Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 27. Mai 2026Haupt-Feeds

Olfa Chammari: Financer la transition exige une ingénierie de confiance

27. Mai 2026 um 11:08

En abordant les thèmes de la Transition énergétique, mais aussi la  manière d’accélérer le passage vers une économie bas-carbone , la question qui se pose est la suivante : quels sont les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone. C’est le ton du  troisième panel de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, qui a mis l’accent sur les défis énergétiques et aux perspectives de transition écologique en Tunisie.  Le thème de ce panel : « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone », ce débat a examiné les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone.

Olfa Chammari, directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, a abordé la transition climatique sous l’angle du financement. Son message est clair : les besoins sont trop importants pour qu’une seule source de financement puisse suffire. La transformation énergétique, l’adaptation au changement climatique et la modernisation des infrastructures agricoles exigent des montages complexes, combinant crédit, garantie, assurance, subvention et accompagnement technique.

Elle insiste sur un point central : la transition ne sera possible que si les investisseurs, les banques et les bénéficiaires ont confiance dans les dispositifs proposés. Il ne suffit pas de créer des enveloppes financières ; il faut aussi construire une ingénierie capable de sécuriser les projets, de réduire les risques et de rendre les financements accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.

Olfa Chammari voit dans la Caisse des dépôts et consignations (CDC) un acteur potentiel d’impulsion et de structuration. Pour elle, ce type d’institution peut jouer un rôle d’agrégateur, en aidant à mobiliser des ressources publiques et privées autour de projets à fort impact. L’enjeu n’est pas seulement de financer, mais de catalyser un écosystème.

Lire aussi : Matthieu Brun : « La transition agricole ne peut réussir que si elle crée de la confiance entre les acteurs »

Elle a mis l’accent sur l’accompagnement technique. Beaucoup de projets échouent non par manque d’intention, mais parce qu’ils sont insuffisamment préparés ou mal structurés. La finance climatique doit donc aller de pair avec du conseil, de l’expertise et un suivi dans la durée. C’est cette combinaison qui permet de transformer une ambition environnementale en projet viable.

En somme, Olfa Chammari défend une vision très pragmatique de la transition : pour qu’elle fonctionne, il faut des outils financiers adaptés, des institutions solides et une architecture de confiance capable de relier les besoins du terrain.

L’article Olfa Chammari: Financer la transition exige une ingénierie de confiance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 26. Mai 2026Haupt-Feeds

Sidi Ould Tah : « L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité »

26. Mai 2026 um 16:23

« L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité et seul un projet sur dix atteint le bouclage financier ». Ce sont là les propos du président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, qui s’exprimai lors des Assemblées annuelles de l’institution financière africaine à Brazzaville au Congo (du 25 au 29 mai 2026).

Ould Tah a souligné, à ce propos, qu’il est primordial de transformer ces portefeuilles projets en actifs investissables. Beaucoup de PME africaines restent enfermées dans ce que certains appellent le « missing middle » : trop grandes pour la microfinance, mais trop petites ou trop risquées pour les systèmes bancaires commerciaux, a-t-il expliqué.

C’est pour cette raison qu’est intervenue la récente décision de la Banque d’augmenter sa participation dans l’Agence africaine d’assurance, du commerce et de l’investissement (ATIDI) à 14 %, faisant d’elle son principal actionnaire. Ceci a-t-il avancé reflète le type d’architecture africaine de partage du risque qui doit être renforcé.

Transition démographique

Sur un autre plan, le président de la BAD a souligné que la transition démographique de l’Afrique doit également être abordée avec davantage de réalisme économique et d’ambition. Pendant longtemps, les discussions sur l’emploi des jeunes ont principalement été traitées comme des questions sociales, bien qu’il s’agit fondamentalement d’un défi structurel et économique, a-t-il encore dit.

Le défi n’est donc pas simplement de créer davantage d’emplois, il s’agit plutôt  de construire des économies plus productives, a-t-il appuyé. Il a mis l’accent, à cette occasion, sur la nécessité de dépasser les interventions fragmentées pour construire de véritables écosystèmes de production, de financement et d’innovation.

La Banque doit de plus en plus se positionner non seulement comme une institution de financement, mais comme une institution catalytique, une plateforme capable de réduire les risques, de mobiliser davantage de capitaux, de connecter investisseurs africains et internationaux, et de transformer des opportunités dispersées en investissements bancables.

La Banque a été créée dans une autre époque, où le financement du développement reposait principalement sur les prêts souverains, les infrastructures publiques et les relations traditionnelles d’aide, a rappelé le président de l’institution panafricaine. « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, le développement est de plus en plus façonné par les capitaux privés, la technologie, l’intégration régionale, les dynamiques démographiques et la compétition géopolitique ».

Il a fait savoir que « l’approche de la banque reposera de plus en plus sur le partenariat entre capitaux publics et privés, entre institutions africaines elles-mêmes, entre investisseurs domestiques et internationaux et entre l’Afrique et ses partenaires mondiaux »

Et Sidi Ould Tah d’ajouter: « La BAD doit désormais porter sur l’ensemble de l’écosystème de croissance: infrastructures, intégration régionale, connectivité numérique, compétences, financements à long terme, clusters industriels et chaînes de valeur liées à la transformation africaine… Toutefois, la BAD ne peut pas et ne doit pas agir seule. Cet effort devra être porté par l’ensemble des institutions financières africaines à savoir banques de développement, banques commerciales, fonds de pension, caisses de dépôts, fonds souverains, banques centrales, compagnies d’assurance, fonds de private equity et institutions des marchés de capitaux ».

« Des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente »

Pour le président de la République du Congo, Denis-Sassou Nguesso, « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente. Les besoins sont immenses et concernent les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le numérique, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la protection de l’environnement, et la création d’emplois ».

Toujours selon le chef de l’Etat congolais, ces exigences du développement nécessitent des réponses nouvelles, audacieuses et adaptées. Il a mis l’accent sur la nécessité d’approfondir les marchés financiers, renforcer les institutions régionales, développer les instruments de garantie, de partage des risques et de financement mixte afin de mobiliser davantage l’épargne africaine et les capitaux internationaux au service de projets structurants.

« L’enjeu n’est donc pas seulement de trouver plus de ressources, il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les gérer et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations », affirme Nguesso.

