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Grève des hydrocarbures : le calme avant la tempête des 23 et 24 septembre

26. August 2026 um 22:39

Pas de panique : la Fédération générale de la Pétrochimie a annoncé une grève dans le transport de carburants prévue les 23 et 24 septembre 2026, après l’échec des négociations sur les revendications des travailleurs.

Le secrétaire général, Slim S’himi, a indiqué que le préavis sera déposé demain, mais qu’un délai d’environ un mois (au lieu de 10 jours) a été accordé pour permettre la poursuite des discussions.

Il a souligné que le syndicat reste ouvert au dialogue et que 90% des préavis de grève sont annulés quand une vraie volonté de négocier existe, invitant donc à garder son calme.

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Train Tunis-Alger-Casablanca : la BAD relance le projet à 4 milliards de dollars, mais…

26. August 2026 um 16:06

La Banque africaine de développement (BAD) vient de publier le rapport d’achèvement de son étude de faisabilité sur le projet de ligne ferroviaire transmaghrébine reliant Casablanca, Alger et Tunis.

A rappeler que ledit chantier est estimé à 3,8 milliards de dollars. Sauf qu’aucun financement, ni calendrier de travaux n’ont été annoncés. Autrement dit, le projet reste bloqué au stade préparatoire, otage de la rupture diplomatique entre le Maroc et l’Algérie.

Mis en ligne le 26 juin 2026, le document clôt une étude préparatoire, dans la base africaine des infrastructures de l’AUDA-NEPAD, portant sur la faisabilité technique, économique, environnementale, sociale et institutionnelle du corridor. Il ne s’agit en aucun cas d’un déblocage de fonds : la BAD confirme seulement la fin des travaux d’expertise et remet à disposition des scénarios de gouvernance, de financement et d’exploitation de la ligne.

On l’aura compris, l’obstacle est avant tout politique. La ligne devrait traverser la frontière terrestre entre le Maroc et l’Algérie, fermée depuis 1994, dans un contexte où Alger a rompu ses relations diplomatiques avec Rabat en 2021. Les récentes ouvertures ponctuelles du poste de Zouj Bghal n’ont concerné que des opérations de rapatriement, loin d’une réouverture durable de la frontière.

Un tracé de 2 300 kilomètres

Sur le plan technique, l’étude a examiné plusieurs tronçons : la modernisation de la ligne Fès-Oujda, la réhabilitation du segment frontalier Oujda-Akid Abbas, la création d’une nouvelle liaison Annaba-Jendouba, ainsi que la modernisation de l’axe Jendouba-Jedeida, près de Tunis. Au total, la ligne s’étendrait sur environ 2 300 kilomètres, avec remise à niveau ou doublement de certains tronçons, électrification en 2 × 25 kV et installation de la signalisation européenne ERTMS de niveau 2.

Le montant de 3,8 milliards de dollars correspond à l’estimation de 2019. Le programme continental PIDA, piloté par l’Union africaine et l’AUDA-NEPAD, évalue désormais le coût à environ 4 milliards de dollars.

En publiant ce rapport, la BAD ne relance donc pas les travaux, mais remet sur la table un projet régional dont la réalisation dépendra moins des ingénieurs que d’un rapprochement diplomatique entre Rabat et Alger.

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La Russie prolonge jusqu’en septembre l’interdiction d’exporter du diesel 

26. August 2026 um 15:38

La Russie entend prolonger l’interdiction des exportations de diesel jusqu’en septembre en raison des pénuries de carburant persistantes sur le marché intérieur, suite aux attaques de drones ukrainiens sur plusieurs raffineries, rapporte Reuters

La Russie a imposé cette interdiction du 8 au 31 juillet dans le cadre d’un ensemble de mesures plus vaste visant à soutenir le marché intérieur des carburants, puis l’a étendue aux producteurs de carburants jusqu’au 31 août. Elle a également interdit les exportations de diesel vers les pays non producteurs et d’essence jusqu’au 31 janvier 2027, ainsi que celles de kérosène jusqu’à fin novembre 2026…

Le vice-Premier ministre russe, Alexander Novak, a récemment déclaré que le gouvernement n’avait pas encore décidé de lever l’interdiction, affirmant qu’il n’y avait pas de pénurie de gazole sur le marché intérieur, étant donné que plusieurs raffineries ont terminé leurs travaux de réparation et ont repris la fourniture de carburant supplémentaire.

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UGTT-Ordre des avocats: concertation sur la crise sociale

26. August 2026 um 15:38

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi a reçu ce mercredi 26 août 2026, dans son bureau, Boubaker Ben Thabet, bâtonnier de l’Ordre des avocats.

Lors de cette rencontre, les deux parties ont passé en revue la situation générale dans le pays, en particulier la détérioration de la situation sociale et économique et l’aggravation des difficultés de vie des Tunisiennes et des Tunisiens, dans un contexte marqué par l’absence de toute forme de dialogue.
Les discussions ont également porté sur des dossiers brûlants, tels que la hausse des prix, la pénurie de produits de base, l’état des libertés publiques et individuelles et bien d’autres….

