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Heute — 03. April 2026Haupt-Feeds

Médicaments : Washington durcit le ton contre les laboratoires étrangers

03. April 2026 um 12:13

L’administration Trump se prépare à imposer de nouveaux droits de douane. Ils concernent les produits des sociétés pharmaceutiques qui n’ont pas conclu d’accords avec le président américain pour réduire le prix de leurs médicaments aux États-Unis. C’est ce que rapporte la chaîne CNBC.

Selon un projet de document obtenu par CNBC, les médicaments brevetés et leurs principes actifs se verront imposer des droits de douane de 100 %. Toutefois, les entreprises pharmaceutiques ont la possibilité de réduire ou d’éviter les nouveaux droits de douane. Deux offres leur sont proposées : délocaliser leur production aux États-Unis ou être en négociations avec le gouvernement.

Depuis novembre 2025, plus d’une douzaine de grands laboratoires pharmaceutiques, dont Eli Lilly, Pfizer et Novo Nordisk, ont signé des accords avec Trump pour baisser les prix des médicaments nouveaux et existants. Sachant que ces entreprises bénéficiaient d’une exemption de droits de douane durant une période de trois ans.

La même source relève que le projet de loi prévoit que le gouvernement imposerait un droit de douane de 20 % aux entreprises qui envisagent de relocaliser leur production aux États-Unis. Et il porterait ce droit de douane à 100 % pour ces mêmes entreprises après quatre ans.

En outre, des taux distincts seront appliqués à l’UE, au Japon, à la Corée du Sud, à la Suisse et au Royaume-Uni; et ce, conformément aux accords bilatéraux. Enfin ce document prévoit qu’aucun droit de douane supplémentaire ne sera appliqué aux médicaments génériques.

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Une chute record des exportations pétrolières du Golfe 

03. April 2026 um 10:33

Les exportations de pétrole des pays du Golfe ont enregistré une chute historique de 49 % en mars par rapport à février 2026, sur fond de guerre persistante au Moyen-Orient. La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures, a fortement réduit les flux transitant par cette route essentielle.

La majorité des grands exportateurs de la région ont été durement touchés. Cinq pays du Moyen-Orient, dont l’Irak, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont vu leurs exportations maritimes de brut reculer nettement. À contre-courant, seul le sultanat d’Oman a enregistré une progression de ses ventes.

Selon les données de l’Energy Research Unit, basée à Washington, les exportations totales de pétrole du Golfe (hors Iran) ont été quasiment divisées par deux, tombant à 8,44 millions de barils par jour en mars, contre 16,58 millions en février.

Malgré son contrôle stratégique du détroit d’Ormuz, l’Iran n’a pas échappé à ce trend baissier. Ses exportations ont reculé, même si la hausse des prix du pétrole, au-delà de 100 dollars le baril, a permis à Téhéran de compenser en partie la baisse des volumes…

Des baisses généralisées, l’Irak particulièrement touché

L’Irak apparaît comme le pays le plus affecté, avec une chute spectaculaire de 83,3 %, ses exportations tombant à 561 000 barils par jour, soit une baisse de 2,8 millions par rapport au mois précédent.

Dans ce contexte, Bagdad a décidé de recourir à une solution exceptionnelle : relancer les exportations de pétrole par voie terrestre via la Syrie. Cette option, abandonnée depuis des décennies, vise à compenser la paralysie du détroit d’Ormuz et à garantir des recettes indispensables au budget de l’État. Les flux devraient reprendre progressivement, avec un transport assuré par camions citernes.

L’Arabie saoudite et les Émirats amortissent le choc

L’Arabie saoudite a vu ses exportations reculer de 38,6 % en mars, à 4,388 millions de barils par jour, soit une baisse de 2,76 millions de barils. De leur côté, les Émirats arabes unis ont enregistré un repli de 37 %, à 2,132 millions de barils par jour.

Pour limiter l’impact de la crise, Riyad s’est appuyé sur l’oléoduc Est-ouest, qui permet de contourner le détroit d’Ormuz et fonctionne actuellement à pleine capacité, soit environ 7 millions de barils par jour. Les Émirats ont, quant à eux, renforcé leur utilisation de l’oléoduc Habshan-Fujairah, réduisant partiellement leur dépendance à la voie maritime.

Koweït et Qatar en forte baisse, Oman fait exception

Le Koweït et le Qatar ont également subi de lourdes pertes. Les exportations koweïtiennes ont chuté de 76,4 %, à 280 000 barils par jour. Tandis que celles du Qatar ont reculé de 77,7 %, à 135 000 barils par jour.

À l’inverse, Oman se distingue comme le seul pays de la région à avoir augmenté ses exportations, en hausse de 6 % à 940 000 barils par jour. Cette résilience s’explique par sa position géographique : ses ports, situés sur la mer d’Arabie, échappent au passage par le détroit d’Ormuz.

L’Iran également affecté

Les exportations iraniennes ont elles aussi diminué en mars, atteignant environ 1,79 million de barils par jour, soit une baisse de 16,6 % par rapport à février.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz montre des signes timides de reprise, mais reste inférieur de 95 % à ses niveaux d’avant-guerre, illustrant l’ampleur des perturbations.

