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Heute — 11. Januar 2026Haupt-Feeds

Entreprises tunisiennes, une conférence pour accélérer votre expansion en Afrique

11. Januar 2026 um 14:41

Le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (Tunisia Africa Business Council – TABC) organisera, samedi 17 janvier 2026: une conférence-débat consacrée aux mécanismes de financement pour l’expansion des entreprises tunisiennes en Afrique, et ce en partenariat avec l’Association tunisienne des investisseurs en Capital (ATIC),

Cette rencontre a pour objectif de présenter les solutions de financement disponibles pour soutenir les entreprises tunisiennes déjà actives sur le continent ou souhaitant s’y internationaliser.

Les thématiques abordées porteront notamment sur le rôle du capital-investissement en Tunisie et sur les Fonds d’investissement spécialisés (FIS).

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Une contreperformance hebdomadaire de 1,54 % du Tunindex

09. Januar 2026 um 18:34

Pénalisé par les prises de bénéfices post-2025, le marché boursier a entamé la nouvelle année du mauvais pied. L’indice de référence a cumulé sur la semaine du 5 au 9 janvier 2026 une contreperformance de 1,54 %, terminant à 13 136,87 points, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.

Ainsi, depuis le début de 2026, le benchmark affiche une baisse de 2,3 %. La semaine écoulée a été marquée par une accalmie sur le front des échanges (comparativement à la semaine du 2 janvier 2026).

Une enveloppe de 29,4 MDT seulement a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de 5,9 MD. Notons qu’aucune transaction de bloc n’a été réalisée sur la semaine.

Le titre Sanimed s’est offert la meilleure performance de la semaine. Sans faire l’objet de transactions, l’action du producteur d’articles sanitaires s’est appréciée de 10,5 % à 0,630 D.

Analyse des valeurs

Le titre SIAME a affiché un beau parcours sur la semaine. L’action du spécialiste des appareillages électriques a affiché une embellie de 7 % à 2,740 D. La valeur a drainé un flux réduit de 87 mille dinars sur la semaine.

Le titre Cellcom a enregistré la plus forte baisse hebdomadaire de la cote. L’action a trébuché de 8,3 % à 2,980 D. La valeur a brassé un volume limité de 103 mille dinars sur la semaine.

Le titre MPBS a figuré parmi les plus grands perdants de la semaine. L’action du spécialiste des panneaux de bois a cédé 7,2 % à 8,160 D. La valeur a été échangée à hauteur de 333 mille dinars sur la semaine.

Poulina Group Holding (PGH) a été la valeur la plus dynamique de la semaine. L’action du plus grand holding en Tunisie a abandonné 0,5 % à 18,8 D sur la semaine, tout en alimentant le marché avec des capitaux bien garnis de 3 MDT.

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Bourse de Tunis : +0,13% pour le Tunindex à la clôture vendredi

09. Januar 2026 um 16:41

Le marché boursier a clôturé la séance de vendredi, 9 janvier 2026, sur une note positive. Le benchmark a légèrement progressé de 0,13% à 13 136,87 points dans un flux de 5,1 MDT, selon l’analyse de l’intermédiaires en Bourse, Tunisie Valeurs.

Le titre BH Leasing s’est hissé en tête de peloton avec une progression de 4,5% à 3,990 D. Sur la séance, la valeur a amassé un flux limité de 3 mille dinars.

Le titre Ciments de Bizerte a figuré parmi les plus fortes hausses de la séance. L’action du cimentier a inscrit une avancée de 3,6% à 0,570 D, dans un volume de 18 mille dinars.

Le titre Ennakl a affiché la baisse la plus prononcée de la séance (-3,7% à 14,300 D). L’action a brassé des échanges de 15 mille dinars sur la séance.

Le titre UADH a figuré parmi les plus grands perdants de la séance. L’action s’est délestée de 3,5% à 0,550 D. Notons que la valeur a été transigée à hauteur de 338 mille dinars sur la séance.

 Poulina Group Holding a été la valeur la plus dynamique de la séance. L’action du holding s’est maintenue à l’équilibre, à 18,800 D, en alimentant le marché avec des capitaux de 673 mille dinars.

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La TSB au cœur d’un plan de réforme tuniso-saoudien pour renforcer sa gouvernance

09. Januar 2026 um 09:34

L’avenir de la Tunisian Saudi Bank (TSB) et les moyens de garantir son développement durable ont été au centre d’une réunion tenue mercredi entre la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, et le président du Conseil d’administration sortant de la banque, Abderrahman Mohamed Ramzi Addas, dont le mandat arrive à son terme, ainsi que le président du Conseil d’administration désigné, Iheb Ben Youssef Lanjawi.

Les échanges ont porté sur la mise en place d’un plan de réforme intégré visant à renforcer les capacités de la banque et à accompagner son évolution, à travers l’amélioration de la gouvernance et la modernisation des mécanismes de gestion. L’objectif est de garantir une utilisation optimale des ressources, d’accroître l’efficacité opérationnelle et de consolider la confiance dans l’établissement, afin de lui permettre de s’aligner sur les priorités et les mutations économiques, dans l’intérêt commun de la Tunisie et de l’Arabie saoudite, selon un communiqué du ministère des Finances publié jeudi.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération financière et économique entre les deux pays. À cette occasion, la ministre des Finances a réaffirmé la volonté de son département de poursuivre la coordination avec la partie saoudienne et de travailler conjointement pour soutenir la TSB et accompagner sa réforme.

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Fiscalité tunisienne 2026 : moins d’impôt, mais sur une base plus large

08. Januar 2026 um 15:10

La loi de finances pour 2026 marque une inflexion notable de la politique fiscale, avec une dominante claire en faveur de la baisse de la pression fiscale. Mais aussi une montée en puissance de la fiscalité indirecte et une prolifération de mesures non fiscales. C’est le constat posé par Faez Choyakh, associé chez EY en charge de la fiscalité, qui a analysé, dans le cadre d’une journée d’information organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) le 8 janvier 2026, les principales dispositions du texte à partir de ses équilibres globaux jusqu’à ses mesures les plus techniques.

Sur les 47 mesures recensées, plus de la moitié vont dans le sens d’une diminution de la fiscalité. Dix-sept mesures prévoient toutefois une hausse. Tandis que la fiscalité indirecte s’impose nettement avec dix-neuf mesures, contre seulement sept relevant de la fiscalité directe. À cela s’ajoutent près de quarante-cinq mesures non fiscales, illustrant selon l’intervenant une multiplication des fonds spéciaux et des lignes de financement, sans que ces aspects ne soient détaillés.

