Coopération tuniso-italienne : découverte d’un Capitole et d’une basilique vandale sur le site de Henchir Matria à Teboursouk de la cité antique Numuli
L’article Bayt Mal Al-Qods soutient les oléiculteurs palestiniens est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
L’article Festival international maghrébin du film : Oujda mise sur la relève est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
L’Association Club Photo de Tunis (ACPT) organise sa 9e exposition collective, RÉMANENCES, du 10 au 24 octobre 2026 à l’église Sainte-Croix de Tunis. L’exposition réunit plus de 70 œuvres de 23 photographes autour du thème « Durabilité & Responsabilité ».
À travers cette exposition, l’ACPT propose d’aborder la durabilité au-delà des seules questions environnementales. Les photographes s’intéressent aux traces laissées par les activités humaines, aux transformations des territoires, aux ressources naturelles, au vivant, mais aussi aux pratiques et aux savoir-faire transmis d’une génération à l’autre.
Le titre RÉMANENCES renvoie à ce qui demeure après le passage : une trace inscrite dans les paysages, les territoires, les gestes ou la mémoire. Les œuvres présentées proposent ainsi des regards différents sur ce que les sociétés préservent, transforment ou transmettent.
L’exposition réunit Aicha Bouaziz, Ala Din Zemzmi, Amel Belkhoudja, Anis Krabaa, Asma Ben Gharbi, Atef Ouni, Aziz Boutrif, Cheima Fezzani, Dalila Yacoubi, Domenico Fascano, Foued Dhouafli, Houssem Ben Othmen, Imen Karray, Kaouther Bedoui, Khaled Kanzari, Khaoula Heni, Marouan Ben Amara, Mohamed Ben Othmen, Mohamed Menzli, Noomen Daoued, Sofiene Reguigui, Soumaya Boulati et Slim Sassi.
Leurs photographies abordent la durabilité sous des angles variés, entre observation des fragilités, relations entre l’être humain et son environnement, mémoire des territoires et transmission des pratiques. L’ACPT entend ainsi privilégier la diversité des regards plutôt qu’une lecture unique du thème.
Fondé à Tunis en 2010 avant de devenir une association en 2012, le Club Photo de Tunis œuvre depuis seize ans à la promotion de la photographie à travers des formations, des sorties, des rencontres, des concours et des projets collectifs.
Avec RÉMANENCES, l’association poursuit cette démarche en faisant de la photographie un espace de réflexion sur le présent et sur ce qui pourrait en subsister.
Le vernissage est prévu le samedi 10 octobre à partir de 16h30 à l’église Sainte-Croix de Tunis. L’exposition sera accessible jusqu’au 24 octobre 2026.
Lire aussi :
L’article Rémanences : 23 photographes interrogent la durabilité à Tunis est apparu en premier sur webdo.
L’exposition photo « Petit Pays je t’aime beaucoup » est de retour du 22 au 25 octobre à Djerba. Cette exposition prend désormais l’envergure d’un événement qui conjugue les œuvres des photographes avec une plongée dans le patrimoine.
En effet, les participants à cet événement au départ de Tunis pourront découvrir plusieurs aspects du patrimoine djerbien à travers des visites dans des musées, des mosquées et des huileries.
Des activités liées au patrimoine culinaire sont également au programme. De plus, un concert live à la marina de Houmt-Souk ajoutera une touche festive finale à cet itinéraire culturel de quatre jours.
Lire aussi :
L’article Tourisme culturel : « Petit Pays », l’exposition photo qui devient un voyage dans le patrimoine est apparu en premier sur webdo.
Le guitariste flamenco Dani de Moròn sera le 10 octobre à 15h sur la scène des Journées Musicales de Carthage pour un concert qui aura lieu au Théâtre des jeunes créateurs à la Cité de la culture.
L’Ambassade d’Espagne en Tunisie poursuit ainsi sa collaboration avec les Journées Musicales de Carthage, véritable espace de rencontre entre les scènes musicales tunisienne, méditerranéenne, arabe, africaine et européenne. Cette participation espagnole bénéficie également du soutien de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, renforçant ainsi les échanges culturels et les liens entre les scènes européennes et tunisiennes.
Dani de Morón est l’un des guitaristes flamencos les plus reconnus et influents de sa génération. Originaire de Morón de la Frontera, l’un des hauts lieux de la tradition de la guitare flamenca, Dani de Morón s’est formé dans l’entourage de Matilde Coral.
Il a depuis développé une remarquable carrière aux côtés de grandes figures du flamenco telles que José Mercé, Antonio Canales, Concha Buika et Patricia Guerrero, et a notamment accompagné Paco de Lucía lors de sa tournée Cositas Buenas, une expérience qui a contribué à renforcer sa projection internationale.
Lauréat de deux Giraldillos de la Bienal de Flamenco de Sevilla et nommé aux Latin Grammy Awards 2018 dans la catégorie « Meilleur album de flamenco » pour 21, Dani de Morón développe un langage musical personnel, à la croisée de la tradition flamenca, du jazz et des musiques du monde.
Son concert à Tunis sera l’occasion de découvrir une guitare flamenca à la fois profondément enracinée dans sa tradition et ouverte à de nouveaux horizons musicaux.
Lire aussi :
L’article Journées Musicales de Carthage : L’Espagne sous le signe du flamenco est apparu en premier sur webdo.
Une campagne de fouilles archéologiques menée sur le site de Henchir El Materia, au nord de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, a permis d’étudier plusieurs composantes de l’ancienne cité de Numluli. Les travaux, réalisés dans le cadre d’une coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Sassari en Italie, se sont déroulés du 6 septembre au 4 octobre 2026.
Des chercheurs et des étudiants de différents niveaux ont participé aux travaux, consacrés notamment à l’étude et à la valorisation de deux secteurs majeurs de la cité antique.
Le premier secteur comprend le Capitole de Numluli, un édifice religieux dont la construction remonte à l’année 170 après J.-C., durant la période romaine.
