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Empfangen — 20. Juni 2026 Französischsprachig

La Tunisie ne peut plus reporter les réformes urgentes

20. Juni 2026 um 13:38

Les tendances et courbes socio-économiques en Tunisie, ajoutées à la volatilité de la situation mondiale, soulignent l’extrême urgence des réformes à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Et ce n’est pas le lourd fardeau administratif et fiscal que l’Etat impose aux contribuables et aux entreprises qui va beaucoup y aider, ni la frilosité des décideurs publics face au coût social de ces réformes.

Elyes Kasri *

Il est incontestable que la Tunisie ne peut assurer sa survie qu’en engageant, dans les meilleurs délais, un vaste programme de réformes multisectorielles.

Le principal obstacle aux réformes semble être la frilosité de l’opinion publique et la crainte par les décideurs d’un rejet social des réformes qui font normalement peur car la nature humaine appréhende l’inconnu surtout si cette crainte est exacerbée par le souvenir de nombreuses réformes qui ont fini par être détournées et n’ont pas donné les résultats escomptés et dans certains cas tout à fait le contraire.

Compte tenu de l’importance et même pour certains de la dimension disproportionnée de l’appareil de l’Etat et du secteur public dont certaines activités, devenues systématiquement déficitaires, ont été affublées à tort et au prix fort d’une qualification de stratégiques, la première responsabilité pour atténuer les craintes des sacrifices et des risques de détournement revient à l’Etat qui doit donner l’exemple et apprendre à vivre selon les moyens disponibles en réduisant ses coûts avec le réalisme et les sacrifices que la conjoncture nationale et internationale exige.

Le binôme infernal de la taxation et de l’endettement

Autrement, ce sera l’exacerbation du binôme infernal de la taxation et de l’endettement qui ne peut qu’asphyxier les citoyens et l’économie nationale avec le risque sérieux d’hypothéquer la souveraineté et l’indépendance nationales avec l’évocation de la Commission financière internationale de 1869 suivie douze ans plus tard par la colonisation étrangère en 1881.

La grille disparate des salaires et autres avantages aussi bien dans la fonction publique, le secteur public et la multitude d’institutions, gagneraient à faire l’objet d’un audit transparent et objectif pour mettre fin au slogan éculé de l’Etat pourvoyeur d’emplois et des droits acquis soit par corporatisme ou pendant des années de vaches grasses qui n’ont plus lieu d’être maintenues à coup d’endettement et de déséquilibre intenable entre les budgets de fonctionnement (avec un effet marginal sinon inexistant sur la productivité comme le prouvent les statistiques et indicateurs depuis quinze ans) et les budgets d’investissement censés être créateurs d’emplois et de richesse mais qui faute de moyens sont rabotés à l’extrême.

Le lourd fardeau administratif et fiscal

Tant que l’État ignorera le lourd fardeau administratif et fiscal qu’il impose aux contribuables et aux entreprises, toute velléité de réforme et d’appel aux sacrifices sonnera creux et souffrira d’un manque si ce n’est d’une absence totale de crédibilité et de réceptivité.

Entretemps, les tendances et courbes socio-économiques soulignent l’extrême urgence des réformes à tous les niveaux et dans tous les secteurs avec la vision et le courage nécessaires.

Le monde, en pleine volatilité avec des indices de crise généralisée, n’attendra pas les frileux et les sanctionnera lourdement.

* Ancien diplomate.  

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L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah

20. Juni 2026 um 11:39

Vendredi 19 juin 2026, Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu. Les États-Unis ont fait pression sur l’État hébreu car les Iraniens ont exigé que le nouvel accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran englobe le Liban. Lequel a failli être mis en péril par le regain de violences au Liban ces derniers jours.

Imed Bahri

Cet épisode montre que l’importance stratégique du Hezbollah demeure intacte pour la République islamique mais plus encore, le nouveau leadership à Téhéran, dominé par les Gardiens de la révolution, a renforcé l’influence qu’il exerce sur le mouvement chiite libanais qui commence à se relever après la débandade de l’automne 2024 ayant vu décimer l’ensemble de son état-major politique et militaire et à sa tête son ancien dirigeant Hassan Nasrallah. 

Le Financial Times rapporte dans son enquête sur le groupe chiite libanais que depuis un an et demi, Mohsen Abou Zeinab était désabusé. Ce charpentier, fervent partisan du Hezbollah, se disait humilié par la retenue du parti face aux attaques israéliennes quotidiennes. Cependant, lorsque la guerre a repris le 2 mars, il a vu «une occasion de rectifier le tir et de rappeler à Israël que nous n’accepterons pas son agression».

Cet homme de 47 ans raconte avoir perdu sa maison, son village natal et plusieurs proches sous les bombardements israéliens, mais ajoute : «J’ai le sentiment que le Hezbollah a repris le dessus».

Une confiance retrouvée

Cette confiance retrouvée reflète l’état d’esprit qui règne au sein du Hezbollah et parmi ses sympathisants suite à l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a imposé un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable à cet accord. 

Il s’agissait d’une démonstration de soutien remarquable de la part des parrains du Hezbollah à Téhéran.

Près de deux ans après avoir subi l’attaque la plus dévastatrice de son histoire de la part de son ennemi traditionnel, Israël, le Hezbollah est sorti de ce dernier conflit nettement plus confiant.

Analystes, experts, diplomates et responsables estiment que ses performances sur le terrain, conjuguées à une confiance retrouvée en Iran même, ont contribué à faire remonter le moral au sein du Hezbollah. 

Ceci est dû en grande partie à la priorité accordée par Téhéran à la guerre au Liban. Le conflit a mis à l’épreuve la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et est devenu un point de pression crucial autour duquel s’articulent les efforts diplomatiques concernant le conflit dans sa globalité.

Le Hezbollah revitalisé

Les interventions iraniennes ont revitalisé le groupe chiite, notamment après le lancement par Téhéran de missiles balistiques sur Israël ce mois-ci en représailles à une attaque israélienne sur Beyrouth, une première pour l’Iran qui intervient directement dans la défense du Hezbollah. Les partisans du parti ont salué cette initiative, eux qui considéraient auparavant l’Iran comme un pays qui les néglige.

«Le Hezbollah est sorti de cette guerre plus déterminé», a déclaré Nicholas Blanford, expert du Hezbollah à l’Atlantic Council. Il a ajouté : «Je ne dirais pas qu’il est devenu plus fort mais il est devenu plus déterminé. Les relations entre le Hezbollah et l’Iran se sont clairement resserrées. Pour la première fois, les Iraniens sont intervenus pour aider le Hezbollah. D’habitude, c’est plutôt l’inverse !». Une source proche du parti a déclaré : «Il nous faut maintenant attendre de voir comment le Hezbollah et l’Iran exploiteront cette confiance retrouvée».

La guerre totale entre Israël et le Hezbollah en 2024 a décimé une grande partie des rangs et de l’arsenal militaire du parti chiite et son secrétaire général Hassan Nasrallah a été tué.

À l’époque, beaucoup, au Liban comme à l’étranger, considéraient le parti comme totalement vaincu, d’autant plus qu’il n’avait jamais riposté pendant les quinze mois de frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Les forces israéliennes ont continué de cibler ce qu’elles qualifiaient d’infrastructures du Hezbollah, tuant des centaines de combattants et de civils, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.

Cependant, après son entrée en guerre aux côtés de l’Iran le 2 mars, le Hezbollah a renversé la situation.

Profitant de l’accalmie précédente, le Hezbollah s’est reconstitué et réorganisé avec l’aide de conseillers iraniens, une évolution qui a surpris de nombreux officiers israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que ses capacités militaires restent aussi importantes.

L’apport des drones kamikazes

Le groupe a eu de plus en plus recours à des drones kamikazes inspirés de ceux utilisés lors de la guerre d’Ukraine. Ces drones se sont révélés plus efficaces pour pénétrer les défenses israéliennes au Sud-Liban et dans le Nord d’Israël.

Mercredi 17 juin, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ces drones avait touché cinq soldats israéliens au Sud-Liban dont un grièvement blessé.

Le Hezbollah a également continué de lancer des roquettes de manière intermittente sur Israël. Ces attaques ont tué quatre civils israéliens et 28 soldats et ont fait des dizaines de blessés.

Ces opérations ont clairement démontré que le Hezbollah ne reviendrait pas à la politique de retenue qu’il avait adoptée entre les deux guerres.

Selon les experts, cela est dû en grande partie à l’influence iranienne croissante au sein de l’organisation, notamment dans son appareil militaire et sécuritaire, une influence qui semble vouée à perdurer. Ils ajoutent que des membres des Gardiens de la révolution se sont profondément infiltrées dans la structure organisationnelle du Hezbollah.

Téhéran s’estime victorieux

La guerre américano-israélienne contre l’Iran a représenté la plus grave crise qu’ait connue la République islamique depuis des décennies mais le régime de Téhéran estime en être sorti victorieux.

Des experts et des proches du parti affirment que l’Iran souhaite clairement que le Hezbollah reste armé. Cela rend le parti moins enclin à faire des concessions sur le plan intérieur libanais où les critiques à l’égard de son rôle ont refait surface avec force.

Le gouvernement libanais, fortement soutenu par la communauté internationale, souhaite désarmer le Hezbollah et mène également des négociations à Washington avec Israël sous supervision américaine.

Le Hezbollah s’oppose à ces négociations auxquelles il ne participe pas et considère tout accord conclu entre les deux gouvernements comme une «trahison»

Le gouvernement libanais contourné

Le gouvernement libanais s’était engagé à empêcher le Hezbollah d’opérer dans les zones pilotes* du sud et à poursuivre ses efforts de désarmement du groupe. Mais l’accord américano-iranien stipule un cessez-le-feu total, ce qui a compromis les efforts initiaux de Beyrouth.

La confiance du Hezbollah a également été renforcée par l’initiative directe de Donald Trump.

Plus tôt ce mois-ci, le président américain a déclaré avoir discuté avec le Hezbollah via des intermédiaires, une première pour un président américain étant donné que le mouvement est classé terroriste par Washington.  «Ils considèrent cela comme une victoire majeure», a confié une source proche du Hezbollah.

En dépit de cela, les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais restent tendues.

Des responsables du Hezbollah ont toutefois affirmé publiquement ces derniers jours qu’ils ne cherchaient pas à renverser le gouvernement. «Parler de désarmement est désormais quasiment impossible», a déclaré Blanford.

Les prochaines actions du Hezbollah dépendront probablement du comportement d’Israël.

Depuis l’annonce de l’accord, Israël a poursuivi ses frappes aériennes tandis que le Hezbollah a riposté en tirant sur les forces israéliennes.

La question la plus importante demeure la présence des forces israéliennes au Sud-Liban, où elles contrôlent actuellement des centaines de kilomètres carrés après avoir détruit des dizaines de villages.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que le maintien de l’occupation du Sud par Israël constituait une violation de l’accord, tandis que le Hezbollah a affirmé qu’il poursuivrait le combat tant que l’occupation se poursuivrait.

Netanyahu a annoncé que l’armée israélienne resterait à l’intérieur de la «zone de sécurité» au Sud-Liban «aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord d’Israël». Il a ajouté : «L’Iran voulait que nous nous retirions de là et cela ne s’est pas produit. J’ai été très ferme sur cette question et je pense que nos amis américains respectent cette fermeté et cette détermination».

En revanche, le projet d’accord publié mercredi par les États-Unis stipule que Washington et Téhéran garantiraient «l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban»

La base populaire du Hezbollah a été la plus durement touchée par les opérations israéliennes au Sud-Liban. Près de 4 000 personnes ont été tuées, près d’un million déplacées et des dizaines de villages détruits, affectant de manière disproportionnée la communauté chiite du Liban.

Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers d’autres régions du Liban où diverses communautés locales accusent le Hezbollah d’avoir déclenché une guerre non désirée.

Dans bien des cas, cette colère s’est étendue à l’ensemble de la communauté chiite.

Cependant, la loyauté au sein de la base populaire du Hezbollah n’est pas entamée. Le parti a longtemps exploité les peurs sectaires pour cultiver son image de protecteur de la communauté chiite. «Ils nous ont rendu notre fierté», a déclaré Mohsen Abou Zeinab. 

*Les zones pilotes dans le Sud-Liban sont des zones où les Forces armées libanaises (FAL) déploient un contrôle exclusif pour exclure les acteurs non étatiques.

