filigrane, le message de Moody’s est sans ambiguïté : la Tunisie conserve, pour l’heure, sa capacité à honorer ses engagements, mais cette résilience repose davantage sur des facteurs extérieurs et sur une gestion de court terme que sur un assainissement réel des finances publiques. Sans réforme budgétaire crédible, amélioration du climat des affaires et accès durable à des financements moins coûteux, la stabilité affichée aujourd’hui pourrait rapidement céder la place à une nouvelle dégradation de la perception du risque souverain.

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Empfangen — 01. August 2026 Französischsprachig

Bako Motors exporte les premières voitures électriques vers tunisiennes vers l’Allemagne

01. August 2026 um 16:04

La start-up tunisienne « Bako Motors », spécialisée dans l’industrie de voitures électriques, vient de procéder à sa première exportation de voitures, plus précisément vers l’Allemagne, devenant ainsi la première entreprise tunisienne à obtenir un certificat de conformité européen pour véhicules électriques.

A cette occasion, la directrice générale du Commerce extérieur au ministère du Commerce et du Développement des exportations, Dorra Borji, s’est félicité de l’essor, en Tunisie, de la filière des composants automobiles, laquelle compte actuellement près de 280 entreprises et emploie plus de 95 000 personnes. Selon ses dires, la Tunisie est classée deuxième en Afrique dans ce secteur prometteur, avec des exportations avoisinant les 3,9 milliards de dollars en 2025.

Concertant l’entreprise Bako Motors, Mme Borji assure que le taux d’intégration y dépasse les 40%, étant donné que la start-up collabore avec des sociétés tunisiennes spécialisées dans le textile, l’aluminium, les câbles automobiles, etc.

Lire aussi: Bako Motors décroche l’homologation ECE

Le directeur général de Bako Motors, Boubaker Siala, a indiqué que 20 véhicules électriques seront exportées vers l’Allemagne, dans le cadre de cette opération d’exportation. Il ajoute que sa start-up a déjà réussi à conquérir cinq marchés étrangers, à savoir l’Italie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et l’Allemagne.

Il importe de noter que « Bako Motors » prévoit l’exportation de 88 voitures, durant l’exercice 2026, et de 800 véhicules en 2027.

Située à la zone industrielle El Mghira (gouvernorat de Ben Arous), la start-up, qui emploie actuellement 68 personnes, est parvenue à vendre plus de 400 voitures sur le marché local, depuis sa création, il y a quatre ans.

Rappelons que la loi de finances 2026 a accordé des avantages fiscaux significatifs au secteur de véhicules électriques, ce qui prouve la détermination du gouvernement à s’orienter vers une économie verte et d’être à la page de progrès technologiques.

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Dès le 30 juillet, l’humanité vit à crédit sur les ressources de la planète

01. August 2026 um 11:25

À partir du 30 juillet 2026, l’humanité entre en « déficit écologique ». Autrement dit la situation où la demande de l’humanité en ressources naturelles dépasse ce que la Terre est capable de régénérer sur une période donnée, généralement une année.

En effet, selon les calculs de Global Footprint Network, toutes les ressources que la Terre peut produire et régénérer en une année ont déjà été consommées, entre le 1er janvier et le 29 juillet 2026. Les cinq derniers mois de l’année seront donc financés au détriment du capital naturel de la planète, souligne l’ONG.

Le constat est sans appel : au rythme actuel de consommation, il faudrait 1,73 planète Terre pour répondre durablement aux besoins de l’humanité. Si le « Jour du dépassement » survient six jours plus tard qu’en 2025 (c’était le 23 juillet), ce léger décalage ne reflète aucun progrès, tient à préciser Global Footprint Network. « Il s’explique principalement par une révision des méthodes de calcul liées à l’absorption du carbone par les océans, et non par une baisse de notre empreinte écologique ».

En effet, depuis plus de cinquante ans (c’est-à-dire depuis 1976), la consommation mondiale dépasse la capacité de régénération des écosystèmes. « Forêts, terres agricoles, ressources en eau, poissons, minerais et métaux rares sont exploités à un rythme qui fragilise durablement les équilibres naturels », explique l’organisation non gouvernementale. Et ce sont les pays les plus développés qui restent les principaux moteurs de cette surexploitation, avec une consommation moyenne de ressources six fois supérieure à celle des pays à faible revenu. Pour les experts, sans changement rapide des modes de production et de consommation, le déficit écologique continuera de se creuser, aggravant la raréfaction des ressources, l’érosion de la biodiversité et les effets du changement climatique. Les premières victimes en seront les pays eous-développés ou en développement.