Les fouilles ont notamment porté sur les éléments de la place publique ainsi que sur une fontaine. Les archéologues ont également mis au jour plusieurs éléments architecturaux et décoratifs associés au temple, parmi lesquels des chapiteaux, des colonnes, des motifs géométriques et des fragments de statues.
Ces vestiges apportent des éléments supplémentaires sur l’organisation de l’espace monumental et public de Numluli durant la période romaine.
Le second secteur exploré correspond à une église construite au milieu du Ve siècle, durant la période vandale. Le complexe comprend notamment des espaces funéraires associés à des notables chrétiens, différentes pièces ainsi que des structures de délimitation.
Les fouilles ont également permis d’étudier des jarres funéraires et de grandes jarres installées verticalement, utilisées pour le stockage des provisions. Des pavements en mosaïque, présentés comme particulièrement remarquables, ont aussi été identifiés.
Lire aussi : Patrimoine : Le plus important des monuments de la Carthage romaine se trouve encore sous terre
L’ensemble de ces découvertes permet d’approfondir la connaissance de Numluli durant l’Antiquité tardive, en documentant à la fois ses espaces religieux et funéraires, mais aussi certains aspects de la vie quotidienne et des pratiques de stockage dans la cité.
La campagne s’inscrit ainsi dans le cadre de la coopération archéologique entre la Tunisie et l’Italie et contribue à la documentation scientifique et à la valorisation du patrimoine archéologique de la région de Béja.
L’article Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli est apparu en premier sur webdo.
Le Festival international du cinéma de la femme et de la jeunesse, rendez-vous cinématographique emblématique de l’île de Djerba, revient cette année du 24 au 27 octobre 2026 avec une édition spéciale marquée par une riche programmation.
Djerba s’apprête ainsi à vibrer au rythme du 7e art durant cette manifestation incontournable de l’agenda culturel tunisien qui réunira cette année une sélection de 68 films en provenance de 12 pays, projetés dans le cadre de la compétition officielle ainsi qu’en séances hors compétition.
Pour cette édition 2026, l’Inde sera à l’honneur et une place de choix sera ainsi accordée au cinéma indien à travers une projection spéciale d’œuvres contemporaines et patrimoniales.
Fidèle à sa vocation de transmission et de formation, le festival proposera un programme parallèle dense, comptant desateliers pratiques et tables rondes ainsi que des hommages appuyés à des figures marquantes du cinéma.
Y. N.
L’article Cinéma | Le Festival de la femme et de la jeunesse de Djerba revient du 24 au 27 octobre 2026 est apparu en premier sur Kapitalis.
La Francophonie réunit des pays de continents, d’histoires et de niveaux de développement différents, liés par une langue commune, le français, utilisée comme langue de travail et de connexion. Grâce à cet atout linguistique, ces États diversifiés peuvent coopérer sur des objectifs partagés, dans le cadre d’une coopération multilatérale fondée sur cette spécificité.
L’OIF constitue le cadre politique qui rassemble les chefs d’État et de gouvernement. Mais la Francophonie dépasse cette instance : elle forme un réseau incluant des opérateurs universitaires, médiatiques, non gouvernementaux, économiques et entrepreneuriaux.
Autour de cette langue commune, ces pays partagent des valeurs, droits de l’homme, démocratie et valorisent un héritage culturel francophone. L’enjeu est désormais d’identifier, sur ces bases communes, des objectifs concrets pour répondre de manière pragmatique aux besoins des citoyens, malgré leur diversité géographique et historique.
Je ne souhaite pas me comparer aux autres candidatures. Chaque profil a sa spécificité ; ce sera aux États membres et aux chefs d’État et de gouvernement de choisir la vision la plus adaptée à leurs attentes pour cette organisation.
Je viens d’un pays francophone par choix, qui voit dans la francophonie une opportunité, comme cela a été mon cas personnel. Je suis ce que je suis aujourd’hui parce que j’ai eu accès à la langue française. Grâce à elle, j’ai acquis une formation, des expériences professionnelles et administratives et je souhaite désormais mettre cela au service de la francophonie. Ma vision est celle d’une francophonie utile pour les États. Chaque État membre appartient déjà à d’autres organisations régionales ou sectorielles ; je souhaite que les pays membres trouvent une utilité concrète à leur appartenance à la francophonie. Et que le français devienne une langue d’opportunité pour les jeunes d’aujourd’hui, comme elle l’a été pour moi. C’est sur cette base que j’ai construit mon projet.
Oui, et je pense que c’est une évolution inévitable et naturelle. La francophonie a commencé par une coopération autour de l’apprentissage d’une langue commune, puis s’est enrichie de valeurs humaines et d’une richesse culturelle. Longtemps, cette coopération s’est concentrée sur l’éducation et la formation, ce qui était essentiel pour beaucoup de pays francophones. Aujourd’hui, cette éducation en langue française doit créer des opportunités pour les jeunes.
L’avenir de la francophonie dépend du choix des jeunes d’apprendre ou non le français. Si un jeune ne trouve pas d’intérêt à apprendre le français, aucun décret ni résolution ne changera cela. Un jeune apprendra le français si cela lui apporte quelque chose : un emploi, une opportunité d’entrepreneuriat, une meilleure connexion au monde. La coopération économique au sein de la francophonie est donc inévitable si l’on veut créer ces opportunités pour les jeunes, les femmes et les communautés.
Elle est favorisée par l’expérience déjà acquise en matière d’éducation et de formation. Il faut désormais orienter ces formations vers des domaines économiques, marketing, technologiques, numériques, liés à l’intelligence artificielle, afin de déboucher sur des emplois ou des opportunités d’entrepreneuriat et d’investissement. En parallèle, il faut encourager le secteur privé à investir dans les pays francophones et rapprocher autant que possible les politiques économiques, fiscales et commerciales de nos États.