À l’issue de l’entretien, les deux responsables ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la coordination et la concertation entre les organisations nationales et les composantes de la société civile sur l’ensemble des questions en suspens, dans l’intérêt supérieur du pays.

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Un jour de deuil à Ben Guerdane

26. August 2026 um 14:57

Aujourd’hui, Ben Guerdane a dit adieu à dix des siens en une seule journée… Dix cercueils alignés, dix âmes rendues à la terre, et un poids de chagrin que les mots ne peuvent porter.

Ben Guerdane pleure aujourd’hui ses enfants, et nous pleurons avec elle, de douleur et de tristesse. Car tout a commencé le mercredi 19 août 2026, lorsqu’une embarcation transportant quinze jeunes, dont quatorze originaires de Ben Guerdane et un de Zarzis, a quitté la côte entre Ben Guerdane et Zarzis en direction de l’Italie. À environ quatorze milles nautiques des côtes, le bateau a commencé à prendre l’eau avant de sombrer, dispersant ses passagers en mer.

Un seul passager a survécu. Retrouvé vendredi soir, il a été secouru par l’équipage d’un navire commercial, qui a ensuite alerté les autorités tunisiennes. Selon son témoignage, plusieurs passagers portaient des gilets de sauvetage.

Les opérations de recherche ont mobilisé la Garde maritime, la Marine nationale, des moyens aériens, ainsi que des pêcheurs et des volontaires de Ben Guerdane, Zarzis et Djerba. Au 24 août, le bilan s’établissait à douze corps repêchés, un survivant et deux disparus. Les procédures d’identification et de restitution des dépouilles aux familles se sont poursuivies dans les jours suivants.

On se rappelle qu’il y a dix ans de cela, ces mêmes habitants s’étaient levés comme un seul homme pour faire face à une attaque terroriste d’une ampleur inédite, qui avait secoué la ville frontalière de Ben Guerdane. Une soixantaine de combattants affiliés à l’organisation État islamique (Daech) avaient alors tenté de prendre pour cible des installations sécuritaires stratégiques, dans le but de s’emparer de la ville et d’y instaurer un  « émirat » relevant de Daech.

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Khouloud Toumi : « l’investissement sacrifié sur l’autel du financement de l’État »

26. August 2026 um 14:14

La circulation fiduciaire en Tunisie a dépassé 30 milliards de dinars, au 26 août 2026. Pour l’analyste économique Khouloud Toumi, cette progression traduit un basculement structurel de la liquidité hors du système bancaire, avec des répercussions directes sur l’investissement.

Selon les chiffres cités par Khouloud Toumi dans une publication sur Facebook, la monnaie fiduciaire en circulation s’élevait à 25,9 milliards de dinars un an plus tôt, le niveau étant déjà passé de 22,59 milliards de dinars fin 2024 à 26,88 milliards de dinars fin 2025. L’analyste insiste sur le fait que le rythme de cette hausse importe davantage que son niveau : la croissance annuelle de la circulation fiduciaire est passée de 8,4 % à 19 % entre 2024 et 2025.

Khouloud Toumi précise que cette dynamique ne résulte pas d’un facteur unique. L’expansion de l’économie parallèle, la hausse des prix et la faiblesse de la confiance envers le système bancaire jouent un rôle depuis plusieurs années. Le net changement de rythme observé récemment est en revanche attribué par l’analyste à la réforme de la loi sur les chèques, décrite comme un facteur ayant amplifié une tendance préexistante plutôt que créé.

Lire aussi: « La loi sur les chèques critiquée : vers un retour en force de l’argent liquide ?

Le chèque, rappelle l’universitaire, servait en Tunisie d’instrument de crédit commercial et de paiement différé pour les entreprises et les commerçants. Ce mécanisme a rapidement reculé avec le durcissement de son usage, sans que le besoin économique qu’il couvrait ne disparaisse pour autant. Une partie des transactions s’est reportée vers les paiements électroniques, une autre vers le cash.

Pour Khouloud Toumi, cette évolution s’accompagne d’un recul de l’intermédiation bancaire. Une part plus importante de la liquidité échappe désormais au circuit qui transforme l’épargne en dépôts, les dépôts en crédit, et le crédit en investissement et en production.

Le recours accru de l’État aux ressources internes vient s’ajouter à ce constat, souligne l’analyste. Les placements des banques en bons du Trésor sont passés de 19,3 milliards de dinars en 2023 à 33,2 milliards de dinars en 2025, soit une hausse de 72 % en deux ans, et la part du secteur public dans les actifs bancaires a atteint 27,6 %. Ce mouvement traduit, selon l’économiste, un effet d’éviction : les banques disposent de moins de marge pour financer les entreprises au moment même où l’État sollicite davantage leurs ressources.

