❌

Normale Ansicht

Empfangen — 25. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Le budget santé d’Algérie s’élèvera à 8,2 milliards de dollars en 2027

25. Oktober 2026 um 10:00

Le gouvernement algérien prévoit d’allouer 8,2 milliards de dollars au secteur de la santé en 2027. Le projet budgétaire prévoit la réalisation et la modernisation d’infrastructures hospitalières, ainsi que la création de plus de 28 000 postes.

L’Algérie prévoit de renforcer les moyens consacrés à son système de santé. Le budget du secteur devrait atteindre 8,2 milliards de dollars en 2027, contre environ 7,5 milliards en 2026, rapporte L’Expression citant les données publiées par l’agence de presse officielle APS. Le projet de budget prévoit notamment de nouveaux investissements hospitaliers, l’acquisition de médicaments et d’équipements médicaux, ainsi que le recrutement de personnels supplémentaires…

Plus de deux milliards de dollars seraient consacrés aux programmes de prévention et de soins. L’enveloppe destinée à l’achat de médicaments et de fournitures médicales auprès de la Pharmacie centrale des hôpitaux atteindrait 1,3 milliard de dollars, en progression de près de 53 % sur un an. Une partie des crédits doit financer l’achat de vaccins, de sérums et de réactifs de laboratoire.

La lutte contre le cancer figure elle aussi parmi les priorités budgétaires. Le dispositif prévoit un renforcement des financements destinés aux traitements, ainsi que des mesures visant à faciliter l’importation d’équipements de radiothérapie, l’approvisionnement en pièces de rechange et le transfert de technologies médicales. L’objectif vise à améliorer la prise en charge des patients et de réduire les délais d’attente.

Des défis de mise en œuvre

Au-delà des montants annoncés, la mise en œuvre des projets et la répartition des moyens entre les régions restent des enjeux majeurs. Lors des débats parlementaires, des députés ont demandé une accélération des chantiers, un meilleur approvisionnement des hôpitaux en équipements et une coordination renforcée entre les administrations concernées.

Ils ont également souligné le manque de médecins radiologues dans certains établissements et la nécessité de développer les services de proximité afin de limiter la pression sur les hôpitaux des grandes villes.

Le gouvernement mise ainsi sur l’investissement, le recrutement et la modernisation de la gestion pour améliorer les services de santé. Les résultats dépendront toutefois de la capacité à exécuter les programmes, à assurer la disponibilité des médicaments et à répartir plus équitablement les ressources sur l’ensemble du territoire.

L’article Le budget santé d’Algérie s’élèvera à 8,2 milliards de dollars en 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 24. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Brésil : Lula et Bolsonaro face à face

24. Oktober 2026 um 19:20

Les sondages montrent que le président de gauche Lula da Silva et son rival de droite Bolsonaro sont quasiment à égalité, la décision devant se jouer lors du dernier débat.

Il ne reste qu’une journée avant le second tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 25 octobre, qui opposera le président sortant de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva, au candidat populiste de droite, Flavio Bolsonaro. Les deux candidats sont au coude à coude dans les intentions de vote. Si trois sondages réalisés la semaine dernière donnaient une légère avance à Bolsonaro, l’institut PonteDataa enregistré vendredi 23 octobre 50 % des intentions de vote pour les deux candidats. On s’attend donc à un duel aussi serré qu’il y a quatre ans, lorsque Lula da Silva l’avait emporté avec 50,9 % des voix face au père de Flavio Bolsonaro, JairMessiasBolsonaro, actuellement emprisonné pour tentative de coup d’État.

Le centre se rétrécit

Flavio Bolsonaro avait remporté à la surprise générale le premier tour des élections le 4 octobre, avec 47 % des voix contre 45 %. Dans le même temps, son camp de droite a raflé de nombreux sièges au Congrès, principalement aux dépens des partis du centre modéré. Les sondages publiés la semaine suivant le premier tour donnaient même à Bolsonaro une avance de six points. La semaine dernière, cependant, Lula est parvenu à reprendre l’ascendant grâce à des rassemblements de masse à travers le pays, mais aussi en renouvelant sa présence sur les réseaux sociaux. Bolsonaro, à l’inverse, avait limité sa campagne aux manifestations de rue, fort de sondages favorables. Ce choix s’est avéré erroné. Il mobilise désormais lui aussi ses partisans pour des rassemblements dans tout le pays, à l’approche du second tour.

La rivalité entre la gauche, proche de Lula da Silva, et l’extrême droite, menée par Bolsonaro, façonne la vie politique brésilienne depuis une décennie. Cette polarisation est responsable de la disparition des partis centristes et de l’absence d’une alternative, d’une troisième voie, comme le souligne le politologue Marco Aurelio Nogueira dans un entretien avec DW. « La polarisation entre Lula et le bolsonarisme a paralysé la vie politique brésilienne et tout ce qui n’appartenait ni à l’un ni à l’autre camp a disparu. ». Cette situation est exacerbée par les réseaux sociaux. « Les algorithmes se nourrissent des conflits et valorisent la contestation. » Face à ces contradictions, il n’y a pas de place pour une troisième voie.

Le… modéré Bolsonaro

Le fait que Flavio Bolsonaro, contrairement à son père en 2022, ait pu vaincre Lula da Silva, âgé de près de 81 ans, le 25 octobre, Nogueira l’attribue à la présence plus apaisée du sénateur de 45 ans. « JairMessiasBolsonaro était une personnalité rude et rhétoriquement agressive. Flavio Bolsonaro, en revanche, apparaît plus modéré et renouvelle l’image esthétique du bolsonarisme. Il communique avec habileté, publie des vidéos de qualité et aborde également les questions liées au travail, comme l’instauration de la semaine de cinq jours. »

En promettant de réduire la durée légale du travail, Lula da Silva a récemment marqué des points dans la campagne électorale. Alarmé par la progression de Lula dans les sondages, Flavio Bolsonaro a abandonné son opposition et a voté la semaine dernière en faveur de la semaine de cinq jours. Il semble également moins radical sur le plan fiscal.

Le débat crucial

Les attaques personnelles autour de la question de savoir qui est le plus corrompu ont depuis longtemps laissé les électeurs froidement indifférents, explique le politologue Nogueira. « Les scandales et les accusations mutuelles sont incessants. De ce fait, leur impact sur la campagne électorale est globalement neutre. L’électeur moyen fait la sourde oreille et n’accorde plus beaucoup d’importance à ces accusations au moment de choisir son candidat. »

Le premier débat entre les deux candidats a eu lieu dimanche. Aujourd’hui, vendredi, à deux jours du second tour, Lula et Bolsonaro s’affrontent pour la deuxième fois. L’issue du débat de dimanche dépendra peut-être de leur comportement : selon les experts, la clé sera de garder son sang-froid, le contenu passant probablement au second plan.

L’article Brésil : Lula et Bolsonaro face à face est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Arabie saoudite met le cap sur les routes alternatives à Ormuz

24. Oktober 2026 um 16:47

Le groupe pétrolier saoudien Aramco étudie une augmentation de la capacité de son oléoduc Est-Ouest, qui pourrait atteindre 10 millions de barils par jour, contre environ 7 millions actuellement. Cette stratégie vise à sécuriser les exportations du royaume face aux perturbations des routes maritimes stratégiques du Moyen-Orient.

Saudi Aramco envisage de renforcer les capacités de son oléoduc Est-Ouest afin de pouvoir acheminer jusqu’à 10 millions de barils de pétrole brut par jour vers la mer Rouge. Son directeur général, Amin Nasser, indique que le groupe menait des études techniques pour augmenter les capacités de transport et examiner d’autres itinéraires d’exportation. L’oléoduc relie les zones de production de l’est de l’Arabie saoudite au port de Yanbu, sur la mer Rouge. Sa capacité actuelle avoisine 7 millions de barils par jour, dont environ 2 millions destinés aux raffineries saoudiennes. Le projet d’extension doit permettre au royaume de réduire sa dépendance aux expéditions transitant par le détroit d’Ormuz, particulièrement exposé aux tensions régionales.