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La Tunisie et la difficile réforme du secteur du phosphate

20. Juni 2026 um 10:14

La production de phosphate en Tunisie a subi une chute drastique depuis 2010. Passant d’un niveau record de 8,1 millions de tonnes en 2010, les volumes extraits ont oscillé entre 2,5 et 4,5 millions de tonnes par an, avant de se stabiliser à environ 3 millions de tonnes ces dernières années *. La Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du le Groupe chimique tunisien (GCT) projettent d’investir 2,7 milliards de dinars tunisiens (soit environ 790 millions d’euros) pour produire 9,4 millions de tonnes de phosphates commercialisable d’ici 2035, avec un objectif à court terme de 4,5 millions de tonnes en 2026. Est-ce possible ? Et comment ?

Latif Belhedi

Ce plan, qui a été présenté par Omar Bouzouada, Pdg de la CPG et du GCT, lors d’une audition devant la Commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD), la seconde chambre du Parlement, dotée d’un rôle purement consultatif, vise à redonner toute sa place à ce secteur stratégique de l’économie tunisienne.

Les deux entreprises publiques vont-elles pouvoir ramener la production nationale de phosphate à son niveau d’avant 2011 ?  A l’instar des autres membres du gouvernement, M. Bouzouada aime tirer des plans sur la comète et on aimerait bien partager son optimisme, surtout lorsqu’il parle d’un «vaste programme de réformes», tout en lui souhaitant bonne chance.

Wishful thinking ou plans réalisables ?

Quand on connaît l’état des finances de ces deux entreprises publiques, grevées par des milliers d’emplois fictifs et des dépenses improductives visant à acheter la paix sociale dans la région chaude du bassin minier de Gafsa, on ne peut s’empêcher de douter du réalisme du plan présenté par M. Bouzouada, qui exprime davantage des wishful thinking que des projections réalisables.

Rappelons que depuis 2011, le secteur des phosphates a fait face à des perturbations de production et des difficultés logistiques. Parmi les nombreux obstacles structurels qui limitent sa performance, on citera la fragilité du réseau ferroviaire, pourtant essentiel au transport du minerai des zones minières vers les sites industriels et les ports d’exportation sur la côte est du pays, la pénurie d’eau industrielle nécessaire au lavage du phosphate et les difficultés d’approvisionnement en nitrate d’ammonium, un composant clé des activités minières.

La compétitivité des deux entreprises publiques est également affectée par l’obsolescence croissante de certains équipements industriels, les protestations environnementales exigeant la fermeture d’usines, la multiplication des pannes techniques et la nécessité d’adapter les ressources humaines aux besoins opérationnels d’un secteur en pleine modernisation.

Sur le plan financier, CPG et GCT sont confrontées à de graves tensions de liquidités, limitant leur capacité d’investissement et leur aptitude à remplir pleinement leur rôle économique et social dans les régions minières du sud-ouest tunisien.

Hausse de ses coûts d’exploitation

Le GCT occupe une position centrale dans la chaîne de valeur. À travers ses sept unités de production, le groupe transforme le phosphate en produits à haute valeur ajoutée, notamment l’acide phosphorique, le superphosphate triple, le phosphate monoammonique et le nitrate d’ammonium, destinés au marché intérieur et à l’exportation. Cependant, GCT souffre également de la hausse de ses coûts d’exploitation et de difficultés d’approvisionnement en matières premières.

Pour soutenir la relance du secteur, les dirigeants des deux entreprises ont proposé une série de mesures urgentes, dont l’ouverture de nouvelles lignes de financement, la restructuration de la dette et l’accélération des exportations. Une attention particulière est portée au renforcement de la logistique ferroviaire, considérée comme un élément clé pour l’augmentation des volumes de production.

En attendant la modernisation des infrastructures, CPG prévoit d’accroître le transport routier sur certains axes afin de fluidifier la logistique.

Parallèlement, les autorités parlent d’améliorer la gouvernance des entreprises publiques et d’accélérer plusieurs projets industriels, dont le programme Mdhilla 2, jugé stratégique pour augmenter les capacités de traitement du phosphate et dynamiser la valeur ajoutée des exportations.

La stratégie privilégie de moins en moins l’augmentation des volumes extraits au profit de la production de dérivés chimiques à forte valeur industrielle, considérés comme essentiels au renforcement de la compétitivité internationale du secteur.

Un autre axe de développement concerne la valorisation du phosphogypse, un sous-produit de l’industrie des phosphates, pour lequel la CPG sollicite des financements spécifiques.

Quand les mots remplacent les choses

La question environnementale se pose également avec acuité et des voix s’élèvent, y compris dans le parlement, appelant à une réduction de la consommation d’eau industrielle et à un recours accru au traitement des eaux usées, dans un contexte de raréfaction croissante de l’eau en Tunisie.

Pour la Tunisie, le secteur des phosphates demeure un levier stratégique de croissance économique, d’emploi et d’entrées de devises. Après des années de déclin et de difficultés opérationnelles qui ont entraîné une perte significative de parts de marché à l’international, les autorités espèrent que le nouveau plan d’investissement et les réformes annoncées permettront au secteur de retrouver progressivement son rôle de moteur de l’économie nationale.

Encore faut-il que les paroles soient rapidement transformées en actes, et c’est là où, souvent, le bât blesse. Les mots, on le sait, servent à nommer les choses, et non à les remplacer. N’est-ce pas messieurs les responsables du gouvernement ?

* Comparativement, la production du Maroc est passée de 28 millions de tonnes au début de la décennie à environ 40 millions de tonnes aujourd’hui, soit 12 fois plus que la Tunisie.

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Guide pour la sauvegarde des tortues marines en Tunisie

20. Juni 2026 um 09:21

Suite à la multiplication des signalements de tortues prises au piège dans des filets de pêcheurs ou des déchets plastiques, l’Association TunSea pour la science participative a publié un guide de recommandations pour la sauvegarde des tortues marines, dont la protection le long des côtes tunisiennes dépend aussi du comportement des citoyens, des nageurs et des pêcheurs.

L’association TunSea, qui œuvre pour la science citoyenne, a publié une série de recommandations pratiques suite à l’augmentation des signalements de tortues prises au piège dans des filets de pêche ou des déchets plastiques.

L’ONG insiste avant tout sur l’importance de garder son calme face à une tortue en détresse, afin de ne pas aggraver son stress.

Si les conditions le permettent, le filet peut être coupé ou dénoué délicatement, en portant une attention particulière au cou et aux nageoires.

TunSea recommande d’éviter de tirer brusquement sur le filet et de retirer les corps étrangers ou fragments profondément incrustés dans la peau, car cela pourrait aggraver les blessures.

Une prudence particulière est également de mise pour la sécurité des personnes intervenant, car une tortue effrayée peut mordre. Il convient d’observer les signes vitaux de l’animal, tels que le mouvement de ses nageoires, l’ouverture de ses yeux ou sa respiration. Si l’animal est vivant et ne présente aucune blessure apparente, il peut être relâché avec précaution dans la mer, dans un endroit calme, à l’écart des bateaux, des foules et du bruit.

La situation est différente si la tortue est blessée, faible ou désorientée. Dans ce cas, prévient l’association, il ne faut surtout pas la remettre à l’eau, car elle risque de se noyer. En attendant l’intervention de spécialistes, il convient de la placer à l’ombre, le corps recouvert d’une serviette humide, en laissant ses narines dégagées pour qu’elle puisse respirer.

TunSea souligne également qu’il ne faut jamais retourner une tortue sur le dos ni la soulever par les nageoires.

Si un hameçon est visible dans la bouche ou la peau, l’opération de sauvetage doit être confiée à du personnel qualifié.

Pour coordonner un sauvetage, l’association vous invite à contacter immédiatement la Garde nationale maritime au 194, le Centre de sauvetage des tortues marines de l’Institut national des sciences et technologies de la mer, ou TunSea via ses canaux de coordination.

La Tunisie abrite trois espèces de tortues marines : la tortue caouanne (Caretta caretta), la tortue verte (Chelonia mydas) et la tortue luth (Dermochelys coriacea). La tortue caouanne est l’espèce la plus répandue et se reproduit sur certaines plages tunisiennes, notamment sur les îles Kuriat, considérées comme le principal site de nidification du pays, ainsi que sur d’autres portions de la côte est.

Des études récentes ont également confirmé l’importance de la plage de Ghedhabna, sur la côte est, comme nouveau site de nidification important. L’appel de TunSea s’inscrit dans un effort plus large de protection de la biodiversité marine méditerranéenne. Les tortues jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes : elles contribuent au maintien des herbiers sous-marins, au recyclage des nutriments et à la santé des plages de ponte. Elles sont également considérées comme des indicateurs de la santé des mers. Les principales menaces qui pèsent sur elles restent les captures accidentelles dans les filets, la pollution plastique, la pression sur les plages, le trafic maritime et la dégradation des habitats côtiers.

Par conséquent, selon TunSea, la protection des tortues marines n’est pas seulement l’affaire des biologistes et des institutions, mais une responsabilité collective, notamment dans un pays comme la Tunisie, dont les côtes jouent un rôle reconnu pour les populations de tortues en Méditerranée.

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Entrée en service d’une usine de dessalement à Sfax

20. Juni 2026 um 09:01

La Tunisie renforce sa stratégie de sécurité hydrique avec la mise en service de l’un des projets d’infrastructure hydraulique majeurs du pays, l’usine de dessalement d’eau de mer de Sfax (Gargour), d’une capacité de 100 000 mètres cubes par jour, financée par l’agence de lAgence japonaise de coopération internationale coopération (Jica).

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a qualifié l’usine de «projet stratégique pour améliorer l’approvisionnement en eau potable dans la deuxième zone urbaine et économique du pays.»

La cérémonie d’inauguration officielle de l’usine a eu lieu, le 18 juin 2026, en présence du ministre Ezzedine Ben Cheikh ; du gouverneur de Sfax, Mohamed Hajri ; de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun ; du président-directeur général de la Sonede, Abdelhamid Menja ; ainsi que de représentants de la Jica (JICA).

L’usine a une capacité de production initiale de 100 000 mètres cubes d’eau dessalée par jour, extensible à 200 000 mètres cubes par jour.

Ce projet, mis en œuvre grâce à un prêt japonais en yens d’environ 800 millions de dinars tunisiens, vise à améliorer la quantité et la qualité de l’eau potable distribuée dans la région de Sfax et à réduire la pression sur les ressources conventionnelles, dans un contexte marqué par des sécheresses récurrentes, la baisse des réserves des barrages et un stress hydrique croissant.

Diversification des sources d’approvisionnement

Le projet est destiné à bénéficier à environ 600 000 habitants de la région et comprend, outre l’usine de dessalement, des infrastructures de captage et de rejet d’eau de mer, des canalisations, des réservoirs de distribution, des stations de pompage et des raccordements électriques. La technologie utilisée est le dessalement de l’eau de mer, conformément à la politique tunisienne de développement des ressources en eau non conventionnelles.

Pour la Tunisie, l’un des pays méditerranéens les plus exposés à la pénurie d’eau, la nouvelle station de dessalement de Sfax constitue un élément clé de sa politique nationale de diversification des sources d’approvisionnement.

Les autorités ambitionnent de développer les usines de dessalement le long des zones côtières et dans les régions du sud, où les besoins civils, industriels et agricoles se heurtent à des ressources souterraines souvent saumâtres ou surexploitées.

Toutefois, le coût énergétique et environnemental du dessalement demeure un enjeu majeur, car il est considéré comme une solution structurelle mais non autonome.

Les experts soulignent la nécessité de conjuguer ces investissements avec une réduction des pertes sur le réseau, une meilleure gestion de la demande et un recours accru au recyclage des eaux usées traitées, afin d’éviter que la sécurité hydrique ne repose uniquement sur des infrastructures importantes et énergivores.

Réponse structurelle à la crise de l’eau

Dans l’allocution prononcée à cette occasion, M. Ben Cheikh a souligné que cette installation représente l’un des investissements publics les plus importants réalisés par la Tunisie pour renforcer sa sécurité hydrique nationale dans un contexte marqué par des précipitations de plus en plus irrégulières, des sécheresses récurrentes et une demande croissante en eau potable. Cette nouvelle infrastructure contribuera à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau potable et à améliorer les services pour plus de cinq millions d’habitants de Sfax, du Sahel et des régions avoisinantes. Elle est destinée à devenir un pilier du système national de distribution d’eau, réduisant ainsi la dépendance aux ressources conventionnelles et renforçant la résilience du pays face au changement climatique. Elle est également considérée comme stratégique en raison de son potentiel d’extension, qui permettrait de plus que doubler sa capacité de production pour atteindre 250 mètres cubes par jour.

