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Gestern — 31. Januar 2026Haupt-Feeds

Voltalia renforce sa présence en Tunisie avec le projet solaire Wadi à Gabès

31. Januar 2026 um 19:26

Voltalia annonce d’avoir été sélectionnée par l’État tunisien pour développer le projet Wadi, situé dans la région de Gabès. C’est ce qu’a révélé le site easybourse.com

Il convient de noter qu’il ne s’agit pas de son premier projet mais du troisième, après les remportés  à Sagdoud en mai 2024, et à Menzel Habib en décembre 2024.

Il s’agit d’un nouveau parc porte à près de 400 mégawatts la capacité totale des projets de Voltalia appelés à entrer en phase de construction dans le pays. Le producteur d’énergies renouvelables souligne que la proximité géographique de Wadi, Menzel Habib et Sagdoud permettra de générer des synergies, en mutualisant certains coûts de construction, de transport et de maintenance.

La construction de la centrale Wadi devrait démarrer en 2027, pour une mise en service en 2028. Elle produira une quantité d’électricité équivalente à la consommation d’environ 200 000 habitants et permettra d’éviter près de 120 000 tonnes de CO22 par an.

En somme, ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à porter la part des énergies renouvelables à 30% de la production électrique nationale d’ici 2030, contre seulement 6% à fin avril 2025, selon l’Observatoire de la conjoncture énergétique.

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Sami Jallouli appelle à simplifier la fiscalité

31. Januar 2026 um 11:20

Face à une fiscalité asphyxiant le citoyen et nourrissant contrebande et économie parallèle, le politologue Sami Jallouli appelle à un big bang : TVA à 2,6% sur l’essentiel comme en Suisse, impôt sur les sociétés à 12%, et adieu aux subventions des entreprises publiques déficitaires. Un virage audacieux pour transformer la Tunisie en puissance productive.

Ainsi Sami Jallouli propose un virage radical pour transformer la Tunisie en État productif vivant de la création de richesse plutôt que des prélèvements sur la consommation.

Selon lui, la première mesure consiste à alléger la TVA sur l’essentiel. A savoir le café, cacao, huiles végétales et produits alimentaires de 19% à 8% (puis 2,6% comme en Suisse), tout en l’augmentant sur tabac et alcool. Cela absorberait l’inflation mondiale et protégerait le pouvoir d’achat sans toucher aux subventions de base.

Quant à la deuxième mesure, simplifier l’impôt sur les bénéfices. Ce qui veut dire fixer l’impôt sur les sociétés à 12% et sur les revenus des particuliers à 16%. La complexité actuelle et les taux élevés favorisent évasion fiscale, économie parallèle, contrebande et contrefaçon. Une fiscalité unifiée et modérée réduirait la corruption administrative et encouragerait l’adhésion volontaire des investisseurs.

D’où la question est de comment compenser la perte de recettes TVA ? Il répond: « Au lieu d’augmenter les taux, élargir l’assiette fiscale. Les premières années comporteront un choc budgétaire, mais l’investissement et la production stimuleront les recettes fiscales. Parallèlement, stopper les subventions aux entreprises publiques déficitaires. »

Changer de philosophie

Il conclut: “Passer d’une logique de « prélever sur le citoyen » à « aider le citoyen à produire pour que l’État prospère avec lui ». Sans ces réformes, contrebande, inflation et pauvreté s’aggraveront, livrant le pays à la mafia plutôt qu’aux institutions.”

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Les PPP, un levier clé pour une transition énergétique accélérée

30. Januar 2026 um 16:30

Les partenariats public-privé (PPP) s’imposent comme un outil essentiel pour relancer le développement économique. Et ce, particulièrement dans le secteur stratégique de l’énergie.

Issam Chouchene, député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), plaide pour un recours massif aux PPP. Tout en soulignant que l’article 17 de la Constitution de 2022 les consacre explicitement comme un moyen de mobiliser le secteur privé pour impulser les investissements et la croissance.

Il cite l’exemple de  la centrale solaire de Kairouan, entrée en phase de mise en œuvre via PPP sans dépendre des hydrocarbures, et insiste sur le fait qu’un projet d’envergure comme la liaison électrique sous-marine ELMED – approuvée par l’ARP avec cinq prêts et une correction budgétaire en février 2025 – ne peut être porté seul par l’État ou la STEG. Ce câble de 1 100 milliards de dinars est financé par plusieurs institutions dont la BERD, la Banque mondiale et bien d’autres…. et partagé avec l’Italie. Ce qui permettra des échanges d’énergie bidirectionnels et privilégiera les entreprises tunisiennes, écartant les câblages étrangers.

Lire aussi — Issam Chouchene : les PPP, clé de la transition énergétique

Face au déficit budgétaire et énergétique de 11 milliards de dinars, Issam Chouchene met en avant que les PPP réussissent partout dans le monde, comme en Chine avec BYD. Il appelle doncà étendre leur usage au secteur tertiaire (services, numérique, IA, logistique), ainsi qu’à des projets bloqués comme le port ou la ville sportive de Sfax. Il regrette les résistances idéologiques, confondues entre partenariat et privatisation, et déplore le rejet de sa proposition à l’ARP; malgré un cahier des charges rassurant.

De son côté, Sadok Besbes, président du Groupe des énergies renouvelables à CONECT Tunisie, défend les PPP comme une solution pour financer les infrastructures renouvelables sans alourdir la dette publique, en  répartissant les  risques et les coûts.  Ainsi ils permettraient de gérer la variabilité énergétique malgré les tensions géopolitiques, en diversifiant le mix énergétique, développant le stockage et modernisant les réseaux, tout en atténuant l’impact sur la balance commerciale déficitaire de 21 milliards de dinars.