Les données qu’elle cite montrent que les crédits à moyen et long terme, liés au financement de l’investissement, n’ont progressé que de 0,19 % en 2025, contre 5,83 % pour les crédits à court terme destinés à la gestion courante des entreprises.

Lire également : Tunisie – Les paiements mobiles ont bondi de 67%

Khouloud Toumi observe par ailleurs que les transactions par chèques ont reculé de 24,9 % en nombre et de 28 % en valeur au premier trimestre 2026, tandis que le paiement mobile, lui, a bondi de 81 % en 2025. Ce dernier chiffre est toutefois relativisé par l’analyste, la base de départ du paiement numérique restant limitée face à une masse monétaire fiduciaire dépassant 30 milliards de dinars.

Elle avance trois pistes pour atténuer l’envolée de la monnaie fiduciaire. La première consiste à développer des alternatives au crédit commercial, tels que la lettre de change, l’affacturage et le financement de la chaîne d’approvisionnement, assorties de mécanismes de garantie pour les petites et moyennes entreprises. La deuxième vise à fixer un horizon progressif et annoncé pour le recours de l’État aux ressources internes, afin de préserver une marge bancaire dédiée à l’investissement. La troisième porte sur le paiement numérique, que l’analyste souhaite voir rendu moins coûteux et plus accessible que le cash dans le commerce quotidien, notamment par l’élargissement du réseau de terminaux de paiement et la baisse des commissions pour les petits commerçants.

À l’approche de la loi de finances 2027, Khouloud Toumi estime que la monnaie fiduciaire, la liquidité bancaire, les ressources de l’État, l’investissement et le système de paiement ne peuvent plus être traités séparément. Elle avertit que la poursuite de cette trajectoire sans correction accentuerait la fuite de liquidité hors intermédiation, la pression sur les ressources bancaires et l’éviction du financement privé, tout en creusant l’écart entre l’économie monétaire et l’économie réelle.

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Plus de 34 750 fermetures d’entreprises

26. August 2026 um 14:13

En Tunisie comme dans d’autres pays après le COVID,  les petites entreprises paient le prix fort de la mauvaise conjoncture économique : des dizaines de milliers d’entrepreneurs ont quitté le marché ou se sont retrouvés sans activité.

Les chiffres du Répertoire national des entreprises, relevant de l’Institut national de la statistique, dressent un constat préoccupant. En 2023, 34 751 entreprises privées ont cessé leur activité, contre 59 430 en 2022. Le nombre de sorties a ainsi reculé de 41,5% en un an, mais demeure supérieur à celui enregistré en 2021, avec 29 481 entreprises.

Cette baisse ne suffit toutefois pas à dissiper les inquiétudes quant à la fragilité du tissu entrepreneurial tunisien. Le commerce reste de loin le secteur le plus touché, avec 15 903 entreprises sorties du marché, dont 12 529 dans le commerce de détail. Il est suivi par les transports et l’entreposage, avec 4 684 sorties, l’industrie avec 3 342, l’hébergement et la restauration avec 2 111, puis la construction avec 1 862.

Les microentreprises en première ligne

La grande majorité des entreprises concernées sont de très petites structures. 33 594 des 34 751 entreprises ayant cessé leur activité en 2023 n’employaient aucun salarié. Seules 897 entreprises comptaient un ou deux salariés.

Dans le détail, les personnes physiques représentent 30 636 cessations d’activité, contre 4 115 pour les personnes morales. Ces données montrent que le phénomène touche principalement les entrepreneurs individuels et les microstructures, particulièrement vulnérables aux difficultés de financement, à la baisse de la demande et à l’augmentation des charges.

Sur le plan géographique, le nord-est concentre le plus grand nombre de sorties, avec 14 141 entreprises, dont 4 600 à Tunis. Viennent ensuite le centre-est, avec 7 507 sorties, et le sud-est, avec 4 349.

Il convient cependant d’interpréter avec prudence le pic de 92 255 sorties enregistré en 2018. Ce niveau exceptionnel s’explique en grande partie par une opération administrative menée par la Direction générale des impôts, qui avait conduit à la radiation d’entreprises n’ayant déclaré aucune activité depuis quatre ans.

 

 

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Marques fantômes, rayons vides : anatomie d’une pénurie d’eau minérale

26. August 2026 um 13:18

Pénurie, marques inconnues et silence des autorités : plongée dans la crise de l’eau minérale qui assoiffe les Tunisiens.

Depuis la fin du mois de juin, il n’y a plus que l’inquiétude qui règne en maître chez le consommateur tunisien. Une inquiétude qui se manifeste à travers la triste bousculade des consommateurs, allant de magasin en magasin, d’une épicerie à une autre, d’une supérette à une autre, à la recherche désespérée d’une bouteille d’eau minérale. Et l’on ne parle plus de six bouteilles d’eau potable, ni même de la possibilité de choisir parmi les marques préférées des Tunisiens. De nouvelles marques, jusque-là totalement inconnues sur le marché de l’eau potable, ont récemment émergé comme par enchantement. Drôle de coïncidence : l’apparition de nouvelles marques au beau milieu d’une période de pénurie sévère !