En marge de la cérémonie, une rencontre bilatérale s’est tenue entre le ministre Ben Cheikh et la délégation japonaise, au cours de laquelle les perspectives de renforcement de la coopération dans le secteur de l’eau ont été examinées. Les discussions ont porté plus particulièrement sur la possibilité de mobiliser de nouveaux financements pour de futurs projets de dessalement en Tunisie, notamment pour l’extension de la station de Sfax. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur coordination afin de garantir les ressources financières et technologiques nécessaires à la construction des infrastructures jugées essentielles pour assurer la sécurité hydrique du pays et soutenir les efforts d’adaptation au changement climatique.

Cette collaboration avec le Japon s’inscrit dans le cadre du plan tunisien de diversification de son approvisionnement en eau, qui s’est traduit ces dernières années par le lancement de plusieurs projets de dessalement le long du littoral, considérés comme une réponse structurelle à la crise de l’eau qui frappe de plus en plus la Tunisie.

Etat des lieux et perspectives

En plus de l’usine de dessalement de Sfax (Gargour), la Tunisie dispose d’une usine à Zarat (Gabès), opérationnelle depuis fin 2024, d’une capacité de 50 000 m³ par jour, desservant principalement les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine, d’une autre à Djerba, en service depuis 2018, qui produit 50 000 m³ par jour pour sécuriser l’approvisionnement en eau de l’île touristique.

D4autres projets sont en cours, dont une usine à Sousse, dont la mise en exploitation industrielle est programmée d’ici le 3 juillet 2026 au plus tard, et qui produira 50 000 m³ par jour (extensible à 100 000 m³) afin d’éliminer les coupures estivales dans la région ; et une usine à Ksour Essef (Mahdia), projet majeur en phase de planification visant une capacité de 100 000 m³ par jour. Enfin, des appels d’offres sont prévus pour implanter des unités de traitement d’eaux saumâtres à Tozeur, Kébili et Sidi Bouzid.

I. B.

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Tunisie | Les avocats se mobilisent pour l’indépendance de la justice

20. Juni 2026 um 08:26

Le mouvement de protestation des avocats en Tunisie a été ponctué, le 18 juin 2026, par une grève générale nationale largement observée, accompagnée de manifestations devant le Palais de justice de Tunis et de rassemblements dans les principaux tribunaux du pays, témoignant une fois de plus des tensions qui affectent le système judiciaire tunisien.

Cette manifestation, organisée par l’Ordre national des avocats, s’inscrit dans un mouvement de protestation plus large lancé le 18 mai, visant à obtenir une réforme du système judiciaire et des conditions d’exercice de la profession.

Lors de la manifestation dans la cour du Palais de justice de Tunis, les journalistes n’ont pas été autorisés à couvrir le sit-in, ce qui a limité leur capacité à documenter directement l’initiative, sauf depuis l’extérieur du bâtiment.

La grève de jeudi a été accompagnée du port traditionnel du brassard rouge par les avocats et de manifestations physiques dans les tribunaux de Bizerte, Béja, Jendouba, El Kef, Siliana et Tunis.

Les revendications portent sur une révision du cadre législatif et réglementaire régissant la profession, une amélioration du service public de la justice, un renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire et la garantie de procès équitables.

Les avocats demandent également la modernisation des conditions de travail et une réforme du système de sécurité sociale et de retraite de la profession, afin d’assurer sa viabilité financière.

Le doyen du barreau, Boubaker Belthabet, a qualifié la participation à la grève de «totale», soulignant que l’initiative avait été respectée dans tous les tribunaux sans aucune infraction.

Dans une déclaration à la radio Diwan FM, en marge de l’assemblée générale des avocats, M. Belthabet a expliqué que cette protestation s’inscrit dans le cadre des décisions adoptées par le Conseil du barreau le 13 mai et constitue la première étape d’un mouvement initié au niveau régional. Selon le doyen, «les revendications de la profession ne portent pas uniquement sur des intérêts institutionnels, mais visent à ouvrir un dialogue sur les réformes nécessaires pour garantir une justice indépendante dans les faits, et non pas seulement en paroles». L’Ordre des avocats considère l’amélioration du fonctionnement du système judiciaire comme un élément essentiel de l’État de droit et estime que les défis actuels nécessitent un dialogue avec les autorités.

Cette mobilisation intervient à un moment particulièrement délicat pour le système judiciaire tunisien. Depuis l’été 2022, avec la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature et la réorganisation subséquente de l’appareil judiciaire initiée par le président Kaïs Saïed, la question de l’indépendance de la justice est devenue l’un des points les plus controversés du débat politique et institutionnel.

Les organisations nationales et internationales ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes quant aux garanties offertes aux magistrats et au respect de la séparation des pouvoirs.

Me Belthabet a annoncé que «l’assemblée générale annuelle des avocats, prévue le 11 juillet, ainsi que les réunions du Conseil de l’Ordre, seront consacrées à l’évaluation de l’évolution de ce différend et à l’adoption des mesures qui en découleront, conformément aux mécanismes démocratiques propres à la profession».

Le bâtonnier a également dénoncé l’existence de «campagnes de diffamation systématiques», menées principalement sur les réseaux sociaux et par certains médias, affirmant que de telles attaques n’ébranleront pas la détermination des avocats. Il a réaffirmé que les positions officielles de la profession ne peuvent être exprimées que par les instances légitimes qui la représentent et a exclu toute tentative de division interne.

Concernant une éventuelle médiation, le bâtonnier a déclaré qu’«à ce jour, aucune initiative, officielle ou informelle, n’a été proposée pour résoudre la crise». L’Ordre, a-t-il ajouté, reste ouvert à tout dialogue sérieux susceptible d’ouvrir la voie à des négociations et de contribuer à la réforme du système judiciaire tunisien.

La protestation des avocats met ainsi en lumière les tensions persistantes qui entourent le fonctionnement de la justice en Tunisie et pourrait constituer une nouvelle épreuve pour les relations entre les institutions et l’un des ordres professionnels les plus influents du pays.

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Tunisie | L’éternel retour Tabarka Jazz Festival

20. Juni 2026 um 07:47

Le Tabarka Jazz Festival revient du 3 au 9 juillet 2026 pour sa 20e édition, marquant le retour dans le calendrier culturel tunisien de l’un des événements musicaux les plus emblématiques du pays.

Créé en 1973 sous l’impulsion de celui qui deviendra un grand voyagiste, Lotfi Belhassine (Air Liberté, Club Aqarius), ce festival a vu défiler des légendes internationales, à l’image du trompettiste Dizzy Gillespie et a connu une fortune diverse au gré des ans. Il n’y avait pas d’hôtels climatisés à l’époque : les festivaliers dormaient au clair de lune, dans des paillotes et s’adonnaient, dans la journée, à diverses activités : danse, poésie, poterie, etc.  

Après plus de six ans d’absence, le festival accueillera à nouveau le public au Théâtre de la Mer de Tabarka, ville du nord-ouest de la Tunisie surplombant la Méditerranée et traditionnellement associée au tourisme balnéaire, à la musique live et à la fusion des cultures méditerranéenne, africaine et internationale.

Le programme principal comprend sept concerts, avec des artistes venus de Tunisie, d’Algérie, du Liban, de Cuba, des États-Unis et du Royaume-Uni.

Le concert d’ouverture, le 3 juillet, sera donné par le pianiste et compositeur cubain Alfredo Rodríguez, reconnu pour son style unique mêlant jazz, musique classique et rythmes afro-cubains. Le lendemain, la chanteuse américaine Liz McComb, figure emblématique du gospel et du blues, montera sur scène. Le 5 juillet, le projet Osool, avec Yacine Boulares et Soufiane Saidi, proposera un mélange de jazz contemporain, de sonorités maghrébines et de traditions nord-africaines.

Le compositeur et pianiste libanais Tarek Yamani se produira le 6 juillet, tandis que Dee Dee Bridgewater sera à Tabarka le 7 juillet avec son projet ‘‘We Exist’’. Le 8 juillet, le collectif britannique Kokoroco, représentant de la nouvelle scène jazz londonienne, mêlera afrobeat et highlife. La soirée de clôture, le 9 juillet, accueillera Veronica Swift et Akua Naru, artiste américaine reconnue pour son style musical alliant jazz, soul, blues et textes engagés.

En parallèle des concerts au Théâtre de la Mer, un programme gratuit, ‘‘Street Jazz’’, sera proposé dans les rues de la ville. Parmi les artistes annoncés figurent Djamel Laroussi d’Algérie, Mão Cabeça du Portugal, Innēr Sense de Serbie et plusieurs artistes tunisiens, dont Mohamed Ali Kammoun avec ‘‘Jazzna’’, Fawzi Chekili avec ‘‘Taqasim Revival’’, Omar El Ouaer avec Octun Quartet, Ahmed Ajabi avec Jazztet et Aziz Zouaoui avec Siroko.

Le retour du festival a également des retombées économiques et touristiques. Le choix des dates, début juillet, vise à dynamiser la vie culturelle de Tabarka dès le début de la saison estivale, avant que les hôtels ne soient complets.

L’événement, désormais placé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, ambitionne ainsi de réintégrer la ville dans le circuit des grands festivals de musique d’été.

I. B.

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Vers une surveillance numérique des incendies de forêt en Tunisie

20. Juni 2026 um 07:14

Le WWF Afrique du Nord a lancé un appel d’offres en Tunisie pour le développement de Syfire, un nouveau système numérique destiné à améliorer la surveillance des incendies de forêt et à évaluer les capacités d’intervention de la Direction générale des forêts.

Cette initiative intervient à la veille de la saison des feux la plus critique, dans un pays où les zones forestières du nord-ouest, notamment le complexe Kroumirie-Mogods, sont de plus en plus exposées aux effets conjugués de la sécheresse, des fortes chaleurs et de la pression humaine.

Ce projet, officiellement intitulé «Système de signalement et d’évaluation des capacités de lutte contre les incendies de forêt », vise à numériser un maillon essentiel de la chaîne de prévention et d’intervention.

Selon le cahier des charges publié par le WWF, la Direction générale des forêts collecte actuellement les informations via des formulaires papier ou des fichiers Excel remplis par les services forestiers régionaux. Syfire transformera ce système en une plateforme web, avec une base de données centralisée, des formulaires de saisie, des statistiques automatiques et l’exportation des données au format Excel.

Le nouvel outil aura deux fonctions principales. La première concernera les rapports post-incendie, recensant les zones touchées, les dates, les lieux et les causes confirmées ou suspectées. La seconde permettra d’évaluer la capacité de préparation et d’intervention des différents districts forestiers : disponibilité des véhicules, état du matériel, entretien des véhicules, pare-feu, points d’eau et niveau de préparation avant la saison des feux.

Le système comprendra également un tableau de bord centralisé permettant à la Direction générale des forêts de visualiser les données collectées en temps réel, de comparer les tendances et de classer les districts selon des indicateurs de préparation, tels que le pourcentage de matériel opérationnel, le nombre de kilomètres de tranchées creusées ou d’autres paramètres à définir avec l’administration forestière.

La consultation, d’une durée de 25 jours, débutera le 1er juillet et la remise finale est prévue pour la fin du mois.

Le WWF exige du consultant retenu qu’il crée un prototype, développe la version complète, fournisse le code source sous licence libre et anime une session de formation pour les administrateurs et les utilisateurs pilotes.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de prise en compte croissante de la vulnérabilité des forêts tunisiennes. Dans les régions du nord-ouest, où se concentre une part importante des forêts du pays, le risque d’incendies est exacerbé par l’irrégularité des précipitations et l’allongement des périodes de sécheresse.

L’intégration complète du signalement numérique dans les mécanismes opérationnels de la Direction générale des forêts permettrait une évaluation plus rapide des dégâts, une meilleure planification des ressources et une appréciation plus objective des capacités de réponse locales. Pour les experts du secteur, l’intérêt de ce projet réside non seulement dans l’informatisation des formulaires existants, mais aussi dans la possibilité de constituer un registre statistique plus fiable des incendies de forêt en Tunisie au fil du temps. Des données plus cohérentes et actualisées permettraient d’identifier les zones les plus vulnérables, d’améliorer la prévention, d’orienter les investissements dans les ressources et les infrastructures et de renforcer la coordination entre l’État, les collectivités territoriales et les acteurs de terrain.

