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Heute — 01. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

1er Mai 2026 : l’UGTT à l’aube d’un nouveau cycle

01. Mai 2026 um 11:13

Il y a ce qu’on appelle la continuité du mouvement syndical. En ce 1er mai 2026, il s’agit du premier exercice où le nouveau secrétaire général de l’UGTT devrait s’exprimer devant une foule d’adhérents et d’adhérentes. Sera-t-il à la hauteur de l’héritage du mouvent syndical fondé par Farhat Hached ?

Sous les slogans déjà connus comme « Nefdik ya UGTT », « Liberté, dignité et emploi » – ces fameux cris d’un certain 14 janvier 2011 –, on remarque aujourd’hui l’absence de Houssine Abbassi et de Noureddine Taboubi. Il y a ce qu’on appelle la continuité du mouvement syndical. Une nouvelle phase s’ouvre.
Une nouvelle phase de dialogue et de réconciliation
Slaheddine Selmi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a célébré cette année la Journée internationale des travailleurs comme annonciatrice d’une nouvelle période pour le syndicalisme tunisien. Devant les travailleurs et les organisations syndicales, il a rappelé, lors de son allocution que cette journée revient alors que l’organisation entame les premières semaines de la mandature élue au 26ᵉ Congrès national tenu à Monastir les 25, 26 et 27 mars 2026.
Une « page de réconciliation » dans le syndicalisme
Il a mis l’accent sur la nécessité d’une « page de réconciliation » au sein de l’UGTT, comme l’ont recommandé les résolutions internes du dernier Congrès. Il a affirmé que cette réconciliation doit être inclusive, sans exclusions ni marginaux, et doit s’appuyer sur la fidélité aux principes et aux valeurs historiques de l’organisation. Il a insisté sur le fait que cette étape vise à tourner la page des divisions internes et des calculs corporatistes, afin de redonner de la cohésion entre les générations syndicales et entre les structures et les bases de l’Union.
Revenant sur l’histoire de la lutte ouvrière, il a rappelé que la Journée des travailleurs trouve son origine dans l’insurrection des ouvriers de Chicago en 1886, qui ont défendu leur droit à une vie digne et ont tracé une voie de liberté et de solidarité internationale.
S’inscrivant dans cette lignée, l’UGTT a revendiqué son héritage national, en hommage aux martyrs de la lutte syndicale et sociale en Tunisie, de 1978 à la Révolution de 2010‑2011, ainsi qu’aux victimes du terrorisme et de la criminalité organisée, dont Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, ainsi que les forces de sécurité et les citoyens tombés pendant les crises sécuritaires.
Slaheddine Selmi a souligné le rôle de l’UGTT dans la médiation du « Quatuor » pour le dialogue national, qui a contribué à éviter l’escalade des conflits et à préserver la stabilité après 2011. Cette réussite, a‑t‑il rappelé, a été reconnue par la remise du prix Nobel de la paix en 2015 ainsi que par plusieurs distinctions internationales. Toutefois, il a reconnu que la période a connu des dérives et des affrontements internes qui ont fragilisé l’image de crédibilité de l’organisation et affaibli sa capacité d’action.
Pressions sur le syndicalisme et violations des droits
Le nouveau secrétaire général a dénoncé un ensemble de pressions qui ont pesé sur le syndicalisme au cours des dernières années. Il a cité notamment le non‑respect des conventions signées, l’atteinte au droit syndical, la mise en sommeil des comités centraux et régionaux de réconciliation, la suppression des décharges et le retrait des jours de congé liés aux activités syndicales, y compris ceux relatifs aux congrès, ainsi que le refus de négocier avec les autorités de tutelle et dans les institutions, ce qui a conduit à des licenciements et à des sanctions contre de nombreux militants syndicaux.
 Il a, enfin, pointé la perte de « résilience interne » de l’UGTT, due à un manque de vision stratégique claire et à une gouvernance imparfaite de ses ressources et de ses relations internes et avec le pouvoir exécutif.
Une revendication de partenariat social, pas de pouvoir politique
Selmi a insisté sur le fait que l’UGTT n’a jamais cherché à exercer le pouvoir politique ni à s’imposer comme acteur de gouvernance. Il a affirmé que le rôle du syndicat est de défendre les intérêts des travailleurs et de jouer un rôle de partenaire social dans le cadre de la Constitution et des lois. Il a martelé que l’organisation rejette toute tentative de l’exclure de la gestion des dossiers sociaux et économiques, et affirme son droit de s’exprimer sur toutes les politiques qui ont un impact sur le pouvoir d’achat, l’emploi et la protection sociale.
Une analyse des difficultés sociales et économiques
