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IAFS IV : Renouveler un partenariat stratégique Inde-Afrique

11. Mai 2026 um 16:30

New Delhi s’apprête à accueillir du 28 au 31 mai 2026 le 4e Sommet du Forum Inde-Afrique (IAFS IV), en partenariat avec la Commission de l’Union africaine ayant pour thème : “L’esprit IA : Partenariat stratégique Inde-Afrique pour l’innovation, la résilience et la transformation inclusive ».

Après dix ans d’absence depuis 2015, ce rendez-vous réunit leaders africains et indiens pour recalibrer la coopération face aux défis mondiaux : chaînes d’approvisionnement perturbées, climat, technologies et géopolitique. La Tunisie y est invitée au plus haut niveau.

Des racines historiques à un partenariat multidimensionnel

Les relations Inde-Afrique, ancrées dans des siècles de commerce océanique, échanges culturels et luttes anticoloniales, se sont muées en un cadre politique, économique et culturel robuste. Guidée par les dix principes du Premier ministre Narendra Modi – respect mutuel, égalité, développement sur demande –, la politique indienne s’aligne sur l’Agenda 2063 africain et les ODD. Depuis le dernier sommet, l’Inde a ouvert 17 missions en Afrique, portant sa présence à 46.

Tunisie-Inde : Vers une profondeur institutionnelle

Liées depuis 1958 par des valeurs partagées (laïcité, non-alignement), l’Inde et la Tunisie ont renforcé leurs liens via des consultations bilatérales, comme les 6es en mars 2026. La coopération scientifique s’illustre par le jumelage Institut Pasteur de Tunis,  ICGEB Inde, axé sur vaccins et biotechnologies.

Des initiatives IAFS IV émergent en Tunisie : laboratoire sols-eau et Centre d’Excellence TIC. La Tunisie bénéficie de 100 formations ITEC annuelles, bourses ICCR et CV Raman (26 lauréats depuis 2009), plus des programmes pour diplomates, sécurité et e-gouvernance. L’avenir mise sur la co-création en numérique, santé, agriculture et technologies émergentes.

 

De son côté, Deyani Uttam Khobragade, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, a souligné  que le Sommet IAFS IV marque un tournant pour le partenariat Inde-Tunisie. Tout en déclarant: « Nous célébrons nos racines communes et visons une collaboration accrue en innovation, énergies renouvelables et chaînes de valeur. La Tunisie, hub stratégique, mérite nos investissements conjoints pour une croissance inclusive. New Delhi est fier d’accompagner Tunis vers l’Agenda 2063.  »

Engagement économique : Diversifier au-delà du commerce

Le commerce bilatéral Inde-Tunisie atteint 521,71 millions USD (2024-25), visant 1 milliard. Le phosphate domine via TIFERT (500 millions USD potentiels, 600 emplois), complété par Larsen & Toubro, Mahindra ou Tata. Priorités IAFS IV : manufacturier, agro-industrie, renouvelables, minéraux critiques, intégration aux chaînes de valeur.

Un avenir tourné vers l’innovation et la résilience

Dans un monde incertain, l’Inde partage son expertise UPI pour la transformation numérique africaine, et collabore sur climat (Alliance Solaire, Biocarburants) et infrastructures résilientes. Comme l’affirme le ministre S. Jaishankar, ce partenariat ambitionne croissance, autonomisation et institutions solides, forgeant un ordre mondial équilibré.

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ARP : Tunis et Ottawa renforcent leur partenariat parlementaire et économique

11. Mai 2026 um 15:42

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Brahim Bouderbala a reçu au palais du Bardo Francis Scarpaleggia, président de la Chambre des communes du Canada. Une délégation parlementaire diversifiée représentant tout le spectre politique canadien l’accompagnait, ainsi que l’ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Bilodeau.

Cette visite vise à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre la Tunisie et le Canada. Et ce, en intensifiant le dialogue entre les deux parlements, pour favoriser l’échange d’expériences législatives, de mécanismes de contrôle et diplomatiques.

Le président de l’ARP a réaffirmé la volonté de la Tunisie de consolider les relations bilatérales dans les domaines économique, commercial et technologique. Il a insisté sur l’exploration de nouvelles opportunités de partenariat et d’investissement. Et plus particulièrement dans les secteurs à haute valeur ajoutée, l’économie verte, les énergies renouvelables et l’innovation numérique. Il a également plaidé pour un soutien accru à la coopération académique, scientifique et culturelle, via des programmes d’échange entre universités et centres de recherche. Ainsi que pour le renforcement de la formation professionnelle et des initiatives en faveur de la jeunesse et des entrepreneurs.

De son côté, Francis Scarpaleggia a exprimé sa fierté de visiter la Tunisie. Tout en saluant la solidité des relations fondées sur le respect mutuel et une coopération constructive. Le président de la Chambre des communes du Canada a réaffirmé l’engagement canadien à élever ces liens, en élargissant les partenariats dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, la technologie et l’investissement. Il a loué les compétences humaines tunisiennes et sa position stratégique comme pont entre l’Afrique et la Méditerranée, offrant un terrain fertile pour des partenariats durables. Il a appelé à un environnement incitatif à l’investissement, basé sur l’innovation et l’échange d’expériences, afin de dynamiser la coopération bilatérale.

Intensifier les échanges et les canaux de dialogue

De son côté, Yves Perron, député canadien, a salué les avancées démocratiques tunisiennes. Et ce, en exprimant son intérêt pour le parcours institutionnel du pays, son système de gouvernance, les relations entre pouvoirs et le rôle du parlement dans la stabilité. Lary Block, autre député, a remercié pour l’accueil et plaidé pour un dialogue approfondi sur la gouvernance parlementaire, la transparence, le rôle des institutions élues, les législations économiques et numériques, ainsi que les défis environnementaux et climatiques. M. Eric St Pierre, député, a souligné le rôle clé des groupes d’amitié parlementaires dans le rapprochement des vues et l’échange de savoir-faire. Tout en saluant la communauté tunisienne au Canada pour son rôle dans le renforcement des ponts bilatéraux et la promotion des compétences tunisiennes.

Pour sa part, l’ambassadeur Alexandre Bilodeau a réitéré l’engagement canadien à approfondir les relations, sur des bases de respect mutuel et d’échange d’intérêts. Il a insisté sur le maintien des canaux de dialogue, l’intensification des initiatives communes et l’encouragement des investissements, pour dynamiser les liens politiques, économiques et culturels.