Lire aussi — Sadok Besbes : « Les PPP transforment les contraintes budgétaires en opportunités d’investissement productif »

Pour garantir l’équité régionale, Sadok Besbes préconise une planification nationale avec des incitations ciblées vers l’intérieur du pays, via des modèles comme BOOT, BOT ou des contrats de performance énergétique intégrant les entreprises tunisiennes pour maximiser la valeur locale. Il identifie les défis persistants, lourdeurs administratives, manque de visibilité réglementaire, coûts de financement élevés. Et pour finir, il appelle à étendre les PPP à d’autres secteurs structurants comme les réseaux électriques, l’eau, le dessalement ou les infrastructures numériques. Et ce, afin de transformer les contraintes budgétaires en opportunités de croissance inclusive.

Toutefois, indépendamment d’un cadre légal en place, les PPP restent sous-exploités. Alors qu’ils pourraient propulser le pays vers une transition énergétique accélérée et une compétitivité renforcée.

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Les Arabes face à leur image contre l’orientalisme

30. Januar 2026 um 16:02

Sous l’égide de l’Organisation arabe pour le dialogue et la coopération internationale, la 74e édition (4e session électronique via Zoom) du salon culturel animé par la Dr Hanane Youssef s’est tenue autour du thème « L’orientalisme et la construction de l’image arabe ». Cette rencontre a rassemblé experts, universitaires et jeunes de plusieurs pays arabes pour débattre des racines de la perception négative et des solutions concrètes.

Lancée fin décembre par l’Organisation arabe pour le dialogue, en partenariat avec l’Union arabe des médias et de la culture à la Ligue arabe, l’initiative vise à analyser ces racines, proposer visions et outils pour une image authentique, et promouvoir ses objectifs au niveau régional et mondial.

Dr Haïder Al-Jabbouri, ministre plénipotentiaire et directeur artistique du Conseil des ministres arabes des Médias, a souligné que l’amélioration de l’image arabe est une priorité absolue de la Ligue arabe. Il a mis en lumière son engagement via la culture et les médias, évoquant la Charte d’honneur des médias arabes et la stratégie contre le terrorisme,  deux piliers de cette ambition internationale. Il a exhorté toutes les parties à agir, saluant les efforts de l’Organisation arabe pour le dialogue qui renforcent la coopération arabe commune.

Dr Hanane Youssef a mis en lumière l’importance d’un front des Lumières pour rectifier et renouveler cette image, tandis que les participants ont plaidé pour un rôle central de la culture et des arts.

Cheikh Abdelaziz Al-Moussa, ex-membre du comité d’orientation des Lieux saints saoudiens, a présenté une étude percutante : « L’image des Arabes et musulmans : entre orientalisme et Vision 2030 saoudienne ». Il a décrypté le discours occidental et ses racines historiques, exposé la réponse saoudienne, et appelé à valoriser la richesse civilisationnelle arabe.

L’écrivain algérien Dr Ahmed Boudaoud a analysé l’impact de l’orientaliste allemande Sigrid Hunke, figure impartiale, sur l’image arabe en Europe, via son ouvrage Le Soleil des Arabes illumine l’Occident.

Les débats ont affiné des stratégies concrètes :

-Coopération accrue entre institutions arabes pour des plateformes de dialogue et contenus positifs.

-Formations pour médias et jeunes sur l’éthique, le dialogue interculturel et la communication internationale.

-Productions communes (films, documentaires, numérique) célébrant les apports arabes à l’humanité, la paix et la tolérance – loin des stéréotypes.

Hanane Youssef a clos l’événement en annonçant un programme de diplomatie culturelle : inviter des orientalistes bienveillants en terre arabe pour témoigner de ces avancées et bâtir des ponts. Appel lancé à tous pour unifier les efforts au service de l’avenir arabe dans la civilisation humaine.

Des penseurs éminents d’Égypte, des Émirats arabes unis, d’Arabie saoudite, d’Irak, d’Algérie, du Soudan, de Tunisie, du Maroc, du Koweït, du Liban et de Palestine ont enrichi les échanges par leurs expertises complémentaires.

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Samir Abdelhafidh et Eléonore Caroit examinent les opportunités de partenariat économique

30. Januar 2026 um 09:52

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, s’est entretenu jeudi 29 janvier 2026 avec Éléonore Caroit, ministre déléguée française auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, en charge de la Francophonie, du Partenariat international et des Français de l’étranger. Cette rencontre, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadrice de France en Tunisie, de la directrice de l’Agence française de développement (AFD) et de la délégation accompagnante, a porté sur les opportunités de renforcer la coopération économique bilatérale.

Samir Abdelhafidh a exprimé sa satisfaction face au niveau avancé des relations économiques entre les deux pays, particulièrement en matière de coopération financière et technique. Il a salué le rôle clé de l’AFD, ainsi que la progression constante des échanges commerciaux, des investissements directs et du tourisme ces dernières années. Réaffirmant la volonté tunisienne de consolider ces liens, il a souligné les multiples opportunités offertes, à concrétiser sur la base d’intérêts communs et d’une compréhension mutuelle.

De son côté, Éléonore Caroit a rappelé la profondeur historique des relations franco-tunisiennes et l’engagement de la France à les approfondir. Elle a réitéré la disponibilité de son pays à élargir la coopération bilatérale, notamment sur le plan économique, et à accompagner la Tunisie dans l’atteinte de ses priorités de développement économique et social.