Tirer profit du capital humain et des ressources naturelles

De son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a souligné l’impératif de mobiliser les ressources financières internes de l’Afrique, procéder à la refonte de l’architecture financière et tirer profit du capital humain et des ressources naturelles. Elle a souligné la nécessité d’axer les efforts au-delà des mécanismes de financements traditionnels pour saisir de nouveaux outils et des nouvelles sources de financements au sein des pays africains.

Haddadi a fait savoir qu’un éventail de sources financières est disponible, citant à titre d’exemple les envois de fonds de la Diaspora, les obligations vertes, ainsi que les actifs financiers numériques qui restent sous exploités.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les Assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

Les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

L’article Sidi Ould Tah : « L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Banques tunisiennes : Karim Hajjaji plaide pour des « champions nationaux »

26. Mai 2026 um 09:21

Le secteur bancaire tunisien souffre encore d’une trop grande fragmentation, estime Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking.

En marge de sa participation à la 27ème édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Karim Hajjaji a appelé à davantage de rapprochements entre les établissements bancaires, qu’ils soient publics ou privés, afin de faire émerger de véritables « champions nationaux » capables de soutenir plus efficacement l’économie tunisienne.

Il souligne à cet égard que le poids du secteur public dans le financement reste encore trop important. Il estime que les banques tunisiennes gagneraient à diversifier davantage leurs lignes de crédit, notamment en direction des PME et des TPE, considérées comme des moteurs essentiels de création d’emplois et de richesse nationale.

Karim Hajjaji a relevé également les nombreux défis réglementaires auxquels le secteur devra faire face dans les prochaines années, notamment avec l’entrée en vigueur de normes internationales telles qu’IFRS 9 et Bâle III.

Ces réformes imposent, précise-t-il, des investissements importants pour renforcer la gestion des risques, moderniser le suivi des crédits et améliorer la gouvernance interne des banques, en particulier les fonctions de contrôle et de gestion des risques.

Au-delà du cadre réglementaire, Karim Hajjaji insiste sur l’urgence de la transformation digitale du secteur. Il estime que l’expérience client peut être considérablement améliorée grâce à la digitalisation des services bancaires et à la modernisation des systèmes informatiques, dont certains deviennent aujourd’hui obsolètes.

L’intelligence artificielle constitue aussi un enjeu stratégique majeur, ajoute-t-il. Cette mutation nécessite des investissements dans les talents, notamment des ingénieurs, statisticiens et spécialistes des technologies de l’information. Des investissements qui pourraient être soutenus, insiste-t-il, par les gains d’efficacité générés par la modernisation du secteur bancaire.

L’article Banques tunisiennes : Karim Hajjaji plaide pour des « champions nationaux » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Aid Al Adha: les banques appelées à garantir le retrait d’argent des DAB

22. Mai 2026 um 18:45

La Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et la Poste Tunisienne à prendre les mesures nécessaires pour garantir la continuité des opérations de retrait d’argent des Distributeurs automatiques de billets (DAB) et des services de paiement électronique, durant la période de l’Aïd al-Adha.

L’institut d’émission met l’accent, dans une note publiée, le 21 mai 2026, sur la nécessité d’assurer le chargement des DAB et de garantir la disponibilité technique des plateformes électroniques, afin de garantir la continuité des services financiers sans interruption pendant la période de l’aïd.

La BCT appelle également à prendre les dispositions nécessaires pour traiter, dans les plus brefs délais, toute panne ou interruption de service.

L’article Aid Al Adha: les banques appelées à garantir le retrait d’argent des DAB est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pas de dividendes chez Zitouna, 95 MDT réinvestis pour l’avenir

22. Mai 2026 um 09:19

L’Assemblée Générale Ordinaire de la Banque Zitouna, réunie le 24 avril 2026, a adopté à l’unanimité l’affectation des résultats de l’exercice 2025.

La banque a réalisé un bénéfice net de 54,56 millions de dinars. En ajoutant les résultats reportés des années précédentes (40,75 millions de dinars), le résultat distribuable total s’élève à 95,31 millions de dinars.

Selon la troisième résolution, ce montant a été réparti comme suit : 245 000 dinars versés à la réserve légale; 53,5 millions de dinars affectés aux réserves pour réinvestissements exonérés: et 41,57 millions de dinars maintenus en résultats reportés. Aucun dividende n’a été distribué aux actionnaires.

Cette décision traduit la volonté de la banque de renforcer ses fonds propres et de financer son développement futur en conservant la quasi-totalité de ses bénéfices.

L’article Pas de dividendes chez Zitouna, 95 MDT réinvestis pour l’avenir est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

4 % de progression du revenu global des sociétés cotées en Bourse de 4%

Les indicateurs d’activité des sociétés cotées en Bourse montrent une hausse de leur revenu global de 4 %, au cours des 3 premiers mois de 2026 par rapport à la même période de l’année 2025, pour se situer à 6,4 milliards de dinars contre 6,2 milliards de dinars, c’est ce qui ressort du rapport sur « l’évolution des indices et des revenus des sociétés cotées ».

D’après la Bourse de Tunis, 75 % des sociétés ayant publié leurs indicateurs du premier trimestre 2026, soit 53 sur 71, ont amélioré leurs revenus par rapport à la même période de l’année précédente.

Les 20 sociétés qui composent le Tunindex20 ont accaparé 4 milliards de dinars (ou 63 % du revenu global), en hausse de 3,5 % par rapport à la même période de l’année écoulée.

Côté sectoriel, les 12 banques cotées ont réalisé un produit net bancaire (PNB) cumulé de 1 876 millions de dinars (MDT) à fin mars 2026, en progression de 6,8 %.

S’agissant du revenu global net des 7 sociétés de Leasing cotées, il a augmenté de 7,2 %, pour atteindre 148 MDT, alors que parallèlement, le montant global des primes émises a atteint 614 MDT contre 567 MDT, soit une progression de 8,3 %.

Dans son ensemble, le secteur financier a amélioré son revenu global au 1er trimestre 2026 de 7,1 % par rapport à la même période de l’année écoulée.

Concernant le secteur des biens de consommation, le revenu global des trois grands groupes opérant dans l’agroalimentaire (Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT) a évolué de 1,9 % à 1 527 MDT.