À l’issue de l’entrevue, les deux parties ont convenu de poursuivre les consultations et les visites réciproques entre institutions législatives, au service des intérêts communs des deux pays et peuples.

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BERD : Et si l’on parlait d’intégration régionale pour un développement inclusif ?

11. Mai 2026 um 15:23

La Tunisie, c’est deux pays en un. Entre les côtes dynamiques et le sud où le chômage explose (trois fois plus élevé), la priorité réside dans l’inclusion. C’est ce qu’il ressort d’une partie du rapport de la BERD (2026-2031).

Aujourd’hui, 62 % de nos exportations partent vers la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et seulement 10,5 % vers l’Afrique. Résultat ? Trop de vulnérabilité aux crises.

Le dernier rapport de  la BERD annonce que la Banque va financer des routes, des ports, de la logistique et l’internet ultra-rapide (Tunisie, 161ème mondiale) pour conquérir de nouveaux marchés et intégrer nos boîtes aux grandes chaînes mondiales. Le secteur ICT, star des exportations, va enfin décoller.

L’inclusion passe avant tout

Les jeunes (38,5 % de chômage) et les femmes (26,8 % participent au travail) sont prioritaires. Youth in Business et Women in Business forment déjà 890 jeunes et 90 patronnes de PME. 3 M€ chez Advans microcrédit ciblent les régions défavorisées  (270 PME aidées).

Ainsi, dans le secteur de l’huile d’olive, 6,2 M€ pour COGIA boostent les campagnes. PAUSAT sécurise l’assaut contre la faim. Des investissements verts en transport – 45 M€ à Transtu pour une flotte low-carbon – amélioreront l’accès urbain des femmes et réduiront les émissions. La numérisation (Digital Tunisia 2025) et l’e-commerce (0,16 % du commerce actuel) seront boostés par des plateformes d’interopérabilité et une literacy digitale accrue. Ces efforts s’alignent sur le Plan 2026-2030, favorisant un développement territorial équitable.

Toutefois les vrais blocages persistent. A savoir, le système onshore/offshore isole nos usines du boom touristique. Et des taxes à 11 % freinent le commerce. Mais la BERD a déjà facilité 1,1 Md€ de transactions.

Aujourd’hui, seuls 35 % ont un CDI dans le privé. Aussi la BERD va créer des emplois stables en branchant le sud pauvre au nord riche. Avec l’UE en renfort (12 % des investissements passés), la croissance inclusive devient réalité, conclut la banque.

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Quand le rugby féminin africain fait escale en Tunisie

11. Mai 2026 um 12:45

Loin des stéréotypes et des préjugés misogynes, le rugby n’est pas réservé aux hommes : il séduit aussi les femmes. Depuis quelques années, ce sport de combat s’impose chez la gent féminine.

La Tunisie s’apprête à écrire une nouvelle page de l’histoire du sport africain. Du 8 au 17 mai 2026, le pays accueille en ce moment  la Coupe d’Afrique féminine de rugby à XV, Division 1, un rendez-vous continental qui réunit  la Tunisie, le Maroc et la Côte d’Ivoire dans une compétition où l’engagement, la puissance et l’esprit d’équipe seront à l’honneur.

Au-delà de l’enjeu sportif avec une qualification à la Coupe d’Afrique féminine 2027 à la clé.  Cet événement symbolise surtout la montée en puissance du rugby féminin africain et la place de plus en plus stratégique qu’occupe la Tunisie dans son développement.

Organisée en collaboration avec Rugby Afrique et le ministère de la Jeunesse et des Sports, cette édition a pour objectif d’étendre  une dimension hautement symbolique. Elle coïncide avec les 40 ans de Rugby Afrique, fondée à Tunis en 1986, faisant de la capitale tunisienne le théâtre d’un retour aux sources chargé d’histoire et d’émotion.

Pendant dix jours, les terrains tunisiens vibrent  au rythme des mêlées, des essais et des exploits de joueuses venues défendre les couleurs de leurs nations, mais aussi celles d’un rugby africain en pleine transformation. Plus qu’un tournoi, cette compétition sera une célébration du courage, du dépassement de soi et des valeurs universelles du rugby : solidarité, respect et fair-play.

À travers cet événement, la Tunisie confirme également son ambition de devenir une plateforme sportive régionale capable d’accueillir des rendez-vous continentaux majeurs. La présence attendue de responsables africains et internationaux du rugby renforcera encore davantage la visibilité du pays sur la scène sportive internationale.

Le rugby féminin africain gagne du terrain, et en 2026, c’est en Tunisie que battra son cœur.

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La BERD propulse la Tunisie dans le vert : adieu pétrole, bonjour soleil !

11. Mai 2026 um 12:12

Avec son soleil généreux, une chose est sûre : la Tunisie tourne encore à 88% aux hydrocarbures et gaspille son énergie (10,3 unités par dollar de PIB).

La BERD change la donne avec sa stratégie 2026-2031 ! Au cœur, l’interconnecteur ELMED (45 M€ cofinancés) qui branche la Tunisie sur l’Italie pour exporter les renouvelables et sécuriser l’énergie.

On accélère sur le solaire et l’éolien : après les tenders de 500 MW (2019) et 1,7 GW (2022), la BERD injecte 25 M€ chez Scatec (50 MW) et 7,8 M€ chez Qair (10 MW). Des projets privés qui font bouger les lignes ! Face à la pénurie d’eau (seulement 42% d’accès potable en campagne) et aux catastrophes climatiques (75% des côtes perdues d’ici 2050), on passe à l’action : 75 M€ pour l’Office National de l’Assainissement rénovent l’assainissement de 33 régions recyclant 7,71 millions de m³ d’eaux usées par an. Et un coup de pouce technique au ministère de l’Agriculture pour Gabès, Gafsa, Kébili et Tozeur : irrigation intelligente contre la sécheresse.

Grâce à la loi Omnibus (2019, upgradée 2022), les privés vendent enfin leur électricité. La BERD pousse pour un régulateur indépendant et des labels verts. Avec GEFF (20 M€ via Amen Bank et UBCI, en dinars locaux grâce à TCX), on finance bâtiments éco, industries clean. Résultat concret ? La flotte Transtu (45 M€) coupe 8 037 tonnes de CO₂ par an ! Tout ça colle au Plan National 2026-2030 : 35% d’électricité verte d’ici 2030.

