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Greenpeace | «Les incendies au Maghreb menacent des vies et des communautés»

28. Juli 2026 um 12:35

Les incendies qui touchent actuellement la Tunisie, l’Algérie et le Maroc causent non seulement des dégâts aux forêts et aux habitations, mais constituent également une menace croissante pour les vies humaines, la sécurité des communautés et le droit à un environnement sain.

C’est l’avertissement lancé par Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), soulignant que la situation est particulièrement critique en Algérie : six personnes y ont perdu la vie, environ 150 habitations ont été endommagées et près de 1 550 départs de feu ont été recensés en l’espace de 12 jours.

En Tunisie, selon les données de la Protection civile, les flammes ont ravagé plus de 240 hectares en juillet 2026. On a parlé de plus de 440 hectares jusqu’à la fin de la semaine dernière. Plus de 35 feux de forêt ont été enregistrés dans le pays entre le 1er juin et le 25 juillet, dans un contexte de fortes chaleurs, de sécheresse et de pression intense sur les équipes de lutte contre les incendies.

La situation s’aggrave également au Maroc, où les autorités et les services forestiers s’efforcent de contenir les brasiers et de protéger les zones habitées ainsi que les zones rurales vulnérables. «Les pertes dépassent les simples dégâts matériels ; elles affectent le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain», a déclaré Kenzie Azmi, responsable régionale des campagnes pour Greenpeace Mena.

Au-delà des hectares brûlés et des maisons détruites, a-t-elle souligné, se trouvent des communautés déstabilisées, des familles contraintes d’abandonner leur foyer et une capacité de résilience qui s’amenuise à chaque nouvelle urgence. Selon Greenpeace, la crise climatique ne peut être évaluée uniquement à l’aune de la hausse des températures ; elle doit aussi être mesurée par les conséquences humaines, économiques et sociales engendrées par les phénomènes météorologiques extrêmes.

L’organisation environnementale insiste sur le fait que les incendies au Maghreb ne doivent pas être considérés comme des incidents isolés, mais comme faisant partie d’un phénomène mondial devenant de plus en plus fréquent et intense, alimenté par des vagues de chaleur record et des sécheresses prolongées. Le changement climatique, note-t-elle, n’est pas nécessairement la cause directe des incendies — souvent liés à l’activité humaine ou à d’autres facteurs — mais il les rend plus probables, en accélère la propagation et en accroît le pouvoir destructeur. Pour Greenpeace, il ne suffit plus de réagir simplement une fois les catastrophes survenues.

L’organisation appelle à des investissements concrets dans la prévention, la gestion forestière, les systèmes d’alerte précoce et l’adaptation pour les communautés les plus exposées. Elle exhorte également les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre à rendre des comptes et à mobiliser des financements climatiques pour les populations d’Afrique du Nord, qui supportent une part croissante du coût d’une crise à laquelle leur contribution reste limitée.

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Crise climatique : Greenpeace interpelle les États du Maghreb après les incendies

Von: tmps
28. Juli 2026 um 10:46

Six morts en Algérie, cent cinquante habitations endommagées et près de 1550 feux en douze jours.

En Tunisie, plus de 240 hectares partis en fumée en juillet 2026 et plus de 35 incendies de forêt entre le 1er juin et le 25 juillet, selon les chiffres de la protection civile.

Au Maroc, le bilan s’alourdit à son tour.

Face à ces chiffres alarmants, la responsable des campagnes régionales de l’organisation Greenpeace a souligné que « les pertes ont dépassé les dommages matériels directs pour toucher le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain »

Dans un communiqué publié, lundi, la responsable  a affirmé que derrière les hectares brûlés et les maisons détruites, des communautés déstabilisées, des familles déplacées et une capacité de résilience qui s’érode à chaque nouvelle catastrophe.

Pour la responsable, la crise climatique ne se mesure pas aux seules envolées de température. Elle se mesure à la souffrance humaine qu’elle engendre.

Selon Greenpeace, ces incendies ne sont pas « des accidents ». Ils sont plutôt une composante d’un schéma global, « de plus en plus fréquent et intense », nourri par des pics de chaleur records et des sécheresses prolongées.

Le changement climatique ne déclenche pas les feux. Il les rend plus probables, plus rapides, plus dévastateurs. C’est aussi un facteur aggravant systématique que les politiques publiques continuent de sous-estimer.

Greenpeace a estimé que la réponse post-catastrophe ne suffit plus. Pour y remédier, elle exige des investissements concrets dans la prévention et l’adaptation, la responsabilisation des États les plus émetteurs de gaz à effet de serre, et la mobilisation des financements climatiques pour les communautés qui paient le prix d’une crise qu’elles n’ont pas créée.

