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Secousse tellurique de 4,2 degrés à Zarzis 

01. Juli 2026 um 20:28

Une secousse tellurique d’une magnitude de 4,2 degrés sur l’échelle de Richter (qui en compte 9) a été enregistrée mercredi 1er juillet à 14h41 min à Zarzis dans le gouvernorat de Médenine, a annoncé l’Institut national de la météorologie (INM).

Les analyses préliminaires effectuées par les stations sismologiques de l’INM, situent l’épicentre de la secousse à 33,46 degrés de latitude et 10,88 degrés de longitude à Zarzis dans le gouvernorat de Médenine. La secousse a été ressentie par les habitants de la région, a précisé l’INM.

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Londres sous le choc : un sommet sur la canicule annulé… parce qu’il fait trop chaud !

01. Juli 2026 um 17:29

C’est un signal d’alarme glaçant face à la canicule qui sévit actuellement sur l’Europe. Mercredi 27 juin, un événement international consacré à la survie face aux chaleurs extrêmes a tout simplement été rayé de la carte… victime de son propre sujet. Cette réunion s’intitulait « Chaleur extrême : améliorer la gouvernance et renforcer l’action dans le monde entier ». Elle devait se tenir en plein cœur de Londres. Et ce, à la prestigieuse bibliothèque Shaw de la London School of Economics, dans le cadre de la « Semaine d’action climatique de Londres ».

Mais voilà l’absurdité tragique : le bâtiment de cette université, comme une grande partie du parc immobilier britannique, ne possède AUCUN système de refroidissement. Aucun. Face à un mercure annoncé à 37 °C, les organisateurs ont donc dû jeter l’éponge. Pris de court qu’ils étaient par une fournaise que personne n’avait anticipée.

Ce jour-là, le Met Office, l’office météorologique britannique, avait déclenché une alerte rouge – le niveau d’urgence maximal – pour Londres et de larges zones de l’Angleterre, valable jusqu’à 23h59. 37 °C. Un chiffre qui n’est plus une anomalie, mais un avertissement funeste.

Alors que le monde entier suffoque, que les gouvernements sont appelés à agir, la capitale anglaise offre un spectacle désolant. A savoir qu’elle est incapable de tenir une simple réunion sur la canicule, faute de pouvoir y faire face. L’ironie est cinglante, le message, lui, est terrifiant. Car, si nous ne pouvons même plus parler de la chaleur sans en être vaincus, que nous reste-t-il comme espoir ?

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Révolution de l’IA : fracture entre nations

01. Juli 2026 um 15:04

L’essor de l’intelligence artificielle a profondément transformé les marchés mondiaux, au point que la capacité des pays à générer des rendements élevés pour les investisseurs est de plus en plus liée à leur position au sein de l’écosystème de l’IA. C’est ce qu’il ressort d’une vision de l’économiste Ruchir Sharma, président de Rockefeller International, publiée par Al Business.

M. Sharma explique que l’intelligence artificielle est devenue le sujet dominant sur les marchés mondiaux, surpassant toutes les autres technologies révolutionnaires précédentes par son impact sur les rendements et les investissements. La performance relative des principaux marchés boursiers au cours de l’année écoulée reflète clairement l’ampleur des investissements consentis par chaque pays dans le développement de son infrastructure ou de ses services d’IA.

Il estime que les États-Unis et la Chine ont tiré profit de leurs modèles d’IA déjà bien établis. Tandis que Taïwan et la Corée du Sud ont acquis une place prépondérante grâce à leur domination dans l’industrie des semi-conducteurs. Le Japon, quant à lui, a consolidé sa position grâce à un large éventail de compétences et de technologies liées à ce secteur. D’autres pays, comme la Malaisie, Singapour, le Mexique, le Vietnam et la Thaïlande, ont également bénéficié de cette situation. Et ce, notamment grâce à leur rôle dans les chaînes d’approvisionnement technologiques et les centres de données.

À l’inverse, les marchés des pays peu présents dans le secteur de l’IA ou dépendants de secteurs plus vulnérables aux bouleversements technologiques ont reculé. C’est le cas de vastes régions d’Europe, ainsi que de pays comme l’Inde et les Philippines, qui subissent une pression croissante du fait de leur dépendance aux services technologiques susceptibles d’être affectés par le développement rapide de l’IA.

En outre, les données ont révélé que les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle représentaient plus de 40 % de la capitalisation boursière des actions américaines. De même qu’elles ont contribué à plus de 80 % des rendements du marché cette année. Taïwan et la Corée du Sud ont également enregistré des niveaux de concentration plus élevés. Alors qu’en Chine, la dynamique s’est concentrée sur les entreprises technologiques de pointe et les secteurs émergents. Les secteurs traditionnels continuant de rencontrer des difficultés.

Par ailleurs, M. Sharma fait valoir que la vague actuelle d’IA diffère de la bulle Internet de la fin des années 1990. Alors que divers secteurs et marchés ont profité du boom d’Internet à l’époque, la vague actuelle d’IA détourne les capitaux des secteurs et des pays qui sont loin de cette transformation. Notamment des pays comme la Grande-Bretagne et l’Indonésie, qui subissent une fuite des investissements étrangers.

De plus, il souligne que les pays leaders ne bénéficient pas simplement d’une croissance passagère, mais possèdent des atouts solides. Avec essentiellement des investissements importants dans la recherche et le développement, ainsi que dans les technologies. Les dépenses moyennes en recherche et développement dans les pays à la pointe de l’IA dépassent 3 % du PIB. Soit plus de trois fois le niveau des pays en retard.

Il avertit toutefois que les positions de leader ne sont pas garanties. Aux États-Unis, l’écart de performance entre les actions des géants de la tech se creuse. Tandis que la quasi-totalité d’entre eux font face à une concurrence étrangère accrue, notamment de la part de la Chine. D’ailleurs, en Chine, des entreprises majeures comme Alibaba et Tencent cherchent encore un modèle clair pour tirer profit directement de l’intelligence artificielle. Alors que les PME du secteur technologique cotées sur des marchés émergents prospèrent. L’action d’Alibaba a chuté de 30 % cette année.

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Crise minière à Gafsa : salaires, sécurité, accords bloqués… Le ras-le-bol de l’UGTT

01. Juli 2026 um 14:43

Le Conseil sectoriel des mines de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a demandé, à l’issue d’une réunion tenue le 30 juin 2026 à Gafsa, l’application des accords sociaux conclus avec les entreprises minières publiques et le versement des salaires dans les délais légaux. Cette réunion s’est tenue au lendemain d’un accident survenu à la Société tunisienne de transport des produits miniers (SNTM), dans lequel deux employés sont morts.

La réunion, organisée au siège de l’Union régionale du travail de Gafsa sous la présidence de Wajih Zidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des offices et des entreprises publiques, a débuté par une minute de silence en hommage à Hatem Henchiri et Lassaad Sediri, décédés dans cet accident survenu dans la délégation de Mdhilla. Le Conseil a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’un message de soutien aux personnes blessées.

Selon le Conseil, cet accident s’inscrit dans une série de défaillances liées à la sécurité et aux conditions de production dans le secteur minier. Il a demandé que la santé et la sécurité au travail soient traitées en priorité.

La réunion intervient dans un contexte de tensions sociales que le Conseil décrit comme prolongées au sein des entreprises minières de la région de Gafsa, notamment la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et la SNTM. Le Conseil affirme que ces entreprises font face à des blocages dans l’application d’accords déjà signés, ainsi qu’à des retards de versement des salaires.