La Tunisie a certains objectifs de développement économique, le Vietnam d’autres, tout comme le Canada, la Roumanie, la Belgique ou la Suisse. Ce qui importe, c’est de mettre autour de la table les ministres de l’Économie et du Commerce pour échanger des bonnes pratiques en matière de politiques économiques et commerciales. Nos pays appartiennent à différents blocs économiques ayant négocié des accords de partenariat, avec des règles communes pour le commerce et l’investissement. Il est important que nos États communiquent autour de ces politiques, tentent de les aligner et facilitent l’accès des investisseurs canadiens, belges ou roumains aux normes et règles des pays d’accueil comme la Tunisie ou le Sénégal. C’est là que je vois le rôle de la francophonie : encourager les échanges de bonnes pratiques économiques, comme cela a été fait pour l’éducation, et faciliter les contacts entre entrepreneurs et investisseurs. C’est ainsi, de manière pratique, que l’espace francophone pourra devenir un espace de coopération économique.
En tant que candidat à la tête de la francophonie, je m’adresse à tous les pays francophones avec un objectif clair : si je suis élu secrétaire général, je créerai des espaces de dialogue et de coopération entre pays comme la Tunisie et la Roumanie, afin qu’ils se connaissent mieux, comprennent leurs avantages comparatifs et travaillent ensemble. Cela passe par des mécanismes d’échange d’expériences et de bonnes pratiques entre fonctionnaires, entrepreneurs, responsables de la formation et jeunes, ainsi que par la mise en commun de projets concrets.
Je propose la création d’un opérateur de coopération économique au sein de la Francophonie, à l’image de l’AUF pour l’université, de l’AIMF pour les collectivités ou de TV5Monde pour les médias. Cet instrument devra valoriser et structurer la coopération économique.
Des réseaux existent déjà : Alliance des patronats francophones, fédérations de femmes et de jeunes entrepreneurs. En associant ces acteurs aux ministres de l’Économie, des Finances et du Commerce, et en créant un espace de partage des politiques économiques, la Francophonie pourra faciliter foires, forums, missions économiques et coopérations entre pays et régions, puis accompagner la concrétisation des projets issus de ces rencontres.
Il s’agit aussi d’appuyer un investisseur francophone qui souhaite recruter des jeunes formés dans un pays francophone et d’aider les jeunes à identifier des filières menant à un stage, puis à un emploi, dans une entreprise francophone. La Francophonie n’est pas la seule organisation capable de porter cette coopération économique. Mais elle est celle qui peut le faire spécifiquement dans l’espace francophone.
Tout ce que nous faisons relève de la diplomatie : dialogue, écoute, définition d’objectifs et recherche de partenaires partageant des objectifs proches. La diplomatie, c’est faire comprendre ce que je sais faire. Elle fonctionne tant que nous sommes capables de nous écouter et de nous entendre, ce qui suppose un effort pour comprendre la culture de l’autre.
Dans la Francophonie, la langue commune nous donne accès à cette culture. En tant que Roumain, je n’ai pas besoin d’apprendre le vietnamien, le cambodgien ou l’arabe : à travers le français, en dialogue avec des Tunisiens, des Vietnamiens, des Sénégalais, je peux comprendre leur façon de penser et partager un objectif commun, sans contrainte. C’est ainsi que j’ai utilisé la diplomatie pour renforcer l’entente et la coopération entre les pays, sans tensions ni conflits. Le dialogue reste primordial.
Il n’y a pas que les pays du Nord et du Sud ; il y a les pays de l’Est et de l’Ouest, les pays continentaux et insulaires, les petits et les grands pays, les pays multiculturels et monoculturels. Ce qui est important, c’est de créer des opportunités pour toutes ces régions francophones.
Dans mon programme, j’ai dit : « La francophonie avec l’Afrique au cœur », parce que c’est là qu’on a le plus de pays francophones, la dynamique démographique la plus importante et le plus de jeunes. Mais il est important que cette organisation ne soit pas perçue comme une organisation régionale africaine soutenue par quelques pays du Nord. J’aimerais qu’on dépasse cet esprit de partage Nord-Sud et qu’on crée une organisation comme une opportunité de coopération de l’ensemble des pays francophones.
Tout en reconnaissant et en mettant en valeur le poids africain, qui est important, on ne doit pas se limiter à l’Afrique et dire que l’Afrique, c’est le reste du monde francophone. Non, c’est l’Afrique et l’Asie, l’Afrique et l’Europe, l’Afrique et les Amériques, mais aussi l’Asie et l’Europe, et l’Asie et les Amériques.
De toute façon, de manière pratique et pragmatique, c’est l’Afrique, à mon avis, qui sera la grande gagnante de ce processus, en raison de sa domination démographique, de son potentiel économique et de ses ressources à mettre en valeur. Cette coopération multicontinentale et multi pays de la francophonie serait surtout au bénéfice de l’Afrique. Mais faut-il encore le faire ! Et faut-il amener l’organisation de la francophonie en visibilité, à l’échelle d’une vraie organisation multilatérale et internationale.
Le besoin d’apprendre à travailler ensemble pour des intérêts communs. Tout ce dont je viens de parler ne peut pas être fait juste par un pays ou par un groupe de pays contre les autres. L’enjeu à l’avenir, c’est qu’on arrive à travailler ensemble pour des intérêts communs, avec comme cible notamment les jeunes générations, l’autonomisation des femmes; mais surtout les jeunes générations, parce que c’est le choix que les jeunes feront qui déterminera l’avenir de notre organisation.
L’article Dacian Cioloș, candidat roumain à l’OIF : « La francophonie peut contribuer à un multilatéralisme éclairé » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’article Rabat, un profil tout neuf est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
C’est lundi 5 octobre que le Comité national d’octroi des avantages, rattaché à l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), a donné son aval à un ensemble de projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Leur coût global atteint 17 MDT.