 

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A qui s’adressent les propos de Tebboune ?

28. Juli 2026 um 10:43

Les déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie ont été présentées comme une mise en garde contre toute tentative de déstabilisation. Mais elles ont également suscité une lecture politique chez des opposants tunisiens et algériens, notamment dans des milieux qui se considèrent eux-mêmes visés par les discours officiels sur le terrorisme et la sûreté de l’État.

Ce qu’a déclaré Tebboune

Lors de son entretien périodique avec la presse algérienne, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que la Tunisie était visée en raison de sa proximité avec l’Algérie.

Selon lui, certains chercheraient à déstabiliser la Tunisie afin de pouvoir ensuite atteindre plus facilement l’Algérie. Le président algérien a également évoqué la menace terroriste et assuré que son pays ne resterait pas passif face à une tentative de déstabilisation de son voisin.

Il n’a cependant cité ni parti politique tunisien, ni personnalité, ni composante particulière de l’opposition.

Lire aussi: Tebboune : « On veut déstabiliser la Tunisie pour pouvoir ensuite « manger » l’Algérie »

En Tunisie, une déclaration interprétée à travers le contexte politique

L’avocate et opposante Dalila Ben Mbarek Msaddek a estimé que les propos de Tebboune ne se limitaient pas à un message de solidarité sécuritaire. Selon sa lecture, l’emploi des termes « terrorisme » et « déstabilisation » pourrait également viser les adversaires du président Kaïs Saïed.

Cette interprétation s’explique par le contexte tunisien. Depuis le 25 juillet 2021, plusieurs figures de l’opposition ont été poursuivies dans des dossiers liés à la sûreté de l’État, au complot ou au terrorisme.

La mouvance islamiste est particulièrement concernée. Le chef historique d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, ainsi que plusieurs dirigeants du mouvement sont emprisonnés ou poursuivis dans différentes affaires. L’ancien chef du gouvernement Ali Larayedh a notamment été condamné dans le dossier relatif à l’envoi de Tunisiens vers les zones de conflit, une affaire qu’Ennahdha présente comme un procès politique dirigé contre lui.

En Algérie, la réaction d’une figure liée à Rachad

La dimension islamiste apparaît plus directement du côté algérien avec la réaction de Mohamed Larbi Zitout.

Ancien diplomate installé à Londres, Zitout est l’un des fondateurs et porte-parole du mouvement Rachad, créé notamment par des personnalités issues de l’ancien Front islamique du salut. Le mouvement est considéré par les autorités algériennes comme une organisation terroriste, une qualification rejetée par ses responsables.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Mohamed Larbi Zitout estime que les déclarations de Tebboune traduisent un soutien politique au président Kaïs Saïed. Il établit également un lien avec les manifestations organisées le 25 juillet en Tunisie, considérant qu’une mobilisation populaire dans le pays voisin pourrait inquiéter le pouvoir algérien.

Cette analyse n’est toutefois étayée par aucun élément public établissant que les manifestations tunisiennes auraient directement motivé la prise de parole de Tebboune.

Une crainte commune dans deux contextes différents

Les oppositions islamistes tunisienne et algérienne ne se trouvent pas dans une situation identique.

En Tunisie, Ennahdha a exercé le pouvoir après la révolution de 2011 avant d’être progressivement marginalisé, puis fortement affaibli par les arrestations et les condamnations de ses dirigeants.

En Algérie, Rachad évolue en dehors du système politique légal et ses principaux dirigeants vivent à l’étranger. Le pouvoir algérien le présente comme une menace sécuritaire, tandis que le mouvement se définit comme une organisation d’opposition politique.

Malgré ces différences, les deux mouvances partagent une même inquiétude : voir la contestation politique assimilée à la déstabilisation ou au terrorisme.

Un message politique ou une doctrine sécuritaire ?

Rien, dans les propos publics de Tebboune, ne permet d’affirmer qu’il visait directement Ennahdha, Rachad ou l’ensemble des oppositions tunisienne et algérienne.

Pour Alger, cette déclaration s’inscrit dans une doctrine ancienne : la stabilité de la Tunisie est considérée comme une composante de la sécurité nationale algérienne.

Mais le vocabulaire employé, le soutien constant d’Alger au président Kaïs Saïed et la situation des opposants dans les deux pays expliquent pourquoi cette déclaration a été interprétée politiquement.

