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Empfangen — 14. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

47 °C et plus : quand la canicule révèle l’échec de la gestion de l’eau

14. Juli 2026 um 15:39

Une vague de chaleur exceptionnelle, prévue jusqu’au 20 juillet avec des pointes à 47 °C, aggrave la crise nationale d’approvisionnement en eau. Dans plusieurs régions, les coupures d’eau se multiplient et deviennent quotidiennes, faisant du droit constitutionnel à l’eau une revendication permanente. Des milliers de foyers subissent des interruptions répétées, et des manifestations pacifiques, ainsi que des blocages de routes, ont lieu notamment à Metlaoui et à Ladhyab (délégation de Touiref), où les habitants dénoncent des semaines sans eau.

La SONEDE admet que les perturbations se sont étendues jusqu’à la périphérie de Tunis (Ariana, Ben Arous, Bir Mcharrek, Jebel Ouest) et touchent plusieurs gouvernorats du centre et du sud-est. Les coupures nocturnes, initialement programmées, ont laissé la place à une gestion aléatoire privant des foyers d’eau entre minuit et l’aube, sous prétexte d’un « déséquilibre hydrique ».

Pourtant, les barrages nationaux affichent un taux de remplissage d’environ 60%, un niveau qualifié de « très rassurant » par le ministère de l’Agriculture. Ce contraste révèle une crise de gouvernance : infrastructures vieillissantes, absence d’une stratégie de répartition équitable, et manque de mesures préventives pour contrer l’évaporation et les pics de consommation en période estivale.

Le FTDES dénonce cette crise de gestion et d’infrastructures. Il demande une intervention d’urgence pour protéger la santé et la dignité des populations, appelle à la transparence de la SONEDE et appelle à l’adoption d’une politique nationale de l’eau fondée sur l’équité territoriale, la responsabilité et la durabilité.

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ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

14. Juli 2026 um 14:27

L’Assemblée des représentants du peuple  ARP a adopté, lors d’une séance plénière, deux projets de loi (n°38 et n°39 de 2026) liés à des accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre la Tunisie et la Banque mondiale. Le premier garantit un prêt de 384,8 millions d’euros accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour financer un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique; le second concerne une garantie liée au Fonds pour les technologies propres visant le même objectif.

Il convient de rappeler que la STEG connaît un déficit financier récurrent, principalement dû à la hausse des prix de l’énergie, et nécessite un plan d’action et une stratégie de sauvetage. Aujourd’hui, la production électrique repose majoritairement sur le gaz naturel (80% importé, 20% production nationale). La production annuelle nationale est d’environ 20 000 GWh avec un objectif de 26 000 GWh à l’horizon 2030, tandis que la consommation annuelle atteint 22 000 GWh, entraînant un déficit d’environ 10%.

La STEG couvre actuellement 99% du territoire national. L’État consacre plus de 3 milliards de dinars par an en subventions pour compenser une partie du coût de production. Le plan de réforme de la STEG vise à restaurer l’équilibre financier, améliorer les performances commerciales et techniques, régler les arriérés, et renforcer la gouvernance. Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie par intérim Slah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables (solaire et éolien) pour réduire le coût de production. Il part du constat que l’objectif est d’atteindre 6 000 GWh annuels d’électricité verte d’ici 2030. Ce qui contribuerait  à réduire de 35% les coûts de production.

Parmi les investissements récents figure la réalisation d’un nouveau « Corridor » électrique de 400 km, améliorant les connexions Nord–Sud et la distribution vers les régions. La rénovation du réseau vieillissant est prévue, avec une enveloppe annuelle de 70 millions de dinars dédiée à la réduction des coupures et au renforcement des liaisons en moyenne tension.

 La STEG prévoit aussi le déploiement initial de 150 000 compteurs intelligents dans le cadre d’un programme global de modernisation et d’un contrat-programme avec l’État couvrant la période 2024–2028, assorti d’indicateurs financiers, techniques et commerciaux pour mesurer la réussite des réformes.

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La Tunisie honore un emprunt international de 700 M€

14. Juli 2026 um 12:35

La Tunisie s’apprête à honorer, mercredi 15 juillet 2026, le remboursement de son dernier grand eurobond de 700 millions d’euros (M€), marquant la clôture de cette importante dette contractée sur les marchés internationaux.

Il convient de noter que cet emprunt, contracté en 2019 sur les marchés financiers internationaux, représente l’une des échéances les plus significatives du calendrier financier tunisien de l’année, avec un coût total estimé à environ 2,3 milliards de dinars tunisiens, intérêts compris.

Cette opération marque la fin d’un cycle d’endettement direct auprès des marchés internationaux. Elle intervient dans un contexte où les autorités tunisiennes cherchent à réduire progressivement la vulnérabilité du pays face aux financements extérieurs, tout en préservant l’équilibre des finances publiques.

Un récent article publié par L’Economiste Maghrébin soulignait que l’eurobond de 700 millions d’euros émis au taux de 6,375 % constitue le principal rendez-vous de la dette extérieure en juillet 2026, avec un impact notable sur les réserves en devises et sur le service global de la dette.

Ce remboursement revêt aussi une dimension stratégique. Depuis plusieurs années, la Tunisie a fait le choix de limiter son recours aux émissions obligataires internationales, misant davantage sur des financements intérieurs et sur une gestion plus prudente de sa dette. Plusieurs analyses publiées en 2025 et 2026 rappellent que le pays a déjà remboursé plusieurs échéances majeures d’eurobonds sans recourir à de nouvelles émissions sur les marchés internationaux..

En somme, le remboursement de cet eurobond constitue un signal important : la Tunisie referme une page lourde de son endettement externe, tout en ouvrant une nouvelle phase où la discipline financière et la capacité à mobiliser des ressources durables resteront décisives.

