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Afrique: quels sont les pays les plus endettés auprès du FMI?

23. Februar 2026 um 10:43

Le FMI joue un rôle clé en Afrique. Ses prêts aident les gouvernements à équilibrer leurs budgets. Ils financent aussi des infrastructures et des aides sociales. Mais ça montre une forte dépendance aux fonds étrangers.

Au 20 février 2026, l’Égypte domine. Elle a 5,89 milliards de dollars en cours. La Côte d’Ivoire suit avec 3,63 milliards. Puis le Kenya (2,94 milliards) et le Ghana (2,84 milliards).

L’Angola (2,50 milliards), la RDC (2,22 milliards), l’Éthiopie (1,76 milliard), la Tanzanie (1,34 milliard), la Zambie (1,27 milliard) et le Cameroun (1,18 milliard) ferment le top 10.

La position de la Tunisie

La Tunisie est loin de ce classement. Ses crédits sont modestes: environ 414 596 875 $. Ça traduit une prudence face aux prêts extérieurs. Contrairement aux leaders, très dépendants de l’aide internationale.

Le FMI n’est pas qu’un prêteur. Pour beaucoup de pays africains, il gère les finances publiques. Il influence les politiques et les projets de développement.

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Les Tunisiens face aux aléas du climat | Des plans et des stratégies

22. Februar 2026 um 10:47

Comme ils n’ont pas beaucoup d’installations à inaugurer dans l’immédiat ni de grands projets réalisables à court terme, faute de moyens financiers, nos chers ministres ont attrapé la douce manie d’élaborer des stratégies à l’horizon 2050. Ces sortes de plans sur la comète ne les engagent en rien, puisque, de toute façon, ils ne seront pas là pour rendre compte de leur non-réalisation. En attendant, ces annonces donnent aux citoyens l’impression que les choses sont en train de bouger et que les membres du gouvernement ne ménagent pas leurs efforts.

Latif Belhedi

Après les dernières inondations qui ont provoqué d’énormes dégâts dans les infrastructures du pays, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouaoui, est sorti pour annoncer une nouvelle stratégie à l’horizon 2050 (sic !), visant à protéger les villes contre les inondations après les taux de précipitations élevés enregistrés récemment.  Pour les années qui nous séparent de l’année 2050, devrions-nous continuer à subir les aléas du climat, de plus en plus dévastateurs, en nous berçant de la promesse que les choses iront mieux dans vingt-quatre ans ?

Au regard de la crise économique qui sévit en Tunisie depuis 2011 et de l’état difficile des finances publiques, le ministre n’a pas vraiment de marge de manœuvre, ni de baguette magique, d’autant que les urgences du financement du budget de fonctionnement de l’Etat (une machine qui brasse de l’air) inversent constamment l’échelle des priorités : la lutte contre le changement climatique, entre autres, peut donc attendre.

Protéger les villes contre les inondations

Pour revenir à la nouvelle stratégie à l’horizon 2050 annoncée par le ministre de l’Equipement, il s’agit, en réalité, selon les dires de M. Zouaoui, de l’actualisation d’une étude stratégique déjà existante. Cette actualisation tiendra compte des changements enregistrés entretemps et comprend cinq éléments : l’évaluation du phénomène des inondations ; le contrôle des eaux de ruissellement ; la définition des priorités en matière de protection ; la mise en place de systèmes et l’élaboration d’un plan de protection à l’horizon 2050, conforme à la stratégie du ministère de l’Agriculture.

Dans l’immédiat, le ministre, qui intervenait lors d’une audition au Conseil des régions et des communes, vendredi 20 février 2026, a parlé de 30 projets de protection des villes contre les inondations et d’un plan d’intégration urbaine et territoriale pour un montant global de 490 millions de dinars, qui serait à sa deuxième phase, la troisième devant être achevée dans le courant de 2026 et les quatrième et cinquième en 2027/2028.

Le ministre a ajouté que l’année en cours verra aussi le lancement d’autres projets d’une valeur de 176 millions de dinars, avec un programme d’entretien d’un coût de 37 millions de dinars, sachant que le coût de la réparation des dégâts enregistrés lors des inondations du 18 et 19 janvier dernier est estimé, à lui seul, à 80 millions de dinars, mais cette estimation, on le sait par expérience, risque d’évoluer à la hausse au cours des prochaines semaines.

Conférence des amis de la Tunisie

L’argent est le nerf de la guerre, et la Tunisie en manque aujourd’hui cruellement et M. Zouari est bien placé pour le savoir. Aussi, a-t-il annoncé, également, l’organisation d’une «Conférence des amis de la Tunisie» afin de mobiliser des financements internationaux pour les projets du plan de développement 2026-2030. Ces projets seront élaborés en tenant compte des besoins sur les plans local et régional et des priorités nationales. Ils seront ensuite adoptés en Conseil ministériel puis transmis à l’Assemblée pour adoption et mise en œuvre, avec des financements prévus pour la période 2027-2030.