« J’en ai marre de dire à mes clients que je n’ai plus de bouteilles d’eau. J’en ai marre de jurer que je ne cache pas d’eau », me confie le propriétaire d’une supérette de mon quartier.

Un autre me raconte que ses trois fournisseurs ne veulent plus recevoir d’appels pour s’enquérir de la possibilité d’obtenir de nouvelles quantités d’eau minérale. Plusieurs dépôts d’eau minérale, auparavant archicombles de marchandises, ont mis, on l’espère provisoirement, la clé sous la porte, faute de stock. Et lorsque, par chance, ils reçoivent des quantités limitées, ils ouvrent leur dépôt pour voir leur marchandise s’évaporer en un temps record, emportée par des clients assoiffés et désespérés. Ils sont ensuite contraints de fermer à nouveau leurs portes, jusqu’à la réception d’un nouvel arrivage, dont la date demeure incertaine. Dans une grande surface, une employée me confie que ce n’est pas facile du tout, que c’est presque ingérable de gérer les consommateurs lors de l’arrivage des bouteilles d’eau minérale, et ce pour deux raisons : la bousculade devant la marchandise et les mains qui s’arrachent violemment les bouteilles.

En vain, l’équipe de la grande surface tente de convaincre les clients que chaque personne n’a droit qu’à douze bouteilles d’eau. Cette grande surface garde jalousement, y compris auprès de la majorité de ses propres employés, la date et l’heure de l’arrivée de la marchandise. Notre interlocutrice affirme en ignorer les raisons, mais nous pensons qu’il s’agit d’éviter que les employés ne communiquent cette information à leurs parents et amis pour leur faciliter les choses. Ce n’est pas une ruée vers l’or, c’est une ruée vers l’eau minérale (il faut dire que la Constitution garantit de toute façon l’accès à l’eau potable).

Un autre fait qui attise la curiosité et l’inquiétude des consommateurs livrés à eux-mêmes, c’est l’absence de toute communication institutionnelle sur le sujet de la pénurie. Où sont les points de presse ? Où est le porte-parole du gouvernement ? La presse et les consommateurs voudraient recevoir des réponses claires. En attendant ces réponses, la ruée vers l’eau minérale ne cessera pas ; le triste paysage des dépôts fermés et les réponses négatives des commerçants continueront de ponctuer le quotidien des Tunisiens.

Où va la Tunisie ?

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Vers la relance du réseau ferroviaire libano-syrien 

26. August 2026 um 13:07

La Syrie et le Liban ont convenu, le 25 août 2026 à Damas, de relancer leur coopération dans le transport, notamment ferroviaire.

L’accord dépasse la seule question du transport entre les deux pays. Damas et Beyrouth souhaitent inscrire le futur réseau dans une logique de corridor régional, susceptible de faciliter les échanges entre la Méditerranée orientale, la Syrie, l’Irak, la Turquie et les pays du Golfe.

Le projet prévoit notamment d’étudier la liaison entre le port de Tripoli et le réseau ferroviaire syrien via la région d’Al-Aboudiya, puis vers Homs. L’objectif est de faciliter le transport des marchandises, de réduire les coûts logistiques et de renforcer le rôle des infrastructures libanaises dans les échanges régionaux.

La relance ferroviaire reste toutefois un chantier de longue haleine. Les deux gouvernements doivent d’abord déterminer les itinéraires, les points de raccordement, les procédures douanières et les conditions de circulation des trains.

La Syrie dispose encore d’un réseau ferroviaire de 2 552 kilomètres, mais seulement 1 052 kilomètres sont actuellement en exploitation. Une partie importante des infrastructures nécessite donc des travaux de réhabilitation.

Le pays cherche parallèlement à mobiliser des financements internationaux, notamment auprès de la Banque islamique de développement et de la Banque mondiale, afin de soutenir la modernisation de ses infrastructures de transport.

Tripoli veut retrouver un rôle logistique

Pour le Liban, le projet présente un intérêt particulier pour le port de Tripoli. Son raccordement au réseau ferroviaire syrien permettrait de faciliter l’acheminement des marchandises vers l’intérieur de la Syrie et, potentiellement, vers des marchés plus éloignés. Cette perspective pourrait également renforcer la position du port libanais comme point d’entrée méditerranéen d’un corridor commercial régional.

Les autorités des deux pays insistent toutefois sur le caractère progressif du projet. La première étape consiste à réaliser les études techniques et à définir les priorités. La reconstruction des infrastructures viendra ensuite, avant une éventuelle intervention d’investisseurs privés dans l’exploitation des lignes et des services ferroviaires.

En parallèle, les deux pays travaillent à la réhabilitation des routes et des ponts et prévoient la réouverture du poste-frontière d’Al-Arida dans les prochaines semaines, afin d’améliorer immédiatement les échanges terrestres.