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Le boom d’ingénieurs chinois qui bascule la tech mondiale…

14. Juli 2026 um 11:48

Le monde a changé : la carte de l’innovation se redessine. Pendant que la Chine forme chaque année près de 4 millions d’ingénieurs contre environ 40 000 en France, les technologies clés,  ordinateurs, Internet, smartphones, cloud, intelligence artificielle,  accélèrent à une vitesse inédite. Ce n’est pas simplement un recul pour certains pays : c’est une recomposition globale qui modifie les règles du jeu.

Il faut rappeler également que depuis les années 2000, la Chine a massivement développé son vivier d’ingénieurs et d’étudiants STIM, faisant grimoerleur nombre. Cette stratégie, soutenue par une forte hausse des inscriptions universitaires (40 % des diplômés du secondaire accèdent désormais à l’université) et une proportion élevée de jeunes ingénieurs (44 % ont moins de 30 ans), alimente un écosystème technique compétitif et bon marché : les salaires des chercheurs y sont en moyenne beaucoup plus bas qu’aux États‑Unis.

De ce fait, ce réservoir d’ingénieurs  provenant aussi bien d’universités moins prestigieuses que des grandes écoles,  favorise la création de startups innovantes (DeepSeek, Manus AI, Unitree Robotics) et permet aux industries chinoises (batteries, véhicules électriques, télécommunications, IA) d’accélérer. Des entreprises comme CATL soulignent l’avantage des compétences en ingénierie logicielle hérité du secteur Internet et smartphone.

Plusieurs études et rapports récents indiquent que la Chine a rattrapé, voire surpassé, les États‑Unis dans de nombreuses technologies critiques (selon ASPI, leader dans 57 des 64 technologies entre 2019 et 2023). Des indicateurs comme la part des chercheurs en IA formés en Chine et le nombre de scientifiques de haut niveau montrent un basculement. 

La question est rude mais nécessaire : avons‑nous laissé passer le train de l’avenir ? Oui, les déséquilibres en matière de formation, d’investissement et d’écosystèmes d’innovation pèsent fortement. Mais ce constat n’est pas une fatalité. Il invite à agir vite et intelligemment.

Qu’en est-il pour la Tunisie?

En Tunisie, plus de 85 000 ingénieurs étaient inscrits au tableau du Conseil de l’Ordre des ingénieurs tunisiens à fin 2022. Le pays forme aussi un flux régulier de diplômés, avec environ 8 500 ingénieurs diplômés par an selon une source relayée en 2024. Mais cette production est largement compensée par les départs à l’étranger. Entre 2015 et 2020, quelque 39 000 ingénieurs fraîchement diplômés ont quitté le pays, principalement vers l’Europe et les pays du Golfe..

Mais une chose est sûre : les places de demain se décident aujourd’hui. Plutôt que de subir la concurrence, la Tunisie peut tirer parti de sa jeunesse et de sa créativité pour se positionner sur des niches à forte valeur ajoutée deeptech, fintech, énergies propres, edtech francophone. L’enjeu n’est plus seulement de rattraper un retard numérique, mais de créer des avantages comparatifs durables.

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Empfangen — 13. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Environ 97 millions de dinars engagés pour moderniser trois entreprises clés

13. Juli 2026 um 15:34

La commission consultative du programme de modernisation industrielle des entreprises s’est réunie ce lundi 13 juillet 2026 au siège du ministère de l’Industrie, des mines et de l’Energie, en présence du  ministre de l’Équipement et de l’Habitat  et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie par intérim.

Ainsi la commission a approuvé trois dossiers d’entreprises industrielles opérant  dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’électronique, de la mécanique, du textile et de l’habillement, représentant un montant total d’investissements d’ environ 97 millions de dinars et des subventions dépassant 8,9 millions de dinars.

Par ailleurs, les travaux de la commission restreinte réunie le mercredi 8 juillet, ont également été ratifiés : 26 dossiers de modernisation ont été validés, pour un investissement de 83,4 millions de dinars et des subventions proches de  12 millions de dinars. S’y ajoutent  55 dossiers d’investissements technologiques prioritaires d’un montant global supérieur à  4,5 millions de dinars et bénéficiant d’environ 1,76 million de subventions.

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Opportunités pour les ingénieurs agricoles en Arabie saoudite

13. Juli 2026 um 13:40

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) annonce quatre postes à pourvoir en Arabie saoudite pour des ingénieurs agricoles spécialisés dans les oliviers, les pistachiers et les arbres fruitiers, avec une date limite de candidature fixée au 15 juillet 2026. Ces offres s’inscrivent dans un marché saoudien de l’oléiculture en expansion, porté par de grands investissements, des projets mécanisés et une volonté de diversification agricole.

L’Arabie saoudite poursuit ses recrutements dans le secteur agricole à travers l’ATCT, avec quatre postes destinés à des ingénieurs agricoles spécialisés dans les oliviers, dont les variétés Arbequina et Arbosana en système SHD, les pistachiers et les arbres fruitiers en général. Quant à la date limite de dépôt des candidatures, elle est fixée au 15 juillet 2026.

Cette demande de compétences intervient dans un contexte où le royaume développe depuis plusieurs années une filière oléicole de plus en plus structurée. A cet égard, le Conseil oléicole international indique que l’Arabie saoudite a notamment installé une grande oliveraie biologique irriguée dans la région d’Al Jouf, avec une production mécanisée, des unités de stockage et de conditionnement, et des exportations vers plusieurs marchés régionaux et européens.

Le marché saoudien de l’huile d’olive reste encore modeste à l’échelle mondiale. Mais il est soutenu par des investissements agricoles, des besoins en expertise technique et la modernisation des exploitations. Cette dynamique explique la demande croissante pour des profils capables de gérer des vergers intensifs, d’optimiser l’irrigation, d’améliorer les rendements et d’accompagner des projets orientés vers l’exportation internationale d’huile d’olive.