Le Conseil sectoriel des mines a formulé cinq revendications. Il demande l’application intégrale et immédiate des accords et procès-verbaux signés, le versement des salaires sans retard, l’accélération du traitement des dossiers professionnels et sociaux en suspens, la mise en place d’un dispositif de santé et de sécurité au travail, ainsi qu’une intervention de l’autorité de tutelle sur les causes structurelles de la situation. Le Conseil a indiqué maintenir son attachement au dialogue social. Et ce, tout en appelant les travailleurs et les structures syndicales à l’unité en cas de persistance des blocages.

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La BVMT active son site de secours après une défaillance électrique

01. Juli 2026 um 14:43

La Bourse de Tunis a annoncé, mercredi 1er juillet dans un communiqué publié à la demande du Conseil du marché financier, qu’un incident technique provoqué par une défaillance électrique a affecté, dimanche 28 juin 2026, une partie de l’infrastructure de son centre informatique principal.

Dès la survenue de l’incident, explique le management de l’institution, les équipes techniques de la Bourse ont activé les procédures prévues à cet effet, engagé immédiatement les opérations de diagnostic et mis en œuvre les mesures nécessaires pour rétablir les conditions normales d’exploitation.

Parallèlement, des investigations techniques approfondies sont en cours afin de déterminer avec précision les causes de cette défaillance et, le cas échéant, d’identifier les mesures complémentaires susceptibles de renforcer davantage les dispositifs de prévention, de contrôle ainsi que la résilience de l’infrastructure.

Continuité des opérations de marché…

Conformément à son plan de continuité des activités, la Bourse de Tunis a activé son site de secours, permettant d’assurer la continuité des opérations de marché dans des conditions conformes aux exigences de sécurité, de fiabilité et de performance. Les séances de négociation des 29 et 30 juin et mercredi 1er juillet 2026 se sont ainsi déroulées depuis ce site de secours.

La Bourse a également indiqué qu’après l’achèvement des travaux de réparation de l’infrastructure du site principal, une phase de tests techniques est actuellement en cours afin de vérifier la stabilité et la fiabilité de la plateforme avant sa remise en service.

En fonction des résultats de ces essais, la reprise des activités sur le site principal est prévue les 2 ou 3 juillet 2026.

La Bourse de Tunis affirme que cet incident n’a eu aucun impact sur la continuité des activités du marché. Elle a toutefois présenté ses excuses pour les désagréments que cette situation a pu occasionner à certains intervenants.

Enfin, elle a réaffirmé son engagement à garantir la sécurité, la disponibilité et la résilience de ses infrastructures, ainsi qu’à assurer la continuité, la sécurité et la transparence du marché financier.

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TMM : cinq mois de stabilité à 6,99 %

01. Juli 2026 um 13:31

Le taux du marché monétaire (TMM) en Tunisie est resté stable à 6,99 % au mois de juin 2026. Il enregistre ainsi son cinquième mois consécutif de stabilité. C’est ce que révèlent les données publiées mercredi par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette consolidation intervient dans un contexte de recul progressif observé au cours des dernières années. Le taux moyen du TMM est en effet passé de 8 % en juin 2023 à 7,97 % en juin 2024, puis à 7,5 % en juin 2025; avant de se stabiliser à son niveau actuel de 6,99 %.

Par ailleurs, les données de la BCT rappellent que le marché monétaire avait connu une phase de hausse marquée en 2023. Il atteignait un pic de 8,05 % en mars de la même année. Cette évolution s’expliquait alors par un resserrement de la politique monétaire visant à contenir les tensions inflationnistes et à stabiliser les équilibres financiers.

Par la suite, la Banque centrale a ajusté son taux directeur, principal instrument d’orientation de la politique monétaire. Ce qui a contribué à infléchir progressivement la trajectoire des taux sur le marché monétaire vers une tendance baissière, avant leur stabilisation actuelle.

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Médias absents du plan 2026-2030 : le SNJT interpelle les députés

01. Juli 2026 um 12:24

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à intégrer une vision pour le secteur de la presse et des médias dans le projet de plan de développement 2026-2030, actuellement en discussion au Parlement, dont il déplore l’absence totale dans le texte.

Dans un communiqué, l’organisation professionnelle indique suivre avec intérêt les débats parlementaires sur ce plan, censé fixer les priorités économiques et sociales de l’État pour les cinq prochaines années. Elle affirme toutefois avoir constaté qu’aucune des composantes du projet n’aborde ce secteur, alors que celui-ci ne se limite plus, selon elle, à un simple domaine professionnel mais fait désormais partie intégrante de l’environnement institutionnel nécessaire à tout développement réussi.

Le syndicat justifie sa demande par plusieurs arguments. Il rappelle d’abord que le développement ne se réduit pas à des projets, des investissements et des indicateurs de croissance, mais repose aussi sur la transparence, la circulation de l’information, la reddition des comptes et la participation citoyenne au suivi des affaires publiques, autant de fonctions qu’il juge impossibles à assurer sans des médias professionnels, libres et indépendants. Il cite ensuite l’expérience d’autres pays où un secteur médiatique solide et autonome ne constitue pas une charge pour l’État mais contribue au contraire à la réussite des politiques publiques : il instaure la confiance, freine la propagation de rumeurs et permet de détecter les dysfonctionnements avant qu’ils ne s’aggravent. Le SNJT met enfin en avant la dimension économique du secteur, qu’il présente comme un domaine prometteur lié à l’économie numérique et aux industries culturelles et créatives, générateur d’emplois et d’investissements.

Pour combler cette lacune, le syndicat propose sept axes à intégrer au projet de plan. Il demande en premier lieu la reconnaissance des médias comme secteur productif relevant de l’économie culturelle et numérique, ainsi que la mise en place de politiques garantissant la pérennité des entreprises de médias et soutenant leur transition numérique. Il réclame par ailleurs une consolidation du cadre législatif et institutionnel afin de garantir l’indépendance des médias, le pluralisme et la liberté de la presse, de même qu’un meilleur accès à l’information et aux données publiques, gage de transparence dans le suivi de l’action publique.

Le syndicat plaide aussi pour une politique nationale d’éducation aux médias et de lutte contre la désinformation, intégrée au système éducatif, pour l’implication des médias comme partenaires dans le suivi de l’exécution du plan de développement grâce à un accès aux données sur les projets publics, et souhaite enfin un programme national de modernisation des médias publics.

Le SNJT précise que cette demande ne relève pas d’une revendication corporatiste ni de la défense d’intérêts professionnels, mais vise à compléter les fondements mêmes du développement, qui suppose selon lui des institutions solides, une administration transparente et une opinion publique en mesure de suivre et d’évaluer l’action des pouvoirs publics. Le syndicat invite les députés à profiter du débat en cours pour enrichir le texte dans ce sens, avant l’adoption définitive du plan de développement 2026-2030.

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Séance unique : l’économie tunisienne paie-t-elle le prix des horaires d’été ?

01. Juli 2026 um 12:14

Chaque été, l’administration tunisienne adopte le régime de la séance unique, généralement à partir du 1er juillet. Instaurée à l’origine pour limiter la consommation énergétique durant les fortes chaleurs, cette organisation du travail, si elle répondait autrefois à des impératifs climatiques, voit aujourd’hui sa pertinence économique de plus en plus remise en question.

Dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, Rahim Kallal, enseignant universitaire à l’IHEC de Carthage, décrypte les répercussions de ce dispositif sur la productivité, la compétitivité des entreprises, les relations avec les partenaires européens et l’efficacité du service public. Son constat met en perspective le fait que la séance unique ne se mesure pas uniquement en kilowattheures économisés, mais également en opportunités économiques potentiellement perdues.

Une administration moins accessible

L’universitaire part du constat que le principal effet de la séance unique réside dans la réduction des horaires d’ouverture des services publics. En concentrant l’activité administrative sur une plage horaire limitée, les administrations doivent faire face à un afflux important d’usagers, entraînant des files d’attente, des retards dans le traitement des dossiers et une saturation des guichets.

Cette situation affecte directement les entreprises, en particulier les PME, qui dépendent quotidiennement des administrations pour obtenir des autorisations, des certificats ou des validations administratives. Lorsque ces procédures prennent du retard, c’est l’ensemble de l’activité économique qui s’en trouve ralenti.

Un décalage avec les partenaires européens

Par ailleurs, Rahim Kallal souligne les conséquences du décalage horaire entre la Tunisie et ses principaux partenaires commerciaux. L’Union européenne représentant plus de 70 % des exportations tunisiennes. Alors, la fermeture précoce des administrations, des banques et de certains services publics réduit les plages de coordination avec les entreprises européennes. Ce qui limite la fluidité des échanges.

Il estime, en outre, que les économies d’énergie attribuées à la séance unique sont souvent surestimées. En effet, précise-t-il, la consommation électrique n’est pas supprimée mais simplement déplacée. Car les agents utilisent la climatisation à leur domicile après avoir quitté plus tôt leurs lieux de travail.

Productivité et qualité du service public en question

L’universitaire met également en avant les effets de cette organisation sur les conditions de travail et la qualité du service rendu.

La concentration de l’activité sur quelques heures accroît la pression sur les agents publics dès le début de la journée. À cela s’ajoute un rythme de travail continu de plus de six heures, sans véritable pause, susceptible d’entraîner une baisse de concentration et une fatigue cognitive pouvant affecter la rapidité de traitement des dossiers ainsi que la qualité des décisions.

De plus, les difficultés de mobilité constituent un facteur de perte d’efficacité. Les embouteillages, les retards et les départs anticipés réduisent parfois le temps de travail réellement productif.

Rahim Kallal précise toutefois que cette situation ne peut être imputée aux agents publics. A cet égard, il rappelle que le volume annuel de travail demeure globalement équilibré grâce aux horaires appliqués durant la période hivernale.

Rotation des équipes et digitalisation parmi les solutions

Pour l’universitaire, le débat ne doit pas opposer bien-être des travailleurs et efficacité économique. Il plaide pour une modernisation de l’organisation du travail reposant sur plusieurs leviers.

Il propose notamment la mise en place d’un système de rotation permettant aux administrations de rester ouvertes jusqu’en fin d’après-midi, sans allonger la journée de travail de l’ensemble des agents.

Il estime également qu’une amélioration des transports publics est indispensable afin d’accompagner toute évolution des horaires de travail.

Enfin, il considère que la généralisation des services administratifs numériques constitue la réforme la plus structurante. La digitalisation permettrait aux citoyens et aux entreprises d’effectuer leurs démarches en ligne à toute heure, réduisant ainsi la dépendance aux horaires des guichets.

Vers une réforme plutôt qu’une suppression

Rahim Kallal ne préconise donc pas une suppression immédiate de la séance unique. Parce que, estime-t-il, une telle décision pourrait provoquer des tensions sociales et créer de nouvelles difficultés durant les périodes de fortes chaleurs.

Il juge toutefois que le statu quo ne répond plus aux exigences d’une économie moderne. Ainsi, il recommande d’élargir les horaires de fonctionnement des secteurs stratégiques tels que les douanes, les ports, la logistique, les services financiers et les principales institutions économiques afin d’assurer une continuité de service.

Pour les autres administrations, il préconise le maintien de la séance unique sous certaines conditions, notamment le recours au travail par rotation, au télétravail, à une plus grande flexibilité des horaires et à la poursuite de la transformation numérique.

L’universitaire appelle également à une évolution des pratiques managériales. Tout en invitant l’administration à privilégier une logique de résultats plutôt qu’une simple logique de présence.

En conclusion, Rahim Kallal affirme que le débat sur la séance unique dépasse la seule question des horaires de travail. L’enjeu principal, insiste-t-il, réside dans la capacité de l’administration à assurer un service public accessible, réactif et mieux synchronisé avec les besoins des citoyens, des entreprises et des partenaires économiques. Une telle évolution constituerait, selon lui, un levier essentiel pour renforcer la compétitivité et soutenir la croissance économique du pays.

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Tunisie : décision de libération de Wadii Jari en attente

01. Juli 2026 um 11:22

La Cour d’appel de Tunis ordonne la libération de Wadii Jari et renvoie l’affaire au 6 octobre 2026

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a ordonné, ce mardi à l’issue de l’audience, la libération de Wadii Jari dans une affaire liée à une condamnation en première instance à six mois de prison pour exploitation par un agent public de sa fonction.

La cour a également fixé la prochaine audience au 6 octobre 2026, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

L’affaire porte sur l’appel du jugement rendu le 26 mai 2026 par le tribunal de première instance de Tunis, qui avait condamné Wadii Jari, ancien président de la Fédération tunisienne de football, et Slim Zouita, ancien directeur technique de la Fédération, à six mois de prison pour exploitation par un agent public de sa fonction afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, préjudice causé à l’administration, violation des réglementations en vigueur et complicité.

Wadii Jari est détenu depuis le 25 octobre 2023 et purge par ailleurs une peine de trois ans de prison dans une autre affaire.

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La ministre des Finances sollicite le soutien des banques

01. Juli 2026 um 11:04

La ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, a appelé les banques tunisiennes à soutenir activement le budget de l’État lors d’une réunion tenue avec les responsables des établissements bancaires.

Au cours de cette rencontre, la ministre a présenté les principaux équilibres financiers prévus par la loi de finances 2026 ainsi que les besoins de financement de l’État. Elle a souligné l’importance de la mobilisation des ressources internes pour accompagner les efforts de financement du budget.

Les échanges ont également porté sur le rôle du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale et dans l’accompagnement des orientations économiques de l’État.

La ministre des Finances a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les autorités publiques et les établissements bancaires afin de contribuer à la mise en œuvre des priorités économiques et financières du pays.

De leur côté, les représentants des banques ont exprimé leur disposition à poursuivre le dialogue avec le ministère des Finances sur les mécanismes de financement et les moyens de soutenir les équilibres financiers.

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Bruxelles durcit les conditions d’importation de l’acier

01. Juli 2026 um 10:21

Des règles plus strictes concernant les importations d’acier dans l’Union européenne sont entrées en vigueur ce 1er juillet, avec une réduction des quotas d’importation en franchise de droits. Ces nouvelles règles visent à protéger le marché européen de la surproduction mondiale et de la concurrence à bas prix, notamment en provenance de Chine, d’Inde et de Turquie.

Selon les nouvelles règles, le quota d’importations en franchise de droits sera fixé à 18,3 millions de tonnes par an, soit une diminution d’environ 47 % par rapport au niveau précédent, et un droit de douane de 50 % sera imposé sur les quantités dépassant ce quota, soit le double du taux précédemment appliqué. C’est ce qu’indique l’agence de presse allemande dpa.