L’APIA précise, dans un communiqué, que ces approbations sont intervenues au terme de la sixième réunion tenue par l’instance en 2026. Les projets concernés seront menés dans les gouvernorats de Béja, de Bizerte et de Médenine.
Dans le même temps, le comité s’est penché sur les prêts fonciers. Des crédits ont été accordés à de jeunes agriculteurs de Kasserine pour leur permettre d’acheter des terres agricoles s’étendant sur 49,9 hectares. Le financement prévu pour cette acquisition représente 715,9 mille dinars.
L’article Agriculture et pêche : 17 MDT d’investissements sur les rails dans trois gouvernorats est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Le Wajdi Riahi Trio s’est produit le 5 octobre 2026 au Théâtre des régions de la Cité de la culture, dans le cadre des JMC, devant une salle archi-comble. Le concert a commencé une vingtaine de minutes après 20 heures.
Wajdi Riahi (piano), Basile Rahola (contrebasse) et Pierre Hurty (batterie) ont présenté une sélection de leurs trois albums acclamés : Mhamdeya, Essia et l’album live Zabonprés Sessions. Ce set traversait tout leur parcours, avec des compositions riches, nourries de plusieurs traditions et revisitées au fil des tournées. Le trio le décrit comme plein de fraîcheur, de profondeur et de générosité, pour une musique toujours en mouvement.
![]()
Pianiste et compositeur né à Tunis, Wajdi Riahi a commencé le piano très jeune avant de s’installer à Bruxelles. Il y a façonné un style mêlant jazz, musiques méditerranéennes et traditions classiques et populaires. Son jeu est sensible et rythmiquement intense, entre profondeur mélodique et liberté d’improvisation. Avec ses deux partenaires, il forme un groupe porté par l’écoute mutuelle, une amitié profonde et une alchimie scénique rare.
![]()
Né le 20 septembre 1995 et membre du Jazz Club de Tunis, il y a obtenu en 2011 un diplôme de musique arabe. En 2015, il a rejoint le Hard Bop Project et donné son premier concert de jazz avec des membres du club. En 2016, il a participé à l’Itinéraire Jazz, série de concerts organisée par l’association, et à un stage de piano jazz, d’improvisation et de composition à l’AKDT, à Libramont (Belgique). En 2017, il a joué dans Darimba, projet du bassiste tunisien Wassim Ben Rhouma, puis créé North Africa, qui lui a valu trois prix : le Tanit de bronze, le prix de la meilleure composition et le prix Ahmed Litaiem du meilleur soliste. Il a aussi suivi la Master Class du pianiste américain Barry Harris, en Italie.
![]()
Il étudie aujourd’hui au Conservatoire royal de Bruxelles auprès du pianiste Éric Legnini. Outre son trio, il joue comme sideman dans The Rythme Hunters de Stéphane Galland, Now Project de Fabrice Alleman, Aleph Quintet et New Lands d’Armando Luongo. Il a également participé, à Bruxelles, à la célébration des trente ans d’Aka Moon, au Festival des Libertés.
Du diplôme de musique arabe à la Master Class de Barry Harris, des stages de jazz au Conservatoire royal, ces formations successives ont préparé Wajdi Riahi à exceller. Son talent se lit dans les trois prix de North Africa et dans la place qu’il tient aujourd’hui sur la scène bruxelloise.
L’article Wajdi Riahi Trio : trois albums, un seul set, une salle archi-comble est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Le financement des projets agricoles suscite un afflux de demandes dans le Centre-Ouest. Après avoir enregistré 650 nouvelles candidatures en seulement une semaine, le projet de valorisation des périmètres irrigués et de développement des chaînes de valeur du Centre-Ouest (PVPI-DCV) relance son appel dans les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan. L’APIA annonce une nouvelle période de dépôt du 6 au 11 octobre, avec 90 candidats qui seront retenus à l’issue d’une première sélection.
Dans un communiqué publié le 5 octobre, l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) précise que l’appel est rouvert afin de faciliter le traitement et le classement des dossiers, mais aussi de clarifier les pièces demandées.
Une précision importante accompagne cette nouvelle ouverture : les candidats ayant déjà déposé leur dossier lors de l’appel lancé le 21 septembre doivent le soumettre de nouveau. Ceux qui ne l’avaient pas encore fait peuvent également déposer leur candidature durant cette nouvelle période.
Le dispositif concerne les trois gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan. Trente candidats seront sélectionnés dans chaque gouvernorat, soit 90 bénéficiaires dans cette première phase. La sélection reposera notamment sur l’âge, l’existence d’un crédit foncier, une déclaration d’investissement, une décision d’octroi d’avantages ou encore l’adhésion à un réseau d’incubateurs agricoles.
C’est précisément cette forte demande qui donne une autre dimension à la réouverture.
Dans un bilan publié sur LinkedIn, Samia Aloui, responsable de la composante consacrée à la facilitation du financement des investissements agricoles au sein du PVPI-DCV, indique que 650 nouvelles candidatures ont été enregistrées en une semaine après le lancement de la nouvelle vague.
Le même bilan apporte un éclairage sur les moyens financiers restant à mobiliser.
Selon Samia Aloui, 1,623 million de dinars ont déjà été engagés au titre de la dotation remboursable financée par la Banque africaine de développement, sur une enveloppe globale de 4 millions de dinars. Il resterait ainsi 2,35 millions de dinars à déployer d’ici la fin de 2026, selon les chiffres communiqués par la responsable.
Elle fait également état de 39 dossiers déjà financés par la BTS, pour 1,512 million de dinars de crédits accordés et 1,072 million de dinars de primes, ainsi que de 89 emplois créés directement dans les régions d’intervention.
Lire aussi :
L’article Agriculture : 650 candidatures en une semaine, l’APIA relance le financement dans trois gouvernorats est apparu en premier sur webdo.