Une crise aux implications géopolitiques majeures

La fermeture du détroit d’Ormuz, l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial, suscite de vives interrogations quant à ses responsabilités et à ses conséquences à long terme.

Selon l’économiste de l’énergie, Anas Al-Hajji, attribuer la responsabilité de cette fermeture dépend largement de la lecture stratégique du conflit. Les intérêts de l’Iran et des États-Unis pouvant se croiser, la situation reste particulièrement complexe.

L’expert souligne que les implications seraient radicalement différentes selon l’origine de la fermeture : une initiative américaine pourrait traduire une stratégie globale de recomposition de l’ordre mondial. Tandis qu’une action iranienne mettrait en lumière les limites de la stratégie de sécurité des États-Unis dans la région.

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Guerre en Iran : Pékin revoit sa stratégie énergétique

03. April 2026 um 09:39

La région industrielle du Guangdong, dans le sud de la Chine, a demandé aux producteurs d’électricité locaux de reconstituer leurs réserves de charbon, de limiter leur consommation de gaz naturel et d’accélérer le développement de l’énergie nucléaire – signe que la deuxième économie mondiale commence à ressentir les effets de la guerre au Moyen-Orient.

Guangdong, la région du pays qui consomme le plus d’énergie — particulièrement exposée aux turbulences des marchés internationaux en raison de sa forte dépendance aux importations et des conditions météorologiques sèches dues à l’utilisation de l’énergie hydroélectrique —, a demandé aux gestionnaires de réseau de se préparer activement au pic de demande estival, selon des sources proches du dossier qui s’exprimaient sous couvert d’anonymat et rapportées par Bloomberg.

Les compagnies d’électricité ont reçu l’ordre d’augmenter leurs réserves de charbon afin de couvrir au moins 20 jours de consommation, et idéalement 25 jours par mesure de précaution.

Selon les données de l’Association chinoise du transport et de la distribution du charbon, les réserves moyennes de charbon dans le Guangdong sont tombées à environ 12,6 jours, en dessous de la limite de base de 15 jours d’utilisation.

Nucléaire…

La production d’électricité à partir de gaz a diminué dans les régions côtières chinoises depuis le début de la guerre, notamment après les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan, un site stratégique au Qatar, faisant craindre des perturbations prolongées du marché. La province limitera sa consommation de gaz naturel pour la production d’électricité à 19 milliards de mètres cubes cette année, contre 21 milliards de mètres cubes l’an dernier, relèvent des sources proches du dossier.

Les autorités de régulation ont également demandé à China General Nuclear Power Group de redémarrer un réacteur nucléaire en maintenance et de mettre en service deux nouvelles unités d’ici juillet.

Jusqu’à présent, les marchés énergétiques chinois ont fait preuve d’une relative résilience face aux perturbations causées par la guerre en Iran, notamment grâce à une politique de longue date d’autosuffisance et de diversification. L’approvisionnement énergétique du pays est également renforcé par ses vastes réserves et sa production record de charbon.

Cependant, la hausse des prix du charbon laisse présager un resserrement de l’approvisionnement en ce combustible essentiel. En Chine, l’indice des prix du charbon thermique a progressé de 1,5 % en mars, atteignant son plus haut niveau en trois mois.

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Le déficit commercial des États-Unis baisse plus que prévu

03. April 2026 um 08:13

Le déficit commercial américain s’est moins creusé que prévu en février, les importations et les exportations ayant toutes deux augmenté.

Le déficit commercial des biens et services s’est creusé de 4,9 % par rapport pour atteindre 57,3 milliards de dollars, selon les données publiées jeudi 2 avril par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur un déficit de près de 61 milliards de dollars.

Les exportations ont progressé de 4,2 % en février, tirées par les expéditions d’or et de gaz naturel. Pour leur part, les importations ont augmenté de 4,3 %, principalement grâce à la hausse des arrivages d’ordinateurs, de semi-conducteurs et d’automobiles.

Les revenus tirés de l’utilisation des droits de propriété intellectuelle ont également augmenté, ce qui pourrait refléter un coup de pouce temporaire dû aux droits de diffusion liés aux Jeux olympiques d’hiver.

Un an après que Donald Trump a dévoilé son régime tarifaire agressif, les fluctuations mensuelles de la balance commerciale continuent de refléter la mise en œuvre erratique de cette politique.

Les importations fluctuent fortement d’un mois à l’autre, même si les investissements dans l’intelligence artificielle stimulent la demande de microprocesseurs et autres équipements importés.

Avec des droits de douane désormais à leur plus bas niveau depuis avril 2025, suite à l’invalidation de nombreuses mesures par la Cour suprême, une question cruciale se pose : les entreprises augmenteront-elles leurs importations ou privilégieront-elles davantage la production nationale cette année ?

