Une lettre à l’écrivain Driss Chraïbi qui nous manque
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Du 11 juillet au 13 août 2026, le Festival International de Hammamet (FIH) célébrera ses soixante ans d’existence. Pour cette édition anniversaire placée sous le slogan « Endless Memories », l’amphithéâtre de la ville côtière vibrera au rythme d’une programmation éclectique et sélective, mêlant musique du monde, danse et théâtre. Au total, 32 spectacles réuniront des artistes de renom venus de 12 pays, perpétuant ainsi une identité cosmopolite forgée depuis 1964.
Depuis six décennies, le FIH se distingue par son ouverture sur des thématiques universelles telles que la liberté, l’humain, la paix, l’exil ou le déracinement. Cette année encore, l’événement préserve son éclat en naviguant entre tradition et modernité, proposant une palette de genres allant du jazz au blues, en passant par le fado, le rock alternatif, les musiques africaines, le tarab, les sonorités cubaines, électroniques ou l’arabe contemporain.
Fidèle à sa tradition, le festival s’ouvrira le 11 juillet avec la création théâtrale tunisienne « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi. Le quatrième art occupera une place de choix avec d’autres œuvres nationales attendues : « Jacaranda » (texte d’Abdelhalim Messaoudi, mise en scène de Nizar Saidi), « Testostérone » de Cyrine Gannoun, et « Le jardin des amants » de Moez Achouri. La scène chorégraphique sera quant à elle investie par Selim Ben Safia, qui présentera sa création « Labess », sublimée par une installation scénographique de Nadia Kaabi-Linke.
Les mélomanes applaudiront des figures majeures de la musique contemporaine. Le virtuose tunisien Dhafer Youssef marquera son grand retour pour présenter son album « Shiraz ». La Palestine sera dignement représentée par le pianiste Faraj Suleiman le 23 juillet, suivi le lendemain par l’icône Marcel Khalife. Un riche contingent d’artistes libanais fera également escale à Hammamet, parmi lesquels Yasmine Hamdan, Yara, Joseph Attieh, Melhem Zein, Cindy Latty, le chanteur Adam, ainsi que le pianiste Ghassan Yammine.
L’Afrique et la Méditerranée résonneront grâce au légendaire Malien Salif Keïta, aux iconiques Algériens de Gnawa Diffusion, au groupe turc Dedublüman et à la pionnière de la chanson marocaine Najat Aâtabou. Le projet « Aïta mon amour », porté par le Tunisien Khalil Epi et la Marocaine Widad Mjama, célèbrera l’art populaire marocain de la Aïta. L’horizon international sera complété par la reine du fado portugais Mariza, l’Espagnole Bebe, les Cubains de The Buena Vista Orchestra, le jazzman américain Big Daddy Wilson et le crooner italien Mario Biondi.
La scène locale naviguera entre esthétiques alternatives et répertoire patrimonial. Les festivaliers retrouveront le duo Noor et Selim Arjoun dans une formule symphonique, Outail Maaoui avec son projet « Sada Atlas », Bouthaina Nabouli avec « Doulicha », ou encore Mehdi Mouelhi et sa proposition « Nostaljica ».
Deux dates phares revêtiront une importance hautement symbolique : la soirée du 25 juillet, célébrant la Fête de la République, sera confiée à Chokri Bouzayen, tandis que la clôture du 13 août, Journée de la femme tunisienne, sera assurée par la chanteuse Sofia Sadok.
11 juillet : « Les fugueuses » – Wafa Taboubi (Tunisie)
12 juillet : Dhafer Youssef – « Shiraz » (Tunisie)
13 juillet : Yasmine Hamdan (Liban)
14 juillet : Mehdi Mouelhi – « Nostaljica » avec R. Zarrouk, H. Helal, M. Allani, L. Sendy (Tunisie)
15 juillet : Bebe (Espagne)
17 juillet : Noor Arjoun X Selim Arjoun – Live With Orchestra (Tunisie)
18 juillet : Yara (Liban)
19 juillet : « Labess » – Selim Ben Safia & Nadia Kaabi-Linke (Tunisie)
20 juillet : Gnawa Diffusion (Algérie)
21 juillet : Big Daddy Wilson (USA)
22 juillet : Joseph Attieh (Liban)
23 juillet : Faraj Suleiman (Palestine)
24 juillet : Marcel Khalife (Liban)
25 juillet : Chokri Bouzayen (Tunisie) – Soirée de la Fête de la République
26 juillet : Outail Maaoui – « Sada Atlas » avec D. Chebil, H. Lajmi, R. Abdallah (Tunisie)
27 juillet : NORDO (Tunisie)
28 juillet : The Buena Vista Orchestra (Cuba)
30 juillet : Widad Mjama X Khalil Epi – « Aïta mon amour » (Maroc / Tunisie)
31 juillet : Salif Keïta (Mali)
1er août : Mariza (Portugal)
2 août : Mario Biondi (Italie)
3 août : Bouthaina Nabouli – « Doulicha » (Tunisie)
4 août : Ghassan Yammine – « De Moi à Aznavour » (Liban)
5 août : « Jacaranda » – A. Messaoudi / N. Saidi (Tunisie)
6 août : Melhem Zein (Liban)
7 août : Dedublüman (Turquie)
8 août : Najat Aâtabou (Maroc)
9 août : Cindy Latty (Liban)
10 août : « Testostérone » – Cyrine Gannoun (Tunisie)
11 août : Adam (Liban)
12 août : « Le jardin des amants » – Moez Achouri (Tunisie)
13 août : Sofia Sadok (Tunisie) – Soirée de la Journée de la Femme Tunisienne
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Pensé comme un rendez‑vous d’exception, le 50e Festival International de Dougga réussit à conjuguer ambitions artistiques et contraintes opérationnelles. En marge de la conférence de presse du 26 juin 2026, le directeur du festival, Mokhtar Belatek, a rappelé que cette édition jubilaire a été élaborée à partir des attentes du public et des réalités financières, pour offrir une programmation équilibrée, à la fois festive et durable.