La moitié du quota en franchise de droits sera allouée à l’acier provenant de pays ayant des accords de libre-échange avec l’Union européenne. Tandis que l’autre moitié sera accessible à tous les partenaires commerciaux, qu’ils aient ou non des accords commerciaux avec l’UE.

Le commissaire européen au commerce, Maroš Šefčovič, a déclaré : « Nous offrons aux acteurs du marché un certain degré de clarté et de stabilité grâce à des règles claires et transparentes d’attribution des quotas, avec une méthodologie équitable et objective ».

Accords de libre-échange

Le commissaire européen a ajouté que cette approche permet de trouver un équilibre entre l’engagement de l’UE envers les accords de libre-échange, les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les efforts du bloc pour diversifier les chaînes d’approvisionnement vitales.

D’après les données de l’UE, le bloc est le troisième producteur mondial d’acier, et le secteur emploie environ 300 000 personnes. Cependant, le marché européen est devenu la principale destination des excédents mondiaux d’acier, en raison des restrictions à l’importation imposées par d’autres pays et de la surcapacité de production persistante à l’échelle mondiale, qui devrait atteindre 721 millions de tonnes d’ici 2027, soit plus de cinq fois la consommation annuelle de l’Union européenne.

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Le yen plonge à un plus bas historique

01. Juli 2026 um 09:43

Le dollar s’est apprécié, soutenu par une forte hausse des rendements des bons du Trésor américain, poussant le yen à son plus bas niveau en 40 ans…

Le dollar a atteint un nouveau record à 162,77 yens en début de séance asiatique, mercredi 1er juillet, bien au-dessus des niveaux qui avaient incité les autorités japonaises à intervenir sur le marché des changes il y a quelques mois pour soutenir la monnaie en difficulté.

« Nous pensons être sur le point de prendre des mesures », a déclaré Chidu Narayanan, responsable des stratégies macroéconomiques Asie-Pacifique chez Wells Fargo, faisant référence à la possibilité d’une nouvelle intervention des autorités monétaires nippones. « Nous avons atteint des niveaux critiques, pas nécessairement en termes de niveau cible du prix au comptant; mais des niveaux auxquels (le ministère des Finances) pourrait être contraint d’intervenir pour maintenir sa crédibilité », a-t-il ajouté.

Sur le marché en général, le dollar était en tête, soutenu par une forte hausse des rendements des bons du Trésor américain pendant la nuit. L’euro a reculé de 0,07 % à 1,1413 dollar, et la livre sterling de 0,09 % à 1,3252 dollar…

L’outil FedWatch du CME Group indique que les investisseurs estiment désormais à 67 % la probabilité que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre, contre 20,5 % il y a un mois.

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Plan 2026-2030 : les députés doutent de la faisabilité des objectifs

01. Juli 2026 um 09:20

Les hypothèses économiques et financières retenues dans le Plan de développement 2026-2030 suscitent des interrogations au sein de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les députés ont notamment exprimé des doutes sur la possibilité d’atteindre les objectifs fixés en matière de croissance, d’investissement, d’emploi et d’équilibres financiers. Et ce, dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques, l’alourdissement du service de la dette et l’augmentation des besoins de financement. Ces observations ont été formulées lundi 30 juin 2026, lors d’une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de plan.

À cette occasion, les parlementaires ont estimé que sa concrétisation dépend largement de l’achèvement de plusieurs réformes législatives. Ils ont cité la révision du cadre juridique de l’investissement, du Code des changes ainsi que de la législation encadrant le développement local et régional. Ils ont également insisté sur la nécessité d’harmoniser les différents textes législatifs afin de simplifier l’exécution des projets et de réduire les contraintes administratives.

Lire aussi: Fayçal Derbel: « Revoir le code de l’investissement 2016 est une priorité »

Les membres de la commission ont, par ailleurs, relevé que les projets inscrits dans le document ne s’intègrent pas dans une vision nationale globale capable d’accompagner une transformation structurelle de l’économie.

De ce fait, ils ont appelé à une meilleure articulation entre les projets locaux, régionaux et nationaux, dans le but de renforcer l’intégration entre les régions et d’assurer une utilisation plus efficace des ressources publiques.

Des retards qui freinent l’investissement

Au cours des débats, les députés ont également attiré l’attention sur les retards enregistrés dans la réalisation des projets publics. Ils les attribuent aux délais de règlement des entreprises chargées de leur exécution. Une situation qui, selon eux, ralentit l’investissement et affecte l’activité économique.

Les députés ont, en outre, plaidé pour une approche davantage adaptée aux spécificités des différentes régions. Et ce, en tenant compte de leurs ressources naturelles, de leur capital humain et de leurs atouts concurrentiels. Ils ont également appelé à développer des systèmes économiques intégrés favorisant l’investissement, la création d’emplois et le renforcement de l’intégration économique entre les territoires.

Lire aussi: Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

Un suivi renforcé de la mise en œuvre

Ainsi, les députés ont recommandé une révision des priorités du projet de plan à travers une classification des projets fondée sur leur rentabilité économique et sociale. Ils ont également demandé la mise en place d’indicateurs de performance clairement définis, accompagnés de mécanismes de suivi et d’évaluation destinés à faciliter la mise en œuvre du plan.

Enfin, ils ont estimé que le rapport de la Commission des finances et du budget devrait comporter des recommandations opérationnelles assorties d’un calendrier précis, afin de permettre à l’Assemblée des représentants du peuple de mesurer le niveau d’engagement du gouvernement dans l’application des programmes et des réformes prévus par le Plan de développement 2026-2030.

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Visite de la secrétaire générale du COMESA : vers une intégration économique renforcée

30. Juni 2026 um 21:05

Lors de sa visite en Tunisie, la secrétaire générale du COMESA, Chileshe Mpundu Kapwepwe, a ouvert son allocution par un proverbe de son pays, s’adressant aux jeunes diplomates présents, à l’académie diplomatique qu’elle considère comme l’avenir : « Les arbres qui grandissent forment la forêt de demain. » Elle a ajouté qu’il fallait prendre soin de ces jeunes pousses, car ce sont elles qui bâtiront la forêt de demain. « Je suis très heureuse d’être ici et de m’adresser à ces jeunes diplomates prometteurs », a-t-elle déclaré.

Rappelant la portée du COMESA, elle a expliqué : « Le COMESA est le Marché commun de l’Afrique orientale et australe. Il compte 21 États membres, de la Tunisie au sud de l’Afrique, et inclut plusieurs îles de l’océan Indien. Son territoire est vastement étendu : son PIB cumulé atteint 1 000 milliards de dollars et sa population s’élève à 680 millions d’habitants. » Elle a souligné l’importance de ce bloc régional sur le continent. »

La secrétaire générale a insisté sur le caractère unique du COMESA, qui a créé dès l’origine des institutions chargées d’opérer directement au sein des différents secteurs. Certaines sont déjà opérationnelles, d’autres jouent un rôle de régulation.  » Nous disposons notamment du Fonds pour le commerce et le développement, devenu un acteur majeur du continent et soutenant de nombreux projets d’infrastructure. Ce fonds, d’une ampleur considérable, a connu une croissance rapide et présente aujourd’hui un bilan solide de plus de 10 milliards de dollars. Nous en sommes très fiers. Nous avons également des institutions spécialisées dans l’assurance, basées à Nairobi », a-t-elle précisé.