Les données de février permettront aux économistes d’établir des estimations plus précises du PIB du premier trimestre. Avant leur publication, les prévisions de GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta indiquent que les exportations nettes amputeraient le PIB du premier trimestre d’environ un quart de point de pourcentage, un chiffre similaire à celui du quatrième trimestre de 2025.

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Gestern — 02. April 2026Haupt-Feeds

Crise énergétique : la riposte coordonnée du FMI, de la BM et de l’AIE

02. April 2026 um 13:29

Des institutions internationales ont annoncé dans une déclaration commune, mercredi 1er avril, que les dirigeants de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) allaient former une équipe de coordination. Et ce, afin de renforcer leur réponse aux conséquences énergétiques et économiques du conflit en cours au Moyen-Orient.

Elles ont précisé, dans un communiqué, que l’équipe de coordination s’efforcera d’évaluer la gravité des impacts dans différents pays. Tout en coordonnant un mécanisme de réponse et en mobilisant les parties prenantes, afin de fournir le soutien nécessaire aux pays touchés.

« Nous coordonnons un mécanisme de réponse qui pourrait comprendre : la fourniture de conseils politiques spécifiques, l’évaluation des besoins potentiels de financement et du soutien financier connexe (y compris le financement concessionnel) et l’utilisation d’outils d’atténuation des risques, le cas échéant ». C’est ce qu’elles expliquent dans leur communiqué conjoint.

Et d’ajouter : « Nous sommes déterminés à travailler ensemble pour protéger la stabilité économique et financière mondiale, renforcer la sécurité énergétique et soutenir les pays et les peuples touchés, sur la voie d’une reprise durable, de la croissance et de la création d’emplois grâce à des réformes. ».

A rappeler que le FMI a décrit, mardi, le conflit comme un « choc global mais asymétrique » qui affecte principalement trois canaux : les prix de l’énergie, le commerce et les conditions financières. Tout en soulignant que perturber l’approvisionnement en énergie est particulièrement dangereux.

L’annulation des vols dans les principaux aéroports du Golfe a également des répercussions sur la politique mondiale et complique les échanges commerciaux. L’institution de Bretton Woods a mis en garde contre une inflation mondiale croissante et une faible croissance.

Pour sa part, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé la libération de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves de ses 32 pays membres. Et ce, afin d’atténuer la flambée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

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Le discours de Trump fait chuter les cours de l’or de plus de 3,5 %

02. April 2026 um 11:51

Les cours de l’or ont inversé leur tendance ce jeudi, chutant de plus de 3,5 %. Mettant ainsi fin à une série de quatre jours de hausse, après que le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis poursuivraient leur guerre contre l’Iran dans les deux semaines à venir.

L’or au comptant a chuté de 3,51 % à 4 591,47 dollars l’once jeudi matin. Tandis que les contrats à terme sur l’or américain ont baissé de 3,97 % à 4 622,10 dollars.

Dans une allocution télévisée à la nation, Trump a déclaré que les États-Unis frapperaient l’Iran « très durement » dans les deux à trois semaines à venir et le ramèneraient à « l’âge de pierre ». Tout en ajoutant du reste que les objectifs stratégiques des États-Unis dans ce conflit étaient sur le point d’être atteints.

De leur côté, les prix du pétrole brut Brent ont augmenté de plus de 4 %. Alors que les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans et l’indice du dollar ont progressé. Ce qui a eu un impact négatif sur le métal libellé en dollars.

A noter que le précieux métal a chuté de 11 % en mars, sa pire perte mensuelle depuis 2008. Et ce, après le déclenchement de la guerre en Iran le 28 février, qui a entraîné une hausse des prix du pétrole et une augmentation des pressions inflationnistes.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a chuté de 2,9 % à 72,95 $ sur le marché au comptant, le platine a baissé de 1,8 % à 1 928,26 $ et le palladium a reculé de 1,4 % à 1 451,85 $.

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La Russie impose un embargo sur les exportations d’essence jusqu’à fin juillet

02. April 2026 um 10:26

La Russie a décidé d’imposer un embargo sur ses exportations d’essence jusqu’à la fin du mois de juillet.

L’objectif de Moscou est de maintenir un approvisionnement stable sur le marché intérieur. Et ce, face à une forte demande saisonnière de carburant et à la hausse des prix mondiaux du pétrole.

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Trump face au casse-tête de la fin de la guerre en Iran

02. April 2026 um 10:22

Donald Trump s’est adressé aux Américains dans la nuit de mercredi à jeudi 2 avril pour affirmer que les États-Unis étaient sur le point d’atteindre leurs objectifs militaires en Iran, il laisse cependant planer une incertitude sur la fin du conflit.

Le chef de la Maison Blanche a revendiqué des avancées majeures, évoquant la destruction d’une grande partie des capacités militaires iraniennes, notamment la marine, l’aviation et les infrastructures liées aux missiles et au nucléaire. Il a toutefois évité de fixer un calendrier précis pour la fin des opérations, se contentant d’évoquer une possible issue « dans deux à trois semaines ».