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Empfangen — 19. Juni 2026 Französischsprachig

PetroAfrica pour accélérer la transition énergétique

19. Juni 2026 um 13:49

Inauguré il y a quatre jours, PetroAfrica, le salon international dédié au pétrole, au gaz, à l’énergie et aux services, sera clôturé ce vendredi 19 juin 2026 au Parc des Expositions du Kram, au nord de Tunis.

Cet événement, organisé dans le cadre du programme Africa Big 5, réunit des opérateurs publics et privés, des investisseurs, des experts et des entreprises du secteur de l’énergie, avec pour ambition de renforcer la coopération industrielle entre l’Afrique du Nord, la Méditerranée et les marchés internationaux.

Organisé par Xtrade For Events et STI Expo, PetroAfrica s’inscrit dans un format plus large comprenant cinq salons professionnels : PetroAfrica pour le pétrole, le gaz, l’énergie et les services; Green Africa pour le développement durable, les énergies renouvelables et les énergies vertes ; Logistica Africa Expo pour les transports et les chaînes d’approvisionnement ; Africa Traffic et Africa Public Works pour la mobilité intelligente, les travaux publics et les infrastructures ; et Africa Finance Banking & Insurance Expo pour la finance, la banque et l’assurance.

Le thème central de l’édition 2026, «Durabilité pour une économie verte», reflète la double trajectoire des secteurs énergétiques tunisien et régional : d’une part, le rôle central persistant des hydrocarbures, notamment du gaz naturel et des produits pétroliers ; d’autre part, la nécessité d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la décarbonation et les nouvelles technologies appliquées à l’industrie.

Les participants ont pris part à des conférences stratégiques et techniques, des rencontres de réseautage, des présentations d’entreprises et des mises en relation visant à favoriser les partenariats et les investissements.

PetroAfrica ambitionne de devenir une plateforme professionnelle pour l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration à la production, en passant par le transport, le raffinage, la distribution, les équipements pétroliers, les services techniques et les solutions numériques.

Parmi les thématiques centrales débattues cette année figurent les infrastructures d’énergie verte, la valorisation du gaz torché, l’économie circulaire, la gouvernance, la coopération internationale, l’intelligence artificielle appliquée aux opérations en amont et en aval, la gestion du carbone, la formation et le développement des compétences.

Le choix de Tunis comme lieu de l’événement revêt une importance particulière à l’heure où notre pays demeure fortement dépendant du gaz naturel pour la production d’électricité et les importations d’énergie, tout en s’efforçant de renforcer la place des énergies renouvelables dans son mix énergétique national.

Les stratégies officielles prévoient une augmentation significative des capacités solaires et éoliennes d’ici 2030, ainsi que le développement de projets d’hydrogène vert et d’interconnexions électriques avec l’Europe, à commencer par le projet Elmed avec l’Italie.

PetroAfrica 2026 a donc été non seulement une vitrine commerciale pour les compagnies pétrolières, les fournisseurs d’équipements et les prestataires de services, mais aussi comme un banc d’essai pour la capacité de la Tunisie à se positionner comme un hub énergétique régional. Dans ce contexte, le salon a réussi à connecter les acteurs tunisiens, libyens, algériens, africains, européens et asiatiques d’un secteur porté par la sécurité d’approvisionnement, la transition écologique, l’innovation technologique et la concurrence pour les capitaux.

L’événement est intervenu à un moment où l’énergie figure parmi les priorités économiques de la Tunisie mais aussi de nombre de ses partenaires au nord comme au sud.

I. B.

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Maison des Arts à Tunis | Voyage dans la mémoire du football italien

19. Juni 2026 um 13:26

Le football comme langage populaire, archive sentimentale et pont culturel entre les deux rives de la Méditerranée. Tel est le thème central d’«Histoires de football entre l’Italie et la Tunisie», l’exposition qui se tiendra à la Maison des Arts du Belvédère, Dar El Founoun, à Tunis, du 23 juin au 23 juillet 2026. Le football italien, absent de l’actuelle Coupe du Monde, se fait ainsi présent par sa glorieuse histoire.

Organisée par l’Institut culturel italien à Tunis et l’ambassade d’Italie en Tunisie, et conçue par Marco Ferrero de Mo’ Better Football, l’exposition commémore le 65e anniversaire de la collection Panini Footballers, fondée en 1961 et devenue l’un des objets les plus emblématiques de la culture sportive italienne, et coïncide avec la 23e Coupe du Monde de la Fifa.

L’exposition explore le football à travers les stickers, un format éditorial compact capable d’immortaliser visages, maillots, écussons et saisons sportives dans la mémoire collective.

Popularité de la Serie A en Tunisie

Albums, images d’époque, maillots, documents d’archives et témoignages visuels accompagneront le public dans un voyage à travers le sport, la culture populaire et l’imagerie télévisuelle, retraçant l’évolution du langage visuel du football et le rôle des stickers dans la formation de générations de supporters

Une attention particulière est portée aux relations italo-tunisiennes. L’exposition met en lumière comment, entre les années 1970 et 1990, la diffusion de la télévision italienne et la popularité de la Serie A en Tunisie ont contribué à forger un répertoire commun d’images, de champions, d’équipes et de rituels sportifs.

Pour de nombreux supporters tunisiens, le football italien était une présence familière, suivi à la télévision et se traduisant par un sentiment d’appartenance, une passion et des récits partagés.

Le mouvement ultra tunisien s’inspire également, de par son histoire, du mouvement italien.

Le football comme langage universel

L’inauguration aura lieu le 23 juin 2026 à 18h30 et sera suivie d’une table ronde consacrée à la culture footballistique et à la mémoire sportive. Parmi les intervenants figureront les journalistes sportifs de la radio nationale tunisienne Mourad Ayari et Mohamed Menzli, le commissaire d’exposition Marco Ferrero, le collectionneur d’albums Panini Gianni Bellini et l’expert en football Valfrido Aghilone.

Le choix du lieu, Dar El Founoun, confirme la vocation culturelle de l’initiative : il ne s’agit pas d’une simple exposition nostalgique, mais d’une lecture du football comme patrimoine populaire et audiovisuel, capable de retracer les échanges, les influences et les continuités entre l’Italie et la Tunisie.

Entre mémoire collective et patrimoine audiovisuel, l’exposition célèbre le football comme un langage universel et un outil de dialogue interculturel.

L’entrée à l’exposition est gratuite.

I. B.

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La Tunisie peut produire 2 GW d’énergie éolienne d’ici 2030

19. Juni 2026 um 12:57

La Tunisie va accélérer le développement de l’énergie éolienne en lançant des appels d’offres pour 2 GW de nouvelles capacités, soit une puissance théoriquement suffisante pour alimenter environ 1,5 million de foyers. (Photo: champ d’éoliennes à Sidi Daoud, Haouaria, Nabeul).

C’est ce qu’a  déclaré le consultant international en énergie Ezzedine Khalfallah dans une interview accordée à l’agence de presse Tap, en soulignant que le pays dispose d’un potentiel important, mais que son développement dépendra de sa capacité à renforcer le réseau électrique, à simplifier les procédures administratives et à mobiliser des financements internationaux.

Selon M. Khalfallah, la capacité éolienne installée en Tunisie s’élève actuellement à 245 MW, entièrement réalisée par l’entreprise publique Steg.

Ce chiffre inclut le site historique de Sidi Daoud (55 MW) et les parcs éoliens de Kchabta et Metline (190 MW au total). Bien que ne représentant qu’environ 4 % de la capacité électrique du pays, l’énergie éolienne a déjà produit des avantages mesurables : en 2024, la production a atteint 337 GWh, soit 1,8 % de la production d’électricité du pays, évitant ainsi l’importation d’environ 70 000 tonnes d’équivalent pétrole et de gaz et permettant des économies de change estimées à près de 60 millions de dinars par an.

La trajectoire définie par les autorités est ambitieuse : 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, 50 % d’ici 2035 et 80 % d’ici 2050. Il reste à passer de la parole à l’acte et d’accélérer le processus de transition énergétique qui reste très lent.

Atteindre 2 GW d’énergie éolienne en 2030

Concernant l’énergie éolienne, l’objectif est d’atteindre environ 2 000 MW d’ici 2030, soit 36 % de la capacité renouvelable totale prévue. Fin 2025, le Haut-commissariat à la production privée d’électricité a approuvé le lancement d’appels d’offres en 2026 et 2027 pour 2 000 MW. Parmi les sites identifiés figurent Tbaga (600 MW), Jebel Abderrahmane (400 MW), Beni Khedache (500 MW) et Zaghouan (200 MW). Un projet de parc éolien de 77,25 MW a récemment été attribué dans le gouvernorat de Zaghouan.

Le retard pris dans la mise en œuvre des projets, souligne Khalfallah, est lié à la nature même de l’énergie éolienne. Contrairement au solaire, les développeurs doivent effectuer des mesures de vent sur site pendant au moins un an avant de valider la viabilité des centrales. À cela s’ajoutent des études techniques, environnementales et sociales, des permis relatifs à la sécurité des sites, des procédures administratives complexes et la recherche de financements, souvent internationaux. Le principal obstacle, selon l’expert, n’est plus la disponibilité de la ressource, mais la capacité du système tunisien à la transformer en projets industriels.

Les points critiques concernent l’intégration au réseau, le financement, l’obtention rapide des permis et la sécurité foncière.

L’ajout de 2 GW supplémentaires de puissance éolienne d’ici 2030 est considéré comme techniquement réalisable, mais nécessitera des investissements dans le réseau, sa flexibilité, le stockage et les systèmes de gestion de la demande, ainsi que la mise en service de l’interconnexion électrique Elmed avec l’Italie.

Les investisseurs étrangers restent intéressés, malgré les difficultés économiques et financières du pays. M. Khalfallah évoque cependant un intérêt plus sélectif, motivé par la transparence réglementaire, la simplification des procédures et le développement des infrastructures de transport.

Les derniers appels d’offres pour la concession ont confirmé la présence d’opérateurs internationaux de premier plan, grâce notamment à la disponibilité d’un atlas national de l’énergie éolienne utile pour guider les investisseurs potentiels.

Un grand potentiel offshore

Les perspectives à moyen terme se tournent également vers la mer. Le potentiel éolien offshore de la Tunisie est estimé à plus de 250 GW, dont environ 160 GW proviennent de la technologie flottante, avec un facteur de capacité moyen de 46 % selon les études internationales.

La Steg, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), mène une étude de faisabilité pour un projet offshore de 250 à 500 MW au large des îles Kerkennah. Selon Khalfallah, la baisse des coûts mondiaux de l’éolien offshore ces dernières années fait de cette technologie une option stratégique potentielle pour l’avenir de la Tunisie.

Ce projet éolien s’inscrit ainsi dans un enjeu énergétique national plus vaste : réduire la dépendance au gaz importé, contenir le déficit énergétique, attirer les capitaux privés et positionner la Tunisie comme une plateforme de production et de commercialisation d’électricité renouvelable en Méditerranée. Le défi, plus encore que la construction de parcs éoliens, consistera à adapter l’ensemble du système électrique à une part croissante d’énergies variables.

I. B.

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La protection de la filière du crabe bleu en Tunisie

19. Juni 2026 um 12:37

Tunisie entend consolider son rôle en Méditerranée dans la promotion du crabe bleu, une espèce invasive qui, ces dernières années, est passée d’un problème environnemental à une ressource économique pour les communautés côtières.

Le projet Blue Step, intitulé «Renforcement et adéquation de la protection sociale dans le secteur de la pêche», a été officiellement lancé à Djerba. Cette initiative vise à renforcer la protection sociale et à améliorer les conditions de travail dans le secteur de la pêche et de la transformation du crabe bleu.

Annoncé lors du Forum Bluecoop, qui se tient du 16 au 19 juin 2026 dans l’île, ce projet est mené avec la participation de la Fao et du Groupement interprofessionnel des produits de la pêche. Son objectif est d’étendre l’inclusion sociale à tous les acteurs de la filière, des pêcheurs aux transformateurs, en passant par les travailleurs impliqués dans la préparation, la transformation et la promotion du produit.

Blue Step s’inscrit dans un secteur devenu stratégique, notamment dans le sud-est tunisien, où le crabe bleu, initialement perçu comme une menace pour les filets, les engins de pêche et la biodiversité marine, a été progressivement intégré à une chaîne de valeur axée sur l’exportation.