Quant aux quatre concessionnaires automobiles (hors UADH), ils ont vu leur chiffre d’affaires global progresser de 4,5 % pour se situer à 284 MDT, au premier trimestre 2026.

Pour ce qui est du secteur des services aux consommateurs, le chiffre d’affaires global de deux enseignes de la grande distribution cotées en Bourse (Monoprix et Magasin Général) a enregistré une hausse de 6 % à 486 MDT.

Au total, sur neuf secteurs, six ont vu leurs revenus augmenter. Le secteur des télécommunications a réalisé la plus forte progression avec 11,3 %, suivi par le secteur financier avec 7,1%. En revanche, le secteur des matériaux de base a enregistré la plus forte baisse (-23,6 %).

L’article 4 % de progression du revenu global des sociétés cotées en Bourse de 4% est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : les caisses enregistreuses seront obligatoires dès juillet 2026

21. Mai 2026 um 16:14

À partir du 1er juillet 2026, toutes les entreprises de services de consommation sur place en Tunisie devront obligatoirement utiliser une caisse enregistreuse. Cette mesure concerne l’ensemble des personnes morales opérant dans la restauration, les cafés, salons de thé et toute activité proposant des aliments ou boissons prêts à consommer sur place.

Cette décision s’inscrit dans la deuxième phase du « programme national de digitalisation fiscale » lancé par le ministère des Finances pour lutter contre l’évasion fiscale et renforcer l’équité entre les contribuables soumis à la TVA.

L’obligation découle de l’arrêté de la ministre des Finances du 14 octobre 2025 et du décret gouvernemental n°2019-1126 du 26 novembre 2019.

Lire aussi — Caisses enregistreuses : lancement d’une opération pilote volontaire le 1er juin

Après une première phase lancée le 1er novembre 2025 et limitée aux restaurants touristiques, salons de thé et cafés de 2e et 3e catégories, le dispositif sera désormais généralisé à toutes les entreprises du secteur.

Le ministère prévoit ensuite une extension progressive aux personnes physiques. Les professionnels soumis au régime réel et aux déclarations fiscales mensuelles devront s’équiper avant le 1er juillet 2027. Les autres exploitants auront jusqu’au 1er juillet 2028.

Pour assurer le suivi des opérations, la Direction générale des impôts (DGI) a développé une plateforme numérique dédiée, conçue par le Centre informatique du ministère des Finances.

Selon Sofiene Khorchani, sous-directeur de la banque de données à la direction du système d’information de la DGI, le projet a nécessité plus de cinq années de développement afin de garantir la sécurité et la fiabilité du système.

L’adhésion au dispositif se fera entièrement à distance via les fournisseurs agréés, dont la liste est disponible sur le portail jibaya.tn. Les professionnels pourront adapter leurs anciens équipements ou acquérir des caisses certifiées.

L’article Tunisie : les caisses enregistreuses seront obligatoires dès juillet 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Bâle III, IFRS 9 et fintech : le secteur financier tunisien à l’épreuve du grand écart réglementaire

21. Mai 2026 um 14:10

Entre l’impératif de robustesse prudentielle imposé par les nouvelles normes internationales et l’urgence de financer une économie dont 60 % des acteurs restent en dehors du système bancaire, le secteur financier tunisien se trouve à un carrefour historique. C’est l’équation vertigineuse dont ont débattu, le 21 mai 2026 à Tunis, dans le cadre de la 27ème édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, les participants au panel intitulé « IFRS 9, Bâle III finalisé et disruption fintech : le secteur financier tunisien entre conformité et compétitivité ». Une heure de débat dense, tendu mais constructif, au cours de laquelle régulation, digitalisation, inclusion financière et compétitivité se sont entrechoquées avec une franchise rare.

C’est Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking, qui a posé le cadre analytique avec la rigueur d’un praticien rompu aux grandes géographies financières mondiales. Bâle III et IFRS 9 ne sont pas deux réformes parallèles : elles produisent ensemble un effet de ciseau redoutable sur les bilans bancaires. D’un côté, Bâle III exige une augmentation substantielle des fonds propres, avec une mesure bien plus sophistiquée du risque, notamment à travers le ratio de levier et les exigences en capital. De l’autre, IFRS 9 introduit le concept de pertes attendues – l’expected loss – qui oblige les banques à provisionner non plus les pertes constatées, mais celles anticipées selon des modèles statistiques avancés.

Résultat mécanique : la pression simultanée sur le capital et sur la rentabilité réduit théoriquement la capacité de distribution de crédit.

Pour les banques tunisiennes, cet effet est amplifié par des vulnérabilités structurelles bien identifiées. Karim Hajjaji a pointé la relative faible profondeur du marché, la dépendance aux ressources courtes et la rareté des capacités de refinancement à long terme. Mais c’est l’éléphant dans la salle qu’il a nommé sans détour : la concentration massive des engagements bancaires sur les entreprises publiques, qui représentent environ 25 % du portefeuille de crédit. Une exposition qui capte une part disproportionnée des capacités du système, au détriment des petites et moyennes entreprises, pourtant véritables moteurs de la prospérité nationale.

Ses recommandations ont été aussi précises que pragmatiques. D’abord, piloter la transition de manière graduée et concertée entre régulateur et établissements. Tout en évitant un choc trop brutal sur les bilans. Ensuite, investir massivement dans la gouvernance des données et les infrastructures informatiques. Sans lesquelles les modèles avancés d’évaluation du risque resteront lettre morte. Enfin, explorer des pistes de mutualisation entre banques – compétences, systèmes, infrastructures – à l’image de ce qui s’est développé dans d’autres marchés, notamment dans l’industrie du paiement.

Le private equity comme levier de “dérisquage“ et d’inclusion

Thameur Chagour, Managing Director de Capsa Capital Partners, abondera dans le sens d’une transition progressive tout en enrichissant le débat d’une perspective souvent absente des discussions prudentielles. A savoir celle du capital-investissement comme réponse structurelle aux impasses du financement bancaire.

Le constat est sévère mais documenté. Avec un taux de bancarisation qui peine à dépasser 40 % et une concentration du crédit sur les entreprises publiques, les particuliers solvables et les grandes corporates, le système laisse de côté des pans entiers de l’économie réelle. Les TPE et PME en phase d’amorçage ou de croissance, faute de garanties réelles et d’historique de crédit formalisé, se heurtent à un mur systémique.