L’enjeu de la polémique réside donc moins dans une cible explicitement désignée que dans la manière dont les mots « terrorisme » et « déstabilisation » résonnent auprès d’oppositions qui estiment en faire régulièrement les frais.

Lire aussi:

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Ridha Chkoundali : « La Tunisie doit diversifier ses sources d’énergie »

28. Juli 2026 um 09:47

Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune ont également suscité de vives réactions parmi les économistes. La position de Ridha Chkoundali face à cette déclaration provocatrice sur la sécurité de la Tunisie en dit long.

Il souligne, dans son post, que lorsqu’un État devient dépendant de l’énergie qu’il importe d’un autre pays, il n’importe pas seulement du gaz ou de l’électricité : il importe aussi, en partie, une forme de dépendance politique. La dépendance économique, aussi maquillée soit-elle, finit souvent par se transformer en dépendance politique.

A cet égard, il précise que le creusement du déficit commercial vis-à-vis de l’Algérie, alimenté principalement par les importations énergétiques, a contribué à installer une relation déséquilibrée. Cela aurait dû pousser la Tunisie à accélérer sa transition énergétique et à investir massivement dans les énergies renouvelables afin de regagner une part de son indépendance décisionnelle.

Il précise, dans son post : “ Ce qui surprend aujourd’hui, c’est d’entendre le président Abdelmadjid Tebboune parler d’une prétendue “intervention pour protéger la Tunisie, comme si la Tunisie était menacée de l’extérieur ou incapable d’assurer sa propre sécurité. Le peuple tunisien n’a besoin d’aucune tutelle ; il a besoin du respect de sa souveraineté et de ses choix. S’il s’agissait réellement de protéger la Tunisie, la priorité, dans cette période critique, aurait été de l’aider à surmonter la crise électrique qu’elle traverse depuis des semaines, une crise qui a pesé sur les citoyens, les entreprises, l’économie, le tourisme et l’investissement. L’Algérie, forte de ses capacités énergétiques, aurait pu apporter un soutien exceptionnel, capable d’alléger la souffrance des Tunisiens et de donner un sens concret aux discours de fraternité et de solidarité”.

Ridha Chkoundali rappelle que le véritable soutien entre États ne passe pas par des menaces d’intervention militaire ou sécuritaire, mais par la contribution à la résolution des crises économiques et sociales qui fragilisent les sociétés. L’électricité qui éclaire aujourd’hui les foyers tunisiens vaut bien plus que n’importe quelle déclaration politique. Et une coopération économique sincère est infiniment plus utile que des discours perçus comme une atteinte à la souveraineté des pays.

En outre, l’histoire a démontré que l’indépendance politique commence par l’indépendance économique, et que la sécurité nationale ne repose pas uniquement sur les armées, mais aussi sur la sécurité énergétique, alimentaire et financière.

Il conclut : “La leçon que la Tunisie doit tirer de cette crise est claire : se libérer progressivement de toutes les formes de dépendance, diversifier ses sources d’énergie et investir massivement dans les énergies renouvelables, afin que sa décision nationale ne reste pas exposée à quelque pression que ce soit.”

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Incendies en Tunisie, en Algérie et au Maroc : Greenpeace appelle à une action urgente

28. Juli 2026 um 09:09

Les incendies de forêt enregistrés ces dernières semaines en Tunisie, en Algérie et au Maroc illustrent l’intensification des risques climatiques dans la région, estime Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans un communiqué publié lundi, l’organisation appelle à renforcer les politiques de prévention, d’adaptation et de résilience face à la multiplication des événements climatiques extrêmes.

La responsable des campagnes régionales de Greenpeace, Kenzi Azmi, affirme que les conséquences des incendies vont au-delà des dégâts matériels. Elle souligne que ces catastrophes affectent également « le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain » et fragilisent la capacité des communautés à faire face aux crises climatiques.

En Tunisie, plus de 240 hectares ont été détruits par les flammes au cours du mois de juillet 2026. Les données de la Protection civile font également état de plus de 35 incendies de forêt enregistrés entre le 1er juin et le 25 juillet.

En Algérie, les incendies ont fait six morts et endommagé près de 150 habitations. Tandis qu’environ 1 550 départs de feu ont été recensés en 12 jours, révèlent les chiffres cités par Greenpeace.

Le Maroc a également connu plusieurs incendies de forêt au cours de la même période.

Pour l’organisation, ces événements s’inscrivent dans un contexte de hausse des températures et de sécheresses plus fréquentes. Greenpeace rappelle que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord figure parmi les plus exposées aux effets du changement climatique, avec un réchauffement qui progresse à un rythme proche du double de la moyenne mondiale.