Oui, on part de loin (9% renouvelables aujourd’hui), avec STEG qui bloque et le privé timide face aux inondations et sécheresses. Mais la BERD s’associe à l’UE, la BAD et le Fonds Vert pour exploser ces barrières. Cette priorité (33% des investissements passés) transforme la Tunisie en champion maghrébin du climat, grâce à son potentiel solaire et éolien infini. Demain, on exporte du vert vers l’Europe  et qui sait peut-on respirer mieux pour des jours meilleurs? L’avenir nous le dira….

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Compétitivité tunisienne : la BERD met le turbo

11. Mai 2026 um 11:50

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) place la compétitivité au cœur de sa stratégie pour la Tunisie de 2026-2031, avec un engagement à dynamiser le secteur privé face aux freins structurels.

Un rapport publié en ce sens souligne que la croissance reste freinée par une surrèglementation ainsi qu’un accès limité au financement et la domination des entreprises publiques, générant plus de la moitié du chiffre d’affaires des 100 plus grandes firmes tunisiennes.

Ainsi, la BERD prévoit un financement diversifié pour les PME dans des secteurs à fort potentiel, comme l’agroalimentaire, les TIC, l’agrotech et le tourisme durable, aligné sur la « Vision 2035 » du gouvernement, qui vise une économie numérique et inclusive.

Priorité aux réformes de gouvernance

La BERD soutiendra la restructuration des SOE (State-owned enterprises) comme la STEG (électricité et gaz) et l’Office des céréales via des prêts ciblés (ex. : 300 M€ pour STEG, 150 M€ pour les céréales) et des roadmaps de réforme pour améliorer la gestion financière et ouvrir à la participation privée. Cela libérera de l’espace fiscal et favorisera un niveau de jeu équitable.

Par ailleurs, des programmes d’assistance technique, comme le Regional Small Business Programme (RSPB), ont déjà aidé plus de 600 PME à booster leurs productivité et exportations via des formations en transformation digitale et gestion agile, rappelle le rapport. La BERD étendra ces initiatives, en collaboration avec l’Agence tunisienne d’investissement (TIA), pour digitaliser les services publics et simplifier les procédures d’investissement.

Une chose est sûre : le capital humain demeure un levier clé. Pour faire face à une augmentation du chômage des jeunes atteignant 38,5 %, la BERD financera des formations en compétences numériques et vertes, notamment pour les ingénieurs énergétiques.

De ce fait, des exemples concrets incluent des prêts à Land’Or (fromage, 11 M€) et Teriak (pharma, 3,4 M€) pour moderniser les opérations. Ces efforts s’inscrivent dans un contexte macroéconomique résilient, avec une croissance de 2,4 % au T3 2025, mais vulnérable aux chocs externes. La BERD anticipe une accélération via une intégration accrue aux chaînes de valeur mondiales (GVC), en levant les barrières logistiques et douanières.

En somme, cette priorité (46 % des investissements passés) vise à transformer la Tunisie en hub compétitif, avec un portefeuille actif de 1,3 milliard d’euros (Md€) et des partenariats IFI pour amplifier l’impact.

Toutefois, les défis persistent, à l’instar de la corruption perçue par 56 % des firmes. Mais le potentiel en ICT (information and Communications Technology) et agroalimentaire est immense pour une croissance inclusive.

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Journée de l’Europe : Giuseppe Perrone appelle à un partenariat renforcé Tunisie-UE

09. Mai 2026 um 11:51

Lors de la célébration de la Journée de l’Europe, Giuseppe Perrone, chef de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, a salué les liens historiques avec la Tunisie et l’UE, appelant à une modernisation des relations bilatérales, axée sur la transition énergétique, la jeunesse et la stabilité régionale, dans un monde marqué par les guerres en Ukraine, à Gaza et en Iran.

Giuseppe Perrone a ouvert son discours en rendant hommage au ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, présent à l’événement, et en félicitant le ministère pour son 70e anniversaire. « La Tunisie accorde une attention particulière à la relation avec l’UE, bâtie sur des décennies de diplomatie et des siècles d’échanges humains, culturels et économiques », a-t-il déclaré, remerciant les participants pour leur engagement.

Évoquant l’héritage de la Déclaration Schuman du 9 mai 1950, il a rappelé la vision européenne de paix et de coopération face aux « bouleversements géopolitiques, économiques et technologiques ». L’UE, a-t-il insisté, défend un multilatéralisme basé sur le droit international, la diplomatie et la solidarité, une approche partagée par la Tunisie.

Priorités européennes : paix, voisinage et Tunisie

Dans un contexte de conflit en Iran et d’agression russe en Ukraine, Giuseppe Perrone a réaffirmé le soutien inébranlable de l’UE à Kiev, politique, militaire, économique et humanitaire, saluant la position tunisienne aux Nations unies et l’invitant à rejoindre la Coalition pour le retour des enfants ukrainiens. Il a aussi déploré la « tragédie de Gaza », symbole d’un « échec collectif » humanitaire qui s’étend au Liban.

Pour sécuriser son voisinage, l’UE mise sur l’élargissement, les échanges économiques et la transition énergétique. Avec la Tunisie, partenaire stratégique, cela se traduit par un renforcement des exportations (70 % vers l’UE en 2025, selon l’Institut national de la statistique), une confiance citoyenne élevée (62%, surtout chez les jeunes) et des projets comme l’interconnexion électrique ELMED avec l’Italie.

Le Pacte pour la Méditerranée offre des opportunités en matière de migration, d’investissement, de formation et d’énergies renouvelables. « Nous transformons les défis en solutions partagées : dynamiser l’investissement, soutenir l’innovation de la jeunesse tunisienne et des réformes pour une croissance verte et inclusive », a souligné Perrone.

Jeunesse et société civile au cœur du partenariat

Au centre de ce discours, la jeunesse tunisienne « créative, connectée et ambitieuse », soutenue par Erasmus+, des programmes d’entrepreneuriat et la liberté d’association. Le chef  de la délégation de l’UE en Tunisie  a aussi salué la société civile, contributeur de 3% du PIB et 4% des emplois, « admirée dans le monde entier ».

En conclusion, il a appelé à un « dialogue ouvert avec toutes les forces vives tunisiennes » pour un avenir « plus juste, durable et solidaire », renouvelant la confiance dans la coopération UE-Tunisie.