Face à cela, Thameur Chagour met en avant le rôle du private equity comme fournisseur de fonds propres, multiplicateur de financement bancaire ultérieur et vecteur de professionnalisation des entreprises financées. En injectant des capitaux propres, les fonds de private equity “dérisquent la relation bancaire future et préparent une bancarisation plus massive.

Il a également défendu avec conviction le développement des solutions de scoring partagé (à l’échelle des bureaux de crédit) pour permettre une appréciation plus fine du risque des entreprises qui ne disposent d’aucun bilan formalisé. Une condition préalable, a-t-il insisté, à toute ambition sérieuse d’inclusion financière.

Sur le volet de la titrisation, sujet qu’il a abordé en dialogue avec Karim Hajjaji, Thameur Chagour rappelle la logique d’allègement du bilan : en transférant tout ou partie du risque de crédit à des investisseurs externes (assureurs, fonds, véhicules ad hoc), les banques récupèrent de l’oxygène en capital pour financer de nouveaux projets. Une mécanique vertueuse, mais qui suppose un cadre réglementaire adapté. Or, depuis 2005, à peine deux opérations de titrisation ont été lancées en Tunisie, la législation restant peu incitative. La réforme de ce cadre devrait constituer, estime-t-il, l’un des chantiers prioritaires pour fluidifier le financement de l’économie.

La technologie au service de la confiance : le regard de l’assureur

Laurent Thuillier, DG de STAR Assurances, a apporté au débat la perspective d’un secteur souvent perçu comme distinct mais profondément solidaire du système bancaire. Avec 35 ans d’expérience sur des marchés aussi variés que la France, le Royaume-Uni, la Roumanie ou la Grèce, il a d’emblée replacé la question technologique sous l’angle de la mission fondamentale : créer de la confiance en tenant ses engagements au moment du sinistre.

Le taux de pénétration de l’assurance en Tunisie – 2,5 % du PIB, contre 10 % en France – illustre selon lui non pas un retard de développement économique, mais un déficit de confiance et de lisibilité. C’est là que la technologie joue un rôle décisif, non comme fin en soi, mais comme instrument au service de trois principes d’action qu’il a formulés avec clarté : être prédictible, être fiable, être simple. Prédictible, c’est être capable d’annoncer à l’avance le déroulement d’un processus de sinistre. Fiable, c’est honorer ce qu’on a promis (jusqu’à garantir, par exemple, un versement d’acompte d’expertise dans les cinq jours pour un sinistre majeur). Simple, c’est rendre l’expérience client fluide et accessible.

Laurent Thuillier met toutefois en garde contre une illusion fréquente : investir dans la technologie sans stratégie préalable revient à se faire plaisir. Les systèmes d’information dans l’assurance coûtent cher, s’amortissent sur le long terme et ne pardonnent pas les erreurs d’orientation. D’où son plaidoyer pour une approche agile, illustrée par l’initiative du Starlab de STAR Assurances – un incubateur interne permettant de tester des solutions avec des startups sur des périmètres précis, comme le scoring des agents commerciaux ou la gestion des challenges de performance. Une manière de conjuguer prudence industrielle et ouverture à l’innovation.

La fintech comme miroir de l’économie informelle

C’est Adriana Mironescu, DG de Glovo Tunisie, qui a introduit dans le débat une perspective radicalement différente, nourrie par six mois d’immersion dans la réalité économique tunisienne et par une carrière construite au carrefour du conseil et de la technologie.

Son diagnostic est éclairant : les plateformes de livraison travaillent quasi exclusivement avec des petites et moyennes entreprises dont l’existence numérique commence précisément avec elles. Ces commerçants, souvent localisés en zones rurales ou périurbaines, ne disposent d’aucun historique de crédit formalisé, d’aucun bilan audité, d’aucune des garanties traditionnellement exigées par les banques. Pourtant, ils génèrent une masse de données comportementales d’une richesse inédite : volumes de commandes, gestion des pics de demande, régularité des livraisons, réactivité aux variations du marché, fidélisation de la clientèle. Autant d’indicateurs qualitatifs et quantitatifs que l’intelligence artificielle est désormais capable de transformer en signaux de solvabilité, ouvrant ainsi la voie à un scoring de crédit fondé sur des données jusqu’alors invisibles pour le système financier formel.

Adriana Mironescu a également décrit avec précision les frictions qui freinent l’adoption des paiements numériques. Les vendeurs qui basculent vers les solutions dématérialisées ont besoin de trois certitudes : comprendre les mécanismes en place; avoir la garantie que leur argent est protégé; et disposer d’un interlocuteur concret lorsqu’un problème survient. En l’absence de cette troisième garantie, le réflexe est imparable : dès que le paiement par carte échoue, les transactions se rapatrient vers le cash. Or le cash, a-t-elle rappelé, est opaque, imprévisible et coûteux, pour le vendeur comme pour l’économie. Accélérer la transition numérique suppose donc un effort d’éducation financière autant qu’un effort technologique.

Paiement, microfinance, convertibilité : l’horizon des opportunités

Les échanges ont également ouvert des perspectives sur trois leviers d’inclusion insuffisamment exploités. Le développement des moyens de paiement numériques, d’abord, avec un plaidoyer pour l’émergence d’établissements de paiement pure player, indépendants des banques, capables d’embarquer des populations non bancarisées dans le système formel par une porte d’entrée plus accessible.

Laurent Thuillier a évoqué à ce titre la possibilité de paiements différés sur trois ou six mois pour des dépenses importantes – une innovation qui contribuerait simultanément à l’inclusion et à la construction d’un historique de scoring.

La microfinance, ensuite, dont le taux de croissance en Tunisie témoigne d’une demande réelle et d’une capacité à créer de la valeur, même à des taux apparemment élevés. Thameur Chagour a insisté sur la nécessité de lui fournir des ressources continues et substantielles, notamment via les compagnies d’assurance et les banques, pour démultiplier son impact.

Enfin, la question de la convertibilité du dinar et de l’ouverture régionale a été abordée comme horizon stratégique. La diaspora tunisienne, dont l’appétit pour investir dans le pays d’origine est réel, constitue un réservoir de capitaux et de compétences que les rigidités actuelles empêchent de mobiliser pleinement.