La relance du rail apparaît ainsi comme un projet à la fois économique et géopolitique : pour Damas comme pour Beyrouth, il s’agit de reconstruire une infrastructure historique tout en repositionnant leurs territoires sur les futurs corridors commerciaux reliant la Méditerranée au Moyen-Orient.

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Crise hydrique : Aram Belhadj fixe un nouveau cap pour la LF 2027

26. August 2026 um 13:06

Dans un post Facebook publié le 26 août 2026, l’économiste Aram Belhadj dénonce une pénurie d’eau qui n’a rien d’accidentel et exige que la loi de finances 2027 rompe enfin avec des décennies de sous-investissement dans les infrastructures vitales.

Pour Aram Belhadj, la crise de cet été met en lumière un schéma récurrent de l’économie tunisienne : une stabilité apparente des indicateurs macroéconomiques qui masque en réalité une érosion structurelle et cumulative. L’économiste réfute l’idée d’une crise conjoncturelle et l’attribue directement à un défaut de planification, d’anticipation et de suivi de la part des décideurs publics.

Il cite en exemple le déficit d’investissement chronique au sein de la STEG et de la SONEDE, où le choc énergétique s’est propagé le long de la chaîne de production pour se transformer en choc hydrique, puis en choc d’embouteillage. Selon lui, la plupart des explications avancées jusqu’ici passent à côté de la réalité, et même les mesures prises se sont concentrées sur l’offre tarifaire plutôt que sur la capacité de production, une approche qui traite les symptômes sans s’attaquer aux racines du déséquilibre, un phénomène qu’il observe également dans d’autres secteurs de l’économie.

L’économiste voit dans la loi de finances 2027 une occasion de corriger une partie de cette situation qu’il qualifie de catastrophique. Il écarte toutefois l’hypothèse d’un élargissement de la dépense publique comme solution, rappelant que le déficit budgétaire atteint 5,2 % du PIB et que la dette publique s’élève à 83 %, deux contraintes qui ne laissent guère de marge de manœuvre.

Aram Belhadj détaille plusieurs pistes qu’il juge prioritaires. Il propose d’abord l’apurement des dettes croisées entre l’État et les deux entreprises publiques afin de libérer immédiatement leur trésorerie, puis la réorientation d’une partie de la masse des subventions énergétiques vers l’investissement dans les réseaux. Il plaide également pour un soutien accru au partenariat public-privé dans le solaire décentralisé, ce qui suppose selon lui un changement de mentalité à l’égard du secteur privé. L’économiste recommande par ailleurs de traiter les pertes d’eau, qui dépassent 30 %, à moindre coût, grâce à des programmes de maintenance ciblés géographiquement vers les régions les plus touchées comme Le Kef ou Jendouba. Il suggère enfin de recourir à un financement extérieur dédié, sous forme de prêts concessionnels accordés par les institutions régionales, afin de ne pas alourdir davantage le budget de l’État.

Le chercheur tunisien estime que la loi de finances de l’an prochain devra répondre à une nouvelle exigence si l’exécutif entend éviter de nouvelles crises : garantir un investissement suffisant dans les infrastructures vitales, et non plus seulement viser un équilibre des grands agrégats macroéconomiques.

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Or : léger repli après un sommet de trois mois

26. August 2026 um 12:00

Après avoir atteint mardi 25 août 2026 un nouveau sommet, l’or a légèrement reculé ce mercredi, autour de 4 640 dollars l’once. Le repli du pétrole et des rendements obligataires américains a quelque peu réduit les craintes inflationnistes…

Le marché surveille particulièrement l’indice PCE américain, attendu cette semaine, ainsi que l’intervention du président de la Fed, Kevin Warsh, lors du symposium de Jackson Hole. Des chiffres d’inflation moins élevés ou un discours plus accommodant de la Banque centrale pourraient renforcer l’attrait de l’or en réduisant les rendements réels.

De son côté, le reflux du pétrole contribue également à soutenir indirectement l’or. Les cours du brut ont chuté de plus de 2 % ce mercredi, après la reprise des discussions entre l’Iran et Oman sur la réouverture du détroit d’Ormuz, ce qui a atténué les craintes d’un nouveau choc énergétique et inflationniste.

Malgré ce repli, l’environnement reste favorable au métal précieux. L’or avait progressé de plus de 5 % la semaine précédente et d’environ 15 % depuis le début du mois d’août, porté notamment par la demande de valeurs refuges et les incertitudes économiques et financières…

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Asie : chute des valeurs énergétiques avec le recul du pétrole

26. August 2026 um 10:19

Les valeurs pétrolières et gazières asiatiques ont fortement reculé ce mercredi 26 août, dans le sillage de la baisse des cours du brut. La reprise des discussions entre l’Iran et Oman sur la navigation dans le détroit d’Ormuz alimente l’espoir d’une réouverture progressive de cette voie stratégique…

Les cours du pétrole ont poursuivi leur repli ce mercredi, le Brent reculant de 2,5 % à 86,41 dollars le baril, tandis que le WTI abandonnait 2,4 % à environ 80,42 dollars… Le mouvement est principalement lié aux discussions engagées entre Téhéran et Mascate autour d’un cadre provisoire permettant la navigation dans le détroit d’Ormuz. Le projet évoqué comprendrait notamment un corridor maritime temporaire et une coopération pour le déminage.