Malgré ce discours se voulant rassurant, le ton est resté offensif. Trump a menacé de nouvelles frappes « extrêmement dures », notamment contre les installations énergétiques iraniennes, en cas d’échec des négociations en cours.

Pour sa part, l’armée iranienne a averti les États-Unis et Israël de « mesures plus massives, plus étendues et plus destructrices », accompagnées de menaces de frappes « extrêmement sévères » dans les deux à trois semaines à venir. Comme l’a annoncé Téhéran, la guerre se poursuivra jusqu’à « la reddition et le repentir final de l’ennemi » indique l’agence Tasnim.

Cette ambiguïté stratégique de Trump alimente les doutes, tant sur les objectifs réels de Washington que sur la durée du conflit. Si l’administration américaine affirme avoir neutralisé une grande partie de l’appareil militaire iranien, plusieurs incertitudes demeurent, notamment sur les capacités nucléaires du pays et la solidité du régime en place.

Par ailleurs et sur le plan international, les conséquences économiques se font déjà sentir. L’absence de feuille de route claire a contribué à une forte volatilité des marchés, en particulier sur le pétrole. Et ce, dans un contexte marqué par les tensions autour du détroit d’Ormuz, axe clé du commerce énergétique mondial.

Sur le plan intérieur, le discours de Donal Trump n’a pas dissipé les inquiétudes. Une majorité d’Américains exprime désormais son scepticisme face à cette intervention militaire, critiquant le manque de clarté et les risques d’escalade prolongée…

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L’UE anticipe une crise énergétique durable

01. April 2026 um 19:41

La Commission européenne a appelé les États membres de l’UE à agir rapidement, de manière coordonnée et avec une ligne commune, afin d’assurer la sécurité de l’approvisionnement en pétrole et en produits pétroliers, dans le contexte des nouvelles turbulences énergétiques provoquées par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz.

Dans une communication publiée mardi 31 mars, la Commission souligne que la volatilité des marchés internationaux de l’énergie exige une surveillance constante, un échange rapide d’informations et une coordination étroite entre les États membres, afin que l’UE soit préparée à toute éventualité.

La Commission souligne que l’UE est bien préparée, grâce à l’obligation pour les États membres de maintenir des stocks stratégiques de pétrole et de disposer de plans d’urgence pour faire face aux perturbations de la sécurité d’approvisionnement.

Les États membres de l’UE contribuent à hauteur d’environ 20 % à la libération de plus de 400 millions de barils de pétrole d’urgence, dans le cadre du mécanisme coordonné par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ajoute la commission.

Pour le commissaire à l’énergie et au logement, Dan Jørgensen, « la sécurité d’approvisionnement énergétique de l’UE reste garantie. Mais nous devons nous préparer à une perturbation potentiellement prolongée du commerce international de l’énergie. C’est pourquoi nous devons agir maintenant. Et nous devons agir ensemble, en tant que véritable Union. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrons être plus forts et protéger plus efficacement nos citoyens et nos entreprises. »

Et dans une lettre adressée aux ministres de l’Énergie de l’UE, Jørgensen a appelé les États membres à renforcer leur coordination par le biais du Groupe de coordination pétrolière et du Groupe de travail sur la sécurité de l’Union de l’énergie, ainsi qu’à envisager des mesures d’économie du côté de la demande, en mettant particulièrement l’accent sur le secteur des transports, comme le recommande l’Agence internationale de l’énergie dans son plan en 10 points visant à réduire la consommation de pétrole.

La Commission recommande également aux États membres d’éviter les mesures susceptibles d’accroître la consommation de carburant, de restreindre la libre circulation des produits pétroliers sur le marché unique ou de décourager la production des raffineries européennes.

Il est également souligné que les gouvernements devraient se consulter constamment avec les États membres voisins et la Commission elle-même, afin de maintenir la cohérence au niveau européen et de protéger le fonctionnement du marché intérieur…

Selon la présidence chypriote de la Commission, bien que la sécurité énergétique de l’UE reste assurée, l’Europe, en tant qu’importateur net d’énergie, subit déjà de fortes pressions…, les prix du gaz naturel ayant augmenté d’environ 70 % et ceux du pétrole de 50 % depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

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Guerre au Moyen-Orient : l’Asie en première victime

01. April 2026 um 18:28

L’Asie subit les effets les plus graves de la guerre au Moyen-Orient, confrontée qu’elle est à une crise énergétique, avertit la société d’analyse de données maritimes, Kpler.

« Nous estimons que, pour le moment, l’Asie sera la plus touchée », a déclaré Jean Maynier, président de Kpler, dans une interview accordée mardi 31 mars à l’AFP. Il a ajouté que « les ressources énergétiques ne seront pas suffisantes en Chine, elles ne suffiront pas à satisfaire les besoins de grands pays comme les Philippines et l’Indonésie. Il s’agit donc d’une véritable crise énergétique ».