Le secrétaire général de l’UGTT a dressé un tableau sombre de la situation des travailleurs et des retraités, marquée par une hausse galopante du coût de la vie, une détérioration de leur pouvoir d’achat et une expansion de la précarité jusqu’au sein de la classe moyenne. Il a souligné l’aggravation du chômage, en particulier chez les jeunes diplômés, ainsi que la fuite des cadres vers l’étranger.
En parallèle, il a rappelé les bouleversements géopolitiques mondiaux, les guerres et les conflits qui annoncent une recomposition du système international, ainsi que la révolution numérique qui bouleverse les rapports de travail et appelle à une réponse collective structurée.
Conditions pour une croissance durable et sociale
Le nouveau secrétaire général estime que la sortie de la crise ne passera que par un dialogue social rénové, qui remet au cœur du débat le rôle de l’État social, et qui permet de construire un cadre de réformes justes, urgentes et équitables. Il a insisté sur la nécessité d’un climat propice au développement durable et au travail décent, où n’ont pas leur place l’évasion fiscale ou les formes atypiques de travail illégales, aujourd’hui renforcées par l’économie informelle et par les plateformes numériques.
Selon lui, la justice sociale, la transparence, la responsabilité et la primauté du droit sont des conditions indispensables pour une croissance qui profite à tous.
Dialogue social, sécurité sociale et services publics en crise
Le secrétaire général a rappelé que Tunisie s’est distinguée ces dernières années par son recours régulier au dialogue social, qui a contribué à sa stabilité et à l’équilibre de ses grandes composantes.
Il a réaffirmé l’attachement de l’UGTT au Conseil national du dialogue social et aux autres structures qui encadrent la négociation et la concertation au niveau des entreprises publiques et privées. Il a également souligné les difficultés profondes rencontrées par le système de sécurité sociale, appelant à la mise en place de solutions de sauvetage, et a exprimé la volonté de l’UGTT d’apporter sa contribution à la relance des entreprises publiques.
Dans le même temps, Selmi a déploré la dégradation des services publics, particulièrement dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, dégradation qui a été exploitée par le privé pour alimenter une logique d’enrichissement au détriment des finalités sociales. Il a cité des exemples marquants, comme les conditions précaires des écoles et des collèges, les drames vécus par les élèves dans certaines localités, les accidents de transport des travailleuses agricoles, ainsi que les dysfonctionnements dans les hôpitaux et les conséquences des émissions toxiques dans des régions comme Gabès.
Une critique ciblée du capital et un appel à la responsabilité nationale
L’UGTT, a‑t‑il précisé, ne se positionne pas contre le capital en tant que tel, mais contre un « capital parasitaire », spéculatif et évadé des obligations légales. Il a fustigé les circuits de corruption et de fuite, dénonçant ceux qui profitent de situation de « vache à lait » et concurrencent, par des moyens non conformes, les capitaux productifs nationaux, qui ont droit à un soutien et à une reconnaissance pour leur rôle dans la création de richesse et du développement.
Slaheddine Selmi a affirmé que revendiquer la responsabilité sociale du capital, exiger la conformité aux lois, appeler à la fin des logiques de rente et de clientélisme et encourager la prise d’initiative ne constitue pas une ingérence, mais un devoir de solidarité nationale. Il a ajouté que cette exigence s’inscrit dans un cadre de partenariat fondé sur la reddition de comptes, la transparence et la primauté du droit.
Le conflit au Moyen‑Orient et la cause palestinienne
Dans sa partie internationale, le SG de l’UGTT dénonce les crises ouvertes dans la région arabe, en particulier la campagne meurtrière menée contre le peuple palestinien, qu’il a qualifiée de « génocide et de nettoyage ethnique systématique ». Selmi estime que la condamnation internationale du régime israélien gagne en intensité, avec une dynamique de solidarité croissante en Europe, au Canada, en Espagne, en Turquie ou en Corée, et même dans certains pays de l’Est de l’Europe.
L’UGTT a réaffirmé son soutien à la résistance palestinienne, et condamne au passage les attaques contre le Liban et les menaces guerrières des puissances américaine et israélienne à l’encontre de la République islamique d’Iran, qu’elle juge contraires au droit international.
En conclusion, le secrétaire général appelle à la solidarité internationale des travailleurs et des peuples contre l’oppression et la domination, et a réitéré l’attachement de l’UGTT à son indépendance, à sa liberté syndicale et à son rôle de rempart démocratique.