Elle a également évoqué les dispositifs de gestion des risques commerciaux et des organes de régulation, citant la Commission de la concurrence du COMESA, chargée d’encadrer la concurrence et de protéger les consommateurs. En matière de politiques publiques, l’Institut monétaire du COMESA collabore avec les banques centrales pour harmoniser les politiques monétaires et œuvrer en faveur de l’intégration économique régionale.

Parmi les acteurs civils du COMESA, Chileshe Mpundu Kapwepwe a mis en avant la Fédération des femmes entrepreneures, qui regroupe les sections féminines des 21 États membres. Présentes en Tunisie cette semaine, elles participent à des réunions et organisent un salon professionnel afin de rencontrer le secteur privé tunisien et présenter leurs activités. L’objectif est de concrétiser l’adhésion de la Tunisie au COMESA et de montrer comment les entreprises tunisiennes peuvent s’impliquer et développer leur marché au sein de la région.

Elle a remercié chaleureusement le gouvernement tunisien pour son accueil et rappelé que les deux premiers jours avaient été consacrés au Forum de sensibilisation des institutions du COMESA. Les différentes institutions représentées ont pu présenter leurs missions et échanger afin de mieux faire connaître le COMESA et de renforcer l’intérêt et l’implication de la Tunisie.
La secrétaire générale a aussi souligné le rôle du Conseil des entreprises du COMESA, qui fédère les chambres de commerce des États membres et facilite le dialogue entre le secteur privé, les autorités publiques et les décideurs. Ce Conseil rend compte au sommet des chefs d’État et permet de porter les préoccupations du secteur privé au plus haut niveau.

Évoquant le plan stratégique à moyen terme du COMESA pour 2026-2030, elle a indiqué qu’il reposait sur cinq piliers et permettrait de mieux cibler les objectifs pour les cinq années à venir. Ce cycle quinquennal offre l’occasion d’évaluer les actions passées et de préparer le cycle suivant. « Le contexte mondial a connu de nombreux changements, défis et incertitudes, notamment dans le domaine du commerce. Nous avons donc dû revoir notre stratégie pour préserver notre agilité, notre concentration et notre impact au service de nos États membres », a-t-elle expliqué.

Enfin, elle a insisté sur la nécessité de valoriser davantage les matières premières africaines et de renforcer les capacités de production et d’industrialisation au sein du COMESA. « Certains pays doivent encore progresser dans ce domaine ; la Tunisie peut servir d’exemple en matière de production et d’industrie. C’est la raison pour laquelle nous devons agir collectivement et non isolément », a-t-elle déclaré. « Aucun pays ne détient toutes les réponses ni toutes les ressources. Nous sommes plus forts unis — c’est le message que porte le COMESA aux États membres pour avancer ensemble. Nos aspirations communes sont pleinement alignées sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine et sur notre plan stratégique. »

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Pourquoi la Tunisie doit investir dans le gaming?

30. Juni 2026 um 16:48

Le gaming dispose d’atouts réels, un vivier créatif, des prototypes prometteurs et des expériences d’incubation, mais reste toutefois  fragile et insuffisamment structuré pour se transformer en filière industrielle durable et exportatrice. 

Les témoignages de Chahira Mehouachi, ingénieure de recherche à l’École polytechnique (projet européen GAME-ER) et CEO de Makers Factory, et de Samia Chelbi, architecte d’écosystèmes d’innovation, dressent un diagnostic partagé : talent et idées existent, mais financement, accompagnement spécialisé et accès aux marchés font défaut. Sans dispositifs dédiés et volonté politique, l’élan risque de stagner face à des pays voisins qui ont déjà structuré une filière.

Un vivier créatif mais fragmenté

Depuis la fin des années 2010, la Tunisie a vu émerger des studios et des équipes capables de produire des prototypes techniquement aboutis et culturellement originaux. Des incubateurs et accélérateurs ont permis à des créateurs multidisciplinaires,  développeurs, graphistes 3D, scénaristes  de se former et de prototyper dans un environnement collaboratif. Ces initiatives ont généré une forte émulation créative et des projets qui ont parfois surpris par leur qualité. Cependant, la plupart des studios peinent à franchir la barrière du prototype vers l’entreprise économiquement viable : le passage à l’échelle reste le point faible.

Trois obstacles structurent la fragilité du gaming: 

Pour commencer, le financement : les acteurs financiers et investisseurs hésitent à s’engager dans une industrie qui exige du temps, de la R&D et une orientation exportatrice. L’absence d’un fonds dédié aux industries créatives et au jeu vidéo rend difficile le soutien aux cycles longs du développement de jeux.

L’accompagnement spécialisé : la plupart des incubateurs sont multisectoriels et manquent d’expertise en game design, narration interactive, publishing, et business development international. Sans mentorat sectoriel, les équipes ne parviennent pas toujours à adapter leur production aux exigences commerciales mondiales.

L’accès au marché : un studio a besoin d’éditeurs, de salons, de réseaux commerciaux et de dispositifs de soft-landing pour s’implanter à l’étranger. Ces mécanismes sont encore peu développés en Tunisie, ce qui freine la commercialisation et l’exportation des œuvres locales.

À cela s’ajoutent des difficultés spécifiques : intégrer des références culturelles tunisiennes, arabes, africaines ou berbères dans des récits commercialisables et conformes aux standards internationaux est complexe. Il faut des histoires fluides, accessibles et monétisables pour séduire un public global.

Comparaisons européennes et modèles inspirants

Dans le cadre du projet européen GAME-ER, l’analyse de clusters en France, Écosse, Portugal, Italie et République tchèque met en lumière l’importance d’un alignement entre universités, formations, financements, politiques publiques et accès aux marchés. Les succès écossais (attraction de grands studios), tchèques (sous-traitance comme tremplin) ou portugais montrent que la structuration territoriale et la coopération inter-entreprises favorisent l’innovation, la mutualisation des ressources et la compétitivité internationale. Ces exemples démontrent que la réussite ne repose pas seulement sur le talent mais sur un écosystème coordonné.

Le paradoxe tunisien

Il faut dire que la Tunisie a connu des initiatives soutenues par des partenaires comme l’Institut français et Smart Capital qui ont permis de lancer des studios et des programmes d’incubation. Néanmoins, un incubateur ou un accélérateur seul ne crée pas une industrie. Sans fonds d’investissement sectoriel ni relais publics pour accompagner la montée en puissance, la dynamique s’essouffle. 

À l’inverse, des voisins comme le Maroc ont commencé à récolter les fruits de ces choix, via la création des événements de grande taille. 

Le gaming  n’est pas uniquement un produit culturel : il a un fort potentiel dans d’autres secteurs (santé, éducation, formation professionnelle, architecture, cartographie). Les compétences en UX, IA, simulation et gamification sont transférables, et l’essor du gaming peut accélérer l’adoption de technologies en Tunisie. L’émergence d’outils d’intelligence artificielle transforme aussi les processus de création, rendant certaines étapes plus rapides et accessibles.

Données manquantes et étude nationale

L’absence de statistiques fiables sur l’impact économique réel du gaming en Tunisie freine la reconnaissance du secteur comme filière stratégique. La plupart des études regroupent le gaming dans l’ensemble des industries culturelles et créatives, empêchant une mesure fine de sa contribution au PIB, de l’emploi généré ou de la valeur exportée. Pour combler ce vide, Samia Chelbi annonce le lancement prochain d’une étude nationale destinée à évaluer l’employabilité, la création de startups, la valeur créée et le freelancing, afin de fournir un benchmarking exploitable par les acteurs et investisseurs.