Cette infrastructure est devenue un axe essentiel pour maintenir les exportations saoudiennes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Les perturbations du trafic maritime et les attaques visant des installations énergétiques ont souligné la vulnérabilité des principales voies d’approvisionnement mondiales.

Diversifier les routes d’exportation

L’augmentation de capacité s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des approvisionnements. Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, avait déjà évoqué, le 12 octobre, la possibilité de porter la capacité d’acheminement par oléoducs vers des destinations situées hors du Golfe à 10 millions de barils par jour dans un délai de deux à trois ans.

À plus court terme, le royaume envisage également de convertir temporairement un gazoduc pour transporter du pétrole brut. Cette opération pourrait ajouter environ 1,2 million de barils par jour en sept à huit semaines, avec un potentiel d’augmentation supplémentaire moyennant des investissements. Cette solution resterait toutefois temporaire, le gazoduc devant retrouver sa fonction initiale avant la période estivale de forte demande de gaz.

Aramco étudie parallèlement d’autres itinéraires d’exportation et le développement de capacités de stockage à l’étranger. L’objectif est de maintenir les livraisons aux clients internationaux en cas d’interruption d’une route maritime ou d’une infrastructure.

Un marché toujours sous tension

Les efforts saoudiens interviennent alors que les perturbations du conflit ont fortement entamé les stocks mondiaux de pétrole. Amin Nasser estime que la crise a entraîné la perte d’environ 3 milliards de barils d’approvisionnement brut et que la reconstitution des réserves pourrait prendre du temps, même après une normalisation de la situation.

Le dirigeant anticipe par ailleurs une hausse de la demande mondiale d’environ 3 millions de barils par jour à la fin du conflit, sous l’effet de la reprise de la consommation et du renouvellement des stocks.

L’extension de l’oléoduc pourrait offrir davantage de souplesse aux exportations saoudiennes, mais elle ne supprimerait pas les risques pesant sur les infrastructures et les routes maritimes. Sa portée dépendra notamment des délais de réalisation, des investissements nécessaires et de l’évolution de la sécurité régionale.

L’article L’Arabie saoudite met le cap sur les routes alternatives à Ormuz est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Turquie abaisse son taux directeur à 36 %, une première…

24. Oktober 2026 um 14:39

La Banque centrale de Turquie vient d’abaisser son taux directeur de 37 % à 36 %, réduisant pour la première fois depuis janvier le coût de son principal instrument monétaire.

Le Comité de politique monétaire, présidé par Fatih Karahan, a réduit de 100 points de base le taux des opérations de pension à une semaine (repo). Le taux de prêt au jour le jour a également été ramené de 40 % à 39 %, tandis que le taux d’emprunt au jour le jour est passé de 35,5 % à 34,5 %. La décision était largement anticipée par les marchés. Selon les données officielles, l’inflation annuelle en Turquie est revenue à 29,7 % en septembre, son niveau le plus faible depuis novembre 2021, contre 31,5 % en août.

La Banque centrale estime que les dernières données sur les prix et les indicateurs avancés confirment le ralentissement de la tendance sous-jacente de l’inflation. Les statistiques d’activité signalent également une demande intérieure toujours faible, tandis que les répercussions des chocs d’offre sur les prix domestiques restent limitées.

L’institution demeure toutefois prudente. Les tensions géopolitiques continuent de maintenir les prix de l’énergie à des niveaux élevés, ce qui constitue un risque de hausse pour l’inflation. Elle affirme vouloir conserver une politique monétaire restrictive jusqu’à l’établissement de la stabilité des prix…

Depuis le déclenchement de la guerre en Iran, en février dernier, l’institution avait suspendu ses réductions de taux et utilisé des instruments de financement plus coûteux pour contenir les pressions sur la livre et les prix. Elle avait rétabli son taux directeur de référence à la fin août, tout en maintenant une approche prudente.

Une crise financière en toile de fond

La décision intervient également dans un contexte de turbulences sur le marché turc des fonds d’investissement. Les autorités ont ordonné la liquidation de 131 fonds, représentant environ 20 milliards de dollars d’actifs, après une crise qui a affecté des centaines de milliers d’investisseurs.

Pour atténuer les tensions de liquidité, la banque centrale avait augmenté les financements par opérations de pension et assoupli certaines limites de crédit destinées aux petites et moyennes entreprises. Le ministre des Finances, Mehmet Şimşek, a indiqué que les remboursements aux investisseurs concernés demeuraient limités au regard du nombre de personnes affectées.

Cette crise ajoute une contrainte à la conduite de la politique monétaire : la banque centrale doit soutenir la liquidité et limiter les risques de contagion, sans relancer les pressions inflationnistes.

Un assouplissement sous surveillance

La baisse du taux directeur marque une reprise prudente de l’assouplissement monétaire, mais ne signifie pas que la lutte contre l’inflation est achevée. La trajectoire des prix de l’énergie, l’évolution de la livre turque et la stabilité du système financier resteront déterminantes pour les prochaines décisions.

La Banque centrale indique qu’elle continuera à ajuster le rythme et l’ampleur de ses décisions en fonction des données, avec un objectif d’inflation de 5 % à moyen terme. Le maintien de conditions monétaires restrictives, malgré la réduction du taux directeur, doit permettre de poursuivre la désinflation sans compromettre davantage l’activité économique.

L’article La Turquie abaisse son taux directeur à 36 %, une première… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Zone euro : ralentissement de l’activité économique en octobre

24. Oktober 2026 um 11:44

L’activité économique dans la zone euro a ralenti en octobre, selon les données préliminaires de S&P Global publiées vendredi 23 octobre, car l’affaiblissement de la demande, la hausse des coûts de l’énergie et les pressions inflationnistes croissantes ont limité la dynamique de croissance du secteur privé.

L’indice PMI composite a reculé à 51,9 points, contre 53,1 points en septembre, atteignant son plus bas niveau en quatre mois. Malgré ce ralentissement, l’activité économique est restée en expansion pour le quatrième mois consécutif, même si elle a connu sa plus faible croissance sur la période.

Dans le secteur des services, l’indice correspondant a chuté à 51,7 points, contre 53,0 le mois précédent, atteignant ainsi son plus bas niveau en deux mois. Parallèlement, l’indice de production manufacturière s’est établi à 52,4 points, contre 53,6, tandis que l’indice PMI manufacturier a reculé à 52,4 points, contre 52,9, son niveau le plus bas du trimestre.

Dans le même temps, les nouvelles commandes ont progressé pour le quatrième mois consécutif, mais à un rythme nettement plus lent, témoignant de la prudence des entreprises et de la faible croissance de la demande. Les nouvelles commandes à l’exportation ont continué d’augmenter pour le troisième mois consécutif, après une longue période de contraction qui a duré près de quatre ans et demi.

La situation de l’économie française est particulièrement préoccupante, l’activité du secteur privé s’étant contractée à nouveau après une reprise temporaire en septembre. À l’inverse, l’Allemagne et le reste de la zone euro ont maintenu des taux de croissance positifs, bien qu’inférieurs à ceux du mois précédent.

L’économiste en chef de S&P Global Market Intelligence, Chris Williamson, a déclaré que les données étaient cohérentes avec une croissance trimestrielle du PIB d’environ 0,3 %, mais a souligné que la dynamique économique montrait des signes d’affaiblissement.

Dans le même temps, la hausse des prix de l’énergie a accéléré l’augmentation des coûts des intrants, notamment dans le secteur manufacturier, tandis que l’emploi est resté globalement stable. Les entreprises semblent moins optimistes quant aux perspectives pour l’année prochaine, la combinaison d’une inflation persistante et d’un ralentissement de la croissance alimentant les inquiétudes concernant les prochaines décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

L’article Zone euro : ralentissement de l’activité économique en octobre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 %

24. Oktober 2026 um 10:20

La Banque centrale de Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 %, pour la deuxième réunion consécutive, alors que les frappes ukrainiennes contre ses raffineries continuent de perturber l’approvisionnement en carburants et d’alimenter les pressions inflationnistes.