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Éléonore Caroit en Tunisie : un partenariat franco-tunisien renforcé sur fond d’échanges économiques

30. Januar 2026 um 09:33

Lors de sa visite officielle en Tunisie, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Éléonore Caroit a rencontré Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

Selon le communiqué du ministère, les deux parties ont passé en revue les axes de coopération bilatérale (économique, technique, scientifique, culturel, touristique, consulaire), soulignant la nécessité de consolider ce partenariat stratégique à l’occasion des 70 ans des relations diplomatiques, sur des bases de respect mutuel et d’égalité.

Tout comme il a été mentionné le rôle clé des entreprises des deux pays dans la création d’emplois. La Tunisie, premier investisseur africain en France depuis 2024, bénéficie d’un climat des affaires attractif pour les firmes françaises.
Cet échange réaffirme un partenariat « d’égal à égal », vital et prospectif.

« Partenaire fiable, la Tunisie porte haut le multilatéralisme, face à un monde géopolitique crispé. Pilier du monde arabe et de la Francophonie, elle tisse avec nous des liens humains, sociaux, culturels et économiques profonds. Voisins partageant un destin commun, notre amitié reste inébranlable » a déclaré Mme Caroit.

Rappelons que  Éléonore Caroit, ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger est en visite à Tunis, les 29 et 30 janvier 2026.

Qui est Éléonore Caroit?

Diplômée de Sciences Po Paris (IEP, 2008) et titulaire d’un Master of Laws de Columbia Law School (2010), Éléonore Caroit est avocate aux barreaux de Paris, New York et Genève. Son parcours débute chez Darrois Villey Maillot Brochier (2008-2009), puis Weil Gotshal and Manges (2010-2012) et Castaldi Mourre & Partners (2012-2015), avant de se spécialiser en arbitrage international chez Lalive (2015-2020).

Coprésidente du Comité français de l’arbitrage (2018-2022), elle devient députée des Français de l’étranger (2e circonscription : Amérique latine) dès 2022, vice-présidente de la Commission des affaires étrangères et administratrice de l’AFD et Business France.

Depuis octobre 2025, elle est ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

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IACE : seules 103 000 entreprises déclarent leurs résultats annuels à la DGI

29. Januar 2026 um 16:46

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) vient de publier un nouveau rapport alarmant intitulé « Le secteur privé : pilier discret mais décisif du financement de l’État tunisien ».

Le dit-rapport dénonce une assiette fiscale étroite et inéquitable, qui pèse lourdement sur un secteur privé déjà sursollicité.

Sur 824 593 unités recensées, 87,5 % sont sans salariés (auto-emploi ou micro-activités). Par ailleurs, seules 103 000 entreprises déclarent leurs résultats annuels à la DGI (en baisse de 8,3 % en 2024 vs 2023).

Ces acteurs formels (PME et grandes entreprises) génèrent 43 % de l’emploi formel, 59 % de la valeur ajoutée, 80 % des investissements… et 53 % des recettes fiscales de l’État (IS : 13 %, TVA : 28 %, IRPP à la source : 11 %).

Quant le privé paie, le secteur public coûte cher

Toujours selon l’IACE, les entreprises privées financent déjà plus de la moitié du budget de l’État; malgré une pression fiscale croissante sur un petit nombre d’entreprises. Tandis que les entreprises publiques génèrent un déficit de plus de 2,3 milliards de dinars par an (22 % du déficit total), car l’État leur verse plus qu’elles ne rapportent.

Au delà de cet état des lieux, que peut-on en déduire pour retrouver un équilibre entre secteur public-privé? La réponse est simple pour l’IACE. Ainsi, l’Institut arabe des chefs d’entreprises propose dans un premier temps de formaliser le secteur informel. A savoir, l’inclure comme des micro-activités dans l’assiette fiscale. Une autre proposition consiste à renforcer les PME. Ce qui veut dire les aider à grandir pour créer des emplois et de la richesse. Et pour finir, il faut réduire les coûts publics. Cela passe par l’allégement du fardeau des entreprises d’État sur le budget.
Car sans ces propositions, le système fiscal reste trop étroit, injuste et fragile. Il freine la formalisation et rétrécit la base imposable.

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Les géants américains reprennent du terrain sur les startups grâce à leurs données

29. Januar 2026 um 14:28

Dans les 20 dernières années, les startups ont dominé. Sans héritage technologique, elles offraient des expériences fluides à la Amazon. Et ce, en surpassant les entreprises établies, ces géants américains, englués dans des systèmes obsolètes et des silos de données.

Ces « incumbents » possédaient pourtant un atout majeur : des données clients riches, de l’expertise et un historique. Bloqués par la fragmentation, les géants états-uniens peinaient à innover ou à utiliser l’intelligence artificielle (IA).

Aujourd’hui, ils se réinventent en Incumbents 2.0. Ainsi, ils unifient leurs données pour créer une vue complète (clients, produits, fournisseurs) en temps réel. Cela booste l’IA, fluidifie les opérations et respecte les règles strictes.

Par exemple : CarMax, ex-modèle physique, est le leader US auto d’occasion grâce à une personnalisation ultra-précise. Il a opté pour une formule gagnante qui consiste à unifier + contextualiser + IA. De ce fait, les géants conjuguent échelle, confiance et vitesse, renversant la disruption au profit des data-masters.

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Textile : l’innovation comme moteur, l’Allemagne comme alliée

29. Januar 2026 um 11:48

Le secteur textile tunisien, qui fait face à des défis et enjeux, mise sur l’innovation pour maintenir sa compétitivité. 

