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Pékin mobilise 54 milliards de dollars pour renforcer ses géants financiers

07. September 2026 um 12:39

La Chine va mobiliser 54 milliards de dollars pour renforcer les fonds propres de plusieurs grandes banques et compagnies d’assurance publiques. Coordonnée par le ministère des Finances, cette opération vise à consolider la stabilité du système financier. De même, Pékin cherche à renforcer la capacité des établissements à absorber les risques et à soutenir une économie confrontée à une demande de crédit encore faible.

Le ministère chinois des Finances a annoncé qu’il prévoit notamment d’injecter 57 milliards de yuans, soit environ 8 milliards de dollars, dans trois assureurs publics. China Life Insurance Group, le premier assureur-vie du pays, doit recevoir 35 milliards de yuans. Tandis que China Taiping Insurance Group bénéficiera de 7 milliards de yuans. La People’s Insurance Company of China prévoit pour sa part un placement privé d’actions pouvant atteindre 15 milliards de yuans.

Deux autres groupes publics doivent également être renforcés : China Export & Credit Insurance Corporation, avec 10 milliards de yuans, et China Reinsurance Group, avec 3 milliards de yuans.

Les grandes banques renforcent leur capital

Le dispositif concerne aussi les principales banques publiques chinoises. L’Agricultural Bank of China prévoit de lever 160 milliards de yuans. Alors que l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) doit lever 100 milliards de yuans grâce à des placements privés destinés à renforcer leur capital de catégorie 1. L’Export-Import Bank of China bénéficiera de son côté d’une injection de 30 milliards de yuans.

Cette opération prolonge le plan annoncé en mars par Pékin, qui prévoyait déjà l’injection de 300 milliards de yuans, soit environ 44 milliards de dollars, dans les banques publiques afin de limiter les risques systémiques et d’accroître leur capacité à financer notamment les entreprises technologiques.

À travers cette nouvelle recapitalisation, Pékin cherche à donner davantage de marges de manœuvre à ses établissements financiers pour maintenir l’offre de crédit et soutenir l’activité. Le secteur bancaire évolue toutefois dans un environnement difficile, marqué par une faible demande de prêts et une pression croissante sur la rentabilité. Dans l’assurance, les taux d’intérêt bas pèsent également sur les performances et rendent nécessaire un renforcement des fonds propres.

Pour les autorités chinoises, l’enjeu est donc double : préserver la solidité du système financier tout en utilisant les banques et les assureurs comme leviers de soutien à la croissance.

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OpenAI dans la tourmente après un détournement d’IA en Allemagne

07. September 2026 um 11:59

OpenAI reconnaît qu’un incident impliquant plusieurs de ses agents d’intelligence artificielle (IA) met en lumière la nécessité d’une plus grande transparence sur les comportements imprévus des systèmes autonomes. Des agents ont détourné l’usage d’un site wiki allemand pour en faire une sorte de forum clandestin destiné à coordonner des comportements interdits, notamment des méthodes de triche.

L’affaire, révélée par Reuters le 5 septembre, concerne une opération au cours de laquelle une multitude d’agents d’OpenAI ont utilisé un site communautaire allemand comme support de communication. Les agents ont notamment publié du contenu et utilisé la plateforme pour échanger des informations permettant de contourner certaines restrictions et de faciliter des comportements contraires aux règles qui leur étaient imposées.

OpenAI a reconnu l’incident sous le nom de « wiki incident », tout en indiquant qu’il devait être considéré comme un cas de « misalignment », ou désalignement : un comportement d’un système d’IA qui s’écarte de l’objectif ou des contraintes fixés par ses concepteurs.

L’épisode soulève également la question de la transparence de l’entreprise. OpenAI avait connaissance de l’incident plusieurs semaines avant de s’exprimer publiquement.Et ce, alors qu’elle gérait parallèlement les conséquences d’un autre incident impliquant ses agents et la plateforme Hugging Face.

L’entreprise estime désormais que les incidents de ce type doivent faire l’objet d’une communication plus claire. Elle souligne toutefois que l’industrie de l’IA ne dispose pas encore de normes communes permettant de déterminer précisément comment signaler les comportements de désalignement observés pendant l’entraînement, l’évaluation ou le déploiement des modèles.

Vers un nouveau cadre de signalement

OpenAI affirme travailler à la mise en place d’un cadre spécifique de divulgation des incidents de désalignement. L’entreprise souhaite également que l’ensemble du secteur adopte des standards plus précis pour rendre compte des comportements inattendus des agents autonomes.

Cette démarche intervient alors que les capacités des agents IA progressent rapidement et qu’ils sont désormais capables d’exécuter des tâches complexes sur Internet, d’interagir avec des systèmes externes et de poursuivre des objectifs sur de longues périodes.

L’enjeu dépasse ainsi le seul cas d’OpenAI. Pour les acteurs de l’IA, la difficulté consiste désormais à surveiller non seulement les erreurs classiques des modèles, mais aussi les stratégies inattendues qu’ils peuvent développer pour atteindre un objectif donné. OpenAI indique travailler avec plusieurs autorités réglementaires à travers le monde sur ces questions.

Une nouvelle alerte sur les agents autonomes

Le « wiki incident » intervient après plusieurs épisodes ayant renforcé les interrogations sur la capacité des entreprises à contrôler leurs agents IA. Reuters avait notamment rapporté en juillet qu’un agent d’OpenAI avait réussi à contourner certaines mesures de confinement et à intervenir sur des systèmes liés à Hugging Face.

Pour OpenAI, ces événements montrent que la sécurité de l’IA ne peut plus se limiter aux tests effectués avant la mise à disposition des modèles. La surveillance des comportements en conditions réelles et la transparence sur les incidents deviennent désormais des composantes centrales de la gouvernance des systèmes autonomes.

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Algérie – Espagne : les grands dossiers économiques au menu de la visite de Tebboune

07. September 2026 um 10:57

La visite d’État du président algérien Abdelmadjid Tebboune en Espagne, en octobre prochain, doit consacrer le réchauffement des relations entre Alger et Madrid. L’énergie, le commerce, les investissements et les infrastructures devraient figurer parmi les principaux dossiers économiques…

Les relations entre l’Algérie et l’Espagne s’apprêtent à franchir une nouvelle étape. Abdelmadjid Tebboune doit effectuer en octobre 2026 une visite d’État à Madrid, à l’invitation du roi Felipe VI et du chef du gouvernement, Pedro Sánchez. Une visite qui intervient après plusieurs années de tensions et qui devrait accorder une place centrale aux dossiers économiques.

Au-delà de sa portée diplomatique, cette visite doit permettre de donner un contenu concret au rapprochement amorcé entre les deux pays. Énergie, investissements, échanges commerciaux et coopération industrielle figurent parmi les secteurs susceptibles de bénéficier de cette nouvelle dynamique, selon les éléments rapportés par Al Araby le 6 septembre.

Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Espagne a dépassé 10 milliards de dollars en 2025, illustrant le poids des relations économiques bilatérales malgré la période de refroidissement traversée par les deux pays.