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Journée de l’Europe : Mohamed Ali Nafti appelle à un renouveau tuniso-européen

09. Mai 2026 um 11:42

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé, vendredi 8 mai 2026 à Tunis, à la Journée de l’Europe, organisée par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie. L’événement, en présence des ambassadeurs des États membres de l’UE, de personnalités tunisiennes et du corps diplomatique, coïncide avec le 76e anniversaire de la Déclaration Schuman.

Dans son allocution, le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé l’engagement de la Tunisie envers les principes fondateurs de son partenariat historique avec l’UE, appelant à son évolution vers une relation plus équilibrée, équitable et respectueuse des priorités nationales et des choix souverains des deux parties. Il a jugé que l’Accord d’association, vieux de plus de 30 ans, ne répond plus aux mutations économiques mondiales ni aux impacts des conflits en Europe et au Moyen-Orient.

Le ministre a mis l’accent sur l’importance d’une révision et un rééquilibrage du partenariat, via un meilleur accès au marché européen, des investissements à haute valeur ajoutée, un soutien à la transition énergétique et numérique, ainsi qu’une intégration accrue de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales. Il a insisté sur la nécessité de valoriser le capital humain tunisien en Europe, contributeur clé au développement économique et scientifique du pays.

M. Nafti a salué la coopération exemplaire en matière scientifique, universitaire, culturelle et d’innovation, réclamant une mobilité accrue pour étudiants, chercheurs, entrepreneurs et artistes tunisiens, par l’alléger des visas.

Sur la migration, il a défendu une approche globale et partagée, favorisant les voies légales, combattant les trafics, et refusant tout statut de pays de transit pour les migrants irréguliers. La Tunisie soutient les retours volontaires assistés pour préserver la dignité des victimes.

Au plan régional, il a accueilli les initiatives pour relancer la coopération méditerranéenne, comme le Pacte pour la Méditerranée, en espérant des projets structurants et durables pour l’intégration régionale.

Enfin, M. Nafti a rappelé que l’engagement démocratique est un choix souverain, ancré dans la Constitution qui consacre les droits humains et libertés fondamentales, tout en soulignant que leur exercice doit respecter la loi et les institutions. Il a conclu sur un partenariat tuniso-européen équilibré, solidaire et tourné vers l’avenir, fondé sur le respect de la souveraineté tunisienne et les intérêts communs des peuples méditerranéens.

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Inflation vs pouvoir d’achat : la réalité sur le terrain

08. Mai 2026 um 15:57

Le pouvoir d’achat étant en baisse, la situation ne s’améliore toujours pas dans un contexte économique complexe. Face à la hausse des prix de certains produits alimentaires, les ménages doivent adapter leur budget. Selon les dernières données de l’INS, l’inflation poursuit sa progression : en avril 2026, elle atteint 5,5%, principalement tirée par l’augmentation des prix alimentaires, des produits manufacturés et des services.

Pour les experts en économie, tel Ridha Chkoundali, la Tunisie fait face à un véritable choc systémique lié au conflit au Moyen-Orient. La flambée des prix du pétrole, combinée à des tensions de financement, entraîne une détérioration rapide des indicateurs : inflation élevée, croissance atone, dette en forte hausse et déséquilibres extérieurs aggravés.

Sur un an, l’INS dresse un bilan alarmant : les prix des produits alimentaires ont progressé de 8,2%, avec de fortes hausses pour les fruits frais (+19,2%), la viande d’agneau (+16,1%), la volaille (+16,1%), les légumes frais (+13,5%), la viande bovine (+12%) et le poisson frais (+11,9%). À l’inverse, les huiles alimentaires (-6,8%) et les œufs (-4,4%) enregistrent un recul.
Les produits manufacturés affichent une hausse de 4,7%, notamment en raison de l’augmentation des prix de l’habillement et des chaussures (+9,3%). Les services progressent quant à eux de 4,2%, tirés principalement par la hausse des tarifs de l’hébergement (+14,6%).

En rythme mensuel, les prix à la consommation ont augmenté de 1,1% en avril par rapport à mars 2026. Cette évolution est liée surtout à la hausse des prix alimentaires (+1,4%) et de l’habillement (+5,9%), après la fin des soldes d’hiver.
L’inflation sous-jacente, hors alimentation et énergie, s’établit à 4,8% contre 4,6% le mois précédent. Les produits libres continuent d’augmenter plus rapidement (+6,8%) que les produits encadrés (+1%).

Enfin, les secteurs ayant le plus contribué à l’inflation globale sont les produits manufacturés et les services, tandis que les produits alimentaires libres et les produits non alimentaires libres restent les principaux moteurs de la hausse des prix.

Illustration en IA

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La STEG ouvre un concours pour recruter 494 agents

08. Mai 2026 um 12:31

La STEG a annoncé l’ouverture de concours externes pour le recrutement de 494 agents, répartis entre 194 postes de nettoyage et 300 postes de gardiennage.

Les candidatures se font en ligne sur la plateforme officielle du 7 au 27 mai 2026. Le concours vise à renforcer les ressources humaines de la STEG et à assurer la continuité de ses services ainsi que la sécurité des installations de l’entreprise.

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TUNPAY : la Tunisie unifie ses paiements mobiles pour booster l’adoption numérique

08. Mai 2026 um 10:58

Dans un contexte d’essor des usages numériques en Tunisie, la Banque centrale de Tunisie (BCT) lance « TUNPAY », un label national développé avec la Société Monétique Tunisie (SMT).

Ce dispositif vise à harmoniser l’identification des services de paiement mobile pour les banques, la Poste ainsi que des opérateurs, qui devraient intégrer une identité visuelle unique sur l’application. A savoir, dans les interfaces et points physiques.

L’objectif étant de renforcer la confiance des utilisateurs, simplifier l’expérience et accélérer l’interopérabilité dans un marché en maturation.

Le paiement mobile progresse fortement, avec +81 % de transactions en 2025 (8,4 millions d’opérations pour 1,769 milliard de dinars, soit 616 millions USD).

Malgré cela, selon les economistes, le pays reste en retard sur les standards africains (NFC, sans contact), avec une dépendance aux SMS. Cette initiative s’inscrit donc dans une stratégie régionale d’inclusion financière et de réduction du cash.

