Normale Ansicht

Ces métiers d’art que le Maroc refuse de laisser disparaître

15. Juli 2026 um 13:19
Il suffit parfois qu’un maître artisan disparaisse pour qu’un savoir-faire plusieurs fois centenaire s’éteigne avec lui. Avec la quatrième édition du programme « Trésors des arts traditionnels marocains », lancée à Rabat en partenariat avec l’UNESCO, le Maroc mise sur…

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Le gazoduc Nigeria-Maroc va entrer dans sa phase de construction !

15. Juli 2026 um 13:07

L’approfondissement des liens entre le Maroc et le reste du continent africain est un axe majeur de la politique étrangère marocaine et se traduit par un ancrage économique solide notamment dans le secteur financier via l’implantation des banques marocaines, le secteur commercial, le secteur aéronautique mais également le secteur énergétique. Le mégaprojet du gazoduc Nigeria-Maroc dont la dénomination officielle est Gazoduc Afrique-Atlantique s’étendra sur 6 900 kilomètres à travers 13 pays de la côte ouest de l’Afrique pour être raccordé in fine au réseau gazier Maghreb-Europe.

Imed Bahri

Asharq Bloomberg (média issu du partenariat entre le groupe saoudien Saudi Research and Media Group et Bloomberg) indique que le projet de gazoduc Afrique-Atlantique (The African Atlantic Gas Pipeline), reliant le Nigeria au Maroc, entre dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. Les études techniques et d’ingénierie sont désormais achevées et les préparatifs de construction peuvent commencer. Ce projet, l’un des plus importants d’Afrique en matière d’infrastructures de transport de gaz, vise à acheminer les réserves de gaz nigérianes vers les pays d’Afrique de l’Ouest et le Maroc avant d’atteindre les marchés européens.

6 900 kilomètres à travers 13 pays ouest-africains

L’étude d’impact environnemental et social (EIES) relative à la section marocaine révèle de nouveaux détails sur la mise en œuvre, notamment l’emplacement des stations de compression et de réception, les modalités de raccordement du gazoduc au réseau gazier Maghreb-Europe, ainsi que les phases de construction et d’exploitation. Ces informations font suite à la finalisation des études de faisabilité et des plans d’ingénierie, ouvrant la voie à l’obtention des autorisations environnementales nécessaires. 

Le projet devrait s’étendre sur environ 6 900 kilomètres à travers 13 pays de la côte ouest-africaine, dont 2 220 kilomètres pour la section marocaine (1 830 kilomètres à terre et 390 kilomètres en mer). Le coût d’investissement estimé du projet est d’environ 25 milliards de dollars. La section marocaine comprend quatre stations de compression et deux stations de réception, constituant l’infrastructure nécessaire au transport du gaz.

Ce projet vise à acheminer du gaz naturel du Nigéria vers les pays d’Afrique de l’Ouest et le Maroc, tout en permettant son raccordement au réseau gazier européen via le Maroc. Il renforcera la sécurité énergétique des pays traversés et fournira une infrastructure régionale de transport de gaz le long de la côte atlantique.

Quatre stations de compression au Maroc

L’une des informations les plus importantes révélées par le document est l’identification de l’emplacement de quatre stations de compression sur la section terrestre au Maroc, près des villes de Boujdour, Tan-Tan, Agadir et Safi.

Les stations de compression figurent parmi les composants essentiels des gazoducs, car elles permettent de rétablir la pression du gaz lorsqu’elle chute durant son long parcours, assurant ainsi un débit continu jusqu’à sa destination finale.

L’étude indique que les stations seront construites à intervalles de 300 à 320 kilomètres, un espacement adapté à un gazoduc de 48 pouces de diamètre. Chaque station occupera une superficie d’environ 64 hectares, les emplacements ayant été choisis à proximité des ports et des réseaux de transport afin de faciliter la livraison des équipements et des services.

Le choix d’un diamètre de gazoduc de 48 pouces tient compte non seulement des besoins actuels mais aussi du potentiel d’augmentation des volumes de gaz à l’avenir, en fonction de la croissance de la production et de la demande dans les pays traversés.