Concernant l’aménagement du territoire, une nouvelle loi sur l’urbanisme est en préparation et sera prochainement soumise au Parlement. Elle prévoit notamment la création d’une agence nationale chargée de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

Enfin, 60 nouveaux plans d’aménagement urbain couvrant 17 gouvernorats devraient être publiés en 2026, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, dans le cadre du soutien aux municipalités.

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Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs

26. Dezember 2025 um 11:30
Moktar Lamari
Moktar Lamari

C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…

L’Etat contre ses paysans ?

Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».

Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.

Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.

L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.

L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.

Langue de bois pressée à froid

L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :

« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »

Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.

Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.

Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.

Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.

L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.

Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.

Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.

Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :

« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »

Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.

Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.

Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.

Un État qui vend vite, ses caisses étant vides

La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.

L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.

On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.

Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.

Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.

Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.

L’incompétence extra vierge

Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.

Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.

L’huile d’olive tunisienne continuera d’être excellente.

La question est : jusqu’à quand la gouvernance de la filière oléicole continuera-t-il à être médiocre ?

Par Moktar Lamari -Economics for Tunisia 

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FISCALITE : Régime forfaitaire, 38,9 % des contribuables pour seulement 0,5 % des recettes fiscales

Von: hechmi
23. Dezember 2025 um 07:00

Régime ForfaitaireTunis, 20 décembre – Le régime forfaitaire illustre les déséquilibres du système fiscal tunisien. Bien qu’il regroupe 38,9 % des contribuables, sa contribution aux recettes fiscales n’a pas dépassé 0,5 % au cours des cinq dernières années. Ce constat figure dans un rapport récent de l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES), intitulé « Vers un système fiscal équitable, incitatif et résilient, au service de la vision 2035 ».

Déséquilibres d’équité horizontale et verticale

Selon l’ITES, l’analyse du système fiscal tunisien met en évidence des déséquilibres à la fois horizontaux et verticaux. Sur le plan horizontal, la coexistence de nombreux régimes préférentiels a généré des distorsions importantes. Une étude menée en 2022 par le Centre de Recherches et d’Études Sociales (CRES) a recensé 347 mesures dérogatoires au droit fiscal commun. Ces dispositifs auraient entraîné un manque à gagner estimé à 2,8 % du PIB, bénéficiant principalement aux secteurs exportateurs et aux zones de développement régional, sans évaluation systématique de leur efficacité économique.

L’équité verticale apparaît également fragilisée. D’après les calculs de l’Institut National de la Statistique (INS) pour 2023, les ménages appartenant au décile le plus pauvre supportent un taux d’imposition effectif de 18,2 %, contre 16,7 % pour le décile le plus riche. Cette situation a motivé la réforme du barème de l’impôt sur le revenu introduite par la loi de finances 2025, avec un taux marginal porté à 40 % et un réaménagement des paliers de l’IRPP.

Un cadre fiscal complexe et instable

L’ITES souligne aussi la complexité du cadre fiscal. Plus de 1 000 mesures ont été introduites dans la législation en moins de 14 ans. Cette instabilité normative alimente une incertitude juridique jugée défavorable à l’investissement et accroît les coûts de conformité pour les entreprises.

Un rendement inférieur aux standards internationaux

Le rendement global du système fiscal tunisien reste en deçà des références internationales. En 2023, le ratio des recettes fiscales au PIB s’est établi à 25,2 %, contre 33,9 % en moyenne dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’ITES évalue le « Tax Gap » à environ 4,2 % du PIB, soit près de 5,2 milliards de dinars.

Les axes d’une réforme structurelle

Pour l’Institut, une réforme fiscale structurelle s’impose. Elle devrait s’appuyer sur la digitalisation intégrale de l’administration fiscale, l’introduction d’une fiscalité verte alignée sur les Objectifs de développement durable, le renforcement de l’équité et de l’inclusion sociale, ainsi que l’adaptation aux standards internationaux et aux règles anti-évasion.

Une telle réforme permettrait d’augmenter les recettes fiscales de 3 à 4 points de PIB à l’horizon 2035, soit 4 à 5 milliards de dinars de ressources annuelles supplémentaires. Elle s’inscrirait dans le cadre de la Vision Tunisie 2035, fondée sur la gouvernance, la compétitivité économique, le développement humain et la durabilité environnementale.

Chiffres Clés

  • 38,9 % des contribuables : Les forfaitaires constituent une part importante des assujettis. Leur contribution reste cependant marginale. Cela interroge l’équité du régime.
  • 347 mesures dérogatoires : Elles réduisent l’assiette fiscale. Leur efficacité économique n’est pas systématiquement évaluée. Leur coût est estimé à 2,8 % du PIB.
  • Tax Gap de 4,2 % du PIB : Cet écart révèle des inefficiences structurelles. Il représente environ 5,2 milliards de dinars. Sa réduction constitue un levier majeur de réforme.

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