Karim Hajjaji a conclu sur une note volontariste : le combat pour la compétitivité financière se joue à l’échelle mondiale. Et la Tunisie ne peut pas se permettre de laisser passer le train de la transformation numérique et de l’ouverture.

L’article Bâle III, IFRS 9 et fintech : le secteur financier tunisien à l’épreuve du grand écart réglementaire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BH Leasing annonce sa conformité totale à la facturation électronique en Tunisie

En anticipation des exigences de la loi des finances 2026, BH Leasing se positionne parmi les toutes premières institutions financières de la place prêtes à déployer la facturation électronique. Réaffirmant ainsi son rôle d’acteur pionnier de la transformation digitale.

Fidèle à sa stratégie d’innovation et à son engagement pour la modernisation du secteur financier tunisien, BH Leasing annonce l’achèvement réussi de sa mise en conformité technologique et réglementaire avec le nouveau système national de facturation électronique.

Cette transition stratégique, menée de manière proactive, permet aujourd’hui à BH Leasing d’offrir à son écosystème des standards de gestion optimisés, garantissant. Avec notamment :

  • Une sécurisation maximale : protection et automatisation de l’ensemble des flux de facturation.
  • Une transparence totale : garantie absolue de l’intégrité, de l’authentification et de la traçabilité des documents comptables.
  • Une continuité opérationnelle renforcée : fluidité et rapidité des échanges avec l’ensemble des clients, fournisseurs et partenaires institutionnels.

Pr ailleurs, pour mener à bien ce projet d’envergure, BH Leasing a choisi de s’appuyer sur l’expertise nationale. Et ce, en collaborant avec les équipes de TEIF Manager by BTB Labs, une startup tunisienne labellisée.

Cette alliance illustre parfaitement la volonté de BH Leasing de conjuguer rigueur institutionnelle et soutien actif aux compétences technologiques locales.

À travers cette transformation clé, l’institution de leasing ne se contente pas de répondre à une obligation légale. Mais elle confirme son ambition de consolider une finance digitale plus fiable, transparente et éco-responsable, au service de l’économie tunisienne.

Avec communiqué

L’article BH Leasing annonce sa conformité totale à la facturation électronique en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

ATL distribue 13 millions de dinars de dividendes

20. Mai 2026 um 19:01

 L’Assemblée générale ordinaire d’Arab Tunisian Lease ATL tenue le 21 avril 2026 a approuvé l’affectation des résultats de l’exercice 2025 et autorisé l’émission d’emprunts obligataires.

L’entreprise a enregistré un résultat net de 25,45 millions de dinars en 2025. Après prise en compte des résultats reportés, le bénéfice distribuable s’élève à 49,2 millions de dinars. Sur ce montant, 13 millions de dinars seront versés aux actionnaires sous forme de dividendes, après accord de la Banque centrale de Tunisie. Le dividende sera mis en paiement à compter du 23 juin 2026.

Par ailleurs, l’assemblée a décidé de prélever 2,46 millions de dinars pour la réserve légale, 10 millions de dinars pour les réserves de réinvestissement et 300 000 dinars pour le fonds social. Le reliquat est affecté aux résultats reportés.

Dans une autre résolution, l’assemblée a autorisé l’émission par la société d’un ou plusieurs emprunts obligataires pour un montant total de 150 millions de dinars avant la prochaine assemblée générale ordinaire. Le conseil d’administration dispose des pouvoirs pour en fixer les montants et conditions d’émission.

L’article ATL distribue 13 millions de dinars de dividendes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

STA : Création de deux filiales pour la distribution de pièces et le montage automobile

20. Mai 2026 um 18:00

Le Conseil d’Administration de la Société Tunisienne d’Automobiles (STA), réuni le 19 mai 2026, a autorisé la création de deux nouvelles filiales. Celles-ci seront spécialisées dans la distribution de pièces de rechange et le montage de véhicules. Par ailleurs, le Conseil a décidé de reporter l’Assemblée Générale Ordinaire statuant sur l’exercice 2025 au lundi 22 juin 2026.

L’article STA : Création de deux filiales pour la distribution de pièces et le montage automobile est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

ITCEQ – IA : des trajectoires d’adoption hétérogènes et un besoin d’accompagnement

20. Mai 2026 um 11:30

Dans un contexte mondial marqué par l’essor rapide des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, la transformation digitale s’impose comme un levier central de compétitivité et de différenciation pour les entreprises. Toutefois, l’analyse des résultats de l’enquête sur les entreprises tunisiennes à l’ère de la transformation digitale, réalisée par l’ITCEQ, révèle un paradoxe : malgré une adoption relativement large des technologies numériques, leur impact sur les performances reste limité. C’est ce qu’il est ressorti des débats organisés par l’ITCEQ ce mercredi 20 mai 2026 à l’IACE.

Olfa Bouzaiene, directrice des études sur l’économie du savoir, est revenue sur les technologies avancées et l’intelligence artificielle dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com. Elle rappelle que le contexte international exige l’intégration de la Tunisie dans ces nouvelles technologies, et notamment dans l’IA. Elle précise : “Notre objectif est d’établir une typologie des entreprises selon leur degré d’avancement et de maturité : dans quelle mesure parviennent-elles à absorber et déployer ces technologies ? Cela doit constituer une base leur permettant ensuite d’intégrer des technologies avancées. Nous avons constaté que le degré de maturité des entreprises tunisiennes n’est pas suffisant.”

Selon elle, si la maturité est insuffisante, les trajectoires d’adoption de l’IA seront hétérogènes : les entreprises ne pourront pas adopter l’IA de manière uniforme. D’où la nécessité de distinguer des profils pour définir des parcours d’adoption.

La question se pose alors : les entreprises utilisent-elles l’IA de façon aléatoire et non uniforme, et cette situation constitue-t-elle une opportunité pour accroître leur performance, leur résilience et leur croissance ?À cette interrogation, Mme Bouzaiene répond : “Cela dépend de la manière dont l’IA est adoptée. Comme je l’ai dit, les entreprises tunisiennes ne sont pas assez matures, d’où l’existence de trajectoires diverses. Ces trajectoires déterminent le niveau de maturité en IA. On peut intégrer l’IA de façon aléatoire et superficielle, mais la création de valeur réelle provient d’une intégration opérationnelle et fonctionnelle : l’IA doit être insérée dans les processus métier pour générer de la valeur. Notre objectif est donc d’identifier les anomalies et les problèmes rencontrés, puis de définir comment accompagner les entreprises. L’entreprise elle‑même doit également mettre en place des actions pour réussir l’intégration.”