Un consortium composé des sociétés françaises Phénixa et Oréade-Brèche, de la société américaine CSA Ocean Sciences et de la société marocaine ZIZ Geo Consulting a réalisé les études relatives aux sections terrestres et maritimes du projet pour le compte de l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym), l’agence gouvernementale marocaine responsable du projet, en collaboration avec la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC).

Raccordement à l’Europe

Le document révèle également que le projet comprendra deux terminaux de réception au Maroc. Le premier point d’arrivée du gaz en provenance de Mauritanie via la section offshore sera le terminal de la section terrestre. Le second permettra de connecter directement ce gazoduc au gazoduc Maghreb-Europe, acheminant ainsi le gaz vers les marchés européens via le réseau existant.

L’étude apporte également de nouvelles précisions sur le plan de mise en œuvre du projet qui prévoit l’établissement de six camps temporaires le long du tracé marocain. Ces camps comprendront des installations d’hébergement pour les travailleurs, des entrepôts de stockage de canalisations et des ateliers de maintenance des équipements.

Le projet sera mis en œuvre par le biais de contrats d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction distincts étant donné que chaque section du pipeline, station de compression et chaque station de réception est confiée à une entreprise différente. Cette approche vise à exécuter les travaux en parallèle, à réduire les délais d’achèvement et à répartir les tâches et les risques entre plusieurs entreprises spécialisées.

Le document indique que chaque camp couvrira environ 300 kilomètres du tracé du projet et emploiera entre 1 000 et 1 200 travailleurs par camp pendant la phase de construction. La priorité sera donnée à l’emploi de la main-d’œuvre locale et à la mise en place de programmes de formation spécialisée.

Le projet est développé en partenariat entre l’Onhym et la NNPC, en collaboration avec les pays traversés par le pipeline.

Une section offshore

Selon l’étude, la section offshore s’étendra dans les eaux marocaines sur environ 390 kilomètres, entre la frontière maritime avec la Mauritanie et la région de Dakhla, à des profondeurs variant de 15 à 100 mètres.

Le gazoduc sera progressivement enfoui sur une distance d’environ huit kilomètres à mesure qu’il se rapproche de la côte, grâce à une couche de béton, un revêtement anticorrosion et un système de protection cathodique. Ceci garantira sa stabilité et sa sécurité tout au long de sa durée de vie opérationnelle estimée à 40 ans.

Le document explique que la section marocaine du projet relève de la phase 1B, qui s’étend de Kayar au Sénégal jusqu’au point de raccordement au gazoduc Maghreb-Europe au Maroc. Selon le calendrier de l’étude, la décision finale d’investissement est attendue au quatrième trimestre 2026, ce qui permettra au projet de passer de la phase d’étude et de conception à la mise en œuvre.

L’étude indique que le projet est actuellement en train de finaliser les études d’impact environnemental et social et de satisfaire aux exigences réglementaires et environnementales, suite à la réalisation des études de faisabilité et de la conception technique, en vue du démarrage des travaux. La construction du tronçon marocain devrait débuter après la décision finale d’investissement, prévue fin 2026, et la mise en service commerciale au deuxième trimestre 2031.

Pourquoi le tracé entièrement sous-marin n’a-t-il pas été retenu ?

L’étude révèle que les responsables du projet avaient initialement envisagé la construction d’un gazoduc entièrement sous-marin le long de la côte atlantique toutefois cette option a été écartée en raison des coûts élevés de construction et de maintenance, de la complexité technique et de l’impact potentiel sur les écosystèmes marins.

Un tracé combinant sections sous-marines et terrestres a donc été choisi, offrant des avantages économiques et de sécurité, et permettant l’approvisionnement en gaz naturel des villes et zones industrielles situées le long du tracé. Le tracé du gazoduc au Maroc a également été modifié afin d’éviter les zones habitées et les réserves naturelles, tout en maintenant une distance minimale d’un kilomètre par rapport aux habitats sensibles.

