Selon l’Indice de prospérité HelloSafe 2026, les Seychelles occupent la première place en Afrique avec un score de 98,09 dans le panel régional, devant Maurice (77,09) et l’Algérie (54,24). Ainsi la Tunisie occupe la 7e place en Afrique avec un score de 45,19.
Ce classement applique la même méthodologie à cinq indicateurs que le panel mondial : le PIB en parité de pouvoir d’achat, le revenu national brut, l’indice de développement humain, la répartition des revenus et le taux de pauvreté relative. Les scores sont normalisés à l’intérieur du panel africain et ne sont donc pas directement comparables aux valeurs numériques du classement mondial.
Les Seychelles dominent grâce à un PIB en PPA de 42 110 dollars par habitant, le plus élevé du continent de loin, combiné au meilleur IDH d’Afrique (0,848) et à une répartition des revenus maîtrisée. Maurice suit avec un RNB de 12 570 dollars et un IDH de 0,806 : ce sont les deux seuls pays africains classés en « très haut développement humain » par le PNUD.
Le Botswana (8e) et l’Afrique du Sud (10e) paient le prix de fortes inégalités structurelles. L’Afrique du Sud affiche la distribution des revenus la plus concentrée au monde et un taux de pauvreté relative estimé à 50%, ce qui la pénalise malgré un PIB supérieur à celui de plusieurs pays mieux classés. Le Botswana présente un profil similaire : une économie solide, mais une richesse fortement concentrée. Ce classement illustre l’écart persistant entre la création de richesse et sa répartition réelle au sein des ménages.
Dans ce contexte, se pose la question du traitement des infractions de change. Il s’agit d’un projet de loi très attendu par les Tunisiens, dont beaucoup se sont retrouvés devant les tribunaux pour des motifs parfois simples, mais sanctionnés par des peines lourdes. Il apparaît donc nécessaire de débattre de ce nouveau projet.
Messaoud Grira, député et membre de la commission des finances à l’ARP, plaide pour que ce texte soit examiné dans les prochains jours. Il part du constat que ce denier est tant attendu par les Tunisiens. Nombre d’entre eux espèrent qu’il permettra de conclure des arrangements, ou de réduire, voire d’annuler, les sanctions qui leur ont été infligées pour des infractions mineures.
Par ailleurs, la commission abordera également la question de l’indépendance de la Banque centrale et la possibilité, ou non, pour l’État d’emprunter directement auprès d’elle. Selon Messaoud Grira, le recours aux banques commerciales a coûté des sommes considérables à la collectivité nationale environ 3 200 milliards de dinars,que les Tunisiens paient à travers le Trésor public, tandis que les banques en tirent profit.
Il précise : « Nous ne sommes pas contre le secteur privé ; les banques ont le droit de réaliser des bénéfices. Cependant, le pays a aujourd’hui un besoin urgent de chaque dinar. »
Le député explique que, cette fois, il sera proposé d’autoriser l’État à emprunter directement auprès de la Banque centrale, sous certaines conditions. « Lorsqu’un particulier demande un prêt, la banque évalue son revenu pour déterminer le montant qu’il peut emprunter. De la même manière, nous voulons que l’État emprunte l’équivalent d’environ un quart de ses recettes fiscales. Les prêts ne devraient donc pas dépasser 25 % des recettes fiscales trimestrielles, et ces dettes devront être remboursées. »
Toutefois, il met en garde contre la tentation pour le gouvernement de se financer trop facilement auprès de la Banque centrale. Celle-ci, autrefois rentable, avait su résister à l’inflation et préserver la valeur du dinar. Tout en ajoutant: » La fragiliser risquerait de priver le pays de marges de manœuvre monétaires essentielles. »
Et de conclure: « Nous ne voulons pas que le Parlement ni la commission des finances ouvrent grand la porte au gouvernement pour qu’il aille chercher de l’argent auprès de la Banque centrale dès qu’il en a besoin. De plus, nous poserons la condition que ces fonds soient destinés à l’investissement et non au paiement des salaires. Pour cela, d’autres solutions devront être envisagées. »
La flambée du prix du baril, qui dépasse désormais les 100 dollars, met à rude épreuve le budget de la loi de finances 2026. Lequel était calculé sur la base de 63 dollars. Dans ce contexte, la question d’une loi de finances complémentaire pour 2026 s’impose avec acuité. Il apparaît donc nécessaire de préparer un nouveau projet de loi de finances complémentaire pour 2026.
Face à une facture énergétique qui risque d’exploser et à une Caisse de compensation exsangue, Massaoud Grira, député et membre de la commission des finances à l’ARP, plaide pour une loi de finances complémentaire urgente. Une loi qui serait à même de concilier l’impératif de soutenabilité budgétaire avec la protection du pouvoir d’achat des Tunisiens.
Dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, le député souligne que dès le premier jour du déclenchement de la guerre, le prix du pétrole a commencé à flamber. “J’ai été parmi les tout premiers à appeler à se pencher sur ce dossier, parce que nous avons élaboré le budget sur la base de 63 dollars le baril. Alors qu’aujourd’hui le baril est monté à 108, 110 dollars. Et après un léger repli, il est reparti à la hausse après la menace de Trump de fermer le détroit d’Ormuz. Ce qui a fait remonter le pétrole” s’inquiète Messaoud Grira.
Et de poursuivre : “Concrètement, le pétrole nous coûte 50 dollars de plus que ce qui était programmé. Et chaque dollar supplémentaire revient au budget tunisien à environ 160 milliards de millimes. Cela signifie que ces 50 dollars de différence représentent quelque 8 000 milliards que l’État doit absorber. Ce qui est impensable.”
Une nécessité impérieuse
Pour le député, “une loi de finances complémentaire est devenue une nécessité impérieuse, à cause de la hausse des prix du pétrole, des carburants en général et du gaz. Sachant qu’une grande partie de l’électricité que nous consommons en Tunisie provient du gaz… Par conséquent, le gouvernement et l’ensemble des parties prenantes doivent réfléchir sérieusement et préparer un budget complémentaire. Et ce, pour éviter de se retrouver en difficulté dans quelques mois. Car la Caisse de compensation n’est plus en mesure de supporter les augmentations qu’a connues le pétrole”.
En outre, il estime que ces hausses doivent toutefois être étudiées dans le cadre du possible. De manière à ne pas pénaliser les autres secteurs économiques, ni le consommateur, ni le citoyen tunisien, qui consomment aussi du carburant domestique, et qui seront eux aussi impactés.
Et de conclure : “Il faut donc que les mesures soient conçues de façon à ne pas négliger la dimension sociale de l’État. Tout en évitant de laisser l’économie livrée à elle-même sans décisions qui soient, je le répète, nécessaires et non pas optionnelles.”
Les prix alimentaires mondiaux ont connu une hausse durant le mois de mars 2026 pour le deuxième mois consécutif. Et ce, dans un contexte marqué par des tensions au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce qui a entraîné des perturbations et des tensions du marché des engrais, de l’énergie et des intrants agricoles. Car il faut rappeler que près d’un tiers du commerce maritime mondial de fertilisants y passe.
De ce fait, pour faire face à cette menace croissante de la sécurité alimentaire mondiale, la FAO appelle les États à ne pas imposer de restrictions à l’exportation d’énergie et d’engrais. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.
Ainsi, toujours selon Ecofin, les experts ont souligné l’importance de l’équilibre des flux mondiaux de fertilisants. Et ce, dans le but d’éviter une chute des rendements, une flambée des prix des matières premières agricoles et une nouvelle vague d’inflation alimentaire.
Par ailleurs, la FAO appelle les institutions financières internationales à réagir afin de soutenir les pays les plus exposés.
Il convient de noter que l’instabilité climatique amène à une situation alarmante qui pourrait réduire les rendements dans de nombreuses régions tropicales.
Au delà des appels de la FAO, plusieurs grands exportateurs privilégient leurs marchés domestiques : la Russie a suspendu ses ventes de nitrate d’ammonium et la Chine prolonge jusqu’en août ses restrictions sur l’urée.
En somme, de telles décisions compliqueraient davantage l’approvisionnement mondial et fragiliseraient les systèmes agricoles des pays dépendants des importations d’engrais.
Lundi 13 avril, le pape Léon XIV a lancé un voyage apostolique de dix jours en Afrique, avec des étapes prévues en Algérie, au Cameroun, en Guinée équatoriale et en Angola. Cette tournée se déroule dans un contexte de fortes tensions avec la Maison-Blanche, auxquelles le pape a répondu en affirmant qu' »il était contre la guerre au Moyen-Orient ».
Arrivé à Alger, Léon XIV a d’abord effectué une visite de courtoisie au palais présidentiel, où il a été reçu par Abdelmadjid Tebboune. Il s’est ensuite rendu à la grande mosquée d’Alger et à la basilique Notre-Dame d’Afrique, symbole du catholicisme algérien.
Mardi, il se rendra à Annaba, l’ancienne Hippone, pour une visite consacrée à Saint-Augustin, qui se conclura par une messe à la basilique de la ville.
Réunis en conférence de presse ce lundi 13 avril 2026 à Paris, les avocats ( Nafaâ Laribi, Karim Krifa, Hatem Chelly et bien d’autres… )d’Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), ont dénoncé les poursuites engagées à son encontre , qu’ils considèrent comme infondées.