Première mesure emblématique : l’exonération totale de l’avantage en nature lié au transport du personnel. Jusqu’ici, l’administration fiscale considérait ce transport comme imposable; sauf pour les entreprises implantées dans les zones de développement régional. À compter de 2026, le transport fourni par l’employeur ne sera plus intégré à l’assiette de l’impôt sur le revenu, ni soumis à retenue à la source, quelle que soit l’activité de l’entreprise ou sa localisation.

L’exonération couvre aussi bien le transport assuré par les moyens propres de l’employeur que le recours à des prestataires de transport collectif; ainsi que le financement d’abonnements nominatifs aux transports publics. En revanche, les primes versées en numéraire devraient rester exclues du dispositif, le texte visant explicitement des services et non des versements en espèces. Des incertitudes demeurent toutefois sur la portée exacte du terme utilisé dans la version arabe de la loi, notamment quant à l’inclusion ou non des cadres.

Cette avancée fiscale risque néanmoins de créer une distorsion avec le régime social. La législation en matière de cotisations sociales demeurant très restrictive sur l’exonération du transport du personnel. À partir de 2026, de nombreuses entreprises pourraient ainsi appliquer un traitement fiscal et social différent à un même avantage.

Dons et subventions : une ouverture aux particuliers sans comptabilité

Autre évolution notable, l’élargissement de la déductibilité des dons aux personnes physiques ne tenant pas de comptabilité, comme les salariés, les retraités ou les titulaires de revenus de capitaux mobiliers. Jusqu’à présent, seules les personnes physiques soumises au régime réel pouvaient déduire certains dons, intégralement ou dans la limite de 2 % du chiffre d’affaires brut.

Désormais, ces contribuables pourront déduire du revenu global imposable les dons effectués au profit de l’État, des collectivités locales, des établissements publics, de certaines structures communautaires et d’associations limitativement énumérées par la loi, notamment dans les domaines social, culturel et sportif. Les personnes tenant une comptabilité restent quant à elles soumises au régime antérieur, avec la distinction entre dons intégralement déductibles et dons plafonnés.

Contribution exceptionnelle des grandes entreprises : la pérennisation

La loi de finances 2026 consacre également la pérennisation d’une contribution directe de 4 % à la charge des banques, des compagnies d’assurance, des opérateurs de télécommunications et des concessionnaires automobiles. Jusqu’ici temporaire et reconduite par périodes, cette contribution devient permanente et s’ajoute à l’impôt sur les sociétés ainsi qu’à la contribution sociale de solidarité.

Du côté des personnes physiques, une mesure favorable concerne les retraités et bénéficiaires de rentes viagères. L’abattement applicable à ces revenus, actuellement fixé à 25 % dans la limite d’un plafond, sera relevé progressivement à 30 %, puis 40 %; avant d’atteindre 70 % à l’horizon 2029. Cette évolution se traduira par une augmentation nette des pensions servies, même si elle soulève, selon Faez Choyakh, une interrogation de principe sur la cohérence fiscale. Les cotisations ayant déjà été déduites durant la vie active.

Contribution sociale de solidarité : statu quo en 2026

Les taux réduits de la contribution sociale de solidarité, initialement temporaires, sont prorogés d’une année supplémentaire. Pour 2026, aucun changement n’est à prévoir, tant pour les personnes physiques que pour les personnes morales. Ce qui évite toute adaptation des systèmes de paie ou des logiciels fiscaux.

La loi introduit une version renforcée de l’impôt forfaitaire destiné aux petits commerçants et exploitants. Fixé à un niveau élevé, entre 4 000 et 5 000 dinars, ce forfait s’accompagne en contrepartie d’une exonération du contrôle fiscal pendant six ans. Toutefois, le dispositif est assorti de nombreuses limites, notamment en cas d’accroissement injustifié du patrimoine ou de dépassement d’un plafond de chiffre d’affaires.

L’application pratique de cette mesure apparaît incertaine. Et ce, en raison d’un texte jugé imprécis, notamment sur la définition des zones rurales ouvrant droit à un abattement. Ces zones d’ombre pourraient, selon l’intervenant, compromettre son effectivité.

Impôt sur la fortune : un champ d’application considérablement élargi

Enfin, la réforme la plus structurante concerne l’impôt sur la fortune. Alors qu’il était auparavant limité à l’immobilier au-delà d’un certain seuil; le nouvel impôt s’étend désormais à l’ensemble des biens meubles et immeubles détenus par le contribuable et ses enfants mineurs, qu’il soit résident ou non résident.

Si certaines exonérations sont prévues, comme l’habitation principale avec son mobilier, les biens affectés à l’exploitation professionnelle ou certains véhicules, l’assiette reste très large. Elle inclut notamment les titres financiers, les créances, les liquidités détenues en espèces, les actifs incorporels, les objets de valeur, ainsi que les cryptoactifs. À la lecture stricte du texte, peu d’échappatoires subsistent, ouvrant la voie à d’importantes questions d’interprétation et à de futurs débats d’application.

À travers ces mesures, la loi de finances 2026 dessine un paysage fiscal contrasté. Lequel mêle allègements ciblés, renforcement de certaines contributions et élargissement significatif de l’assiette de l’impôt sur la fortune, au prix d’une complexité accrue.

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Mohamed Louzir : « Le financement doit-il créer de la richesse ou supporter le déficit ? »

08. Januar 2026 um 12:39

Loi de finances 2026La loi de finances pour 2026 bat tous les records avec 110 articles, dont la moitié proposés par les députés eux-mêmes. Un phénomène inédit dans l’histoire du pays qui témoigne d’une approche pour le moins atypique de la gouvernance budgétaire.

Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre du commerce et de l’industrie tuniso-française (CCITF), a livré une analyse sans concession de ce texte, lors d’une journée d’information consacrée au sujet, jeudi 8 janvier 2026 à Tunis.

L’intervenant qualifie cette loi de finances d’innovante… ironiquement, bien entendu. En effet, parmi les mesures les plus surprenantes, figure l’instauration d’augmentations salariales directement par voie législative, court-circuitant ainsi les mécanismes traditionnels de négociation entre partenaires sociaux. Une intrusion du législateur dans un domaine qui relève habituellement du dialogue social.

 

Mohamed Louzir qualifie cette loi de finances d’innovante… ironiquement, bien entendu. En effet, parmi les mesures les plus surprenantes, figure l’instauration d’augmentations salariales directement par voie législative, court-circuitant ainsi les mécanismes traditionnels de négociation entre partenaires sociaux.

 

Autre nouveauté de taille : la Banque centrale financera directement l’État à hauteur de 11 milliards sur quinze ans, avec trois années de grâce et sans intérêt. Cette mesure, conjuguée à l’assouplissement de la réglementation des changes permettant aux particuliers d’ouvrir des comptes en devises, marque une rupture avec les pratiques antérieures.