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Mondial 2026 : Ouahbi fait le bilan des Lions de l’Atlas

14. Juli 2026 um 22:50
Le sélectionneur Mohamed Ouahbi dresse un bilan des Lions de l’Atlas et se félicite du parcours du Maroc au Mondial 2026, malgré l’élimination contre la France en quarts de finale. À Salé, le sélectionneur marocain a également présenté ses ambitions…

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À Asilah, le monde s’écrit sur les murs

14. Juli 2026 um 13:24
Depuis 1978, Asilah prouve que la culture peut changer le destin d’une ville. Chaque été, son Moussem réunit des créateurs venus des quatre coins du monde, faisant de cette petite cité du nord du Maroc l’un des grands rendez-vous du…

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CAN 2025 : le TAS dément une fake news algérienne

14. Juli 2026 um 00:05
Concernant la finale de la CAN 2025, le Tribunal arbitral du sport (TAS) dément avoir attribué le titre au Sénégal au détriment du Maroc. Une chaîne de télévision algérienne a relayé cette fake news en diffusant à l’antenne un faux…

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Sánchez à Alger : Pourquoi cette visite concerne aussi la Tunisie

13. Juli 2026 um 15:38

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, effectuera le 20 juillet une visite officielle à Alger, confirmée par la Moncloa, afin de tourner la page de la crise diplomatique ouverte en 2022 après son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental. Au-delà du réchauffement des relations entre Madrid et Alger, cette visite illustre une évolution plus profonde : en Méditerranée occidentale, les intérêts énergétiques, commerciaux et sécuritaires prennent progressivement le pas sur les différends politiques. Une dynamique qui intéresse directement la Tunisie, confrontée depuis plusieurs années à la délicate gestion de ses relations avec l’Algérie et le Maroc.

Pourquoi cette visite intéresse directement la Tunisie ?

À première vue, le déplacement de Pedro Sánchez relève de la politique étrangère espagnole. Pourtant, il éclaire les défis auxquels la diplomatie tunisienne est confrontée depuis plusieurs années.

La Tunisie continue d’affirmer une position de neutralité sur le Sahara occidental et son attachement à une solution conforme aux résolutions des Nations unies. Cette posture a toutefois été fragilisée en août 2022, lorsque l’accueil du chef du Front Polisario, Brahim Ghali, lors de la TICAD organisée à Tunis avait provoqué une grave crise diplomatique avec le Maroc, qui avait rappelé son ambassadeur.

Une tentative de rapprochement avait été observée en août 2024, avec une rencontre à Marseille entre le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch et le ministre tunisien des Affaires étrangères Nabil Ammar. Les échanges avaient témoigné d’une volonté de renouer le dialogue, sans pour autant effacer les divergences autour du Sahara occidental.

Lire aussi : Le Maroc et la Tunisie, vers un dégel diplomatique ? (2024)

Parallèlement, la coopération stratégique entre la Tunisie et l’Algérie s’est renforcée, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’énergie et de la coordination politique. En avril 2025, Webdo rapportait également, sur la base d’informations publiées par plusieurs médias marocains, que des pressions auraient été exercées par Alger afin que Tunis accueille des membres ou des activités liés au Front Polisario. Ces informations n’ont toutefois jamais été confirmées officiellement par Tunis ou Alger. À la même période, certains responsables politiques américains évoquaient un possible classement du Front Polisario comme organisation terroriste, un scénario qui, s’il venait à se concrétiser, pourrait avoir des conséquences diplomatiques pour les États concernés.

Lire aussi : Tunisie-Algérie : Pressions autour du Polisario pour éviter des sanctions américaines ? (2025)

Dans ce contexte, le rapprochement entre Madrid et Alger constitue un précédent que Tunis observera avec attention.

Comment Madrid et Alger ont-ils tourné la page de la crise ?

La crise entre l’Espagne et l’Algérie remonte à mars 2022, lorsque Pedro Sánchez avait apporté son soutien au plan d’autonomie défendu par le Maroc pour le Sahara occidental, sous l’impulsion du roi Mohammed VI, et qualifié par Madrid de solution « la plus sérieuse, réaliste et crédible ».