Selon eux, son interpellation, survenue le 3 octobre 2023 au bureau d’ordre de la présidence de la République, relevait d’un simple acte administratif, accompli dans un cadre légal, et ne pouvait en aucun cas justifier une arrestation.
La défense affirme qu’aucun élément ne permet de parler d’une menace pour l’ordre public et dénonce une requalification arbitraire des faits. Les avocats ont aussi mis en avant l’accumulation des procédures visant Abir Moussi, rappelant notamment sa condamnation à 12 ans de prison en première instance, ramenée à 10 ans en appel, tout en soulevant plusieurs zones d’ombre sur l’exécution des peines et le chevauchement des affaires.
Ils ont également alerté sur les conditions de sa détention évoquant des restrictions d’accès à son dossier médical et des atteintes à ses droits fondamentaux. Plus largement, le comité de défense estime que cette affaire constitue un précédent et “appelle à la libération immédiate d’Abir Moussi, en s’appuyant notamment sur l’avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire’
La cybersécurité ne peut plus être pensée comme une simple protection technique des systèmes informatiques. Elle évolue désormais au rythme des transformations technologiques, mais aussi au rythme de la manière dont les entreprises exploitent les données humaines.
Après l’ère du CRM, qui dominait surtout entre les années 1990 et 2010, l’objectif était de mieux connaître le client à travers des données statistiques afin de le fidéliser. L’entreprise cherchait alors à identifier ses habitudes, ses préférences et ses comportements d’achat pour construire une relation commerciale plus efficace. Le capital principal était donc la donnée descriptive.
Entre 2010 et 2023, une nouvelle étape s’est imposée avec la gestion de l’expérience client. L’entreprise ne se contente plus de savoir qui est son client ; elle cherche à comprendre son parcours, ses usages, ses frustrations et ses attentes. Le lien commercial devient plus subtil, plus personnalisé et plus émotionnel. Il ne s’agit plus seulement de vendre un produit, mais de construire une relation fondée sur le vécu du client. Cette évolution marque un déplacement du capital de l’entreprise : de la donnée statique vers la donnée comportementale, puis vers une compréhension plus fine de l’expérience humaine.
Avec la révolution de l’intelligence artificielle, une troisième phase émerge : la gestion de l’émotion client. Mohamed Ben Noomene, fondateur de l’Association de cyberprévention de l’enfance et de la jeunesse et expert en cyberéducation, a livré une analyse dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin où il évoque que l’’enjeu n’est plus uniquement de connaître le parcours d’un utilisateur, mais d’identifier son état émotionnel, ses réactions, ses vulnérabilités et ses points de sensibilité.
Selon lui, l’IA permet de capter de générer et d’amplifier les émotions des utilisateurs ( les algorithmes de la colère) en temps réel et d’en tirer des conclusions sur l’attention, l’indignation, la colère ou la tristesse d’un individu. Dans cette logique, l’émotion devient un nouveau capital stratégique. Les marques cherchent à ne plus seulement capter l’attention, mais à influencer l’état émotionnel du consommateur pour maximiser l’engagement et la conversion.
Et de poursuivre: « Cette évolution ouvre cependant un champ de risques majeurs. Plus une entreprise connaît son client, plus elle devient capable de l’influencer. La relation commerciale peut alors basculer de la personnalisation vers une forme de manipulation émotionnelle. L’algorithme ne se contente plus de recommander un produit ; il peut exploiter une émotion forte, notamment la colère ou l’indignation, car ces émotions retiennent davantage l’attention et augmentent la probabilité d’interaction. C’est ce que l’on peut appeler un “algorithme de la colère”, fondé sur l’idée que l’émotion intense rend l’utilisateur plus réceptif, moins vigilant et donc plus exposé à la publicité ciblée, à la désinformation ou à l’ingénierie sociale. »
Dans ce contexte, la cybersécurité prend une dimension humaine beaucoup plus large. Le danger ne vient pas seulement des failles techniques, mais aussi des failles comportementales et émotionnelles.
Les attaques les plus efficaces passent par l’humain, en exploitant sa distraction, sa peur, sa confiance excessive ou encore son indignation. Dans l’ère de la désinformation, une forte réaction émotionnelle altère la capacité de discernement. De ce fait, une grande partie des incidents de cybersécurité est liée au facteur humain. Lorsque l’utilisateur est émotionnellement fragilisé, il devient plus facile à manipuler, à piéger ou à orienter vers un comportement à risque. La cybersécurité doit donc intégrer pleinement les dimensions psychologique et cognitive.