La loi de finances prévoit également l’instauration d’un régime de franchise en douane pour les voitures des familles tunisiennes résidant à l’étranger, sous conditions de revenus.

Par ailleurs, l’interdiction des opérations en espèces a été levée, et surtout, un impôt sur la fortune fait son apparition dans le paysage fiscal tunisien. Tout en suscitant de vives interrogations sur son rendement réel et ses modalités d’application.

Une croissance en berne

Par ailleurs, les chiffres de la croissance montrent un tableau préoccupant. Alors que l’année 2025 devait afficher une progression de 3,2 % du PIB, la réalité s’est avérée bien plus modeste. Et ce, avec un taux qui devrait s’établir à 2,4 %; après un blocage inquiétant au troisième trimestre et une croissance nulle. Cette contre-performance fait suite à une année 2024 catastrophique, où la croissance annoncée à 1,2 % n’a finalement atteint que 0,5 %.

La comparaison régionale est cruelle pour la Tunisie. Pendant que le pays peine à atteindre les 2,5 %, l’Algérie affiche entre 4 et 8 % de croissance grâce à une diversification économique ambitieuse. Le Maroc devrait terminer l’année entre 4 et 4,5 %, dépassant largement ses prévisions initiales. Même la Chine, malgré ses difficultés, maintient une croissance de 5 %.

L’inflation sous contrôle, mais à quel prix

Sur le front de l’inflation, les nouvelles sont cependant encourageantes, mais seulement en apparence. Après avoir culminé à 9 % en 2023, elle est retombée à 7 % en 2024 et devrait s’établir à 5,6 % en 2025. Toutefois, ce taux reste largement supérieur aux standards régionaux : 2,4% en Europe et 1,8 % en Algérie. La question de la maîtrise durable de l’inflation tout en relançant la croissance demeure entière.

En outre, la baisse du prix du baril de pétrole a offert une bouffée d’oxygène bienvenue, permettant de réduire le poids des subventions énergétiques. Mais cette embellie conjoncturelle ne doit pas masquer une réalité structurelle alarmante : la dépendance énergétique de la Tunisie est passée de 8,4 % en 2010 à 64,3 % en 2025. Cette vulnérabilité expose le pays aux fluctuations des cours mondiaux et grève durablement les finances publiques.

 

Mais cette embellie conjoncturelle ne doit pas masquer une réalité structurelle alarmante : la dépendance énergétique de la Tunisie est passée de 8,4 % en 2010 à 64,3 % en 2025.

 

Un déficit structurel inquiétant

De plus, les réalisations de l’année 2025 révèlent un paradoxe : moins de revenus, moins de dépenses, mais aussi moins de déficit. Les recettes fiscales devraient atteindre 44 milliards de dinars contre 42 milliards en 2024. Ce qui témoigne d’une pression fiscale soutenue. Les dépenses, quant à elles, ont bénéficié d’une économie d’environ un milliard sur les subventions énergétiques, grâce à la baisse des cours du pétrole.

L’analyse de l’évolution depuis 2010 dresse un constat sévère : le déficit a explosé de 743 %; tandis que les investissements n’ont progressé que de 21 %. Dans le même temps, les recettes ont augmenté de 247 %. Cette scissure révèle une dérive structurelle majeure où l’augmentation du déficit ne finance pas la croissance future mais sert essentiellement à couvrir des charges de fonctionnement.

Une fiscalité à bout de souffle

L’impôt sur les sociétés non pétrolières connaît une progression spectaculaire, passant de 2,8 milliards de dinars en 2022 à 5,9 milliards attendus en 2025. Cette performance s’explique par un durcissement des contrôles fiscaux et l’imposition à des taux élevés de secteurs comme la banque. Cependant, Mohamed Louzir avertit que le système fiscal commence à atteindre ses limites, avec une pression fiscale désormais comparable à celle de nombreux pays de l’OCDE et largement supérieure à celle des pays africains.

 

« Cependant, le système fiscal commence à atteindre ses limites, avec une pression fiscale désormais comparable à celle de nombreux pays de l’OCDE et largement supérieure à celle des pays africains ».

 

Pour 2026, le budget prévoit des recettes fiscales de 47,7 milliards de dinars, contre 44 milliards attendus en 2025. Cette progression repose sur un maintien de la pression fiscale et un nouveau recours à l’amnistie fiscale comme mécanisme d’urgence pour faire rentrer des liquidités.

Le scandale de la TVA non recouvrée

L’intervenant livre un calcul édifiant sur la taxe sur la valeur ajoutée. Avec un PIB marchand estimé à 132 milliards de dinars et un taux moyen de TVA de 15 %, l’État devrait théoriquement encaisser près de 20 milliards de dinars. Or, les recettes réelles de TVA plafonnent entre 11 et 12 milliards. Cette différence de 7 à 8 milliards représente un manque à gagner colossal, directement imputable aux transactions en espèces, à l’économie informelle et aux diverses formes d’évasion fiscale.

Ce chiffre prend tout son relief quand on le compare au déficit budgétaire prévisionnel de 11 milliards de dinars pour 2026. Si l’État parvenait à recouvrer ne serait-ce qu’une partie de cette TVA évadée, la question du financement monétaire direct par la Banque centrale ne se poserait peut-être même pas.

Cette situation pose également un problème d’équité majeur : ceux qui échappent à la TVA bénéficient des services publics sans y contribuer. Pénalisant d’autant les acteurs économiques qui respectent leurs obligations fiscales.

Un budget 2026 sous haute tension

Pour 2026, le déficit budgétaire devrait dépasser les 11 milliards de dinars, représentant plus de 25 % du budget total de 79 milliards de dinars. Un taux exceptionnellement élevé qui sera intégralement couvert par le financement direct de la Banque centrale. Cette solution interroge sur la soutenabilité du modèle économique tunisien : l’argent frais doit-il servir à financer l’investissement créateur de richesse ou à supporter le déficit courant et les charges de fonctionnement ?

Les remboursements de dette restent à un niveau élevé, autour de 23 milliards de dinars, comparable aux années précédentes. Conjugués à une masse salariale de 25 milliards, ces deux postes absorbent l’essentiel des ressources budgétaires, laissant peu de marge pour l’investissement productif.

Des dépenses de gestion non maîtrisées

Malgré des annonces récurrentes de maîtrise des dépenses de gestion, la réalité du terrain raconte une autre histoire. Les infrastructures vieillissantes nécessitent des entretiens coûteux qui ne sont pas correctement budgétisés. Ces dépenses se retrouvent dispersées dans divers comptes, et en cas d’urgence, comme des difficultés de trésorerie à la Pharmacie centrale ou dans les hôpitaux, les crédits initialement prévus pour l’entretien sont détournés pour payer les fournisseurs et éviter la rupture de services essentiels.