L’Algérie, principal soutien du Front Polisario, avait immédiatement rappelé son ambassadeur avant de suspendre, le 8 juin 2022, le Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé vingt ans plus tôt. Les échanges commerciaux avaient été fortement perturbés par des restrictions bancaires, tandis que les livraisons de gaz vers l’Espagne étaient maintenues.

Le dégel s’est amorcé fin 2023 avec le retour d’un ambassadeur algérien à Madrid. En mars 2026, la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares à Alger a permis de réactiver officiellement le traité d’amitié. Le président Abdelmadjid Tebboune avait alors évoqué un rapprochement guidé « par la raison et par le cœur ».

Pour Alger, cette normalisation ne traduit toutefois aucun changement de position sur le Sahara occidental. Elle reflète plutôt une volonté de dissocier ce différend de la coopération économique et énergétique avec l’Espagne.

La visite de Pedro Sánchez du 20 juillet doit symboliser la normalisation des relations entre les deux pays.

L’énergie est-elle devenue la priorité ?

Le calendrier du déplacement montre que les considérations économiques occupent désormais une place centrale.

Pedro Sánchez sera accompagné de la troisième vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre de la Transition écologique, Sara Aagesen, signe que les questions énergétiques seront au cœur des discussions.

L’Algérie est redevenue le premier fournisseur de gaz de l’Espagne, devant les États-Unis et la Russie. Les échanges commerciaux entre les deux pays avoisinent désormais 8,5 milliards d’euros, après avoir fortement reculé au plus fort de la crise diplomatique.

Pour Madrid comme pour Alger, l’énergie apparaît aujourd’hui comme le principal moteur du rapprochement, illustrant une approche plus pragmatique des relations internationales.

Lire aussi : Guerre en Iran : La Tunisie commence-t-elle à en tirer profit ?

Le Sahara occidental reste pourtant au cœur des divergences

Cette normalisation ne signifie pas que les positions des deux pays se sont rapprochées sur le Sahara occidental.

Madrid continue de considérer le plan marocain d’autonomie comme la base « la plus sérieuse, réaliste et crédible » d’un règlement du conflit, tandis que l’Algérie maintient son soutien au Front Polisario.

En parallèle, le Parlement espagnol examine une proposition de loi visant à faciliter l’accès à la nationalité espagnole pour les Sahraouis nés avant le 11 août 1977, lorsque le territoire était encore administré par l’Espagne. Si elle était adoptée, cette mesure constituerait davantage un geste politique intérieur qu’un changement de doctrine diplomatique.

Autrement dit, l’Espagne cherche aujourd’hui à préserver simultanément son partenariat stratégique avec Rabat et sa coopération retrouvée avec Alger.

Un précédent diplomatique pour le Maghreb ?

La visite de Pedro Sánchez ne modifiera pas les rapports de force entre l’Algérie et le Maroc, dont les relations diplomatiques restent rompues depuis 2021.

Elle montre toutefois qu’un État peut chercher à maintenir des relations de travail avec Alger sans renoncer à son partenariat avec Rabat. Cette logique de pragmatisme répond aux nouveaux impératifs de sécurité énergétique, de coopération économique et de stabilité régionale qui s’imposent désormais à l’ensemble du bassin méditerranéen.

Pour la Tunisie, la situation demeure plus délicate. Sa proximité stratégique avec l’Algérie, la dégradation de ses relations avec le Maroc et la sensibilité du dossier du Sahara occidental réduisent sa marge de manœuvre diplomatique.

La visite de Pedro Sánchez montre néanmoins qu’un désaccord politique majeur n’empêche pas nécessairement la reprise du dialogue et des échanges. Sans être directement transposable au contexte tunisien, le cas espagnol rappelle qu’il est possible de renouer des relations pragmatiques sans renoncer à ses positions de principe. Pour la Tunisie, l’enjeu sera surtout de préserver ses intérêts stratégiques avec l’Algérie tout en évitant que la crise avec le Maroc ne s’installe durablement.