Les effets de la fermeture du détroit d’Ormuz sont déjà visibles dans des pays comme les Philippines, qui ont déclaré « l’état de crise énergétique nationale et où des centrales électriques au charbon sont remises en service afin de préserver le gaz naturel pour d’autres usages », souligne-t-il…

À noter que Kpler surveille de près le détroit d’Ormuz depuis le début de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février. Au 30 mars, seuls 196 cargos, dont 120 transportant du pétrole ou du gaz naturel, ont traversé le détroit.

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Solaire : la Chine supprime les exonérations fiscales à l’export

01. April 2026 um 11:52

Cette décision concerne notamment les exportations de produits photovoltaïques et chimiques à base de phosphore.

La Chine a décidé de supprimer les exonérations fiscales pour les exportations d’équipements de production d’énergie solaire. Ce changement intervient à un moment où le pays connaît une surproduction importante de ces équipements et de féroces guerres des prix. Ce qui constitue une source de ressentiment parmi ses partenaires commerciaux.

Début janvier, les autorités chinoises ont annoncé qu’à compter du 1er avril, le remboursement de la TVA sur les produits d’énergie solaire exportés, qui était de 9 %, prendrait fin.

Cette décision concerne les exportations de produits photovoltaïques et chimiques à base de phosphore. Le ministère chinois des Finances n’a fourni aucune explication à ce sujet.

Depuis des années, le secteur de l’énergie solaire est confronté à la concurrence des exportations chinoises à bas prix. Meyerberger est la dernière entreprise européenne du secteur à avoir déposé le bilan l’an dernier, concernant ses sites de production situés en Saxe et en Saxe-Anhalt en Allemagne.

L’entreprise suisse a évoqué la concurrence des entreprises chinoises, qui proposent des unités d’énergie solaire à très bas prix, comme l’une des raisons de son échec.

De son côté, l’Association chinoise de l’industrie photovoltaïque a salué ces nouvelles règles, déclarant en janvier que les entreprises chinoises du secteur de l’énergie solaire étaient confrontées à une concurrence dévastatrice depuis 2024.

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Iran : Trump veut tourner la page de la guerre sans accord

01. April 2026 um 10:55

Donald Trump a affirmé, mardi 31 mars 2026, que les États-Unis pourraient mettre fin à leur guerre contre l’Iran « d’ici deux à trois semaines », marquant sa déclaration la plus explicite à ce jour sur un possible désengagement rapide.

S’exprimant depuis la Maison Blanche, Trump a indiqué que la fin du conflit ne dépendait pas nécessairement d’un accord avec Téhéran. Il souligne que l’objectif prioritaire de Washington reste d’« affaiblir sévèrement » les capacités militaires iraniennes, notamment pour empêcher tout développement d’armes nucléaires. Une fois cet objectif atteint, les forces américaines pourraient se retirer sans attendre de compromis diplomatique.

Cette annonce intervient alors que l’opération militaire américaine, lancée fin février, continue de déstabiliser le Moyen-Orient et de peser sur l’économie mondiale, notamment via les tensions sur les marchés de l’énergie. Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 1 % ce mercredi 1er avril, prolongeant sa hausse après avoir atteint un record mensuel en mars…

Dans le même temps, des messages contradictoires émergent de l’administration américaine. En effet, le secrétaire à la Défense a évoqué une ouverture aux négociations. Tout en avertissant que les opérations militaires se poursuivront si l’Iran ne se conforme pas aux exigences américaines, notamment l’arrêt de l’enrichissement nucléaire et la réouverture du détroit d’Ormuz.

Côté iranien, les autorités reconnaissent des échanges indirects avec Washington mais nient toute négociation formelle. Les tensions restent élevées, les Gardiens de la révolution ayant menacé des entreprises américaines, des menaces que Donald Trump a rapidement minimisées.

Le conflit continue par ailleurs de s’étendre dans la région, avec des frappes israéliennes au Liban et des affrontements en Syrie. Ce qui pousse plusieurs puissances internationales, dont la Chine et le Pakistan, à appeler à un cessez-le-feu.

Sur le plan intérieur, la guerre pèse de plus en plus sur l’opinion publique américaine. Un sondage Reuters/Ipsos estime que près des deux tiers des Américains souhaitent désormais une fin rapide du conflit; même si les objectifs militaires ne sont pas entièrement atteints.

Notons enfin que la Maison Blanche a annoncé que Trump s’adressera à la nation « pour fournir une mise à jour importante sur l’Iran » à 21 heures, heure de l’Est, mercredi 1er avril (1 h GMT jeudi).

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Huang Yiping met en garde contre une « inflation importée » en Chine

31. März 2026 um 15:42

Huang Yiping, conseiller de la Banque populaire de Chine, a déclaré que « l’inflation importée » exercerait une pression sur l’économie de son pays. Mais que Pékin dispose de la flexibilité politique nécessaire pour absorber le choc de la hausse des prix du pétrole si le conflit au Moyen-Orient prend fin prochainement.

Lors d’une réunion à Pékin, M. Huang – membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine – a fait part de son inquiétude aux médias. Et ce, concernant le choc subi par la rentabilité des entreprises en raison de la hausse des prix du pétrole. Tout en affirmant que cette pression serait extrêmement dommageable pour l’économie réelle.

