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De l’importation à l’exportation : le pari réussi de l’Éthiopie sur le blé

26. Mai 2026 um 16:23

L’Éthiopie s’impose désormais comme l’un des géants mondiaux dans la culture du blé. Avec une récolte record de 33,1 millions de tonnes en 2025-2026, le pays intègre le Top 10 mondial et devient un symbole africain de souveraineté alimentaire, comme le rapporte site Afrique.le360.ma.

En effet, longtemps dépendante des importations, l’Éthiopie a accéléré sa transformation après les chocs du Covid-19 et de la guerre Russie-Ukraine (depuis 2022), qui avaient provoqué une flambée historique des prix du blé sur le marché mondial.

Avant 2021, et selon les chiffres disponibles, Addis-Abeba dépensait près de 1 milliard de dollars par an pour importer cette céréale essentielle. Mais en quelques années, le pays a inversé la tendance grâce à une stratégie agricole ambitieuse inscrite dans son « Plan de développement 2021-2030 ».

Résultat des courses : la production nationale est passée de 5,4 millions de tonnes en 2020 à 33,1 millions de tonnes aujourd’hui, soit une multiplication par six en cinq ans, ajoute la même source.

Plus de 8 millions d’hectares consacrés au blé

Cette progression spectaculaire a permis à l’Éthiopie non seulement d’atteindre l’autosuffisance dès 2021-2022, mais aussi d’exporter ses surplus vers des pays voisins comme le Soudan ou le Kenya. La consommation locale est estimée à environ 8 millions de tonnes, bien en dessous de la production actuelle.

Le principal moteur de cette réussite réside dans l’expansion des surfaces irriguées. Les cultures de blé irrigué sont passées de 5 000 hectares en 2018 à 3,8 millions d’hectares en 2025-2026. Au total, le pays consacre désormais plus de 8,2 millions d’hectares à cette céréale stratégique.

Mécanisation, semences à haut rendement, irrigation intensive et culture jusqu’à trois fois par an ont également permis de doubler les rendements moyens, passés de 2 à 4 tonnes par hectare.

Dans un continent qui importe encore plus de 65 % de ses besoins en blé, l’expérience éthiopienne démontre qu’une politique agricole cohérente peut réduire durablement la dépendance alimentaire africaine.

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Quarante ans de l’ANME: au cœur de la transformation énergétique de la Tunisie

Von: Managers
25. Mai 2026 um 15:18

Une dynamique nationale portée par la montée des renouvelables, les économies d’énergie et une nouvelle vision du développement durable.

À l’occasion du 40e anniversaire de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Tunisie met en lumière quatre décennies d’engagement en faveur de la transition énergétique. Entre montée en puissance des énergies renouvelables, diffusion de l’efficacité énergétique et transformation progressive du modèle national, cet anniversaire consacre le rôle central d’une institution devenue un acteur clé de la souveraineté énergétique et du développement durable du pays.

La Tunisie accélère sa transition énergétique : cap sur un modèle durable et souverain. La part des énergies renouvelables dans le mix électrique tunisien a atteint environ 6 % à la fin de l’année 2025, selon les chiffres officiels, et devrait poursuivre sa progression dans les prochaines années. Les projections annoncent une hausse à 9 % avec la mise en service de nouvelles centrales, avant d’atteindre près de 10 % d’ici la fin de l’année 2026, confirmant l’accélération progressive de la transition énergétique nationale.

Ces avancées ont été présentées lors de l’ouverture du Congrès national de la transition énergétique, organisé les 20 et 21 mai 2026 à Tunis par l’ANME, sous le thème « Une transition énergétique juste, durable et innovante ». À cette occasion, le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, a souligné que la Tunisie est entrée dans une nouvelle phase stratégique, où les enjeux énergétiques dépassent les considérations techniques pour toucher directement à la souveraineté nationale et aux choix structurels du pays.

Revenant sur le 40e anniversaire de l’ANME, il a mis en avant le rôle historique de l’agence dans la diffusion de la culture de l’efficacité énergétique, la rationalisation de la consommation et la promotion des énergies renouvelables.Il a également rappelé l’expertise développée par la Tunisie dans ce domaine,aujourd’hui reconnue aux niveaux régional et international.Dans ce contexte, les autorités insistent sur la nécessité d’accélérer la transformation du système énergétique national autour de deux piliers complémentaires : le développement des énergies renouvelables et le

renforcement des programmes d’efficacité énergétique. Selon le secrétaire d’État, l’ampleur du déficit énergétique rend cette évolution incontournable, tout en plaçant l’ANME au cœur de l’accompagnement de cette mutation stratégique.

Économies d’énergie, solaire et modernisation: du concret sur le terrain

 Au-delà des ambitions, les résultats commencent déjà à se matérialiser. Le directeur général de l’ANME, Nafaâ Baccari, a indiqué que l’intégration progressive des énergies renouvelables a permis de générer des économies significatives sur les importations de gaz, estimées à environ 9,6 millions de dinars, dans un contexte où la facture énergétique nationale atteignait près de 14 milliards d’euros en 2019.

