Hammamet, capitale des musiques du monde pendant 34 jours
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Chirurgienne cardiovasculaire spécialisée en chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique, Sahar Bettaïeb suit depuis toujours un double parcours, à la fois scientifique et artistique. À la rigueur du geste médical s’ajoute un chemin intime nourri de peinture, d’écriture, de musique et d’émotions.
La musique occupe une place centrale dans sa vie. Ancienne pianiste, elle a initié ses filles très tôt à cet univers qu’elle considère comme une forme de soin intérieur. Plus récemment, la pratique de la batterie est devenue pour elle un espace de libération et d’expression instinctive.
Mais c’est dans la peinture que s’exprime le plus intensément la tension entre maîtrise et lâcher-prise. Elle ne peint pas dans une recherche esthétique décorative, mais comme une manière de « recoudre émotionnellement ce que la vie fragilise ». Son quotidien de médecin, confronté au corps, à la douleur et à la réparation, trouve ainsi un prolongement dans un espace intérieur fait d’imaginaire et d’introspection.
Ses œuvres naissent souvent dans des périodes de tension ou de transformation personnelle. Chaque toile devient un territoire émotionnel où se croisent féminité, mémoire, résilience, solitude et renaissance. Les figures qu’elle met en scène: femmes, animaux, créatures ou paysages intérieurs évoluent dans un univers suspendu, entre figuration et symbolisme. La lumière y circule comme une énergie réparatrice, laissant entrevoir, même au cœur de la blessure, une possibilité de retour à soi.
Au fil du temps, Sahar Bettaïeb a également pris conscience de la dimension thérapeutique de l’art dans sa relation aux autres. À travers ses filles puis leurs amis adolescents confrontés à des fragilités émotionnelles, elle a observé que le dessin et la peinture permettaient souvent d’exprimer ce que les mots ne parviennent plus à dire. Cette expérience l’a amenée à s’intéresser à l’art-thérapie, qu’elle envisage comme un espace d’écoute et de reconstruction plutôt que comme une méthode figée.
Aujourd’hui, passée la quarantaine, elle assume pleinement cette dimension artistique, non comme une échappatoire, mais comme un prolongement du soin. Son travail devient ainsi une forme de thérapie, pour elle-même comme pour les autres.
Le titre de son exposition, It’s Probably Me, traduit une introspection assumée et une volonté de partir de l’intime pour atteindre l’universel. Selon elle, une œuvre naît d’une expérience personnelle mais prend véritablement vie lorsque le regard d’autrui s’y reconnaît. L’exposition se veut ainsi une invitation à prolonger ce dialogue avec le public, en posant une question ouverte : où chacun se situe-t-il dans cette histoire ?
Interrogée sur sa « botte secrète », elle met en avant la curiosité, qu’elle considère comme le fil conducteur de toute sa vie. Elle explique que cette curiosité s’est d’abord exprimée dans la compréhension du corps humain, avant de s’élargir aux émotions, à la résilience, à la création et aux relations humaines. Elle y voit une force qui l’incite à apprendre, à écouter et à remettre en question ses certitudes, tout en faisant dialoguer des disciplines en apparence opposées mais unies par une même quête : comprendre l’humain.
En guise de conclusion, elle souligne l’importance de prendre soin non seulement du corps, mais aussi de la vie intérieure. Elle rappelle que l’art n’est pas réservé aux artistes, mais constitue une ressource accessible à tous.
À travers la musique, la lecture, l’écriture ou la contemplation, l’expérience artistique permet de ralentir, de ressentir et de réfléchir. Dans un monde marqué par l’accélération, elle y voit un espace essentiel de liberté, d’équilibre et de croissance personnelle.
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La récolte de pistaches dans le gouvernorat de Gafsa devrait atteindre, cette année, 4 900 tonnes, contre 4 300 tonnes en 2025.
Le chef du service de la production végétale au Commissariat régional au développement agricole (CRDA), Kaïs Chelbi, a indiqué que la région compte 2,87 millions de pistachiers répartis sur une superficie de 20 102 hectares, dont 12 250 hectares en cultures pluviales et 7 852 hectares en périmètres irrigués, principalement dans les délégations de Sidi Aïch, Oum Larayes et Gafsa-Sud.