Le défi, selon les organisateurs, est désormais de passer d’une exploitation purement commerciale à un modèle plus durable et inclusif, capable de garantir un travail décent, une meilleure sécurité économique et un accès plus large à la protection sociale

Une attention particulière est portée aux femmes, maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement, notamment dans les activités de transformation et de conditionnement. Le projet vise à renforcer leur rôle économique, à réduire leur vulnérabilité sociale et à promouvoir de meilleures conditions de travail dans un secteur encore marqué par l’informalité, la saisonnalité et un accès inégal aux mécanismes de protection.

Le Forum Bluecoop réunit à Djerba des institutions tunisiennes, des professionnels du secteur, des chercheurs, des partenaires internationaux et des représentants de pays possédant une expérience reconnue dans la pêche, la transformation et la commercialisation du crabe bleu, dont les États-Unis, les Philippines et la France.

Cette initiative se veut un espace de dialogue et de coopération pour le partage des meilleures pratiques en matière de traçabilité, de certification, de qualité, d’accès aux marchés et de gestion durable de la ressource.

Pour la Tunisie, ce projet représente une nouvelle étape de sa stratégie d’économie bleue, dans un contexte où les pressions exercées sur les écosystèmes marins, la concurrence pour les ressources et l’impact des espèces exotiques envahissantes exigent des politiques intégrées qui prennent en compte la pêche, l’environnement, l’emploi et le développement local.

La transformation du crabe bleu, d’espèce invasive à source de revenus, est considérée par les organisations internationales comme un exemple probant d’adaptation, à condition qu’elle s’accompagne de réglementations, de formations et de protection sociale.

Selon la Fao, le projet Blue Step contribuera à renforcer la résilience de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, de la pêche à la transformation, et à consolider la compétitivité internationale sans négliger les communautés qui dépendent directement de la mer. Il vise également à favoriser les partenariats commerciaux et les échanges techniques avec d’autres pays, notamment les Philippines, où il existe une précieuse expérience en matière de gouvernance des communautés de pêche et de mécanismes de protection sociale.

I. B.

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Quel marketing territorial pour Bizerte ?

19. Juni 2026 um 09:48

Bizerte a accueilli, le 18 juin 2026 à l’hôtel El Andalucia, un forum consacré à la promotion de l’investissement régional sous le thème : «Bizerte se mobilise pour l’investissement : vers un nouveau marketing territorial». L’événement a été coorganisé par la Conect Bizerte, le comité régional de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) et la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est (CCINE).

Lotfi Sahli

Cette rencontre a réuni décideurs publics, investisseurs, experts et acteurs économiques autour d’un objectif commun : renforcer l’attractivité de la région et identifier des solutions concrètes pour améliorer le climat des affaires. Les participants ont échangé leurs expériences et confronté leurs visions afin de faire émerger une stratégie territoriale plus compétitive et mieux adaptée aux attentes des investisseurs.

Faire de Bizerte un hub sud-méditerranéen

Ont participé à ce forum, en plus des organisateurs, plusieurs institutions nationales et régionales, dont, l’APII, l’Apia, la Fipa, la TIA, la CRDA, la Faculté des Sciences de Bizerte,  l’Utica, le Centre d’Affaires, le Commissariat régional du tourisme, ainsi que le ministère de l’Industrie, le Pôle de compétitivité et le Parc d’activités économiques de Bizerte, ainsi qu’une banque étatique et une autre privée.

Les travaux ont été modérés par Mounir Mejdoub, qui a assuré la conduite des différents panels.

Par ailleurs, deux entreprises, l’une italienne et l’autre tunisienne, ainsi qu’une startup, ont témoigné de leurs parcours de réussite après des trajectoires marquées par des difficultés et des défis

Au-delà des constats, les travaux ont débouché sur une série de recommandations traduisant une ambition clairement affichée : faire de Bizerte un hub économique incontournable en Méditerranée. Confrontés aux défis d’attractivité et de compétitivité, les acteurs publics et privés de la région ont ainsi tracé une feuille de route articulée autour de cinq axes stratégiques majeurs.

Des opportunités d’investissement à fort potentiel

Une présentation institutionnelle a mis en lumière les principales opportunités d’investissement offertes par le gouvernorat de Bizerte, notamment dans les secteurs de l’industrie, de la logistique, du transport, de l’économie bleue, de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du tourisme alternatif, du digital et des services innovants. Les résultats d’une enquête sur l’état des lieux de l’investissement dans la région ont également été présentés.

Les débats se sont articulés autour de plusieurs panels. Le premier a porté sur les leviers de l’attractivité territoriale, notamment la compétitivité régionale, la visibilité de Bizerte, les attentes du secteur privé et les questions foncières. Le deuxième s’est intéressé à l’accélération et à la sécurisation des projets d’investissement à travers la simplification des procédures, la gouvernance territoriale, l’innovation, l’industrie 4.0 et la transformation digitale. Un troisième panel a été consacré aux mécanismes de financement, avec la participation de représentants du secteur bancaire.

Moderniser les infrastructures et simplifier l’investissement

Parmi les principales recommandations formulées, les participants ont souligné l’urgence de moderniser les infrastructures de transport et de digitalisation, tout en anticipant la phase post-achèvement du nouveau pont et de la Marina. Ils ont également proposé l’exploitation des câbles numériques sous-marins méditerranéens afin de positionner la région sur le secteur des big data.

Pour améliorer le climat des affaires, ils ont préconisé la création d’une cellule permanente d’accompagnement (task force) et d’un guichet unique régional destinés à réduire les délais administratifs.

Ces mesures seraient accompagnées par la mise en place d’un observatoire de la compétitivité et par une révision structurelle des codes de l’investissement et des forêts.

Les recommandations ont également mis l’accent sur un nouveau marketing territorial à travers le lancement de la marque «Bizerte Invest», dotée d’une identité visuelle propre et d’une plateforme numérique multilingue.

Un rendez-vous annuel de l’investissement serait instauré pour renforcer cette dynamique de promotion économique, tandis que le potentiel du Cap Angela, point le plus septentrional du continent africain, serait davantage valorisé dans une perspective de tourisme durable.

Capital humain et transition écologique

Enfin, le rapport a insisté sur l’importance du capital humain et de la transition écologique. Le renforcement des synergies entre l’université et l’entreprise a été présenté comme un levier essentiel pour répondre aux métiers d’avenir, avec un plaidoyer en faveur de la création de l’Université de Bizerte. En s’affirmant comme un pôle de référence de l’économie bleue, de l’industrie maritime et des énergies propres, Bizerte entend ainsi consolider son positionnement en faveur d’un développement territorial durable.

Les travaux du forum se sont achevés par l’adoption de cette feuille de route destinée à soutenir le développement économique de la région et à renforcer son positionnement comme pôle régional attractif pour l’investissement.

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GreenAssist accompagne les TPME tunisiennes dans leur transition écologique

19. Juni 2026 um 09:40

Greenov’i lance son troisième appel à manifestation d’intérêt GreenAssist dans le cadre de son dispositif de Vouchers verts destiné à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur transition écologique.

Financé par l’Union européenne à travers le volet Entrepreneuriat Vert de son programme «Tunisie Verte & Durable» pour l’appui à l’action environnementale en Tunisie, Greenov’i est mis en œuvre par Expertise France en collaboration avec le Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (Citet), le ministère de l’Environnement et le ministère de l’Économie et de la Planification.

À travers cet appel, les TPME industrielles et les artisan·nes sélectionné·es bénéficieront d’un diagnostic environnemental approfondi visant à analyser leurs pratiques actuelles et à identifier des pistes d’amélioration dans les domaines de la gestion des déchets, de l’énergie et de l’eau.

Le programme GreenAssist propose aux entreprises bénéficiaires un diagnostic environnemental couvrant trois domaines prioritaires : la gestion des déchets ; la gestion de l’énergie ; et la gestion durable de l’eau.

Cet accompagnement vise à aider les entreprises à mieux comprendre leur impact environnemental, à identifier des opportunités d’optimisation de leurs processus et à élaborer des stratégies durables adaptées à leurs besoins et à leur activité.

L’objectif est de soutenir l’émergence de modèles de production plus responsables et de contribuer à l’intégration progressive des enjeux environnementaux dans le développement des entreprises tunisiennes.

Les opérateurs éligibles

Cet appel est ouvert aux artisan.es, TPME tunisiennes (y compris groupements d’entreprises) opérant dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, de l’artisanat ou de l’hôtellerie ; TPME et artisan.es tunisien·nes employant entre 1 et 199 personnes ; entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 20 millions de dinars ; entreprises en activité depuis au moins trois ans ; entreprises en situation régulière au regard de leurs obligations fiscales et sociales ; et entreprises disposant de la capacité à apporter un cofinancement potentiel à un projet de transition écologique dont le coût total des dépenses éligibles ne dépasse pas 60 000 euros.

Comment candidater ?

Les entreprises intéressées sont invitées à soumettre leur dossier de candidature via le site Greennovi avant le 16 juillet 2026 à 23h59 (heure de Tunis).

L’ensemble des documents et informations nécessaires à la constitution du dossier de candidature est disponible sur le site web.

Sessions d’information

Afin de présenter le dispositif et d’accompagner les entreprises dans la préparation de leur candidature, des sessions d’information seront organisées en ligne (24/06/2025 à 14h) ; à la Technopôle Monastir (25/06/2026 à 10h) ; Novation city – Pôle de Sousse (25/06/2026 à 14h30) ;  Centre d’affaires de Sfax (26/06/2026 à 10h) ; Citet à Tunis (01/07/2026 à 10h).

La date limite de soumission des candidatures est fixée au 16 juillet 2026 à 23h59.

Pour plus d’informations et pour déposer une candidature : Greenovi ; Facebook ; LinkedIn; Instagram.  

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Pour Israël, la défaite en Iran est une opportunité

19. Juni 2026 um 09:30

L’appui inconditionnel de l’Occident donne pendant longtemps à Israël l’illusion d’être un acteur qui fait l’histoire à sa guise au Moyen-Orient. Pourtant, Israël n’a ni démographie, ni profondeur stratégique, ni environnement géopolitique, ni idéologie à vocation universelle sur lesquels repose la puissance. L’Occident lui a prêté sa puissance utilisée pour bâtir un régime d’apartheid et pour perpétrer un génocide qui ont placé Israël au-dessus du droit international.

«Tous les pays détestent Israël», aurait dit Trump à Netanyahou. Les lobbys qui ont acheté les élites dirigeantes occidentales sont efficaces, mais il y a toujours des limites à l’efficacité qu’Israël a dépassées en ignorant les intérêts économiques des Américains et des Européens.

Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz. On dit que l’Amérique a deux religions : le christianisme et le pragmatisme. Israël a commis une erreur historique en croyant que les Etats-Unis seront leur meilleur allié qui les protègeront, alors que le seul allié qui est susceptible de protéger Israël est paradoxalement la paix avec les Palestiniens.

L’Etat colonial a deux perspectives devant lui, et deux seulement : le scénario algérien où les pieds-noirs ont dû quitter le pays dans la précipitation, ou le scénario sud-africain où les Blancs ont accepté de s’intégrer dans la société locale.

C’est à ce dernier scénario que pense l’éditorialiste israélien Gideon Lévy, qui, dans son article publié le 18 juin 2026 et dont la traduction est reproduite ci-dessus,  invite ses compatriotes à se réveiller, leur indiquant que le désastre face à l’Iran doit être l’occasion pour se réconcilier avec la réalité.

Lahouari Addi

«Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité»

La défaite d’Israël en Iran n’est pas un désastre : c’est l’occasion d’affronter la vérité. La guerre en Iran a révélé la vérité à Israël. Son armée, soi-disant toute-puissante, n’a rien accompli de significatif, si ce n’est sa propre ruine politique. Tout pays rationnel tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée.

Gideon Levy

Le refrain, tant à droite qu’à «gauche» (sans compter le Premier ministre Benjamin Netanyahou) : une défaite israélienne, un désastre diplomatique, Trump nous a tourné le dos et Steven Witkoff est un «Jewboy». La nation déplore une calamité, une défaite et un quasi-Holocauste.

Les Bennett’s s’empressent d’intervenir et promettent une solution. Ils rétabliront les relations avec les États-Unis et ramèneront Israël sur les champs de bataille pour achever le travail. Telle est leur seule promesse en cette journée particulièrement propice.