Lire aussi : Tunnel entre la Tunisie et la Sicile : une étude italienne relance l’idée d’un projet à 40 milliards d’euros

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De Dakhla à Central Park : une nuit marocaine au cœur de New York

13. Juli 2026 um 10:19
Le temps d’une soirée, Central Park parlera marocain. Le 15 juillet, le célèbre festival SummerStage accueillera pour la première fois le Maroc avec une programmation où dialogueront rock, gnaoua, musiques sahariennes et électro. Une première qui offre à la scène…

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Qui était Touria Chaoui, la première aviatrice du monde arabe ?

13. Juli 2026 um 09:19
Touria Chaoui, première aviatrice du monde arabe et pionnière de l’aviation marocaine, est devenue un symbole de l’émancipation des femmes au Maroc. À travers le témoignage exclusif de son frère Salah Eddine Chaoui, présent lors de son assassinat le 1er…

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Donald Trump, un maître chanteur

12. Juli 2026 um 11:58

Les Accords d’Abraham, œuvres du premier mandat du président Donald Trump, sont à nouveau remis à l’ordre du jour. Dépoussiérés, ils reviennent en Air Force One. Un couteau à double tranchant sur la gorge des monarques, chefs de gouvernement et cheikhs du golfe arabique et du Moyen-Orient. Seul un camp retranché d’irréductibles en Afrique du Nord résiste à la normalisation et refuse de se soumettre. 

Mohsen Redissi *

De prime abord, c’est une nouvelle initiative de paix de Baba Trump hors son Conseil de paix, remis sur la voie de garage. Vite fait vite oublié, car il a tout faux. Les têtes couronnées, les philanthropes, les businessmen n’ont pas suivi son conseil. L’argent tombé dans l’escarcelle de la première réunion officielle du Conseil a été versé dans les caisses d’Israël. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Depuis, le billet vert, qu’il croyait voir couler à flot pour remplir ses poches et les caisses du Conseil, tarde à venir. La banqueroute avant le banco.

Président Trump a la ferme intention de traîner dans son nouveau stratagème les pays vassaux, en obligeant les petits poucets du Golfe arabique, petits par la taille mais riches comme crésus, à signer les Accords d’Abraham. Ils bénéficient en échange de la protection des Etats-Unis (EU), pas celle des peuples mais celle des monarques et des familles régnantes.

Les récents événements, guerre Iran/Israel-EU, ont mis à nu l’incapacité des EU à garantir la sécurité de ses alliés du Golfe arabique. Battus à plate couture. Un fiasco pour une grande puissance. 

C’est aussi et surtout une autre tentative de Trump pour arriver à ses fins : endosser sa redingote pour la grande cérémonie et se voir remettre le Prix Nobel de la paix, rêve éveillé d’un président versatile. Qui ne risque rien n’a rien !

Entre obéissance et rejet 

Le Maroc est le premier pays, hors zone de turbulence, à signer les Accords d’Abraham. Il a reçu en contrepartie un cadeau royal : la reconnaissance par les ÉU de la marocanité du Sahara occidental. Donnant donnant, du troc comme aux temps révolus, la reconnaissance contre l’adhésion. L’ambassadeur américain auprès du royaume chérifien a gratifié son altesse royale, lors de son audience avec le roi Mohammed VI, de la nouvelle carte géographique du Maroc, signée de sa propre main. Signe d’authenticité et de validité et qui ne craint aucune équivoque. Le Sahara occidental, fraîchement annexé, figure sur la nouvelle carte du Maroc redessinée par Washington. 

Sans crier gare, les EU rattachent et tranchent, au gré de leurs penchants, d’un côté un territoire abandonné par l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, et disputé entre plusieurs parties, la République arabe sahraouie démocratique, l’Algérie et le Maroc. De l’autre côté, ils jettent leur dévolu sur le Groenland qu’ils veulent annexer pour des raisons de sécurité nationale. On ne sait plus où donner de la tête ou à quel saint se vouer ? A Abraham ! Il a ses accords.

La loi du plus fort est toujours la meilleure 

La menace est-elle la nouvelle forme de la dissuasion ? Ou est-elle une violation flagrante de tous protocoles et usages diplomatiques ? That’s the question!