Parmi les acquis les plus marquants figure également la généralisation du chauffage solaire de l’eau sanitaire, avec plus d’un million de ménages équipés en systèmes solaires thermiques. Une avancée majeure qui s’inscrit dans une stratégie visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à renforcer l’indépendance énergétique du pays.

Dans la même dynamique, plusieurs programmes destinés aux ménages se poursuivent, notamment le développement des installations photovoltaïques surtoiture, ainsi que des mécanismes de soutien liés aux économies d’énergie réalisées grâce aux politiques publiques.L’efficacité énergétique se traduit également par des projets structurants, dont la modernisation de l’éclairage public. Un programme prévoit le remplacement d’environ 350 000 points lumineux par des lampes LED à haute efficacité énergétique, permettant jusqu’à 30 % d’économies d’énergie. Le projet, dont le financement est déjà finalisé, devrait être lancé en 2027, avec une extension progressive selon la mobilisation de financements complémentaires.

Au-delà des projets en cours, les priorités de la prochaine phase de transition énergétique se dessinent déjà clairement : décarbonation de l’industrie,valorisation énergétique des déchets, développement de la mobilité durable et électrification des usages. Les collectivités locales sont également appelées à jouer un rôle accru dans cette transformation, notamment à travers l’optimisation de l’éclairage public et l’amélioration de l’efficacité énergétique des infrastructures.

À travers ces chantiers, la Tunisie confirme son orientation vers un modèle énergétique plus durable, fondé sur la diversification des sources, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles et la montée en puissance des renouvelables.Une trajectoire que l’ANME, forte de ses 40 ans d’existence, continue d’accompagner comme pilier central d’une transition qualifiée de « juste,durable et inclusive ».

 

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Modèle de tourisme durable entre la Sicile et Mahdia

22. Mai 2026 um 07:25

Promouvoir un tourisme durable, inclusif et intégré entre les deux rives de la Méditerranée, afin de valoriser les territoires souvent marginalisés par les grands flux touristiques internationaux : telle est la mission du projet euro-méditerranéen DestInMed, financé par le programme Interreg Next Italie-Tunisie, qui réunit les organismes de gestion de destination (OGD) de Sicile occidentale et de Mahdia, ainsi que des institutions, des universités et des opérateurs touristiques italiens et tunisiens.

La première réunion opérationnelle s’est tenue le 13 mai 2026 à Mahdia, en Tunisie, marquant le lancement de la phase de mise en œuvre du projet.

L’OGD de Sicile occidentale, chef de file de l’initiative, était représentée par sa présidente, Rosalia D’Ali, et par la membre Rossella Cosentino, en présence de partenaires internationaux. Parmi les participants figurent l’Université de Messine, le groupe Kepos, le ministère du Tourisme, le Conseil régional du tourisme de Mahdia, AVSI Tunisie et BusinessMed, ainsi que l’Office de Tourisme de Mahdia.

DestInMed, expliquent ses promoteurs, vise à construire un nouveau modèle touristique fondé sur la durabilité environnementale, économique et sociale. L’objectif est de valoriser les zones côtières et intérieures moins exposées aux migrations de masse, tout en renforçant la coopération transfrontalière entre l’Italie et la Tunisie.

Le projet prévoit le développement du tourisme de nature et sportif, la création d’itinéraires culturels, gastronomiques et œnologiques, la promotion des destinations hors saison et l’intégration de l’offre touristique sur les plateformes numériques. Le soutien à l’entrepreneuriat local par le biais de formations et d’un accompagnement technique est également essentiel.

Prévue pour une durée de 30 mois, cette initiative vise à produire des résultats concrets : 10 nouveaux itinéraires de tourisme durable, la formation de 30 experts euro-méditerranéens, un soutien à 20 entrepreneurs du secteur et le renforcement des réseaux de coopération entre les territoires.

Une attention particulière sera portée à la formation professionnelle avec la création de l’équipe Destination GSTC-Med et le lancement du master «Expert en gestion de destination GSTC», conformément aux critères du Conseil mondial du tourisme durable (GSTC).

Le programme prévoit également l’adoption de stratégies de marque territoriale et de marketing intégré, ainsi que le lancement du processus de certification internationale pour les destinations participantes.

Pour Rosalia D’Alì, le projet représente «un résultat concret d’un travail entamé il y a environ deux ans avec des partenaires italiens et tunisiens», soulignant que la participation au programme Interreg constitue «une opportunité et une responsabilité de transformer les objectifs en actions réelles et durables».

DMO Mahdia, directrice du projet, partage cet avis. Sana Hafsa, qui a qualifié cette collaboration de «signe important de dialogue en Méditerranée», a souligné la volonté de «construire un modèle touristique capable de valoriser les identités locales et de générer du développement pour les communautés».

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Wael Chouchane : 10 % d’électricité verte en Tunisie d’ici fin 2026

20. Mai 2026 um 15:22

La part des énergies renouvelables dans le mix électrique tunisien a atteint environ 6 % à la fin de l’année 2025, selon les chiffres officiels. Ce taux devrait progresser à 9 % avec l’entrée en exploitation de plusieurs nouvelles centrales, avant d’atteindre près de 10 % d’ici la fin de l’année 2026.