A noter que le secteur textile demeure un pilier de l’économie nationale : il rééquilibre la balance commerciale et il garantit un équilibre social.

En effet, le secteur du textile/habillement représente entre 16 à 22 % des exportations industrielles de la Tunisie. Sachant que plus de 81 % des 1 500 entreprises textiles travaillent en sous-traitance pour l’exportation. Ces entreprise génèrent quelque 150 000 emplois.

A souligner qu’en 2025, les exportations du secteur ont progressé de 2,5 %, pour une valeur de plus de 3 millions de dollars, avec un taux de couverture de 122 %.

Dans ce contexte, une réunion de travail s’est tenue mercredi 28 janvier 2026 au ministère, en présence de la représentante de la société allemande WINTEX, spécialiste des vêtements de protection, Caroline Wôltge, ainsi que de hauts responsables du ministère. Y participaient : le directeur général du textile et de l’habillement, Saber Ben Kilani; la directrice générale de la coopération et des relations extérieures, Ichraf Samadhi; un représentant du ministère du Commerce; et les membres de la Chambre tuniso-allemande.

Les échanges ont porté sur le suivi des activités de WINTEX, l’écoute de ses préoccupations et la résolution des obstacles menaçant sa pérennité et sa compétitivité.

Pour sa part, Caroline Wôltge a présenté les activités de WINTEX. A savoir, cinq unités de production à Sfax (700 emplois directs) et des partenariats avec des sous-traitants locaux à Sfax et Sidi Bouzid (plus de 1 350 salariés). Leader des vêtements de protection, l’entreprise excelle par son innovation et sa qualité, répondant aux exigences du marché européen.

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Transformer la fuite des cerveaux en migration circulaire en Afrique

28. Januar 2026 um 16:54

L’Afrique ne subit plus la fuite de ses talents : elle la transforme en croissance. Étudiants et professionnels partis en France, Espagne ou Canada reviennent désormais booster l’innovation et l’entrepreneuriat via des allers-retours organisés, la fameuse migration circulaire.C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

Au Maroc, l’urgence saute aux yeux. Le Policy Center for the New South (septembre 2025) dissèque 204 programmes d’orientation (2019-2022) : ils préparent le départ, mais oublient le retour. Résultat ? 60 000 étudiants s’exilent chaque année (+73% depuis 2011). Une stratégie circulaire s’impose pour rapatrier ce capital humain.

Les poids lourds internationaux abondent dans ce sens :

BAD et OIM (2024) : miser sur la diaspora pour doper les économies.
UKRI (2025) : des politiques data-driven pour une mobilité réversible.
UA et OIM (août 2025) : la migration comme levier inclusif, focalisé compétences.
Tous convergent vers des partenariats phares comme les Skills Mobility Partnerships.

Les exemples concrets pullulent. Au Sénégal, 10 000 candidats se bousculent pour des jobs saisonniers agricoles en Espagne (mars 2025). Le Maroc avance avec SALEEM (2018, financé UE), statut pour étudiants-entrepreneurs, et la start-up Menbita, qui connecte diaspora et boîtes locales. Intra-continent, l’Afrique de l’Ouest domine : OIM (2022) note les flux massifs, boostés par la stratégie CEDEAO (mai 2025) sur libre circulation et reconnaissance des diplômes.

Horizon 2050 : 2,4 milliards d’Africains (ONU) réclament des compétences à foison. La recette ? Cadres solides avec accompagnement au retour, insertion et suivi. Sinon, la fuite reste une hémorragie. L’Afrique est prête à tourner la page ?

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BERD : 1,3 milliard EGP pour un entrepôt vert chez Ibnsina Pharma, leader pharmaceutique égyptien

28. Januar 2026 um 14:57

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) octroie un prêt de 1,3 milliard EGP (23,1 millions d’euros) à Ibnsina Pharma, premier distributeur pharmaceutique d’Égypte, pour un nouvel entrepôt certifié EDGE « Standard ».

Ce projet, soutenu par un audit énergétique, réduira de 207 tonnes les émissions annuelles de CO2 et économisera 16 905 m³ d’eau par an. Il s’inscrit dans un plan d’expansion à 12 entrepôts pour booster la compétitivité face à la croissance des ventes.

Greg Guyett (BERD) salue un soutien à la transition verte et à un secteur stratégique ; Mohsen Mahgoub (Ibnsina Pharma) y voit un « sceau international » validant gouvernance et ambitions durables. Partenaire historique de la BERD depuis 2015 (sortie récente d’une participation de 20%), Ibnsina opère dans un marché égyptien en pleine expansion, projeté à 120 millions d’habitants en 2030. La BERD a investi 14,2 milliards d’euros en Égypte depuis 2012.

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GFP 2026 : la Tunisie intègre le Top 10 africain des puissances militaires

28. Januar 2026 um 11:27

L’édition 2026 du classement Global Firepower (publié le 23 janvier) voit la Tunisie faire son entrée dans le Top 10 africain (10e place, 79e mondiale), évincant la Libye, tandis que le Maroc grimpe à la 6e position aux dépens de l’Angola. C’est ce qu’a révélé le site américain Global Firepower (GFP) spécialisé dans la défense, publie ce classement annuel couvrant 145 pays.

L’Égypte reste leader continental (19e mondial, score 0,3651 ; 438 500 actifs, 3 620 chars, 1 088 avions, 149 navires), devant l’Algérie (27e), le Nigeria (33e), l’Afrique du Sud (40e) et l’Éthiopie (47e). 14 pays africains progressent, dont la Tunisie et le Maroc.

