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Rached Bouaziz: « L’augmentation du cash, un mal nécessaire »

27. Januar 2026 um 20:04

L’explosion des billets en circulation alarme-t-elle à juste titre, ou traduit-elle un dynamisme économique vital face au fiasco des chèques ? Rached Bouaziz, professeur à la FSEG Nabeul, nous livre son analyse sur son utilisation et son impact dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com

A propos du cash et de ceux qui s’alarment de son utilisation dans l’économie tunisienne, Rached Bouaziz estime que les 27 milliards de dinars de monnaie et billets de banque en circulation ne sont pas alarmants. Beaucoup de voix s’élèvent en effet face au niveau atteint par les billets et monnaies en circulation dans l’économie, et à son dépassement de la barre psychologique des 27 milliards de dinars. Mais la grande question est de savoir si c’est une  bonne ou une mauvaise nouvelle ?

A cette interrogation, il répond: « Pour moi au contraire, c’est une bonne chose et cela traduit le dynamisme de l’activité économique qui nécessite des moyens de paiements sûrs et jouissant de la confiance de l’ensemble des opérateurs économiques  C’est un signe de bonne santé dans le contexte actuel de la réforme « catastrophique » de la loi sur l’utilisation du chèque.

Selon lui, « la monnaie a des effets pervers lorsqu’elle est en excès dans une économie et peut-être ainsi la principale cause de l’inflation. Mais, elle peut aussi avoir des effets encore plus graves lorsqu’elle est en quantité insuffisante, car elle ralentie l’activité économique et ne permet pas aux échanges de se réaliser. Elle cause des crises économiques et aggrave le niveau du chômage. »

Et de poursuivre: « La loi sur les chèques a privé l’économie tunisienne d’un moyen de paiement très performant car le chèque permettait les paiements immédiats et différés. La confiance dans ce moyen de paiement était basée sur la sévérité de la pénalité en cas de non-respect des termes de la transaction entre les opérateurs. »

Lire aussi: Loi sur les chèques, sous-traitance, unification des institutions publiques: entre le fait accompli et des craintes fondées

Avant d’ajouter: « La nature a horreur du vide, la chute vertigineuse de l’utilisation du chèque devait être comblée par d’autres moyens de paiements. Moyens de paiements qui devaient naturellement avoir un niveau de confiance comparable au chèque. Les deux principaux moyens étant la monnaie billet de banque et les effets de commerce pour les paiements à termes. Il est clair que les effets de commerce ne bénéficient pas d’une confiance comparable à celle du chèque, ce qui a une influence négative sur les crédits fournisseurs et les achats à crédits des consommateurs auprès des vendeurs des biens de consommations durables et mêmes courantes. Le niveau d’activité souffre de ce déficit de confiance dans les effets de commerce. Reste alors la monnaie et les billets de banques qui font l’objet d’une demande très importante en vue de remplacer le chèque comme moyen de paiement. Dès lors, l’augmentation du volume des billets et monnaies en circulation est justifié et toutes tentatives de ralentir son évolution dans le contexte actuel aura des répercussions dévastatrices sur la croissance économique et le niveau de l’emploi et du chômage. »

Et de conclure: « Bien sûr l’utilisation du cash va faciliter les transactions occultes et aura aussi des répercussions négatives sur les déclarations fiscales et encouragera de la sorte le secteur informel. Il faut s’attendre dans les mois à venir à une augmentation supplémentaire des billets et monnaies en circulation dans l’économie tunisienne et, dans le cas contraire, s’attendre à un ralentissement de la croissance économique. »

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