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L’Afrique, nouvel eldorado des ultra-riches

13. Juli 2026 um 12:43

La richesse ultra-forte explose en Afrique : le nombre d’Africains détenant au moins 30 millions de dollars a bondi de 23,7 % en 2025. Ce qui propulse la fortune cumulée du continent à 400 milliards USD. Tout en plaçant l’Afrique en tête des régions mondiales pour la croissance des très hauts patrimoines. Telle est l’annonce du dernier rapport  intitulé le « World Ultra Wealth Report 2026 » du cabinet Altrata.

Il s’agit d’une forte progression. Puisque le nombre d’Africains ultra riches a atteint 3 440 personnes en 2025,. Soit une hausse de 23,7% par rapport à 2024. De son côté, Valeur totale indique que leur fortune cumulée a grimpé de 22,4 % pour atteindre 400 milliards de dollars.

Comment expliquer ce phénomène ? Cela répond à des divers critères, tels que : la baisse des coûts de financement; l’appréciation de plusieurs monnaies africaines face au dollar; l’accélération de la transformation numérique; et l’augmentation des investissements dans les minerais stratégiques.

Par ailleurs, face au contexte mondial, cette croissance demeure la plus élevée parmi les régions du monde En effet, elle dépasse l’Amérique du Nord (15 %), l’Europe (14,5 %) et l’Asie (15,8 %). À l’échelle globale, le nombre d’UHNWI a augmenté de 14,4 % en 2025 pour atteindre 556 850 personnes, avec une fortune cumulée de 63 800 milliards de dollars.

Toutefois, les perspectives à l’horizon 2030 sont cruciales. Ainsi, l’Afrique devrait compter 5 200 ultra riches d’ici la fin de la décennie (taux de croissance annuel moyen de 8,4 %). Mais le continent africain restera minoritaire dans le total mondial (part < 1 %). Globalement, la population mondiale d’UHNWI devrait atteindre 746 570 personnes en 2030, avec une fortune cumulée estimée à 85 000 milliards de dollars.

Néanmoins les inégalités sont  persistantes, malgré les fortes hausses. De ce fait, l’Afrique ne représente que 0,6 % de la population mondiale des UHNWI et 0,7 % de leur richesse cumulée. Ce qui souligne un décalage entre le dynamisme de croissance et le poids relatif.

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Ormuz, Malacca, Suez : les nouveaux points de rupture du monde

13. Juli 2026 um 10:51

L’ancien vice‑président de la Banque mondiale pour la région Moyen‑Orient et Afrique du Nord, Ferid Belhaj, à travers un essai, livre sa lecture de la guerre Iran–États‑Unis–Israël de 2026 qui illustre le déplacement de la puissance : du contrôle des territoires à la maîtrise des infrastructures de circulation (détroits, câbles, ports, corridors énergétiques, systèmes financiers et réseaux numériques). Cela signifie que ces flux, autrefois garantis par une hégémonie et des règles partagées, deviennent des points de vulnérabilité et des leviers de coercition (« weaponized interdependence »).

Il convient tout d’abord de rappeler que le droit international, notamment le droit de la mer, reste central. Mais il se transforme en champ de rivalités interprétatives plutôt qu’en langage consensuel.

L’essai de Ferid Belhadj retrace d’abord la longue genèse du droit maritime, de Grotius à UNCLOS, pour rappeler que la « liberté des mers » a toujours été conditionnée par la capacité des puissances navales à la garantir.

En effet, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982) a constitué un équilibre sophistiqué entre souveraineté côtière et liberté de circulation (mer territoriale, ZEE, transit passage, plateau continental). Cependant, cet équilibre reposait implicitement sur l’existence d’un consensus minimal et sur la capacité d’un ou plusieurs États à assurer les biens publics maritimes.

La politisation de l’interprétation du droit de la mer

Avec la multiplication des rivalités stratégiques (États‑Unis/Chine, tensions régionales, contestations autour de l’Arctique), ce consensus s’érode et l’interprétation du droit se politise. Le détroit d’Ormuz illustre de façon paradigmatique cette transition. Passage étroit entre l’Iran et Oman, il concentre une part significative des exportations pétrolières mondiales et constitue donc une vulnérabilité systémique : une perturbation même limitée entraîne la  hausse du pétrole, une volatilité financière, la montée des primes d’assurance maritime et des perturbations logistiques globales.

La position iranienne à l’égard d’UNCLOS (signature sans ratification et interprétation favorable au régime du passage inoffensif plutôt qu’au transit passage) traduit une stratégie juridique et cohérente : exploiter un nœud maritime pour obtenir un pouvoir de dissuasion asymétrique face à la supériorité navale américaine. Plutôt que de viser la fermeture totale du détroit, l’Iran cherche à démontrer sa capacité de perturbation, une logique de dissuasion par perturbation qui tire parti des interdépendances de la mondialisation.

 

Plutôt que de viser la fermeture totale du détroit, l’Iran cherche à démontrer sa capacité de perturbation, une logique de dissuasion par perturbation qui tire parti des interdépendances de la mondialisation.

 

Ferid Belhaj élargit ensuite la focale : Ormuz n’est qu’un exemple parmi plusieurs points critiques (Malacca, Bab el‑Mandeb, Suez, Bosphore/Dardanelles, routes arctiques) où se concentrent les flux, les infrastructures et les rivalités. La dépendance de la Chine au détroit de Malacca et le « Malacca Dilemma » illustrent la même vulnérabilité que connaît l’Europe vis‑à‑vis du Golfe.

Bab el‑Mandeb apparaît en outre comme un carrefour combinant corridor énergétique, hub logistique et nœud numérique : les câbles sous‑marins qui y passent transportent la quasi‑totalité des données mondiales, rendant la région critique non seulement pour le commerce mais aussi pour la connectivité digitale. Les attaques des Houthis et la multiplication des bases étrangères à Djibouti témoignent de la manière dont les acteurs étatiques et non étatiques peuvent influer sur ces artères vitales.