Cette gestion au coup par coup témoigne d’une absence de vision stratégique et d’une incapacité à hiérarchiser les priorités dans un cadre budgétaire contraint.

Les dépenses de fonctionnement représentent 75 % des recettes fiscales. Confirmant ainsi que l’essentiel de l’effort fiscal sert à financer le fonctionnement courant de l’État plutôt que son développement.

 

Cette gestion au coup par coup témoigne d’une absence de vision stratégique et d’une incapacité à hiérarchiser les priorités dans un cadre budgétaire contraint.

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Bourse de Tunis: le Tunindex cède 0,15% à la clôture mercredi 7 janvier

07. Januar 2026 um 16:25

Le marché boursier poursuit son évolution en territoire négatif. Le Tunindex a perdu 0,15% à 13 152 points, à la clôture mercredi 7 janvier, dans un modeste flux de 5,7 millions de dinars (MDT), selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs. Aucune transaction de bloc n’a été réalisée sur la séance.

ASSAD a été la valeur vedette de la séance. L’action du spécialiste des batteries automobiles a signé une progression de 4,5% à 3,510 D, en drainant des échanges de 125 mille dinars.

Le titre SIAME est également parvenu à se distinguer sur la séance. L’action du spécialiste des appareillages électriques a inscrit une avancée de 3,1% à 2,650 D, dans un volume limité de 29 mille dinars.

Le titre Ciments de Bizerte s’est placé en lanterne rouge du Tunindex. Sans faire l’objet de transactions, l’action du cimentier a cédé 3,6% à 0,530 D.

Le titre TPR a changé de trajectoire comparativement aux dernières séances. L’action a abandonné –2,1% à 10,950 D, notant que la valeur a été transigée à hauteur de 488 mille dinars sur la séance.

Le titre Poulina Group Holding a chapeauté le palmarès des volumes de la séance. L’action a marqué une pause à 18,800 D, tout en alimentant le marché avec des capitaux de 822 mille dinars.

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Akrem Saadaoui: La Tunisie, hub nord-africain de l’automobile électrique et de la ZLECAf

07. Januar 2026 um 14:53

La Tunisie, forte de son savoir-faire et de son dynamisme, aspire à devenir un moteur du développement automobile africain, misant sur l’innovation, la durabilité et la coopération régionale. C’est ce qui ressort des mots clés d’Akrem Saadaoui, responsable du bureau Afrique du Nord de l’Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM Africa). Il met en avant le positionnement stratégique de la Tunisie pour couvrir le Maghreb et l’Égypte.

Rencontré en marge d’un événement en date du mardi 6 janvier 2026, à l’IACE, Akrem Saadaoui a fait savoir que l’association, fondée en 2015 à Johannesburg, dispose d’un siège sud-africain et d’un bureau au Ghana (Accra). Il  rappelle que de par son positionnement et ses richesses, c’est une opportunité d’avoir le bureau Afrique du Nord en Tunisie, qui inclut le Maroc, l’Égypte, l’Algérie, grâce à l’expertise et l’historique qu’on a en tant qu’industrie automobile en Tunisie.

Dynamique du secteur automobile africain

« Aujourd’hui l’Afrique, c’est les nouveaux frontières de l’automobile worldwide », boostée par les crises mondiales et la concurrence chinoise (BYD). L’Afrique produit « 1 million de voitures » par an, visant « entre 3 et 5 millions d’ici à 2030 » (Afrique du Sud, Maroc, Égypte, Tunisie, Ghana). Cette croissance mêle thermique, hybride et électrique, attirant Européens et Asiatiques.

Transition-électrification : défis infrastructurels

Malgré les incitations fiscales, « il faut être réaliste et se préparer pour l’infrastructure aujourd’hui avant de juste faire un shift direct ». Le Pacte de compétitivité (2017, via TIA/GIM) prépare logistique et RSE, avec discussions post-2019 pour bornes de recharge. « Si on peut préparer même à travers les premiers chantiers ces bornes-là et la partie électricité avec la STEG, ce sera peut-être faisable, plutôt que de se limiter aux réductions douanières. »

ZLECAf : opportunité majeure

Il rappelle que la  ZLECAf  offre à la Tunisie une opportunité stratégique pour valoriser son tissu d’équipementiers automobiles, nationaux et internationaux, déjà reconnus à l’échelle mondiale. Il précise dans ce contexte: « La Tunisie a vraiment un tissu de sociétés de composantes nationales et internationales. On a même des entreprises qui rayonnant à l’international ». Cela signifie que  ces entreprises  pourront conquérir les marchés africains grâce aux échanges intra-continentaux favorisés par la ZLECAF.

En somme, les règles d’origine pour l’automobile et le textile, attendues en février 2026 du secrétariat AfCFTA, constituent « le guideline nécessaire pour les tarifs du bien tout qui change entre les pays en Afrique, y compris la Tunisie ». Elles préciseront les conditions d’accès préférentiel, uniformisant les droits de douane et dopant la compétitivité tunisienne sur le continent.

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Facture électronique : urgence d’un report pour éviter l’échec

07. Januar 2026 um 11:44

Le débat sur la facture électronique s’intensifie. Dans ce contexte, Walid Noueiri, directeur de la Communication à la Direction générale des Impôts, appelle à reporter l’entrée en vigueur de la facture électronique. Et ce, face à un débat vif entre l’administration fiscale et les professionnels.

En effet, Walid Noueiri alerte via sa page Linkedin sur les faiblesses de l’infrastructure actuelle, incapable d’absorber des centaines de millions de factures d’un coup.

D’un côté, le pouvoir public vise une plus grande conformité des contribuables et un meilleur accès aux données pour les recoupements et contrôles fiscaux. De l’autre, les professionnels du secteur redoutent un fardeau administratif supplémentaire, s’ajoutant à leurs contraintes existantes. Mais au-delà de ces  contradictions, la question qui se pose : l’infrastructure et la logistique sont-elles prêtes ?

À ce titre, Walid Noueiri propose une solution pragmatique. Il estime qu’il serait sage de reporter l’application de la nouvelle loi, ou à défaut d’adopter un calendrier d’entrée progressive, par activité, chiffre d’affaires ou autre critère pertinent.

Il conclut : « Je ne pense pas que l’infrastructure actuelle soit capable de gérer des centaines de millions de factures d’un seul coup ». Tout en ajoutant: « Un report d’application ou un calendrier d’entrée progressive évitera une marche arrière de la part de l’Administration et un éventuel échec si la logistique ne suit pas. Il aidera les professionnels du métier (et même l’administration fiscale) à bien se préparer à un projet aussi ambitieux. » 

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SIAME : 1,72 million de dinars de bénéfice net au premier semestre 2025

07. Januar 2026 um 10:34

Au 30 juin 2025, la Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques (SIAME) affiche un bénéfice net semestriel de 1,72 million de dinars, pour des revenus cumulés de 22,64 millions de dinars. Des chiffres qui traduisent une activité globalement stable sur les six premiers mois de l’année.