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Amen Bank consolide ses acquis et accélère sa croissance durable

Comme à l’accoutumée, Amen Bank a tenu, Dans une atmosphère à la fois chaleureuse et constructive le 30 avril 2026, son Assemblée Générale Ordinaire consacrée à l’exercice 2025.

Cette rencontre a permis à la banque d’échanger avec ses actionnaires, de réaffirmer la solidité de ses résultats et sa capacité de résilience, tout en mettant en avant la continuité de sa dynamique commerciale, aussi bien dans la mobilisation des ressources que dans le financement de l’économie et l’accompagnement de sa clientèle.

Parallèlement à l’atteinte des objectifs du projet NEXT, centrés notamment sur l’amélioration de l’expérience client, la digitalisation des processus, la spécialisation du réseau et la diversification des sources de revenus, Amen Bank a renouvelé son engagement en faveur du financement des projets durables. Elle a ainsi valorisé ses réalisations et partagé ses orientations stratégiques sur l’ensemble de ces axes.

Et ce n’est pas tout, puisque la banque est également parvenue à maintenir une rentabilité attractive pour ses actionnaires, tout en consolidant la solidité de ses fondamentaux financiers et en renforçant durablement ses équilibres structurels.

Dans cette logique, les états financiers de la banque indiquent que les dépôts de la clientèle se sont établis à fin décembre 2025 à 8 720,4 millions de dinars (MDT) contre 8 016,0 MDT en 2024, ce qui constitue une croissance de 8,79 % portée notamment par l’évolution des dépôts d’épargne de 10,05 % ainsi que celle des dépôts à vue de 4,34 %. Les crédits à la clientèle, ont, quant à eux, progressé de 3,26 % pour atteindre 7 537,8 MDT contre  7 299,5 MDT en 2024.

Par ailleurs, les produits d’exploitation, en augmentation de 2,05 % par rapport à 2024, et les charges d’exploitation bancaire qui ont enregistré une évolution de seulement 0,19 %, ont permis une progression de près de 4,2 % du Produit Net Bancaire (PNB), passant de 566,5 MDT en 2024 à 590,1 MDT.

Pour leur part, les charges opératoires ont augmenté de 7,1 %, principalement en raison de la hausse des frais de personnel de 7,04 % par rapport à 2024, impactée par la réforme du code du travail. Malgré cela, le coefficient d’exploitation reste bien maîtrisé, à 41,1 % contre 40,0 % fin 2024.

Ces performances ont permis un résultat net de 248,65 MDT en 2025, en hausse de 8,13 % par rapport aux 229,96 MDT de 2024.

Ces résultats solides ont renforcé la confiance d’Amen Bank dans le renforcement de ses fonds propres et la consolidation de sa structure financière. Ainsi, les capitaux propres ont atteint 1 707,4 MDT au 31 décembre 2025, en hausse de 8,47 %, pour un actif net par action de 48,9 dinars.

Sur le plan prudentiel, Amen Bank affiche un solide profil de liquidité avec un ratio LCR de 162,37 % (min. BCT : 100 %). Les ratios de solvabilité (16,85 %, min. 10%) et Tier 1 (12,47 %, min. 7 %) se renforcent, attestant de la robustesse de sa structure financière.

À la lumière de ces résultats, l’AGO d’Amen Bank a approuvé un dividende de 3,6 dinars par action au titre de 2025, mis en paiement à partir du juin 2026.

Avancées stratégiques et Projet NEXT

Amen Bank confirme sa résilience via le projet NEXT : amélioration de l’expérience client, digitalisation, spécialisation du réseau et diversification des revenus. La banque renforce son soutien aux PME tunisiennes avec financements structurés, lignes internationales (Banque mondiale, PUE, IF) et produits adaptés. Elle priorise les sociétés communautaires (2 projets financés, d’autres en étude) et les TPE.

Engagée dans la transition énergétique, elle accompagne décarbonation, bilans carbone, solaire photovoltaïque (22 % de parts de marché, projets jusqu’à 20 MW), éolien, déchets et agriculture. Un département dédié (ingénieurs, consultants) gère études, conseils et financements, face à la taxe carbone UE (MACF dès 2026).

La banque d’affaires se développe : conseil stratégique, gouvernance, restructuration, ingénierie financière. L’IA est un axe majeur pour transformer les données, automatiser processus, contrôles et personnaliser l’expérience client (chatbots, prédictions commerciales/risques). Le système d’information interne (Oracle, Java, Python, VMware) assure souveraineté des données, sans dépendance externe.

RSE, distinctions et perspectives

2025 marque des avancées RSE dans le social, l’environnement, l’éducation et le culturel. Ainsi, la banque a reçu plusieurs distinctions : « Meilleure Banque en Tunisie » (Global Finance, 6e fois) et « Meilleure Banque Verte » (Global Banking and Finance, 2e fois).