Les relations bilatérales avaient atteint un niveau de tension particulièrement élevé en 2022, lorsque l’Algérie avait suspendu le traité d’amitié et de coopération conclu en 2002 et gelé une partie des échanges commerciaux. Cette crise faisait notamment suite au changement de position de Madrid sur la question du Sahara occidental. Le dialogue a toutefois progressivement repris. Une étape importante a été franchie en juillet 2026 avec la visite à Alger de Pedro Sánchez, la première d’un chef de gouvernement espagnol depuis le début de la crise…

Le gaz, pièce maîtresse du partenariat

L’énergie devrait occuper une place prépondérante dans les discussions. L’Algérie demeure un fournisseur majeur de gaz naturel de l’Espagne, ce qui confère aux relations énergétiques une importance stratégique pour les deux pays.

Selon les éléments rapportés par Al Araby, les deux parties envisagent notamment une augmentation d’environ 10 % des exportations de gaz algérien vers l’Espagne via le gazoduc Medgaz, ainsi qu’un doublement des volumes de gaz naturel liquéfié acheminés par méthaniers. L’Algérie fournit actuellement à l’Espagne environ 10 milliards de mètres cubes de gaz par an, principalement par le gazoduc Medgaz qui relie directement les deux pays, auxquels s’ajoutent les cargaisons de GNL.

Le rapprochement politique ouvre également des perspectives dans le commerce et l’investissement. Alger souhaite notamment accélérer la diversification de son économie et attirer davantage de capitaux, de technologies et de savoir-faire étrangers.

Pour les entreprises espagnoles, le marché algérien représente un potentiel important dans plusieurs secteurs : industrie, infrastructures, transports, énergie et technologies. La visite de Tebboune pourrait ainsi déboucher sur de nouveaux accords et sur l’identification de projets communs susceptibles de donner une dimension plus durable au partenariat économique.

L’enjeu pour les deux capitales sera désormais de transformer le rapprochement diplomatique en coopération économique concrète, fondée sur des investissements, des projets industriels et une intensification des échanges.

Migration et sécurité en toile de fond

Les discussions ne seront toutefois pas exclusivement économiques. La migration devrait figurer à l’agenda, notamment la gestion des flux migratoires, la lutte contre les réseaux de trafic d’êtres humains, les questions de réadmission et le contrôle des frontières. La coopération sécuritaire et la lutte contre le terrorisme devraient également être abordées, dans un contexte où Madrid considère l’Algérie comme un partenaire stratégique au Maghreb.

Pour Alger comme pour Madrid, l’objectif est désormais de consolider le retour au dialogue et de l’inscrire dans la durée. L’énergie, le commerce et l’investissement pourraient constituer les principaux leviers de cette nouvelle phase des relations algéro-espagnoles.

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L’Iran hausse le ton : la prochaine riposte sera plus douloureuse

07. September 2026 um 10:25

Les autorités iraniennes ont averti que toute nouvelle attaque contre le pays entraînerait une riposte plus sévère, annonçant au passage une intensification des efforts pour stabiliser l’économie.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a affirmé, dimanche 6 septembre, que toute attaque future contre les intérêts et la sécurité de l’Iran recevrait désormais une réponse « plus rapide, plus lourde et plus douloureuse ». Cette déclaration intervient alors que le conflit avec les États-Unis et Israël entre dans une nouvelle phase de tensions autour des infrastructures énergétiques et du détroit d’Ormuz.

Parallèlement au discours militaire, le gouvernement iranien entend renforcer son action sur le front économique. Le ministre de l’Économie, Seyed Ali Madanizadeh, a reconnu l’ampleur des difficultés auxquelles le pays est confronté, notamment l’inflation, le chômage et les dysfonctionnements du marché. Il a estimé que la responsabilité du redressement économique incombe d’abord aux institutions iraniennes, et pas uniquement aux pressions exercées de l’extérieur.

Le ministère de l’Économie a ainsi activé un « quartier général de la guerre économique », chargé notamment de limiter les conséquences des sanctions américaines et des restrictions imposées aux exportations iraniennes.

Le pétrole au cœur de la bataille

La pression américaine vise particulièrement le secteur pétrolier iranien. Les sanctions et le blocus des exportations réduisent les recettes dont Téhéran a besoin pour financer son économie. Cette situation intervient alors que le pétrole reste au cœur du bras de fer entre les deux pays. L’Iran conserve toutefois la capacité de perturber les flux énergétiques dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait auparavant environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole.

Téhéran envisage désormais de créer une zone maritime restreinte dans le détroit et d’imposer des sanctions aux navires qui y pénétreraient. Cette menace fait peser un risque supplémentaire sur la circulation maritime et sur les marchés mondiaux de l’énergie.

Le détroit d’Ormuz constitue désormais l’un des principaux leviers de pression de Téhéran. En effet, l’Iran affirme conserver le contrôle de cette voie maritime stratégique, alors que les États-Unis cherchent à rétablir la circulation des navires et à maintenir leur pression sur les exportations iraniennes.

Face à l’aggravation des difficultés économiques, les autorités iraniennes cherchent donc à déplacer une partie de leur attention vers les problèmes internes. L’inflation, le chômage, la dépréciation de la monnaie et les perturbations des échanges pèsent lourdement sur la population. Le gouvernement veut désormais renforcer la gestion de l’économie et réduire les effets des sanctions, tout en maintenant sa capacité de résistance face à Washington.

Cette double stratégie — résistance militaire et redressement économique — intervient alors que le rapport de force reste particulièrement incertain. Téhéran conserve des moyens de pression sur les routes énergétiques du Golfe, mais le blocus américain et les sanctions réduisent progressivement ses marges de manœuvre économiques.

Pour l’Iran, l’enjeu est désormais de démontrer que la pression économique américaine ne peut pas suffire à faire plier le régime, tout en évitant qu’une nouvelle escalade militaire ne provoque des dommages supplémentaires à une économie déjà fortement fragilisée.

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Allemagne : l’extrême droite s’impose en Saxe-Anhalt avec 44 % des voix

07. September 2026 um 09:24

L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a remporté, dimanche 6 septembre, une victoire historique aux élections régionales en Saxe-Anhalt, avec 44 % des voix, devant les conservateurs de la CDU du chancelier Friedrich Merz; et ce, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale.

Avec 44 % des suffrages, l’AfD a plus que doublé son score de 2021, lorsqu’elle avait obtenu 20,8 %. La CDU, qui gouvernait la Saxe-Anhalt depuis 2002, subit en revanche un revers spectaculaire, son score tombant à environ 18,5 %, contre 37,1 % lors du précédent scrutin.

Le parti dirigé localement par Ulrich Siegmund, âgé de 35 ans, n’a toutefois pas obtenu la majorité absolue lui permettant de gouverner seul. La formation devra donc composer avec un paysage politique où les principaux partis allemands refusent jusqu’ici toute coalition avec elle.

La participation, particulièrement élevée, aurait atteint 77 %, selon la chaîne publique ZDF. Pour M. Siegmund, ce résultat constitue néanmoins un événement historique et une première étape vers les ambitions nationales de l’AfD, notamment en vue des élections fédérales de 2029…

Pour Marcel Fratzscher, président de l’Institut allemand de recherche économique, le scrutin représente avant tout « un vote de défiance » envers le gouvernement fédéral. Merz est confronté à une forte impopularité alors que ses réformes destinées à relancer une économie allemande en difficulté peinent encore à convaincre.