L’auteur souligne une transformation des alliances et des alignements internationaux. Il en va de même des partenariats qui sont sectoriels, réversibles et transactionnels. Les États cherchent à maximiser leur autonomie stratégique. Ainsi, l’exemple des monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Émirats, Qatar) montre des stratégies de diversification des partenaires, conciliant sécurité américaine, relations économiques avec la Chine et autonomie diplomatique accrue.

Les alliés traditionnels des États‑Unis adoptent des positions plus nuancées, parfois divergentes, parce que leurs vulnérabilités économiques et énergétiques conditionnent leurs réponses politiques.

 

La capacité à perturber les flux (énergie, finance, logistique, numérique) vaut désormais comme un levier de puissance.

 

Sur le plan stratégique, M. Belhaj restitue la montée d’une logique de dissuasion non conventionnelle : la capacité à perturber les flux (énergie, finance, logistique, numérique) vaut désormais comme un levier de puissance. Les outils mobilisés vont de la guerre hybride (drones, cyberattaques) aux pressions sur les marchés et aux actions de harcèlement maritime, visant à produire des effets systémiques disproportionnés à partir de moyens limités. Susan Strange et les théories de la géoéconomie sont mobilisées pour montrer que le contrôle des structures économiques (finance, énergie, technologies, logistique) est devenu central dans la compétition internationale.

La concentration des vulnérabilités vient d’une mondialisation optimisée pour l’efficacité : chaînes de valeur spécialisées, hubs géants, dépendance aux semi‑conducteurs et aux câbles sous‑marins. Ce qui réduit les marges de manœuvre des États en crise. Les réponses actuelles favorisent la résilience : relocalisation partielle, diversification des fournisseurs, protection des infrastructures critiques et politiques industrielles pour limiter les dépendances. Des initiatives comme les Nouvelles Routes de la Soie sont perçues à la fois comme des projets commerciaux et comme des tentatives de sécuriser des routes alternatives. 

Vers une « instabilité structurée »?

Pour l’ancien vice‑président de la Banque mondiale pour la région MENA, le résultat n’est ni un retour à un ordre hégémonique stable ni un effondrement chaotique, mais une « instabilité structurée » : un système international marqué par des crises récurrentes, une fragmentation juridique croissante, une compétition autour des infrastructures critiques et des perturbations intermittentes mais contenues par l’interdépendance même des acteurs. La mondialisation subsiste, mais sous contrainte et militarisée à certains égards : la maîtrise des flux pourrait définir les nouvelles hiérarchies du pouvoir mondial au XXIe siècle.

 

Dans ce monde de « connectivité sous tension », les détroits, câbles, hubs financiers et plateformes numériques deviennent des centres de gravité stratégiques et les vulnérabilités qu’ils recèlent, des leviers de pouvoir et de perturbation.

 

En conclusion, l’essai de Ferid Belhaj invite à repenser la géopolitique selon une logique des flux : sécuriser, protéger et parfois instrumentaliser les infrastructures de connectivité est devenu central pour la puissance; tandis que le droit international se transforme en instrument d’interprétation et de compétition.

Car une chose est sûre : dans ce monde de « connectivité sous tension », les détroits, câbles, hubs financiers et plateformes numériques deviennent des centres de gravité stratégiques et les vulnérabilités qu’ils recèlent, des leviers de pouvoir et de perturbation.

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Empfangen — 12. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Nouvelle escalade : plusieurs pays du Golfe repoussent des attaques iraniennes

12. Juli 2026 um 15:58

Dimanche matin, le Qatar, les Émirats, le Koweït, Bahreïn et Oman ont annoncé avoir repoussé une série d’attaques missiles et de drones provenant d’Iran, dans une nouvelle phase d’escalade qui fait suite à des frappes américaines contre des sites iraniens. Bilan provisoire : quelques blessés au Qatar (dont un enfant) et la chute de trois missiles en Jordanie sans victimes. Les autorités appellent au calme, conjuguent vigilance et recours aux canaux officiels d’information.

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Atlanta, entre tradition et immersion : Coca‑Cola et Ocean Voyager

12. Juli 2026 um 15:42

On dit souvent que voyager permet de découvrir de nouvelles civilisations et cultures. Une chose est certaine : les voyages nous aident à mieux connaître l’autre. Après Washington et Saint‑Louis, l’aventure se poursuit  à Atlanta, ville qui a aussi accueilli des matches de la Coupe du monde et où l’on ressent la ferveur du sport et l’ambiance qui l’accompagne.

À peine arrivée, je me suis dirigée vers le World of Coca‑Cola, ce musée dont tout le monde parle. L’endroit m’a fait penser à Disney, même si je n’y ai jamais mis les pieds. Petit retour en arrière : le Coca‑Cola a été inventé en 1886 à Bay City par le pharmacien John Pemberton, qui s’installa ensuite à Atlanta.

À l’origine, il cherchait un remède contre les troubles gastriques et mit au point une formule à base de feuilles de coca et de noix de kola. Sa première version (alcoolisée) fut baptisée « French wine cola », en référence au Bordeaux qu’elle contenait. Devenu malade, Pemberton vendit la recette pour 2 000 dollars et ne connut jamais le succès commercial : la première année, seulement cinq doses furent vendues à Atlanta.

Ce sont ses successeurs qui donnèrent au produit l’essor que l’on connaît, notamment grâce à la publicité, devenue indissociable de l’histoire américaine.
Le musée propose un véritable spectacle. Après des dispositifs interactifs, on pénètre dans une salle circulaire où défilent images et archives. Sur une musique de blockbuster, un coffre‑fort s’ouvre enfin sur la fameuse formule, symbolisant la sacralisation du secret entourant la recette depuis ses débuts. Un homme en costume, à l’allure de garde du corps, semble la surveiller. Ce n’est pas que du show : la recette est effectivement conservée ici. Historiquement, elle était gardée dans un coffre de la SunTrust Bank et seuls deux employés détenaient les codes. Pour les 125 ans de la marque, en décembre 2011, la formule a été transférée au musée, où elle reste précieusement cachée.