L’ONG considère que les incendies ne doivent plus être perçus comme des phénomènes isolés, mais comme l’expression d’une tendance appelée à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique. Elle souligne toutefois que si certains départs de feu sont liés à des facteurs humains, le changement climatique favorise leur déclenchement, leur propagation et leur intensité.

Greenpeace appelle ainsi à renforcer les investissements dans la prévention des incendies, la protection des écosystèmes et les politiques d’adaptation. Tout en plaidant pour une réduction rapide des émissions mondiales de gaz à effet de serre et un financement climatique accru en faveur des pays les plus vulnérables.

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Tebboune : « On veut déstabiliser la Tunisie pour pouvoir ensuite « manger » l’Algérie »

28. Juli 2026 um 07:19

Pour Alger, la sécurité de la Tunisie ne relève pas seulement du bon voisinage. Lors de son entretien périodique avec la presse nationale, le président Abdelmadjid Tebboune a affirmé que ceux qui chercheraient à déstabiliser la Tunisie viseraient en réalité l’Algérie. Une déclaration qui illustre la doctrine sécuritaire défendue depuis plusieurs années par les autorités algériennes.

« On veut déstabiliser la Tunisie à cause de l’Algérie »

Interrogé sur la situation régionale et les menaces pesant sur son pays, Abdelmadjid Tebboune s’est arrêté sur le cas tunisien.

« Tunisie, ça c’est clair, parce qu’on veut déstabiliser la Tunisie à cause de l’Algérie… pour pouvoir la manger, la bouffer facilement. Et on ne laissera pas faire » (1 h 46 min 20), déclare-t-il.

Quelques instants plus tard, il ajoute : « Ce jeu-là doit avoir des limites », avant d’assurer que l’Algérie continuera à défendre sa sécurité ainsi que celle de son environnement régional.

Une formule imagée par laquelle le président algérien exprime sa conviction qu’un affaiblissement durable de la Tunisie faciliterait, à terme, des pressions contre l’Algérie.

Le président algérien ne désigne toutefois aucun État ni aucune organisation et ne précise pas les acteurs auxquels il fait référence.

Lire aussi : Tebboune menace de détruire « ceux qui utiliseraient le terrorisme contre la Tunisie »

Une doctrine désormais bien établie

Le fond du message n’est pas nouveau. Depuis plusieurs années, Alger considère que la stabilité de la Tunisie constitue un intérêt stratégique majeur.

Cette position s’est progressivement renforcée avec les bouleversements qu’a connus la région : guerre en Libye, instabilité persistante au Sahel, menace terroriste et développement des réseaux de trafic transfrontaliers ont conduit les autorités algériennes à faire de la sécurité de leurs frontières une priorité.

Dans cette lecture stratégique, la Tunisie est perçue comme un partenaire essentiel. Une dégradation durable de la situation politique ou sécuritaire chez son voisin oriental aurait inévitablement des répercussions sur l’Algérie, qui partage avec la Tunisie près de 1 000 kilomètres de frontière.

Un soutien affiché à Tunis

Cette vision s’est traduite ces dernières années par un rapprochement constant entre Alger et Tunis.

Le 7 octobre 2025, les deux pays ont signé à Alger un accord de coopération militaire renforçant l’entraînement conjoint, l’échange d’informations et la coordination face aux menaces transfrontalières. Fin décembre 2025, Abdelmadjid Tebboune avait d’ailleurs dû défendre publiquement cet accord après la diffusion d’un faux document prétendant révéler des clauses portant atteinte à la souveraineté tunisienne.

Les rencontres entre les présidents Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune se sont également multipliées, tandis que les deux pays ont renforcé leur coopération dans les domaines de l’énergie, de l’économie et de la sécurité.

Une lecture géopolitique de la région

Les propos du président algérien interviennent dans un contexte marqué par les crises au Sahel, les incertitudes en Libye, les rivalités d’influence au Maghreb et les tensions persistantes au Moyen-Orient.

Dans cette vision géopolitique, la Tunisie apparaît comme un maillon essentiel de la stabilité régionale. Son affaiblissement pourrait, selon les autorités algériennes, avoir des conséquences dépassant largement ses frontières.

Sans apporter davantage de précisions sur les acteurs auxquels il fait référence, Abdelmadjid Tebboune réaffirme ainsi une conviction déjà exprimée à plusieurs reprises : pour Alger, la stabilité de la Tunisie constitue aussi une condition de la sécurité de l’Algérie.