L’enjeu est considérable : avant le conflit, le détroit assurait le passage d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL. Toute perspective de rétablissement de la navigation réduit donc mécaniquement les craintes de pénurie et exerce une pression à la baisse sur les prix.

Le recul du brut s’est immédiatement répercuté sur les grandes valeurs énergétiques de la région d’Asie. En Australie, Woodside Energy a perdu plus de 4 %, tandis que Santos reculait de près de 2 %. Le sous-indice énergétique du S&P/ASX 200 a abandonné 2,5 %, sa plus forte baisse intrajournalière depuis environ un mois. En Corée du Sud, la pression a été encore plus forte : SK Innovation a chuté de plus de 16 %, tandis que S-Oil a perdu 7 %. Au Japon, Eneos Holdings et Japan Petroleum Exploration ont reculé chacun d’environ 2 %.

Le marché mise sur une détente à Ormuz

Cette nouvelle baisse du pétrole traduit surtout un changement dans les anticipations des investisseurs. Après plusieurs semaines dominées par la crainte d’une perturbation durable des exportations du Golfe, les premiers signes de dialogue autour d’Ormuz font désormais espérer une amélioration des flux. Le marché reste néanmoins particulièrement sensible à l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran, qui demeurent dans l’impasse, tandis que les États-Unis poursuivent leur pression économique sur l’Iran…

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La CTAF se prépare à une refonte de son infrastructure informatique

26. August 2026 um 10:03

La Banque centrale de Tunisie (BCT) annonce le lancement d’un appel d’offres national portant sur la mise à niveau de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières (Ctaf)…

Un appel d’offres national a été lancé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) en vue de la mise à niveau de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF). Selon les précisions apportées par la BCT, cet appel d’offres couvre plusieurs volets : la fourniture, la livraison, l’installation, la configuration, l’intégration et la mise en service des équipements matériels et des solutions logicielles concernées. Il inclut également le transfert de compétences ainsi que la formation associée à l’ensemble de ces éléments.

La mise à disposition des licences et produits est prévue pour une durée de cinq années. Sachant que l’appel d’offres englobe l’entretien, le dépannage et le maintien en bon état de fonctionnement de l’ensemble de la solution.

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Nouveau record : 30,040 milliards de dinars de cash en circulation en Tunisie

26. August 2026 um 09:44

Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie, le volume des billets et pièces en circulation s’est établi à 30,040 milliards de dinars au 21 août 2026, un niveau qui poursuit une trajectoire haussière observée ces derniers mois.

La Banque centrale de Tunisie a fait état d’un montant de 30,040 milliards de dinars de billets et pièces en circulation à la date du 21 août 2026. Ce chiffre correspond à la liquidité effectivement détenue et utilisée par les particuliers et les entreprises pour leurs transactions quotidiennes.

Cette donnée s’inscrit dans une évolution ascendante du volume de cash en circulation observée dans le pays. Elle est considérée comme un indicateur permettant de suivre l’état de la liquidité au sein de l’économie tunisienne.

Plusieurs facteurs peuvent influer sur ce niveau de liquidité, parmi lesquels l’activité économique, le volume des transactions, ainsi que des éléments saisonniers et comportementaux qui pèsent sur la demande de billets et pièces.

Cet indicateur est habituellement suivi en parallèle avec d’autres agrégats tels que les dépôts bancaires, le crédit et la masse monétaire. Cette lecture combinée permet d’appréhender les mouvements de liquidité et les tendances à l’œuvre dans le système bancaire tunisien.

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Aetech et Uadh toujours suspendues : la BVMT maintient la pression

26. August 2026 um 09:27

La Bourse de Tunis a clôturé en baisse lundi 24 août 2026, tandis qu’une offre publique d’achat obligatoire visant la Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a été confirmée dans le cadre de sa publication quotidienne.

L’indice de référence TUNINDEX a reculé de 0,83% pour s’établir à 19 515,16 points, portant sa performance depuis le début de l’année à 45,09%. Le TUNINDEX20, qui regroupe les vingt principales valeurs du marché, a perdu 0,86% à 8 580,55 points. La quasi-totalité des indices sectoriels a évolué en territoire négatif, à l’exception de l’indice des produits ménagers et de soin personnel et de celui des matériaux de base.