En face, l’Aquarium de Géorgie attire lui aussi encore plus de visiteurs : environ 3 millions par an. Pour compléter l’offre touristique du quartier, un centre consacré aux droits civiques sera prochainement édifié, rappelant qu’Atlanta est aussi la ville natale de Martin Luther King.

L’Aquarium de Géorgie offre une expérience immersive avec Ocean Voyager, un tunnel de 30 mètres qui fait évoluer plus de cinquante espèces autour des visiteurs. Cette installation procure une vision continue et rapprochée de la vie marine, difficile à reproduire avec une simple vitre d’observation. On y trouve notamment bélugas, dauphins, et manchots, couvrant une diversité de mammifères marins rare dans la plupart des aquariums.

Le nouvel Explorers Cove ajoute une dimension interactive : deux bassins tactiles permettent de toucher raies et esturgeons, et une station technologique invite les enfants à créer un poisson virtuel qu’ils voient ensuite nager à l’écran. Nous avons assisté au spectacle des dauphins, un moment inoubliable gravé dans la mémoire.

Fin de cette étape américaine, mais l’aventure continue … À suivre dans le prochain carnet de voyage.

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Rapport annuel de la BCT 2025: entre promesses et réalités, selon Ridha Chkoundali

12. Juli 2026 um 11:54

L’expert en économie Ridha Chkoundali est revenu sur le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), récemment remis par le gouverneur à la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri. 

À travers son analyse sur sa page officielle,  Ridha Chkoundali estime que le document officiel présente une image trop lisse de la conjoncture tunisienne et tend, selon lui, à minimiser plusieurs déséquilibres structurels qui continuent de fragiliser l’économie nationale

Pour Ridha Chkoundali, le premier problème du rapport tient à son orientation générale : au lieu d’évaluer froidement les coûts sociaux et économiques des choix publics, le texte donne l’impression de prendre fait et cause pour la logique bancaire, y compris lorsqu’elle entre en tension avec les droits des citoyens. L’exemple le plus emblématique reste, selon lui, celui du chapitre relatif à l’article 412, qui a conduit à une baisse des intérêts au bénéfice des emprunteurs. Dans sa lecture, la BCT aurait traité cette réforme comme une contrainte pesant sur les banques, sans mettre suffisamment en avant la portée sociale de la mesure ni les manquements constatés dans son application.

L’économiste reproche également au rapport de présenter la baisse du chômage comme un signe net d’amélioration du marché du travail, alors que, selon lui, cette évolution devrait être interprétée avec prudence. Il soutient que la diminution du taux de chômage ne reflète pas forcément une création solide d’emplois, mais peut aussi découler d’un recul du nombre de personnes actives, alimenté par l’émigration, la fuite des compétences et le découragement de nombreux jeunes. Autrement dit, ce qu’un tableau statistique peut donner à voir comme une amélioration pourrait masquer une érosion silencieuse du potentiel humain du pays.

Dans le même esprit, Ridha Chkoundali pointe une autre contradiction : la reprise de la croissance en 2025 serait réelle, mais fragile. Le rapport met en avant une croissance de 2,5%, portée notamment par l’agriculture, le tourisme et certains segments miniers. Or cette performance reste, selon lui, largement tributaire de facteurs conjoncturels, en particulier des conditions climatiques favorables. Une telle dépendance pose une question de fond : l’économie tunisienne dispose-t-elle réellement de moteurs de croissance durables, ou reste-t-elle exposée à des cycles instables qui varient au gré des saisons et des chocs extérieurs ?

Le secteur extérieur n’échappe pas non plus à cette lecture critique. Le rapport insiste sur la baisse de la dette extérieure à moyen et long terme, qu’il présente comme un signe de bonne gestion. Mais Ridha Chkoundali estime que cette évolution ne relève pas d’un choix stratégique réussi ; elle résulte plutôt des difficultés de la Tunisie à mobiliser des financements externes dans un contexte international tendu et après l’enlisement des négociations avec les bailleurs de fonds. En d’autres termes, la réduction de la part de l’endettement extérieur ne traduirait pas une réelle victoire, mais une forme de repli forcé vers l’endettement intérieur.

Lire aussi: Croissance, inflation, la BCT fixe le cap

C’est d’ailleurs l’un des points les plus sensibles de son analyse : le recours croissant au financement domestique. À ses yeux, l’État tunisien s’est de plus en plus appuyé sur les ressources internes, notamment à travers les banques et les mécanismes de financement local, ce qui a produit un effet d’éviction sur le secteur productif. Quand les banques privilégient les placements sans risque au profit de l’État, elles disposent de moins de marges pour financer l’investissement privé, les entreprises et l’activité réelle. Résultat : la liquidité circule, mais pas forcément vers les secteurs qui créent de la valeur et de l’emploi durable.

Ridha Chkoundali insiste aussi sur la question des marges de sécurité extérieure. Si les réserves en devises restent à un niveau qui évite l’alerte immédiate, leur recul d’une année à l’autre demeure, selon lui, préoccupant. Le pays conserve une certaine capacité de résistance, mais celle-ci se fragilise à mesure que la couverture des importations se réduit et que les besoins de financement externe restent difficiles à satisfaire. Cette vulnérabilité est d’autant plus sensible que l’économie tunisienne. Plus encore, elle reste exposée aux chocs énergétiques, aux variations des prix internationaux et aux tensions sur les approvisionnements.

Au fond, la critique de l’économiste vise une lecture trop comptable de la situation économique. Le rapport annuel de la BCT, tel qu’il est présenté, valorise des indicateurs positifs, mais laisse en arrière-plan des tensions plus profondes : chômage des diplômés, fragilité de l’investissement, dépendance énergétique, endettement interne élevé et migration des compétences. Ridha Chkoundali appelle à une lecture plus lucide de l’économie tunisienne, une lecture qui ne s’arrête pas aux chiffres bruts, mais qui interroge leur signification sociale.