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L’Algérie durcit le ton : Tebboune met en garde contre toute déstabilisation de la Tunisie

28. Juli 2026 um 07:05

La Tunisie s’est retrouvée au cœur du discours du président algérien Abdelmadjid Tebboune. Dans un extrait de son entretien périodique avec les médias algériens diffusé lundi soir, le chef de l’État a lancé un avertissement particulièrement ferme à toute organisation ou acteur qui tenterait d’utiliser le terrorisme contre la Tunisie, réaffirmant ainsi la solidarité sécuritaire entre Alger et Tunis.

« Celui qui veut amener le terrorisme en Tunisie ou menacer la Tunisie par le terrorisme, nous lui détruirons la tente de ses parents », a déclaré Abdelmadjid Tebboune. Derrière cette formule populaire algérienne se cache un message sans ambiguïté : l’Algérie promet une réponse implacable à toute tentative de déstabilisation de son voisin oriental.

Selon ses dires, « certains veulent déstabiliser la Tunisie pour s’en prendre à l’Algérie et celui qui touchera à la sécurité de la Tunisie touche à celle de l’Algérie ».

Un message qui dépasse la simple rhétorique

Si le ton employé peut surprendre, le fond du message s’inscrit dans une doctrine sécuritaire constante d’Alger. Depuis plusieurs années, les autorités algériennes considèrent que la stabilité de la Tunisie relève directement de leur propre sécurité nationale.

Les deux pays partagent près de 1 000 kilomètres de frontière, dont une importante partie est montagneuse et a longtemps servi de refuge à des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) puis à d’autres organisations armées. Après les attaques terroristes qui ont frappé la Tunisie entre 2013 et 2016, la coopération sécuritaire entre Tunis et Alger s’est considérablement renforcée grâce à un échange permanent de renseignements, des patrouilles coordonnées et des opérations militaires conjointes dans les zones frontalières.

Le message de Tebboune apparaît ainsi comme une réaffirmation publique d’une politique déjà appliquée sur le terrain depuis plusieurs années.

Une déclaration dans un contexte régional tendu

L’intervention du président algérien intervient alors que la région fait face à une dégradation persistante de la situation sécuritaire au Sahel. Les coups d’État successifs, le retrait de plusieurs forces occidentales et la progression de groupes armés dans certaines zones du Mali, du Niger et du Burkina Faso nourrissent les inquiétudes des pays d’Afrique du Nord.

Sans désigner un acteur précis, Tebboune a clairement laissé entendre que toute instrumentalisation du terrorisme contre la Tunisie constituerait une ligne rouge pour Alger. Son propos intervient également dans un contexte où les autorités algériennes multiplient les déclarations sur la nécessité de préserver la stabilité de leurs frontières et de leurs voisins immédiats.

Lire aussi : Tebboune menace de détruire « ceux qui utiliseraient le terrorisme contre la Tunisie »

Une relation stratégique renforcée depuis 2021

Depuis l’arrivée de Kaïs Saïed au pouvoir après le 25 juillet 2021, les relations entre Tunis et Alger se sont nettement resserrées.

Les visites bilatérales se sont multipliées, tout comme les accords de coopération dans les domaines énergétique, économique et sécuritaire. L’Algérie est également devenue un partenaire essentiel pour la Tunisie en matière d’approvisionnement énergétique et de soutien économique, tandis que les deux présidents affichent régulièrement leur convergence sur plusieurs dossiers régionaux, notamment la Libye et la question palestinienne.

Dans ce contexte, les déclarations de Tebboune ne constituent pas un simple message diplomatique mais traduisent la volonté d’Alger d’afficher publiquement que la sécurité tunisienne demeure un enjeu stratégique majeur.

Un signal adressé autant aux groupes armés qu’aux puissances régionales

Le choix des mots employés par Tebboune dépasse enfin le seul cadre de la lutte antiterroriste. En affirmant que toute menace contre la Tunisie recevrait une réponse écrasante, le président algérien adresse également un message aux acteurs régionaux susceptibles d’utiliser l’instabilité sécuritaire comme levier d’influence.

Cette prise de position confirme que, pour Alger, la Tunisie constitue aujourd’hui un élément central de son dispositif de sécurité régionale. Dans un Maghreb marqué par les tensions diplomatiques et un Sahel toujours plus instable, l’Algérie entend rappeler qu’elle ne restera pas spectatrice face à une éventuelle dégradation de la situation sécuritaire chez son voisin tunisien.