Selon une enquête de Bloomberg (publiée le 23 octobre) auprès de onze économistes, la quasi-totalité des analystes anticipent un statu quo monétaire. Un seul prévoit une réduction de 25 points de base. La décision intervient alors que l’institution cherche à ramener l’inflation vers son objectif de 4 %, dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie et la persistance d’anticipations inflationnistes élevées.

Les attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes ont ramené l’activité de raffinage à des niveaux particulièrement bas et provoqué des tensions sur l’approvisionnement en carburants. Certaines installations récemment remises en service ont de nouveau été endommagées, retardant le rétablissement des capacités de production.

La hausse des prix de l’essence se répercute sur les transports routiers et la logistique, augmentant les coûts supportés par les entreprises. Elle risque également d’entraîner des hausses de prix dans d’autres secteurs, si les ménages et les entreprises anticipent une inflation durablement plus élevée.

Selon les données du ministère russe de l’Économie, l’inflation annuelle était estimée à 7,15 % au 19 octobre, au-dessus de la fourchette de 6 à 7 % retenue par la banque centrale pour la fin de l’année. Les anticipations d’inflation des ménages ont légèrement reculé en octobre, à 13,2 %, mais demeurent élevées.

Natalia Milchakova, analyste chez Freedom Finance Global, estime que les conséquences des frappes de drones sur les raffineries ne peuvent être ignorées et que la hausse des prix des carburants continuera probablement d’alimenter les anticipations inflationnistes.

Un arbitrage difficile pour la Banque centrale

Le maintien d’un taux directeur élevé vise à freiner la demande, à contenir les anticipations de hausse des prix et à éviter que les augmentations initiales ne se diffusent durablement à l’ensemble de l’économie. Cette politique renchérit toutefois le crédit pour les entreprises et les ménages.

Les entreprises russes réclament un assouplissement monétaire afin de réduire le coût de leurs emprunts, de préserver leurs marges et de relancer leurs investissements. Mais une baisse prématurée des taux pourrait compliquer le ralentissement de l’inflation, alors que les perturbations de l’offre énergétique continuent de peser sur les prix.

La gouverneure de la Banque centrale, Elvira Nabioullina, doit s’exprimer lors d’une conférence de presse après la publication de la décision. L’institution devra notamment évaluer la persistance du choc énergétique, l’évolution des anticipations d’inflation et les effets des conditions monétaires restrictives sur l’activité économique…

L’article La Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fret pétrolier : l’Asie contre-attaque face à l’envolée des tarifs

24. Oktober 2026 um 09:58

Les tarifs du transport maritime de pétrole atteignent des niveaux records, avec des revenus dépassant un million de dollars par jour pour les superpétroliers VLCC dans le golfe Persique.

Face à cette flambée, la Chine, Taïwan et la Corée du Sud cherchent à réduire leurs coûts en limitant leurs achats de brut, en privilégiant des navires de plus petite taille et en recourant davantage aux contrats d’affrètement à long terme.

Selon des données de Signal Ocean, les importations chinoises de pétrole brut devraient s’établir entre 9,2 et 9,3 millions de barils par jour au quatrième trimestre 2026, contre une moyenne de 11,6 millions en 2025. Les données d’octobre font déjà état d’un ralentissement des arrivées, dans un contexte de prix du Brent supérieurs à 100 dollars le baril et de coûts de transport pouvant atteindre 40 dollars par baril.

Dans le même temps, les raffineurs d’autres pays asiatiques recherchent des solutions alternatives pour transporter le pétrole afin de limiter leur exposition aux tarifs de fret élevés des VLCC. Un cas typique est celui de la compagnie pétrolière d’État taïwanaise CPC qui, selon des négociants, a acheté la semaine dernière six cargaisons de pétrole pour le transport par Aframax, au lieu d’utiliser deux ou trois VLCC, comme c’est généralement le cas.

Ce choix témoigne de la tendance à privilégier les pétroliers de plus petite taille, malgré des taux de fret qui restent particulièrement élevés dans cette catégorie…  Les raffineries sud-coréennes suivent également une stratégie similaire, utilisant une combinaison d’affrètements sur le marché spot, de navires avec des contrats à long terme et de navires Aframax plus petits.

L’exemple de SK Energy, la plus grande entreprise de raffinage de Corée du Sud, illustre bien les coûts auxquels les importateurs sont encore confrontés.

Le prochain pari sur le marché du fret

L’évolution de la situation en Asie crée une nouvelle réalité pour le marché des pétroliers, qui a enregistré ces derniers mois des taux de fret sans précédent. Le 8 octobre, l’indice journalier équivalent à l’affrètement à temps des VLCC (TCE) du Baltic Exchange avait atteint un niveau record de 937 767 dollars par jour, tandis que les taux de fret pour des expéditions spécifiques en provenance du Golfe persique ont maintenant dépassé 1 million de dollars.

La faible disponibilité actuelle de navires demeure un facteur clé soutenant le marché. Cependant, la prudence des raffineurs chinois, les solutions de transport alternatives proposées par d’autres importateurs asiatiques et l’attente des affréteurs pourraient affecter la demande de nouvelles cargaisons.

La question cruciale est de savoir si ces mesures seront suffisamment longues et importantes pour limiter la pression sur les capacités disponibles.

À l’heure actuelle, aucun signe de correction générale des tarifs des VLCC n’est visible. Cependant, les premières réactions des principaux acheteurs de pétrole indiquent que leur capacité à absorber les coûts de transport élevés n’est pas illimitée.

L’article Fret pétrolier : l’Asie contre-attaque face à l’envolée des tarifs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Europe : vie chère, salaires et logement alimentent une vague de colère sociale

24. Oktober 2026 um 08:28

De la France à l’Albanie, en passant par la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Belgique, les mobilisations sociales se multiplient en Europe. Derrière des revendications parfois différentes, une même inquiétude se dessine : la dégradation du pouvoir d’achat, la difficulté d’accéder au logement et le sentiment d’un déclassement social…

En Italie, la colère a gagné le transport routier. Depuis la mi-octobre, des transporteurs manifestent contre l’envolée du prix du gazole et l’augmentation des coûts d’exploitation, jugés incompatibles avec la rentabilité de leurs entreprises. Les blocages de routes et d’accès portuaires dans le sud du pays ont perturbé la distribution des marchandises, provoqué des pénuries dans certains supermarchés et compliqué l’approvisionnement de plusieurs secteurs industriels. Face à cette pression, le gouvernement de Giorgia Meloni a approuvé, jeudi 22 octobre, de nouvelles aides aux transporteurs, aux agriculteurs et aux pêcheurs. Les mouvements ont commencé à s’atténuer en Sicile et en Calabre, sans que le conflit soit pour autant définitivement réglé.

Les manifestations des dernières semaines ont pris des formes diverses, allant des rassemblements pacifiques aux affrontements avec les forces de l’ordre et aux dégradations de biens publics et privés. En France, en Italie et en Belgique, plusieurs mobilisations contre la vie chère ont été émaillées de violences. En Grèce, étudiants, enseignants, élèves et fonctionnaires sont également descendus dans la rue le mercredi 21 octobre pour dénoncer le coût de la vie.

À Thessalonique, une banderole résumait le rapprochement entre les mobilisations française et grecque : les mêmes difficultés et les mêmes préoccupations sociales, malgré des contextes nationaux différents.