Ce classement repose sur plus de 60 indicateurs regroupés en six catégories : effectifs humains, équipements, moyens financiers, logistique, ressources naturelles et géographie. Ces données forment un indice global de puissance militaire power index , où 0,0000 serait le score parfait (impossible en pratique) : plus le score s’élève, plus le rang recule.

L’indice annuel ignore les arsenaux nucléaires et ne pénalise pas l’absence de marine pour les pays sans littoral.

Hiérarchie africaine inchangée en tête :
1re : Égypte (19e mondial, score 0,3651 ; 438 500 actifs, 3 620 chars, 1 088 avions, 149 navires).
2e : Algérie (27e mondial).
3e : Nigeria (33e).
4e : Afrique du Sud (40e).
5e : Éthiopie (47e).
6e : Maroc (56e, +1 vs 2025).
7e : Angola (59e, -1).
8e : RD Congo (64e).
9e : Soudan (66e).
10e : Tunisie (79e mondiale, nouvelle entrée).

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Sadok Besbes : « Les PPP transforment les contraintes budgétaires en opportunités d’investissement productif »

28. Januar 2026 um 11:07

Dans un contexte de contraintes budgétaires et de déficit énergétique aggravé par les tensions géopolitiques, Sadok Besbes, président du GP des Énergies Renouvelables à Conect Tunisie, défend les partenariats public-privé (PPP) comme un outil clé pour financer les infrastructures renouvelables sans alourdir la dette publique. Interview exclusive à L’Economiste Maghrébin.

Comment les PPP peuvent-ils lever les contraintes tout en garantissant une équité régionale dans le déploiement des infrastructures renouvelables ? 

Sadok Besbes, Président GP des Énergies Renouvelables à la Conect : Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes et de déficit énergétique structurel, les PPP représentent pour la Tunisie un outil économique permettant de financer les infrastructures renouvelables sans alourdir la dette publique. Ils facilitent la mobilisation de capitaux privés, la mutualisation des risques et l’optimisation des coûts sur le cycle de vie des projets.

L’enjeu de l’équité régionale est avant tout économique. Sans mécanismes correctifs, l’investissement se concentre dans les zones à rentabilité immédiate. Une approche efficiente des PPP suppose donc une planification nationale orientant les investissements vers les régions de l’intérieur, à travers des incitations ciblées, des mécanismes de garantie et des appels d’offres intégrant des critères de développement local. Le GPER plaide pour des modèles de PPP capables de transformer le potentiel énergétique régional en levier de croissance économique locale.

 Les PPP permettent de transformer une contrainte budgétaire en opportunité d’investissement productif, à condition qu’ils soient pensés dans une logique d’équilibre territorial. 

Dans un contexte de crise énergétique, comment les PPP peuvent-ils aider la Tunisie à gérer la variabilité énergétique malgré les tensions géopolitiques ?

La crise énergétique a un impact direct sur la balance commerciale tunisienne et sur la compétitivité des entreprises. La dépendance aux importations de gaz expose l’économie nationale à une forte volatilité des prix et à des risques géopolitiques persistants. Les PPP constituent un outil économique de réduction de cette exposition, en accélérant l’investissement dans les énergies renouvelables locales et en favorisant la diversification du mix énergétique. À moyen terme, ils peuvent également soutenir le développement du stockage et la modernisation des réseaux, éléments indispensables pour sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les coûts de l’électricité. Le GPER défend une vision des PPP orientée vers la réduction du coût global de l’énergie pour l’économie nationale.

Quels mécanismes de PPP peuvent concilier transition énergétique et déficit énergétique tout en assurant une accessibilité territoriale ?

Les mécanismes de PPP les plus pertinents sont ceux qui permettent une allocation optimale du capital et une réduction du coût de l’énergie. Les modèles BOOT ou BOT sont adaptés aux projets de production à grande échelle, tandis que les PPP décentralisés favorisent le développement du solaire distribué et de l’autoproduction industrielle, avec un impact direct sur la compétitivité des entreprises.

Par ailleurs, les contrats de performance énergétique constituent un levier économique majeur pour réduire la demande énergétique et maîtriser les dépenses publiques. L’accessibilité territoriale passe par des mécanismes de garantie et des montages financiers hybrides permettant d’orienter l’investissement privé vers les régions à plus faible rentabilité immédiate. Le GPER œuvre pour une meilleure intégration des entreprises tunisiennes dans ces dispositifs, afin de maximiser la valeur ajoutée locale.

Comment les PPP atténuent-ils la crise énergétique et quels sont les défis économiques persistants ?

Les PPP contribuent à atténuer la crise énergétique en accélérant les investissements, en limitant le recours au financement public et en améliorant l’efficacité économique des projets énergétiques. Ils participent également à la structuration d’un écosystème national créateur d’emplois et de valeur ajoutée.

Toutefois, des défis économiques subsistent : lourdeurs administratives, manque de visibilité réglementaire, coûts de financement élevés et perception du risque pays. Pour le GPER, l’amélioration du climat d’investissement et la simplification des procédures sont des conditions essentielles pour faire des PPP un véritable moteur de croissance.

Pourquoi étendre les PPP à d’autres secteurs structurants malgré un cadre légal existant ?

Le cadre légal des PPP est en place, mais son potentiel économique reste sous-exploité. L’extension des PPP à d’autres secteurs structurants réseaux électriques, stockage, eau, dessalement, transport, infrastructures numériques — permettrait d’optimiser l’allocation des ressources publiques et de soutenir la compétitivité de l’économie tunisienne.