Ces déclarations ont été faites par le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors de l’ouverture du Congrès national de la transition énergétique, organisé les 20 et 21 mai 2026 à Tunis par Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, sous le thème : « Une transition énergétique juste, durable et innovante ».

À cette occasion, Wael Chouchane a souligné que la Tunisie est entrée dans une nouvelle phase de sa transition énergétique, dans un contexte marqué par des défis qui ne sont plus uniquement techniques ou conjoncturels, mais désormais liés à la souveraineté nationale et aux choix stratégiques du pays.

Revenant sur le 40e anniversaire de la création de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, Wael Chouchane a rappelé le rôle central joué par l’institution dans la diffusion de la culture de l’efficacité énergétique, la rationalisation de la consommation d’énergie ainsi que le développement des énergies renouvelables. Il a également mis en avant l’expertise nationale développée par la Tunisie dans ce domaine, reconnue aux niveaux régional et international.

Le secrétaire d’État a insisté sur l’ampleur du déficit énergétique auquel fait face la Tunisie, estimant qu’il devient impératif d’accélérer la transition vers un nouveau modèle énergétique reposant sur deux piliers complémentaires : le développement rapide des projets d’énergies renouvelables et le renforcement des programmes d’efficacité énergétique.

Selon lui, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie sera appelée à jouer un rôle encore plus important dans l’accompagnement des efforts de l’État en faveur de cette transformation stratégique. Il s’est toutefois dit confiant quant à la capacité de la Tunisie à réussir cette transition grâce aux compétences, aux expertises et aux institutions nationales dont elle dispose.

Wael Chouchane a enfin rappelé que la stratégie énergétique nationale à l’horizon 2035 vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030.

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Bâtiment durable : l’architecte tunisien au cœur des transformations urbaines

18. Mai 2026 um 15:20

L’ex présidente de l’Ordre des architectes de Tunisie, Leïla Ben Jeddou, a mis en avant le rôle central de l’architecte dans les mutations urbaines en cours, en Tunisie comme à l’international, en marge d’une rencontre stratégique de haut niveau consacrée à l’avenir du secteur de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie sous le thème « Quelles visions stratégiques et innovations pour le bâtiment durable de demain ? ».

Elle a souligné que l’architecte occupe désormais une position stratégique qui dépasse la simple conception des projets, puisqu’il intervient également dans le suivi et l’accompagnement jusqu’à la réalisation des ouvrages. « L’architecte est au cœur du processus de construction », a-t-elle affirmé.

Selon elle, les enjeux actuels ne se limitent plus à la durabilité des bâtiments, mais englobent également la résilience urbaine, la qualité de vie et le bien-être des citoyens. Les nouvelles orientations doivent ainsi répondre à des défis globaux liés à l’environnement, à l’énergie et aux modes de vie.

Leïla Ben Jeddou, a également insisté sur la place des professionnels tunisiens dans les grands rendez-vous internationaux du secteur, rappelant qu’avant la pandémie de Covid-19, les architectes tunisiens figuraient parmi les plus présents dans les salons spécialisés. Elle a ajouté qu’après la crise sanitaire, la Tunisie occupe désormais la deuxième place après le Maroc en matière de participation à certains événements professionnels du bâtiment.

Abordant la notion de construction durable, Leïla Ben Jeddou a expliqué qu’elle repose sur des bâtiments à faible impact environnemental et une gestion plus rationnelle des ressources et de l’énergie, appelant à promouvoir l’usage de matériaux conformes aux normes environnementales.

Elle a toutefois estimé que la transition engagée en Tunisie reste progressive et nécessite davantage d’incitations, tant réglementaires qu’économiques, afin de faciliter l’adoption des solutions durables.

Enfin, elle a rappelé que la durabilité ne concerne pas uniquement le bâtiment, mais aussi l’aménagement urbain et la planification des villes. « Il n’est pas logique de construire des bâtiments durables dans un environnement urbain qui ne suit pas la même orientation », a-t-elle souligné, appelant au développement de villes résilientes, sobres en énergie et mieux connectées aux systèmes de transport durable.

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Sonede | Coupure d’eau potable à Boumhel et Mornag  

18. Mai 2026 um 12:47

La Société nationale d’exploitation et de distribution d’eau (Sonede) a annoncé une interruption de la distribution d’eau potable à compter de 21h00 le mardi 19 mai 2026, dans une partie du quartier de Boumhel, la zone urbaine de Mornag et les localités environnantes d’Al-Alaïqa, d’Errisala et de Zaouiet Mornag.

Cette interruption est due aux travaux de raccordement programmé du nouveau réservoir de 2 500 m³ de Challa à la conduite de distribution de 600 mm de diamètre, dans le cadre des efforts déployés pour renforcer les ressources en eau du district de Mornag.

Dans un communiqué, la société a indiqué que la distribution normale d’eau devrait reprendre progressivement à partir de 7h00 le mercredi 20 mai 2026, une fois les travaux de raccordement terminés et assurés 24h/24.