Interrogée sur des exemples concrets d’anomalies et sur la méthodologie à adopter, une approche unifiée pour toutes les entreprises ou un traitement au cas par cas, Mme Bouzaiene a souligné la nécessité d’un traitement individualisé : il existe plusieurs trajectoires. Certaines entreprises suivront une trajectoire séquentielle : elles construiront d’abord un socle numérique, installeront ensuite des outils d’IA, puis expérimenteront via des accélérateurs. Cette méthodologie convient aux entreprises déjà avancées, disposant d’une forte maturité digitale.

Pour la majorité des entreprises tunisiennes, une approche hybride est préférable : introduire l’IA tout en renforçant simultanément le socle numérique, avec des investissements progressifs. L’approche est donc progressive et dépend du profil de l’entreprise. Dans notre étude, nous avons défini des profils et, pour chacun, la trajectoire recommandée afin de maximiser la valeur apportée par l’IA. L’adoption demeure ainsi hétérogène.

La conférence organisée par l’ITCEQ a également mis en lumière la variabilité du choix d’adoption selon les secteurs. Mme Bouzaiene insiste sur le rôle du secteur et de la taille des entreprises : “Les secteurs présentant une forte maturité digitale, comme les banques, les télécommunications et les assurances, adoptent plus facilement l’IA. Les secteurs traditionnels accusent un retard. De même, les grandes entreprises disposent de meilleures capacités d’intégration (infrastructures solides, culture organisationnelle agile, compétences numériques) comparées aux PME, qui ont un accès limité et privilégient des solutions clés en main. Nous n’avons pas encore réalisé d’étude sectorielle approfondie ; c’est en préparation. La deuxième étape de notre travail portera sur le degré de maturité par secteur afin d’identifier où l’IA peut apporter le plus de valeur.”

Rappelons que l’enquête sur l’économie de la connaissance couvre plus de 2 500 entreprises. Pour l’étude spécifiquement consacrée à l’IA, l’échantillon représentatif et numériquement plus mature comprend 1 208 entreprises et couvre une année, incluant des perspectives futures et des investissements antérieurs.

Enfin, sur le plan comparatif avec les pays voisins et l’Union européenne, Mme Bouzaiene conclut : “Nous sommes encore un peu en retard. Des investissements sont en cours, mais l’accompagnement de l’État est essentiel. Il doit jouer un rôle clé pour mettre en place les infrastructures de données, le cloud et l’écosystème nécessaire. L’IA n’est pas une technologie autonome. Elle nécessite tout un écosystème (big data, cloud, compétences, régulation). Il faut investir dans ces composantes pour préparer le terrain et accélérer l’adoption par les entreprises.”

L’article ITCEQ – IA : des trajectoires d’adoption hétérogènes et un besoin d’accompagnement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Assurances Maghrebia Vie verse un dividende de 0,421 dinar par action au titre de l’exercice 2025.

20. Mai 2026 um 10:20

L’Assemblée générale ordinaire d’Assurances Maghrebia Vie, réunie le 15 mai 2026, a approuvé la distribution d’un dividende de 0,421 dinar par action pour l’exercice 2025. Le montant global s’élève à 10,525 millions de dinars, entièrement soumis à la retenue à la source.

La date de détachement du dividende est fixée au 8 juin 2026. Cette décision a été communiquée par la société à ses actionnaires.

Le dividende sera payable aux actionnaires détenant les titres avant la date de détachement.

L’article Assurances Maghrebia Vie verse un dividende de 0,421 dinar par action au titre de l’exercice 2025. est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Assurances Maghrebia verse un dividende de 2,9 dinars par action au titre de l’exercice 2025

20. Mai 2026 um 08:46

L’Assemblée générale ordinaire d’Assurances Maghrebia, réunie le 15 mai 2026, a approuvé la distribution d’un dividende de 2,9 dinars par action pour l’exercice 2025. Le montant global s’élève à 13,05 millions de dinars, entièrement soumis à la retenue à la source. 

La date de détachement du dividende est fixée au 8 juin 2026. Cette décision a été communiquée par la société à ses actionnaires. Le dividende sera payable aux actionnaires détenant les titres avant la date de détachement.

L’article Assurances Maghrebia verse un dividende de 2,9 dinars par action au titre de l’exercice 2025 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

SFBT : Elyes Fakhfakh défend la résilience du groupe et prépare un nouveau relais de croissance

19. Mai 2026 um 18:15

Lors de l’Assemblée générale ordinaire  tenue le 19 mai 2026 à Tunis, Elyes Fakhfakh, directeur général de la SFBT, a présenté des résultats 2025 en hausse malgré un environnement économique et fiscal jugé contraignant. Le dirigeant a surtout mis l’accent sur l’avancement du projet d’acquisition de Carthage Grains, appelé à devenir un nouveau relais stratégique de croissance pour le groupe.

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie ( SFBT)  a clôturé l’exercice 2025 sur un bénéfice net de 261 millions de dinars, en progression de 6% par rapport à 2024. Le résultat des activités ordinaires avant impôts a atteint 332 millions de dinars, en hausse de 5,8%, soutenu notamment par les dividendes reçus des filiales et les revenus des placements financiers. Après prise en compte de l’impôt sur les sociétés et de la contribution sociale de solidarité, le résultat net s’est établi à 261 millions de dinars. Le DG de la SFBT a proposé la distribution d’un dividende de 8,80 dinars par action, représentant un montant global de 236 millions de dinars et un taux de distribution de 88%.

Une activité soutenue par la bière et les eaux minérales

Les ventes nettes de bière ont progressé de 2,3% pour atteindre 1,73 million d’hectolitres. Les eaux minérales ont également affiché une évolution positive avec une hausse de 5% à 808 000 hectolitres. En revanche, les boissons gazeuses et les jus ont enregistré un recul sur le marché local. Le dirigeant a expliqué cette baisse par une réorganisation interne entre certaines filiales du groupe, mettant fin à un schéma de facturation considéré comme structurellement déficitaire.