Mais il ne s’agit ni d’un désastre ni d’un Holocauste. Dans la guerre contre l’Iran, Israël a traversé ce que les psychologues appellent un «test de réalité», au cours duquel la vérité lui a été révélée. Et cela pourrait bien être l’évolution la plus positive de ces dernières années, à condition que le pays en tire les bonnes conclusions. Ce soi-disant désastre pourrait bien se transformer en une opportunité historique.

Lors d’une de ses précédentes catastrophes, celle de 1973, Israël avait su tirer les leçons et ouvrir un nouveau chapitre révolutionnaire de son histoire : celui de la paix. Le fiasco avec l’Iran nous oblige aujourd’hui à reprendre nos esprits une seconde fois, mais pour l’instant, personne n’est là pour mener cette réorientation.

Un peu de réalisme : un petit pays de 10 millions d’habitants ne peut pas se battre contre le monde entier, même si nous sommes les fils du peuple élu, qui sait tout et fait tout mieux que les autres. Israël ne peut pas renverser des régimes, ni dans la lointaine Téhéran, ni dans la proche Gaza, ni même à Ramallah, juste à côté. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ; même les États-Unis n’y parviennent pas.

Nous regarder dans le miroir

Ils ne peuvent pas forcer des organisations à déposer les armes ni éradiquer les convictions politiques du cœur des gens. L’époque où l’Amérique était à notre merci est révolue. Reconnaître cette réalité nous offre l’occasion, au milieu de la succession de guerres récentes, de nous regarder dans le miroir : l’armée soi-disant toute-puissante de ce pays n’a réussi à obtenir aucun résultat significatif, si ce n’est la ruine politique.

Tout pays rationnel en tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée. L’histoire récente en a apporté suffisamment de preuves. Peut-être que toutes ces guerres futiles étaient nécessaires pour nous ouvrir les yeux et nous faire comprendre qu’aucune guerre choisie par Israël ne s’est jamais bien terminée.

Il ne reste que peu de temps pour parvenir à cette conclusion. Retirez les troupes de tout le Liban, avant qu’elles ne déclenchent une nouvelle guerre inutile contre l’Iran. Mettez immédiatement un terme à la folie qui sévit en Cisjordanie, avant qu’elle ne se retourne elle aussi contre nous. Accordez un peu de répit à l’armée et à l’armée de l’air, laissez-les respirer. Permettez aux soldats de profiter de leurs réductions militaires et de déjeuner dans les fast-foods de la rue Ibn Gvirol à Tel-Aviv.

Libérez les milliers d’otages palestiniens qui croupissent dans les prisons du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et commencez à vous comporter comme des êtres humains envers les Palestiniens, avant que le monde ne nous y oblige. Et décidez où nous allons, ce que nous voulons : deux États, un seul État démocratique ou un seul État d’apartheid suicidaire. Il n’y a pas de quatrième option et il n’y en aura jamais.

Israël ne peut pas désarmer le Hezbollah

Cette semaine, on a appris que l’armée israélienne demandait au gouvernement de parvenir à un accord avec le gouvernement libanais avant que l’armée ne soit contrainte de se retirer des zones occupées, la queue entre les jambes.

On a là, au moins, un cas de sobriété partielle. Après tout, l’accord avec le gouvernement libanais aurait pu être conclu plus tôt, mais Israël avait besoin de l’épreuve de la guerre pour se rendre compte qu’il ne peut pas désarmer le Hezbollah, et qu’il n’y parviendra jamais.

Les Forces de défense israéliennes (FDI), au moins, commencent à le comprendre. Il en va de même pour le Hamas, la résistance à l’occupation de la Cisjordanie et le régime iranien.

Le fait qu’Israël soit mégalomane ne signifie pas qu’il soit capable d’agir selon ses propres critères mégalomaniaques, en croyant que des bombardements ici et là serviront ses intérêts. Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité. Nous avons regardé la vérité droit dans les yeux – et elle a baissé les yeux. C’est maintenant à notre tour de baisser les nôtres.

Source : Haaretz.

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Accord Etats-Unis – Iran | Le rôle accélérateur du Qatar

19. Juni 2026 um 09:00

Après des semaines de négociations intenses, le Qatar s’est imposé comme médiateur, contribuant à la conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Les médiateurs précédents, tels que le Pakistan et Oman, ont été écartés lors des dernières étapes des négociations, dont les derniers détails ont été finalisés le week-end dernier. La signature officielle est prévue pour ce vendredi 19 juin 2026 en Suisse.

Imed Bahri

Médiateur entre Washington et les Talibans, médiateur entre Israël et le Hamas pour le cessez-le-feu à Gaza, le Qatar a donc retrouvé ce rôle qui lui permet d’être utile aux yeux de l’Oncle Sam. 

Selon Bloomberg, l’émirat gazier a été intégré au processus de médiation en mai. Ayant joué un rôle déterminant dans l’accord de paix négocié par les États-Unis l’année dernière entre Israël et le Hamas à Gaza, il a également joué un rôle essentiel dans la conclusion de cet accord.

Le Qatar a été la cible de nombreuses attaques iraniennes durant les semaines de combats qui se sont terminées par un premier cessez-le-feu début avril, ce qui faisait du succès des négociations un enjeu direct pour le pays. 

«Ce fut un réel plaisir de travailler avec le Qatar», a déclaré Donald Trump mardi aux côtés de l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, lors du sommet du G7 à Évian, en France. Il a ajouté en s’adressant à lui : «Vous étiez dans une situation périlleuse. Vous nous avez aidés avec un courage exceptionnel. Je tiens donc à vous en féliciter et vous serez toujours mes amis».

Ces éloges ont été prononcés malgré le scepticisme de certains faucons américains en matière de sécurité nationale et d’Israël à l’égard de Doha, en raison de l’accueil par le Qatar de la branche politique du Hamas. Le rôle du Qatar a durci la position de certains conservateurs israéliens opposés à l’accord.

Déblocage d’avoirs iraniens gelés

Néanmoins, un haut responsable américain a déclaré que les discussions publiques avec les Pakistanais et les échanges informels avec les Qataris avaient permis à l’administration américaine de mieux comprendre le système politique iranien et avaient finalement contribué à la conclusion de l’accord.

Une version de l’accord consultée par Bloomberg indique que les États-Unis et leurs partenaires régionaux mettront en place un programme de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement de l’Iran si un accord définitif est conclu. Mais le président américain a nié en bloc cela : «Nous n’investissons pas en Iran. Cette rumeur qui a circulé hier était ridicule. Nous n’avons aucun engagement à investir de l’argent en Iran»

Les États arabes du Golfe, notamment le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, sont ceux qui ont le plus à perdre en cas d’échec des négociations de paix. Ils ont subi des milliards de dollars de dégâts suite aux attaques de missiles et de drones iraniens, ainsi que des perturbations de leur production et de leurs exportations d’énergie.

Trump a déclaré : «L’Iran a ciblé vos pays, et c’était en réalité une erreur, car cela nous a encore plus rapprochés.»

Même les Émirats, qui étaient auparavant favorables à toute attaque américaine contre l’Iran, reconnaissent désormais la nécessité d’une approche plus pragmatique et diplomatique, compte tenu des enjeux pour leur statut de plaque tournante financière et touristique majeure dans la région.

Selon un haut responsable américain, la possibilité de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés dans le cadre d’un allègement des sanctions a été évoquée. Il a expliqué que cette mesure serait conditionnée par des résultats concrets, l’Iran devant démontrer qu’il ne poursuit pas de programme nucléaire et ne se livre pas à des activités clandestines inquiétantes. Le soutien ne prendra pas la forme de paiements directs des États-Unis mais plutôt par le déblocage d’avoirs gelés, l’ouverture de l’économie mondiale à l’Iran et des incitations à l’investissement d’autres pays dans le pays.

Dans ce contexte, les riches États du Golfe se distinguent car ils pourraient être sollicités pour contribuer au fonds de 300 milliards de dollars. Le président des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a également rencontré Trump en marge du sommet du G7.

Ce fonds pourrait s’avérer aussi difficile à obtenir que celui précédemment proposé pour la reconstruction de Gaza, qui demeure divisée et dévastée des mois après l’accord de paix.

Cependant, l’Iran est toujours perçu comme un acteur majeur au niveau régional, notamment grâce à son influence sur le détroit d’Ormuz, qui lui confère un levier supplémentaire dans ses relations avec les États du Golfe.

Des pays comme les Émirats et le Qatar détiennent des dizaines de milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés et les États-Unis pourraient tout simplement fermer les yeux si ces fonds étaient débloqués sans objection.

Le Koweït pourrait également contribuer à un éventuel fonds s’il le souhaite, ayant lui aussi été la cible de missiles iraniens même après la déclaration du cessez-le-feu.

La position de l’Arabie saoudite demeure moins claire. Riyad, qui a renforcé ses liens avec la Turquie et le Pakistan et normalisé ses relations avec l’Iran pendant le conflit, semble moins alignée sur la position américaine qu’il y a quelques mois.

Il reste encore beaucoup à faire

La rupture entre l’Arabie saoudite et les Émirats accentue l’incertitude quant au rôle que le Royaume pourrait jouer dans la phase d’après-guerre, qui a redessiné l’équilibre politique et sécuritaire au Moyen-Orient.

Oman pourrait également contribuer à un éventuel fonds, compte tenu de ses liens diplomatiques et économiques historiquement étroits avec l’Iran. Cependant, alors que Mascate jouait un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran avant la guerre, l’administration Trump le considère désormais comme un partenaire peu fiable, selon un haut responsable américain.

Un responsable américain a déclaré que les États-Unis considèrent les Omanais comme plus proches de la position iranienne, compte tenu de leur gestion des négociations précédentes. De son côté, le sultanat d’Oman maintient sa neutralité dans ce conflit, sans prendre parti ni pour l’Iran ni pour les États-Unis.

Concernant le fonds de 300 milliards de dollars, aucun mécanisme clair n’est encore défini pour sa mise en œuvre. Il fera l’objet de discussions qui se poursuivront pendant les 60 jours suivant la signature du mémorandum d’entente, selon un diplomate proche des négociations.

Ce diplomate a expliqué que le plan repose sur l’attraction d’investisseurs privés, et non de gouvernements, et qu’aucun détail n’a encore été finalisé.

L’émir du Qatar, s’exprimant aux côtés de Trump lors du sommet du G7, a déclaré que, malgré d’énormes opportunités d’investissement en Iran, la priorité était de parvenir à un accord définitif sur les questions qui restent en suspens. Il a ajouté : «Il reste encore beaucoup à faire».

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Gammarth accueille la 13e Coupe de Tunisie de golf

19. Juni 2026 um 08:43

La saison 2025-2026 de golf vivra apothéose ce weekend avec la treizième édition de la Coupe de Tunisie qui clôturera une saison riche en événements et qui a permis l’éclosion de jeunes talents. Ces derniers se sont distingués, notamment, lors de la finale des jeunes il y a deux semaines à Hammamet, et ils sont appelés à prendre la relève dans un futur proche.

La fête annuelle du golf aura donc lieu le samedi 20 et dimanche 21 juin 2026 au golf The Residence Gammarth qui accueillera cette compétition pour la troisième fois, après 2017 et 2020.

Cette épreuve, mise sur pied en 2014, tire son charme de son format puisqu’elle met aux prises les meilleurs joueurs et joueuses de chaque association dans une épreuve par équipes favorisant le rendement collectif en vue de monter sur la plus haute marche du podium.

Chaque association peut participer avec un maximum de 8 équipes de deux, dont trois au plus ayant 20 ans ou moins et le décompte des points se fait sur les quatre meilleurs scores lors des deux journées. L’association ayant obtenu le plus grand nombre de points remportera le trophée.

Exceptée l’ASGD absente, les cinq autres associations (AGH, AGK, GGA, CGC et GCM), représentée chacune par huit doublettes, seront toutes là, bien armées avec leurs meilleurs atouts pour jouer leurs chances jusqu’au bout. Au total, 80 joueurs et joueuses seront à l’œuvre à côté des doublettes de la FTG qui évolueront comme d’habitude hors concours.

Compte tenu de l’équilibre des forces en présence, on s’attend à deux journées intensément disputées entre l’AGH et les autres outsiders. Car d’une part l’AGH fera sa rentrée à la Résidence pour rééditer sa victoire de 2020 sur le même parcours, conserver son titre pour la 7e fois de suite et s’adjuger sa 8e couronne depuis 2014.    L’AGK tentera tout pour récupérer un titre qu’elle n’a pas gagné depuis 2019, alors que la GGA, le CGC et le GCM jouant les trouble-fête au cours des précédentes éditions mettront tout en œuvre avec l’ambition de goûter pour la première fois à la consécration.