Le phénomène de désinformation amplifie encore cette problématique. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de déformer une réalité ou une perception ; il s’agit parfois de modifier des émotions elles-mêmes. Cette capacité à influencer les états affectifs des individus constitue une menace profonde pour la liberté de jugement, le libre arbitre et la stabilité démocratique. Dans les réseaux sociaux, la viralité des contenus repose souvent sur l’émotion extrême, en particulier la colère et l’indignation. Ces émotions créent de l’engagement, mais elles réduisent aussi la capacité de discernement.
Face à cela, la réponse ne peut être uniquement réglementaire ou technologique. l’expert en cyberéducation souligne comme suit: « Elle doit aussi être éducative, éthique et culturelle. Les entreprises doivent comprendre que le capital émotionnel est devenu aussi stratégique que le capital financier ou informationnel. Elles doivent apprendre à utiliser l’IA avec responsabilité, en évitant les pratiques de manipulation ou d’exploitation excessive des vulnérabilités émotionnelles. Ainsi il faut renforcer les mécanismes de protection contre la cyberviolence, la désinformation et l’ingénierie sociale. Quant au citoyen, il doit développer une véritable souveraineté émotionnelle, c’est-à-dire la capacité à maîtriser ses réactions, à conserver sa lucidité et à ne pas devenir le produit des algorithmes. »
En définitive, la performance économique ne devrait plus être mesurée seulement par le nombre de clics, le volume de données collectées ou le taux d’engagement. Elle devrait aussi intégrer la sérénité offerte au client, la confiance construite et le respect de sa liberté intérieure. Dans un monde où les technologies savent de mieux en mieux détecter, anticiper et stimuler les émotions, la vraie valeur de l’entreprise sera peut-être celle qui saura conjuguer efficacité, éthique et protection de l’humain.
La Tunisie affronte, depuis un certain nombre d’années, un défi hydrique majeur, qualifié par des experts de « stress hydrique ». La question essentielle est de savoir comment financer, moderniser et sécuriser tout un système de production, de distribution et de préservation de l’eau afin de faire face à une raréfaction devenue structurelle.
Dans ce contexte, décideurs publics, bailleurs internationaux et autres experts convergent sur une idée centrale : il faut investir vite, mais aussi mieux, pour éviter que ce stress hydrique ne se transforme en crise durable.
La Banque mondiale a approuvé, le 31 mars 2026, un financement de 332,5 millions de dollars pour lancer une première phase du Programme tunisien de sécurité hydrique et de résilience. Ce programme vise à améliorer les services d’eau potable, moderniser l’agriculture irriguée et soutenir l’emploi dans les zones rurales, avec un impact attendu sur des millions de Tunisiens.
Dans cette perspective, le rapport du ministère de l’Agriculture de janvier 2026 met en évidence l’alignement du projet avec les priorités de la Banque mondiale en matière de résilience climatique, de développement durable, de gestion efficiente de l’eau et de prospérité partagée.
Le projet vise à renforcer la stabilité de l’irrigation dans un contexte de variabilité pluviométrique et de stress hydrique, tout en soutenant le développement socio-économique local et régional. Il entend améliorer la production agricole, diversifier les revenus à travers les produits du terroir et l’agrotourisme, structurer les filières agroalimentaires et renforcer les circuits de distribution et de contractualisation. Il devrait aussi accroître la productivité, la valeur ajoutée et la compétitivité des cultures irriguées, consolider la sécurité alimentaire nationale, améliorer et stabiliser le revenu des agriculteurs face aux aléas climatiques, et favoriser leur accès aux marchés, au financement et à l’innovation.
A titre d’exemple,le rapport mentionne que les gouvernorats de Bizerte, Béja et Siliana partagent une forte vocation agricole, chacun avec des atouts spécifiques : Bizerte se distingue par ses ressources hydrauliques et sa diversité agricole, Béja occupe une place centrale dans les cultures céréalières, tandis que Siliana joue un rôle de zone de transition où l’irrigation favorise la diversification et la modernisation des exploitations. Dans cet ensemble, l’irrigation constitue un levier essentiel pour sécuriser les rendements, accroître la production et renforcer la valeur ajoutée agricole.
Elle soutient aussi l’organisation des filières agroalimentaires, la contractualisation entre producteurs et transformateurs, ainsi que le développement des circuits de commercialisation. Au-delà de l’agriculture, elle contribue à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois locaux et à la stabilisation des populations rurales, faisant de ces trois gouvernorats un espace stratégique de développement agricole intégré et résilient.
Une cartographie générée avec l’IA
En parallèle, il contribuera à la création d’emplois locaux et ruraux, notamment pour les jeunes, les femmes et les PME régionales, tout en améliorant la commercialisation, en réduisant les pertes post-récolte, en facilitant la mobilité des populations rurales et en renforçant la sécurité routière.
Le rapport de l’Onagri converge sur quelques priorités immédiates : améliorer l’eau potable, moderniser l’irrigation et réduire les pertes dans les réseaux.