Sous les étoiles de Dougga, la direction a voulu faire dialoguer grands noms et talents locaux. L’ouverture avec Chayma Helali incarne ce choix : mettre en lumière une voix tunisienne pour affirmer la vocation du festival à révéler et soutenir les artistes du pays. Des figures établies comme Lotfi Bouchnak et Hakim côtoient des découvertes, garantissant une programmation riche en émotions, en diversité et en partage. Pour Mokhtar Belatek, Dougga doit rester un lieu de passage et de rencontres artistiques, loin de la routine et tourné vers l’avenir.
Sur le plan financier, l’édition 2026 a été pensée dans la rigueur : avec un budget maîtrisé, estimé entre 500 000 et 600 000 dinars, l’équipe a priorisé l’impact culturel et la pérennité de l’événement. Les choix de production ont visé l’efficacité sans sacrifier la qualité des spectacles, la logistique ni l’accueil des artistes et du public.
Le soutien de partenaires engagés, comme la Fondation Arts & Culture by UIB pour la troisième année consécutive, a permis d’amplifier le rayonnement de cette cinquantième édition et d’assurer des temps forts accessibles et mémorables. Ensemble, ils contribuent à faire de Dougga un écrin où patrimoine et modernité se rencontrent.
En somme, cette édition anniversaire apparaît comme une réussite mesurée : elle célèbre l’histoire du festival tout en préparant ses prochaines années, en conciliant découverte artistique, ancrage local et exigence de durabilité. Sous le ciel millénaire de Dougga, musique, patrimoine et émotions se donnent rendez‑vous pour offrir au public des soirées de partage et de célébration.
Mais une chose est sûre, Cette édition de Dougga illustre l’effort de concilier découverte artistique et représentations régionales malgré des contraintes budgétaires, posant la question essentielle : comment garder l’identité d’un festival historique tout en répondant aux attentes du public et aux standards d’un événement international ?
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Pour son cinquantenaire, le Festival International de Dougga retrouve, du 10 au 25 juillet 2026, le cadre majestueux du théâtre romain de Dougga, site archéologique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’Union Internationale de Banques (UIB), par l’intermédiaire de sa Fondation Arts & Culture by UIB, confirme pour la troisième année consécutive son engagement en faveur de cet événement emblématique, réaffirmant ainsi son rôle de mécène au service du patrimoine et de la création artistique.
Depuis 1975, le Festival de Dougga s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur en Tunisie, alliant excellence artistique et mise en valeur d’un patrimoine exceptionnel. Pour cette édition jubilaire, la programmation mêle concerts, créations contemporaines et rencontres internationales, avec pour fil conducteur le dialogue des cultures et l’accès démocratique à l’art.
La fidélité de l’UIB s’inscrit dans une vision partagée : la culture est un levier de cohésion sociale et de développement durable. La banque a notamment soutenu, dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire, les deux concerts exceptionnels de Bryan Adams organisés en mai 2026, contribuant au rayonnement international du festival.
Lors de la conférence de presse de lancement, tenue le 26 juin au Radisson Blu Hotel Tunis en présence des médias et des partenaires institutionnels, les organisateurs ont présenté les temps forts de la programmation. L’UIB réaffirme par ce partenariat sa volonté de préserver le patrimoine, d’encourager la création artistique et de favoriser la transmission culturelle aux générations futures.
Pierre Le Run, directeur général de l’UIB, a déclaré : « Soutenir la 50e édition du Festival de Dougga, organisé dans un site patrimonial d’exception reconnu par l’UNESCO, c’est à la fois protéger un héritage universel et promouvoir la création artistique. Nous sommes fiers d’accompagner un événement qui participe au rayonnement de la Tunisie et à la transmission de ses richesses culturelles. »
Sous les étoiles de Dougga, cette édition anniversaire promet des soirées où musique, patrimoine et émotions se rencontrent, invitant le public à une célébration collective de l’histoire et de la création.
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Les recettes des exportations d’huile d’olive tunisienne ont atteint 4 058,5 millions de dinars (MDT, ou environ 4,1 milliards de dinars) durant les sept premiers mois de la campagne 2025/2026 (novembre-mai), ce qui constitue une hausse de 44,9 % par rapport à la même période de la campagne précédente (2 801,2 MDT), selon l’Onagri (Observatoire national de l’agriculture).