Sur la période, le chiffre d’affaires progresse légèrement par rapport au premier semestre 2024, où il s’élevait à 22,14 millions de dinars. Le total des produits d’exploitation atteint 22,65 millions de dinars, quasiment au même niveau que les revenus générés.

L’activité opérationnelle enregistre une amélioration. Le résultat d’exploitation ressort à 3,09 millions de dinars à fin juin 2025, contre 2,80 millions de dinars un an plus tôt. Cette évolution est partiellement absorbée par des charges financières nettes de 1,14 million de dinars, ramenant le résultat des activités ordinaires avant impôt à 2,12 millions de dinars.

Après comptabilisation d’un impôt sur les bénéfices de 400 654 dinars, le résultat net s’établit à 1,72 million de dinars, un niveau très proche de celui constaté au premier semestre 2024, qui s’élevait à 1,75 million de dinars.

Du côté de la situation financière, le total du bilan de SIAME atteint 58,52 millions de dinars au 30 juin 2025. Les actifs non courants, composés essentiellement d’immobilisations incorporelles et corporelles, s’élèvent à 20,05 millions de dinars. Les actifs courants représentent 38,48 millions de dinars, portés principalement par les stocks nets, évalués à 19,15 millions de dinars, et les créances clients nettes, qui atteignent 14,13 millions de dinars.

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Le cabinet InFirst Auditors décortique la loi de finances 2026

07. Januar 2026 um 10:33

InFirst Auditors, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre des Experts Comptables, revient sur la loi de finances 2026 (LF 2026), promulguée le 12 décembre 2025.

Ce cabinet d’expertise souligne que cette loi de finances n’est autre que la succession des budgets précédents, qui s’est focalisée sur l’aide aux ménages. Il en va de même de la mise en place de fonds spécialisés et des crédits bonifiés.

Il convient de noter que l’Assemblée des représentants du peuple a intégré l’impôt sur la fortune aux avoirs mobiliers (véhicules, portefeuilles boursiers, etc.) dès 3 millions de dinars de patrimoine net, à 0,5 % jusqu’à 5 millions et 1% au-delà, nets des emprunts et de la résidence principale.

Selon ce cabinet, cette mesure cible les fortunes élevées; mais elle heurte la classe moyenne aisée par son ampleur.

Un autre élément a été soulevé : à savoir la possibilité pour les résidents tunisiens d’ouvrir des comptes en devises, en dépit des contraintes du change, pour encourager les retours de fonds et les placements.​

En parlant du privilège fiscal automobile !

En outre, le privilège fiscal automobile a été évoqué. En effet, les familles tunisiennes à revenus modestes (inférieurs à 10-14 SMIG selon le nombre de personnes à charge) bénéficient d’un avantage exceptionnel : achat d’un véhicule d’occasion de moins de 8 ans ou neuf, importé ou local, avec droits de consommation à 10 % et TVA à 7 %, calqués sur le régime des « voitures populaires ».

Lire aussi: Maher Ketari : « Suppression des quotas de voitures populaires, un bond de 10 % à 100 % pour répondre aux besoins des familles tunisiennes »

Inspirée des facilités pour la diaspora, cette ouverture démocratise la mobilité, mais soulève des inquiétudes sur sa charge pour les finances publiques et les possibles dérives.​

Fidèle à la lignée des LF passées, 2026 institue des fonds dédiés : justice environnementale (financé par 1 % des profits miniers), cinéma et audiovisuel (1,75 % du chiffre d’affaires des opérateurs internet et télécoms), santé animale, orphelins démunis, insertion des handicapés…

De plus, des lignes de crédit à taux zéro arrosent les PME, les agriculteurs touchés par la sécheresse, les startups et les zones enclavées, pour un volume supérieur à 100 millions de dinars.

Le budget grimpe à 79,6 milliards, avec un trou de 11 milliards comblé sans intérêt par la Banque centrale de Tunisie.​

Ce mix relance l’embauches de diplômés, les dons fiscalement déductibles et les rentrées fiscales (contribution de 4 % sur les gains des banques et des télécoms), mais attise les débats.

Par ailleurs, le cabinet souligne dans son rapport que les décrets d’application, escomptés au printemps 2026, apporteront les détails. Toutefois, les sociétés doivent dès à présent préparer l’impôt sur fortune et la facturation électronique imposée. Au total, la LF 2026 renforce l’État providence dans un contexte de crise.

Lire aussi : Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

La loi de finances 2026 vise à équilibrer le budget tout en soutenant l’économie face aux défis, en l’occurrence climatique, notamment la sécheresse, et économique comme l’inflation.

Au final, l’analyse d’InFirst Auditors, met l’accent sur les hausses fiscales ciblées, les allègements pour les PME et les secteurs vulnérables, et des mesures sociales. Le budget prévoit un déficit de 11 milliards de dinars, financé en partie par la Banque centrale.

A cet égard, notons que le budget de l’État pour 2026 est de 79,6 milliards de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025. Ce qui fait que les recettes fiscales directes passent de 19,4 à 20,5 milliards. Quant aux dépenses de rémunération, elles augmentent à 25,3 milliards de dinars. Il en va de même de l’investissement qui s’élève à 6,4 milliards de dinars.

L’article Le cabinet InFirst Auditors décortique la loi de finances 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

LF2026 — Facturation électronique : les éclairages de l’IACE

06. Januar 2026 um 17:08

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a analysé en détail la loi de finances 2026. Et ce, lors d’échanges entre ses membres et des experts organisés le mardi 6 janvier 2026 au siège de l’IACE. 

La deuxième partie de la conférence a porté sur les principales mesures fiscales de la loi de finances 2026. Des experts, dont Fayçal Derbel, Mohamed Triki et Noureddine Friaa, ont présenté leurs analyses, notamment sur la facturation électronique et le régime des sanctions.

Un volet majeur de modernisation concerne la généralisation de la facturation électronique. Ils rappellent tous que le cadre légal existait déjà depuis plusieurs années, mais que son application demeurait limitée. À partir du 1er janvier 2026, l’obligation devient effective et s’accompagne de sanctions financières, parmi lesquelles :

  • Des amendes par facture non conforme ou non transmise via le système électronique.
  • Une amende globale en cas de non‑respect des obligations de facturation électronique.