La société néerlandaise B.A Glass B.V, qui détient 41,28% du capital de Sotuver, est soumise à une offre publique d’achat obligatoire portant sur les 6 843 844 actions restantes de la société, représentant 17,43% du capital. Le prix de l’offre est fixé à 13,390 dinars par action. L’opération fait suite à une décision du Conseil du Marché Financier du 2 avril 2026 autorisant B.A Glass B.V à franchir le seuil de 40% du capital de Sotuver, opération réalisée le 16 avril 2026. La société a précisé n’avoir pas l’intention de procéder à une offre publique de retrait ni de modifier significativement les politiques industrielle, financière et sociale de Sotuver. L’offre est ouverte du 5 au 26 août 2026, la date limite de dépôt des ordres de vente auprès de la Bourse étant fixée au 27 août 2026 à 14h00.

Par ailleurs, la Bourse de Tunis a annoncé l’introduction d’un nouvel emprunt obligataire, « Amen Bank Subordonné 2026-1 », négociable depuis le 21 août 2026, ainsi que l’admission d’une ligne de Bons du Trésor Assimilables portant intérêt au taux de 7,50%, négociable depuis le 19 août 2026.

Le bulletin rappelle également la suspension de la cotation du titre Aetech depuis le 29 janvier 2026, ainsi que celle du titre Uadh depuis le 25 mars 2026. Cette dernière mesure a été prise en application de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier, à la suite du non-respect des obligations de publication d’informations financières, de l’absence d’interlocuteurs identifiables au sein de la société et de l’absence d’éléments attestant d’une activité réelle.

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Asmahane Souissi porte la dermatologie tunisienne à l’international

26. August 2026 um 09:12

La dermatologue tunisienne Asmahane Souissi, médecin spécialiste en dermatologie à l’hôpital des Forces de sécurité intérieure de La Marsa, vient de décrocher le Prix des jeunes dermatologues pour la réussite internationale 2027 pour la région Afrique, une distinction décernée par la Ligue internationale des sociétés de dermatologie.

Cette reconnaissance fait suite à la candidature présentée par l’Association africaine de dermatologie et de vénéréologie, dans le cadre d’une sélection marquée par un nombre record de candidatures venues du monde entier. Le conseil d’administration de la Ligue internationale a approuvé la sélection d’Asmahane Souissi lors de sa réunion du 20 juin 2026.

À cette occasion, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a reçu la dermatologue tunisienne afin de la féliciter pour cette distinction. Il a salué une réussite qui témoigne, selon le ministère, du dynamisme et du rayonnement des jeunes compétences médicales tunisiennes sur la scène internationale.

Le ministre a également souligné la nécessité de poursuivre le soutien aux jeunes compétences, à la recherche scientifique et à l’innovation, tout en créant les conditions favorables à l’excellence médicale et scientifique.

Asmahane Souissi recevra officiellement son prix lors de la cérémonie d’ouverture du 26e Congrès mondial de dermatologie, qui se tiendra à Guadalajara, au Mexique, du 21 au 26 juin 2027. Cette distinction vient ainsi mettre en lumière une nouvelle fois les compétences tunisiennes dans le domaine médical à l’échelle internationale.

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Semmama à la COP17 : la fête, pendant que 80 % du pays s’aride

25. August 2026 um 18:11

Le Mont Semmama a été célébré mardi 25 août à Oulan-Bator, dans le cadre de la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui se tient du 17 au 28 août 2026 sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir ». Mais derrière la mise en scène culturelle, la réalité tunisienne face à la désertification reste préoccupante.

L’événement, intitulé « Journée de Semmama… Résister à la désertification culturelle », a réuni poésie, chant et documentaire autour du parcours d’Adnen Helali, acteur de la société civile tunisienne à l’origine du projet de développement local du Jebel Semmama, comme le rapporte la TAP. Selon lui, la protection des parcours pastoraux passerait par le renforcement de la conscience environnementale et la préservation des savoirs traditionnels ; une approche qui, aussi légitime soit-elle, interroge sur sa capacité réelle à enrayer un phénomène dont l’ampleur dépasse largement le registre culturel.

Le programme a ainsi mêlé la présentation du recueil « Le vent garde nos traces », la projection du film « If the Rangelands Could Speak » de Lizzy Gable, et une œuvre d’artisanat collaborative. Une initiative baptisée « Green IYRP », lancée par le Centre culturel des arts et métiers de Jebel Semmama à Sbeïtla (Kasserine), propose par ailleurs de substituer au plastique des matériaux naturels comme le cuir, l’argile ou les fibres d’alfa. Elle revendique le soutien de 102 pays et 427 organisations ; un chiffre qui, s’il traduit un écho international, ne dit rien de sa traduction concrète sur le terrain, ajoute la même source.

Quid de l’objectif de neutralité de dégradation des terres ?

Car le constat dressé par le ministère de l’Environnement lui-même est sans appel : près de 80 % du territoire national est soumis à des conditions d’aridité, exposant le pays à une vulnérabilité accrue face au changement climatique. Face à cela, la Tunisie s’est fixé l’objectif d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030, avec une cible de restauration portant sur 2,2 millions d’hectares, un chantier colossal, dont l’échéance approche à grands pas sans que l’ampleur des moyens mobilisés soit précisée.