Le pouvoir d’achat au cœur des tensions

La hausse des prix alimentaires, de l’énergie et des dépenses courantes continue de peser sur les budgets des ménages. Même lorsque l’inflation ralentit, les prix ne reviennent généralement pas à leur niveau antérieur. Les revenus les plus modestes, qui consacrent une part importante de leurs ressources aux dépenses indispensables, sont particulièrement exposés.

Selon des données d’Eurostat analysées par Euronews, les prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées dans l’Union européenne ont augmenté de 34 % entre août 2021 et août 2026. Dans le même temps, le pouvoir d’achat du salaire minimum brut, mesuré à travers la quantité de nourriture qu’il permet d’acheter, a diminué de 6 % à Malte, de 5 % en Espagne et de 4 % en France.

Cette comparaison ne prend toutefois en compte ni les impôts, ni les loyers, ni l’ensemble des dépenses des ménages. Elle illustre néanmoins les difficultés rencontrées par une partie des salariés pour maintenir leur niveau de vie…

Le logement, facteur majeur de mécontentement

Dans de nombreuses villes européennes, la hausse des loyers et des prix immobiliers rend l’accès au logement particulièrement difficile pour les jeunes et les ménages modestes. Les coûts du crédit immobilier accentuent les difficultés des accédants à la propriété, tandis que les locataires disposent de moins de ressources pour faire face aux autres dépenses.

Au Portugal et en Espagne, les collectifs de défense du droit au logement réclament des mesures contre la flambée des loyers et une amélioration de l’offre accessible. En Italie, les protestations associent également les préoccupations liées aux prix à des revendications sur les salaires, les services publics et les conditions d’éducation.

En France, les mobilisations mettent en avant le coût de la vie, les moyens accordés aux services publics et les difficultés rencontrées par les étudiants. En Belgique, des rassemblements ont également dénoncé les dépenses liées à l’éducation et les conditions de travail.

Des mouvements distincts, une défiance commune

Si ces mobilisations partagent des préoccupations économiques, elles ne constituent pas pour autant un mouvement européen unifié. Les revendications, les organisations à l’origine des rassemblements et les réponses des gouvernements varient d’un pays à l’autre.

Les violences observées dans certaines villes ont conduit les autorités à renforcer les mesures de sécurité. Les blocages des transporteurs italiens soulignent, de leur côté, la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement lorsque les entreprises ne parviennent plus à absorber la hausse de leurs coûts. Dans les deux cas, les pouvoirs publics sont confrontés à une même difficulté : répondre à des revendications économiques pressantes sans aggraver les contraintes budgétaires ni désorganiser davantage l’activité.

Les tensions ont également des répercussions sur les marchés financiers. En France, la hausse des rendements obligataires et l’élargissement de l’écart avec les taux allemands reflètent notamment les inquiétudes des investisseurs face aux finances publiques et à l’instabilité politique. L’Italie et la Belgique connaissent également des tensions sur leurs marchés obligataires.

La multiplication des manifestations souligne ainsi la difficulté des gouvernements européens à concilier contraintes budgétaires, maîtrise de l’inflation et attentes sociales. Pour les ménages comme pour les entreprises de transport, l’enjeu dépasse désormais le seul ralentissement de la hausse des prix : il s’agit de préserver une capacité réelle à se loger, à consommer, à travailler et à maintenir des activités économiquement viables.

L’article Europe : vie chère, salaires et logement alimentent une vague de colère sociale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 22. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Dette publique : la Grèce se désendette, mais…

22. Oktober 2026 um 14:00

La Grèce poursuit son désendettement, à rebours de la tendance observée dans la zone euro, sa dette étant passée de 143,5 % à 140,8 % du produit intérieur brut (PIB) entre le premier et le deuxième trimestre 2026.

À l’échelle de la zone euro, la tendance est inverse. Le ratio de la dette publique a atteint 88,8 % du PIB fin juin, contre 88,4 % au premier trimestre et 87,3 % un an auparavant. Dans l’ensemble de l’Union européenne, il s’est établi à 82,9 %, contre 82,5 % au trimestre précédent et 81,4 % au deuxième trimestre 2025.

Le ratio d’endettement de la Grèce a diminué de 11,2 points de pourcentage en un an. En valeur absolue, la dette publique grecque s’élevait à environ 358,6 milliards d’euros fin juin, contre 368,6 milliards un an auparavant. Cette amélioration ne suffit toutefois pas à faire perdre à Athènes sa première place parmi les pays les plus endettés de l’Union. L’Italie se rapproche nettement, avec une dette équivalant à 139,9 % du PIB, soit seulement 0,9 point de moins que la Grèce. La France occupe la troisième position, à 119,1 %, devant la Belgique, à 110,2 %, et l’Espagne, à 101,4 %…

Des trajectoires budgétaires divergentes

La dynamique grecque contraste avec celle de plusieurs grandes économies européennes. Les ratios d’endettement ont augmenté dans quinze États membres entre le premier et le deuxième trimestre 2026; tandis que dix pays ont enregistré une baisse. Les hausses trimestrielles les plus marquées ont été observées en Pologne, au Portugal et en Lettonie. La dette publique de la zone euro représentait ainsi près de 14 438 milliards d’euros à la fin juin, selon Eurostat. Dans l’ensemble de l’Union européenne, elle atteignait environ 15 951 milliards d’euros.

Malgré la baisse rapide de son ratio, la Grèce reste donc confrontée à un niveau d’endettement exceptionnellement élevé. Son évolution favorable constitue néanmoins un contraste avec la remontée de la dette dans la zone euro et souligne les différences de trajectoire budgétaire entre les États membres.

L’article Dette publique : la Grèce se désendette, mais… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Égypte : plus de 1 milliard de dollars de capitaux étrangers sortis en trois jours

22. Oktober 2026 um 12:00

Les sorties de capitaux étrangers à court terme se sont accélérées sur le marché de la dette publique en Égypte, atteignant 1,13 milliard de dollars en trois séances. Selon les données de la Bourse égyptienne, les investisseurs arabes et étrangers ont enregistré mercredi 21 octobre des ventes nettes de 376,4 millions de dollars sur le marché secondaire des titres de dette publique.

Ce mouvement prolonge les sorties observées en début de semaine en Égypte. Les ventes nettes avaient atteint 245 millions de dollars mardi et 505 millions lundi. Ces retraits interviennent après deux semaines de flux positifs, durant lesquelles les investisseurs arabes et étrangers avaient réalisé des achats nets de 328,5 millions de dollars, puis de 1,2 milliard de dollars la semaine précédente.

Les mouvements de septembre avaient déjà révélé des stratégies divergentes entre investisseurs arabes et étrangers. Sur l’ensemble du mois, les achats nets des investisseurs arabes avaient atteint 1,528 milliard de dollars, tandis que les investisseurs étrangers avaient enregistré des ventes nettes de 826,5 millions de dollars. Au total, les deux catégories d’investisseurs avaient affiché des achats nets de 702 millions de dollars.

La reprise des sorties en octobre souligne la volatilité de ces capitaux, souvent désignés comme des « fonds chauds » en raison de leur mobilité et de leur sensibilité aux variations des rendements et des risques financiers.

Le dollar sous pression

Ces retraits interviennent dans un contexte de tensions sur le marché des changes en Égypte. La hausse des cours du pétrole, les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient et l’évolution des anticipations concernant les taux d’intérêt américains renforcent l’attrait du dollar et peuvent inciter les investisseurs à réduire leur exposition aux marchés émergents.

La pression sur la livre égyptienne est également alimentée par les besoins en devises liés aux importations et au service de la dette extérieure. La baisse des investissements étrangers dans les titres publics peut accroître la demande de dollars lorsque les investisseurs convertissent en devises le produit de leurs ventes.

Toutefois, les sorties enregistrées sur le marché secondaire de la dette ne signifient pas, à elles seules, que l’ensemble de ces montants a quitté immédiatement le pays. Leur effet sur les réserves et le taux de change dépend notamment des opérations de conversion, des autres flux de devises et des interventions des banques.