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Merci Baya Medhaffar d’avoir enfin «ouvert les yeux» !

19. Juni 2026 um 08:30

A l’instar de nombreux acteurs qui demeurent longtemps prisonniers du personnage qui les a révélés au public, Baya Medhaffar continue d’être habitée par son rôle dans ‘‘À peine j’ouvre les yeux’’ de Leyla Bouzid. Lorsqu’elle écrit, onze ans après la sortie du film (In QG Décolonial et dans Nawaat, en langue arabe), que le personnage de Farah a pris sa place, elle touche au cœur émotionnel d’une problématique qui dépasse largement la critique de l’œuvre, d’où la nécessité pour elle d’une longue clarification afin de reprendre possession de son histoire et dissocier son identité de celle de son double fictif devenu un symbole historique et générationnel de la révolution tunisienne.

Hichem Ben Ammar *

Baya Medhafar, vit en France où elle est confrontée, depuis des années, aux rouages de l’industrie culturelle, à ses critères de sélection, à ses attentes vis-à-vis des actrices arabes et musulmanes, aux rôles qui lui ont été proposés et aux catégories dans lesquelles on a voulu la confiner. Avec un peu d’opportunisme et d’entregent, elle aurait pu profiter du succès international du film pour se faire une petite place au soleil. Mais les faits prouvent qu’elle ne s’est pas adaptée aux règles du jeu et que l’éveil de son sens politique s’est fait selon un cheminement empirique nourrit par la confrontation au réel. Elle évoque d’ailleurs un parcours d’exil et une douloureuse quête.

Une aventure artistique juste et nécessaire

Ayant adhéré totalement à une aventure artistique qu’elle avait perçue comme juste et nécessaire, elle y avait apporté plus que du talent, quelque chose de beaucoup plus rare et de plus difficile à produire : la spontanéité. A son insu, elle avait offert à Leyla Bouzid (pour qui ce film était aussi un baptême), des éléments précieux que ni un scénario, ni une mise en scène, ni même une direction d’acteurs ne peuvent générer : l’ingénuité et la fougue avec leurs touchantes maladresses qui confèrent au personnage une grâce singulière. C’est précisément cette candeur de bon aloi qui a ému le public international, attendri par le souvenir d’une révolution naissante sur laquelle se cristallisait un immense espoir.

Baya Medhafar sait qu’elle est pour beaucoup dans la fabrication de la mystification qu’elle qualifie, avec le recul, d’erreur de jeunesse. A l’interrogation : «Aurais-je dû endosser ce rôle ?» elle n’apporte pas vraiment de réponse. La complexité de l’expérience l’amène néanmoins à tout remettre en cause. C’est ainsi qu’elle rend publique sa nouvelle lecture du film avec des outils théoriques qu’elle ne possédait pas lorsqu’elle avait juste 19 ans : les travaux d’Edward Saïd sur l’orientalisme, ceux de Frantz Fanon sur la bourgeoisie nationale, les critiques dé-coloniales contemporaines, les réflexions autour du white gaze, les débats sur l’islamophobie, ainsi que les analyses consacrées à l’image des Arabes dans le cinéma européen.

Postulats qui demandent à être démontrés

Il se trouve que le plaidoyer repose sur plusieurs postulats qui demandent à être justifiés. Ainsi, le financement européen produirait immanquablement une vision néocoloniale. L’émancipation féminine serait forcément une traduction locale d’un agenda occidental. La critique du patriarcat arabe servirait les intérêts impérialistes. La réception positive d’un film tunisien en France cacherait obligatoirement des concessions et des dévoiements.

Toutes ces hypothèses supposent une démonstration ménageant la possibilité du doute, de la nuance et de l’ambivalence. Pourtant, le caractère péremptoire des conclusions auxquelles parvient Baya Mehafar discrédite quelque peu la pertinence de son raisonnement.

L’actrice ne se contente pas de dire : «A présent, je reconnais les limites et les failles du projet». Elle prononce un verdict sans appel, affirmant que le film, qu’elle a porté à bras le corps, a participé à une confiscation de la révolution, à une entreprise de spoliation symbolique des classes populaires et à une reconduction de la suprématie coloniale. D’une radicalité à une autre, ce qui persiste c’est l’exaltation, la naïveté d’autrefois s’étant muée en certitude idéologique.

Une place pour la vérité… et le doute

Mais attention ! Une illusion peut en cacher une autre. Au passage à niveau des croyances, je me garderai bien de jouer les gardes-barrière ou les donneurs de leçon. Ne sommes-nous pas tous pétris d’utopies, de chimères et de leurres ? Cela me rappelle, à mon âge, que l’éveil est un départ et non un terminus. Je resquille moi-même sans billet de garantie entre les stations de la maturité en essayant de garder une place pour la vérité et une place pour le doute. M’entends-tu chère Baya ?

Le plus frappant dans toutes tes révélations c’est leur terrible sincérité. Comment réussis-tu à trouver la distance juste et la bonne focale pour parler de la jeune femme tu étais l’âge de 19 ans ? C’est comme si c’était une tout autre personne.

Fascinée par le progrès à l’occidentale, séduite par l’idéal libéral des élites bourgeoises, c’est une adolescente bohème et libertaire que tu décris. Volontariste de la provocation, bravant les interdits par principe, aveugle aux rapports de forces, poussée par le vent vertigineux de la révolution et valorisée par l’euphorie d’un mouvement collectif, tu te désolidarises aujourd’hui de tout un milieu qui, le temps d’un succès, t’avait portée aux nues, comme l’égérie d’une génération.

«J’étais consentante, mais je ne comprenais pas encore le système auquel je participais». Cette phrase résume tout. Elle ne te sert ni à te dérober ni à te culpabiliser. Elle met seulement en évidence le cadre de sujétion du corps et de l’âme. Le cinéma étant, tu le sais mieux que quiconque, un squale sans pitié et sans cœur.

Véritable point de bascule de ton texte, le corps constitue le lieu nodal où viennent se croiser tous les enjeux politiques, sociaux, intellectuels et symboliques que tu identifies à postériori à travers ton expérience du film.

À dix-neuf ans, ton corps t’apparaissait comme un instrument de liberté : il chantait, il dansait, il criait victoire. Il était le véhicule d’une libération personnelle que tu considérais alors comme naturelle et progressiste. Onze ans plus tard, cette même anatomie devient, dans ton récit, l’endroit où se sont exercées une série de prescriptions dont tu ne réalisais pas la portée. Ce n’est plus seulement ton corps. C’est une chose regardée, interprétée, exportée, consommée et investie de significations et de désirs qui te dépassent.

La question du corps finit par absorber toutes les autres : la révolution, le féminisme, la lutte contre la dictature, le rapport à l’occident, les conflits sociaux, les mécanismes de financement du cinéma, l’héritage colonial. Tout converge vers cette interrogation fondamentale de la maîtrise du corps et de sa miseen circulation dans les dispositifs du pouvoir.

Ton revirement chère Baya tient précisément à ce déplacement du regard. Là où tu voyais autrefois un corps libre, tu vois maintenant un corps captif des codes de mise en spectacle. C’est pourquoi tu insistes aujourd’hui sur l’inscription du corps dans une histoire collective, sociale et politique.

La réappropriation du corps dévoyé

La dernière partie de ton texte prend presque la forme d’une reconquête. Lorsque tu affirmes vouloir «retrouver ton corps», tu ne parles pas seulement de chair et d’os mais d’une réappropriation symbolique : non pas une propriété privée de l’individu autonome célébré par le libéralisme, mais un espace traversé par la mémoire, les rapports de classe et de domination.

Toute la force (mais aussi toute l’ambiguïté) de ton texte réside là. Car ce que tu qualifies aujourd’hui d’emprise est également ce qui avait constitué, à l’époque, la source même de ton sentiment de liberté. Le véritable sujet de ton article n’est donc pas le film lui-même, mais la lutte entre ces deux interprétations divergentes de ton propre corps.

Le très significatif épisode de la prothèse mammaire résume à lui seul ce renversement. Ce qui n’était alors qu’un détail de tournage devient le symptôme d’un système de représentation auquel tu estimes t’être soumise aveuglément. Il méritait tout de même plus qu’une simple évocation anecdotique et ironique.

Qu’une actrice novice se voie demander de rembourrer sa poitrine pour correspondre à une idée fantasmée de la femme tunisienne aurait dû, en principe, te faire sursauter et provoquer immédiatement une réaction avec, en chaîne, tous les questionnements corolaires.

Le véritable enjeu est alors moins celui de l’instrumentalisation que celui de la soumission à des canons esthétiques et à la hiérarchie de normes discriminatoires auxquelles ton corps devait se conformer pour devenir un stéréotype lisible à l’écran de manière prégnante.

Comme après une longue cuite, la Baya de 2026 soutient la Baya de 2015 et la ramène à la réalité selon un mécanisme fréquent dans les récits de vie. Dans le sillage d’un Michel Leris (‘‘L’âge d’homme’’) ou d’un Roland Barthes (‘‘Roland Barthes par Roland Barthes’’) qui ont fondé l’autobiographie moderne en abordant sous un angle critique leurs propres contradictions, tu soignes comme eux ta blessure narcissique. (Les meilleurs onguents, je me permets de te dire, sont la tendresse, l’indulgence et l’humilité).

Dès lors, considérer ton réquisitoire comme le simple désaveu d’un film, un mea culpa théâtral, une catharsis ou une volonté de réconciliation, ne peut être que facile ou réducteur. En fait, il est tout à la fois, car il ambitionne une réflexion de fond sur la représentation, la dépossession symbolique et les ambiguïtés du cinéma tunisien domestiqué par la mondialisation et transformé, de ce fait, en produit de prêt à penser. 

‘‘A peine j’ouvre les yeux’’ n’est-il pas, vu sous cet angle, la traduction cinématographique d’une formule toute faite que les médias internationaux ont inlassablement ressassée à longueur de téléjournal ? «La révolution du jasmin est le fait d’une jeunesse éduquée, urbaine, moderne et encore hésitante dans sa quête d’elle-même.» Voilà l’illustration parfaite d’un récit d’apprentissage simplificateur et aisément consommable que les médias du monde entier ont incrusté dans l’opinion ! Et bien sûr, le film abonde dans le sens de ce conditionnement.

Présentée sous la forme séduisante d’une carte postale musicale, cette vision a offert à un public occidental, déjà préparé à la recevoir, un message rassurant, provenant d’une Tunisie en transition, suffisamment familière pour cultiver l’empathie, assez exotique pour entretenir la fascination et tellement vulnérable qu’elle suscite la compassion. La révolution y devenait moins un bouleversement politique qu’un balbutiement, un parcours initiatique intime, flattant le regard teinté de paternalisme du spectateur occidental lambda, juste disposé à voir dans ce soulèvement une aspiration individuelle plutôt que la revendication de liberté de tout un peuple.

Ton texte chère Baya relève de ce que l’on pourrait appeler une autocritique militante à la lumière d’une nouvelle appréhension du contexte. Entre manifeste et profession de foi, c’est précisément cette double nature, de confession authentique et d’acte d’accusation intransigeant, qui confère tout son impact à ton brûlot, expliquant, par là même, toutes les réticences qu’il rencontre parmi les «professionnels de la profession» et certains cinéphiles tunisiens.

Ce pavé dans la marre ou plutôt ce coup de pied dans la fourmilière n’a pas seulement le mérite de réévaluer un film daté et tout compte fait, conjoncturel, il nous force à faire le bilan du modèle culturel tunisien postrévolutionnaire, enlisé dans les compromissions et les accommodements avec les instances occidentales de légitimation dont il attend, encore et toujours, la reconnaissance, le financement et la consécration symbolique.

Baya, en mettant courageusement en jeu ta propre personne, tu n’as fait que rappeler la nécessité d’un débat, depuis longtemps différé. Ayant enfin ouvert les yeux, déchiffré, nommé et déconstruit les modes de fonctionnement du système que tu t’engages désormais à combattre, tu te trouves à présent face à un autre défi, car la question n’est plus celle du témoignage ou de l’expiation, mais celle des moyens et de l’action. Avec quelle stratégie et quels alliés ta lucidité nouvelle produira-t-elle autre chose qu’une dénonciation pour transformer les constats amers en leviers d’émancipation ?