Les grandes applications enseignent l’anglais et l’espagnol. L’appli Dialect existe pour les langues qu’on hérite, celles que les grandes plateformes ignorent. Ahcène Bensalama est l’un des deux créateurs de Dialect, l’appli pour apprendre la langue de ses parents, celle qu’on parle vraiment à la maison. Le tunisien en fait partie, enregistré par une voix native.
«On l’a faite pour ceux qui ont grandi loin de la Tunisie et qui veulent parler le tunisien de leur famille. On apprend cinq minutes par jour, avec des cartes, des quiz et un parcours qui avance petit à petit», explique-t-il.
L’appli enseigne 19 langues d’origine, dont beaucoup sont absentes de Duolingo, Babbel et Rosetta Stone : les darija maghrébines, le kabyle, le wolof, le tamoul, etc.
Des voix 100 % natives sur 10 d’entre elles et une mémorisation par répétition espacée. Cinq minutes par jour suffisent pour l’apprentissage des bases, explique encore le jeune développeur.
Le tunisien, rappelons-le, est une langue sémitique (afro-asiatique), variété d’arabe maghrébin ; vocabulaire à substrat berbère (environ 8-9 % du lexique) et emprunts au français, à l’italien, au turc et à l’espagnol. Il est parlé par 11,5 millions de locuteurs dont 10 % en dehors de la Tunisie, correspondant à la diaspora. C’est à ces derniers essentiellement que Dialect s’adresse.
I. B.
L’article Dialect, une appli pour apprendre la langue des ses parents est apparu en premier sur Kapitalis.
« Les dattes tunisiennes : Entre les défis de coûts, réussite de la saison et enjeux de marché », tel est le thème de la première conférence nationale qui sera organisée, le 8 octobre, à l’initiative de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) au Village artisanal de Tozeur.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des préoccupations des producteurs de dattes, du soutien aux efforts visant à promouvoir le secteur agricole et de la préparation de la nouvelle campagne agricole.
Elle constituera un espace de dialogue entre les différents acteurs de la filière qui permettra d’examiner les principaux défis auxquels est confrontée la filière, notamment la hausse des coûts de production.
Les participants devront discuter également des moyens permettant d’assurer le bon déroulement de la nouvelle campagne ainsi que sur les mécanismes favorisant le développement des opérations de la commercialisation, de stockage et de valorisation des dattes tunisiennes sur les marchés national et international.
Cette initiative intervient alors que le secteur des dattes tunisiennes a enregistré des indicateurs positifs au cours de la campagne 2025-2026. La production nationale a atteint un niveau record d’environ 404 mille tonnes, dont 347 mille tonnes de la variété « Deglet Nour ». Pour ce qui des exportations, les recettes ont dépassé le seuil de 1000 millions de dinars.
Cependant, le secteur fait face à plusieurs défis structurels et logistiques, parmi lesquels figurent la hausse du coût des intrants et de l’entretien, les difficultés de transport et de stockage, outre les impacts du changement climatique.
La superficie totale des palmiers dattiers en Tunisie est estimée à environ 60,8 mille hectares, répartie principalement entre les gouvernorats de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès.
L’article L’UTAP organise à Tozeur une conférence nationale consacrée aux dattes est apparu en premier sur Le Temps News.
Originaire de Sers (Kef), née en 1964 à Makthar (Siliana), Amel Mokhtar est romancière et nouvelliste. Après des études universitaires, elle rejoint en 1985, le journalisme. Elle publie en 1993, son premier roman, «‘ala nakhabi al-hayat» (Toast à la vie) à Dar Al-Adab, à Beyrouth, suivi de «Al-korsi al-hazzaz» (La chaise à bascule), en 2003, roman censuré pour immoralité, puis finalement mis en distribution. Il révèle une écriture audacieuse, dénonçant les retors de la société, transgressant les interdits et les tabous. Son œuvre, qui compte d’autres romans, comme «Maestro», 2006 ou «La fumée du palais», 2013, ainsi que des recueils de nouvelles, est aujourd’hui largement reconnue et récompensée de différents prix et distinctions littéraires.
Traduite de l’arabe et présentée par Tahar Bekri
Je l’ai rencontré par hasard. Cela aurait pu être passager comme toute rencontre fortuite entre un homme et une femme qui se connaissent superficiellement. Sauf que le destin planifiait à sa manière et selon ses scénarios. Le destin fixa cet instant afin qu’il devienne le début d’une histoire d’une passion enflammée, puis un mariage réussi, selon les critères sociaux.
A cet instant exactement, quelqu’un m’appela au téléphone, me disant que cet homme était ton époux attendu. Peut-être m’en étais-je moquée, car j’ai cru que cela m’habitait à cause de ma mère qui insistait tout le temps et sans relâche, pour que je me dépêche de me marier, considérant qu’une fille qui dépasse la vingtaine, sans se marier est une vieille fille aux yeux de la société.
J’avais dépassé vingt-cinq ans mais je n’avais pas ressenti que j’étais une vieille fille, comme ils le disent. J’étais une fille joyeuse, allante, aimant la vie jusqu’à la folie. Le mariage n’était pas, quel que fût son prix, parmi mes objectifs. Mon premier objectif et le plus important était de réussir au travail, quant à mon second objectif, c’était de conserver au sein de l’institution du mariage, une passion folle. Je savais pertinemment que ce que je visais était parmi les équations difficiles, plutôt, impossibles dans la vie. Je considérais les expériences qui reconnaissaient la mort de la passion et de l’amour comme des expériences incomplètes ou bancales. Je m’assois sur le siège d’un spectateur roi qui a une haute confiance en lui-même et ses capacités. Je persistais alors sur le fait que je n’épouserais qu’un bel homme, de mon niveau culturel et de mes idées. Ainsi, nous échangerions une passion de légende. Après cela, il me sera possible de parier et de gagner le pari de conserver la flamme de la passion, entre moi et mon mari, jusqu’au dernier moment que durera notre mariage.