Dans cette perspective, le GPER considère les PPP comme un outil de transformation économique, au-delà du seul secteur énergétique.

La transition énergétique est aussi un enjeu de compétitivité économique et de soutenabilité des finances publiques. Les PPP peuvent en être un levier structurant.

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Rached Bouaziz: « L’augmentation du cash, un mal nécessaire »

27. Januar 2026 um 20:04

L’explosion des billets en circulation alarme-t-elle à juste titre, ou traduit-elle un dynamisme économique vital face au fiasco des chèques ? Rached Bouaziz, professeur à la FSEG Nabeul, nous livre son analyse sur son utilisation et son impact dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com

A propos du cash et de ceux qui s’alarment de son utilisation dans l’économie tunisienne, Rached Bouaziz estime que les 27 milliards de dinars de monnaie et billets de banque en circulation ne sont pas alarmants. Beaucoup de voix s’élèvent en effet face au niveau atteint par les billets et monnaies en circulation dans l’économie, et à son dépassement de la barre psychologique des 27 milliards de dinars. Mais la grande question est de savoir si c’est une  bonne ou une mauvaise nouvelle ?

A cette interrogation, il répond: « Pour moi au contraire, c’est une bonne chose et cela traduit le dynamisme de l’activité économique qui nécessite des moyens de paiements sûrs et jouissant de la confiance de l’ensemble des opérateurs économiques  C’est un signe de bonne santé dans le contexte actuel de la réforme « catastrophique » de la loi sur l’utilisation du chèque.

Selon lui, « la monnaie a des effets pervers lorsqu’elle est en excès dans une économie et peut-être ainsi la principale cause de l’inflation. Mais, elle peut aussi avoir des effets encore plus graves lorsqu’elle est en quantité insuffisante, car elle ralentie l’activité économique et ne permet pas aux échanges de se réaliser. Elle cause des crises économiques et aggrave le niveau du chômage. »

Et de poursuivre: « La loi sur les chèques a privé l’économie tunisienne d’un moyen de paiement très performant car le chèque permettait les paiements immédiats et différés. La confiance dans ce moyen de paiement était basée sur la sévérité de la pénalité en cas de non-respect des termes de la transaction entre les opérateurs. »

Lire aussi: Loi sur les chèques, sous-traitance, unification des institutions publiques: entre le fait accompli et des craintes fondées

Avant d’ajouter: « La nature a horreur du vide, la chute vertigineuse de l’utilisation du chèque devait être comblée par d’autres moyens de paiements. Moyens de paiements qui devaient naturellement avoir un niveau de confiance comparable au chèque. Les deux principaux moyens étant la monnaie billet de banque et les effets de commerce pour les paiements à termes. Il est clair que les effets de commerce ne bénéficient pas d’une confiance comparable à celle du chèque, ce qui a une influence négative sur les crédits fournisseurs et les achats à crédits des consommateurs auprès des vendeurs des biens de consommations durables et mêmes courantes. Le niveau d’activité souffre de ce déficit de confiance dans les effets de commerce. Reste alors la monnaie et les billets de banques qui font l’objet d’une demande très importante en vue de remplacer le chèque comme moyen de paiement. Dès lors, l’augmentation du volume des billets et monnaies en circulation est justifié et toutes tentatives de ralentir son évolution dans le contexte actuel aura des répercussions dévastatrices sur la croissance économique et le niveau de l’emploi et du chômage. »

Et de conclure: « Bien sûr l’utilisation du cash va faciliter les transactions occultes et aura aussi des répercussions négatives sur les déclarations fiscales et encouragera de la sorte le secteur informel. Il faut s’attendre dans les mois à venir à une augmentation supplémentaire des billets et monnaies en circulation dans l’économie tunisienne et, dans le cas contraire, s’attendre à un ralentissement de la croissance économique. »

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Issam Chouchene : les PPP, clé de la transition énergétique

27. Januar 2026 um 16:29

Qui dit partenariat public-privé (PPP) dit aussi développement économique du pays, notamment dans le secteur de l’énergie. D’ailleurs, le projet de liaison ELMED entre la Tunisie et l’Italie, ainsi que la station solaire de Kairouan, en sont la preuve. Dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrébin.com, Issam Chouchene, député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) plaide pour un recours massif aux PPP dans ce secteur stratégique.

Issam Chouchene revient sur les avancées parlementaires et les blocages persistants. Il précise dans ce contexte : « La Tunisie se distingue par son article 49 de la Constitution de 2022, qui consacre explicitement le partenariat public-privé. Cela signifie que l’État comprend bien que le secteur privé a du poids, et qu’il peut coexister pleinement pour impulser l’investissement et le développement. »

En outre, il cite en exemple la centrale solaire de Kairouan, un projet clé dans les énergies renouvelables, entrant en phase de mise en œuvre via PPP, sans recours aux hydrocarbures.

Issam Chouchene : « Un projet de cette envergure ne peut pas être porté seul par l’État »

Il convient de noter que l’ARP a approuvé de nombreux textes ces dernières années. « En tant que législateurs, nous avons approuvé cinq prêts pour le méga-projet de la ligne électrique sous-marine, un projet énorme avec beaucoup d’argent », souligne-t-il. Priorité aux institutions tunisiennes comme la STEG (Société tunisienne de l’électricité et du gaz), mais « un projet de cette envergure ne peut pas être porté seul par l’État ou ses institutions insuffisantes. Il doit avancer via un partenariat public-privé ». Le projet, lancé en 2023, a vu sa dernière correction budgétaire en février 2025.