La poursuite de ces mouvements sera donc un indicateur important pour évaluer la résistance du marché égyptien aux chocs extérieurs, après le retour temporaire des capitaux observé au cours des deux premières semaines d’octobre.

L’article Égypte : plus de 1 milliard de dollars de capitaux étrangers sortis en trois jours est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Égypte rejette l’accord maritime entre la Libye et la Turquie

22. Oktober 2026 um 10:45

L’Égypte a rejeté la ratification par le Parlement libyen de l’Est d’un mémorandum d’entente maritime conclu en 2019 entre la Libye et la Turquie. Le Caire estime que cet accord porte atteinte à ses droits souverains en Méditerranée orientale.

Dans un communiqué publié mercredi 21 octobre, le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié le mémorandum de « nul et non avenu », réaffirmant son opposition à toute mesure susceptible de remettre en cause les limites maritimes revendiquées par l’Égypte.

Les autorités égyptiennes considèrent que l’accord contrevient aux principes du droit international de la mer ainsi qu’aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, notamment celles relatives à la délimitation des zones économiques exclusives et des plateaux continentaux. Le Caire a également indiqué se réserver le droit de protéger ses intérêts et ses droits maritimes conformément au droit international.

Un revirement du Parlement libyen

La réaction égyptienne intervient au lendemain d’un vote unanime de la Chambre des représentants basée dans l’est de la Libye. Mardi, celle-ci a approuvé le mémorandum de délimitation maritime signé en novembre 2019 par la Turquie et le gouvernement libyen d’entente nationale alors dirigé par Fayez al-Sarraj, établi à Tripoli.

Cette décision marque un revirement important. Le Parlement de l’Est avait auparavant rejeté l’accord et adopté, en 2020, des résolutions hostiles aux ententes conclues avec Ankara, allant jusqu’à préconiser la rupture des relations politiques avec la Turquie.

A rappeler que la Libye demeure divisée entre des pouvoirs rivaux, malgré les efforts internationaux visant à stabiliser le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Une crise régionale aux enjeux énergétiques

L’accord de 2019 définit des zones de juridiction maritime entre la Turquie et la Libye en Méditerranée orientale, une région stratégique pour l’exploration des hydrocarbures et les revendications territoriales concurrentes. La Grèce, l’Égypte et Chypre contestent depuis plusieurs années ce mémorandum. Athènes estime notamment que la délimitation ne respecte pas les droits maritimes auxquels ses îles peuvent prétendre en vertu du droit international.

L’Union européenne a, elle aussi, maintenu son opposition à l’accord, estimant qu’il porte atteinte aux droits souverains de pays tiers et ne respecte pas le droit de la mer. La Turquie défend au contraire la légalité du mémorandum et affirme qu’il protège les intérêts des deux signataires. Ankara a minimisé les objections étrangères, faisant valoir que l’accord relève de décisions prises par deux États souverains.

L’article L’Égypte rejette l’accord maritime entre la Libye et la Turquie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Vers une reprise des négociations entre Moscou, Washington et Kiev

22. Oktober 2026 um 09:50

Le président russe Vladimir Poutine a accepté le principe de négociations tripartites avec les États-Unis et l’Ukraine en vue de mettre fin à la guerre. Et ce, suite à une rencontre, mercredi 21 octobre à Saint-Pétersbourg, avec Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Donald Trump.

Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, affirme que les discussions pourraient reprendre autour du 10 novembre, éventuellement à Abou Dhabi. Il s’agirait de relancer un format de négociation entre les trois pays, interrompues depuis février.

De son côté, un responsable américain cité par Reuters indique que ces échanges ont enregistré des avancées dans l’élaboration d’un cadre de paix, et ont porté notamment sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, la reconstruction économique après la guerre et l’architecture de sécurité européenne.

Pour sa part, Zelensky s’est dit favorable à une reprise rapide des négociations, avec l’objectif de préparer une éventuelle rencontre entre lui-même, Poutine et Trump. Malgré cette ouverture, les divergences fondamentales demeurent. Moscou continue d’exiger le contrôle de la région de Donetsk et s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Le conseiller du Kremlin a par ailleurs estimé que les propositions examinées à Oslo ne répondaient pas pleinement aux attentes russes, tout en reconnaissant qu’elles pouvaient constituer un pas dans la bonne direction.

Les discussions se déroulent dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Kiev. Donald Trump presse Zelensky d’accepter un accord. Tandis que les autorités ukrainiennes ont récemment exprimé des inquiétudes concernant le partage de renseignements militaires et l’accès aux systèmes de communication satellitaire utilisés par leurs forces.

Un geste de bonne volonté envers Washington

La rencontre a également été marquée par la libération de Stephen Hubbard, un ancien enseignant américain de 74 ans. Arrêté en avril 2022 dans l’est de l’Ukraine, il avait été condamné en Russie à six ans et dix mois de prison pour des accusations liées à une activité de mercenaire, qu’il contestait par l’intermédiaire de son avocat.

Au-delà du dossier ukrainien, le président russe s’est dit disposé à examiner une reprise des relations économiques avec les États-Unis. Il a également évoqué la possibilité d’aider Washington à traiter ses différends avec l’Iran, en s’appuyant sur les relations entretenues par Moscou avec Téhéran.

La reprise éventuelle des négociations constitue ainsi un signe d’ouverture, mais pas encore la preuve d’un rapprochement substantiel. Les prochaines semaines devront montrer si les initiatives diplomatiques peuvent déboucher sur un cadre acceptable pour les trois parties, alors que les combats et les désaccords territoriaux continuent de peser sur toute perspective de règlement.

L’article Vers une reprise des négociations entre Moscou, Washington et Kiev est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le FMI prévoit une contraction de 1,3 % au Moyen-Orient et l’Afrique du Nord 

22. Oktober 2026 um 08:50

Le Fonds monétaire international (FMI) annonce une baisse de 1,3 % de la production économique au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et au Pakistan (MOANAP) en 2026, sous l’effet des perturbations dues à la guerre contre l’Iran.

Le Fonds prévoit une contraction de 1,3 % en 2026 de l’activité économique au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et au Pakistan (MOANAP), ce qui marque un net retournement par rapport à 2025, année durant laquelle la région avait enregistré une croissance de 3,3 %. Le FMI anticipe toutefois un rebond à 6,6 % en 2027, à condition que le conflit s’apaise au début de l’année et que les échanges commerciaux retrouvent progressivement leur normalité.

Présentant ces perspectives lors des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale de l’institution, a souligné que le choc économique variait considérablement d’un pays à l’autre. Les économies directement touchées par la guerre subissent les pressions les plus fortes, tandis que plusieurs pays importateurs de pétrole ont jusqu’ici fait preuve d’une meilleure résistance.

Contrairement aux précédentes crises énergétiques, qui avaient généralement favorisé les économies exportatrices d’hydrocarbures grâce à la hausse des prix, le conflit actuel pénalise également les producteurs du Golfe. Les perturbations de la production et la fermeture du détroit d’Ormuz ont réduit les volumes disponibles à l’exportation et désorganisé les chaînes d’approvisionnement.

Les excédents budgétaires accumulés avant la guerre, le recours à des itinéraires maritimes alternatifs, les ajustements de la demande et le prélèvement sur les stocks ont jusqu’ici amorti une partie du choc. Mais ces mécanismes de protection s’amenuisent. La diminution des réserves disponibles et la réduction des capacités de production inutilisées exposent désormais les marchés à de nouvelles flambées des prix en cas de perturbation supplémentaire. Même dans l’hypothèse d’une reprise en 2027, la production des pays exportateurs directement affectés pourrait rester inférieure aux niveaux envisagés avant le conflit, prévient le FMI.