Quand le téléphone me chuchota que ce bel homme était mon époux attendu, j’ai cru que c’était une autre feinte du destin. Sauf que ce dernier, cette fois-ci, était sérieux, plutôt même, généreux envers moi et m’avait fourni tout ce que je désirais : me marier. J’ai épousé un bel homme cultivé, un artiste, je me suis mariée dans la fournaise d’une histoire vraie.
Au début du voyage-mariage, sur lequel ont passé dix ans, j’étais enthousiaste jusqu’à me vanter de mes hautes capacités, magiques, à vaincre, probablement, l’institution du mariage.
A chaque occasion et à chaque rencontre avec des amis, je me vantais et insistais sur ma réussite d’avoir conservé nos sentiments enflammés, même après le mariage. Tant que mon mari croyait en mon idée et se distinguait par sa mentalité ouverte et libre, il m’a aidée et m’aidera à gagner le pari afin que notre passion reste enfiévrée.
Puis les fatigues involontaires commencèrent. Je suis tombée enceinte, ce que nous attendions ardemment. Arrivèrent ainsi des fatigues que je ne m’imaginais absolument pas. Tout ce que nous entendons des autres passe sans signification, jusqu’à ce que nous le vivions par nous-mêmes et posions nos pieds sur la braise. A ce moment-là et c’est seulement à ce moment, que nous nous rappelons les expériences des autres et nous les comprenons.
Les fatigues de la grossesse changent le caractère, perturbent tous les sentiments clairs puis nous dépassons l’étape et nous fêtons le nouveau-né. Le mariage commence à étendre ses barreaux solides que nous avons pensés, au début, en or, J’avais cru, personnellement, que c’étaient des barreaux d’une passion enflammée qui ne s’éteindraient jamais.
Peu à peu, le cercle des barreaux gouverne et révèle que nous sommes de vrais prisonniers de l’institution du mariage qui bénéficie de ses propres lois très spécifiques et de ses jugements excessifs envers l’homme. Souvent, les époux plongent dans les échanges d’accusations, à cause du manque de conviction, de satisfaction du choix de l’autre ou du manque de parité et l’absence de sentiments de l’un envers l’autre. Mais dans la situation que je vis, où il n’y a pas de possibilité d’accrocher les erreurs sur le porte-manteau de l’autre, dans cette situation de parité et de passion, je me demande où se trouve la faille, après avoir reconnu à moi-même, d’abord, que j’ai perdu le pari et que, ce qui reste de notre passion enflammée, ce sont des sentiments silencieux et bridés, qui n’ont pas le moindre droit de s’exprimer devant l’encombrement des sujets et des dossiers ouverts à étudier et à discuter dans le partenariat du mariage!
Avec les jours et les années, le mariage, qu’au début, tous croient un havre d’amour, se transforme en un contrat d’une vraie société, au sens économique profond du terme. Nous réglons les problèmes d’un point de vue matériel, économique, lié à la balance économique, mondialiste. Nous discutons d’affaires diverses, et quand nous nous taisons un peu, il nous traverse l’esprit d’ouvrir les pages de notre histoire et de lire ensemble des extraits de poésie, comme nous le faisions au début de notre mariage, de voir un film au cinéma ou de pousser notre analyse de l’être humain. Nous découvrons soudain que nous sommes tous deux fatigués, nous réalisons ainsi, soudainement, que nous sommes épuisés, lui, se plaint d’un torticolis et moi, de maux de tête ou de dos. Nos regards se brisent et chacun de nous s’enfuit vers lui-même et se recroqueville sur ses vraies douleurs, c’est-à-dire, l’incapacité d’irriguer la plante fanée en son profondeur, reportant cela à demain, espérant d’autres circonstances plus souples pour une telle discussion, espérant un sentiment réel de puissance et de désir. Mais le lendemain ne sera pas meilleur, le tourbillon court et tourne d’une rapidité qui ne s’arrête pas et s’il s’arrête, c’est définitivement, pour la dernière scène d’adieu
Cette nuit, alors que nous nous préparons en silence pour fêter le dixième anniversaire de notre mariage, j’ai pensé proposer à mon mari la séparation, afin que chacun de nous retrouve sa liberté humaine. Au dîner, je lui ai dit : «J’ai une proposition à l’occasion de cet heureux anniversaire», il sourit et dit : «Moi aussi, j’ai une proposition». La curiosité m’a incité à connaître sa proposition avant de présenter la mienne. Il insista pour m’entendre la première. Notre entêtement finit par reporter cela à demain. J’étais persuadée qu’il allait me proposer la même proposition à laquelle j’ai pensée
Au lit, pendant que j’étais entre sommeil et éveil, j’ai essayé pour la dernière fois de le pousser à avouer sa proposition. Sa voix enfouie dans le sommeil me parvint : «Demain, je te dirai tout».
Remerciements à l’auteure.
Copyright Tahar Bekri pour la traduction.
L’article Nouvelle de Amel Mokhtar | Le mariage m’a tuée est apparu en premier sur Kapitalis.
Vient de paraître aux éditions Arcadia, à Tunis, ‘‘La genèse de la création de la Banque centrale de Tunisie et du dinar – Le rôle de la France et du FMI’’, de l’économiste Sadok Rouai, qui revient sur une période déterminante de l’histoire financière de la Tunisie : la création de la BCT et de la monnaie nationale.
L’auteur propose une relecture de ce qui a souvent été résumé à la «bataille du dinar», en s’intéressant aux négociations complexes qui ont accompagné la construction de la souveraineté monétaire tunisienne. Il met notamment en lumière les pressions exercées par la France ainsi que le soutien technique apporté par le Fonds monétaire international (FMI) dans la mise en place des réformes monétaires.
Fondé sur des archives et des reconstitutions financières, l’ouvrage entend renouveler la lecture des origines du dinar tunisien et de la BCT, en montrant une souveraineté monétaire construite progressivement, dans un contexte de contraintes et de négociations.