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Insolite – Le chasseur de corrompus pris la main dans le sac

01. August 2026 um 11:00

L’ironie est savoureuse. En Indonésie, l’homme qui traquait hier les corrompus se retrouve aujourd’hui accusé de blanchiment d’argent et le magot découvert chez lui a de quoi donner le vertige.

Febrie Adriansyah, C’est son nom. Il dirigeait depuis plus de quatre ans le service du « procureur général chargé de la lutte anticorruption ». Vous avez bien lu « procureur général chargé de la lutte anticorruption ». Il a quitté ses fonctions le 11 juillet 2026.

Tout va bien jusque-là. Sauf que cette démission – car il s’agit d’une démission – précédait de peu une série de perquisitions menées dans plusieurs de ses propriétés, notamment sa résidence en périphérie de Jakarta la capitale de l’Indonésie. En effet, rapporte lefigaro.fr, le butin retrouvé par les enquêteurs donne le tournis : 19 millions de dollars répartis en plusieurs devises, ainsi que 74 kilogrammes de lingots d’or, dont la valeur ajoute encore plusieurs millions à la somme totale. Excusez du peu.

Interrogé pendant de longues heures par les autorités, l’ancien magistrat clame son innocence. Il dénonce une tentative de « criminalisation » à son encontre et affirme, par la voix de son avocat, espérer un procès équitable qui lui permettra de laver son nom. Comprendre autrement qu’il a les mains propres, avant, pendant et après sa nomination à la tête de l’organisme chargé de la lutte contre la corruption. Tiens, pour nous Tunisiens, cela devrait nous rappeler un organisme !

Mais le plus savoureux dans cette affaire reste sans doute son dénouement judiciaire : l’enquête, d’abord lancée par la police, a fini par atterrir sur le bureau… du service anticorruption que Febrie Adriansyah dirigeait lui-même jusqu’à récemment. Ses anciens subordonnés enquêtent donc aujourd’hui sur leur ex-patron.

Cependant, nos confrères rappellent que ce scandale n’est pas un cas isolé en Indonésie : première économie d’Asie du Sud-Est, ce pays a multiplié ces dernières années les arrestations de hauts fonctionnaires dans le cadre de sa lutte contre la corruption, sans parvenir à endiguer complètement le phénomène. Cet épisode rappelle également ce qui s’est passé en Corée du Sud dans les 1990-2000. Comme quoi l’argent n’a certes pas d’odeur, mais il pue…

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Bourse de Tunis : les titres SOTUVER ne seront pas cotés les 3 et 4 août 2026

01. August 2026 um 00:04

Dans un communiqué publié vendredi 31 juillet, la Bourse des valeurs mobilières de Tunisie (BVMT) annonce que les titres de la Société Tunisienne de Verreries (SOTUVER) seront suspendue lors des séances de Bourse des 3 et 4 août 2026, 

Cette décision a été prise à la demande du Conseil du marché financier (CMF), et suite à la publication de l’avis d’ouverture d’une Offre Publique d’Achat obligatoire visant les actions de la SOTUVER.

La Bourse ajoute que la cotation de ladite société reprendra cependant à partir du 5 août 2026.

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Empfangen — 31. Juli 2026 Französischsprachig

Migrants à Ceuta : L’Italie ferme ses frontières avec l’Espagne, l’Europe se divise

31. Juli 2026 um 21:50

L’Italie a suspendu vendredi l’application des “accords de Schengen“ avec l’Espagne, fermant ses frontières aériennes et maritimes. Prise lors d’une réunion au ministère de l’Intérieur présidée par Matteo Piantedosi, la décision fait suite à l’arrivée de milliers de migrants à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, et avait été annoncée dès jeudi soir par la Première ministre Giorgia Meloni.

Lire aussi : Crise à Ceuta : 49 000 migrants en 24 heures, Meloni menace de suspendre l’Espagne de Schengen

Rome et Paris ont par ailleurs décidé de renforcer les contrôles à leur frontière commune, en triplant les effectifs policiers, avec 334 agents dès samedi. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a justifié cette mesure par la nécessité de protéger la sécurité des citoyens et les frontières européennes, rapportent les médias italiens et français.