Il a ajouté à l’Agence TAP que le rendement moyen est de 1,1 kg par pistachier en culture pluviale, contre 4 kg en périmètre irrigué.
La campagne de récolte devrait démarrer à la mi-juillet. Gafsa demeure le premier gouvernorat producteur de pistaches à l’échelle nationale, devant Kasserine.
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En prévision des perturbations météorologiques prévues, le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche a appelé, jeudi, tous les intervenants dans le secteur agricole à faire preuve de vigilance et à prendre les précautions nécessaires.
En effet, la situation météorologique sera favorable, à partir de jeudi après-midi, à l’apparition de cellules orageuses, qui seront accompagnées de chutes de pluie, et localement de grêle, sur les régions du centre et localement du sud, d’après un bulletin de suivi, publié par l’Institut National de la Météorologie (INM), précisant que les quantités des averses varieront entre 20 et 40 mm.
D’après l’INM, les pluies sont prévues, en fin de nuit et vendredi, dans les régions du nord, et elles seront temporairement abondantes dans les régions côtières.
Le vent soufflera fort avec une vitesse qui pourrait atteindre, temporairement, les 80 km/h, dans les régions du nord, les hauteurs et au sud-ouest, avec des vents de sables.
Face à ces conditions, le ministère recommande de sécuriser les équipements, les machines agricoles et les serres exposés aux vents. Il appelle également à éviter les travaux agricoles pendant les épisodes orageux et à suivre les bulletins météorologiques officiels.
Le ministère a appelé les collecteurs de céréales à stocker les récoltes de céréales dans des lieux adaptés, à l’abri de l’humidité et des eaux pluviales et de s’assurer des espaces de stockage, des moyens de transport et des bâches.
Les marins-pêcheurs sont, pour leur part, exhortés à faire preuve de vigilance en mer, à suivre les bulletins météorologiques et de navigation et à éviter toute sortie en mer lors des vents.
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Dans cette sélection, la Tunisie est représentée par Solo, documentaire d’Amine Boukhris coproduit avec le Qatar et la France. Le film suit Akram, 27 ans, dont le parcours est marqué par une rupture familiale à l’adolescence lorsqu’il rejoint l’organisation terroriste Daech en Syrie. De retour en Tunisie, il tente de se reconstruire à travers le rap. À l’aube de la paternité, il est confronté à son passé et à la nécessité de s’en affranchir.
Autre projet distingué, Les Sœurs du Rap, développé par Olfa Ben Achour dans le cadre d’une coproduction tuniso-qataro-française, bénéficie d’une bourse de développement dédiée aux séries dans la région MENA. Le projet explore la place des femmes dans le rap, un milieu historiquement masculin, et met en avant des rappeuses du monde arabe qui cherchent à imposer leur voix.
La sélection de cette édition dépasse le seul cadre tunisien et englobe de nombreux pays de la région MENA, parmi lesquels l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, la Palestine, le Soudan, l’Irak, la Jordanie, le Liban, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Syrie, les Émirats arabes unis, la Somalie et Djibouti. Des projets venus d’Europe, d’Amérique du Nord et des Caraïbes complètent la liste, avec des participations issues de France, d’Espagne, du Canada et de Cuba.
Organisé deux fois par an, au printemps et à l’automne, le programme du Doha Film Institute s’est imposé comme un dispositif majeur de financement du cinéma indépendant dans le monde arabe et en Afrique du Nord. Il combine soutien financier direct et accompagnement artistique et technique, en ciblant en priorité les premiers et deuxièmes films, tout en accompagnant également des cinéastes confirmés. Les aides sont réparties sur 14 catégories de bourses et de mentorat.
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Cette réunion a marqué le démarrage officiel du projet, en présence de responsables du secteur de l’élevage, des structures de financement et de la recherche scientifique. Le programme vise à organiser le marché, améliorer la productivité de la filière et renforcer la sécurité alimentaire à travers des mécanismes d’intervention publique.
Le dispositif repose sur une approche structurelle incluant des incitations aux éleveurs, une meilleure gouvernance de la filière et la traçabilité numérique, afin de stabiliser les prix et limiter les pratiques spéculatives tout en préservant le pouvoir d’achat.