Hichem.

* Réalisateur de documentaires.

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Mondial 2026 | Pour le Portugal, c’est maintenant ou jamais

19. Juni 2026 um 07:30

Vainqueurs de l’Euro 2016 et deux fois vainqueurs de la Ligue des Nations (2019 et 2025), les Portugais ont soif de se positionner autrement en ce Mondial 2026 qu’en outsider ou en simple challenger des équipes détentrices de trophées. En particulier avec le Brésil dont ils partagent la langue vivante nationale, l’Espagne voisine immédiate et la France abritant une très nombreuse communauté portugaise étalée désormais sur trois ou quatre générations au fur et à mesure des décennies.

Jean-Guillaume Lozato *  

Le Portugal, grande nation de navigateurs conquérants, a connu une histoire déclinante par la suite. Un contre-temps qui s’assimile tout à fait aux vicissitudes historiques et économiques qui ont marqué le territoire portugais, espace déshérité pendant des décennies jusqu’à la Révolution de Œillets. Jusqu’au point de n’incorporer la CCE qu’à partir de 1986, c’est-à-dire avec cinq ans de retard sur la Grèce.

1986, c’est l’année du retour du Portugal en Coupe du monde, Deux ans après avoir brillé à l’Euro 84 grâce à Chalana, Jordao, Gomes, Jaime Pacheco, Eduardo Luis, Joao Pinto. Vingt ans après sa première intégration à un Mondial.

En Angleterre, en 1966, c’est sans la moindre passivité que ce come-back s’était opéré. Ils ont certes terminé à une troisième place synonyme de médaille de bronze plus que simplement honorifique après avoir écarté le Brésil de Pelé et battu l’Union Soviétique de Lev Yachine, mais pourquoi donc une aussi longue parenthèse, vingt ans, entre England 66 et Mexico 86 ?

Entre malchance et fatalisme

La malchance, le fatalisme, le carcan politique ont été des facteurs aggravants. Le fait économique et les carences organisationnelles ont été, eux, des facteurs prépondérants.

Longtemps, le Portugal du ballon rond a vécu en baignant dans une sorte d’autarcie loin d’assurer une autosuffisance, avec une fédération accomplissant dans le même temps erreurs de communication et fautes de gestion. Frustrant pour une institution dont sont sortis de grands entraîneurs comme José Mourinho et Artur Jorge. Prévisible pour un pays qui a tourné au ralenti, et dont le découpage du championnat a accentué l’enclavement de certaines zones comme le Tras-os-Montes. Une géohistoire conjuguée au relief, qui n’est pas sans rappeler la pointe nord-ouest du championnat tunisien abritant les clubs de Jendouba Sport et de l’Olympique de Béja. Ou bien la pointe nord-est du championnat algérien où uniquement la JS Kabylie a brillé. Ou encore le championnat albanais coupé en deux et à la deuxième division qui tarde à s’affirmer. Un entre-soi à micro-échelle amplifié par un tissu économique et par une vision à la base très régionaliste et dédiée aux clubs. Ce qui peut se vérifier à l’extérieur, avec nombre de restaurants et cafés tenus par les Portugais de l’étranger les ayant décorés aux couleurs du FC Porto, du Benfica Lisbonne, du Sporting Portugal ou du Sporting Braga.

Il faudra attendre 1996 et le Championnat d’Europe des Nations pour revoir la «Seleçao das Quinas» dans une phase finale. Une participation qui commencera à perdurer avec des apparitions systématiques à l’Euro et en Coupe du monde. Aux exploits de Luis Figo, Nuno Gomes, Fernando Couto, Rui Costa se sont accumulées les performances de Machado, Quaresma, Pauleta «l’Aigle des Açores».

Un rescapé de cette époque est encore présent pour assurer ce lien intergénérationnel : Cristiano Ronaldo, qui a starisé le sport de haut niveau portugais.

Où en est le Portugal aujourd’hui ?

La remise en scène hors des frontières s’est pérennisée avec, cette fois, la présence continue de l’équipe nationale au plus haut niveau. Le football portugais ne renvoie donc plus à l’image «provinciale» comme ce fut le cas jadis.

Depuis la victoire à l’Euro 2016, le rôle d’épouvantail est endossé par les joueurs au maillot rouge. Ce qui porte ses fruits suite tant sur les résultats que sur la manière. Les talents se relayent, se succèdent ou se complètent sans faire trop de bruit.

Ce qui frappe dans le jeu pratiqué par le Onze portugais, c’est la prédominance de la sensation d’équilibre. Entre bonne entente collective et qualités techniques individuelles au-dessus de la moyenne, les protagonistes recrutés pour la compétition en cours présentent un tableau équilibré y compris au niveau de leurs tailles respectives. Les plus grands ne sont pas forcément gigantesques et sont précieux à la relance ou au niveau du placement sur les coups de pied arrêtés. Quelques petits gabarits garantissent l’assiste tactique ainsi que les contre-attaques. Un alignement physique au service de la tactique qui n’est pas sans rappeler l’Espagne championne internationale de 2010 en Afrique du Sud. Avec une petite subtilité au niveau du toucher de balle.

En effet, les Portugais misent davantage sur la couverture de balle que sur le redoublement de passes quant à la possession. Ou sur les changements d’aile, le plus souvent de la droite vers la gauche. Or, une inflexion inattendue sur ce dernier point sera une des armes surprises potentielles.

Au niveau du jeu sans ballon, c’est au Maroc que «A Seleçao» peut faire penser. Un pays avec lequel la patrie de Magellan partage la caractéristique d’une importante diaspora autour du monde.

Avec ces points communs avec des équipes référence, et ses qualités intrinsèques, la sélection au drapeau rouge et vert a les capacités pour laisser un grand souvenir à l’issue de l’épreuve actuelle.

Comme l’avait expliqué il y a quelques années l’ancien IPR de la langue portugaise et ex-enseignant en IUT Manuel Vieira, supporter portugais basé en Seine-et-Marne, le Portugais est de plus en plus étudié en France mais aussi dans d’autres pays européens. D’après lui, il s’agit d’«une langue d’ouverture plus que d’une langue de découverte», ce qui aurait encouragé inconsciemment les acteurs sur la pelouse comme les supporters. Et fait découvrir au monde l’existence d’un pays à travers son équipe talentueuse, tout en réconciliant les descendants d’expatriés avec leur culture ancestrale.

L’apport de Francisco Trincao s’insère dans cet esprit de renouveau. Le joueur offensif (milieu ou attaquant de soutien) du Sporting est un pur produit de la formation locale et continue à jouer au pays, en arborant un look représentatif de ses prédécesseurs des années quatre-vingts.

Ronaldo, soliste et chef d’orchestre

Une sensation d’harmonie transparaît de l’orchestration lusitanienne. Après une évolution progressive, les Portugais ont su influencer la diva Cristiano Ronaldo pour un passage de représentation en soliste à un rôle alternant entre chef d’orchestre et précieux auxiliaire aux côtés des talentueux Bernardo Silva et autres Vitinha ou Joao Neves.

Ainsi l’hymne «Portuguesa» verra son refrain «Herois do Mar», les Heros de la mer, entonné de l’oratorio vers l’opéra. Avec un lyrisme dans le jeu qui pourra concurrencer d’autres lusophones : les Brésiliens.

Humilité et ambition déterminent le cocktail d’un groupe qui propose un beau jeu et qui semble l’équipe européenne la plus stable pour le moment. Si elle s’est contestée hier, mercredi 17 juin 2026, d’un résultat de parité face à la RD Congo (1-1), il y a de forte chance qu’elle se rattrapera le mardi 23 face à l’Ouzbékistan et le dimanche 28 face à la Colombie, un match très intéressant et que l’on attend avec impatience.

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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Empfangen — 18. Juni 2026 Französischsprachig

Prêt européen de 61,3 M€ pour un projet solaire à Sidi Bouzid

18. Juni 2026 um 13:49

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), en partenariat avec l’Union européenne (UE) et la Banque européenne d’investissement (BEI), soutient les programmes de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables par un prêt de 61,3 millions d’euros (environ 207 millions de dinars) à la coentreprise Scatec-Aeolus pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW dans la région de Sidi Bouzid, qui sera construite par Scatec Khobna PV Power, une société de projet tunisienne.

Cet investissement renforcera la sécurité et la résilience énergétiques de la Tunisie, en contribuant à diversifier son mix énergétique et à réduire sa dépendance au gaz naturel.

Une fois opérationnelle, la centrale devrait produire en moyenne 252 GWh d’électricité renouvelable par an, réduisant ainsi les émissions annuelles de CO₂ de 107 000 tonnes en moyenne sur sa durée de vie.

Cet investissement favorisera également la participation du secteur privé dans le pays grâce au développement d’un projet d’énergie renouvelable de grande envergure, financé par des fonds privés.

Le financement de la Berd sera garanti par une garantie de première perte au titre du Fonds européen de développement durable plus (FEDD+), tandis que la participation de la BEI sera couverte par le volet «Connectivité» de l’accord de garantie d’architecture ouverte du FEDD+.

Le projet bénéficiera également d’une subvention de 5,5 millions d’euros de la Plateforme d’investissement de voisinage (PIV) de l’UE, qui servira à cofinancer l’infrastructure de transport associée.

Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste de 35,8 millions d’euros, «Portail mondial de l’UE», destiné à soutenir les investissements dans les énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de concessions de 1,7 GW lancé par la Tunisie en 2022, contribuant à l’objectif du pays de produire 35 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030.

Harry Boyd-Carpenter, directeur général du groupe Infrastructures durables de la Berd, a déclaré : «Nous sommes ravis de renouveler notre partenariat avec Scatec et Aeolus, deux des investisseurs les plus dynamiques et rigoureux du secteur, pour financer cet important projet. Il s’agit également d’un bel effort collectif européen, mené en partenariat avec notre co-bénéficiaire, la BEI, et bénéficiant du généreux soutien de l’Union européenne pour favoriser le développement d’une énergie propre et à très bas coût en Tunisie. Ces avantages sont d’autant plus importants dans le contexte actuel de défis posés à la sécurité énergétique. Le succès de ce projet témoigne également de la détermination du gouvernement tunisien à mener à bien une ambitieuse réforme et transition énergétiques.»

Le vice-président de la BEI, Ioannis Tsakiris, a déclaré : «Ce projet constitue une étape importante pour soutenir les efforts de la Tunisie visant à fournir à ses citoyens une énergie abordable, fiable et durable, conformément aux objectifs nationaux du pays. Par le biais d’EIB Global et de l’approche Équipe Europe, nous collaborons avec nos partenaires pour accroître les investissements dans les énergies renouvelables et renforcer les infrastructures nécessaires à un système énergétique plus sûr et résilient.»

Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : «Dans l’esprit du mémorandum d’entente UE-Tunisie sur l’énergie de juin 2024, l’Union européenne prend des mesures concrètes dans le secteur des énergies renouvelables afin de garantir la sécurité énergétique et la décarbonation de la Tunisie, conformément au programme T MED lancé par le commissaire Suica le 9 juin 2026 lors de la Semaine européenne de l’énergie durable.»

Ce financement sera complété par un programme de coopération technique de la Berd, financé par le Fonds spécial des actionnaires de la Berd, afin de soutenir des activités de renforcement des capacités répondant aux nouveaux besoins en main-d’œuvre du secteur de l’énergie, en particulier dans les régions de Sidi Bouzid et de Gabès.

Les activités comprendront des campagnes de sensibilisation communautaires à Khobna et Mezzouna sur les violences et le harcèlement sexistes et les prestations liées aux soins, visant à encourager une plus grande participation des femmes au marché du travail dans ce secteur.

EFSD+ a été créé en juin 2021 pour offrir aux pays partenaires de l’UE une assistance pour des investissements clés, sous forme de subventions ou de garanties financières.

L’UE mobilise ainsi des ressources financières supplémentaires pour le développement durable auprès des secteurs public et privé. EFSD+ dispose d’une capacité de garantie mondiale totale de 39,8 milliards d’euros pour la période 2021-2027, dont 22,5 milliards d’euros seront alloués aux régions d’élargissement et de voisinage de l’UE.

EFSD+ est un outil essentiel à la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway» de l’UE.

Depuis 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 90 projets à travers la Tunisie et a apporté son soutien à environ 2 000 petites et moyennes entreprises locales grâce à une assistance technique financée par l’UE.

Communiqué.

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