Les importateurs résistent, mais restent vulnérables

Les économies importatrices de pétrole de la région ont globalement mieux résisté aux premières conséquences de la crise. Leur situation demeure néanmoins exposée à la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires, aux coûts du transport et aux incertitudes financières internationales. Pour ces pays, le renchérissement des importations peut alourdir la facture énergétique, accentuer les tensions inflationnistes et compliquer la gestion des finances publiques. Les économies dépendantes des transferts de leurs ressortissants à l’étranger, du tourisme ou des financements extérieurs restent également sensibles à une dégradation prolongée de la conjoncture régionale.

Face à ces risques, Jihad Azour recommande aux gouvernements de préserver la stabilité des prix, de reconstituer des marges de manœuvre budgétaires et de renforcer leur capacité à absorber de futurs chocs. L’indépendance des banques centrales et les réformes structurelles destinées à stimuler la productivité et l’emploi figurent également parmi les priorités.

L’Asie centrale sur une trajectoire différente

Le FMI distingue la situation du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de celle du Caucase et de l’Asie centrale. Pour ce dernier ensemble, l’institution de Bretton Woods prévoit une croissance de 5,2 % en 2026, puis de 5 % en 2027, après 6,2 % en 2025. L’inflation devrait continuer à ralentir, malgré des niveaux encore élevés dans certaines économies.

L’ampleur de la contraction attendue dans la région Moyen-Orient–Afrique du Nord–Pakistan dépendra donc directement de la durée du conflit, de la reprise de la production énergétique et de la réouverture des routes commerciales. Le rebond prévu en 2027 reste conditionnel : une nouvelle perturbation des infrastructures ou des échanges pourrait compromettre la reprise et prolonger les tensions sur les prix et les finances publiques.

L’article Le FMI prévoit une contraction de 1,3 % au Moyen-Orient et l’Afrique du Nord  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 21. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Italie : Meloni exclut une alliance avec l’extrême droite de Roberto Vannacci

21. Oktober 2026 um 10:19

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ne prévoit pas d’élargir sa coalition gouvernementale au parti d’extrême droite Futuro Nazionale, dirigé par l’ancien général Roberto Vannacci, lors des législatives de 2027.

« Nous n’avons aucune raison de former des alliances avec ceux qui veulent nous renvoyer chez nous », a déclaré Lollobrigida dans un entretien au podcast Quello che il potere non dice, (Ce que le pouvoir ne dit pas) produit en collaboration avec Bloomberg et Chora Media. Interrogé sur Futuro Nazionale et sur le parti centriste Azione de Carlo Calenda, il a ajouté que les formations actuellement dans l’opposition y resteraient si tel était le choix des électeurs.

Cette déclaration ferme la porte, à ce stade, à une alliance avec deux formations susceptibles de modifier les équilibres du bloc de droite lors du prochain scrutin. La coalition actuelle de Meloni réunit Fratelli d’Italia, Forza Italia, dirigé par Antonio Tajani, et la Ligue de Matteo Salvini.

Une nouvelle loi électorale qui favorise les coalitions

Les élections italiennes doivent se tenir au plus tard à la fin de 2027, même si un scrutin anticipé au printemps est également évoqué. La réforme électorale portée par Meloni, adoptée par la Chambre des députés le 8 octobre, prévoit une prime de sièges pour la coalition atteignant le seuil de 42 % des suffrages. Ce dispositif incite les formations politiques à constituer des alliances suffisamment larges pour obtenir une majorité parlementaire. Il place donc la question des partenariats au cœur des préparatifs électoraux, tant à droite qu’à gauche.

Selon un sondage de SWG publié le 19 octobre et cité par Capital.gr, une coalition de centre gauche conduite par le Parti démocrate recueillerait 44,6 % des intentions de vote, contre 44 % pour le bloc gouvernemental. Ces chiffres restent des mesures ponctuelles de l’opinion et ne permettent pas de préjuger du résultat du scrutin.

Le parti Futuro Nazionale, fondé par Roberto Vannacci après son départ de la Ligue, représente une nouvelle force dans le paysage conservateur italien. Il défend notamment une ligne dure sur l’immigration et la sécurité, ainsi qu’une opposition à plusieurs orientations de l’Union européenne.

Mais l’apparition de ce parti complique la stratégie de Meloni : élargir la coalition pourrait permettre de rassembler davantage de voix, mais entraînerait aussi des négociations avec un parti qui conteste sa ligne. Le refus affiché par Lollobrigida signale que Fratelli d’Italia entend, pour l’heure, conserver le périmètre de la majorité actuelle.

Un calendrier électoral encore incertain

Par ailleurs, l’hypothèse d’élections anticipées en avril a été évoquée dans la presse, notamment par Bloomberg. Un tel calendrier permettrait au gouvernement d’éviter certaines négociations budgétaires attendues avec l’Union européenne, mais aucune date définitive n’a été annoncée. Lollobrigida a indiqué que le scrutin pourrait se tenir entre le printemps et l’automne 2027, sans préciser davantage le calendrier.

La campagne s’annonce ainsi dominée par deux enjeux : la capacité de la coalition au pouvoir à préserver sa cohésion et celle des oppositions à construire des alliances suffisamment larges. Pour Meloni, le refus d’intégrer de nouvelles formations à droite constitue, à ce stade, une ligne politique déclarée, alors que les équilibres électoraux restent serrés.

L’article Italie : Meloni exclut une alliance avec l’extrême droite de Roberto Vannacci est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La hausse des prix du pétrole compense le recul de la production libyenne

21. Oktober 2026 um 10:11

La hausse des cours mondiaux du pétrole a permis à la Libye de compenser financièrement le recul de sa production en septembre, selon le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La production est passée de 1,38 million de barils par jour en août à 1,29 million en septembre, soit une baisse de 90 000 barils quotidiens. A noter au passage que que la Libye est exemptée des quotas de production de l’OPEP+.

L’AIE attribue ce recul  à plusieurs incidents survenus en septembre qui ont affecté les infrastructures pétrolières. À la mi-septembre, la fermeture d’une vanne sur l’oléoduc reliant Hamada à Zawiya avait interrompu temporairement les opérations sur trois sites du sud-ouest du pays. Le 21 septembre, une autre fermeture avait touché l’oléoduc acheminant le brut du champ de Sharara, le plus important du pays, vers Zawiya. La Compagnie nationale de pétrole (NOC) avait alors évalué les pertes potentielles à 130 000 barils par jour.

La hausse des prix a atténué l’impact financier de cette baisse de production. Selon l’AIE, le prix moyen du Brent a atteint 116,89 dollars le baril en septembre, en hausse de 26,17 dollars par rapport au mois précédent, soit près de 29 % ; progression due à la reprise des hostilités au Moyen-Orient, à l’attaque contre l’oléoduc saoudien Est-Ouest le 11 septembre et à l’augmentation des coûts du transport maritime.

Dans ce contexte, les recettes pétrolières libyennes versées au compte souverain ont atteint 2,86 milliards de dollars en septembre, selon la NOC, soit une progression d’environ 12 % malgré la diminution des volumes produits. Cette évolution illustre la forte dépendance des finances publiques libyennes aux hydrocarbures. Elle souligne également les limites d’une amélioration des revenus reposant sur les prix internationaux plutôt que sur une augmentation durable de la production.

L’article La hausse des prix du pétrole compense le recul de la production libyenne est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pétrole : l’offensive brésilienne bouleverse la position saoudienne en Chine

21. Oktober 2026 um 09:20

Le Brésil a dépassé l’Arabie saoudite pour devenir le deuxième fournisseur de pétrole brut de la Chine sur les neuf premiers mois de 2026, derrière la Russie. C’est ce que révèlent les données douanières chinoises.

Entre janvier et septembre 2026, la Chine a importé 44,29 millions de tonnes de brut brésilien, contre 43,12 millions de tonnes en provenance d’Arabie saoudite. Ce qui traduit la progression des approvisionnements sud-américains. Tandis que les livraisons saoudiennes ont fortement diminué en septembre. Pour le seul mois de septembre, les importations chinoises de pétrole brésilien ont atteint 5,15 millions de tonnes, soit environ 1,25 million de barils par jour. Ce volume représente une hausse de 18 % sur un an. À l’inverse, les livraisons saoudiennes se sont limitées à 2,70 millions de tonnes, équivalant à environ 660 000 barils par jour, en baisse de 62 % par rapport à septembre 2025.