Une démarche participative sera adoptée, avec des visites de terrain dans les régions pour consulter les éleveurs et intégrer leurs propositions. Une feuille de route opérationnelle sera également élaborée. Elle inclue les aspects juridiques, logistiques et organisationnels, en vue du lancement officiel du programme.
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Sur le papier, une belle promesse de développement agricole. Mais dans les faits, cette stratégie soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Car ces eaux, bien que « traitées », restent un cocktail potentiellement dangereux. Les destiner à l’agriculture, c’est jouer avec la santé des sols, des nappes phréatiques et, in fine, des consommateurs. Les normes de traitement seront-elles réellement contrôlées ? Les filières de production alimentaire seront-elles strictement encadrées ? Rien n’est moins sûr dans un pays où les contrôles environnementaux peinent souvent à s’imposer.
Mais ce n’est pas tout. La même eau servira aussi à arroser 1 100 hectares d’espaces verts et 1 400 hectares de terrains de golf – soit 40 millions de m³ –; tandis que 35 millions seront engloutis par l’industrie et 55 millions déversés dans des zones humides. Ces dernières, censées jouer un rôle d’assainissement naturel, deviendraient-elles de simples bassins de décantation supplémentaires, sous prétexte qu’elles « filtrent » ? On détourne leur fonction écologique pour les transformer en stations d’épuration biologiques, sans garantie sur leur capacité à absorber une telle charge.
Au final, la Tunisie promet de valoriser plus de 75 % de ses eaux usées. Un chiffre impressionnant, certes. Mais cette course au volume cache peut-être une réalité moins reluisante : faute de gestion rigoureuse, de transparence sur la qualité des traitements et de protection des écosystèmes, ces 450 millions de m³ pourraient bien devenir, dans vingt-cinq ans, un fardeau toxique plutôt qu’une ressource miracle. L’avenir nous dira si ce pari est celui du développement durable… ou celui d’une dangereuse illusion.
L’article Eaux usées en Tunisie : 450 millions de m³ promis en 2050… mais à quel prix pour l’environnement et la santé? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’article Baya, Chaïbia Talal, Kam Kngwarrey : pourquoi leurs œuvres valent une fortune ? est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
Certains n’accordent à la question – pas encore du moins – la moindre importance. D’autres n’y pensent même pas. Peu, en tout cas, en parlent. Pourtant le sujet mérite toute l’attention du public sportif. Il s’agit de la publicité liée aux retransmissions des rencontres sportives et des émissions dédiées au sport.
Pourquoi cela mérite toute notre attention ? D’abord, pour des questions liées à la diffusion de la culture sportive. En choisissant de faire accompagner les retransmissions de rencontres sportives de publicité sur leurs marques, les entreprises popularisent l’exercice du sport ; essentiel dans toute société.
Ensuite, parce que cela sert les fédérations et autres entités chargées de l’organisation de tournois et compétitions. Aujourd’hui, les stades ne peuvent plus accueillir, notamment lors des grands rendez-vous sportifs, tous ceux qui souhaitent se déplacer. La télévision et la radio ont pris depuis longtemps le relais des gradins.
Comprenez qu’il est de plus en plus possible de vivre une rencontre grâce à la seule télévision. Sans doute mieux que de se déplacer dans les stades. Une multitude de caméras, une forêt de micros et des machines sophistiquées nous permettent de ne rien rater. A commencer par ces détails que l’on ne voit toujours pas lorsqu’on est dans l’enceinte des stades. De plus, des caméras placées en haut de la pelouse sont capables de nous renseigner, par exemple, sur les tactiques mises en place.
D’autres surveillant exclusivement un joueur ou un tout autre acteur du stade nous montrent son comportement et ses attitudes manifestées (joie, tristesse, amertume, contestation,…) et nous informent tout le long d’une rencontre sur ses phases du jeu et ses moments forts d’une rencontre.
Les replays (l’action qui consiste à revisionner des séquences précises) sont, par ailleurs, essentiels pour admirer un geste technique ou s’assurer du bien-fondé d’une décision arbitrale, par exemple.