I. B.

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12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable: l’Afrique presse le pas pour réaliser ses objectifs de développement

30. April 2026 um 18:02

À Addis-Abeba, la 12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD-12), tenue du 28 au 30 avril 2026, s’est ouverte sur un appel convergent des dirigeants africains et partenaires internationaux en faveur d’une accélération urgente et coordonnée de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Placée sous le thème “Inverser la tendance: actions transformatrices et coordonnées pour le Programme 2030 et l’Agenda 2063”, cette rencontre annuelle réunit ministres, hauts responsables gouvernementaux, représentants d’institutions régionales, agences onusiennes, secteur privé, société civile et partenaires au développement, dans un format hybride visant à renforcer la concertation continentale avant les grandes échéances mondiales sur le développement durable.

Dès l’ouverture, le secrétaire général adjoint des Nations unies et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a appelé à un changement profond de paradigme dans l’approche du développement du continent. Il a estimé que les principaux cadres stratégiques africains existent déjà, mais que le véritable défi réside dans leur mise en œuvre effective et à grande échelle. Il a ainsi plaidé pour un passage d’approches sectorielles fragmentées à une vision systémique fondée sur la cohérence des politiques publiques, l’action concrète et une mobilisation accrue des ressources.

Un appel urgent à accélérer la mise en œuvre des agendas africains et mondiaux

Dans cette optique, Claver Gatete a présenté cinq priorités structurantes qu’il juge essentielles pour accélérer la transformation de l’Afrique. Il a notamment insisté sur la nécessité de considérer les services essentiels tels que l’eau, l’énergie et les infrastructures comme de véritables actifs économiques, de combler le déficit de financement des infrastructures par des partenariats publics et privés, de faire des villes africaines des moteurs de croissance et d’emplois, d’accélérer simultanément les transitions numérique et écologique et de renforcer la gouvernance à travers les données, des institutions solides et une coopération régionale accrue.

Abordant le contexte mondial, le secrétaire exécutif de la CEA a souligné que le continent évolue dans un environnement marqué par le ralentissement économique, la montée des inégalités, les tensions géopolitiques et l’intensification des chocs climatiques. Il a toutefois estimé que ces contraintes ne doivent pas conduire à une réduction des ambitions africaines, mais plutôt à leur transformation en opportunités d’innovation et de coopération.

Dans la même dynamique, il a relevé que ces défis prennent une dimension encore plus critique en Afrique, où les transitions démographiques, urbaines et climatiques se superposent à des fragilités structurelles persistantes. Il a ainsi rappelé que les secteurs de l’eau, de l’assainissement, de l’énergie, des infrastructures et des villes constituent les fondations de la transformation économique du continent, dans la mesure où ils conditionnent la croissance, la création d’emplois et la réduction des inégalités.

Le secrétaire exécutif de la CEA a également salué l’expérience de l’Éthiopie, pays hôte du Forum, et les efforts de son Premier ministre Abiy Ahmed, notamment en matière de reforestation, d’énergies renouvelables et d’agriculture durable, tout en soulignant l’importance de l’organisation prochaine de la COP32 à Addis-Abeba comme levier de renforcement de la coopération climatique mondiale.

De son côté, la Première ministre de l’Ouganda et présidente du Bureau de l’ARFSD-11, Robinah Nabbanja, a insisté sur l’urgence de traduire les engagements en résultats concrets et mesurables. Elle a rappelé qu’il ne restait que quatre années avant l’échéance de 2030, appelant ainsi à une mobilisation immédiate autour de la science, de la technologie, de l’innovation, de l’intégration régionale, du financement innovant et de partenariats solides. Elle a également mis en avant les avancées réalisées sous la présidence ougandaise, notamment l’adoption de la Déclaration de Kampala et le renforcement du suivi des engagements à travers plusieurs réunions du Bureau.

La cheffe du gouvernement ougandais a indiqué que des progrès ont été enregistrés dans l’alignement des plans nationaux sur les Objectifs de développement durable, l’amélioration des systèmes de données, la coordination des politiques et l’accélération de la mise en œuvre. Elle a toutefois averti que les déficits de financement, la vulnérabilité climatique et la nécessité d’intensifier l’innovation demeurent des obstacles majeurs. Elle a également souligné le rôle central de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), des infrastructures de transport, de l’énergie abordable et de la réduction des coûts des affaires dans la compétitivité du continent.

Dans une déclaration lue au nom du président de la Commission de l’Union africaine, la vice-présidente Selma Malika Haddadi a salué le leadership de l’Ouganda dans la conduite du processus et son engagement dans les instances internationales. Elle a estimé que la session se tient à un moment décisif, alors que les progrès réalisés restent insuffisants pour atteindre les Objectifs de développement durable d’ici 2030.

Elle a précisé que les travaux du Forum portent cette année sur cinq priorités majeures : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’énergie propre et abordable, l’industrie et l’innovation, les villes durables et les partenariats pour le développement. Selon elle, ces domaines constituent des leviers essentiels pour accélérer la transformation structurelle du continent et s’inscrivent pleinement dans les ambitions de l’Agenda 2063.

La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine a également indiqué que plusieurs États membres progressent dans l’alignement de leurs politiques nationales sur le plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’intégration régionale et de la transformation numérique, en lien avec des initiatives comme la ZLECAf.

Elle a néanmoins alerté sur la persistance de défis majeurs, en particulier le financement du développement, le chômage des jeunes, les effets du changement climatique et les inégalités. Elle a enfin insisté sur l’importance du partenariat entre l’Union africaine et les Nations unies, renforcé par un accord signé en 2018, comme cadre structurant pour améliorer la coordination et l’efficacité des programmes de développement.