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Institut Pasteur : Renforcement des capacités en surveillance environnementale des virus entériques

27. Juli 2026 um 22:51

L’Institut Pasteur de Tunis, en partenariat avec l’Institut Pasteur d’Algérie, a co-organisé une formation pratique consacrée aux techniques de concentration des virus entériques dans les eaux usées.

Cette formation a été organisée dans le cadre du projet EnSurPoV (Implementation of Environmental Surveillance of Polio and Enteric Viruses in North African Countries), coordonné par Dr Sondes Haddad-Boubaker

Organisée les 19 et 20 juillet 2026 au Laboratoire des entérovirus de l’Institut Pasteur d’Algérie à Sidi-Fredj, cette formation a réuni des participants des deux instituts autour des méthodes de référence utilisées en surveillance environnementale.

L’objectif était de renforcer les compétences techniques des équipes, d’harmoniser les protocoles de laboratoire et de consolider la collaboration scientifique régionale pour la détection des poliovirus et d’autres virus entériques.

Cette initiative illustre l’engagement des partenaires du projet EnSurPoV en faveur du développement de la surveillance environnementale et du renforcement de la santé publique en Afrique du Nord.

IPT

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Tebboune menace de détruire « ceux qui utiliseraient le terrorisme contre la Tunisie »

27. Juli 2026 um 18:39

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a adressé un message ferme aux acteurs qui chercheraient à menacer la Tunisie par le biais du terrorisme, réaffirmant le soutien d’Alger à son voisin tunisien.

Dans un extrait vidéo de son entretien périodique avec des représentants des médias algériens, qui sera diffusé dans la soirée, Abdelmadjid Tebboune a déclaré : « Celui qui veut amener le terrorisme aux côtés de la Tunisie ou menacer la Tunisie avec le terrorisme, nous lui détruirons la tente de ses parents ».

La Tunisie au cœur du message sécuritaire algérien

Cette déclaration intervient alors que Tebboune évoquait plusieurs dossiers nationaux et régionaux, notamment les questions sécuritaires et les relations extérieures de l’Algérie. Le président algérien a insisté sur la proximité stratégique entre les deux pays, considérant la stabilité tunisienne comme un enjeu majeur pour Alger.

Lire aussi : Tebboune clarifie : L’armée algérienne n’interviendra jamais sur le territoire tunisien !

Le soutien affiché à Tunis s’inscrit dans une relation bilatérale régulièrement présentée par les autorités algériennes comme fondée sur la coopération sécuritaire et la solidarité entre les deux pays voisins.

Une déclaration dans un contexte régional sensible

Sans citer d’organisation ni d’acteur précis, Abdelmadjid Tebboune a évoqué toute tentative d’utiliser le terrorisme comme moyen de pression contre la Tunisie. La séquence diffusée par la présidence algérienne intervient dans un contexte régional marqué par des préoccupations persistantes autour de la sécurité aux frontières et de la lutte contre les groupes armés.

Au cours du même entretien, le président algérien est également revenu sur d’autres dossiers, notamment les relations avec la France, affirmant que « l’Algérie ne quémande jamais » et qu’elle privilégie des relations fondées sur le respect et la réciprocité.

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Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien

23. Juli 2026 um 10:18

Pendant longtemps, le tourisme maghrébin semblait fonctionner selon une répartition presque naturelle des rôles. Le Maroc s’imposait comme une destination culturelle et haut de gamme, la Tunisie comme une puissance du tourisme balnéaire accessible, tandis que l’Algérie restait un géant touristique aux potentialités largement inexploitées. A Alger, on ambitionne de changer la donne.

Mais cette équation est en train d’évoluer. Alger affiche désormais une volonté claire de faire du tourisme un secteur stratégique. Une montée en puissance qui pose une question essentielle pour Tunis : l’Algérie représente-t-elle demain un nouveau concurrent capable de fragiliser certains acquis du tourisme tunisien ?

L’ambition algérienne est désormais assumée. Après des années où le tourisme occupait une place secondaire dans les politiques économiques, les autorités veulent changer d’échelle et transformer l’immense potentiel du pays en une véritable industrie touristique.

Le gouvernement algérien vise notamment l’objectif d’attirer jusqu’à 8 millions de touristes à travers un nouveau plan de développement couvrant la période 2026-2028. L’accent est mis sur la diversification de l’offre, le développement des infrastructures et la valorisation du Sahara, un territoire considéré comme l’un des principaux atouts du pays.

Un avantage difficilement comparable dans la région

L’Algérie possède en effet un avantage difficilement comparable dans la région : un territoire de plus de 2,3 millions de kilomètres carrés, un Sahara parmi les plus spectaculaires au monde, des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO comme le Tassili n’Ajjer, un littoral méditerranéen encore peu exploité et un patrimoine historique riche. Pendant longtemps, cette richesse est restée davantage un potentiel qu’un produit touristique structuré.