Le chancelier avait lui-même averti qu’une victoire de l’AfD pourrait nuire à la Saxe-Anhalt et décourager les investisseurs étrangers. Le parti d’extrême droite est désormais crédité de 28 % au niveau national, contre 20 % pour les conservateurs selon un récent sondage INSA.

Immigration, Russie et remise en cause de l’euro

La progression de l’AfD repose notamment sur une ligne dure en matière d’immigration. Le parti réclame un renforcement massif des restrictions migratoires et propose notamment des classes séparées pour les enfants de réfugiés.

Son programme prévoit également une refonte du service public audiovisuel, la promotion de valeurs jugées plus traditionnelles, davantage d’enseignement du russe dans les écoles et l’arrêt de la construction de nouveaux parcs éoliens. Sur le plan international, l’AfD défend un rapprochement avec la Russie, une réduction du soutien à l’Ukraine et la sortie de l’euro…

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Bardella-Farage : le pacte contre les traversées clandestines

05. September 2026 um 13:13

Jordan Bardella a promis qu’une victoire du Rassemblement national à l’élection présidentielle française de 2027 mettrait fin au rôle de la France comme point de départ des migrants cherchant à rejoindre le Royaume-Uni par la Manche.

S’exprimant à Birmingham, lors de la conférence annuelle de Reform UK, le président du RN a assuré qu’un gouvernement dirigé par Marine Le Pen ferait « tout son possible » pour que la France ne soit plus une « porte d’entrée » vers le Royaume-Uni pour l’immigration clandestine.

Les deux formations ont annoncé la signature d’un mémorandum d’entente visant à mettre un terme aux traversées de la Manche à bord de petites embarcations. Selon cet accord, si Reform UK arrive au pouvoir au Royaume-Uni et si le RN accède au pouvoir en France, les migrants arrivant clandestinement sur les côtes britanniques depuis la France pourraient être renvoyés vers la France, qui s’engagerait à organiser leur retour vers leur pays d’origine.

Le texte prévoit également une coopération accrue entre les deux pays ainsi qu’un mécanisme de partage des coûts liés à la sécurité des frontières.

Le pacte conclu à Birmingham dépasse ainsi la seule question migratoire. Il marque un rapprochement entre deux formations populistes de droite qui cherchent à transformer leur influence électorale en coopération politique transfrontalière.

Pour Nigel Farage comme pour Jordan Bardella, l’objectif est désormais de faire de la lutte contre l’immigration clandestine un axe majeur de leurs futures campagnes électorales.

Une promesse électorale pour 2027

Jordan Bardella a présenté cette perspective comme un engagement politique en vue de la présidentielle française de 2027. Le dirigeant du RN veut notamment renforcer le contrôle des frontières françaises et empêcher les départs de migrants depuis les côtes françaises. Cette position s’inscrit dans la stratégie du RN visant à faire de l’immigration l’un des thèmes centraux de la prochaine campagne présidentielle.

Le rapprochement entre les deux partis intervient alors que la France et le Royaume-Uni ont déjà renforcé leur coopération contre les traversées clandestines. En avril 2026, les deux pays ont conclu un nouvel accord destiné à accroître les moyens humains, technologiques et de renseignement consacrés à la surveillance des côtes françaises et à la lutte contre les passeurs. Le gouvernement britannique affirme que cette coopération a déjà empêché des dizaines de milliers de personnes de tenter la traversée…

Plus de 16 000 arrivées depuis le début de l’année

Malgré le renforcement de la coopération franco-britannique, les traversées se poursuivent. Selon les données citées par Reuters, plus de 16 000 personnes ont été détectées au Royaume-Uni après avoir traversé la Manche à bord de petites embarcations depuis le début de 2026. Le nombre d’arrivées est toutefois inférieur de plus de 40 % à celui enregistré sur la même période précédente.

Dans le même temps, le nombre moyen de migrants embarqués sur chaque bateau augmente, les passeurs adaptant leurs méthodes face au renforcement des contrôles…

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Irlande : révision spectaculaire de la croissance, à plus de 10 %

05. September 2026 um 12:12

L’économie irlandaise a enregistré une croissance spectaculaire au deuxième trimestre 2026, le produit intérieur brut (PIB) ayant progressé de 10,2 % sur un trimestre…

Cette révision exceptionnelle illustre une nouvelle fois la forte volatilité des statistiques irlandaises, largement influencées par l’activité des multinationales installées dans le pays.

Le bond de 10,2 % intervient après une contraction de 7,0 % au premier trimestre, selon les données révisées. L’économie irlandaise affiche ainsi l’un des retournements trimestriels les plus spectaculaires de ces dernières années.

La performance dépasse largement l’estimation initiale publiée en juillet, qui situait la croissance trimestrielle à 3,9 %. Elle constitue également le rythme de progression le plus élevé depuis le premier trimestre 2021.

Les multinationales au cœur de la performance

Cette accélération est principalement liée aux secteurs dominés par les multinationales. Le secteur industriel mondialisé a progressé de 22,1 %, tandis que les activités liées à l’information et aux communications ont augmenté de 2,3 %.

Au total, les secteurs fortement exposés aux multinationales ont enregistré une progression de 11,2 % au deuxième trimestre. Ces chiffres rappellent la particularité de l’économie irlandaise, où les activités de grands groupes internationaux, notamment dans l’industrie pharmaceutique et technologique, peuvent provoquer d’importantes variations du PIB national…

Une croissance à interpréter avec prudence

La nouvelle estimation constitue une excellente nouvelle pour les chiffres de croissance irlandais, mais elle ne signifie pas pour autant que l’économie intérieure connaît une expansion comparable.

Le poids considérable des multinationales dans le PIB irlandais peut amplifier les variations liées aux exportations, aux transferts d’actifs et aux opérations internationales des grands groupes. Le chiffre de 10,2 % doit donc être replacé dans ce contexte particulier.

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L’excédent commercial du Brésil dépasse 7 milliards de dollars en août

05. September 2026 um 11:37

Le Brésil a enregistré en août 2026 un excédent commercial de 7,4 milliards de dollars. Cette performance repose sur une progression plus rapide des exportations que des importations.

Les exportations brésiliennes ont augmenté de 12,2 % sur un an, pour atteindre 33,2 milliards de dollars, contre une progression des importations de 9,2 %, à 25,8 milliards de dollars. Cette performance commerciale a notamment été portée par les matières premières. Les exportations de minerai de cuivre ont bondi de 223,1 % sur un an en août, contribuant fortement à l’élargissement du surplus. Idem pour les ventes à l’étranger de pétrole brut, de soja, de café et de carburants qui ont enregistré des progressions à deux chiffres….

Sur les huit premiers mois de 2026, l’excédent commercial brésilien s’est établi à 55,3 milliards de dollars, soit une progression de 28,2 % par rapport à la même période de 2025. Le pays conserve ainsi une importante capacité à dégager un solde extérieur positif, malgré un environnement commercial international marqué par les tensions tarifaires et les incertitudes géopolitiques.

Cette performance intervient alors que les relations commerciales entre Brasilia et Washington restent tendues. Les États-Unis ont imposé de nouvelles surtaxes sur certaines importations brésiliennes, poussant les deux gouvernements à reprendre les discussions sur leurs relations commerciales. Des responsables brésiliens et américains se sont notamment entretenus fin août et sont convenus de poursuivre les négociations.