Mandaté par l’UE, ce câble sous-marin (1 100 milliards DT, partagés équitablement avec l’Italie) permettra un échange d’énergie : export tunisien en cas d’excédent, import en hiver. Financé par la BERD, la Banque mondiale et d’autres, il illustre la nécessité du privé. « La STEG doit recourir aux entreprises tunisiennes ; nous avons insisté pour écarter les câblages étrangers », précise le député.

Issam Chouchene : « Quand le privé s’implique avec l’État, les projets réussissent »

Face au déficit budgétaire avéré, déclaré par le ministère des Finances, les options se limitent : endettement ou PPP. « C’est courant dans le monde entier. L’expérience montre que quand le privé s’implique avec l’État, les projets réussissent », poursuit-il. Tout en citant la centrale de Mahdia. Il en va de même pour d’autres projets bloqués comme le port de Sfax, ville sportive de Sfax qui attendent le même levier.

Au-delà de l’énergie, interrogé sur les autres secteurs qui peuvent en bénéficier, il répond que « le secteur tertiaire (services, numérique, IA, logistique) est prioritaire. Nous avons des compétences tunisiennes exceptionnelles dans le privé ».

Par ailleurs, dans un monde tourné vers les renouvelables, la Chine montre la voie. « Ses entreprises d’État et privées ont sauté le pas vers l’électrique (BYD). Même le Parti communiste chinois a compris l’économie via PPP », note Issam Chouchene, face au déficit énergétique tunisien (11 milliards de dinars).

Ainsi, il préconise une meilleure communication pour différencier partenariat (collaboration) de privatisation (abandon). « La peur vient même de l’exécutif, qui confond partenaire et privatisateur. Un hôpital dégradé appelle un partenaire privé, pas un propriétaire », ajoute-t-il. Parmi les messages clés : un signal clair du sommet de l’État.

In fine, Issam Chouchene regrette le rejet de sa proposition à l’ARP. J’ai dit : « Si vous avez peur, créons un cahier des charges qui vous rassure. Ils n’ont pas compris et après coup, ils l’ont regretté. »

Au final, malgré ces résistances idéologiques, les PPP pourraient bien devenir le moteur d’une transition énergétique accélérée, propulsant le pays vers un développement  inclusif.

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La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

27. Januar 2026 um 15:54

Chose promise, chose due : la France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Les scientifiques le préconisent, les Français le demandent massivement. Et le président français tiendra parole en interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.

Ainsi, le gouvernement français et l’Assemblée nationale ont dit « oui ». Pour les acteurs politiques français, il s’agit d’une étape majeure. Place désormais au Sénat pour poursuivre ce travail constructif.

En effet, une majorité de Français estime que ses enfants ne doivent pas se laisser dicter leurs réflexions par des algorithmes, encore moins devenir une génération anxieuse.

Pionnière depuis 2018 dans la régulation des plateformes d’internet, la France devient aujourd’hui le premier pays d’Europe à s’engager dans cette voie.

De ce fait, dès le 1er septembre prochain, les enfants et les adolescents français seront protégés contre les menaces des réseaux sociaux. Sont dans le collimateur tous les réseaux sociaux consultés par les jeunes, à commencer par : Instagram, Snapchat, TikTok, Facebook… Et même dans une certaine mesure YouTube car l’accès aux discussions sera fermé. Seuls les contenus culturels et pédagogiques resteront ouverts à la consultation pour cette catégorie d’âge.

Reste alors la question qu’on se pose naturellement : quid de la Tunisie? Est-ce pour bientôt ? Wait and see…

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Renforcement des liens tuniso-indiens : ambitions partagées pour 2026

27. Januar 2026 um 09:46

Les relations tuniso-indiennes s’appuient sur des racines culturelles profondes et des affinités historiques fortes. Unies par des similitudes en cuisine, musique, traditions et influences architecturales, ces deux nations développent une coopération accrue dans les sphères économique et technologique, propulsée par une jeunesse instruite et entreprenante.

Le 26 janvier, l’Inde célèbre son Jour de la République, qui commémore l’entrée en vigueur de la Constitution en 1950. Lors de son allocution, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Devyani Uttam Khobragade, a souligné l’importance de l’héritage constitutionnel indien, qu’elle qualifie de « pilier de la souveraineté démocratique fondée sur la justice, la liberté, l’égalité et la fraternité ». Plus grande démocratie mondiale, quatrième économie et l’une des plus dynamiques, l’Inde doit ses succès à ce cadre séculier inspiré par le Dr B.R. Ambedkar. De l’indépendance en 1947 à la vision d’une « Inde développée d’ici 2047 », son parcours est résilient.

Politique étrangère et leadership mondial

Tout comme elle a rappelé les racines gandhiennes : non-violence, autonomie, multilatéralisme et ordre international basé sur des règles, l’ambassadrice souligne que « l’Inde incarne la voix du Sud global, promouvant le slogan « Le monde est une famille » « . Parmi ses engagements : le développement inclusif, les réformes économiques, l’action climatique et les infrastructures numériques publiques. Ses initiatives phares sont : l’Alliance solaire internationale, o’Alliance globale contre les feux de forêt, le yoga pour le bien-être, la tolérance zéro au terrorisme et le soutien ferme à la cause palestinienne (reconnaissance de l’OLP en 1974, de l’État de Palestine en 1988 ; plaidoyer pour une solution à deux États).

Partenariat tuniso-indien

Elle est revenue sur les liens historiques depuis 1958, inspirés par Bourguiba et Nehru : la coopération via ITEC; les projets d’impact rapide; le Sommet Inde-Afrique; et les investissements indiens.