E-sport, développeurs, formation

Le gaming repose sur trois piliers : les joueurs, les développeurs et les structures de formation. L’e-sport progresse, soutenu par la Fédération des sports électroniques qui a désormais un « espace maison du gaming » et voit des équipes tunisiennes se distinguer en Afrique et dans le monde arabe. Côté création, la chaîne de valeur comprend freelances, écoles, laboratoires de recherche, studios et entreprises spécialisées.

Les solutions proposées par les intervenantes mêlent court terme et long terme :

Court terme : créer des passerelles de soft-landing, faciliter la participation des studios tunisiens à des incubateurs partenaires à l’étranger, multiplier les programmes de mentorat sectoriel (narration, design, publishing), organiser des événements B2B ciblés pour rapprocher investisseurs, banques, éditeurs et studios, et sensibiliser les financeurs aux spécificités du secteur.

 

Long terme : établir un fonds d’investissement dédié aux industries créatives et au jeu vidéo, mobiliser des mécanismes public-privé adaptés aux cycles longs, offrir des incitations fiscales, équiper les universités et développer des formations spécialisées (game design, programmation, production, ), et définir un cadre législatif protégeant le statut des freelances et facilitant l’autonomie des startups.

Le développement du gaming relève aussi d’une volonté politique. Il s’agit d’un instrument de soft power capable de valoriser le patrimoine tunisien et régional et d’accroître l’attractivité culturelle du pays. Si la Tunisie parvient, dans les cinq prochaines années, à aligner politiques publiques, financements et offre de formation, elle pourrait devenir une porte d’entrée vers le marché africain et un hub régional. Sans cette coordination, les talents risquent de partir à l’étranger.

Risques et opportunités

Le principal risque est la fuite des talents et l’essoufflement des initiatives actuelles faute de relais financiers et d’une stratégie industrielle. Les opportunités résident dans la jeunesse connectée, la diversité des compétences, l’impact transversal du secteur et la demande croissante. Une stratégie bien conçue pourrait transformer le secteur en un moteur d’emplois qualifiés, d’innovation technologique et d’exportations culturelles.

De la passion à la pérennité

En définitive, le gaming n’en est qu’à ses débuts, mais il montre des signes prometteurs : prototypes de qualité, communautés engagées, essor de l’esport et premiers acteurs structurants. Pour transformer cette énergie en filière, il faut des instruments financiers dédiés, un accompagnement spécialisé, un cadre législatif adapté, des statistiques fiables et des politiques publiques volontaristes. Les acteurs locaux, studios, fédérations, incubateurs, universités avancent déjà dans ce sens, mais l’accélération dépendra d’une action coordonnée et d’une volonté politique forte. Comme le résume Samia Chelbi : passion, métier, carrière,  trois mots qui peuvent devenir la base d’un modèle durable si la Tunisie saisit l’opportunité.

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La Tunisie vise 4,2 % de croissance et moins de 15 % de pauvreté

30. Juni 2026 um 16:02

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué, mardi, que le Plan de développement 2026-2030 ambitionne d’atteindre un taux de croissance annuel moyen de 4,2 % en prix constants. Et ce, tout en ramenant le taux de pauvreté à moins de 15 % et en hissant la Tunisie parmi les pays à très haut niveau de développement humain.

S’exprimant lors d’une séance d’audition conjointe des commissions permanentes de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre a précisé que le plan prévoit également d’améliorer l’indice national de développement régional pour le porter à 0,6 point à l’horizon 2030. Tout en réduisant de 0,1 point l’écart entre les gouvernorats les mieux et les moins classés.

Les grandes orientations du plan

Selon Samir Abdelhafidh, le Plan de développement 2026-2030 repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la modernisation du tissu économique, le développement des infrastructures, le renforcement de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, ainsi que la préservation de l’environnement.

Le document prévoit également de promouvoir un développement territorial plus équilibré, de moderniser le cadre institutionnel, d’améliorer l’efficacité des services publics et de garantir un développement social plus juste et inclusif.

Accent sur la transition énergétique

Dans le domaine de l’énergie, le plan fixe pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici à 2030. Il vise également une amélioration de l’efficacité énergétique à travers une réduction de 30 % de la consommation nationale d’énergie primaire.

Le programme prévoit, en outre, la modernisation des réseaux et l’augmentation du taux de valorisation des eaux usées traitées.

Plus de 40 000 projets proposés

Le ministre a également annoncé que son département a reçu 40 748 propositions de projets dans le cadre de l’élaboration du Plan de développement 2026-2030.

Parmi ces propositions, 34 715 projets, soit 85 % du total, ont été soumis par les conseils locaux. Les conseils régionaux ont présenté 5 375 projets (13 %). Tandis que les conseils des régions ont proposé 658 projets, représentant 2 % de l’ensemble.

Selon le ministre, cette démarche s’inscrit dans la mise en place d’un système de gouvernance publique plus efficace et plus souple, destiné à soutenir le développement économique et social. Tout en renforçant les droits des citoyens et des acteurs économiques.

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Le gaming made in Tunisia, une fenêtre sur la Méditerranée

30. Juni 2026 um 15:56

Le gaming dispose d’atouts réels : des talents créatifs, des prototypes prometteurs et des expériences d’incubation qui ont déjà montré leur utilité. Mais sans financements dédiés et dispositifs d’accompagnement adaptés, cet élan risque de rester limité face à des pays qui, eux, ont déjà structuré une véritable filière industrielle.

 

« Il est aujourd’hui un secteur d’avant-garde, précurseur et porteur, mais encore sous-exploité », souligne par téléphone Chahira Mehouachi, ingénieure de recherche à l’École polytechnique à Paris dans le cadre du projet européen GAME-ER, CEO et cofondatrice de Makers Factory. A cet égard, elle estime que le pays dispose d’un vivier créatif remarquable. Cependant l’écosystème institutionnel et financier reste encore insuffisant pour transformer ce potentiel en industrie durable et exportatrice.

En outre, elle rappelle que les premières initiatives tunisiennes ont pourtant permis de faire émerger des studios pionniers et des programmes d’incubation dédiés aux industries culturelles et créatives. « On a vu naître des équipes capables de produire des prototypes techniquement aboutis et culturellement originaux », explique-t-elle. Mais malgré ces réussites, la fragilité du financement local, l’absence de politiques publiques ciblées et la prépondérance d’un accompagnement généraliste freinent encore la montée en puissance des studios locaux.

Un vivier de talents sous-exploité

En effet, depuis la fin des années 2010, la Tunisie a vu émerger des équipes et des studios capables de développer des jeux et des prototypes de qualité. « Il y avait déjà un bassin de talents très intéressant, malgré l’absence de formation structurée au départ »,  ajoute Chahira Mehouachi. Des initiatives d’incubation et d’accélération ont permis à plusieurs créateurs de se former, de prototyper et de travailler dans un environnement collaboratif.

Et d’ajouter que ces programmes ont souvent réuni des profils venus d’horizons divers, générant une forte émulation créative. « On a eu des prototypes extraordinaires, des projets qui ont bluffé les partenaires par leur qualité », dit-elle. Le problème, en revanche, survient au moment du passage à l’échelle. Les studios peinent à franchir le cap entre prototype prometteur et entreprise économiquement viable.

Pour elle, la Tunisie ne manque pas d’idées ni de compétences. Ce qui manque, c’est le cadre permettant de transformer ces compétences en filière organisée, capable de produire, commercialiser et exporter dans la durée.