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Tensions gazières : l’Italie renforce son axe libyen en Méditerranée

08. Mai 2026 um 10:48

Les tensions mondiales sur le marché du gaz, exacerbées par des perturbations qataries dues à des frappes iraniennes, poussent l’Italie à sécuriser ses approvisionnements via des partenariats méditerranéens. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. En date du 7 mai à Rome, la première ministre italienne Giorgia Meloni et son homologue libyen Abdelhamid Dbeibah ont réaffirmé leur volonté d’accélérer les projets gaziers communs, en misant sur le gazoduc GreenStream reliant la Libye à la Sicile.

La question est de savoir si la Libye compte se repositionner dans l’échiquier mondial. Ou encore s’agit-il d’un rôle stratégique de la Libye? Ce qu’on sait c’est qu’il s’agit du premier fournisseur pétrolier italien (20 % des importations).

Pourtant, la Libye voit ses exportations de gaz chuter (de 1,4 Md m³ en 2024 à 1 Md m³ en 2025), en raison de la consommation domestique croissante, d’infrastructures vieillissantes, d’interruptions et d’instabilité politique.

Dans ce contexte, Rome et Tripoli visent à relancer la production via des investissements de 10 Md USD, pilotés par Eni (présent depuis 1959, production de 162 000 bep/j en 2025).

Ainsi, trois projets phares démarrent : Sabratha (compression offshore), Bourri Gas Utilization (récupération de gaz associé) et A&E (plus grand investissement en Libye depuis 20 ans), avec deux en production dès 2026.

Stratégie italienne élargie

Rome priorise la Méditerranée pour diversifier ses sources, réduisant la dépendance au GNL maritime. Parallèlement à la Libye, l’Italie renforce ses liens avec l’Algérie (via Transmed), les États-Unis et l’Azerbaïdjan. Pour Tripoli, ces partenariats offrent une chance de stabiliser et moderniser son secteur, sous réserve d’améliorations internes et régionales.

Mais la grande question est de savoir où se positionne la Tunisie. Dans le dossier Italie-Libye, son axe naturel serait donc celui de la Méditerranée énergétique, en misant sur trois leviers : le transit gazier, l’interconnexion électrique ELMED avec l’Italie, et sa participation à de nouveaux corridors comme SoutH2 pour l’hydrogène bas carbone. Cela permet à la Tunisie de se présenter comme un hub de connectivité entre l’Afrique du Nord et l’Europe

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Mohamed Ali Nafti: « La Tunisie pourrait devenir un hub régional des phosphates »

07. Mai 2026 um 20:00

En direct de la réunion ministérielle MED9++, le ministre des Affaires étrangères de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti a appelé à une refonte de la coopération méditerranéenne autour de la sécurité alimentaire et de l’approvisionnement stratégique.

Face à une quarantaine d’États et d’organisations internationales, la Tunisie a affirmé sa volonté de devenir un acteur central de la résilience régionale.

La fin de « la faim comme arme »

Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, le ministre a exhorté ses homologues à condamner l’usage de l’insécurité alimentaire comme levier de pression politique.

Pour garantir cet accès vital, Mohamed Nafti propose une diversification des sources d’approvisionnement en produits de base, particulièrement pour les engrais transitant par le détroit d’Ormuz. Cette vision rejoint le besoin de “ visibilité stratégique” souligné par les experts économiques qui déplorent actuellement un manque de lisibilité nationale face aux crises internationales.

L’innovation et la production locale : un choix souverain

Le ministre a formulé cinq propositions majeures, plaçant la production locale au cœur d’un « choix souverain ». Il appelle à :
Investir massivement dans les chaînes de valeur agricoles.
Renforcer le transfert technologique et l’innovation pour bâtir un secteur agricole moderne.
Mettre en place des financements « innovants » adaptés aux spécificités des pays du Sud.

Lancer des systèmes régionaux efficaces d’alerte précoce et de coordination logistique afin de renforcer la capacité collective des pays de la région à prévenir et gérer les crises, améliorer l’échange d’informations et garantir la sécurité des chaînes d’approvisionnement.
-Garantir un accès juste et équitable des produits agricoles provenant des pays du Sud aux marchés européens, grâce à des facilités exceptionnelles traduisant concrètement le principe du partage des bénéfices et consacrant un partenariat fondé sur l’équilibre et la solidarité.

La Tunisie, futur hub régional des phosphates

Mohamed Ali Nafti a conclu son intervention en mettant en avant l’atout stratégique de la Tunisie : sa capacité à devenir un hub régional pour la production et la distribution d’engrais phosphatés. En misant sur cette ressource, le pays espère non seulement renforcer sa propre économie mais aussi stabiliser les marchés dépendants de cette ressource essentielle.

Rappelons que la réunion ministérielle des pays MED9++ sur le « Soutien à la sécurité alimentaire et à l’accès aux engrais » a réuni des ministres et hauts représentants de plus de 40 pays méditerranéens et partenaires, sous la coprésidence de M. Antonio Tajani, Ministre italien des Affaires Etrangères, et de M. Gordan Grlić Radman, Ministre croate des Affaires Etrangères, la Croatie assurant actuellement la présidence de cette Conférence. L’objectif principal était d’examiner les conséquences des perturbations touchant les chaînes mondiales d’approvisionnement en énergie, engrais et produits alimentaires, ainsi que de renforcer la coopération régionale en matière de sécurité alimentaire et de résilience des systèmes agroalimentaires. Il en va de même de  renforcer la coordination en matière de sécurité alimentaire et d’approvisionnement en engrais via le détroit d’Ormuz. 

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Investir dans l’humain pour bâtir une croissance durable

07. Mai 2026 um 19:25

Sous le patronage de Organisation arabe pour le dialogue, la 77e session virtuelle du salon culturel de Dr. Hanane Youssef a donné le coup d’envoi à une ambitieuse initiative intitulée : « L’investissement dans l’humain ».

Devant une élite issue des milieux de la culture, des médias et de l’éducation, la professeure en communication a souligné que la transformation des individus en capital productif, à travers l’éducation, la formation et la santé, constitue la clé d’une croissance économique durable.  » C’est un projet infaillible et un investissement rentable », a-t-elle affirmé.

Les échanges, riches et multidimensionnels, ont porté sur plusieurs thématiques majeures : une éducation adaptée aux besoins du marché du travail, la santé comme moteur de productivité, la durabilité centrée sur l’humain, l’auto-investissement, le rôle libérateur des technologies ainsi que la responsabilité culturelle des médias.