Cette obligation s’appliquera progressivement à l’ensemble des entreprises prestataires de services et aux commerçants, y compris dans les régions de l’intérieur du pays.
Les intervenants ont insisté sur la complexité pratique de cette réforme (solutions informatiques, intégration des formats, certification, etc.). Tout en rappelant l’existence de prestataires privés capables d’accompagner les entreprises dans cette transition.

Paiement en espèces et transactions immobilières

La loi revient également sur la question des paiements en espèces, en particulier pour l’acquisition de voitures et de biens immobiliers.

L’ancienne réglementation imposait la mention obligatoire du mode de paiement (espèces, virement, chèque) dans les contrats dépassant un certain seuil. Dans la pratique, de nombreux contrats étaient établis à des montants légèrement inférieurs à ce seuil pour contourner cette exigence, ou restaient intégralement réglés en espèces.

Les nouveaux textes assouplissent certaines exigences formelles afin d’éviter les blocages au moment de l’enregistrement. Toutefois, les risques fiscaux liés au recours massif au cash demeurent, avec des sanctions possibles pour les entreprises (amendes, rejet de déduction, etc.).

 

Lire aussi: Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

 

Amnistie fiscale et régularisation volontaire

Un chapitre important de la loi de finances est consacré à une nouvelle amnistie fiscale, dans la continuité des dispositifs adoptés ces dernières années. Elle permet aux contribuables de régulariser :

  • Des déclarations non déposées ou incomplètes;
  • Des contrats non enregistrés;
  • Des revenus ou dividendes non déclarés, entre autres.

En contrepartie, les contribuables s’acquittent de l’impôt principal dû, tout en bénéficiant :

  • D’une remise totale ou partielle des pénalités et amendes,
  • De facilités de paiement, avec la possibilité d’échelonnement sur plusieurs années dans certains cas.

L’amnistie ne se substitue pas au contrôle fiscal, mais elle ouvre une fenêtre, jusqu’à fin septembre 2026, pour une mise en conformité volontaire. Certaines périodes ou catégories (déclarations personnelles, retraites, revenus 2024, etc.) sont exclues ou régies par des règles spécifiques.

Les intervenants ont également abordé les nouvelles dispositions relatives à la domiciliation et au rapatriement des recettes d’exportation. Le délai de rapatriement, historiquement fixé à 30 jours puis porté à 60 et 120 jours, a fait l’objet de débats, de même que le traitement douanier des rapatriements tardifs, autrefois assimilés à une infraction douanière même lorsque les devises finissaient par entrer dans le pays.

Les parlementaires ont proposé d’assouplir ce régime en s’appuyant davantage sur la preuve bancaire (avis de crédit, messages swift, etc.) plutôt que sur une logique strictement douanière.

En somme, ils suggèrent également de permettre une utilisation plus large des comptes en devises ou en dinars convertibles ouverts auprès d’institutions financières locales. 

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Alkimia : Un déficit semestriel de 18,7 millions de dinars

06. Januar 2026 um 16:55

Alkimia traverse une période de turbulences majeures, caractérisée par des pertes persistantes et une structure financière extrêmement fragilisée. Au terme du premier semestre 2025, l’entreprise a enregistré un résultat net déficitaire de 18,75 millions de dinars. Bien que ce chiffre marque une légère réduction par rapport à la perte de 20,17 millions de dinars subie à la même période en 2024, il accentue le déficit total des capitaux propres qui s’élève désormais à 206,55 millions de dinars. Cette situation alarmante a conduit les commissaires aux comptes à souligner une incertitude significative quant à la capacité de la société à poursuivre ses activités de manière autonome.

Le moteur de cette dégradation financière réside principalement dans la baisse d’activité de l’usine de Gabès. La production globale a reculé de plus de 13 %, totalisant 14 482 tonnes au premier semestre 2025 contre 16 787 tonnes un an auparavant. Cette baisse touche ses deux produits phares avec 8 790 tonnes de Tri-polyphosphate de sodium et 5 692 tonnes pour sa nouvelle unité de MAP cristallisé. En conséquence directe de ce ralentissement industriel, le chiffre d’affaires a fondu de près de 20 % pour s’établir à 50,46 millions de dinars.

Une tension extrême sur la trésorerie et les dettes

L’équilibre financier de l’entreprise est aujourd’hui sous une pression constante. Les dettes envers les fournisseurs et les comptes rattachés ont continué de progresser pour atteindre un montant colossal de 220,20 millions de dinars au 30 juin 2025. Parallèlement, les charges financières nettes pèsent lourdement sur la rentabilité, s’élevant à 12,32 millions de dinars pour les six premiers mois de l’année. Malgré une trésorerie de clôture qui s’affiche à 4,55 millions de dinars, les flux provenant de l’exploitation sont restés déficitaires de 5,42 millions de dinars sur la période.

Le dynamisme des Salines de Tataouine comme levier de secours

Dans ce paysage financier complexe, la filiale Les Salines de Tataouine, détenue à 100 %, fait figure d’exception notable. Cette unité de production de sulfate de sodium a confirmé sa montée en puissance avec un bénéfice net de 6,87 millions de dinars réalisé sur l’exercice 2024. La production y a atteint un record de 80 075 tonnes, contre environ 71 900 tonnes l’année précédente. La valorisation de cette filiale est aujourd’hui considérée comme un atout stratégique majeur pour Alkimia, sa valeur réelle étant jugée bien supérieure à son capital initial de 17 millions de dinars.

Pour tenter de renverser la vapeur, Alkimia mise sur son nouveau projet d’engrais soluble, le MAP cristallisé, dans lequel elle a investi environ 35 millions de dinars. Bien que ce projet s’inscrive dans une politique volontariste de diversification décidée par le Conseil d’Administration, sa pleine exploitation reste un enjeu crucial pour le futur. L’avenir immédiat de la société dépendra de la réussite de son plan de restructuration et de sa capacité à stabiliser ses approvisionnements en matières premières pour relancer durablement sa cadence industrielle

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Loi de finances 2026 : l’IACE passe au crible les nouvelles mesures fiscales

06. Januar 2026 um 15:41

L‘Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a analysé en détail la loi de finances 2026 lors d’échanges entre ses membres et des experts. Cet événement s’est tenu ce mardi 6 janvier 2026, au siège de l’IACE. 

La deuxième partie du panel a porté sur les principales mesures fiscales de la LF 2026. Des experts comme Faycel Derbel, Mohamed Triki et Noureddine Friaa ont partagé leurs points de vue sur les nouvelles règles fiscales et leurs conséquences pour les contribuables, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales.

Les discussions ont porté sur divers sujets : les régimes forfaitaires; les dons et les avantages fiscaux; l’impôt sur la fortune immobilière; les mesures pour encourager l’investissement et l’emploi; la facturation électronique; les limites sur l’utilisation de l’argent liquide; l’amnistie fiscale et les règles pour déclarer les revenus d’exportation.