Certaines des plus grandes banques américaines ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation pour la Chine cette année. De même qu’elles ont abaissé leurs attentes concernant une baisse des taux d’intérêt chinois. Car l’escalade du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran d’autre a entraîné une hausse des prix du pétrole.

Selon un rapport publié lundi 30 mars, Bank of America s’est jointe à d’autres banques de Wall Street telles que Citigroup et Goldman Sachs pour prévoir une hausse plus rapide des prix à la consommation et de gros en Chine cette année, par rapport aux prévisions précédentes.

La forte hausse des coûts de l’énergie réduit également la probabilité d’un assouplissement monétaire dans les prochains mois. Les économistes de Bank of America renonçant à leurs prévisions de deux baisses de taux d’intérêt totalisant 20 points de base cette année.

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Guerre au Moyen-Orient : l’alerte du FMI sur l’économie mondiale

31. März 2026 um 14:29

Le monde fait face à un nouveau choc majeur. La guerre au Moyen-Orient ne se limite pas à ses conséquences humaines : elle fragilise profondément l’économie mondiale déjà éprouvée par des crises successives, alerte le Fonds monétaire international (FMI), lundi 30 mars 2026. Dans une analyse récente, l’institution insistait sur le caractère « mondial mais asymétrique » de ce choc, qui frappe plus durement les pays importateurs d’énergie, les économies pauvres et celles disposant de faibles réserves.

Dans les pays directement touchés, les destructions d’infrastructures et les perturbations industrielles pèsent lourdement sur les perspectives de croissance à court terme. Mais l’impact dépasse largement la région. Les grandes économies importatrices d’énergie en Asie et en Europe subissent de plein fouet la flambée des coûts, dans un contexte où une part cruciale du pétrole et du gaz transite par le détroit d’Ormuz, décrit le FMI.

Cette dépendance expose particulièrement les économies d’Afrique et d’Asie, déjà fragiles, à des difficultés d’approvisionnement croissantes. Parallèlement, la hausse des prix des denrées alimentaires et des engrais accentue les risques d’insécurité alimentaire, notamment dans les pays à faible revenu, où les marges budgétaires sont limitées.

Quel que soit le scénario – conflit bref, prolongé ou tensions persistantes – les effets convergent : hausse des prix de l’énergie, inflation accrue et ralentissement de la croissance mondiale. La durée et l’intensité du conflit seront déterminantes pour l’ampleur du choc.

L’énergie constitue le principal canal de transmission de la crise. La perturbation du trafic dans le Golfe et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz ont provoqué un choc sans précédent sur le marché pétrolier, selon l’Agence internationale de l’énergie. Pour les pays importateurs, cela se traduit par une explosion des factures énergétiques, pesant sur les finances publiques, les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.

Les répercussions sont multiples. En Asie, la hausse des coûts de production affaiblit l’activité industrielle. En Europe, elle ravive les craintes d’une nouvelle crise énergétique. Dans les économies émergentes, elle accentue les déséquilibres extérieurs et la pression sur les monnaies. À l’inverse, certains pays exportateurs de pétrole tirent profit de la hausse des prix, renforçant leurs recettes budgétaires; à condition de pouvoir maintenir leurs exportations.

La guerre perturbe également les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le détournement des flux maritimes allonge les délais de livraison et renchérit les coûts logistiques. Les perturbations touchent aussi des produits essentiels comme les engrais, dont une part importante transite par le Golfe. Faisant craindre une hausse durable des prix alimentaires et des tensions sur les récoltes.

Dans ce contexte, les populations les plus vulnérables sont les premières touchées. Dans les pays à faible revenu, où l’alimentation représente une part importante des dépenses, toute hausse des prix se traduit par des conséquences sociales immédiates, susceptibles de provoquer des tensions politiques.

L’inflation constitue un autre risque majeur. La persistance de prix élevés de l’énergie et de l’alimentation pourrait ancrer des anticipations inflationnistes durables, compliquant la tâche des banques centrales et augmentant le risque d’un ralentissement économique plus marqué.

Les marchés financiers ne sont pas épargnés : baisse des actions, hausse des rendements obligataires et volatilité accrue témoignent d’un resserrement des conditions financières mondiales. Les pays les plus endettés ou disposant de faibles réserves sont particulièrement exposés, notamment en Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie et du Moyen-Orient.

Face à ce choc global et inégal, le Fonds monétaire international appelle à des réponses adaptées à chaque pays. De même qu’il renforce son soutien aux économies les plus vulnérables, via des conseils, une assistance technique et des financements. Comme l’a souligné sa directrice générale Kristalina Georgieva, dans un contexte d’incertitude croissante, un nombre grandissant de pays aura besoin d’un appui international renforcé.

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Dangote prête à approvisionner l’Europe en carburant

31. März 2026 um 14:21

La raffinerie nigériane Dangote est prête à accroître ses exportations de carburant vers l’Europe, notamment les Pays-Bas, en raison des perturbations sur les marchés pétroliers mondiaux liées au conflit israélo-américain avec l’Iran. C’est ce que rapporte le quotidien néerlandais De Telegraaf.