Cette progression est portée par la forte augmentation des volumes exportés, en hausse de 57,9 %, à 327,4 mille tonnes contre 207,3 mille tonnes un an plus tôt, malgré un léger recul du prix moyen de 2%, à 12,96 dinars/kg.
Sur le plan des marchés, l’Union européenne concentre 57,8 % des exportations, devant l’Amérique du Nord (22,8 %), l’Asie (11,5 %) et l’Afrique (4,2 %). L’Espagne reste le premier client avec 33,6 % des volumes, suivie de l’Italie (19,5 %) et des États-Unis (18,3 %).
La structure des exportations reste dominée par le vrac, qui représente 87,1% des volumes, contre 12,9% pour l’huile conditionnée, laquelle ne génère que 17,2% des recettes.
Concernant l’huile d’olive biologique, les exportations ont atteint 44,5 mille tonnes pour une valeur de 583,4 MDT, avec une faible part du conditionné (5,5 %). L’Italie est le principal débouché (38 %), devant l’Espagne (26%), les États-Unis (24 %) et la France (8 %).
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Un nouveau rapport scientifique conjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a mis en évidence une intensification rapide des vagues de chaleur à l’échelle mondiale, avec des impacts déjà mesurables sur la production agricole, l’élevage, les océans et les conditions de vie des populations rurales....
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Le taux de remplissage des barrages tunisiens a atteint 60% de leur capacité totale en ce mois de juin 2026, selon une déclaration du directeur général des Barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Faiez Moslem. Dans une déclaration accordée à l’Agence Tunis Afrique Presse...
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Il estime que ces réserves des barrages devraient permettre de couvrir les besoins du pays, notamment durant la période estivale, rapporte la TAP. Il faut dire que cette situation contraste avec celles des années précédentes, marquées par un déficit pluviométrique et une baisse importante des stocks d’eau. Lesquels avaint entraîné des perturbations dans l’approvisionnement et des coupures d’eau.
Faiez Moslem a toutefois souligné que certaines régions demeurent sous pression, en particulier les barrages du Centre du pays. A l’image du barrage Nebhana, qui continue de souffrir d’un manque d’apports hydriques. À l’inverse, les barrages du Nord et du Cap Bon ont bénéficié de précipitations plus abondantes et enregistré des apports significatifs.
À titre de comparaison, le taux de remplissage des barrages ne dépassait pas 41 % à la fin du mois de mai 2025.
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Spécialiste reconnu du Maghreb, il avait consacré une part importante de ses travaux à la Tunisie, à l’Algérie et au Maroc, notamment à travers son ouvrage L’Afrique du Nord : Histoire et Géographie du Maghreb. Sa réflexion était notamment nourrie par la pensée d’Ibn Khaldoun.
Engagé dès ses débuts contre le colonialisme et contre l’instrumentalisation martiale de la géographie, il avait défendu tout au long de sa carrière une approche géopolitique ancrée dans le terrain et les réalités sociales.
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Il estime que la situation est désormais totalement maîtrisée et ne présente aucune conséquence ni humaine ni matérielle. « Ce qui s’est produit concerne l’ouverture de la vanne supérieure du barrage, ce qui a provoqué un écoulement important des eaux. Mais la situation a rapidement été contrôlée », a-t-il expliqué, soulignant qu’il s’agit d’un incident « sans dégâts ».
Le responsable a précisé que le débit d’eau a été stabilisé après l’intervention des équipes techniques, permettant d’éviter toute perte significative ou dommage sur les zones environnantes. « L’eau continue de s’écouler normalement dans l’oued et rien n’a été perdu », a-t-il ajouté.
Tarek Makhzoumi a insisté sur le fait qu’aucune victime ni aucun dégât matériel n’a été enregistré. « Heureusement, il n’y a eu ni pertes humaines ni dégâts matériels », a-t-il affirmé, évoquant une situation rapidement prise en charge.
Il a également indiqué que les opérations de maintenance et de réparation seront engagées afin de remettre en état la vanne concernée et rétablir son fonctionnement normal.
Abordant la situation agricole, le responsable de l’UTAP a précisé que la saison en cours reste globalement satisfaisante, malgré quelques difficultés en début de campagne liées notamment à un déficit en intrants et à certaines maladies ayant touché les cultures.
Concernant les dernières précipitations, il a indiqué qu’elles ont eu un impact globalement positif sur les rendements, notamment pour les céréales, en particulier le blé dur et le blé tendre.
« Les pluies récentes ont été bénéfiques et n’ont pas causé de dégâts significatifs, notamment dans les zones de Nabeul et du nord-ouest », a-t-il précisé. Tout en ajoutant que les estimations de production restent en cours d’évaluation au niveau des structures régionales.
Malgré certaines contraintes, notamment au début de la saison, Tarek Makhzoumi a estimé que la campagne agricole demeure globalement encourageante. Les services spécialisés poursuivent actuellement la collecte des données pour affiner les prévisions de récolte à l’échelle nationale.
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