Au sujet des régimes forfaitaires, les intervenants ont évoqué les régimes standards et les options suggérées. Cela explique la différence avec le régime réel.

Ils ont rappelé que, dans certains cas, les contribuables bénéficient d’une sorte de protection qui leur évite des contrôles fiscaux poussés pendant plusieurs années, à condition de respecter le forfait et les obligations déclaratives. Cette pratique, courante autrefois, a fait débat quant à son intérêt et à l’égalité entre les contribuables.

Le deuxième point a concerné les dons et les avantages fiscaux pour les particuliers. A savoir la possibilité de déduire une partie de leurs revenus en faisant des dons à des associations ou organismes reconnus. Les experts ont noté que la liste des bénéficiaires est longue et régie par des règles strictes. Les dons sont déductibles dans une certaine limite, à condition d’être déclarés à l’administration fiscale et d’être justifiés (attestations, reçus, etc.). Cela permet, par exemple, de traiter les dons caritatifs comme des dépenses déductibles, dans un cadre légal.

L’impôt sur la fortune immobilière en débat !

Concernant l’impôt sur la fortune immobilière, il a été précisé que certains biens peuvent être exonérés. Les biens loués à des fins d’habitation ou professionnelles peuvent, dans certains cas, ne pas être inclus dans le calcul de l’impôt, tout comme certaines terres agricoles soumises à un régime rural particulier. Cependant, l’administration fiscale n’a pas encore tranché sur certains points, notamment l’inclusion ou non de certains actifs (actions, etc.). Ce qui fait l’objet de discussions en interne et avec les parlementaires.

Un autre point abordé concerne les mesures visant à encourager l’emploi des jeunes diplômés et l’investissement des petites et moyennes entreprises. La loi de finances met en place ou renouvelle plusieurs dispositifs d’incitation. Pour l’emploi des diplômés (par exemple pour les fraîchement-diplômés), l’État prend en charge une partie des cotisations sociales patronales pendant un certain temps, afin d’encourager les entreprises à les embaucher.

Pour les PME qui investissent (création ou expansion), un système de crédit d’investissement est prévu, avec une aide de l’État sous forme de réduction des intérêts bancaires. Ce dispositif est soumis à des conditions de montant d’investissement et à des procédures simplifiées par rapport aux anciens systèmes, afin d’inciter les banques à financer ces projets.

En somme, certaines de ces mesures existaient déjà, mais sont remises au goût du jour : prolongation des périodes d’application, élargissement des secteurs concernés, notamment l’industrie, l’efficacité énergétique et d’autres activités créant de la valeur et des emplois.

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BTS : plus de 20 000 projets en ligne de mire pour 2026

06. Januar 2026 um 15:01

La Banque Tunisienne de Solidarité (BTS Bank) prévoit d’intensifier son soutien aux porteurs de projets en 2026, avec un objectif de financement de plus de 20 000 initiatives. L’an dernier, l’établissement avait accompagné 19 000 bénéficiaires pour un investissement direct supérieur à 400 millions de dinars, a précisé Mohamed Ali Nhidi, directeur central du financement, récemment.

Les financements de la BTS couvrent plusieurs secteurs : les services, l’artisanat, les petits métiers et l’agriculture, qui représente plus de 25 % du total des crédits accordés. La banque entend maintenir son engagement financier tout en élargissant la diversité de ses interventions.

La loi de finances pour 2026 consacre également des lignes de financement ciblées pour la clientèle de la BTS. Parmi celles-ci figurent une enveloppe de 20 000 dinars destinée aux familles vulnérables, 5 000 dinars pour les personnes en situation de handicap et 23 millions de dinars alloués aux zones moins favorisées.

Mohamed Ali Nhidi a indiqué que la banque travaille à diversifier ses produits et ses lignes de financement. Depuis l’acquisition du statut de banque commerciale, la BTS offre désormais l’ensemble des moyens de paiement disponibles sur le marché à sa clientèle.

Pour l’année à venir, la BTS prévoit de maintenir un volume d’investissement direct supérieur aux 400 millions de dinars enregistrés en 2025, confirmant son rôle de soutien aux petits porteurs de projets et aux populations vulnérables sur l’ensemble du territoire tunisien.

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Économie sous la loupe de l’IACE, entre dépendance, rigidités et mise en œuvre en berne

06. Januar 2026 um 12:29

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) dissèque les freins à la relance économique tunisienne. Entre dépendance structurelle, finances publiques engorgées et mise en œuvre défaillante.

Dans le cadre d’une analyse approfondie organisée par l’IACE, ce mardi 6 janvier 2026, la situation économique du pays se révèle marquée par une forte dépendance aux importations et une croissance timide. Et ce, malgré des signaux positifs dans le tourisme et l’industrie.

Ainsi la Tunisie tablerait sur 2,6 % de croissance en 2026 (hors nominale), portée par les services, mais freinée par un effet de base et des prévisions mondiales à 2,5%. Toutefois, l’industrie, levier clé, passe d’une zone négative à légèrement positive. Tandis que les exportations grimpent de 6 %, préfigurant un solde positif des équipements en 2028. Pourtant, le déficit commercial avoisine 5,8 mois de couverture. Il est aggravé par un déficit énergétique et une consommation dominée par les agents privés (30 %).

Inflation persistante et vulnérabilités sociales

L’inflation s’établit à 5 %, reflétant une certaine stabilité relève la Banque centrale. Mais les hausses de 21 % sur les produits alimentaires libres pèsent lourdement sur les classes moyennes et pauvres (7 % du panier). Le chômage des jeunes diplômés culmine à 24,9 % (41 % pour les jeunes globalement). La pauvreté remonte vers 18 %, et l’inégalité patrimoniale choque. En effet, 70% de la population ne détient que 10  % du patrimoine (indice de Gini du patrimoine, inspiré de Piketty). Environnementalement, la Tunisie se classe 81ème/180, avec un indice de santé à 80 et de viabilité à 100.

Finances publiques sous tension et fiscalité défaillante

La pression fiscale glisse à 25, 8%, mais l’évasion atteint 53 % chez les personnes morales. Seules 103 000 entreprises sont vraiment actives et déclarées (sur 800 000 estimées).

Les dépenses rigides (dette, subventions, salaires) absorbent 89 % du budget en 2026, ne laissant que 3-4 % pour l’investissement, souvent limité au règlement de projets en cours. Le déficit budgétaire fond de 3,5 % à 1,6 % grâce à la coupe des subventions carburant (-1 400 MD) et une dette extérieure allégée, compensée par plus de bons du Trésor domestiques.