Au terme des travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations concrètes visant à renforcer la voix unifiée de l’Afrique dans les processus mondiaux et à accélérer la mise en œuvre des deux agendas aux niveaux national, régional et continental. La Commission de l’Union africaine a réaffirmé, à cet effet, son engagement à travailler avec l’ensemble des partenaires afin de « bâtir une Afrique prospère, inclusive et durable » en inversant durablement la tendance actuelle.

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Un plan, 3671 réunions et une promesse : l’État se dit à l’écoute du terrain

08. Januar 2026 um 08:47

La présidence de la République a présenté, mercredi 7 janvier, les premiers éléments du plan de développement 2026-2030, lors d’une réunion au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafidh. Le communiqué publié à l’issue de cet entretien affirme que le projet repose sur une large consultation menée dans l’ensemble du pays, avec 3671 réunions tenues aux niveaux local, régional et interrégional.

Selon la présidence, ces rencontres ont permis de faire remonter un ensemble de priorités exprimées par les participants : simplification des procédures administratives, amélioration des établissements scolaires, accélération de l’exécution des projets publics, appui aux jeunes porteurs d’initiatives, lutte contre l’expansion urbaine non réglementée et renforcement des infrastructures, notamment dans les zones rurales.

Méthode ascendante

Le communiqué insiste sur la démarche, qualifiée de participative et « ascendante », consistant à partir des attentes locales avant d’élaborer un cadre national.

Cette approche est présentée comme une alternative aux modèles de planification centralisés adoptés lors des cycles précédents. La présidence y voit un moyen de rapprocher les politiques publiques des besoins exprimés sur le terrain.

Aucun détail n’a toutefois été communiqué concernant les arbitrages financiers, le calendrier d’exécution ou les objectifs chiffrés du futur plan, qui doivent être précisés ultérieurement dans un rapport final.

Positionnement politique

Le chef de l’État estime que ces consultations dessinent un « modèle de développement » qui serait déjà identifié par les citoyens et susceptible de répondre aux attentes sociales prioritaires. Il a appelé à mobiliser les administrations et à garantir que les responsables chargés de la mise en œuvre agissent « avec intégrité » et en tenant compte de l’intérêt général.

Le discours évoque également un rôle accru pour les jeunes générations, décrites comme prêtes à assumer des responsabilités publiques.

Une ambition encore à préciser

En conclusion, la présidence évoque une étape importante dans le parcours institutionnel du pays, avec l’objectif affiché de renforcer la justice sociale, la liberté et la dignité.

La publication du rapport final et la traduction concrète de ces orientations sur le terrain constitueront les prochaines étapes.

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BYD hybride à 115.990 dinars : Le prix qui reconfigure le marché automobile

06. Januar 2026 um 09:10

Hier, l’information s’est propagée comme une traînée de poudre. Dans un marché automobile tunisien figé par l’inflation et la cherté des importations, la baisse brutale du prix de la BYD Song Plus 1.5 L DM-i neuve, passée de 156.990 dinars à 115.990 dinars, a créé un choc. Les médias spécialisés s’en sont fait l’écho, notamment automobile.tn, dont le site a brièvement cessé de répondre, probablement victime d’un afflux soudain de consultations. Le symptôme d’une attente longtemps contenue.

Derrière l’effet d’annonce, une réalité plus structurelle. Cette baisse n’est ni promotionnelle ni conjoncturelle. Elle est le produit direct de la loi de finances 2026, qui redessine en profondeur la fiscalité automobile.

Une fiscalité aveugle à l’électrification

Le texte repose sur une logique simple, mais contestée : les véhicules hybrides sont assimilés aux motorisations thermiques classiques, selon des seuils de cylindrée. Au-delà de 1,6 ou 1,7 litre, la sanction fiscale tombe, indépendamment du degré d’électrification. À l’inverse, les hybrides de faible cylindrée, souvent positionnés sur des segments plus accessibles, conservent un avantage compétitif.

C’est précisément dans cet interstice que s’engouffre la BYD Song Plus 1.5 L DM-i. La baisse de son prix agit comme un révélateur : le marché ne réagit pas tant à la marque qu’à la rareté soudaine d’une voiture neuve redevenue “presque” accessible.

Gagnants discrets, perdants annoncés

D’autres constructeurs ont déjà ajusté leurs grilles tarifaires. Volvo a ainsi réduit sensiblement le prix du Volvo XC60, passé de 354.900 dinars à 239.900 dinars. Une correction importante, mais qui laisse le modèle dans une sphère de consommation réservée. Pas d’emballement, pas d’émeute numérique.

À l’opposé, la nouvelle donne fiscale pénalise certains modèles hybrides populaires. Le Toyota RAV4 hybride, vendu autour de 168.500 dinars en 2025, s’affiche aujourd’hui à 189.800 dinars. Et la trajectoire est ascendante : sous l’effet des nouvelles taxes, il pourrait atteindre près de 220.000 dinars dans le courant de l’année.