 

Lire aussi: Lula : les nouveaux droits de douane américains sont une « erreur stratégique »

 

Malgré ces tensions, les exportations brésiliennes ont continué de progresser en août. Les données montrent notamment une hausse de 12,1 % des ventes vers les États-Unis sur le mois, selon les informations disponibles sur les échanges brésiliens.

La Chine et l’Europe renforcent leur poids

Le Brésil dispose également de débouchés importants en dehors du marché américain. Les ventes vers la Chine et l’Union européenne demeurent des composantes majeures de ses échanges extérieurs. La diversification des marchés constitue un atout dans un contexte où les politiques tarifaires américaines compliquent les perspectives des exportateurs brésiliens.

Les exportations vers la Chine ont notamment progressé de 15 %, tandis que celles vers l’Union européenne ont augmenté de 46,4 % en août, selon la presse locale.

Le résultat d’août confirme donc la solidité du commerce extérieur brésilien. Avec 33,2 milliards de dollars d’exportations contre 25,8 milliards d’importations, le pays a dégagé un surplus mensuel supérieur aux attentes.

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Alimentation : les prix mondiaux au plus haut depuis 2022, selon la FAO

05. September 2026 um 09:23

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur progression en août, atteignant leur plus haut niveau depuis novembre 2022. L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi à 133,3 points, en hausse de 1,9 % sur un mois et de 2,5 % sur un an, selon un rapport de la FAO.

Cette nouvelle accélération intervient dans un contexte marqué par les conditions météorologiques extrêmes, les tensions géopolitiques et les perturbations des échanges, notamment en mer Noire. Tous les grands groupes de produits suivis par la FAO ont enregistré une hausse en août.

En effet, le sucre a enregistré la progression la plus spectaculaire. Son indice FAO a bondi de 11,9 % en un mois, atteignant son plus haut niveau depuis juin 2025. Cette envolée s’explique notamment par les inquiétudes concernant les récoltes en Europe et en Asie, affectées par la chaleur et la sécheresse, ainsi que par la baisse des perspectives de production au Brésil…

Pour sa part, l’indice FAO des céréales a progressé de 2,2 % en août. Les cours mondiaux du blé ont augmenté de 2,6 % sur un mois et affichent désormais une progression de 15 % sur un an. La hausse est alimentée par les perturbations persistantes de la logistique des exportations en mer Noire, mais aussi par la dégradation des perspectives de récolte dans plusieurs régions européennes touchées par un temps chaud et sec.

Le maïs a lui aussi progressé de 2,5 %, sous l’effet des inquiétudes concernant les rendements aux États-Unis et dans l’Union européenne, ainsi que d’une demande soutenue des secteurs de l’éthanol et de l’alimentation animale.

Les huiles végétales ont poursuivi leur mouvement de hausse, avec un indice FAO en progression de 1,1 % en août. Les huiles de palme et de soja ont notamment bénéficié d’une demande mondiale soutenue et des craintes concernant les effets du phénomène El Niño sur les récoltes en Asie du Sud-Est.

Les prix de la viande ont augmenté de 1 %, tandis que ceux des produits laitiers ont progressé de 2,3 %, enregistrant leur première hausse en quatre mois.

Le climat devient un facteur déterminant

La hausse d’août illustre surtout la convergence de plusieurs facteurs de risque. Les épisodes de chaleur extrême et de sécheresse en Europe, les inquiétudes concernant un épisode marqué d’El Niño et les perturbations des routes commerciales mondiales compliquent les perspectives d’approvisionnement.

La FAO estime que ces facteurs font progressivement réapparaître une « prime de risque » sur les marchés alimentaires. Selon son économiste en chef, Máximo Torero, les chocs climatiques, les tensions géopolitiques et les perturbations logistiques convergent désormais pour resserrer les perspectives d’offre.

Encore loin du record de 2022

Malgré cette nouvelle progression, les prix alimentaires mondiaux restent nettement inférieurs au sommet atteint après le déclenchement de la guerre en Ukraine. L’indice FAO demeure 16,8 % sous son record historique de mars 2022. La situation actuelle n’en constitue pas moins un signal préoccupant pour les importateurs de produits agricoles et pour les pays fortement dépendants des marchés internationaux.

Avec des céréales au plus haut depuis plus de deux ans, un sucre à son sommet depuis plus d’un an et des risques climatiques qui s’intensifient, les marchés alimentaires abordent ainsi les prochains mois dans un environnement particulièrement incertain.

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États-Unis : le prix du diesel atteint un niveau historique

05. September 2026 um 08:22

Le carburant diesel, utilisé dans les camions et les tracteurs aux États-Unis, a atteint vendredi 4 septembre un record historique de 5,85 $ le gallon (3,8 litres), selon les données de l’American Automobile Association. Le précédent record avait été établi en 2022, après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Les prix de l’énergie ont fortement augmenté depuis que les États-Unis ont lancé une guerre contre l’Iran, Téhéran ripostant en bloquant le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport des hydrocarbures.

Dans les stations-service américaines, le prix de l’essence a également augmenté récemment, pour atteindre un prix moyen de 4,15 dollars le gallon.

À noter que la guerre au Moyen-Orient, impopulaire auprès des Américains, met sous pression l’administration du président Trump à quelques semaines des élections de mi-mandat.

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France : l’été 2026, le plus chaud jamais enregistré

04. September 2026 um 15:31

La France vient de connaître son été le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques en 1900. Marqué par plusieurs épisodes de canicule, une sécheresse exceptionnelle et de vastes incendies, annonce Météo-France.

De juin à août 2026, la température moyenne sur 24 heures a atteint 24,0 °C, soit une anomalie de +3,6 °C par rapport aux normales. L’été 2026 dépasse ainsi largement les précédents records, notamment ceux de 2003 (+2,7 °C) et de 2022 (+2,3 °C).

L’un des marqueurs les plus spectaculaires de cet été réside dans la durée des épisodes de fortes chaleurs. La France a connu 53 jours de vague de chaleur, un niveau qualifié d’« inédit » par Météo-France.

Trois épisodes majeurs se sont succédé entre juin et août, avec des températures exceptionnellement élevées sur une grande partie du territoire. Les températures maximales ont affiché, sur l’ensemble de la saison, une anomalie moyenne de +4,8 °C, dépassant là encore le précédent record de 2003, établi à +3,3 °C.

Une sécheresse aggravée par le déficit de pluie

À la chaleur s’est ajoutée une importante pénurie de précipitations. L’été 2026 figure parmi les plus secs jamais observés en France, avec des précipitations inférieures d’environ 40 % à la moyenne. La combinaison de températures élevées et du déficit pluviométrique a fortement asséché les sols et accentué les risques d’incendie. Les conditions ont été particulièrement difficiles dans plusieurs régions du pays, où les feux de végétation ont atteint une ampleur exceptionnelle.

Cette situation climatique a favorisé la multiplication des incendies géants. Plusieurs milliers d’hectares ont été détruits, notamment dans le sud-ouest et le sud de la France.

Le bilan de l’été a notamment été marqué par un important incendie près de Bordeaux, qui a conduit à l’évacuation d’environ 250 000 personnes. Au total, plus de 100 000 hectares auraient été détruits au cours de la saison. La sécheresse des sols, combinée aux températures extrêmes, a ainsi créé des conditions particulièrement favorables à la propagation rapide des feux.