Défis cruciaux de mise en œuvre

Près de 20 % des articles de loi manquent de décrets d’application, freinant le fonds de protection sociale ou les compensations pour les martyrs et victimes du terrorisme (seulement 50 % exécutés).

En résumé, les finances publiques tunisiennes évoquent un paquebot où 90 % de la cargaison est figée (dette, salaires, subventions). Ne laissant que 10 % de marge pour corriger la trajectoire ou booster l’investissement.

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IACE : les entreprises privées assurent 53 % des recettes fiscales de l’Etat

06. Januar 2026 um 11:21

« Loi de finances 2026 : analyse économique et mesures fiscales ». Ce thème a animé les échanges  entre les membres de l’IACE et des experts, organisés ce mardi 6 janvier 2026 par l’Institut arabe des Chefs d’entreprises, à son siège. L’objectif étant de porter un regard sur la lecture du budget et d’analyser les risques. 

Un des éléments du débat comprend les recettes fiscales, la soutenabilité budgétaire et l’alignement des politiques. A cet effet, notons que les recettes fiscales souffrent d’une faible capacité prédictive, avec une mobilisation limitée autour de 16 milliards de dinars.

Par ailleurs, Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE a fait savoir lors de sa présentation que  les entreprises privées, pourtant essentielles, ne couvrent que 53 % des recettes fiscales de l’État. La Direction Générale des Impôts (DGI) recense seulement 103 000 entreprises actives et déclarées, contre près de 800 000 structures informelles non recensées, freinant toute diversification des recettes. Toutefois, même si la marge budgétaire s’améliore : les dépenses rigides, qui pesaient à 87 %, ont reculé à environ 20 %.

Cependant, les dépendances liées à l’investissement public restent élevées (22 %), et la soutenabilité de la dette publique oscille entre 38% et 35 % du PIB, marquant une légère baisse positive.

Il rappelle entre autres que l’effort fiscal global progresse, mais son alignement avec les priorités publiques reste perfectible : maîtrise de l’inflation, explosion des dépenses urbaines (cours particuliers, santé privée) et subventions énergétiques persistantes.

Autre élément soulevé : la réduction des subventions énergétiques en cours qui ne garantit pas une baisse immédiate des prix à la consommation; la variation réelle reste à surveiller (environ 6 %). L’ensemble appelle à une cohérence accrue entre politiques fiscales et priorités sociétales.

Nous y reviendrons…

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Nacef Belkhiria : « La mise à jour des règles d’origine est vitale pour nos exportateurs »

06. Januar 2026 um 10:46

L’adoption in extremis, le 31 décembre 2025, de trois lois fondamentales par l’ARP marque un tournant pour le commerce extérieur tunisien. Nacef Belkhiria, président du Conseil des chambres mixtes, détaille une mise à jour technique qui préserve la compétitivité nationale face aux exigences du marché européen.

La Tunisie a franchi une étape décisive pour éviter des turbulences majeures sur ses flux d’exportation. En adoptant les amendements aux accords liant le pays à l’Union européenne et à vingt-quatre autres partenaires tels que la Turquie, la Norvège ou la Suisse, le Parlement a érigé un rempart contre d’éventuelles sanctions douanières. Cette révision législative, qui prolonge le cadre établi en 2012-2013, définit de nouvelles modalités pour le calcul de la valeur ajoutée des produits. Selon le responsable dans son intervention sur les ondes radiophonique d’Express FM, le 5 janvier 2026, l’absence d’un tel ajustement aurait exposé les marchandises tunisiennes à des taxes additionnelles pouvant atteindre 12 %, une barrière qui aurait lourdement handicapé l’industrie locale sur ses marchés de prédilection.

La protection d’un écosystème industriel pesant sept milliards de dollars

L’impact de cette réforme se mesure avant tout par le poids économique des secteurs concernés. Avec près de 300 000 emplois en jeu et un chiffre d’affaires à l’exportation avoisinant les sept milliards de dollars, les filières du textile, de l’automobile et de l’électronique se trouvaient en première ligne. Dans le secteur textile, par exemple, la nouvelle réglementation apporte une sécurité indispensable pour le décompte des intrants importés de pays tiers. Il souligne que cette flexibilité accrue, combinée à une expertise industrielle de plus de soixante-dix ans, permet à la Tunisie de consolider ses avantages comparatifs et de maintenir sa place dans les circuits d’exportation régionaux.

Les nouveaux chantiers économiques pour l’année 2026

L’attention se porte désormais sur l’amélioration globale du climat des affaires. Le président du Conseil des chambres mixtes identifie la stabilité fiscale et la prévisibilité juridique comme les piliers essentiels pour rassurer les investisseurs étrangers. L’année 2026 s’ouvre ainsi sur des attentes fortes concernant la promulgation du nouveau Code des changes et la révision de la législation sur l’investissement. Ces réformes sont impératives, insiste l’intervenant, pour lever les barrières bureaucratiques et accélérer les projets stratégiques par une meilleure synergie entre les différentes administrations.

Vers une expansion du réseau d’accompagnement international

La stratégie pour les mois à venir repose sur une volonté de renforcer la présence tunisienne sur le marché euro-méditerranéen. En plus de la mise en conformité technique, poursuit Nacef Belkhiria, le développement du réseau des chambres mixtes est une piste sérieuse pour offrir un soutien accru aux entreprises dans leurs démarches de développement international. Cette approche globale vise non seulement à protéger les acquis industriels actuels, mais aussi à transformer cette stabilité retrouvée en un levier de croissance pour conquérir de nouvelles parts de marché mondiales.

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Bourse de Tunis – Un gain de 2,12 % du Tunindex en décembre 2025

05. Januar 2026 um 17:27

L’indice Tunindex a clôturé le mois de décembre 2025 à 13 449,23 points, enregistrant ainsi un gain de 2,12% après une hausse de 4,50%, durant le mois de décembre 2025, selon l’analyse mensuelle publiée par la Bourse de Tunis.

Pour l’année 2025, ses gains cumulés ont atteint 35,12% contre une hausse de 13,75% durant l’année 2024.

Le volume des échanges sur la Cote de la Bourse a atteint 364,2 MDT, soit une hausse de 12% par rapport au mois précédent.

Pour le volume d’échange quotidien moyen, il s’est établi à 16,5 MDT contre 16,2 MDT durant le mois de novembre 2025, et à 12,3 MDT durant l’année 2025.

TUNINDEX 20 : Hausse de 1,61% en décembre 2025

Le Tunindex20 a enregistré, en décembre 2025, une hausse de 1,61% après un gain de 4,58%, durant le mois précédent, clôturant ainsi à 5 975,28 points.

Depuis le début de l’année 2025, le Tunindex20 a enregistré une hausse 36,30% contre une progression de 14,59%, durant l’année 2024.

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