De son côté, la Banque mondiale prévoit notamment la réhabilitation d’infrastructures d’irrigation dans plusieurs gouvernorats, ainsi que l’appui aux agriculteurs pour adopter des technologies plus sobres en eau. Pour l’eau potable, le programme inclut l’extension de l’usine de dessalement de Zarat, l’installation de compteurs intelligents et la remise à niveau des réseaux de distribution.
La logique est simple : produire davantage ne suffit pas si l’eau est perdue avant d’arriver aux ménages ou aux exploitations agricoles. La question du financement doit donc couvrir à la fois les ouvrages lourds, la maintenance, la gouvernance des opérateurs publics et la gestion de la demande. C’est cette combinaison qui permet de transformer un investissement ponctuel en véritable politique de sécurité hydrique.
Les solutions alternatives
Les spécialistes ne défendent pas une seule solution miracle, mais une stratégie mixte. Le dessalement est considéré comme une réponse utile, surtout pour les régions du sud et du littoral, mais il reste coûteux et énergivore, ce qui impose de le réserver aux usages les plus stratégiques. La réutilisation des eaux usées traitées est aussi présentée comme une piste importante, notamment pour l’agriculture et certains usages industriels.
Raoudha Gafrej docteur en science de la terre, experte en environnement, eau et changement climatique souligne, dans une précédente déclaration à leconomistemaghrebin.com que la question de l’eau de surface est centrale dans l’agriculture tunisienne, car le paysage agricole repose sur deux réalités distinctes : l’agriculture irriguée, qui couvre environ 8% des terres agricoles utiles, et l’agriculture pluviale, qui représente les 92% restants et dépend normalement des précipitations. Or, selon elle, ce modèle pluvial ne fonctionne plus réellement depuis plusieurs années en raison de l’aggravation des sécheresses. De nombreux agriculteurs sont désormais contraints de trouver eux-mêmes des solutions pour approvisionner leurs cultures en eau.
À côté de cela, plusieurs alternatives reviennent dans les débats : modernisation de l’irrigation goutte-à-goutte, réduction des fuites, récupération des eaux pluviales, recharge artificielle des nappes et meilleure tarification pour limiter le gaspillage.
Rappelons les multiples coupures d’eau dans l’ensemble du pays, notamment en été. Il est donc impératif de mettre en place une solution de fond qui s’accompagne d’une gestion intelligente du réseau et de la consommation. Autrement dit, la Tunisie doit passer d’une logique de pénurie subie à une logique de gestion anticipée.
Mohamed Ben Sakka, expert en ressources en eau, estime dans une ancienne déclaration à leconomistemaghrebin.com que la sensibilisation doit venir d’abord des usagers eux-mêmes, et non uniquement de l’État. Désormais, la priorité est de passer aux solutions pour améliorer la gestion de cette ressource. Cela suppose de recourir à des technologies de pointe et d’adopter une stratégie commune au service de l’intérêt général. Car l’eau n’est pas seulement un enjeu vital : elle constitue aussi un levier de puissance et de développement économique.
Le cadre national
La stratégie « Eau 2050 » revient comme le cadre de référence le plus structurant. En effet, le document « Eau 2050 » de l’Ites rappelle que le pays doit diversifier ses ressources et renforcer les capacités de stockage, de dessalement et de traitement. Cette approche montre que la sécurité hydrique n’est plus seulement un enjeu environnemental, mais aussi un enjeu économique, social et territorial.
En somme, la Tunisie n’est pas seulement confrontée à une crise de l’eau, elle est engagée dans une bataille de financement pour reconstruire sa sécurité hydrique. Les solutions existent, mais elles demandent des investissements continus, une gouvernance plus efficace et une hiérarchisation claire des priorités. Le message des experts est net : sans réforme structurelle, les réponses d’urgence resteront insuffisantes.
Une session de travail a réuni le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et les représentants des agences onusiennes en Tunisie, menés par la coordinatrice résidente Rana Taha.
Organisée en présence d’une représentante du ministère des Affaires étrangères et de plusieurs cadres ministériels, cette rencontre a permis de passer en revue les programmes et projets en cours des institutions de l’ONU, leur avancement et leurs retombées positives sur le développement économique et humain.
Les participants ont insisté sur la nécessité d’amplifier la coordination entre toutes les parties pour optimiser le suivi et l’exécution des initiatives, garantissant ainsi les retours attendus.
Samir Abdelhafidh et Rana Taha ont profité de l’occasion pour dévoiler les contours du futur cadre stratégique de coopération, aligné sur les priorités tunisiennes. Ce cadre intègre des axes clés et des mécanismes innovants financiers et techniques applicables tant bilatéralement avec l’ONU qu’au sein de cadres multilatéraux.