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Croissance, inflation, la BCT fixe le cap

11. Juli 2026 um 18:51

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri  a reçu samedi 11 juillet 2026 au Palais de la Kasbah le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, qui lui a remis le rapport annuel 2025 de la BCT. Cette rencontre a permis de mettre en avant le rôle central de la Banque centrale dans la conduite de la politique monétaire, le maintien de la stabilité financière et le soutien à l’économie nationale.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement a souligné que la politique monétaire menée au cours de l’année écoulée a contribué à maîtriser l’inflation, à préserver les réserves en devises étrangères, à stabiliser le taux de change et à réduire à deux reprises le taux directeur en 2025, pour l’établir à 7%. Elle a estimé que ces résultats confirment la pertinence des choix économiques de l’État et leur capacité à préserver les grands équilibres du pays malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes.

Elle a rappelé que la Tunisie a hérité de lourds déséquilibres économiques et sociaux, résultant de décennies de politiques d’exclusion, de marginalisation et d’endettement accumulé. Malgré cet héritage difficile et les pressions liées aux crises mondiales, le pays a réussi à enregistrer des indicateurs positifs, grâce, selon elle, aux orientations nationales fixées par le président de la République, Kais Saied. Ainsi, le produit intérieur brut a progressé de 2,5% en 2025 contre 1,6% en 2024, soutenu par la bonne tenue du secteur agricole, des services, notamment le tourisme, ainsi que par l’amélioration de plusieurs activités industrielles.

Cette dynamique s’est également reflétée sur le marché de l’emploi, avec une baisse du taux de chômage à 15,2% en 2025 contre 16,5% un an plus tôt. Les investissements directs étrangers ont, eux aussi, augmenté d’environ 30%, traduisant, selon la cheffe du gouvernement, une confiance accrue dans les perspectives de l’économie tunisienne.

Pour 2026, les premiers résultats sont jugés encourageants. Le PIB a enregistré une croissance de 2,6% au premier trimestre, porté par la poursuite de l’amélioration de l’activité agricole, des services marchands et non marchands, ainsi que du secteur industriel. Les industries alimentaires, mécaniques et électriques ont particulièrement contribué à cette évolution, tout comme le raffinage pétrolier. Le chômage a également légèrement reculé pour s’établir à 15%.

Malgré ces avancées, plusieurs défis structurels persistent, en particulier le déficit énergétique, la volatilité des marchés mondiaux et le besoin de renforcer l’investissement productif. 

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage le secteur bancaire dans le financement de l’économie réelle, estimant que son rôle ne doit pas se limiter à la rentabilité financière. Elle a appelé à un engagement plus fort de la Banque centrale et des banques pour soutenir l’investissement public et privé, stimuler la création de richesses et accompagner un développement plus juste et plus durable.

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale a affirmé que l’institution a réussi à préserver la stabilité monétaire et financière du pays, tout en accélérant ses chantiers de modernisation et de numérisation. Il a évoqué les progrès réalisés dans les systèmes de paiement, l’exploitation des données, l’intelligence artificielle et le renforcement des partenariats internationaux.

En conclusion, la rencontre a mis en évidence une volonté commune de consolider la souveraineté économique et financière du pays, tout en veillant à ce que les indicateurs macroéconomiques se traduisent concrètement par une amélioration du pouvoir d’achat, des services publics et de la justice sociale.

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Polémique autour des mandats au PDL : faits, réactions et enjeux

11. Juli 2026 um 13:42

Le Parti Destourien Libre (PDL) a publié un communiqué pour démentir des rumeurs affirmant que Abir Moussi, présidente du parti et détenue depuis le 3 octobre 2023, envisagerait de violer les statuts pour briguer un mandat auquel elle n’aurait pas droit. Le communiqué rappelle que Abir Moussi a accédé à la présidence lors du congrès de consolidation du 13 août 2016 et que le premier congrès électif du parti s’est tenu du 12 au 14 août 2021, qui a élu la direction actuelle par un vote libre et transparent.

Le PDL cite l’avant‑dernier alinéa de l’article 11 de ses statuts : “ Le président du parti est élu directement par le congrès national. Il est requis que le candidat ait exercé une responsabilité centrale pendant huit années consécutives. Aucun membre ne peut exercer plus de deux mandats complets et consécutifs, comptés à partir du premier congrès électif auquel il a participé. “ Sur cette base, le parti conclut que Abir Moussi serait habilitée à se présenter pour un nouveau mandat et que les allégations d’inéligibilité sont infondées. Le communiqué appelle par ailleurs les médias à cesser de diffuser des informations erronées visant, selon lui, à porter atteinte à l’image de la présidente du PDL. 

Foued Mouakher, dirigeant au PDL, a de son côté rappelé l’importance d’une lecture rigoureuse des textes. Avant la publication du communiqué, il a publié une note expliquant que les débats sérieux doivent s’appuyer sur des faits et des textes, et non sur des impressions ou des coupures médiatiques. Il insiste sur la nécessité de publier les documents originaux pour permettre au public de se forger une opinion éclairée, et condamne les erreurs ou les manipulations dans la transmission d’informations juridiques ou statutaires. Il appelle les médias à vérifier systématiquement leurs sources.

Cette polémique  intervient après une lettre ouverte de l’ancien député Majdi Ben Khiareddine Boudhina, qui avait demandé à Abir Moussi de renoncer à ce qu’il qualifiait de « troisième » mandat. Boudhina estimait qu’un parti qui critique la possibilité d’un troisième mandat présidentiel ne devait pas se soustraire à ses propres règles internes ; il plaidait aussi pour un renouvellement générationnel et un recentrage du discours du parti sur les questions économiques et sociales.

 Sa démarche a suscité des réactions contrastées au sein du mouvement destourien : la majorité des militants ont rejeté son initiative, la considérant comme une attaque contre la direction du parti, en particulier dans le contexte de la détention de Abir  Moussi et des campagnes réclamant sa libération. 