Parmi les intervenants figuraient Dr. Mani Al-Hadidi, qui a évoqué la famille comme premier espace de construction de la conscience, ainsi que Dr. Adel Mahmoud, qui a plaidé en faveur d’un enseignement innovant et obligatoire.

De son côté, Dr. Iman Soueilm a mis en avant l’importance de l’intelligence artificielle, de l’entrepreneuriat et du développement de l’esprit critique, tandis que la poétesse syrienne Rimah Al-Kazli a appelé à la construction d’un modèle culturel enraciné dans l’authenticité et ouvert sur le monde.

Dr. Alaa Regab a, pour sa part, critiqué les médias « prisonniers des tendances éphémères », plaidant pour des contenus capables de former et d’éveiller les consciences. Les universitaires Ali Awad et Mohammed Karim Al-Sa’idi ont, quant à eux, insisté sur la nécessité de concilier tradition et modernité afin de construire un individu équilibré et résilient.

À l’issue de cette rencontre, Dr. Hanane Youssef a dévoilé une feuille de route accompagnée de recommandations axées sur l’éveil des consciences, une priorité qui guidera les actions des prochains mois en partenariat avec les secteurs public et privé.

Cette session s’est finalement imposée comme un vibrant appel en faveur d’un modèle arabe centré sur l’humain, capable de relever les crises contemporaines et de stimuler un développement durable et inclusif.

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IA et liberté de la presse : l’alerte de l’ONU

07. Mai 2026 um 19:07

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, alerte sur les menaces croissantes pesant sur les médias indépendants, indispensables pour contrer la désinformation, les conflits, le chaos climatique et les divisions sociétales.

Pourtant, la liberté de la presse recule partout dans le monde : harcèlements, emprisonnements, tortures, meurtres – au moins 20 professionnels tués depuis janvier, avec plus de 80% des cas impunis. Dans les conflits, l’accès est bloqué ; les femmes journalistes sont particulièrement visées.

L’intelligence artificielle aggrave les risques : algorithmes orientant les opinions, outils de surveillance des sources, désinformation politique, et concentration du pouvoir entre quelques géants technologiques. Des États exploitent l’IA pour traquer les médias, violant la vie privée.

L’ONU exhorte les gouvernements à protéger les journalistes contre attaques, haine et harcèlement, à réguler l’IA en tenant compte des droits humains (transparence des données et algorithmes), et à actualiser les lois sur les médias pour favoriser la diversité face aux plateformes. Un guide commun avec l’UNESCO cible les entreprises tech pour évaluer les risques sur les voix critiques. Des médias libres et diversifiés sont essentiels pour réconcilier les sociétés.

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Baromètre EY : la confiance revient chez les entreprises tunisiennes, l’IA reste en attente

07. Mai 2026 um 16:51

Le Baromètre des entreprises 2026 d’EY, présenté ce jeudi 7 mai au siège d’Ernst & Young devant un parterre de dirigeants, dresse le portrait d’un tissu économique toujours prudent, mais moins anxieux qu’auparavant. Lors des deux panels consacrés à l’analyse des résultats, les intervenants ont livré une lecture nuancée du contexte national, de l’environnement international et des enjeux financiers.

Sur le plan national, plusieurs indicateurs alimentent cette lecture. Le taux de croissance du PIB porté à 2.5%, ainsi que l’amélioration de la note souveraine de la Tunisie par Fitch en septembre 2025, avec perspective stable, contribuent à un climat moins anxiogène. Du reste, 80% des entreprises tunisiennes du secteur automobile déclarent vouloir augmenter leurs investissements, un signal jugé significatif. Ce chiffre traduit une confiance relative dans l’avenir, même si les entreprises avancent avec prudence et sélectivité.

Ceci dit, un des intervenants a insisté sur le fait que la pression fiscale figure désormais au premier rang des préoccupations du secteur privé. Pour lui, la question ne se limite pas au niveau de l’impôt, mais touche aussi à l’efficience des mesures fiscales et à leur impact réel sur l’activité économique. L’enjeu est de savoir si ces dispositifs soutiennent véritablement la création de valeur ou s’ils pèsent sur la compétitivité des entreprises. Cette interrogation renvoie, selon lui, à une demande plus large de lisibilité, de cohérence et de redevabilité dans l’action publique.

 

Lire aussi: Intégrer les experts IT dans les décisions: un levier de réussite

 

Un autre intervenant a souligné une révision de la stratégie des entreprises dans un environnement devenu plus volatil. Il a mis en avant la notion d’agilité stratégique, qui suppose de pouvoir intégrer rapidement les mutations du contexte national et international sans perdre la cohérence interne. En référence aux travaux de Harvard Business Review après la crise du Covid-19, il est important pour les entreprises de développer des systèmes souples capables d’absorber les chocs. Tout en évoquant l’agilité de portefeuille, c’est-à-dire la capacité à réallouer rapidement les ressources et à revoir les priorités en fonction du marché.

Pour survivre, il faut investir

Deux attentes majeures ressortent du Baromètre d’EY. La première est économique et sociale : il faut créer davantage de richesse. C’est ce qu’a souligné Sarra Masmoudi du groupe Kilani : pour survivre, il faut investir. Or, la croissance, proche de 2,6%, a surtout été tirée par la consommation locale, tandis que le déficit commercial a freiné la progression globale. Sans cette contrainte, la croissance aurait pu être plus élevée. La seconde attente concerne le climat d’investissement, encore jugé insuffisant. Celui-ci dépend non seulement des textes réglementaires et des incitations fiscales, mais aussi de la confiance, de la visibilité et de la stabilité des règles du jeu.

L’ambition reste modeste dans le domaine de l’intelligence artificielle. Un tiers des entreprises n’a pas encore prévu de budget, même limité, pour des expérimentations ou un déploiement de l’IA. Ce retard est d’autant plus visible que l’IA s’impose désormais comme un enjeu stratégique mondial.

Sur le plan international, l’orateur a évoqué un environnement marqué par le ralentissement de la croissance, les tensions géopolitiques et les transformations technologiques. Les investissements de demain devraient se concentrer davantage sur les infrastructures, l’énergie, la cybersécurité et la souveraineté technologique. Le volet financier reste sans doute le plus important. Le taux d’investissement national, situé à 8%, est jugé trop faible au regard des besoins de l’économie.