En filigrane, la loi de finances 2026 agit comme un révélateur : elle favorise certains hybrides compacts tout en renchérissant d’autres références populaires. Un rééquilibrage qui, pour la première fois depuis longtemps, a donné l’impression – le temps d’une annonce – que le marché de l’automobile redevenait accessible à une partie des consommateurs.

A propos de BYD Song Plus 1.5 L DM-i

La BYD Song Plus 1.5 L DM-i est un SUV hybride rechargeable de 5 places, animé par un moteur essence 1.5 L (4 cylindres) couplé à une motorisation électrique, pour une puissance combinée de 265 ch (130 ch thermique et 204 ch électrique). Elle embarque une batterie de 18,3 kWh, offrant jusqu’à 90 km d’autonomie en 100 % électrique (WLTP) et une consommation mixte annoncée de 5,1 L/100 km. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 8,3 secondes, avec une vitesse maximale de 180 km/h. Longue de 4,77 m, large de 1,89 m, elle propose un coffre de 552 litres. Le modèle est garanti 6 ans ou 150 000 km, avec une garantie batterie de 8 ans ou 200 000 km.

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Kasserine : Un projet pour raccorder une école et 200 familles à l’eau potable au pied du mont Chaambi

03. Januar 2026 um 11:55

Un projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable a été lancé dans la région d’Ouled Nasrallah, au pied du mont Chaambi, dans le gouvernorat de Kasserine. Financé par la Banque africaine de développement, il vise à renforcer l’approvisionnement en eau au profit des habitants et d’un établissement scolaire de la zone.

Les travaux de réhabilitation du réseau d’eau potable ont récemment démarré dans la localité d’Ouled Nasrallah, relevant de la délégation de Foussana. Située sur le versant du mont Chaambi, cette zone montagneuse fait face depuis plusieurs années à des difficultés d’accès aux services de base, notamment à l’eau potable.

200 familles et une école concernées

Le projet prévoit le raccordement d’environ 200 familles au réseau public d’eau potable. Il inclut également l’alimentation en eau de l’école primaire d’Ouled Nasrallah, implantée au pied du mont Chaambi, afin d’améliorer les conditions d’enseignement et de vie scolaire dans cette région rurale.

Les travaux comprennent la construction de réservoirs d’eau d’une capacité de 50 mètres cubes chacun, ainsi que l’extension et la modernisation des canalisations. Ces infrastructures visent à garantir une distribution plus régulière et plus fiable de l’eau potable aux habitants de la zone.

Un projet financé par la BAD

Réalisé sous la supervision de la cellule de génie rural du commissariat régional au développement agricole, le projet est financé par la Banque africaine de développement. Selon les données disponibles, les travaux devraient être achevés et le réseau mis en exploitation d’ici la fin de l’année 2026.

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RIYEDA : autonomiser pour entreprendre et inclure

26. Dezember 2025 um 12:16

Dans un contexte de transformations économiques et territoriales, et face aux enjeux de la transition écologique, RIYEDA s’impose comme une plateforme nationale stratégique dédiée à l’entrepreneuriat inclusif et durable. Portée par le concept central « Autonomiser et entreprendre pour inclure », RIYEDA vise à transformer l’entrepreneuriat en un véritable levier de cohésion sociale, de résilience territoriale et de création d’emplois durables.

À travers un programme ambitieux, RIYEDA articule inclusion sociale, décentralisation économique et transition écologique, en mettant au cœur de son action les régions, les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap. L’initiative promeut l’entrepreneuriat vert et social comme moteur de développement local, en facilitant un accès équitable aux opportunités, au financement et aux dispositifs d’accompagnement. Elle valorise également les projets à fort impact territorial, ainsi que les modèles entrepreneuriaux innovants et repliables à l’échelle nationale.

Au cœur de cette dynamique, la formation professionnelle constitue un levier structurant du programme RIYEDA. En l’alignant sur les compétences d’avenir et les nouveaux métiers, notamment dans les secteurs verts et innovants, RIYEDA défend une transformation profonde de la formation vers une logique d’autonomisation, d’employabilité durable et de création de projets entrepreneuriaux. Inspirée des meilleures pratiques européennes, cette approche vise à rapprocher formation, marché du travail et entrepreneuriat.

À travers RIYEDA, une vision institutionnelle claire se dessine : faire de l’inclusion, du capital humain et de l’entrepreneuriat un socle durable de croissance, équilibrée, territorialisée et tournée vers l’avenir. RIYEDA ambitionne ainsi de contribuer à une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux du pays.

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Snapshot : En danger d’effondrement, un immeuble qui coule au centre-ville

24. Dezember 2025 um 10:10

Rue Saad Zaghloul, entre l’avenue Moncef Bey et l’avenue Bourguiba, cet immeuble a heureusement été vidé de ses occupants.

Depuis, il ne cesse de pencher et s’enfoncer irrémédiablement. Au point où on a fini par le comparer à une tour de Pise tunisoise.

En vérité, il n’y a rien à faire sinon démolir et reconstruire sur des fondations plus solides. Encore faudrait-il le faire avant que cet immeuble qui met en danger son voisinage, ne s’effondre.