Des mers également exceptionnellement chaudes

Le record ne concerne pas uniquement les températures terrestres. Les eaux bordant la France métropolitaine et la Corse ont également atteint des niveaux de température jamais observés auparavant. Cette chaleur marine constitue un autre indicateur de l’intensité de l’épisode climatique, avec des conséquences potentielles sur les écosystèmes côtiers et marins.

L’été 2003, longtemps considéré comme la référence en matière de chaleur extrême en France, est désormais nettement dépassé. Avec une moyenne de 24 °C et une anomalie de +3,6 °C, l’été 2026 s’installe au premier rang des étés les plus chauds depuis 1900. Météo-France souligne également que les températures maximales ont atteint des niveaux particulièrement élevés au cours de la saison.

Pour la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, cet été « restera dans l’histoire ». Elle a appelé à « être à la hauteur des enjeux » climatiques, estimant que la question est désormais de savoir si ce record restera exceptionnel ou s’il annonce une succession de nouveaux records.

Une chaleur qui se prolonge en septembre

Le passage à l’automne météorologique ne signifie toutefois pas la fin immédiate des fortes chaleurs. Une nouvelle vague de chaleur touche le sud de la France début septembre, avec des températures pouvant approcher 40 °C dans certains secteurs.

Après un été déjà historique, cette nouvelle séquence de chaleur prolonge ainsi une année 2026 particulièrement exceptionnelle sur le front climatique.

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États-Unis : le marché du travail se fige

04. September 2026 um 14:18

Le marché du travail américain donne des signes de ralentissement sans pour autant basculer dans une vague de licenciements. Aux États-Unis, les entreprises réduisent peu leurs effectifs, mais les recrutements restent également limités, dessinant une situation de « faible embauche, faible licenciement ».

Les données publiées jeudi 3 septembre par Challenger, Gray & Christmas indiquent que les entreprises américaines ont annoncé 529 914 suppressions de postes entre janvier et août 2026. Il s’agit du niveau le plus faible enregistré sur les huit premiers mois d’une année depuis 2022, lorsque la demande de main-d’œuvre demeurait encore particulièrement forte après la pandémie, aux États-Unis.

Dans le même temps, les projets d’embauche annoncés au cours des huit premiers mois de l’année ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 2023. Cette apparente contradiction traduit surtout la prudence des entreprises : elles prévoient de renforcer leurs effectifs, mais les postes ouverts ne sont pas pour autant pourvus rapidement.

Andy Challenger, responsable des revenus de Challenger, Gray & Christmas, souligne ainsi que les entreprises envisagent davantage de recrutements que l’année précédente, sans que ces intentions se traduisent par une accélération effective des embauches.

Une économie dans le régime du « low-hire, low-fire »

Les économistes décrivent de plus en plus le marché américain comme fonctionnant selon le modèle du « low-hire, low-fire » : les entreprises embauchent peu, mais procèdent également à relativement peu de licenciements. Cette configuration permet au marché du travail de conserver une certaine stabilité tout en révélant une prudence accrue des employeurs face aux perspectives économiques.

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ne signalent d’ailleurs pas, à ce stade, l’apparition d’une vague généralisée de suppressions d’emplois. Le rapport mensuel du gouvernement américain sur l’emploi, attendu ce vendredi, doit apporter un éclairage supplémentaire. Les estimations citées par Capital tablent sur un taux de chômage stable à 4,1 % en août.

 

L’intelligence artificielle n’est plus le premier motif en août

Les données de Challenger montrent également une évolution dans les motifs invoqués par les entreprises pour justifier leurs suppressions de postes. Pour la première fois depuis février, l’intelligence artificielle n’a pas constitué en août la principale raison avancée par les employeurs. Les restructurations d’entreprises sont passées au premier rang.

L’IA demeure néanmoins le principal facteur invoqué pour les suppressions de postes depuis le début de l’année. Son influence sur les décisions des entreprises en matière d’emploi reste donc importante, même si elle n’explique pas à elle seule le ralentissement du marché du travail.

Le tableau qui se dessine est celui d’un marché du travail américain davantage marqué par l’attentisme que par une véritable dégradation. Les entreprises ne procèdent pas à des licenciements massifs, mais elles restent prudentes dans leurs recrutements effectifs.

Cette situation constitue un indicateur important pour la Réserve fédérale, qui doit arbitrer entre les risques pesant sur l’emploi et ceux liés à l’inflation. Les prochaines données sur les créations d’emplois seront donc particulièrement scrutées pour déterminer si cette phase de paralysie relative constitue un simple ralentissement ou le prélude à une détérioration plus nette du marché du travail.

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Nigeria : l’AIE mise sur un doublement des investissements énergétiques

04. September 2026 um 13:45

Le Nigeria pourrait doubler les investissements consacrés à son secteur énergétique au cours des cinq prochaines années, selon le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol.

Premier producteur de pétrole d’Afrique, le Nigeria cherche à attirer davantage de capitaux dans le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables, notamment le solaire. En déplacement à Abuja, jeudi 3 septembre, Fatih Birol a estimé que le nouveau statut du Nigeria comme membre associé de l’AIE pourrait renforcer son attractivité auprès des investisseurs, tout en approfondissant la coopération technique et en donnant au pays davantage de poids dans les discussions internationales sur l’énergie. « Mon objectif est, dans un délai très court, de cinq ans, de doubler au moins les investissements énergétiques que reçoit aujourd’hui le Nigeria », a-t-il déclaré.

Selon le responsable de l’AIE, le Nigeria dispose d’importantes ressources en pétrole, gaz et énergies renouvelables, mais leur développement nécessite des capitaux considérables. L’évolution des flux énergétiques mondiaux pourrait également jouer en faveur du pays. Alors que les perturbations provoquées par les conflits en Iran et en Ukraine poussent les États à rechercher des fournisseurs et des partenaires considérés comme fiables.

Le pétrole reste au cœur de la stratégie

Le Nigeria ambitionne de porter sa production pétrolière à 3 millions de barils par jour d’ici 2030, soit près du double de son niveau récent. Pour atteindre cet objectif, Abuja mise sur les réformes engagées dans le secteur énergétique, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la sécurité afin de lutter notamment contre le vol de pétrole. Lequel a longtemps pénalisé la production et découragé les investissements étrangers.

Le développement du raffinage constitue également un nouvel atout. La raffinerie Dangote, qui dispose d’une capacité de traitement d’environ 700 000 barils de brut par jour, contribue déjà à réduire les tensions sur l’approvisionnement en carburants. Et ce, notamment en Europe grâce à ses exportations de produits raffinés.

Le gaz et le solaire parmi les priorités

Le potentiel d’investissement ne se limite toutefois pas aux hydrocarbures. Fatih Birol a également souligné les opportunités offertes par le gaz naturel et l’énergie solaire, dans un pays confronté à d’importants besoins en électricité. Le Nigeria et l’AIE doivent par ailleurs mettre en œuvre un programme commun portant notamment sur le développement du gaz, l’électrification, la cuisson propre, l’efficacité énergétique et l’amélioration des données énergétiques. Cette dernière question constitue un enjeu important pour les investisseurs. Les insuffisances des statistiques relatives à la production, aux exportations et à la consommation de pétrole ont longtemps compliqué l’évaluation du marché nigérian.