Nommé administrateur délégué de la Compagnie tunisienne de navigation fin décembre 2025, Habib Kraiem prend les rênes de l’entreprise. Ce cadre du secteur maritime est diplômé en gestion et en affaires maritimes.
Habib Kraiem a entamé sa carrière dans le secteur du transport et de la logistique, où il a exercé comme directeur central du transport de marchandises à la CTN de février 2024 à décembre 2025.
Sur le plan académique, il est diplômé de l’École supérieure de commerce de Tunis, où il a obtenu une maîtrise en gestion avec option transport, et de l’École d’administration des affaires maritimes de Bordeaux, où il a suivi un troisième cycle d’administrateur des affaires maritimes. Il dispose également d’une formation en transport et logistique et d’une certification d’auditeur qualité.
La question du conflit au Moyen-Orient interpelle comme toujours. On se demande ce qu’il adviendra dans les jours à venir : demain sera-t-il marqué par une déescalade, ou pire encore, par une continuation dont on ignore l’issue finale ?
L’ancien diplomate Ezzeddine Zayani a fait savoir, via son post Facebook, que « sans gâcher l’image positive que l’on a d’un pays qui a su et pu résister à l’agression américano-sioniste sur son territoire, on ne peut pas occulter la non-assistance de l’Iran au Liban, victime d’un carnage sioniste et qui paie le prix très très fort du soutien du Hezbollah à l’Iran. Ce dernier, qui ne manque pas de stratèges, aurait dû exiger un cessez-le-feu sur le front libanais au moment de l’accord sur une trêve de cessez-le-feu de 15 jours avec ses agresseurs ».
Et de poursuivre: « Dommage que l’Iran, à l’instar d’autres puissances dans le monde, ait privilégié ses propres intérêts, livrant le peuple libanais à son malheureux sort. Après avoir abandonné voire sacrifié le régime syrien de Bachar Al-Assad sur l’autel de ses propres ambitions régionales, voilà un remake à l’iranienne qui dit long sur le sérieux de Téhéran au niveau de son comportement vis-à-vis de ses alliés ».
La Tunisie a officiellement présenté le professeur de droit international Slim Laghmani comme candidat au poste de juge au Tribunal international du droit de la mer (ITLOS), pour un mandat couvrant 2026-2035.
Ces élections sont très attendues, tout comme elles seront bien disputées. Elles auront lieu en juin à New York pour élire sept juges parmi les onze candidats proposés par les États parties.
Aussi connu pour son expertise à l’échelle mondiale, le Pr Laghmani possède un profil particulièrement adapté à cette juridiction.
A cet égard, le contexte prête à s’intéresser aux prérogatives du Tribunal international du droit de la mer (ITLOS).
Pour ceux ou celles qui ne connaissent pas l’ITLOS, il est basé à Hambourg, en Allemagne. Il s’agit d’une cour internationale indépendante créée par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982. Il règle les différends liés à l’interprétation ou à l’application de cette convention, notamment relatifs à :
Les delimitations maritimes (frontières entre États en mer).
L’exploitation des ressources marines (pêche, pétrole, minerais).
La protection de l’environnement marin.
Les responsabilités des navires (pollution, collisions).
Il agit comme juridiction contentieuse (décisions obligatoires) ou consultative, avec 21 juges élus pour neuf ans par l’Assemblée des États parties.
À l’issue du quatrième congrès du Courant démocrate, son nouveau secrétaire général, Hichem Ajbouni, a exposé la vision économique et sociale du parti, fondée sur les principes de la social-démocratie, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 9 avril 2026 à Tunis.
Selon lui, cette approche repose sur trois piliers complémentaires : « l’initiative privée et l’économie de marché social, le libéralisme politique et la justice sociale ». Il a tenu à préciser que le parti ne se revendique ni du libéralisme économique ni du communisme, mais d’une voie intermédiaire où l’État conserve un rôle central de régulation et d’orientation.
Hichem Ajbouni estime que les choix économiques des dernières années ont trop privilégié l’aspect social sans engager les réformes structurelles nécessaires à la création de richesse.
Pour lui, un État social ne peut être durable que s’il s’appuie d’abord sur une économie productive capable de générer de la valeur et de l’emploi. Dans ce cadre, il plaide pour une redéfinition du rôle de l’État : celui-ci doit intervenir dans les secteurs à forte dimension sociale, comme l’éducation, la santé, le transport, l’habitat social et la couverture sociale, mais aussi dans les domaines liés à la souveraineté nationale, tels que l’énergie et les mines.
En revanche, dans les secteurs concurrentiels, « l’État peut se limiter à un rôle de régulateur, tout en laissant davantage d’espace à l’investissement privé et au partenariat public-privé », poursuit-il.