Donald Trump hausse le ton sur sa plateforme. Il crie haut et fort, sans ambiguïté et sans aucune retenue sur Truth Social «J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham.» Au minimum ? C’est-à-dire qu’il se sent autorisé à demander encore plus. Par exemple lui céder leurs champs de gaz et de pétrole… Là où en sont les choses, cela n’étonnerait personne  

Cette «situation très complexe» que Trump décrit n’est que le résultat d’une attaque combinée, sans précédent, Etats-Unis-Israël sur l’Iran. Le ton est menaçant et ne laisse aucune autre issue aux pays de la région. Pas d’échappatoire, la soumission est leur planche de salut. Trump ratisse large et n’y va pas de main morte. Le président américain exige des pays à majorité musulmane de normaliser leurs relations avec Israël. Le «minimum» pour ces pays est l’obéissance et la signature collective de ces accords.

Au fin fond de lui-même, Trump rêve d’une grande cérémonie pour la signature de ces accords. Il a d’autres «shah» à fouetter.

Libéré du fardeau de la guerre et revigoré par la signature de l’accord cadre Etats-Unis-Iran, Trump peut se vanter d’avoir rétabli l’ordre après le désordre, dans une zone en éternelle effervescence. Maintenant, il peut revenir à la charge et se consacrer à son premier chapitre, les Accords d’Abraham. Personne d’autre ne peut lui voler la vedette. Il est fin prêt pour serrer la vis et forcer la main des récalcitrants.

Trump a déclaré à plus de quarante reprises la fin d’une guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran. Il reste toujours sous une menace constante et un équilibre précaire. Il n’est pas le maître à bord. Les belligérants s’accusent déjà mutuellement d’avoir violé un cessez- le-feu déjà précaire. Le nucléaire iranien reste la monnaie des singes dans le traité cadre. La prudence est de mise. Et le pire et peut-être encore à venir avec un président dangereusement impulsif chez qui la sénilité le dispute à la folie.

* Fonctionnaire à la retraite.

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En dépit des scandales, Infantino tout-puissant et la Fifa se goinfre plus que jamais !

10. Juli 2026 um 08:09

La Coupe du Monde 2026 a été critiquée de toutes parts : prix des billets exorbitants, restrictions injustes imposées à l’équipe nationale iranienne, exclusion d’un arbitre somalien, attribution du tout premier «Prix de la Paix de la Fifa» au président américain Donald Trump, au moment où ses troupes bombardent des cibles civiles en Iran et tuent des innocents, et évidemment les scandales d’arbitrage qui n’en finissent pas. En dépit de tout cela, le patron du football mondial Gianni Infantino est en roue libre pour briguer un troisième mandat -avec pour seul mantra de ne jamais se mettre à dos les États-Unis- et la Fifa n’a jamais généré autant de profits. (L’illustration de l’article est une caricature générée par l’IA).

Imed Bahri

Dans une enquête intitulée «La Fifa sort encore plus riche d’une Coupe du monde marquée par les controverses», Bloomberg indique que le ressentiment envers la Fifa a atteint son paroxysme après qu’elle a autorisé, sous la pression de Trump, un joueur américain suspendu à participer à la compétition, une décision largement condamnée par la communauté internationale. 

«La question n’est plus de savoir si le carton rouge était mérité, mais si la Fifa a porté atteinte à l’intégrité de la Coupe du Monde et à son autorité en tant qu’instance dirigeante du football mondial», selon Nick De Marco, avocat spécialisé dans le sport et basé au Royaume-Uni.

Il est à indiquer que Moez Nasri, président de la très décriée Fédération tunisienne de football (FTF), est membre de la commission de discipline de la Fifa ayant décidé de retirer le carton rouge au footballeur américain Folarin Balogun. 

Les revenus records de la Fifa

Ces critiques devraient toutefois s’effilocher une fois le tournoi terminé. Après la défaite 4-1 des États-Unis face à la Belgique, la polémique autour de l’attaquant américain Balogun s’est apaisée. Infantino, quant à lui, reste pleinement concentré sur ce qui est sa priorité absolue : générer des revenus, toujours plus de revenus !