Économiste, diplômé de la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université de Tunis et titulaire d’un Diplôme d’études supérieures bancaires de l’Institut technique de banques à Paris, Sadok Rouai a débuté sa carrière à la BCT, où il a notamment travaillé aux départements des études, des relations internationales et de la supervision bancaire.
En 1987, il rejoint le FMI, où il exercera pendant plus de trois décennies comme conseiller principal auprès d’un administrateur.
Avec ce nouveau livre, l’auteur met ainsi son expérience des institutions financières tunisiennes et internationales au service d’une plongée dans les origines de la souveraineté monétaire de la Tunisie.
Djamal Guettala
L’article Sadok Rouai revient sur la naissance de la BCT et du dinar est apparu en premier sur Kapitalis.
Entrelaçant archives familiales, roman épistolaire et chronique urbaine, le nouvel ouvrage bilingue ‘‘Le vent du Sirocco / Vento di Scirocco’’ d’Alfonso Campisi (professeur à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Manouba), éclaire un chapitre méconnu de l’histoire tuniso-italienne, une sorte de mémoire retrouvée de la Médina de Tunis à travers le vécu d’une italienne de de Tunisie.
Il est des récits où l’histoire intime rencontre la grande Histoire. C’est le pari réussi de l’universitaire et essayiste Alfonso Campisi dans son nouvel ouvrage bilingue (français-italien), ‘‘Le vent du Sirocco / Vento di Scirocco’’, publié aux éditions Hkeyet. Une immersion historique et un éclairage précieux sur la Tunisie cosmopolite de la première moitié du XXe siècle.
Au centre de cette sorte de roman épistolaire se dresse une figure féminine d’exception : Lucia Campisi, arrière-grand-tante de l’auteur. Installée dès 1908, au 98 rue Bab Souika, elle s’impose comme l’une des premières femmes pharmaciens de Tunisie, bravant les conventions de son époque pour mettre son savoir au service de la collectivité.
Une chronique vibrante de Tunis depuis 1900. Au fil des lettres, l’ouvrage dépasse la simple biographie pour offrir un portrait saisissant de Tunis au début du XXᵉ siècle. Le quartier de Bab Souika y est dépeint avec finesse et nostalgie : un territoire haut en couleur où la vie quotidienne réunissait Tunisiens musulmans et juifs, Siciliens, Italiens et Français dans un vivre-ensemble authentique.
L’officine de Lucia Campisi n’était pas seulement un lieu de soins, mais un véritable lieu de vie, témoin privilégié des mutations sociales, sanitaires et politiques de la Régence de Tunis au gré des décennies.
En ouvrant son officine au n° 98 de la rue Bab Souika, Lucia fait le pari de la proximité. Tenant à distance les intrigues politiques de l’époque, elle s’impose par son professionnalisme, son humanité et sa maîtrise des langues, et fait de sa pharmacie un lieu d’entraide entre Tunisiens, Siciliens, Maltais et Grecs.
À travers cette figure d’exception, Alfonso Campisi retrace l’émancipation d’une femme en avance sur son temps et rend hommage à la communauté sicilienne de Tunisie, à son intégration et à sa fidélité envers une terre que Lucia n’a plus jamais quittée.
L’auteur présentera son livre et assurera une séance de dédicace le dimanche 11 octobre à 17h à Dar El Jeld, dans la médina de Tunis.
L’article Voyage dans le Tunis d’antan par Alfonso Campisi est apparu en premier sur Kapitalis.
La troisième édition d’ArtiCrea, salon professionnel dédié à l’artisanat d’art et au design tunisiens, se tient du 5 au 11 octobre 2026 au Palais des expositions du Kram, à Tunis, avec la participation de plus de 150 entreprises artisanales. Le programme prévoit des rencontres professionnelles et des ateliers sur les tendances, l’accès aux marchés étrangers, le commerce électronique et la protection des créations.
Organisée par l’Office national de l’artisanat tunisien (Onat), en collaboration avec la Société des foires internationales de Tunis et la Fédération nationale de l’artisanat, la manifestation vise à renforcer les liens entre producteurs, designers, importateurs et acheteurs tunisiens et étrangers, ainsi qu’à ouvrir de nouveaux canaux de commercialisation et d’exportation. L’objectif, expliquent les organisateurs, est de transformer la valeur culturelle traditionnelle de l’artisanat tunisien en une valeur économique accrue.
Le programme d’ArtiCrea comprend des rencontres professionnelles et des ateliers portant sur le design, l’innovation, les tendances, les procédures d’exportation, l’accès aux marchés étrangers, le commerce électronique ainsi que la protection des dessins, modèles et marques. L’accent est ainsi mis, au-delà de la simple exposition des produits, sur la capacité des entreprises artisanales à être compétitives sur les marchés internationaux.
L’artisanat représente encore une part relativement modeste des exportations tunisiennes, mais offre des marges de croissance particulièrement importantes. En 2025, les exportations du secteur ont atteint environ 160 millions de dinars, contribuant à hauteur d’environ 2 % aux exportations totales du pays.
Selon l’Onat, le secteur compte quelque 2 500 entreprises, dont 650 exportatrices, et emploie directement des centaines de milliers d’artisans.
La répartition géographique des ventes révèle toutefois une particularité qui le distingue des exportations manufacturières tunisiennes dans leur ensemble. Si les États-Unis constituent l’un des principaux marchés pour l’artisanat tunisien, l’Europe demeure, globalement, la principale zone de destination. La diversification géographique figure donc parmi les priorités de l’Onat, notamment à travers la participation à des salons internationaux et la recherche de nouveaux débouchés en Afrique ainsi que sur d’autres marchés extra-européens. Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, avait déjà souligné, en 2025, la nécessité de conquérir de nouveaux marchés africains.
Le potentiel de développement apparaît particulièrement significatif si l’on considère le poids de l’artisanat dans l’économie tunisienne. Ce secteur contribue à hauteur de 4 à 5 % environ au produit intérieur brut et génère chaque année des milliers d’emplois, tout en étant fortement implanté dans les régions de l’intérieur.