Le dépassement de l’Arabie saoudite par le Brésil souligne la recomposition des flux pétroliers vers la Chine, premier importateur mondial de brut. La diversité des fournisseurs permet aux raffineurs chinois d’ajuster leurs achats selon les prix, les disponibilités, les caractéristiques des pétroles et les contraintes géopolitiques.

Quant aux importations chinoises de brut russe, elles ont atteint 9,94 millions de tonnes en septembre. Ce qui constitue une progression de 20 % sur un an, mais un recul de 11 % par rapport au mois précédent.

Par ailleurs, les approvisionnements chinois en provenance d’Irak ont atteint 4,84 millions de tonnes en septembre, ceux en provenance d’Oman se sont établis à 1,22 million de tonnes… En outre, les volumes déclarés en provenance de Malaisie, importante plateforme de transbordement de pétrole iranien soumis à des sanctions, ont chuté à 1,16 million de tonnes, soit environ 280 000 barils par jour. Cela représente une baisse de 70 % sur un an et de 56 % par rapport à août.

Ces chiffres mensuels ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à établir un changement durable dans la hiérarchie des fournisseurs. Les volumes peuvent varier fortement d’un mois à l’autre en fonction des calendriers de livraison, des conditions commerciales et des perturbations logistiques.

L’article Pétrole : l’offensive brésilienne bouleverse la position saoudienne en Chine est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’écart de taux entre la France et l’Allemagne inquiète les marchés

21. Oktober 2026 um 07:48

L’écart de rendement entre les obligations souveraines françaises et allemandes à dix ans s’est élargi à 153 points de base. Et ce, dans un contexte marqué par les inquiétudes sur les finances publiques françaises et les tensions sociales.

S’exprimant devant le Parlement finlandais, Olli Rehn, gouverneur de la Banque de Finlande et membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a souligné que plusieurs pays subissaient également des pressions sur leurs marchés obligataires. Il identifie deux facteurs majeurs derrière la hausse des rendements : les besoins de financement croissants du secteur privé et l’augmentation des déficits publics, qui renchérissent le coût du capital.

Les investissements massifs des entreprises spécialisées dans l’IA illustrent notamment la demande accrue de capitaux du secteur privé. Cette concurrence pour le financement intervient alors que les États doivent eux-mêmes emprunter pour couvrir leurs déficits et refinancer leur dette.

A noter que le spread mesure la différence entre le rendement des obligations françaises et celui des titres allemands de même échéance, considérés comme une référence de sécurité dans la zone euro. Plus cet écart augmente, plus la France doit offrir une rémunération supplémentaire aux investisseurs pour financer sa dette par rapport à l’Allemagne.

La dette française subit une pression accrue en raison des difficultés persistantes à réduire le déficit budgétaire et à stabiliser l’endettement public. Les tensions sociales et politiques récentes, notamment les manifestations contre le coût de la vie et les épisodes de violences urbaines, ajoutent une incertitude supplémentaire aux débats sur les finances publiques.

Cette évolution risque de rendre plus coûteux le financement de l’État, même si le spread ne constitue pas, à lui seul, une mesure du risque de défaut. Il reflète également les conditions générales de marché, les anticipations de taux d’intérêt et les besoins de financement des différents émetteurs.

Un appel à la discipline budgétaire dans la zone euro

Oli Rehn a appelé l’ensemble des pays de la zone euro à maîtriser leurs déficits et à préserver la soutenabilité de leur dette publique. Il a précisé que cette exigence concernait aussi bien la France que la Finlande. Pour les gouvernements, le défi consiste à réduire les déficits sans fragiliser davantage l’activité économique, dans un environnement où les besoins d’investissement privés et publics restent élevés. Pour les investisseurs, la capacité des autorités françaises à présenter et à mettre en œuvre une trajectoire budgétaire crédible sera déterminante pour l’évolution de la prime de risque exigée sur les obligations françaises.

L’évolution du spread franco-allemand restera ainsi un indicateur à surveiller, à la fois pour mesurer la perception des marchés à l’égard des finances publiques françaises et pour évaluer les répercussions possibles sur les conditions de financement dans l’ensemble de la zone euro.

L’article L’écart de taux entre la France et l’Allemagne inquiète les marchés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 20. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Énergie : la baisse des capacités de raffinage menace l’autonomie européenne

20. Oktober 2026 um 14:32

La filière européenne du raffinage réclame une stratégie industrielle de long terme pour préserver ses capacités de production. Alors que la contraction du secteur accentue les préoccupations concernant la sécurité énergétique, la compétitivité et la dépendance de l’UE aux importations de carburants.

Dans un communiqué, FuelsEurope, qui représente les intérêts de 40 entreprises actives dans la production et la distribution de carburants conventionnels et renouvelables, estime que les mesures d’urgence destinées à répondre aux tensions actuelles sur les marchés de l’énergie ne suffiront pas à garantir l’avenir du secteur. L’organisation salue les conclusions du Conseil européen du 15 octobre, dans lesquelles les dirigeants des Vingt-Sept ont souligné la nécessité d’optimiser à court terme les capacités et l’efficacité des raffineries européennes, dans un contexte de prix élevés de l’énergie et des carburants. Elle appelle toutefois à aller au-delà de ces mesures conjoncturelles concernant le raffinage.

« Traiter les pressions actuelles sans garantir les capacités industrielles de demain constituerait une erreur stratégique », avertit Liana Gouta, directrice générale de FuelsEurope. Elle estime que l’Europe doit créer les conditions permettant aux raffineries de poursuivre leur activité, d’investir, de se transformer et de rester compétitives au cours des prochaines décennies.

Une capacité industrielle en recul

Le secteur européen du raffinage subit depuis plusieurs années une érosion de ses capacités, sous l’effet de fermetures d’installations, de marges sous pression et de la transformation progressive de la demande énergétique.

Selon les données sectorielles de FuelsEurope et de sa branche scientifique Concawe, l’Europe (Union européenne, Royaume-Uni, Norvège et Suisse) comptait 72 raffineries classiques à la fin de 2025, pour une capacité de traitement primaire de 625,4 millions de tonnes par an. Cette capacité était inférieure de 167,6 millions de tonnes à celle de 2009, soit une baisse d’environ 21 %.

Cette contraction intervient alors que l’Europe demeure fortement dépendante des marchés internationaux pour son approvisionnement en produits raffinés. L’importation de pétrole brut ne suffit pas, à elle seule, à garantir la disponibilité des carburants nécessaires : le brut doit encore être transformé en diesel, essence, kérosène ou matières premières destinées à l’industrie chimique.

La sécurité énergétique et la défense en jeu

Pour FuelsEurope, le raffinage ne relève pas uniquement d’un enjeu commercial. Les installations européennes fournissent des produits indispensables aux transports, à l’industrie et aux activités de défense.

La disponibilité de carburants produits sur le continent est notamment déterminante pour les besoins militaires, la mobilité des forces et la résilience des infrastructures critiques. Une diminution supplémentaire des capacités locales pourrait accroître l’exposition de l’Europe aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, aux tensions géopolitiques et aux restrictions à l’exportation imposées par des pays fournisseurs.

Les récentes tensions sur les marchés énergétiques ont ainsi remis en évidence la vulnérabilité liée à la dépendance aux importations de produits finis. La constitution de stocks stratégiques demeure importante, mais elle ne remplace pas entièrement une capacité industrielle permettant de transformer le pétrole brut en produits adaptés aux besoins européens.