Le chiffre d’affaires global a progressé de 0,8% à 843 millions de dinars. Selon le DG, hors effet de cette réorganisation interne représentant 26,7 millions de dinars, la croissance réelle de l’activité aurait avoisiné 4%. La bière, la bière sans alcool et les boissons gazeuses en verre consigné ont constitué les principaux moteurs de croissance de l’exercice, alors que les ventes de jus ont poursuivi leur repli.

Des performances consolidées globalement positives

Au niveau consolidé, les revenus du groupe ont atteint 1,44 milliard de dinars, soit une progression de 3,5%. Le résultat d’exploitation consolidé a progressé de 1,8% à 347 millions de dinars. Le dirigeant a souligné la bonne contribution de plusieurs filiales  ainsi que l’impact favorable des acquisitions réalisées en 2024.

Certaines filiales ont toutefois pesé sur les résultats consolidés. La SGBA a vu son résultat d’exploitation diminuer sous l’effet de nouvelles charges intragroupe, tandis que la STBG a été affectée par l’arrêt temporaire d’une ligne de production dans le cadre d’opérations de modernisation industrielle. Le résultat des activités ordinaires consolidé a progressé de 2% à 394 millions de dinars. Cette évolution a notamment été soutenue par la baisse des charges financières du groupe malgré le recul des revenus de placements financiers.

Le résultat net consolidé s’est finalement établi à 300,5 millions de dinars, en hausse de 1,2%, une progression partiellement absorbée par l’augmentation de la charge fiscale.

Un environnement économique marqué par les tensions fiscales

Le DG de la SFBT a estimé que l’année 2025 s’était déroulée dans un contexte international toujours marqué par les tensions géopolitiques, les conflits régionaux et les perturbations des échanges commerciaux mondiaux. En Tunisie, il a relevé une amélioration de l’inflation, revenue à 5,3% après les niveaux élevés enregistrés les années précédentes. Il a également évoqué une saison touristique satisfaisante ainsi qu’une campagne céréalière record.

Le dirigeant a rappelé que la SFBT n’avait procédé à aucune augmentation de ses prix de vente depuis février 2024 malgré la hausse des coûts de production. Il a particulièrement insisté sur le poids de la taxe de 3% sur le chiffre d’affaires des boissons gazeuses, instaurée par la loi de finances 2024 et représentant environ 23 millions de dinars par an pour le groupe.

Selon lui, la pression fiscale totale sur les boissons gazeuses atteint désormais plus de 51% en Tunisie, un niveau nettement supérieur à celui observé dans plusieurs pays de la région.

Le DG a également regretté la fin du régime permettant à la société d’importer le sucre au prix international, obligeant désormais le groupe à s’approvisionner localement à des coûts beaucoup plus élevés.

Il a par ailleurs indiqué que l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le chèque avait temporairement ralenti le rythme des transactions économiques au début de l’année avant une normalisation progressive au second semestre.

Contrôles réglementaires et impact boursier

Le dirigeant a confirmé la clôture d’un contrôle douanier portant sur les vingt dernières années d’activité du groupe. Un accord de paiement échelonné a été conclu avec l’administration des douanes. Un contrôle fiscal approfondi demeure en revanche en cours. Le DG a dénoncé certaines campagnes de désinformation relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, estimant qu’elles avaient pesé négativement sur l’évolution boursière du titre SFBT. Le titre a clôturé l’exercice 2025 à 12,6 dinars après avoir évolué dans une fourchette comprise entre 11,26 et 13,09 dinars. Le dirigeant considère que l’action reste sous-évaluée au regard des fondamentaux financiers et des perspectives du groupe.

La diversification devient un nouveau pilier stratégique

L’annonce majeure de cette assemblée générale a concerné l’avancement du projet d’acquisition de Carthage Grains, leader national dans la transformation du soja et du colza. Le DG de la SFBT a indiqué que les audits financiers et juridiques avaient été finalisés et que les négociations contractuelles étaient actuellement en cours. Il a également confirmé l’approbation de l’opération par le Conseil de la concurrence le 7 mai 2026.

Présentée dès l’assemblée générale précédente comme la recherche d’un quatrième pilier stratégique, cette acquisition doit permettre au groupe de renforcer sa présence dans l’agroalimentaire et d’ouvrir de nouvelles perspectives de croissance. Le dirigeant estime que cette opération présente un fort potentiel de synergies avec les activités actuelles du groupe. Il a également indiqué que d’autres opportunités de diversification demeuraient à l’étude.

Des investissements soutenus et une accélération des projets environnementaux

Les investissements corporels et incorporels de la SFBT se sont élevés à 43 millions de dinars en 2025, soit environ 5% du chiffre d’affaires. À l’échelle du groupe, les investissements ont atteint 100 millions de dinars. Le groupe a poursuivi plusieurs projets liés à l’efficacité énergétique et à la gestion environnementale. Une centrale photovoltaïque couvre désormais une partie importante des besoins énergétiques du site de Médenine, tandis qu’une station biologique de traitement des eaux a été mise en place au niveau de la SGBIA.

Le groupe poursuit également ses projets de valorisation des sous-produits industriels dans les filières d’alimentation animale dans une logique d’économie circulaire. Le dirigeant a enfin évoqué la poursuite des discussions autour d’un projet environnemental à Béja visant à réutiliser les eaux traitées dans le cadre d’un partenariat avec les autorités locales.

Ressources humaines et formation

L’effectif de la SFBT est passé de 1 494 à 1 578 salariés, tandis que celui du groupe a progressé à 5 914 collaborateurs. Dans le cadre de la nouvelle réglementation encadrant la sous-traitance de main-d’œuvre, le groupe a procédé à la titularisation de 1 444 collaborateurs sur l’ensemble de ses sites pour un coût global de 5 millions de dinars. Le groupe a également poursuivi ses efforts en matière de formation avec plus de 4 260 collaborateurs formés en 2025, soit un taux d’accès dépassant 96%.

Perspectives 2026

Pour l’exercice en cours, la SFBT prévoit de maintenir le gel de ses prix de vente pour la troisième année consécutive. Le groupe entend poursuivre ses efforts d’optimisation des coûts, d’amélioration de l’efficacité opérationnelle et de consolidation de son réseau de distribution. Le dirigeant a également affirmé que la société poursuivrait ses démarches auprès des autorités afin d’obtenir des conditions d’approvisionnement en sucre plus compétitives.