La Fifa a toujours été confrontée au dilemme de concilier ses liens avec les milieux influents et fortunés et sa mission première : faire respecter les règles du football. Il semble que l’argent finira par l’emporter. Sous la direction de cet homme de 56 ans à la tête du sport le plus lucratif au monde, la Fifa devrait engranger environ 9 milliards de dollars directement grâce à la Coupe du Monde 2026, soit une augmentation de près de 2 milliards de dollars par rapport à l’édition 2022 au Qatar.

Il y a plus de dix ans, le nom de la Fifa est devenu synonyme de scandale suite à une affaire de corruption instruite par le parquet fédéral américain et basée sur enquête menée par le FBI après que la Coupe du monde 2022 ait été attribuée au Qatar au détriment des États-Unis. L’enquête du FBI avait prouvé que des pots-de-vin ont été versé à des membres de la Fifa pour l’attribution de cette compétition au Qatar. Le scandale a fini par emporter le président de la Fifa de l’époque Sepp Blatter acculé à démissionner ce qui a mis fin brutalement à son règne qui avait duré 17 ans.

Moins d’un an plus tard, Infantino était devenu le nouveau visage de l’organisation. Il a supervisé des réformes, instauré une certaine transparence et considérablement élargi l’envergure des tournois Fifa, notamment la très lucrative Coupe du Monde des Clubs. Mais il a également conduit l’instance dirigeante du football sur une voie familière où argent, pouvoir et politique s’entremêlent. Infantino a surtout retenu la leçon avec ce qui est arrivé à Blatter, il ne faut jamais se mettre à dos les États-Unis.

Les retombées économiques de la Coupe du Monde

La Coupe du Monde génère des revenus pour toutes les parties prenantes. Les grandes entreprises chargées de la vente de nourriture et de boissons dans les stades engrangent des profits substantiels. Dans certains stades, les supporters ont dépensé jusqu’à 100 dollars par personne et par match, soit près du double des dépenses moyennes lors des matchs de NFL, le championnat américain.

Les annonceurs ont également profité des pauses hydratation obligatoires, qui ont transformé un match traditionnel en deux mi-temps en un match en quatre mi-temps.

Même les villes hôtes, qui se plaignaient des coûts élevés avant le début du tournoi, constatent désormais une augmentation des dépenses. Les données de Bank of America pour la période du 10 au 21 juin montrent que les dépenses par carte bancaire dans les villes hôtes de la Coupe du Monde ont augmenté de 6,3% sur un an, tandis que les dépenses des visiteurs extérieurs à ces villes ont bondi de 16,7%.

Cette édition de la Coupe du Monde a vu le nombre d’équipes participantes passer de 32 à 48. Les prix ont également plus que doublé, atteignant le montant record de 871 millions de dollars. Chaque équipe participante est assurée de recevoir au moins 12,5 millions de dollars simplement en se qualifiant pour le tournoi.

Le Cap-Vert a engrangé plus de 21 millions de dollars grâce à son parcours historique dans le tournoi, soit environ 0,75 % du PIB de ce petit pays. Pour de nombreuses fédérations de football, les sommes distribuées par la Fifa constituent une ressource essentielle pour la majorité de leurs membres.

Infantino en roue libre pour un nouveau mandat

Infantino se prépare à briguer un nouveau mandat début 2027, lors du 77e Congrès de la Fifa qui se tiendra à Rabat, au Maroc, l’un des pays hôtes de la prochaine Coupe du Monde. Chacune des 211 associations membres dispose d’une voix.

L’issue de l’élection semble quasiment acquise, Infantino étant une fois de plus le seul candidat. Les fédérations d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Afrique lui ont déjà apporté leur soutien. S’il est élu, ce sera son troisième mandat.