Concilier compétitivité et transition énergétique

Le débat pose également la question de l’équilibre entre les objectifs climatiques européens et la préservation des infrastructures énergétiques pendant la transition. Les raffineries doivent investir pour réduire leur empreinte environnementale, améliorer leur efficacité et adapter leur production, tout en faisant face à la concurrence internationale et à l’évolution de la demande.

Le 6 octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé l’ouverture d’un dialogue stratégique sur l’avenir du raffinage européen. Cette initiative vise à examiner les conditions nécessaires au maintien d’une capacité de production jugée importante pour la sécurité des approvisionnements et la compétitivité industrielle.

Pour FuelsEurope, l’enjeu est désormais de transformer cette reconnaissance politique en une stratégie cohérente, associant visibilité réglementaire, investissements et adaptation industrielle.

L’Union européenne doit ainsi arbitrer entre la réduction progressive de sa dépendance aux combustibles fossiles et la nécessité de sécuriser, pendant cette transition, l’approvisionnement en carburants et produits raffinés. Pour le secteur, l’absence de planification à long terme risquerait d’accélérer les fermetures et d’accroître la dépendance extérieure du continent.

L’article Énergie : la baisse des capacités de raffinage menace l’autonomie européenne est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Chine : la croissance rebondit à 4,5 % au troisième trimestre, mais…

20. Oktober 2026 um 12:08

L’économie chinoise a accéléré au troisième trimestre 2026, avec une croissance de 4,5 % sur un an, contre 4,3 % au trimestre précédent. Ce résultat apporte un répit aux autorités de Pékin, sans dissiper les inquiétudes liées à la faiblesse de la demande intérieure et à la crise persistante de l’immobilier en Chine.

Les données publiées lundi 19 octobre par le Bureau national des statistiques (BNS) montrent que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4,5 % sur un an entre juillet et septembre. En variation trimestrielle, la croissance atteint 1,2 %, après 0,9 % au deuxième trimestre. Sur les neuf premiers mois de l’année, l’économie chinoise affiche une progression de 4,6 %. Ce rythme place Pékin sur la trajectoire de son objectif officiel de croissance annuelle, fixé entre 4,5 % et 5 %. Mais la solidité de cette performance dépendra de l’évolution de la conjoncture au dernier trimestre.

Le rebond repose notamment sur la vigueur des exportations et de la production industrielle. La demande extérieure, portée entre autres par les produits technologiques et les secteurs liés à l’intelligence artificielle, contribue à compenser la faiblesse de plusieurs composantes de la demande intérieure.

En septembre, la production industrielle a progressé de 5,5 % sur un an, selon les données officielles. Les ventes au détail ont également accéléré, avec une hausse de 1,1 %, après 0,4 % en août. Cette amélioration reste toutefois modeste au regard des besoins de relance de la consommation des ménages.

Le contraste entre une industrie relativement dynamique et une consommation encore hésitante demeure l’un des principaux déséquilibres de l’économie chinoise. Les ménages restent prudents dans leurs dépenses. Tandis que les entreprises font preuve de retenue en matière d’investissement.

L’immobilier et l’investissement restent des points faibles

Les indicateurs d’investissement confirment que la reprise demeure incomplète. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’investissement en actifs fixes a reculé de 7,2 % sur un an. L’investissement dans le développement immobilier a, pour sa part, chuté de 20,6 % sur la même période. La crise immobilière continue de peser sur la confiance des ménages, les décisions d’investissement et les perspectives de croissance. Elle complique également les efforts des autorités pour réorienter le modèle économique vers une demande intérieure plus soutenue.

La faiblesse persistante de la consommation et les pressions déflationnistes constituent d’autres contraintes. Même lorsque les ventes progressent en valeur, leur évolution ne traduit pas nécessairement une amélioration équivalente des volumes consommés, notamment lorsque les prix restent sous pression.

Le dépassement des prévisions au troisième trimestre pourrait réduire l’urgence d’un vaste programme de soutien à court terme. Il ne garantit cependant pas que les autorités pourront se dispenser de nouvelles interventions si la demande intérieure reste insuffisante.

Les économistes cités par Reuters soulignent que la croissance reste largement soutenue par les exportations et l’activité industrielle, sans véritable reprise autonome de la consommation et de l’investissement privés. Les tensions commerciales internationales, les restrictions visant certains produits technologiques et un éventuel ralentissement de la demande mondiale constituent également des risques.

Dans ce contexte, les mesures budgétaires pourraient jouer un rôle plus important que de nouveaux assouplissements monétaires généralisés. Pékin devra notamment arbitrer entre le soutien à l’activité à court terme et la nécessité de corriger les déséquilibres structurels de son modèle de croissance.

Une performance à relativiser

La progression de 4,5 % du PIB constitue donc un signal favorable, mais elle ne suffit pas à conclure à une reprise pleinement consolidée. La question centrale reste celle de la composition de la croissance : une économie tirée par les exportations et la production peut afficher des résultats solides sans que les ménages et les entreprises retrouvent durablement confiance.

Pour la Chine, l’enjeu des prochains mois sera de préserver la croissance tout en stimulant la demande intérieure, en stabilisant le marché immobilier et en limitant les effets des tensions commerciales. Le chiffre du troisième trimestre donne de l’oxygène aux décideurs de Pékin ; il ne règle pas les difficultés de fond.

L’article Chine : la croissance rebondit à 4,5 % au troisième trimestre, mais… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pétrole : le Brent se maintient autour de 110 dollars

20. Oktober 2026 um 09:16

Les cours du pétrole évoluent ce mardi 20 octobre près de leurs plus hauts niveaux en cinq mois, soutenus par les risques de perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient. Les marchés surveillent parallèlement la reprise des flux de brut dans le golfe Persique et la possibilité d’un assouplissement des restrictions américaines sur les exportations énergétiques russes.

Le Brent gagne 0,50 %, à 110,10 dollars le baril ce matin, après avoir atteint 110,70 dollars lors de la séance précédente, son niveau le plus élevé depuis le 20 mai dernier. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) progresse de 0,24 %, à 103,91 dollars pour le contrat de novembre. Tandis que le contrat de décembre, plus actif, avance de 0,40 %, à 98,93 dollars.

Les tensions géopolitiques continuent d’alimenter une prime de risque sur les marchés pétroliers. Au moins 18 incidents visant des navires auraient été signalés sur une période de deux semaines, selon les données de Kpler, renforçant les inquiétudes sur la sécurité du transport maritime dans le Golfe.

Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué le 19 octobre des attaques contre plusieurs cibles saoudiennes, notamment une installation d’Aramco à Yanbu, le champ pétrolier de Shaybah ainsi que les aéroports de Riyad et d’Abha… Ces développements entretiennent les craintes d’une nouvelle dégradation des approvisionnements régionaux, alors que le détroit d’Ormuz constitue un passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole. La reprise des flux de brut depuis le golfe Persique apporte un certain soulagement, mais elle reste exposée à de nouvelles attaques contre les navires et les infrastructures.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que les flux transitant par le détroit avaient retrouvé environ 80 % de leur niveau d’avant-guerre. Les analystes mettent toutefois en garde contre la fragilité de cette amélioration

L’offre russe, une variable encore incertaine

Les marchés évaluent également les conséquences potentielles du décret du président américain Donald Trump levant certaines sanctions et mesures tarifaires liées à la Russie. Un assouplissement supplémentaire pourrait accroître la disponibilité de carburants sur les marchés internationaux et atténuer une partie des tensions sur l’offre. Aucune décision définitive n’a cependant été annoncée.

Dans l’immédiat, les cours restent donc sensibles à l’évolution de la situation sécuritaire dans le Golfe. Tant que les risques pesant sur les routes maritimes et les infrastructures énergétiques persisteront, les opérateurs pourraient continuer d’intégrer une prime géopolitique dans les prix, malgré l’amélioration partielle des flux d’approvisionnement.

L’article Pétrole : le Brent se maintient autour de 110 dollars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