Par ailleurs, les secteurs prioritaires pour 2026 sont : les technologies de l’information; l’intelligence artificielle; l’énergie durable; et les mines. L’héritage indo-islamique est renforcé par des échanges culturels, des visas et une meilleure connectivité. La Tunisie s’engage dans l’Alliance solaire et la « Voix du Sud global ».

Présente à cette occasion, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chbiboub, a insisté sur l’importance de renforcer les relations d’amitié, les liens culturels, la compréhension mutuelle et les échanges économiques entre les deux pays, afin d’élargir et de consolider cette coopération distinguée.

Grâce à une vision commune, les relations tuniso-indiennes ont connu un développement tangible depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1958. Au fil des décennies, ce partenariat solide s’est concrétisé par de nombreux projets communs et programmes de coopération dans des domaines clés : le développement économique; le commerce; l’investissement; l’énergie; les mines; les technologies de l’information et de la communication; les échanges culturels et l’éducation.

La ministre a souligné le dynamisme actuel de la coopération dans le secteur minier, illustré par les accords récents d’augmentation du capital de la Société tuniso-indienne des phosphates et des engrais (STIP). Cela témoigne de la confiance renouvelée et de l’engagement des deux pays à accroître progressivement la production d’acide phosphorique. Renforçant ainsi les exportations tunisiennes de phosphates vers l’Inde et favorisant une expansion notable des échanges commerciaux bilatéraux.

Elle a précisé : « La Tunisie accorde une grande importance à la préservation de cette dynamique avec l’Inde, partenaire stratégique clé sur la scène internationale. Nous nous réjouissons de la tenue prochaine de la sixième consultation politique bilatérale et de la troisième session de la commission mixte, qui impulseront un nouvel élan à la coopération, notamment dans les mines, l’industrie, l’énergie et la formation des ressources humaines, au service des intérêts communs et des aspirations de nos peuples. »

La ministre a réaffirmé l’attention particulière portée au renforcement de la coopération via les programmes techniques indiens, pilier essentiel pour le développement des capacités humaines. « La Tunisie apprécie ce programme et souhaite y accroître la participation de ses cadres supérieurs, notamment en administration, transformation numérique, énergie et développement durable. Nos deux pays disposent d’un potentiel considérable pour les énergies solaires et renouvelables, grâce à leurs expertises complémentaires.  »

En outre, elle a mis en avant les opportunités de l’Alliance solaire internationale pour des partenariats en Afrique, où la Tunisie et l’Inde peuvent unir leurs efforts pour un développement durable face aux changements climatiques.

Sur le plan multilatéral, au sein des Nations Unies et d’autres instances, les deux pays coordonnent efficacement au sein du Groupe des 77, de l’Alliance solaire internationale et dans les initiatives Sud-Sud.

La ministre a rappelé les principes de la politique étrangère tunisienne : liberté, respect mutuel et non-ingérence. Elle a réaffirmé le soutien constant de la Tunisie au peuple palestinien et à son droit à un État indépendant avec Al-Qods El-Sharif pour capitale. En conclusion, elle a adressé des vœux de progrès, de prospérité et de paix, dans le cadre de l’amitié tuniso-indienne.

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Afreximbank rompt avec Fitch Ratings

26. Januar 2026 um 15:46

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a mis fin à sa relation avec Fitch Ratings suite à des divergences profondes sur la classification de ses expositions souveraines. Ce clash révèle des tensions structurelles entre institutions multilatérales africaines et agences mondiales.

Fitch avait dégradé Afreximbank à BBB- fin 2024, estimant son ratio de prêts non performants (PNP) à 7,1 % (Ghana 2,4 %, Soudan du Sud 2,1 %, Zambie 0,2 %), dépassant son seuil critique de 6 %. La banque conteste vigoureusement, revendiquant 2,3 % de PNP hors ces cas, protégés par son traité fondateur ratifié par ses États membres.

Ce bras de fer remet en cause l’application des grilles souveraines classiques aux banques de type treaty-based, compromettant l’accès de l’Afrique à des financements abordables. Afreximbank défend avec vigueur son modèle robuste, étayé par des garanties actionnariales solides, face aux restructurations de dettes.

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Banque mondiale : un enfant sur trois vivra en Afrique en 2050

26. Januar 2026 um 14:08

Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, un enfant sur trois vivra en Afrique, d’ici 2050. Toutefois au delà des chiffres, cette hausse serait liée à une crise d’apprentissage qui impacte 70 % des enfants dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI) et 86 % en Afrique subsaharienne. Par ailleurs, cette annonce des chiffres s’est appuyée sur l’utilisation des outils IA comme EIDU au Kenya, des évaluations au Rajasthan ou des tutorats au Nigeria.

L’objectif de la Banque mondiale étant de s’adapter aux réalités PRFI avec modèles légers, offline, alignés sur programmes locaux.

Il en va de même d’impliquer les développeurs locaux, éducateurs, gouvernements et tech (ex. : partenariats Anthropic-Rwanda, Microsoft-Kenya) pour partager les données (seulement 0,2 % d’Afrique dans les entraînements IA) et éviter les doublons.

A cet égard, notons que le Sommet de Nairobi (nov. 2025) avait réuni des acteurs pour des solutions systémiques. Ainsi la Banque mondiale, la Fondation Gates et Fab AI invitent à une collaboration pour une EdTech IA qui équipera la jeunesse africaine de compétences essentielles, évitant d’élargir les écarts.

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