Lire aussi : La Tunisie veut réinventer son tourisme grâce à l’IA

La question est donc moins de savoir si l’Algérie peut devenir une destination touristique que de savoir à quelle vitesse elle peut combler son retard.

Car aujourd’hui, l’écart reste important. La Tunisie dispose d’une avance historique considérable. Le pays a construit depuis les années 1970 une véritable industrie touristique, avec des stations balnéaires reconnues, un réseau hôtelier développé et une clientèle européenne fidélisée. En 2025, la Tunisie a franchi le seuil des 11 millions de visiteurs, dépassant son record historique d’avant la pandémie, avec des recettes touristiques qui ont dépassé les 8 milliards de dinars.

Mais cette réussite cache une vulnérabilité : le modèle tunisien reste encore fortement dépendant du tourisme balnéaire traditionnel. Or, le marché mondial évolue. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences différentes : nature, culture, désert, patrimoine, tourisme durable. Des segments sur lesquels l’Algérie possède des arguments considérables.

La véritable bataille se situe sur les marchés futurs

Le danger pour la Tunisie n’est donc pas nécessairement de voir demain les touristes allemands, français ou britanniques abandonner Hammamet, Sousse ou Djerba pour Alger ou Tamanrasset. La véritable bataille se situe sur les marchés futurs. Les nouvelles générations de voyageurs seront-elles toujours attirées par le même modèle touristique basé essentiellement sur la mer et les hôtels-clubs ? Ou chercheront-elles davantage des destinations authentiques capables de raconter une histoire ?

C’est précisément sur ce terrain que l’Algérie pourrait progressivement changer la donne.

Le développement du tourisme saharien algérien pourrait notamment constituer un nouveau produit concurrentiel. Aujourd’hui, le Sahara tunisien reste une destination reconnue, notamment autour de Tozeur, Douz ou Tataouine, mais l’Algérie dispose d’une profondeur territoriale et paysagère beaucoup plus importante. Si Alger réussit à améliorer l’accessibilité, la promotion internationale et la qualité des services, elle pourrait attirer une clientèle internationale à la recherche d’expériences rares.

Quid des visiteurs algériens eux-mêmes ?

La relation touristique entre les deux pays pourrait également évoluer sur un autre terrain : celui des visiteurs algériens eux-mêmes. Les touristes algériens représentent un marché essentiel pour la Tunisie. Ils constituent depuis plusieurs années l’une des premières clientèles étrangères du pays, avec plusieurs millions d’entrées annuelles. Cette proximité géographique, culturelle et familiale constitue un avantage majeur pour Tunis. Mais à long terme, une Algérie qui développe davantage son tourisme intérieur pourrait encourager une partie de sa population à découvrir davantage ses propres régions touristiques plutôt qu’à voyager systématiquement à l’étranger.

Lire aussi : Le paradoxe du tourisme tunisien : Des réservations en hausse, mais 164 hôtels toujours fermés

Cette évolution ne signifie pas forcément une perte brutale pour la Tunisie. Les liens entre les deux pays restent extrêmement forts et la Tunisie bénéficie d’une expérience touristique difficile à reproduire rapidement. Mais elle pose une question stratégique : la Tunisie peut-elle continuer à compter uniquement sur ses acquis alors que ses voisins investissent dans de nouveaux modèles ?

Le Maroc, une stratégie de montée en gamme

Le Maroc a déjà engagé depuis plusieurs années une stratégie de montée en gamme et de promotion internationale agressive, notamment avec les grands événements sportifs à venir. L’Algérie, elle, semble vouloir désormais entrer dans cette compétition régionale. La Tunisie se retrouve donc face à un double défi : conserver son avantage historique tout en réinventant son offre.

L’enjeu n’est pas seulement de défendre le nombre actuel d’arrivées touristiques, mais de préparer les marchés des dix prochaines années. Une destination touristique ne perd pas forcément ses visiteurs du jour au lendemain ; elle peut progressivement perdre son attractivité si elle cesse d’innover, de se renouveler et de répondre aux nouvelles attentes des voyageurs.

Lire aussi : La Tunisie, 2ème destination favorite des Suisses romands pour l’été 2026

L’accélération algérienne doit donc être perçue comme un signal d’alerte pour la Tunisie. Non pas parce que l’Algérie menace immédiatement son tourisme, mais parce qu’elle rappelle une réalité : dans un secteur devenu mondial et extrêmement concurrentiel, les positions acquises ne sont jamais définitivement garanties. Le prochain combat touristique du Maghreb ne se jouera peut-être plus seulement sur les plages, mais sur la capacité de chaque pays à proposer une expérience unique.