Des obstacles encore d’actualité 

Trois obstacles majeurs freinent aujourd’hui l’essor du gaming en Tunisie, souligne-t-elle. Le premier concerne le financement. « Les fonds locaux et les investisseurs généralistes hésitent encore à prendre des risques sectoriels. Alors que le jeu vidéo est une industrie qui demande du temps, de la R&D et une stratégie d’export », précise-t-elle. 

Le second obstacle est lié à l’accompagnement : beaucoup d’incubateurs sont multisectoriels et ne disposent pas toujours de l’expertise nécessaire en game design, narration interactive, publishing ou business development international.

Le troisième obstacle touche à l’accès au marché. « Un studio ne vit pas seulement de sa capacité à créer un jeu ; il lui faut aussi des relais commerciaux, des éditeurs, des salons, des réseaux et des dispositifs de soft-landing », martèle-t-elle. Or ces mécanismes restent encore trop faibles dans l’écosystème du pays. 

À cela s’ajoute un autre enjeu : la difficulté de développer des contenus culturellement ancrés dans le patrimoine tunisien, arabe, musulman, africain et berbère, tout en répondant aux standards internationaux. « Il faut construire des histoires fluides, commercialisables, qui parlent aux joueurs et qui génèrent des revenus », insiste-t-elle.

La comparaison avec l’Europe

En tant qu’ingénieure de recherche à l’École polytechnique, Chahira Mehouachi participe à un projet européen consacré aux clusters créatifs dans le secteur du jeu vidéo. L’objectif est d’analyser comment des pôles géographiques d’entreprises peuvent coopérer pour innover, mutualiser leurs ressources et renforcer leur compétitivité. “L’Union européenne s’intéresse beaucoup à cette logique de cluster, parce qu’elle permet de structurer un territoire autour d’une spécialisation forte”,  explique-t-elle.

Le projet qu’elle évoque étudie plusieurs clusters en Europe, notamment en France, en Écosse, au Portugal, en Italie et en République tchèque. Ces exemples montrent, selon elle, que la réussite d’un secteur ne dépend pas seulement du talent individuel, mais d’un alignement entre universités, formation, financement, politique publique et accès aux marchés.

Elle cite notamment le cas écossais, où un grand studio comme Rockstar a pu s’implanter grâce à un environnement favorable, ou encore celui de la République tchèque, où la sous-traitance pour de grands studios a servi de tremplin vers une montée en compétence progressive. « Ce sont des modèles qui ont permis d’apprendre, de se structurer et ensuite de produire des jeux compétitifs à l’international », souligne-t-elle.

Le paradoxe tunisien

Face à ces exemples, la Tunisie apparaît encore en retard sur le plan de la structuration. « On a soutenu plusieurs initiatives avec l’Institut français et Smart Capital, et cela a permis de lancer des choses intéressantes », rappelle encore notre interlocutrice. Mais, précise-t-elle, un incubateur ou un accélérateur ne peut pas, à lui seul, créer une industrie. « S’il n’y a pas derrière un fonds d’investissement ou une politique publique de relais, la dynamique s’essouffle », dit-elle.

Elle cite le Maroc qui a mis en place des dispositifs pour attirer les investissements étrangers et cela a commencé à porter ses fruits », explique-t-elle. À ses yeux, la Tunisie doit aller dans le même sens si elle veut transformer son potentiel créatif en véritable industrie.

Le jeu vidéo, rappelle-t-elle, a aussi un fort potentiel de spillover, c’est-à-dire de retombées sur d’autres secteurs. « On peut l’utiliser dans la santé, l’éducation, la cartographie, l’architecture ou même la formation professionnelle », note-t-elle. Le secteur ne doit donc pas être perçu uniquement comme culturel, mais aussi comme un levier technologique et économique transversal.

Quelles solutions mettre en place

À court terme, Chahira Mehouachi plaide pour des actions très concrètes. « Il faut créer des passerelles de soft-landing pour les studios tunisiens, faciliter leur présence dans des incubateurs partenaires à l’étranger et leur ouvrir des portes commerciales », propose-t-elle. Elle suggère aussi de multiplier les programmes de mentorat sectoriels, avec des experts en narration, en design et en publishing, afin d’aider les studios à mieux préparer leurs jeux au marché.

Autre piste : organiser des événements B2B ciblés pour faire se rencontrer investisseurs, banques, éditeurs et studios. « Il faut sensibiliser les financeurs, leur expliquer que le jeu vidéo n’est pas un secteur marginal, mais un secteur porteur qui peut créer des emplois et des revenus », souligne-t-elle. Elle estime également nécessaire de spécialiser certains incubateurs autour des industries culturelles et créatives, au lieu de rester dans des modèles trop généralistes.

À plus long terme, elle appelle à la création d’un fonds d’investissement dédié aux industries créatives et au jeu vidéo, avec des mécanismes publics-privés adaptés aux cycles longs du secteur. « Les outils existent, il suffit d’avoir la volonté de les adapter », dit-elle. Elle plaide aussi pour des incitations fiscales, un meilleur équipement des universités et la mise en place de formations spécialisées en game design, programmation, production etc.

Un enjeu culturel et stratégique

Chahira Mehouachi assure que le jeu vidéo est aussi un instrument de soft power. « C’est un secteur culturel, mais aussi un vecteur de rayonnement international », souligne-t-elle. Développer des contenus inspirés du patrimoine tunisien et régional permettrait, poursuit-elle, de renforcer l’image du pays tout en séduisant des publics africains, méditerranéens et internationaux.

Elle estime enfin que la Tunisie pourrait devenir, dans cinq ans, une porte d’entrée vers le marché africain si les conditions sont réunies.  « Si tous les alignements se mettent en place, on peut imaginer une vraie position stratégique pour le pays , assure-t-elle. Mais cela suppose un effort collectif, une vision claire et surtout une politique publique cohérente.

Les solutions existent, insiste-t-elle. Il faut maintenant une volonté politique pour créer les cadres adaptés et permettre à ce secteur de révéler tout son potentiel. 

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Le ministre de l’Économie mise sur une croissance au-delà de 4%

30. Juni 2026 um 15:31

Dans un contexte économique encore marqué par des tensions sur les prix et une inflation persistante qui continue de peser sur le pouvoir d’achat, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a cherché à projeter une perspective plus expansive de la trajectoire économique nationale, misant sur un potentiel de croissance jugé supérieur...

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Baromètre EY : la grande consommation en Afrique francophone confirme son optimisme

30. Juni 2026 um 15:01

Les entreprises du secteur de la grande consommation en Afrique francophone affichent un niveau d’optimisme particulièrement élevé concernant leurs perspectives de croissance et d’investissement. C’est ce que révèlent les résultats d’un baromètre présenté lors de la cinquième édition des Digital Mornings, organisée autour du thème Secteur de la grande consommation en Afrique, bilan, perspectives et opportunités liées à l’intelligence artificielle.

L’événement a été organisé par EY en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie Côte d’Ivoire. Il s’est tenu le 30 juin 2026 de manière simultanée à la EY Tower de Tunis et dans un hôtel à Abidjan. Les résultats ont été présentés successivement par Amira Jamoussi et Rabeb Boudhrioua, toutes deux associées chez EY.