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’Espagne a vivement réagi à cette décision de Meloni : le chef de la diplomatie espagnol, José Manuel Albares, a immédiatement convoqué l’ambassadeur italien à Madrid, soulignant que la crise n’a aucun lien avec la récente régularisation de migrants décidée par le gouvernement espagnol, mais résulte d’une interprétation d’un arrêt judiciaire exploitée par des réseaux criminels.

Plusieurs pays de l’UE (Finlande, Pays-Bas, Danemark, République tchèque, Suède) se sont rangés du côté de l’Italie, tandis que la Commission européenne a rappelé que Ceuta relève d’un régime frontalier spécial, sans mouvement direct possible vers le reste de l’espace Schengen.

En Italie, la mesure alimente un débat politique tendu à l’approche des élections législatives, entre soutien de la majorité (Ligue, Fratelli d’Italia) et critiques de l’opposition, qui y voit un calcul électoraliste plus qu’une réponse à une urgence réelle.

Affaire à suivre.

 

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Alzheimer : une découverte japonaise ouvre la voie à de nouveaux traitements

31. Juli 2026 um 11:06

Une équipe de chercheurs du Centre national de neurologie et de psychiatrie du Japon affirme avoir identifié un élément susceptible de jouer un rôle déterminant dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Les résultats de leurs travaux, publiés en juillet dans la revue scientifique Brain Communications, ouvrent de nouvelles perspectives pour la recherche sur cette pathologie neurodégénérative, comme le rapportent nos confrères de franceinfo.fr.

On rappelle que lesdits scientifiques avaient déjà la connaissance que la maladie était liée à l’accumulation progressive de protéines toxiques, appelées bêta-amyloïdes, dans le cerveau, un processus qui débute plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes. Mais aujourd’hui leur étude met en évidence un nouveau mécanisme : une structure microscopique, baptisée “Peak 1 amyloïde bêta“, qui servirait, selon eux, de point de départ à la formation de ces dépôts. Autrement dit, un pas franchi vers une connaissance plus approfondie de cette maladie qui se repend dans toutes les sociétés.

Pour l’heure, les chercheurs assurent que leur nouvelle découverte repose sur des expériences menées sur des souris génétiquement modifiées, puis confirmées par l’analyse de tissus cérébraux de patients atteints d’Alzheimer. Ils affirment avoir constaté que cette « graine » n’était présente que chez les sujets développant les plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie.

Par conséquent, à défaut peut-être de déboucher sur une avancée immédiate vers un nouveau traitement, on estime cependant qu’elle pourrait «… orienter les recherches vers des thérapies visant à empêcher la formation de ce déclencheur, plutôt que de tenter d’éliminer les plaques une fois qu’elles sont installées », soulignent franceinfo.fr.

En tout cas, il s’agit là d’un enjeu majeur pour le pays du Soleil Levant, où le vieillissement de la population (l’un des plus élevé au monde) s’accompagne d’une forte progression des cas de démence. Mais les résultats de cette étude sont à même d’intéresser au-delà du Japon et toucher tous les pays à travers le monde.

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Empfangen — 30. Juli 2026 Französischsprachig

L’industrie aérienne appelle l’Afrique à harmoniser les programmes API et PNR

30. Juli 2026 um 14:07

L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l’Association des compagnies aériennes d’Afrique australe (AASA) et l’Association du transport aérien international (IATA) exhortent les États africains à déployer les systèmes d’information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR). Et ce, conformément aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Les trois organisations estiment que ces dispositifs, destinés à renforcer la sécurité aux frontières et à faciliter les déplacements des voyageurs, doivent reposer sur un cadre juridique harmonisé, limiter la collecte des données au strict nécessaire et garantir leur utilisation à des fins exclusivement sécuritaires, précisent-elles dans communiqué.

L’AFRAA, l’AASA et l’IATA demandent également que le financement des programmes API et PNR soit assuré par les gouvernements, conformément aux recommandations de l’OACI. Elles mettent en garde contre l’instauration de redevances à la charge des compagnies aériennes ou des passagers. Tout en estimant qu’une telle mesure renchérirait le coût du transport aérien, affaiblirait la connectivité du continent et réduirait les retombées économiques de l’aviation.

Les trois organisations réaffirment enfin leur volonté de collaborer avec les États africains afin de déployer des systèmes conformes aux standards internationaux, conciliant sécurité, efficacité opérationnelle et compétitivité du transport aérien.

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