Le 9 juillet, Majdi Boudhina a réagi sur Facebook en affirmant que l’Histoire le jugerait « traître » ou « audacieux ». Le PDL maintient que rien, dans ses statuts, n’interdit la candidature de Abir  Moussi à un nouveau mandat.

La controverse soulève aujourd’hui des questions sur les motivations et le calendrier de l’initiative de Majdi Boudhina : sachant que Abir Moussi est détenue, quel est l’objectif de publier cette lettre ouverte ? Est‑ce un règlement de comptes interne, une prise de position politique ? À qui profite réellement ce débat ? Ces interrogations restent ouvertes et appellent à des explications factuelles plutôt qu’à des spéculations.

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La Fed se réinvente : qui fait quoi et pourquoi cela compte pour les marchés?

11. Juli 2026 um 12:28

L’ancien responsable à la Fed Kevin Warsh a lancé cinq équipes indépendantes chargées de repenser la manière dont la Réserve fédérale américaine (Fed) analyse les données, communique et gère son bilan.  Telle est l’annonce de la zonebourse.com. 

Ces changements  notamment l’intégration de l’intelligence artificielle pourraient rendre les décisions monétaires plus difficiles à anticiper, avec des conséquences pour les investisseurs et l’économie mondiale, y compris la Tunisie. Son objectif est de moderniser les méthodes de décision de la banque centrale.

Ainsi les cinq « task forces » : groupes de travail officiels, présentés comme indépendants,  formuleront des recommandations destinées au comité de politique monétaire de la Fed. Il convient de noter que la composition comprend  quinze experts économistes, anciens banquiers centraux et dirigeants américains et étrangers.

L’objectif étant clair: revoir la manière dont la Fed informe les marchés et le public. Et ce dans le but d’améliorer et accélérer les informations économiques utilisées (indicateurs plus rapides ou nouveaux signaux). Il en va de même de repenser l’analyse de l’inflation en intégrant les anticipations des acteurs économiques, le crédit, les marchés financiers et la confiance dans la politique monétaire. Mais aussi réfléchir au volume et à la composition des actifs détenus par la Fed (notamment obligations). Mais avant tout, le plus important est d’évaluer l’impact macroéconomique de l’IA.

Pourquoi cela importe pour la Tunisie?

 Les décisions de la Fed influencent les taux d’intérêt mondiaux et les flux de capitaux vers les marchés émergents, dont la Tunisie. Des décisions moins prévisibles peuvent augmenter la volatilité des entrées de capitaux et du coût du financement extérieur. Plus encore, une moindre présence de la Fed sur le marché obligataire mondial peut modifier les primes et les rendements, affectant indirectement  les entreprises tunisiennes emprunteuses.

Par ailleurs,  des chocs mondiaux sur le taux d’inflation et le coût de l’énergie (liés par exemple aux dépenses d’infrastructures liées à l’IA) peuvent se répercuter sur les prix à l’importation en Tunisie. Ce qui fait que les autorités tunisiennes (banque centrale, ministères) devront suivre ces évolutions pour adapter la gestion des réserves, la dette et la politique monétaire..

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Une nouvelle canicule est attendue durant ces deux jours

11. Juli 2026 um 11:17

Ce samedi 11 juillet 2026  est le jour le plus chaud depuis le début du mois avec un pic à plus de 45 degrés sur Tunis, duquel il se poursuit  jusqu’à la semaine prochaine.. 

 

 Pour mieux se protéger,  un appel à la vigilance est lancé  pour les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes, et toute personne fragile à se protéger de la chaleur. 

 

Pour éviter les coups de sirocco, bien boire de l’eau, s’hydrater d’une façon permanente, en cas de déshydratation, ou de la fièvre, se rendre chez les médecins, sont les dispositifs mis en place du ministère. 

 

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Empfangen — 10. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Plan de développement 2026-2030: l’ARP donne son feu vert

10. Juli 2026 um 12:43

Après plusieurs mois de préparation et de concertation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions, ouvrant la voie à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de la Tunisie.

Après plusieurs mois de préparation et de concertation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions, ouvrant la voie à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de la Tunisie.

De ce fait, selon le communiqué de l’ARP, ce plan vise à instaurer un modèle de développement plus inclusif, conciliant croissance économique, justice sociale et développement régional équilibré. Il s’inscrit dans les principes constitutionnels de bonne gouvernance et répond aux aspirations des citoyens en matière d’amélioration des conditions de vie.

Le  rapport souligne que le plan a été élaboré selon une approche participative et ascendante, impliquant les conseils locaux, régionaux et des districts, chargés d’identifier les priorités et de proposer les projets de développement adaptés aux réalités de chaque territoire. Les travaux ont été engagés après la publication du décret du 22 avril 2025, qui a fixé les modalités d’élaboration du Plan de développement.

Le ministère de l’Économie et de la Planification a assuré la coordination de l’ensemble du processus, en mettant à disposition les études sectorielles, les rapports techniques et les documents d’orientation nécessaires à l’élaboration des propositions régionales. Une phase de consolidation nationale a ensuite permis d’intégrer les différentes propositions dans un document unique.

Un plan élaboré dans un contexte mondial complexe

Le rapport met en avant les profondes mutations que connaît l’économie mondiale : tensions géopolitiques, accélération des transformations technologiques, volatilité des prix de l’énergie et des matières premières, changements des marchés du travail et concurrence internationale accrue.
Face à ces défis, le gouvernement estime que la Tunisie doit renforcer sa capacité de résilience en transformant ces contraintes en opportunités de croissance, tout en favorisant une meilleure intégration des régions et des différentes catégories sociales dans la dynamique économique.

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur cinq grandes orientations stratégiques. Il vise d’abord à promouvoir une croissance plus inclusive en réduisant la pauvreté et les inégalités sociales, grâce au renforcement de la protection sociale et à un meilleur accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et au logement décent. Le plan ambitionne également de réduire les disparités régionales par une répartition plus équilibrée des investissements publics et privés.