La Tunisie a pourtant ratifié la CNULCD dès les années 1990 et adopté un Plan d’action national dès 1998. Près de trois décennies plus tard, l’écart entre les engagements pris et les résultats tangibles sur un territoire aux quatre cinquièmes aride continue de poser question.

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Dattes tunisiennes : plus de 900 MDT à l’export, malgré un poids mondial limité

25. August 2026 um 17:20

La filière tunisienne des dattes confirme sa bonne dynamique à l’export. Durant les dix premiers mois de la campagne 2025-2026, la Tunisie a exporté 144,1 mille tonnes, pour des recettes de 908,4 millions de dinars (MDT), en hausse respectivement de 13,3% et 12,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.

La performance est d’autant plus notable que la Tunisie ne figure pas parmi les principaux producteurs mondiaux. Avec 400 219 tonnes produites en 2024, elle occupait le 9e rang mondial, soit environ 4% de la production mondiale. Son poids commercial est toutefois supérieur à son poids productif, le pays figurant parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de dattes en valeur.

Cette performance repose largement sur la Deglet Nour, qui représente 84% des volumes exportés. Son prix moyen atteint 7,05 dinars le kilogramme, contre 6,30 dinars pour l’ensemble des dattes exportées, illustrant le rôle de la qualité et du positionnement dans la valorisation de la production tunisienne.

La filière dispose par ailleurs d’une présence internationale relativement diversifiée, avec environ 86 marchés. L’Union européenne reste toutefois le principal débouché, absorbant 45,7% des volumes exportés.

Autre signal intéressant : le bio. Les exportations de dattes biologiques ont atteint 8,3 mille tonnes, pour 82,2 millions de dinars, avec une progression de la valeur nettement supérieure à celle des volumes.

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement d’exporter davantage de dattes, mais d’en tirer davantage de valeur. Qualité, certification, conditionnement, transformation et produits dérivés apparaissent comme les principaux leviers pour renforcer une filière dont le potentiel dépasse désormais la seule vente de dattes fraîches.

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Tunisie-Turquie : un déficit commercial toujours en faveur d’Ankara

25. August 2026 um 16:20

Les exportations turques vers la Tunisie ont dépassé 720 millions de dollars sur les sept premiers mois de 2026, ce qui constitue une hausse de 9,9 % sur un an, selon l’Assemblée des exportateurs turcs (TİM), citée par Anadolu. Rien qu’en juillet, elles ont atteint 101 millions de dollars, avec une progression limitée à 0,3 %.

Cette dynamique s’inscrit dans une relation commerciale historiquement favorable à Ankara. Selon le ministère turc du Commerce, les échanges bilatéraux ont atteint un sommet de 2,094 milliards de dollars en 2022, avant de refluer à 1,422 milliard en 2024, puis de remonter à 1,589 milliard en 2025. Sur la période, les exportations turques ont oscillé entre 1,114 et 1,598 milliard de dollars, contre seulement 266 à 496 millions pour les ventes tunisiennes vers la Turquie. En 2025, l’excédent turc s’élevait encore à 896 millions de dollars.

Côté turc, les machines et équipements mécaniques (124,7 millions de dollars), le fer et l’acier (114,4 millions) et le coton (111,6 millions) dominent les exportations vers la Tunisie, devant les véhicules automobiles et les matières plastiques.

Les ventes tunisiennes restent plus concentrées : les équipements électriques et électroniques arrivent en tête avec 105,1 millions de dollars, suivis des engrais (37 millions) et des véhicules et composants automobiles (24,7 millions), selon UN Comtrade.

Ces chiffres traduisent un déséquilibre persistant, la Tunisie exportant des volumes encore insuffisants pour combler l’écart avec ses achats. La hausse de 9,9% enregistrée en 2026 suggère que ce déficit devrait se maintenir à court terme.

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La Poste Tunisienne ouvre une enquête après des soupçons de fraude sur un retrait

25. August 2026 um 15:35

La Poste Tunisienne a annoncé, dimanche 23 août, avoir engagé des vérifications après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo mettant en cause un de ses agents. Un citoyen y dénonçait un écart entre les 800 dinars que sa mère âgée souhaitait retirer et les 820 dinars figurant sur le reçu.

Face à l’émoi suscité par cette séquence, l’institution a assuré traiter l’affaire « avec sérieux et responsabilité », dans l’attente des conclusions de l’enquête. Elle a rappelé son attachement au respect des clients, à la qualité de l’accueil et à l’éthique du service public, tout en défendant ses agents contre toute diffamation.

La Poste Tunisienne a néanmoins prévenu qu’aucun manquement avéré ne serait toléré et que les sanctions prévues par la loi s’appliqueraient si des responsabilités étaient établies. Elle a par ailleurs indiqué poursuivre le renforcement de ses contrôles internes, de sa gouvernance et de la sensibilisation de ses agents à leurs obligations professionnelles.

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