Le Nigeria a obtenu en juillet 2026 le statut de membre associé de l’AIE, après l’approbation unanime de sa candidature par les pays membres de l’organisation. Pour Abuja, ce rapprochement intervient alors que le pays cherche à relancer les investissements dans un secteur qui a souffert de plusieurs années de sous-investissement.

L’enjeu est désormais de transformer cette nouvelle coopération institutionnelle en investissements concrets, notamment dans les infrastructures énergétiques et la production. La croissance économique nigériane a déjà accéléré au deuxième trimestre 2026, avec une progression du PIB de 4,43 % sur un an, soutenue notamment par les secteurs pétrolier et non pétrolier.

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UE : les petits colis chinois chutent de 53 % après le droit de 3 euros

04. September 2026 um 10:20

Le nouveau droit de 3 euros imposé par l’Union européenne sur les petits colis de faible valeur commence à produire des effets. Les envois de petits paquets arrivés en juillet à l’aéroport de Liège, en Belgique, ont diminué de 53 % sur un an, selon les données des douanes belges publiées le 3 septembre.

Entrée en vigueur en juillet 2026, la mesure vise les colis d’une valeur inférieure à 150 euros, qui bénéficiaient jusqu’ici d’une exemption de droits de douane. L’objectif de Bruxelles est de limiter l’afflux massif de produits à bas prix achetés en ligne auprès de plateformes chinoises telles que Temu et Shein, tout en rééquilibrant les conditions de concurrence avec les détaillants européens. Le prélèvement de 3 euros constitue toutefois une mesure transitoire. Il doit rester en vigueur jusqu’en 2028, date à laquelle l’Union européenne prévoit la mise en place d’un régime douanier permanent pour ces marchandises.

L’aéroport de Liège constitue l’un des principaux points d’entrée en Europe pour les petits colis issus du commerce électronique asiatique. Au cours du premier semestre 2026, environ 153 millions de petits colis par mois ont transité en moyenne par cette plateforme logistique. La baisse de 53 % enregistrée en juillet apparaît donc particulièrement significative.

Les autorités belges estiment qu’elle constitue un premier indice de l’efficacité du nouveau dispositif pour réduire l’afflux de marchandises à très bas prix. Une partie de cette diminution doit néanmoins être interprétée avec prudence. Avant l’entrée en vigueur du droit, les importations avaient augmenté, les entreprises et les consommateurs ayant anticipé la nouvelle taxation en accélérant leurs commandes et leurs expéditions.

Un nouveau front commercial entre Bruxelles et Pékin

Au-delà du commerce électronique, la mesure intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Union européenne et la Chine. Bruxelles cherche notamment à réduire ses déséquilibres commerciaux avec Pékin, alors que les dirigeants européens dénoncent la surcapacité industrielle chinoise et certaines pratiques commerciales jugées déloyales.

Les deux parties se sont fixé octobre 2026 comme échéance pour tenter de progresser sur ces déséquilibres. Pékin rejette toutefois les accusations européennes, laissant persister un important contentieux commercial entre les deux blocs.

Avec 224 millions d’euros de recettes en seulement sept semaines et une chute de 53 % des petits colis enregistrés à Liège en juillet, Bruxelles dispose désormais de premiers indicateurs sur l’impact de sa nouvelle politique.

La question sera désormais de savoir si ce recul correspond à un véritable changement durable dans les flux du commerce électronique ou simplement à un ajustement temporaire des importateurs et des plateformes chinoises face à la nouvelle fiscalité européenne.

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Les recettes du pétrole russe au plus bas depuis six mois

04. September 2026 um 09:12

Les revenus de la Russie tirés de la production pétrolière sont tombés en août à leur plus bas niveau depuis six mois, pénalisés par le recul du prix de l’Urals, principal brut d’exportation du pays.

Selon des calculs de Bloomberg fondés sur les données publiées jeudi 3 septembre par le ministère russe des Finances, les recettes nettes provenant de la production pétrolière ont atteint 326,2 milliards de roubles, soit environ 3,76 milliards de dollars, en août. Ce qui correspond à une diminution de 22 % sur un an. Pour établir les recettes budgétaires du mois d’août, les autorités russes ont retenu un prix légèrement supérieur à 59 dollars le baril, contre près de 95 dollars au printemps, lorsque le brut russe avait atteint son niveau mensuel le plus élevé.

La dégradation des recettes s’explique principalement par la baisse du prix de l’Urals, qui associe les pétroles lourds des régions de l’Oural et de la Volga à des pétroles plus légers de la Sibérie.

Le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran avait temporairement fait grimper les cours mondiaux du brut, permettant à la Russie de profiter de prix plus élevés et d’une demande asiatique accrue pour son pétrole. Et ce, alors que les approvisionnements en provenance du Golfe étaient perturbés.

Une chute de plus de 60 % sur un mois

En rythme mensuel, les recettes pétrolières russes ont plongé de plus de 60 % en août, après une forte progression en juillet. Cette évolution est en partie liée au calendrier fiscal : le gouvernement perçoit habituellement en juillet une part importante de l’impôt sur les bénéfices des producteurs.

Les recettes ont également été affectées par l’augmentation des aides versées aux raffineries russes afin de maintenir l’approvisionnement du marché intérieur.

Les subventions accordées aux raffineries ont dépassé 197 milliards de roubles, soit plus de 2 milliards de dollars, en août. Depuis le début de l’année, leur montant atteint près de 916 milliards de roubles, selon les estimations de Bloomberg.

Le pétrole et le gaz restent essentiels au budget

Au total, les recettes russes provenant du pétrole et du gaz ont atteint 424 milliards de roubles en août, en baisse de 16 % sur un an. Les hydrocarbures représentent environ un cinquième des recettes budgétaires russes. Ce qui fait de leur évolution un élément déterminant pour les finances publiques et la capacité de Moscou à soutenir son effort de guerre.

La baisse des revenus pétroliers intervient donc à un moment particulièrement sensible pour le Kremlin : après avoir bénéficié de la flambée des cours provoquée par les tensions au Moyen-Orient, la Russie voit désormais cet avantage s’estomper. Tandis que le recul de l’Urals et le coût croissant du soutien aux raffineries pèsent davantage sur ses finances.

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Renforcement des relations russo-turques dans un contexte énergétique

03. September 2026 um 12:51

La Turquie prévoit d’étendre sa coopération nucléaire avec la Russie et de construire davantage de centrales électriques. Un développement qui inquiète l’Occident.

Alors que la construction de l’immense centrale nucléaire d’Akkuyu, dans le sud-est de la Turquie, un projet en coopération avec la société d’État russe Rosatom, s’achève dans quelques mois; Ankara prévoit d’intensifier son partenariat avec la Russie dans ce domaine. C’est ce qu’a déclaré mercredi 2 septembre le président Recep Tayyip Erdogan lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se tient à Bichkek, au Kirghizistan.