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Temps instable en Tunisie : pluies diluviennes attendues au Nord-Ouest

Von: hechmi
22. Dezember 2025 um 12:20

Pluies MétéoTunis, 22 décembre – Le temps sera, lundi matin, localement brumeux, avant de devenir partiellement nuageux sur l’ensemble du pays. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), la couverture nuageuse s’épaissira progressivement durant la nuit, notamment sur les régions de l’Ouest.

Des pluies sont attendues, temporairement orageuses et parfois diluviennes sur l’extrême Nord-Ouest, accompagnées localement de chutes de grêle.

Le vent soufflera du secteur sud à ouest, relativement fort près des côtes et sur le Sud-Est, et faible à modéré ailleurs. La mer sera agitée à localement très agitée.

Les températures maximales varieront généralement entre 14 et 19 degrés, et avoisineront les 11 degrés sur les hauteurs de l’Ouest.

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Transition énergétique : 15,4 MD pour soutenir l’investissement durable

18. Dezember 2025 um 15:38

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie et la Société tunisienne de garantie ont conclu un nouvel accord visant à relancer le fonds de garantie dédié aux projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Une initiative destinée à renforcer le financement de la transition énergétique et à stimuler l’investissement durable.

Un mécanisme financier relancé pour soutenir les entreprises

Une nouvelle convention de partenariat a été signée ce jeudi 18 décembre entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société tunisienne de garantie (SOTUGAR), avec pour objectif de réactiver le Fonds de garantie de l’efficacité énergétique. L’accord a été paraphé par le directeur général de l’ANME, Nafaâ Baccari, et la présidente-directrice générale de la SOTUGAR, Amel Zaoui, en présence de cadres des deux institutions.

Ce dispositif vise à faciliter l’accès des entreprises aux financements bancaires pour des projets liés à la maîtrise de l’énergie et aux énergies renouvelables, en réduisant les risques supportés par les établissements de crédit.

Des ressources réorientées vers la transition énergétique

Créé dans le cadre d’un projet pilote d’efficacité énergétique, le fonds est géré par la SOTUGAR depuis 2004. Il garantit les prêts accordés aux industriels pour la réalisation de projets énergétiques via des sociétés de services énergétiques. Le mécanisme bénéficie d’un appui financier du Fonds pour l’environnement mondial, en collaboration avec la Banque mondiale.

Les ressources actuellement disponibles sont estimées à environ 15,4 millions de dinars. Selon les termes de la nouvelle convention, ces fonds seront réaffectés au financement de projets de transition énergétique à travers des crédits à moyen et long terme, avec un plafond d’engagement fixé afin d’assurer l’équilibre financier et la pérennité du dispositif.

Cette relance est présentée comme un levier stratégique pour encourager l’investissement productif, soutenir l’économie nationale et accélérer la transition vers un système énergétique plus durable et résilient.

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Tunisie : La plus grande station solaire entre en service !

17. Dezember 2025 um 09:00

La Tunisie a franchi une étape majeure dans sa transition énergétique avec l’entrée en production de la centrale solaire de Kairouan, premier grand projet d’énergie renouvelable de cette envergure dans le pays. La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a qualifié ce projet de stratégique, soulignant qu’il a été réalisé dans des délais record.

La cérémonie de lancement s’est déroulée mardi 16 décembre 2025 en présence de plusieurs ambassadeurs de pays africains accrédités en Tunisie, du directeur général de la société émiratie AMEA Power, du directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), du gouverneur de Kairouan ainsi que de cadres centraux et régionaux.

Selon la ministre, ce projet marque une première expérience tunisienne à grande échelle dans le domaine de l’énergie solaire, tant sur le plan technologique que sur celui du transfert de savoir-faire. Il contribuera directement au renforcement de la sécurité énergétique nationale, à la réduction du déficit énergétique et à la limitation des dépenses en devises liées à l’importation du gaz.

Fatma Thabet Chiboub a également rappelé que la Steg demeure l’unique acheteur de l’électricité produite par la centrale, saluant l’engagement de l’investisseur ainsi que la confiance accordée à la Tunisie par les bailleurs de fonds internationaux ayant participé au financement du projet. Elle a présenté cette réalisation comme un modèle de partenariat réussi dans le secteur des énergies renouvelables.

Dimension humain

La dimension humaine du projet a été particulièrement mise en avant. Environ 850 cadres et 20 entreprises ont participé à sa réalisation. Bien qu’ils ne disposaient pas initialement d’une expérience dans ce type de projets, ils ont acquis des compétences avancées, permettant désormais à la Tunisie de disposer d’un savoir-faire local. Le projet a été mené avec des compétences tunisiennes à 100 %.

Sur le plan technique, les résultats dépassent les attentes. Les essais lancés depuis un mois n’ont révélé aucune défaillance, tandis que le rendement de la centrale a excédé les prévisions de plus de 20 % en termes de production, selon la ministre.

Pour sa part, le directeur général de la centrale solaire de Kairouan, Sahbi Ammar, a indiqué qu’il s’agit du plus grand projet solaire du pays, avec une capacité de production dépassant 100 mégawatts injectés directement dans le réseau national. Une extension du projet est d’ores et déjà envisagée.