L’article cite Anthony Chiejina, porte-parole du groupe Dangote, qui affirme que la raffinerie est en mesure d’approvisionner des pays situés au-delà de l’Afrique après avoir déjà exporté 450 000 tonnes de carburant vers 12 États africains confrontés à des pénuries. « Nous sommes prêts à faire face à une demande accrue en provenance d’Europe », a expliqué M. Chiejina, qui ajoute que la raffinerie produit et fournit à la fois de l’essence et du diesel en quantités égales.

A noter que les pays de l’Union européenne (UE) recherchent activement des sources d’approvisionnement en carburant moins exposées aux perturbations du détroit d’Ormuz, dont la demande dépasse les 10 millions de barils par jour, relève encore De Telegraaf.

Le trafic routier représente plus de cinq millions de barils par jour, précise le journal. Tandis que l’aviation et le transport maritime en consomment près de deux millions à eux deux; alors que l’industrie et la pétrochimie consomment 3,5 millions supplémentaires.

La raffinerie Dangote, située à Lagos, a une capacité de 650 000 barils par jour. Ce qui en fait la plus grande raffinerie d’Afrique. En 2024, elle aurait expédié du kérosène à Rotterdam, aux Pays-Bas. Les acheteurs de l’UE recherchant des alternatives aux approvisionnements russes en carburants raffinés.

Sjaak Poppe, porte-parole de l’Autorité portuaire de Rotterdam, a qualifié la taille de l’usine d’« impressionnante », mais a souligné qu’elle ne suffirait pas à satisfaire la demande européenne globale.

« Elle est une fois et demie plus grande que Shell Pernis. Leur contribution apporte un soulagement, mais elle est malheureusement faible par rapport à la demande totale des Pays-Bas et de l’Europe. Tout le monde est à la recherche de carburants », a déclaré Poppe au De Telegraaf.

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L’or s’apprête à enregistrer sa pire performance mensuelle en 17 ans

31. März 2026 um 09:02

Les cours de l’or ont légèrement progressé ce 31 mars, soutenus par la faiblesse du dollar, mais s’orientent vers leur pire performance mensuelle en plus de 17 ans. La hausse des prix de l’énergie ayant freiné les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt américains cette année.

L’or au comptant a progressé de 0,8 % à 4 544,19 dollars l’once ce matin. Tandis que les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont grimpé de 0,3 % à 4 573,20 dollars. Selon Reuters, le dollar s’est affaibli, rendant les matières premières libellées en dollars moins chères pour les détenteurs d’autres devises.

Dans cet ordre d’idées, l’or a perdu environ 14 % de sa valeur depuis le début du mois, s’orientant vers sa plus forte baisse depuis octobre 2008…

Les opérateurs de marché ont quasiment exclu toute possibilité de baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) cette année, car la hausse des prix de l’énergie menace d’alimenter une inflation plus généralisée. Avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, on s’attendait à ce que le taux d’intérêt américain soit abaissé deux fois cette année.

Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a déclaré lundi 30 mars que la banque centrale pourrait attendre de voir comment une guerre avec l’Iran affecterait l’économie et l’inflation. Tout en notant que les décideurs politiques ignorent souvent les chocs tels que ceux provoqués par la hausse des prix du pétrole.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 1,2 % pour atteindre 70,81 dollars l’once sur le marché au comptant, le platine a grimpé de 0,1 % à 1 901,95 dollars et le palladium a gagné 1,1 % à 1 421,45 dollars.

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Guerre au Moyen-Orient : l’eau prise pour cible

31. März 2026 um 08:24

Dans un Moyen-Orient marqué par des tensions croissantes, l’eau s’impose désormais comme un enjeu stratégique central, au même titre que les ressources énergétiques. Dans cette région extrêmement aride du Golfe, plusieurs personnes dépendent quasi entièrement de centaines d’usines de dessalement pour assurer leur approvisionnement en eau potable.

Ces infrastructures, vitales pour près de 61 millions d’habitants, sont aujourd’hui directement exposées aux conflits. Lundi 30 mars 2026, une usine de dessalement au Koweït a été ciblée par une attaque de drone, faisant un mort. Accusé d’être à l’origine de cette frappe, l’Iran a toutefois rejeté toute responsabilité, pointant du doigt Israël.

Cet épisode s’inscrit dans une escalade préoccupante. Depuis le début des hostilités, au moins quatre installations de dessalement ont été visées, notamment en Iran, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis et au Koweït. Or, ces sites constituent des infrastructures civiles essentielles, dont la destruction ou la mise hors service peut provoquer des pénuries d’eau à grande échelle.

Au-delà de l’impact humanitaire immédiat, ces attaques soulignent une mutation des stratégies militaires : l’eau devient une arme. En ciblant des installations hydrauliques, les belligérants fragilisent non seulement les populations, mais aussi l’ensemble des économies nationales dépendantes de cette ressource pour l’industrie, l’agriculture et les services.