Le deuxième axe consiste à bâtir une économie plus compétitive, fondée sur l’attraction des investissements, le soutien à la recherche et à l’innovation, l’accélération de la transformation numérique ainsi que la modernisation des infrastructures économiques, notamment les ports et les routes.

Le troisième axe porte sur la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, à travers une gestion durable des ressources en eau, le renforcement de l’autonomie énergétique, la protection de l’environnement et le développement des systèmes agricoles.

Le quatrième axe concerne la modernisation de l’administration publique afin d’améliorer la qualité des services publics, renforcer l’efficacité des institutions et poursuivre les réformes des établissements publics.

Enfin, le plan prévoit un mécanisme permanent de suivi et d’évaluation, avec un rapport annuel présenté dans le cadre du budget économique et un bilan à mi-parcours permettant d’ajuster les politiques publiques si nécessaire.

Adopté par l’Assemblée des représentants du peuple, ce plan acquiert une valeur juridique en vertu des articles 75 et 77 de la Constitution et constitue désormais la feuille de route du développement de la Tunisie à l’horizon 2030.

 

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Baccalauréat 2026 : le taux de réussite grimpe à 50,72 %

10. Juli 2026 um 12:21

Le ministère de l’Éducation annonce que le taux de réussite global au baccalauréat 2026 (sessions principale et de contrôle) atteint 50,72 %. Lors de la session de contrôle, 23 316 candidats ont été admis sur 49 661 participants. Soit un taux de réussite de 46,95 %.

Parmi les sections, la filière Sport affiche le meilleur résultat avec 64,27 %. Elle est suivie par Économie et gestion (52,51 %) puis Lettres (50,83 %). À titre de comparaison, la session principale avait enregistré un taux de réussite de 35,67 %, avec 55 259 admis sur 154 928 candidats.

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Plan de développement 2026-2030 – Samir Abdelhafidh : vers une planification participative et décentralisée

10. Juli 2026 um 11:53

La séance plénière consacrée à l’examen et au vote du plan de développement 2026–2030 a repris ce matin, vendredi 10 juillet 2026. Et ce, pour entendre les réponses du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Selon le ministre, la plupart des interventions des députés convergent avec les objectifs gouvernementaux, en particulier le renforcement de l’État social et la promotion de l’équité et de l’équilibre entre les régions. Il a souligné que le débat avec les députés a mis en évidence l’importance d’une  » unité d’intention » visant à défendre l’intérêt national.

Samir Abdelhafidh a qualifié ce plan de « démarche constitutionnelle importante ». Tout en rappelant qu’il s’agit du premier plan élaboré après l’adoption de la nouvelle Constitution et qu’il vise à renforcer la participation citoyenne au niveau local et régional.

En outre, il a précisé que les propositions ne sont pas de simples projets, mais la contribution des élus, issue d’un constat partagé de la réalité du terrain et d’une vision commune du développement.

Le ministre a souligné que si la Tunisie a une longue tradition d’élaboration de plans nationaux, la méthode a changé : la planification n’est plus centralisée mais s’inscrit désormais dans une dynamique de décentralisation territoriale, fondée sur les propositions des citoyens.

Par ailleurs, il a réagi au coût du budget prévu pour sa mise en œuvre, environ 102 milliards de dinars répartis entre le budget de l’État, les partenariats public‑privé et les établissements publics, que certains qualifient d' »irréaliste ». Le ministre a expliqué que le gouvernement élabore ses hypothèses en se fondant sur des rapports économiques internationaux et en suivant les évolutions. Tout en précisant : « Le plan est réalisé selon la raison d’État et le secteur public doit mobiliser tout son poids pour réussir sa mise en œuvre. »

Enfin, le ministre a indiqué que l’un des principaux objectifs du plan est d’augmenter le revenu individuel et d’amener la Tunisie parmi le tiers supérieur des pays à revenu intermédiaire d’ici 2030.

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Empfangen — 09. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Inflation sous‑jacente : ancrage persistant au‑dessus de 4%

09. Juli 2026 um 16:35

Selon le dernier rapport de l’INS, l’inflation sous‑jacente a légèrement augmenté à 4,9% en juin, contre 4,8% en mai, montrant que les prix non volatils conservent une dynamique soutenue. Les produits libres progressent de 6,3% sur un an.  Alors que les produits encadrés augmentent de seulement 1,3%.

Cette divergence met en évidence l’effet des mécanismes de régulation des prix : les biens non encadrés portent la majeure partie des ajustements tarifaires, alors que le contrôle des prix atténue temporairement les augmentations sur les produits réglementés.

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INS: quand l’alimentation fait monter les prix

09. Juli 2026 um 15:50

L’INS vient de publier son rapport détaillé sur les prix de consommation. Sur un an, les prix  alimentaires augmentent de 7,1%, contribution importante à l’inflation globale. La hausse est surtout portée  par  les produits animaux et certains produits frais : viande ovine (+18,3%), viande bovine (+13,6%), volaille (+13,5%), poissons frais (+11,7%) et fruits frais (+11,0%).

Ces hausses reflètent  des tensions d’offre (coûts d’approvisionnement, disponibilité saisonnière, conditions sanitaires ou logistiques) et/ou une transmission des coûts agricoles et d’importation vers le consommateur.

À l’autre extrémité, certains sous-groupes exercent un effet désinflationniste : les huiles alimentaires diminuent de 5,5% et les œufs de 3,1% sur un an, traduisant une correction des prix ou une amélioration de l’offre sur ces segments.

Sur un mois, le groupe « Alimentation et boissons » recule de 0,9%, porté par les baisses mensuelles de la volaille (-3,1%), des légumes frais (-2,7%), des œufs (-2,1%), des fruits frais (-1,6%) et de la viande ovine (-1,1%). Ce contraste entre un fort niveau annuel et un recul mensuel suggère une volatilité saisonnière et des effets de base récents.

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