Implantée sur une superficie d’environ 200 hectares, la centrale compte près de 221 000 panneaux solaires. Elle produira annuellement une quantité d’électricité équivalente à la consommation d’environ 43 000 foyers tunisiens et permettra de réduire les émissions de dioxyde de carbone de près de 120 000 tonnes par an. Le coût global du projet est estimé à 260 millions de dinars.

Alléger la pression sur le réseau électrique national

Le directeur général de la Steg, Fayçal Trifa, a souligné que cette centrale contribuera à alléger la pression sur le réseau électrique national en fournissant plus de 100 mégawatts, soit l’équivalent de l’alimentation de plus de 40 000 abonnés. Il a également annoncé l’entrée en production prochaine de deux autres centrales solaires à Tozeur et Sidi Bouzid, d’une capacité de 50 mégawatts chacune, avant la fin de l’année administrative en cours.

Située dans la zone d’El Metbassta, relevant de la délégation de Sbikha dans le gouvernorat de Kairouan, la centrale solaire est le fruit d’un partenariat tuniso-émirati conduit par la société AMEA Power. Ce projet illustre la volonté de la Tunisie d’accélérer son virage vers les énergies renouvelables et de renforcer sa souveraineté énergétique.

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La Tunisie lance un appel d’offres international pour l’achat de 225.000 tonnes de blé

12. November 2025 um 19:42

L’Office tunisien des céréales (OTC) a lancé un appel d’offres international pour l’acquisition de 225.000 tonnes de blé, réparties entre 125.000 tonnes de blé tendre et 100.000 tonnes de blé dur, a rapporté mercredi l’agence Reuters.

Cet appel d’offres intervient dans un contexte marqué par la hausse des besoins nationaux en céréales et les tensions sur les marchés mondiaux. Les soumissionnaires intéressés ont jusqu’au jeudi 13 novembre 2025 pour déposer leurs offres auprès de l’OTC.

Une opération stratégique pour sécuriser les approvisionnements

Selon les termes de l’appel, les livraisons s’effectueront en plusieurs lots de 25.000 tonnes chacun, entre le 15 décembre 2025 et le 20 janvier 2026, afin d’assurer un approvisionnement progressif et continu du marché tunisien.

Cette nouvelle commande intervient un mois après l’achat par la Tunisie de 100.000 tonnes de blé tendre en octobre dernier.

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Hydrocarbures et énergies vertes : Le plan de relance du gouvernement

06. November 2025 um 08:58

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a annoncé que l’État entend revitaliser le secteur des hydrocarbures en adoptant des législations favorables à l’investissement et en révisant le code des hydrocarbures. L’objectif : renforcer la souveraineté énergétique et combler le déficit croissant provoqué par la baisse de la production nationale.

Un secteur en recul et des réformes en préparation

Présentant le projet de budget de l’État et le budget économique 2026 devant une séance plénière conjointe de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Sarra Zaafrani Zenzri a indiqué que la production d’hydrocarbures a chuté de près de 30% entre 2021 et 2025.

Cette baisse s’explique par la diminution de la rentabilité de plusieurs champs pétroliers, notamment ceux d’El Borma et d’Achtrat, mais aussi par le désengagement des grandes compagnies internationales. Résultat : le taux d’indépendance énergétique du pays a reculé de 93% en 2010 à seulement 41% en 2024.

Pour inverser cette tendance, le gouvernement prévoit, dès 2026, de relancer les activités de recherche, d’exploration et de développement des gisements. Des mesures seront prises pour « rétablir la confiance des investisseurs », notamment par la simplification et l’accélération des procédures d’autorisation et la mise en avant des sites les plus rentables.

Cap sur les énergies renouvelables

Parallèlement, l’exécutif compte intensifier les efforts de transition énergétique, avec l’ambition de produire 35 % de l’électricité nationale à partir des énergies renouvelables.

Selon la cheffe du gouvernement, plusieurs projets solaires, totalisant 800 mégawatts, ont été attribués au premier semestre 2025. Parmi eux figurent une centrale photovoltaïque de 100 MW à Matbasta (Kairouan), ainsi que deux stations de 50 MW à Sidi Bouzid et Tozeur, dont trois entreront en service d’ici la fin de l’année.

De nouvelles licences ont également été octroyées pour quatre unités solaires supplémentaires, tandis que deux centrales électriques à cycle combiné sont opérationnelles à Sfax. Ces initiatives s’ajoutent aux projets menés dans le cadre de la production sous licence et de l’autoproduction.

La cheffe du gouvernement a souligné que les énergies renouvelables représentent aujourd’hui un pôle d’attraction majeur pour les investisseurs. Entre janvier et septembre 2025, les investissements déclarés dans ce domaine ont atteint environ 1,66 milliard de dinars, soit 28% du total national.

Elle a rappelé que ces résultats s’inscrivent dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition énergétique, appuyée par des partenariats solides avec des opérateurs expérimentés et un cadre juridique modernisé, incluant le système de concession.

Une vision à long terme

Sarra Zaafrani Zenzri a également évoqué deux projets structurants. L’interconnexion électrique Tunisie-Italie (ELMED), qui fera du pays un hub régional des énergies propres ; et le programme national de transition énergétique, doté d’un financement de 343 millions de dinars, destiné à développer davantage la production issue de ressources renouvelables.

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