Le nouveau secrétaire général a également défendu une réforme graduelle du système de compensation, qu’il juge coûteux, injuste et source de gaspillage. Il propose de remplacer progressivement les subventions généralisées par des transferts monétaires directs ciblant les familles qui en ont réellement besoin.
Cette réforme, selon lui, suppose une base de données fiable, une meilleure identification des bénéficiaires et une certaine coordination avec les pays voisins afin d’éviter les déséquilibres des prix et le développement du commerce parallèle.
Il a aussi évoqué la nécessité de revoir les habitudes de consommation, en particulier pour des produits de base comme le pain, le sucre ou les pâtes, dans un contexte économique très différent de celui des années 1970.
S’agissant des entreprises publiques, Hichem Ajbouni estime comme suit: « elles ne doivent pas être considérées comme intouchables. Il juge possible de privatiser certaines structures opérant dans des secteurs concurrentiels et sans impact social majeur, citant notamment les produits de consommation comme le tabac, le café ou le thé. »
Enfin, il a réagi aux récentes restrictions sur l’importation de produits non essentiels, annoncées par la circulaire de la BCT, estimant qu’elles pénalisent surtout les petites et moyennes entreprises, renforcent les grandes entreprises et favorisent le marché parallèle. À ses yeux, la rareté organisée finit par faire monter les prix et creuser davantage les inégalités économiques.
Le secteur textile a pris une place majeure au cours des dernières décennies, porté par la mondialisation. Au-delà d’une concurrence intense, il s’impose comme un levier stratégique du développement économique régional, tout en restant confronté à d’importants défis sociaux, économiques et environnementaux.
C’est dans ce contexte que la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a souligné que l’accueil par la Tunisie de l’assemblée générale annuelle de l’Organisation européenne des centres techniques du textile met en lumière les atouts du pays dans ce domaine.
Dans une déclaration aux médias, elle a affirmé que le textile s’est développé au fil des années en s’adaptant aux avancées technologiques. Elle a ajouté que le « Made in Tunisia » se distingue par une certaine spécificité, notamment par le respect du tissu social, un engagement qui repose sur un travail collectif associant le ministère, la fédération et le centre technique. Selon elle, les résultats obtenus confirment également la qualité du secteur et l’éthique qui le caractérise.
La ministre a par ailleurs indiqué que le secteur textile tunisien se distingue par ses progrès technologiques, scientifiques et techniques, tout en préservant sa dimension sociale.
De son côté, le président de la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement FTTH Haithem Bouajila, a salué la participation unique de la Tunisie, seul pays arabe représenté par son centre technique, aux côtés de plusieurs centres européens spécialisés.
Cette rencontre a réuni experts, ingénieurs et spécialistes du textile, offrant un cadre d’échange sur l’innovation et la recherche. M. Bouajila a également annoncé l’organisation, les 3 et 4 septembre prochains, d’une conférence sur l’intégration industrielle euro-méditerranéenne, organisée par la FTTH et la Confédération européenne du textile et de l’habillement, comme un signe du bon positionnement de la Tunisie.
La commémoration du 9 avril, connue comme la Fête des Martyrs, revêt une importance historique et symbolique pour la Tunisie. Voici les points principaux exprimés par Foued Mouakher, dirigeant du parti destourien libre via sa page Fb.
La conférence de Ksar Hellal du 2 mars 1934 marque un virage stratégique dans le mouvement national tunisien. Un groupe de jeunes intellectuels fait scission du Vieux Destour pour fonder le Néo-Destour, imposant discipline, organisation et patience face à la répression coloniale française. Fini la spontanéité : la mobilisation de la rue devient un outil calculé, intégrant syndicats, étudiants et soutiens extérieurs. Cette maturité tactique transforme le choc répressif en « mobilisation silencieuse », liant question nationale et sociale.
Quatre ans plus tard, la tension explose. Dès janvier 1938, manifestations nationales font des morts après des arrestations de leaders. Le 8 mars à Mateur, 19 ouvriers tombent sous les balles policières lors d’un conflit syndical. Mi-mars, le parti réagit à une vague d’interpellations. Avril s’embrase : grèves au Sadiki et Zitouna (2 avril), émeutes à Oued Meliz et Souk El Arbaa (4 avril, arrestations de Salah Ben Youssef et autres),
Le 8 avril, Tunis s’embrase : deux marches massives convergent vers un « parlement tunisien », avec première participation notable des femmes. Le 9, l’arrestation d’Ali Belhouane déclenche la tempête : 22 morts, 150 blessés, plus de 2 000 arrestations dont Habib Bourguiba, sous une répression française massive.