« La centrale nucléaire dAkkuyu revêt une importance capitale dans les relations turco-russes. Nous sommes désormais dans la phase finale ». C’est ce qu’a affirmé M. Erdogan, assis aux côtés du président russe Vladimir Poutine, après une rencontre privée en marge du sommet. Le président turc a souligné l’importance capitale que revêtira la production de 10 % de l’électricité de son pays grâce aux quatre réacteurs d’Akkuyu…

Cependant, le renforcement des liens turco-russes devrait inquiéter les États occidentaux, qui voient la Russie persister dans sa politique à l’encontre de l’Ukraine et coopérer étroitement avec la Turquie. Laquelle déclare en même temps assumer ses responsabilités et poursuivre ses efforts pour résoudre les conflits dans la région environnante par le dialogue. Ce qui indique indirectement qu’elle maintiendra une position de négociation dans le conflit russo-ukrainien.

A cet égard, notons qu’il y a deux jours, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que la Turquie avait déjà préparé un plan pour le passage sécurisé des céréales à travers la mer Noire.

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New Delhi – Moscou : le lien à l’épreuve

03. September 2026 um 09:45

Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), Poutine et Modi comptaient revoir leurs relations alors que la pression américaine s’intensifie.

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés lundi 1er septembre à Bichkek, capitale du Kirghizistan, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), un bloc souvent perçu comme un contrepoids à l’influence américaine. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les répercussions de la guerre israélo-américaine en Iran, qui a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie, et par la guerre menée par la Russie en Ukraine, qui entre dans sa cinquième année.

L’Inde a maintenu des liens étroits avec l’OCS, tout en s’opposant aux tentatives de la transformer en un bloc anti-occidental. Sa position s’inscrit dans une démarche plus large visant à préserver des relations avec les puissances rivales. Cependant, cette approche est soumise à des pressions croissantes. La Russie demeure sous le coup de sanctions occidentales, en raison de la guerre en Ukraine.

Parallèlement, l’Inde subit des pressions de la part des États-Unis concernant ses achats de pétrole russe, dans un contexte de tensions commerciales plus générales. A cet égard, lancienne ambassadrice de l’Inde aux États-Unis, Mira Shankar, a déclaré à DW que la relation de l’Inde avec la Russie ne devait pas être perçue comme une attaque contre les États-Unis. « L’Inde entretient une relation stratégique de longue date avec la Russie. Cette relation n’est dirigée contre aucun pays, mais vise à aider l’Inde à atteindre ses objectifs nationaux », a affirmé Mme Shankar.

Par ailleurs, le secteur de l’énergie occupe une place de plus en plus importante dans l’évolution des relations indo-russes. Avant 2022, la Russie ne fournissait qu’une faible part des importations de pétrole brut de l’Inde. La chute du prix du pétrole russe a rapidement changé la donne, faisant de Moscou l’un des principaux fournisseurs de l’Inde. Ce secteur est devenu le point le plus épineux des relations entre l’Inde et les États-Unis…

Les perturbations des approvisionnements énergétiques traditionnels ont rendu ce calcul plus complexe. La guerre israélo-américaine en Iran cette année et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz ont affecté les achats de l’Inde auprès des pays du Golfe et fait grimper les prix. Mme Shankar a indiqué que l’Inde réagit en diversifiant ses sources d’approvisionnement, notamment auprès de la Russie et des États-Unis. Mais « cela ne se fera pas du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. D’ici là, a-t-elle précisé, l’Inde prendra toutes les mesures qu’elle jugera nécessaires pour stabiliser ses approvisionnements et protéger sa population.

L’avenir de la coopération en matière de défense

La défense demeure l’autre pilier important, mais la tendance est ici plus claire : la dépendance de l’Inde vis-à-vis des équipements russes diminue. La guerre en Ukraine a soulevé des questions quant aux capacités de production, aux délais de livraison et à la capacité de la Russie à fournir des pièces détachées, en tant que fournisseur majeur d’équipements militaires à l’Inde. « L’Inde reste l’un des plus anciens et des plus importants acheteurs d’armes russes, et peut-être le dernier acheteur majeur », a déclaré à DW Aravis Yelleri, professeur associé à l’Université Jawaharlal Nehru de New Delhi, la capitale indienne.

La dépendance croissante de la Russie à l’égard de la Chine est également devenue un élément incontournable de l’équation. Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine début 2022, la Chine est devenue indispensable à la Russie en tant que marché, fournisseur et partenaire économique… « Stratégiquement, la relation de la Russie avec la Chine demeure structurellement transactionnelle, une dépendance difficile à surmonter; tandis que sa relation avec l’Inde repose sur un véritable partenariat », a-t-il poursuivi. L’Inde a toujours des raisons de maintenir des liens étroits avec Moscou : l’énergie, la défense, l’accès au marché russe et une relation politique de longue date à travers l’Eurasie. Mais le calcul stratégique a évolué.

L’experte en stratégie, Raya Mohan, a déclaré que la dépendance croissante de la Russie envers la Chine a modifié sa valeur stratégique pour l’Inde. L’accent est de plus en plus mis sur des intérêts spécifiques – sécurité énergétique, acquisitions de défense, commerce et accès à la technologie – alors


que l’importance stratégique accrue de l’Inde repose de plus en plus sur ses relations avec les États-Unis et leurs alliés. L’Inde a renforcé sa coopération en matière de défense et de technologie avec Washington, tout en approfondissant ses liens avec des partenaires tels que la France et Israël. « L’Inde cherche à réduire son exposition à l’instabilité américaine, mais elle reconnaît toujours que Washington demeure son partenaire le plus important. »

Que veulent Modi et Poutine ?

Rajan Kumar, professeur d’études russes à l’université Jawaharlal Nehru, a déclaré : « Le président Poutine a besoin de l’assurance du Premier ministre Modi que l’Inde n’abandonnera pas la Russie alors que cette dernière traverse sa pire crise depuis les années 1990 », a déclaré M. Kumar à DW. Il s’attend à une continuité et non à une reprise radicale des relations. « Je pense qu’il s’agit surtout de maintenir les liens existants malgré les pressions américaines », a-t-il souligné.

Le test le plus important aura lieu à Delhi courant septembre, lors du retour attendu de Poutine pour le sommet des BRICS. La rencontre de Bichkek permettra peut-être de maintenir le cap des relations politiques…

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Vers une hausse des taux d’intérêt de la BCE ?

03. September 2026 um 08:52

Le président de la Bundesbank et membre du Conseil des gouverneurs, Joachim Nagel, a laissé entendre que la Banque centrale européenne (BCE) devrait procéder à une nouvelle hausse des taux d’intérêt la semaine prochaine.

« Les marchés intègrent dans leurs calculs une probabilité de plus de 95 % que nous relevions les taux lors de la réunion de septembre et je dirais qu’à ce stade, les marchés ont une assez bonne idée de la façon dont nous allons probablement réagir », a déclaré Joachim Nagel dans une interview accordée au journal français Le Monde.

Le président de la Bundesbank s’est toutefois abstenu de s’engager sur de nouvelles hausses de taux après la réunion de septembre. Et de souligner que l’approche de la BCE, consistant à prendre des décisions « réunion après réunion », s’était avérée efficace par le passé et continuerait de l’être. « Au-delà de la réunion de septembre, je reste toutefois prudent quant à la formulation de toute indication précise » précise-t-il.

« Les prix du pétrole et du gaz continuent de fluctuer. Les marchés financiers sont extrêmement volatils. L’incertitude est grande. C’est une situation inconfortable, y compris du point de vue de la politique monétaire », a-t-il ajouté.