L’article SFBT : Elyes Fakhfakh défend la résilience du groupe et prépare un nouveau relais de croissance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La SFBT verse un dividende de 0,880 dinar par action au titre de 2025

19. Mai 2026 um 16:42

La SFBT versera un dividende de 0,880 dinar par action au titre de l’exercice 2025, approuvé le 19 mai 2026 par l’Assemblée générale ordinaire. Le montant total distribué s’élève à 235,9 millions de dinars. La mise en paiement interviendra le 12 juin 2026.

Nous y reviendrons.

L’article La SFBT verse un dividende de 0,880 dinar par action au titre de 2025 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BVMT T1 2026 : entre hausses spectaculaires et plongeons industriels

19. Mai 2026 um 09:34

 Le rapport « Évolution des indices et des revenus des sociétés cotées – 1er trimestre 2026 vs 2025 » publié par la BVMT met en évidence de fortes variations de revenus entre les sociétés cotées. Avec des progressions dépassant 300 % pour certaines valeurs et des reculs marqués dans plusieurs secteurs industriels.

La BVMT a publié la liste des sociétés ayant enregistré les plus fortes variations de revenus au premier trimestre 2026. Les plus fortes progressions ont été enregistrées par SITS (+316 %), STA (+146,3 %), Essoukna (+68,5 %), BTE (+36,8 %) et BH Assurance (+28,2%).

Smart Tunisie (+25,9 %), Tuninvest Sicar (+21,9 %), Wifack International Bank (+17 %), Spdit-Sicaf (+15,7 %) et Tawasol Group Holding (+14,3 %) figurent également parmi les principales hausses. À l’inverse, Placements de Tsie Sicaf a enregistré le recul le plus important avec une baisse proche de 99 %.

ICF (-47,8 %), Eurocycles (-46,2 %), New Body Line (-36,9 %), Ciments de Bizerte (-32 %) et Sotipapier (-31,1 %) figurent parmi les principales baisses recensées.

En outre, la BVMT révèle que 11 des 12 indices sectoriels ont terminé le premier trimestre 2026 en territoire positif. Les meilleures performances ont été enregistrées par les indices Services aux Consommateurs et Distribution, avec environ 21 % de hausse chacun.

L’article BVMT T1 2026 : entre hausses spectaculaires et plongeons industriels est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Distribution en hausse, Tunisair reprend son envol : que cachent les disparités sectorielles au T1 2026 ?

19. Mai 2026 um 09:28

D’après les données publiées par la BVMT, les secteurs liés à la consommation ont affiché des performances contrastées au premier trimestre 2026, entre progression de la distribution et recul de plusieurs activités industrielles et automobiles.

Le secteur des Services aux Consommateurs a enregistré une progression de 6,6 % au premier trimestre 2026, atteignant 1,2 milliard de dinars de revenus, selon la BVMT.

De leur côté, les deux enseignes de grande distribution cotées, Monoprix et Magasin Général, ont réalisé un chiffre d’affaires global de 486 millions de dinars; contre 459 millions de dinars un an auparavant. Soit une hausse de 6 %.

Quant aux concessionnaires automobiles cotés, hors UADH, ils ont enregistré une progression de 4,5 % de leur chiffre d’affaires à 284 millions de dinars.

Pour sa part, Tunisair a affiché des revenus de 331 millions de dinars, en hausse de 5,4 %.

STA a enregistré une progression de 146,3 %. Tandis que Smart Tunisie a progressé de 25,9 %. À l’inverse, ARTES et CELLCOM ont respectivement reculé de 24,9 % et 25,4 %.

Dans le secteur des biens de consommation, les revenus ont progressé de 1,3 %. Les groupes Poulina Group Holding (PGH), Délice Holding et SFBT ont enregistré une hausse cumulée de 1,9 %. Ainsi, Poulina Group Holding a dépassé un milliard de dinars de revenus, en hausse de 2 %. Tandis que Délice Holding a atteint 373 millions de dinars et SFBT 126 millions de dinars.

Le sous-secteur des produits ménagers et de soins personnels a reculé de 3 %, avec notamment des baisses pour Eurocycles (-46,2 %) et New Body Line (-36,9 %).

L’article Distribution en hausse, Tunisair reprend son envol : que cachent les disparités sectorielles au T1 2026 ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BVMT : télécoms et finance portent la croissance des sociétés cotées

19. Mai 2026 um 09:03

Le rapport « Évolution des indices et des revenus des sociétés cotées – 1er trimestre 2026 vs 2025 », publié par la BVMT, montre que les secteurs des télécommunications et des sociétés financières ont enregistré les plus fortes progressions de revenus au premier trimestre 2026, avec des hausses respectives de 11,3 % et 7,1 %.

La BVMT indique que six des neuf secteurs couverts ont enregistré une progression de leurs revenus au premier trimestre 2026. Le secteur des télécommunications a affiché la plus forte hausse avec une progression de 11,3 %, suivi par le secteur des sociétés financières avec 7,1 %.

En effet, dans le secteur financier, les 12 banques cotées ont réalisé un produit net bancaire cumulé d’environ 1,9 milliard de dinars; contre 1,8 milliard de dinars au premier trimestre 2025. Soit une hausse de 6,8 %. Les compagnies d’assurances cotées ont enregistré des primes émises de 614 millions de dinars, en progression de 8,3 %. Tandis que les sociétés de leasing ont vu leur revenu global net augmenter de 7,2 % à 148 millions de dinars.

Parmi les banques, Amen Bank et l’ATB ont enregistré les progressions les plus importantes avec respectivement 13,5 % et 13,2 %. La BIAT a affiché un produit net bancaire proche de 400 millions de dinars, en hausse de 3,5 %.

Dans les télécommunications, Tawasol Group Holding a progressé de 14,3 % et Sotetel de 7,5 %.

À l’inverse, le secteur des matériaux de base a reculé de 23,6 %. Alors que les secteurs pétrole et gaz et santé ont enregistré des baisses respectives de 17,4 % et 7 %.

L’article BVMT : télécoms et finance portent la croissance des sociétés cotées est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