La Tunisie considère ainsi l’artisanat non seulement comme une filière culturelle et touristique, mais aussi comme un levier de développement régional et d’inclusion économique.
Pour 2026, les autorités ont fixé un objectif particulièrement ambitieux : porter les recettes d’exportation de l’artisanat à 500 millions de dinars, soit plus de trois fois la valeur atteinte en 2025. Il s’agit d’un objectif qui reste à réaliser mais qui met en évidence l’ampleur du pari fait sur l’internationalisation du secteur. Les premiers signes pour 2026 sont toutefois positifs. Le programme national «Easy Export» a été renforcé ; il permet aux artisans, aux microentreprises, aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux start-ups d’utiliser le réseau postal pour leurs expéditions internationales. Le Fonds de promotion des exportations (Foprodex) prend en charge 50 % des frais de transport des colis destinés à l’étranger.
Le programme entre dans une phase d’expansion territoriale : selon le directeur général de la Poste tunisienne, Yassine Friâa, le système a démarré avec 11 guichets uniques et a déjà permis l’adhésion de 71 entreprises, avec plus de 6 000 colis expédiés. L’objectif est d’étendre le service à toutes les régions d’ici l’année prochaine.
La directrice générale de l’Onat, Leila Msellati, a par ailleurs souligné que «la valeur officielle des exportations ne reflète pas entièrement la capacité commerciale réelle du secteur, car une partie des produits artisanaux atteint les marchés étrangers via des canaux qui ne sont pas pleinement pris en compte par les statistiques». Selon Mme Msellati, le renforcement de l’accompagnement et des incitations à l’exportation «peut donc générer un effet multiplicateur significatif».
C’est précisément sur cet écart entre le potentiel et les exportations enregistrées que se concentre la stratégie d’internationalisation soutenue par la coopération européenne, et notamment italienne. Le projet «Creative Tunisia», financé par l’Union européenne (UE) et l’Agence italienne de coopération au développement (AICS) et mis en œuvre par l’Onudi en partenariat avec l’Onat entre 2019 et 2026, a soutenu 17 groupements économiques, accompagné plus de 2 000 artisans, aidé 200 entreprises artisanales à accéder aux marchés internationaux, développé 350 nouvelles collections et ouvert dix nouveaux marchés étrangers.
Le projet a misé avant tout sur le passage d’une production traditionnelle à des produits capables de rivaliser sur le marché international grâce au design, à l’innovation, à la qualité et à l’organisation des filières.
La directrice générale de l’Onat a souligné que, «malgré la demande internationale pour les produits artisanaux tunisiens, il reste nécessaire de renforcer les chaînes de valeur : une étape décisive pour transformer la notoriété du produit en exportations structurelles».
L’Onat renforce la présence des produits tunisiens dans les salons internationaux. Après avoir participé à la Foire de Marseille, qui s’est achevée aujourd’hui, l’organisme a annoncé sa participation à Artigiano in Fiera à Milan, du 5 au 13 décembre, ainsi qu’au salon Ambiente en Allemagne en janvier 2027, dans le cadre de sa stratégie de promotion de l’artisanat sur les marchés d’exportation.
ArtiCrea 2026 marque ainsi une phase de transition pour le secteur, passant du statut de vitrine du patrimoine tunisien à celui de plateforme commerciale et créative. La présence d’acheteurs et d’importateurs étrangers, l’intégration du design et le recours au numérique témoignent d’une volonté de façonner un artisanat tunisien plus identifiable et compétitif, capable de s’insérer dans les chaînes de valeur internationales.
Pour la Tunisie, l’enjeu consiste désormais à transformer ce patrimoine de savoir-faire et d’identités territoriales en une augmentation structurelle des exportations. Dans une économie où plus de sept exportations sur dix sont destinées à l’Europe, le renforcement des filières artisanales peut constituer un levier de diversification des exportations, de développement régional et de création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
Avec Agencia Nova.
L’article L’artisanat tunisien mise sur le design et l’innovation pour mieux s’exporter est apparu en premier sur Kapitalis.
Le musicien espagnol Dani de Morón, l’un des guitaristes flamencos les plus reconnus et influents de sa génération, donnera un concert le samedi 10 octobre 2026, à 15h00, au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la culture de Tunis, et ce dans le cadre des Journées musicales de Carthage, qui se tiennent du 3 au 10 octobre, véritable espace de rencontre entre les scènes musicales tunisienne, méditerranéenne, arabe, africaine et européenne.
Originaire de Morón de la Frontera, l’un des hauts lieux de la tradition de la guitare flamenca, Dani de Morón s’est formé dans l’entourage de la grande maîtresse du baile Matilde Coral. Il a depuis développé une remarquable carrière aux côtés de grandes figures du flamenco telles que José Mercé, Antonio Canales, Concha Buika et Patricia Guerrero, et a notamment accompagné Paco de Lucía lors de sa tournée Cositas Buenas, une expérience qui a contribué à renforcer sa projection internationale.
Lauréat de deux Giraldillos de la Bienal de Flamenco de Sevilla et nommé aux Latin Grammy Awards 2018 dans la catégorie «Meilleur album de flamenco», Dani de Morón développe un langage musical personnel, à la croisée de la tradition flamenca, du jazz et des musiques du monde.
Son concert à Tunis sera l’occasion de découvrir une guitare flamenca à la fois profondément enracinée dans sa tradition et ouverte à de nouveaux horizons musicaux.
Ce concert, organisé avec le soutien de l’ambassade d’Espagne et de la délégation de l’Union européenne en Tunisie, vise à renforcer les échanges culturels et les liens entre les scènes européennes et tunisiennes.
I. B.
L’article Concert à Tunis du guitariste espagnol Dani de Morón est apparu en premier sur Kapitalis.