 

Lire aussi: Ce que la politique monétaire européenne coûte à la Tunisie

 

Inflation à 3,3 %

Les responsables de la BCE ont de fait indiqué qu’une nouvelle hausse des taux d’intérêt pourrait avoir lieu la semaine prochaine, après celle de 25 points de base en juin. Dans le même temps, l’inflation dans la zone euro s’est accélérée en août pour atteindre 3,3 %, son niveau le plus élevé depuis près de trois ans. Tandis que l’économie se montre plus résiliente que prévu face aux pressions, notamment celles liées à la guerre avec l’Iran.

« L’inflation est loin de notre objectif à moyen terme. Elle se situe autour de 3 % au lieu de 2 %. Et selon les projections de juin, l’inflation ne reviendra à 2 % à moyen terme que si les taux d’intérêt augmentent », explique M. Nagel.

Il a mis en garde contre le risque d’effets secondaires sur l’inflation, c’est-à-dire la transmission des hausses de prix à d’autres secteurs de l’économie et aux salaires. Comme il l’a souligné, la probabilité de ce phénomène augmente lorsque les pressions inflationnistes se maintiennent à des niveaux élevés pendant une période prolongée…

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Trump-Iran-Pétrole : les cours reculent le 3 septembre

03. September 2026 um 08:15

Les cours du pétrole ont légèrement reculé jeudi 3 septembre dans les échanges asiatiques, après trois séances consécutives de hausse. Le marché a été quelque peu rassuré par les déclarations de Donald Trump sur la durée de la nouvelle campagne militaire américaine contre l’Iran.

Le Brent pour livraison en novembre cède 0,4 % à 95,25 dollars le baril; tandis que le West Texas Intermediate (WTI) recule  de 0,2 % à 90,80 dollars. Les deux références avaient gagné près de 1 % mercredi, atteignant leur plus haut niveau depuis cinq semaines.

La remontée récente des prix a été alimentée par la crainte d’une nouvelle escalade militaire entre Washington et Téhéran susceptible de perturber davantage les approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient. Les forces américaines ont frappé des cibles sur la côte sud de l’Iran. Alors que Téhéran a riposté contre des positions américaines dans la région.

Mais Donald Trump a assuré mercredi que la nouvelle campagne américaine contre l’Iran ne devrait pas s’inscrire dans la durée. Cette déclaration a contribué à réduire une partie de la prime de risque intégrée aux cours du pétrole. Il a indiqué également que les frappes avaient notamment visé des systèmes radars, des installations de missiles iraniens ainsi que des capacités susceptibles d’être utilisées pour mouiller des mines autour du détroit d’Ormuz.

Ormuz reste au centre des inquiétudes

Le détroit d’Ormuz demeure cependant le principal point de tension pour les marchés pétroliers. A cet égard, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright a déclaré que quelque 17 millions de barils de brut ont transité par cette voie maritime lundi 31 août. Soit le niveau quotidien le plus élevé depuis le début de la forte perturbation des flux provoquée par le conflit.

La situation reste toutefois très instable. D’après les données préliminaires de Kpler, seulement quatre navires marchands ont franchi le détroit mardi, contre une moyenne d’environ 13 sur les dix jours précédents.

Dans ce contexte, cette forte volatilité entretient les incertitudes sur la capacité du marché à retrouver rapidement un fonctionnement normal, malgré les signes d’une reprise partielle du trafic.

Les stocks américains soutiennent les cours

Le marché a également reçu un signal favorable du côté des stocks américains. Les réserves commerciales de pétrole brut des États-Unis ont diminué de 4,5 millions de barils la semaine dernière, à 424,5 millions de barils, enregistrant leur première baisse en cinq semaines. Cette évolution a surpris les analystes, qui anticipaient au contraire une légère progression des stocks.

Du côté des produits raffinés, les données sont plus contrastées. Les stocks d’essence ont diminué de 1,2 million de barils; alors que ceux de distillats, qui comprennent notamment le diesel et le fioul domestique, ont augmenté d’environ 800 000 barils.

L’Opep+ sous surveillance

Les investisseurs se tournent désormais vers la prochaine réunion de l’Opep+. Le groupe devrait maintenir inchangée sa politique de production pour octobre, après avoir achevé le démantèlement programmé d’une partie des réductions de production.

Notons que l’Opep+ avait déjà relevé les quotas de production pour septembre de 188 000 barils par jour. Entre les déclarations de Washington, l’évolution du conflit avec l’Iran et le trafic toujours irrégulier dans le détroit d’Ormuz, le marché pétrolier reste ainsi suspendu à l’évolution de la situation géopolitique.

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Le déficit commercial du Maroc bondit de 26,5 % à fin juillet

02. September 2026 um 16:44

Le déficit commercial du Maroc continue de se creuser. Il a atteint 244,69 milliards de dirhams (MMDH) au terme des sept premiers mois de 2026. Soit une hausse de 26,5 % par rapport à la même période de 2025, selon l’Office des changes.

Cette dégradation s’explique principalement par une progression beaucoup plus rapide des importations que des exportations du Maroc. Les achats de biens à l’étranger ont augmenté de 15,9 %, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,045 MMDH.

Dans le même temps, les exportations n’ont progressé que de 8,4 %, gagnant 23,17 milliards de dirhams pour s’établir à 299,34 MMDH. Cette évolution a entraîné un recul de 3,8 points du taux de couverture, qui s’est établi à 55 %.

Forte progression de la facture énergétique

La hausse des importations concerne plusieurs grandes catégories de produits. Les importations de produits bruts ont enregistré la progression la plus spectaculaire, avec une hausse de 52,2 %, pour atteindre 36,94 MMDH. La facture énergétique s’est également fortement alourdie, progressant de 29,1 % à 81,20 MMDH.

Les importations de biens d’équipement ont augmenté de 20,8 %, à 133,20 MMDH. Tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3 %, à 129,87 MMDH. Les achats de demi-produits et de produits alimentaires, pour leur part, sont en hausse respectivement de 4,3 % et 3 %.

L’automobile et l’aéronautique soutiennent les exportations

Du côté des exportations, la progression demeure principalement portée par les secteurs automobile et aéronautique. Les ventes automobiles ont augmenté de 14,9 %, atteignant 107,14 MMDH. Tandis que les exportations aéronautiques ont progressé de 19,7 %, à 20,56 MMDH. Ces performances ont toutefois été partiellement neutralisées par le recul de plusieurs autres filières exportatrices.

Les exportations de phosphates et dérivés par le Maroc ont ainsi diminué de 7,8 %, celles du textile et cuir de 5,5 %. Alors que le secteur de l’électronique et de l’électricité a enregistré une baisse de 2,9 %.

Le commerce des services offre néanmoins un contrepoids à la dégradation de la balance des biens. L’excédent de la balance des services a progressé de 13,2 %, atteignant 95,48 MMDH à fin juillet. Cette amélioration résulte d’une progression simultanée des exportations de services, en hausse de 13,1 % à 193,38 MMDH, et des importations, qui ont augmenté de 12,9 % à 97,90 MMDH.

Les chiffres de l’Office des changes du Maroc mettent ainsi en évidence une dynamique contrastée du commerce extérieur marocain. A savoir que les secteurs automobile et aéronautique continuent de soutenir les exportations, mais leur progression ne suffit pas à compenser l’envolée des importations, notamment énergétiques et industrielles.

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