L’IA ne doit pas être une simple variable d’ajustement

Lors du deuxième panel, consacré à l’IA, Nozha Boujemaa a livré une lecture lucide des résultats du focus dédié à l’intelligence artificielle. L’experte internationale, présentée comme une pionnière de l’IA responsable et membre de plusieurs instances européennes et internationales, a salué la qualité du rapport et de la méthodologie adoptée. Pour elle, l’enquête éclaire utilement l’état du tissu économique et la manière dont les entreprises appréhendent désormais l’IA.

Son premier constat est celui d’une évolution progressive des perceptions. Le débat ne se situe plus dans une zone de méfiance absolue, mais dans un espace où émergent des anticipations plus positives. Cette dynamique reste modeste, mais elle traduit une meilleure conscience des réalités nationales et des contraintes du moment. Elle a aussi rappelé que l’adoption de l’IA n’est pas un phénomène marginal : dans de nombreux pays, le taux de pénétration demeure encore limité, et la Tunisie n’échappe pas à cette tendance.

Nozha Boujemaa a surtout insisté sur la place accordée à l’IA dans les budgets des entreprises. À ses yeux, elle ne doit plus être considérée comme une simple variable d’ajustement ou une “cerise sur le gâteau”. L’enjeu est bien plus large : l’IA doit s’inscrire dans une logique de transformation stratégique, avec l’implication pleine et entière de la direction générale et des équipes métiers. Sans engagement du business, a-t-elle souligné, il n’y a ni adoption durable ni impact réel. Elle a ensuite résumé les conditions de réussite en deux mots : compétence et données. La compétence renvoie ici à la vision stratégique, à la capacité de pilotage et à l’aptitude à faire évoluer l’organisation. Quant aux données, elles restent le socle fondamental de toute démarche sérieuse. Sans matière première de qualité, l’IA ne peut produire qu’un effet de vitrine.

Incompréhension de l’IA par les entreprises

Amine Ben Ayed, président de l’IACE, a confirmé que le principal frein reste la compréhension même de l’IA par les entreprises. Il a plaidé pour un travail de pédagogie, estimant que beaucoup d’acteurs économiques ne perçoivent pas encore l’ampleur des usages possibles. Son témoignage s’est appuyé sur sa propre expérience : depuis des années, son groupe investit dans la collecte et la structuration de données, notamment via des capteurs, des bases documentaires et des systèmes d’information alimentés en continu. Ce socle a permis d’engager des projets d’IA concrets, rapides à déployer et rentables.

Il a expliqué qu’après avoir identifié le potentiel de ces technologies, les équipes avaient listé plusieurs projets avant d’en retenir un nombre plus limité, plus facilement réalisable. Certains cas d’usage ont été mis en œuvre en quelques semaines ou quelques mois, avec un retour sur investissement visible sur deux ans maximum. Son propos a aussi pris une dimension générationnelle : les décisions stratégiques, a-t-il lancé, ne peuvent plus être confiées uniquement aux conseils d’administration vieillissants. Ce sont les cadres plus jeunes, mieux connectés aux usages numériques, qu’il faut placer au cœur des projets.

L’IA s’impose comme une urgence

Seifeddine Ben Jemia, directeur général de Monoprix Tunisie, a donné un aperçu plus opérationnel de l’évolution de l’IA dans l’entreprise tunisienne. Il a rappelé qu’avant la démocratisation actuelle des outils, l’IA existait déjà sous d’autres formes, à travers le machine learning, le data mining ou l’analytique avancée. En Tunisie, la priorité était la digitalisation des processus et la production de tableaux de bord. Aujourd’hui, le contexte a changé : l’IA s’est imposée comme une urgence, et les entreprises se répartissent selon lui en trois catégories. Certaines sont déjà préparées grâce à leurs investissements dans la gouvernance des données ; d’autres ont acheté des outils sans résultats probants ; d’autres enfin hésitent encore, persuadées à tort que l’IA est coûteuse ou réservée à une élite.

À ses yeux, la transformation doit d’abord être managériale avant d’être technologique. Les outils ne valent rien sans organisation, méthode et accompagnement. Il a aussi insisté sur l’idée de « quick wins »,  ces gains rapides et visibles qui peuvent convaincre les entreprises les plus prudentes de franchir le pas.

Enfin, un retour d’expérience concret a illustré la maturité croissante de certains acteurs du commerce. L’IA est déjà utilisée pour personnaliser les promotions selon le comportement d’achat des clients, automatiser une partie des demandes récurrentes via un chatbot, optimiser les tournées de camions, mieux gérer les produits à date courte, limiter le gaspillage, détecter les vols par computer vision et renforcer la cybersécurité. Dernier chantier en date : la mise en place d’agents internes capables d’interroger la base de connaissances de l’entreprise ou d’aider les cadres commerciaux à piloter leurs indicateurs. Le message final est clair : l’IA devient un outil de performance à condition d’être adossée à une stratégie data solide et à une gouvernance rigoureuse.

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Baromètre EY 2026: pourquoi l’IA peine encore à décoller dans les entreprises tunisiennes

07. Mai 2026 um 15:59

Présenté ce jeudi 7 mai 2026 au siège d’Ernst & Young, le baromètre EY 2026 met en lumière les freins structurels à l’adoption de l’IA par les entreprises tunisiennes, bien plus que des obstacles temporaires. Ces barrières incluent un manque de compréhension de l’IA, l’absence de budgets dédiés, une gouvernance des données faible et des difficultés à concrétiser les projets en résultats tangibles.

Deux attentes majeures ressortent du baromètre. La première est économique et sociale: il faut créer davantage de richesse. C’est ce qu’a souligné Sarra Masmoudi du groupe Kilani, en déclarant: “Pour survivre, il faut investir”. Or, la croissance, proche de 2,6%, a surtout été tirée par la consommation locale, tandis que le déficit commercial a freiné la progression globale. Sans cette contrainte, la croissance aurait pu être plus élevée. La seconde attente concerne le climat d’investissement, encore jugé insuffisant. Celui-ci dépend non seulement des textes réglementaires et des incitations fiscales, mais aussi de la confiance, de la visibilité et de la stabilité des règles du jeu.

Le premier blocage est culturel: l’IA est souvent vue comme un outil technique ou un luxe, sans transformation profonde du pilotage managérial. Sans engagement des directions et implication des métiers, les initiatives restent superficielles.