Ces frappes contre des infrastructures civiles pourraient, par ailleurs, être qualifiées de crimes de guerre au regard du droit international humanitaire…

Ainsi, la « guerre de l’eau » au Moyen-Orient n’est plus une simple hypothèse : elle est désormais une réalité tangible, aux conséquences potentiellement durables pour la stabilité régionale.

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Ormuz à l’arrêt : l’Égypte sollicite le pétrole libyen

30. März 2026 um 14:25

L’Égypte s’oriente vers l’importation d’au moins un million de barils de pétrole libyen par mois. Et ce, pour compenser l’arrêt des flux de pétrole brut koweïtien, suite à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz.

Bloomberg affirme que cet accord fait suite à une demande de la compagnie pétrolière publique égyptienne General Petroleum Corporation auprès de la Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC).

De leur côté, des sources anonymes indiquent que l’information n’a pas encore été annoncée officiellement. Cependant, le nouvel accord prévoirait que la Libye, membre de l’OPEP, enverrait deux cargaisons par mois à l’Égypte, pour un total de 1,2 million de barils.

Cette décision intervient à un moment où l’Égypte, pays le plus peuplé du Moyen-Orient et important importateur de marchandises, subit une pression croissante sur sa facture énergétique. Et ce, en raison de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, qui entre dans sa cinquième semaine.

En effet, les raffineries égyptiennes dépendent en partie du pétrole koweïtien, entre un et deux millions de barils par mois. En plus d’environ un million de barils en provenance de Saudi Aramco…

L’Égypte consomme environ 12 millions de tonnes de diesel et 6,7 millions de tonnes d’essence par an. De même qu’elle est importatrice nette de gaz naturel. Le pays s’oriente actuellement vers une rationalisation de sa consommation. Ainsi, dès cette semaine, entrent en application des horaires de fermeture anticipée aux cafés et aux magasins.

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Fonderies d’aluminium du Golfe à l’arrêt : choc pour l’économie mondiale

30. März 2026 um 13:32

L’Iran a revendiqué dimanche 29 mars la responsabilité des attaques contre deux des plus grandes usines d’aluminium au monde, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis. Ravivant ainsi les craintes que la guerre au Moyen-Orient, qui entre dans son deuxième mois, n’ait de graves conséquences pour l’économie mondiale.

Les Gardiens de la révolution d’Iran ont confirmé dans un communiqué diffusé par les médias d’État iraniens avoir lancé des attaques de missiles et de drones qui ont endommagé les usines Aluminium Bahrain (ALBA) et Emirates Global Aluminium (EGA).

Ils indiquent que ces attaques étaient une réponse aux frappes israélo-américaines contre deux aciéries iraniennes. Tout en faisant référence aux liens de ces entreprises avec des sociétés militaires et aérospatiales américaines. « Grâce aux investissements et aux participations d’entreprises américaines, ces deux sociétés jouent un rôle important dans l’approvisionnement des industries militaires qui fournissent l’armée américaine », ont déclaré les Gardiens de la révolution dans leur communiqué.

De son côté, ALBA, qui possède l’une des plus grandes usines d’aluminium au monde, a déclaré lundi 30 mars qu’elle évaluait les dégâts causés par ces attaques iraniennes contre ses installations.

Quant à Emirates Global Aluminium (EGA), elle a également signalé d’importants dégâts suite à des attaques de missiles et de drones iraniens. EGA a précisé aujourd’hui que son usine de Tawila, à Abou Dhabi, l’une de ses deux unités aux Émirats arabes unis, a subi des « dégâts majeurs » et que six personnes ont été blessées.

Dans ce contexte, la plupart des producteurs d’aluminium du Golfe, qui représentent environ 9 % de l’offre mondiale, ont interrompu leurs livraisons aux marchés mondiaux par leurs canaux habituels depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran; et ce, en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz.

A cet égard, notons que les deux entreprises sont des fournisseurs majeurs du secteur aérospatial mondial. EGA produisant des alliages de haute qualité utilisés par des géants de l’aviation tels que Boeing et Airbus.

Les attaques contre les fonderies s’inscrivent dans une offensive iranienne plus large contre les infrastructures économiques critiques du Golfe, qui a ciblé les raffineries de pétrole, les ports commerciaux, les aéroports et les voies maritimes…

Pour sa part, l’usine d’Al Tawilah d’EGA a produit 1,6 million de tonnes métriques de métal en fusion en 2025. La société possède également une raffinerie d’alumine adjacente à El Tawilah qui a produit l’année dernière 2,4 millions de tonnes de matière première d’aluminium.

L’industrie sidérurgique de Bahreïn déclare un cas de force majeure

Enfin, Foulath Holding, la société mère de BahrainSteel, a également déclaré un cas de force majeure dans ses activités, en raison des problèmes engendrés par la guerre.

Sachant que les États-Unis importent 10 % de leur aluminium primaire des pays du Golfe, soit 171 400 tonnes. Les Émirats arabes unis sont leur troisième fournisseur après le Canada et l’Afrique du Sud.

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