La Fifa pourra facilement présenter la Coupe du Monde actuelle comme un succès total, et à bien des égards, ce fut le cas. Malgré le prix élevé des billets, les stades étaient pleins et les plus grandes stars du football ont continué à marquer de nombreux buts. Le tournoi a également renforcé la représentation internationale, avec neuf équipes africaines qualifiées pour les phases finales. Les supporters ont été également chaleureusement accueillis dans les pays hôtes.

Appels à la démission infructueux 

On ignore encore comment les protestations de stars du football et de personnalités politiques affecteront Infantino suite à l’appel téléphonique qu’il a reçu de Trump après l’expulsion de Balogun.

Des personnalités politiques britanniques et belges ont réclamé sa démission. L’ancien entraîneur de Liverpool, Jürgen Klopp, a déclaré : «C’est notre sport, pas le leur. Si Donald Trump et Gianni Infantino ont réellement réglé cette affaire entre eux, c’est de la folie. Cela remet tout en question».

Cependant, pour la majorité des associations membres, le soutien à Infantino reste inébranlable. Le président de la Confédération asiatique de football, le bahreïni Cheikh Salman Al-Khalifa, a déclaré : «La Fifa ne s’est jamais mieux portée qu’aujourd’hui». Des pays du Koweït à l’Afrique du Sud ont également exprimé leur soutien indéfectible.

La Fédération royale marocaine de football a salué «l’excellent travail accompli par M. Gianni Infantino et son équipe pour développer le football africain et mondial».     

Tout cela pour dire qu’en dépit des controverses, des polémiques et des scandales, l’emprise de ce dernier sur le football mondial reste totale.

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Aziza Chaouni, l’architecte marocaine qui réinvente la construction durable

10. Juli 2026 um 07:37
Première Marocaine diplômée en architecture à Harvard, Aziza Chaouni défend une architecture durable qui allie patrimoine, justice sociale et adaptation au changement climatique. De la médina de Fès au Haut Atlas, ses projets montrent comment les savoir-faire du Sud peuvent…

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Maroc-France : une finale avant l’heure au Mondial 2026

09. Juli 2026 um 13:08
À la veille du quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre le Maroc et la France, les Lions de l’Atlas ont effectué leur dernière séance d’entraînement à Boston. Mohamed Ouahbi assure que son équipe restera fidèle à…

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À Agadir, Timitar fait chanter l’âme amazighe

09. Juli 2026 um 08:45
Agadir vibrera bientôt au rythme de la nouvelle édition du Festival Timitar. Fidèle à sa vocation de faire dialoguer les cultures, le rendez-vous réunira des artistes marocains et internationaux autour d’une programmation où se rencontrent traditions amazighes, musiques africaines, orientales…

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Al Ahly présente Houcine Ammouta, premier entraîneur marocain du club

08. Juli 2026 um 14:48
Le club égyptien Al Ahly a officiellement présenté Houcine Ammouta comme nouvel entraîneur. Premier technicien marocain à diriger le géant du football africain, il affiche déjà de grandes ambitions et vise plusieurs titres avec le club cairote. En bref Al…

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Hot Maroc en finale à Pise : la littérature marocaine s’offre une nouvelle consécration internationale

08. Juli 2026 um 10:04
Le roman de Yassin Adnan « Hot Maroc », poursuit son parcours à l’étranger. Sa traduction italienne figure parmi les trois finalistes du Pisa Book Translation Awards 2026, un prix qui récompense l’excellence de la traduction littéraire en Italie. Une…

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Bientôt en salles, Dream Chock : le football marocain, héros d’une comédie populaire

07. Juli 2026 um 08:54
À partir du 22 juillet, Dream Chock, le nouveau long-métrage de Brahim Chikiri, investira les salles obscures avec une histoire drôle, familiale et profondément ancrée dans la société marocaine. Portée par un casting de premier plan, cette comédie fait du…

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Drapeau marocain brûlé à Aubervilliers : l’ambassade porte plainte

07. Juli 2026 um 07:41
L’ambassade du Maroc à Paris a déposé plainte après la profanation du drapeau marocain à Aubervilliers, survenue au lendemain de la victoire des Lions de l’Atlas contre le Canada en Coupe du monde 2026. Elle dénonce des actes de haine…

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