Bilan 1938-2026 : De la répression coloniale sanglante à une commémoration sereine ce 9 avril 2026, l’héritage de notre histoire invite à aborder les défis économiques et sociaux actuels par une stratégie mesurée.
Après l’accord de principe entre l’Iran et les États-Unis, la guerre paraît plus que jamais susceptible de s’étendre et de durer, selon l’analyse de l’expert en économie Ridha Chkoundali. Il estime que l’Iran affirme que l’accord inclut le Liban, alors que les États-Unis soutiennent le contraire, créant ainsi une zone de friction exploitée par Israël.
Selon lui, l’entité sioniste n’a aucun intérêt à voir aboutir un accord entre Washington et Téhéran, car tout rapprochement risquerait de réduire son rôle de relais dans la région. Dans cette logique, il considère que les bombardements au Liban visent aussi à faire échouer toute détente entre les deux parties.
Ridha Chkoundali ajoute que l’Iran utilise la défiance des pays du Golfe envers les États-Unis comme levier politique, en cherchant à montrer l’incapacité de Washington à protéger la région. Il avance aussi que Téhéran veut pousser au retrait des bases américaines au profit de la Chine et de la Russie, afin de renforcer sa position régionale.
L’expert en économie souligne enfin que la poursuite militaire du conflit sert les intérêts israéliens, tandis que son extension économique favorise ceux de l’Iran, dans les deux cas avec un risque de hausse des prix mondiaux du pétrole. Il en déduit que la Tunisie doit anticiper ce choc par une loi de finances rectificative, voire un budget d’urgence, afin de limiter l’impact sur son économie.
Selon L’Orient-Le Jour, le cessez-le-feu « in extremis » entre Washington et Téhéran, revendiqué comme une victoire par les deux parties, exclut explicitement le Liban selon Netanyahu et n’inclut pas le Hezbollah, condition essentielle selon le président iranien Pezeshkian.
Les frappes israéliennes massives au Liban ont fait 112 morts et 837 blessés ce mercredi, selon le ministère libanais de la Santé ; l’ONU condamne fermement ces attaques et les pertes civiles, appelant à profiter du cessez-le-feu pour éviter d’autres morts. Mahmoud Abbas dénonce les agressions et exprime la solidarité palestinienne avec le Liban, tandis qu’un commandant iranien qualifie toute attaque contre le Hezbollah d’agression contre l’Iran, promettant une « riposte sévère ». La compagnie Rifai dément tout lien avec un hangar visé à Beyrouth.
A l’heure actuelle,la situation est grave au Liban. A savoir, de violentes frappes ont touché Beyrouth et d’autres zones du pays, causant de nombreuses victimes et de lourds dégâts.
Selon les premiers bilans, les hôpitaux de la capitale seraient fortement saturés, tandis que plusieurs incendies et explosions ont été signalés après des attaques visant notamment des zones bâties et des installations à proximité.
Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a annoncé ce mercredi 8 avril 2026 que l’Autriche prévoit de recruter 15 000 travailleurs tunisiens dans le secteur du tourisme.
Il a également indiqué qu’un nouvel accord sera signé le 13 avril avec l’agence italienne de l’emploi, en vue de lancer de nouveaux recrutements dans plusieurs secteurs.
Cette convention ne concerne pas seulement les diplômés de la formation professionnelle, mais aussi d’autres domaines, notamment le bâtiment, la maintenance industrielle, l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication.
Samir Majoul, président de l’UTICA, a reçu ce mercredi 8 avril 2026 à Tunis l’ambassadeur du Portugal, Jorge Roza de Oliveira, en présence de membres du Bureau exécutif national.
Cette rencontre a permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre la Tunisie et le Portugal et d’explorer de nouvelles pistes pour les renforcer au service des intérêts communs.
Les échanges ont porté sur le développement de la coopération économique, à travers un appui accru aux investissements bilatéraux. Les deux parties ont passé en revue les flux d’investissements entre les deux pays et les moyens de les dynamiser davantage.
Elles ont également exprimé leur volonté de nouer des partenariats plus actifs entre les acteurs économiques tunisiens et portugais, avec un intérêt particulier pour des secteurs porteurs comme les énergies renouvelables, l’agroalimentaire, le maritime, la pharmacie, ainsi que le textile, le cuir et la chaussure.
La rencontre a aussi souligné l’importance de renforcer les échanges d’hommes d’affaires et de rétablir la liaison aérienne directe entre Tunis et Lisbonne afin de faciliter les relations économiques.
Enfin, l’UTICA a plaidé pour un assouplissement des barrières douanières et non douanières pesant sur les exportations tunisiennes vers l’Union européenne, notamment dans le textile et l’huile d’olive, un produit stratégique qu’elle souhaite voir accéder librement aux marchés mondiaux.