Evidemment, certains pourraient dire que ces investissements publicitaires servent en premier les entreprises, qui font connaître leurs marques. Et les médias, qui font leur chou gras de leurs programmations sportives.
Mais quel mal y a-t-il dans tout ça ? On peut imaginer que ces investissements publicitaires ne peuvent qu’encourager les entreprises à aider les médias qui en ont bien besoin pour améliorer leurs contenus.
Il va sans dire qu’avec plus d’argent, le véritable nerf de la guerre, les médias sont amenés à mieux satisfaire leurs publics en investissant notamment en ressources humaines et en matériels. Et de pouvoir recourir surtout à des compétences capables de mieux éclairer tout un chacun de ce qui se passe sur la pelouse.
Autant dire, et sans se faire l’avocat des marques qui ont apporté un soutien aux émissions sportives organisées lors de cette Coupe du monde 2026 sur nos petits écrans, qu’il y a peut-être bien lieu de leur rendre quelque part un hommage.
Quelle que soit la marque concernée, ne s’agit-il pas, par ailleurs, et à la limite, d’un acte citoyen ? Dans la mesure où elles ont parié sur les chances d’un Onze national qui se doit de mieux faire. Car, des réussites sportives ne peuvent qu’encourager les entreprises à débourser plus d’argent.
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Le Ciné-Théâtre Le Rio hausse le ton. Dans un long communiqué publié lundi 29 juin 2026, cette institution culturelle emblématique accuse le ministère des Affaires culturelles d’avoir multiplié les décisions administratives qui fragilisent son fonctionnement et mettent en péril son modèle économique. Subventions supprimées, café fermé, pressions administratives et menace d’exclusion des grands rendez-vous culturels...
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L’article Bénin : la Fondation Mohammed VI organise le concours du Hadith est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
L’article Festivals internationaux en Tunisie : la pénurie de devises menace la saison culturelle est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
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Le premier épisode, intitulé « Réformes en Tunisie : les solutions existent. Qu’est-ce qui bloque vraiment ? », pose une question centrale : quels sont les véritables freins structurels à la mise en œuvre des réformes en Tunisie ? Au-delà des diagnostics techniques, les échanges mettent en lumière des blocages plus profonds, liés à la gouvernance, aux choix politiques et à l’efficacité de l’action publique.
Pour Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE, l’obstacle principal est d’ordre institutionnel et politique. Il souligne que « sans volonté politique ni bonne gouvernance, les réformes resteront lettre morte ». Dans sa lecture, la réussite des transformations dépend avant tout de la capacité à définir une vision claire, cohérente et surtout exécutable, capable de dépasser les lenteurs administratives et les arbitrages hésitants.
De son côté, Racem Mehdi, docteur en économie et enseignant-chercheur, adopte une approche plus structurelle du modèle économique tunisien. Il estime que « l’État-providence en Tunisie ne peut être décrété par la seule loi ; il doit s’appuyer sur des fondamentaux économiques solides ». Il insiste ainsi sur la nécessité de renforcer l’efficacité de l’action publique et de générer de réels gains de productivité au service des citoyens.
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Malgré la différence des angles d’analyse, un point de convergence s’impose : l’urgence de renforcer l’efficacité de la décision publique. Pour le premier intervenant, cela passe par une meilleure maîtrise de l’administration et des arbitrages politiques assumés. Pour le second, il s’agit avant tout d’améliorer la performance globale de l’État afin d’en maximiser l’impact économique et social.
Dans cette perspective, plusieurs chantiers structurants sont revenus au centre du débat : la réforme des caisses sociales, la restructuration des entreprises publiques, le renforcement de l’efficacité gouvernementale et l’accélération de la transition numérique de l’administration.
Avec « L’Éco en Clair », L’Économiste Maghrébin propose ainsi un format à la fois pédagogique et analytique, destiné à éclairer des sujets souvent complexes. L’objectif est clair : offrir un espace de compréhension et de débat ouvert sur les réformes et les transformations en cours en Tunisie, afin de mieux en saisir les enjeux et les blocages réels.
L’intégralité de ce premier épisode de « L’Éco en Clair » est à retrouver sur la chaîne YouTube de L’Économiste Maghrébin, pour aller plus loin dans l’analyse des réformes et des défis économiques en Tunisie.
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