Le deuxième concerne le socle essentiel de l’IA, selon l’experte internationale Dr Nozha Boujemaa, en affirmant: “Une IA responsable est une question maîtrisée”. Les entreprises manquent d’investissements dans leur collecte, structuration et qualité, courant vers l’IA sans préparer le terrain.

Le troisième est budgétaire: un tiers des organisations n’allouent aucun fonds à l’IA, ni pour tester ni pour déployer, traduisant une prudence qui relègue cet outil au rang de non-priorité stratégique.

Le quatrième frein est le retour sur investissement: des outils achetés sans stratégie claire ou cas d’usage précis génèrent peu de valeur, l’IA ne devenant rentable qu’intégrée à des besoins métiers concrets.

Le cinquième est la pénurie de compétences, non seulement techniques mais aussi en vision stratégique, conduite du changement et lien avec les priorités business.

Enfin, le contexte économique – pression fiscale, instabilité, créances bancaires élevées – accentue ces freins, reléguant l’IA derrière des urgences immédiates.

Malgré une perception plus positive des dirigeants dans un climat géopolitique incertain, l’IA reste émergente en Tunisie. Une enquête récente confirme que l’adoption dépend de prérequis internes: manque de compétences (20%), contraintes budgétaires (18%), qualité/disponibilité des données (13%) et cybersécurité/protection des données (11%). La cybersécurité inquiète moins que les défis humains.

Seulement 4% des entreprises disposent d’une gouvernance IA pleinement intégrée, formant un noyau pionnier. En somme, l’IA exige une gouvernance des données solide, des normes de sécurité et une vision à long terme pour transformer les discours en impacts durables.

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Tunisie : vers une plateforme numérique pour la souveraineté sanitaire africaine

07. Mai 2026 um 10:53

Le ministre  de la Santé, Mustapha Ferjani, a rencontré dans la journée du mercredi 6 mai 2026, le directeur régional Afrique du Nord de l’Africa CDC pour renforcer la coopération en santé numérique, télémédecine, vaccination et « One Health ».

Il convient de noter que la Tunisie se positionne comme plateforme africaine pour partager ses expertises numériques et améliorer la souveraineté sanitaire continentale face aux épidémies. L’Africa CDC soutient cette vision et est invité à participer activement au congrès TeleHealth Tunisia 2026 (29 sept.-1er oct.).

La réunion a examiné les voies de renforcement de la collaboration dans des secteurs clés tels que la santé numérique, l’hôpital virtuel, la télémédecine, la téléradiologie, les soins primaires, la vaccination, la chaîne du froid et l’approche « One Health ».

Il a réaffirmé que la Tunisie, forte de ses expertises, expériences et initiatives digitales, peut se positionner comme une plateforme panafricaine pour échanger des savoirs et consolider la souveraineté sanitaire du continent. Cela passe par un meilleur accès aux services pour les citoyens et une plus grande résilience des systèmes de santé contre les épidémies et crises.

Le représentant de l’Africa CDC a salué cette vision, confirmant l’appui du Centre et l’intérêt stratégique de l’expérience tunisienne pour la sécurité sanitaire africaine.

Enfin, le ministre a invité les nations africaines à s’impliquer pleinement dans le congrès TeleHealth Tunisia 2026, organisé à Tunis du 29 septembre au 1er octobre, afin d’y présenter des solutions concrètes en santé numérique, télémédecine, IA et souveraineté sanitaire.

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Intégrer les experts IT dans les décisions: un levier de réussite

07. Mai 2026 um 10:43

Quels sont les principaux freins à l’adoption de l’IA en entreprise aujourd’hui ? C’est ce qui ressort du baromètre d’EY 2026 des entreprises en Tunisie, présenté ce jeudi 7 mai 2026 au siège de Ernst Young devant un parterre de dirigeants d’entreprise.

L’édition 2026 du baromètre EY met en lumière une dynamique globalement plus positive dans la perception des dirigeants d’entreprise, malgré un contexte géopolitique incertain.

Cependant, l’IA reste encore en phase d’émergence. Ce qui conduit à une ouverture à de nouveaux leviers de transformation, particulièrement l’intelligence artificielle qui est devenue une marge de manœuvre qui s’impose. Mais au-delà de cette omniprésence dans les discours, l’IA peine à se déployer au cœur de l’activité des entreprises tunisiennes.

Selon une enquête récente, l’adoption de l’IA dépend davantage de prérequis internes que d’un manque d’offres externes. Les principaux freins sont l’insuffisance de compétences internes et les coûts ou contraintes budgétaires, avec des contributions respectives de 20 % et 18 %.

Quant aux coûts et contraintes budgétaires, ils s’élèvent à 18 %.

Parallèlement, le manque de compétences internes : 20 %

Qualité/disponibilité des données : 13 %

Enjeux de cybersécurité et protection des données : 11 %.

Bien que l’IA soit perçue comme porteuse de valeur, son déploiement reste, on l’aura constaté, limité. Les entreprises ne sont pas encore suffisamment outillées, et l’investissement est difficile à prioriser face à d’autres priorités.

Le manque de vision stratégique claire, ainsi que la qualité et la disponibilité des données, constituent des freins secondaires. Les questions de cybersécurité et de protection des données, bien que structurantes, sont moins préoccupantes à ce stade, selon le baromètre EY 2026.

La cybersécurité et la protection des données préoccupent relativement moins les entreprises, comparativement aux défis humains liés à l’adoption de l’IA.

Le peu d’attention accordée à la qualité et à la protection des données souligne un déficit de culture IA dans certaines entreprises. Celles-ci considèrent ces éléments comme secondaires, préférant investir dans les compétences et les budgets pour démarrer des projets plutôt que d’assurer leur pérennité, détaille le rapport. Cette priorisation indique que l’IA est encore majoritairement abordée sous un angle expérimental et opérationnel, plutôt que comme un levier de transformation.

Seulement 4% des entreprises disposent d’une gouvernance IA complètement intégrée, avec une structure consolidée  et des processus bien établis.

Bien que ce chiffre soit faible, il témoigne de l’existence d’un noyau pionnier pouvant servir de modèle pour le reste du marché.

En somme, elle requiert une gouvernance des données, des normes de sécurité et une perspective à plus long terme.

Nous y reviendrons plus en détail.

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