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Visas France/Algérie : le gouvernement tente d’éteindre la polémique

20. Juli 2026 um 09:01
L’ambassadeur de France en Algérie a annoncé la volonté de Paris de rétablir le volume initial de délivrance de visas aux citoyens algériens. Le gouvernement se mue en pompier de service. En bref L’ambassadeur de France en Algérie a évoqué…

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Algérie | Le journaliste Mustapha Benfodil interdit de sortie de territoire

19. Juli 2026 um 11:12

L’interdiction de sortie du territoire national (ISTN) imposée au journaliste et écrivain algérien Mustapha Benfodil dépasse désormais le cadre d’une affaire individuelle. Elle pose une nouvelle fois la question de l’état des libertés publiques en Algérie et, plus largement, dans un Maghreb où les espaces d’expression et de circulation des voix critiques connaissent des restrictions croissantes.

Djamal Guettala 

Journaliste au quotidien El Watan, écrivain et dramaturge reconnu, Mustapha Benfodil a annoncé avoir été empêché de quitter le territoire alors qu’il devait se rendre en France, notamment à Marseille, dans le cadre d’engagements professionnels et culturels.

Cette interdiction intervient alors que son parcours est étroitement lié aux échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée.

Auteur de romans, de pièces de théâtre et de textes engagés, il a vu ses œuvres circuler dans plusieurs espaces culturels internationaux, notamment sur les scènes théâtrales françaises. Son travail de dramaturge l’a conduit jusqu’au Festival Off d’Avignon, où sa pièce ‘‘End/Igné’’, mise en scène par Kheireddine Lardjam, avait été présentée, confirmant la place de son écriture dans le paysage théâtral contemporain.

Voyage professionnel transformé en obstacle administratif

L’affaire prend une dimension particulière puisque l’ISTN intervient dans le cadre d’un déplacement lié à une activité culturelle et professionnelle, et non d’un simple voyage personnel.

Empêcher un journaliste et un écrivain de circuler librement soulève des interrogations fondamentales : comment un professionnel de l’information et de la création peut-il exercer pleinement son rôle lorsque sa mobilité est entravée ?

La liberté de circulation est un droit essentiel. Lorsqu’elle concerne des figures engagées dans le débat public, les restrictions administratives deviennent nécessairement une question de libertés fondamentales et de transparence institutionnelle.

Les réactions de l’écrivain et journaliste Hmida Ayachi ainsi que d’Arezki Metref témoignent d’une inquiétude largement partagée dans les milieux culturels algériens.

Au-delà du cas personnel de Mustapha Benfodil, c’est la place du journaliste, de l’écrivain et de l’intellectuel critique qui est interrogée. La littérature et le journalisme ont toujours constitué des espaces où les sociétés questionnent leurs propres contradictions. Les limiter revient à fragiliser un débat public déjà sous tension.

Pour ses soutiens, l’affaire rappelle que la liberté d’expression ne peut être dissociée de la liberté de mouvement. Un journaliste empêché de voyager est aussi un journaliste dont les possibilités de rencontres, d’échanges et de couverture internationale sont réduites.

Un signal inquiétant dans le paysage politique maghrébin

Cette affaire intervient dans un contexte régional marqué par des tensions autour des libertés publiques. En Algérie comme dans d’autres pays du Maghreb, des journalistes, écrivains et militants de la société civile ont régulièrement alerté sur les pressions exercées sur les voix indépendantes.

Les situations nationales sont différentes, mais une même interrogation traverse la région : quelle place reste-t-il pour la critique, la création et le pluralisme lorsque les mécanismes administratifs deviennent des instruments de restriction ?

La liberté de la presse ne se limite pas à l’existence de médias. Elle suppose aussi que les journalistes puissent enquêter, voyager, participer à des rencontres professionnelles et dialoguer avec leurs confrères à l’étranger.

Avec cette ISTN, Mustapha Benfodil devient malgré lui le symbole d’une inquiétude plus large. Celle d’une génération de journalistes et d’écrivains attachés à défendre un espace public ouvert, où la création et la pensée critique peuvent circuler librement.

Son cas rappelle une évidence : la culture ne connaît pas de frontières. Mais lorsque les frontières deviennent des barrières pour les créateurs et les journalistes, c’est toute une société qui voit son horizon se rétrécir.

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