Le baromètre met en évidence en premier lieu une forte dynamique d’investissement. Une proportion de 96 % des dirigeants interrogés déclare avoir l’intention de maintenir ou d’augmenter sa stratégie d’investissement dans son pays sur la période 2025 et 2026. Cette tendance apparaît encore plus marquée au Maghreb où 74 % des répondants anticipent une hausse de leurs investissements. Cette orientation est notamment liée au développement démographique et à l’expansion urbaine de la région, deux facteurs qui encouragent les entreprises à renforcer leurs capacités de production et à diversifier leur offre.

Cet optimisme se traduit également dans les stratégies de développement des entreprises. Une part de 84 % des organisations privilégie la croissance interne, notamment à travers la création de nouveaux points de vente ou de nouvelles lignes de production. Par ailleurs, 64 % des entreprises envisagent la recherche de partenariats à l’international. Une option particulièrement répandue en Afrique de l’Ouest, afin de répondre à des besoins de financement, d’acquisition de compétences ou d’accès à de nouvelles technologies. Les programmes de réduction des coûts sont envisagés par 41 % des entreprises. Tandis que seulement 22 % privilégient la croissance externe par le biais de rachats de réseaux de franchise ou de création de joint ventures.

La dynamique commerciale apparaît également positive. Selon le baromètre, 69 % des entreprises interrogées anticipent une hausse ou une forte hausse de leur chiffre d’affaires dans les années à venir. À l’inverse, 11 % seulement prévoient une baisse ou une contraction de leur activité. Cette évolution repose sur trois principaux leviers identifiés dans l’étude.

Le premier levier concerne le digital. Même si la part du commerce électronique reste encore limitée dans ces marchés, les consommateurs sont aujourd’hui fortement connectés. En Côte d’Ivoire, l’usage des paiements via les applications de mobile money s’est largement développé. Alors que ce phénomène reste encore moins répandu en Tunisie, avec une tendance attendue à la progression. Les consommateurs utilisent également de plus en plus des outils d’intelligence artificielle générative tels que ChatGPT ou Claude pour s’informer sur les produits et les marques. Ce qui fait du digital un point central de contact entre entreprises et clients.

Le deuxième levier repose sur la montée en puissance des produits locaux. Après une période durant laquelle les produits importés, notamment européens, étaient perçus comme une référence en matière de qualité, le développement de l’industrie agroalimentaire locale et les efforts d’innovation ont permis de structurer une offre nationale plus solide. Cette évolution favorise un intérêt croissant pour les produits fabriqués localement, notamment en Tunisie et en Côte d’Ivoire.

Le troisième levier est lié à la sensibilité accrue des consommateurs aux prix. Dans un contexte économique sous pression, les ménages sont de plus en plus attentifs aux mécanismes promotionnels et ajustent leurs comportements d’achat en fonction des opportunités. Cette évolution constitue à la fois une contrainte et un levier stratégique pour les entreprises.

Du côté des priorités commerciales et marketing, le renforcement des circuits de distribution arrive en tête. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire et plus largement en Afrique subsaharienne, le marché traditionnel représente encore environ 90 % de l’activité. Cela place la distribution au centre des enjeux concurrentiels, notamment à travers le travail avec les grossistes, semi grossistes et détaillants ainsi que le développement de la distribution numérique. La présence renforcée sur les canaux digitaux constitue également une priorité, tout comme la diversification et le lancement de nouveaux produits. Cette dernière orientation est jugée particulièrement pertinente en raison de la relative faible densité des assortiments dans la grande distribution malgré une disponibilité accrue de l’espace en rayon. L’amélioration de la compétitivité prix vient compléter ces axes stratégiques.

L’adoption des technologies constitue un autre enseignement majeur du baromètre. Une proportion de 79 % des répondants prévoit d’adopter une ou plusieurs technologies dans les années à venir. L’intelligence artificielle arrive en première position avec 40 % des réponses, portée par sa notoriété et la diversité de ses applications. La robotisation des processus représente 27 % des réponses au niveau régional et constitue la technologie la plus citée au Maghreb avec 31 %, notamment pour automatiser des tâches répétitives. L’intelligence artificielle générative est citée par 20 % des répondants. Tandis que l’internet des objets recueille 12 % des réponses, avec des usages plus spécifiques mais à fort potentiel.

Les domaines d’application de ces technologies sont principalement l’amélioration de l’expérience client, citée par 24 % des répondants, ainsi que l’analyse du comportement des consommateurs, mentionnée par 20 %. Ces deux axes permettent d’ajuster les stratégies commerciales et marketing dans un environnement de plus en plus concurrentiel. La prévision de la demande est citée par 15 % des entreprises, traduisant un intérêt croissant pour l’optimisation des chaînes d’approvisionnement et de la gestion des stocks. Enfin, 14 % des répondants mettent en avant le suivi en temps réel de l’activité, notamment dans l’industrie agroalimentaire.

Sur le plan opérationnel, le baromètre observe une amélioration globale des processus d’approvisionnement, de production et de distribution, particulièrement au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Dans le Maghreb, 38 % des répondants déclarent une stabilité de leurs processus opérationnels et 44 % une amélioration, soutenues par des investissements dans des projets d’industrie et de transformation digitale. En Afrique de l’Ouest, 86 % des entreprises interrogées indiquent une stabilité ou une amélioration de leurs processus, dans un contexte de développement des infrastructures. En revanche, en Afrique centrale et australe, 24 % des répondants signalent une dégradation de leurs processus opérationnels, une situation attribuée aux conditions économiques et politiques ainsi qu’à des difficultés d’accès aux devises.

L’étude qui sert de base à ces résultats couvre 22 pays de la région Afrique francophone. Elle est structurée autour de trois zones géographiques comprenant le Maghreb, dont la Tunisie, l’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire, ainsi que l’Afrique centrale et australe. Elle analyse également trois sous secteurs de la grande consommation. Le premier concerne l’agroalimentaire avec l’agriculture, l’élevage, la pêche et les industries agroalimentaires. Le deuxième porte sur la distribution avec la grande distribution, le commerce de détail, la distribution sélective, les grossistes ainsi que les cafés et restaurants. Le troisième enfin regroupe les autres biens de consommation incluant les cosmétiques, les détergents, les équipements domestiques, les jouets et l’électronique.

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192 nouveaux inspecteurs en formation pour renforcer le contrôle économique

30. Juni 2026 um 14:06

L’École nationale d’administration (ENA) a entamé la mise en œuvre d’un programme de formation qualifiante au profit des 192 nouveaux inspecteurs des services économiques. Leur recrutement se fera au profit du ministère du Commerce et du Développement des exportations. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la convention conclue entre les deux institutions le 23 juin 2026.

Ce programme de l’ENA comprend un tronc commun composé de plusieurs modules transversaux à destination des nouveaux inspecteurs. Ils portent notamment sur l’organisation administrative, les achats et les marchés publics, les principes fondamentaux des finances publiques, la gestion budgétaire par objectifs, ainsi que la rédaction et l’élaboration des textes juridiques.

La formation intègre également des modules de formation spécialisés, adaptés aux différents corps et grades des nouveaux agents recrutés.

En outre, la mise en œuvre de ce programme s’inscrit dans le cadre des mesures à court terme prévues par le projet de réforme structurelle et globale du système de formation de l’École nationale d’administration.

L’ENA indique, par ailleurs, que ce programme de formation qualifiante s’étendra progressivement aux nouveaux recrutés d’autres départements ministériels. A avoir ceux ayant sollicité son intervention, notamment le ministère de l’Intérieur pour les corps administratifs ainsi que le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

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