Par ailleurs, le président du directoire d’Amen Bank, Neji Ghandri, évoque 27 chantiers NEXT (dont 13 prioritaires) : segmentation client, formation, back-office, gestion des risques (trois lignes de défense, Power BI). Réaménagement de 26 agences (70 prévues d’ici 2027) pour un modèle convivial (espaces conseils, CCPAC/CCPRO). Optimisation OPEX via digitalisation, IA et photovoltaïque interne.

En somme, la banque ambitionne de créer un fonds d’investissement (placements 100 MDT en 2025, taux CD <3 %), banque privée, microfinance, MN Fastbank (banque digitale). Il en va de même de l’ouverture à l’international (Algérie via MNR, Afrique/Europe via opportunités leasing).

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Les crédits du PDI s’élèveront à 300 MDT en 2026

01. Mai 2026 um 09:41

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que la baisse du taux d’inflation à environ 5 % ne signifie pas une diminution des prix, mais seulement un ralentissement de leur hausse par rapport aux années précédentes.

Lors d’une session avec le Conseil national des régions et des districts (Cnrd), il a précisé que l’augmentation des prix concerne surtout les produits alimentaires non subventionnés, sous l’effet de facteurs externes comme la hausse des coûts à l’importation, ainsi que des dysfonctionnements dans les circuits de distribution et la spéculation, selon la TAP.

Face à cette situation, dit-il, l’État renforce le contrôle des marchés en surveillant les circuits de distribution et en luttant contre les pratiques spéculatives, tout en poursuivant l’amélioration des indicateurs économiques. Et de rappeler que l’objectif des politiques économiques reste d’avoir un impact concret sur la vie des citoyens, notamment à travers l’amélioration des services publics et la maîtrise des prix.

Concernant le développement régional, il a insisté sur la nécessité d’une répartition équilibrée des ressources, basée à la fois sur le niveau de développement des régions et leur population. Dans ce cadre, les crédits du Programme de Développement Intégré (PDI) passeront de 250 millions de dinars en 2025 à 300 millions en 2026.

Sur le plan de l’investissement, le gouvernement travaille à simplifier les procédures administratives et à lever les obstacles, notamment pour le secteur privé. Il prévoit également de regrouper certaines structures administratives afin d’améliorer leur efficacité.

À l’international, la Tunisie suit de près l’évolution de la conjoncture économique mondiale à travers un comité technique chargé d’anticiper les scénarios. Le ministre a assuré que l’économie tunisienne a déjà démontré sa capacité de résistance face aux crises.

Enfin, le gouvernement mise sur la diversification de ses partenariats, l’accélération des financements extérieurs et l’attraction d’investissements à forte valeur ajoutée, notamment dans les énergies renouvelables, afin de réduire le déficit énergétique.

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Forte hausse des investissements agricoles privés au 1er trimestre 2026

01. Mai 2026 um 09:00

Les investissements agricoles privés approuvés ont enregistré une nette progression de 37,8 % au premier trimestre 2026, pour atteindre 111 millions de dinars (MDT), contre 80,6 MDT durant la même période de 2025, selon des données publiées par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA).

Au total, 638 projets ont obtenu l’aval des commissions nationale et régionales d’octroi d’avantages, pour un financement moyen de 174 000 dinars par opération. Ces projets devraient générer 673 emplois permanents dans les différentes filières agricoles.

Le secteur agricole a obtenu la part importante, avec 60,1 millions de dinars investis, soit une hausse de 82 % par rapport au premier trimestre 2025, mais en termes de pourcentage, c’est la pêche qui enregistre la plus forte progression (153 %) à 13,7 millions de dinars, portée principalement par l’extension et la rénovation de projets existants.

Sur le plan régional, la deuxième région (Tunis, l’Ariana, Ben Arous, Zaghouan, la Manouba et Nabeul) a enregistré une envolée spectaculaire de 511 %, à 24 millions de dinars, tirée par l’aviculture et l’aquaculture à Nabeul. Quant à la première région (Bizerte, Béja, Jendouba, Le Kef), elle a progressé de 102 %, à 14,1 millions de dinars, grâce aux services agricoles à Jendouba et à l’activité halieutique à Bizerte.

Quid de l’ESS?

L’économie sociale et solidaire bénéficie d’un essor notable : 11 projets communautaires ont été approuvés pour un montant de 2,9 millions de dinars, contre 3 opérations un an plus tôt, répartis entre les gouvernorats du Kef, Béja, Kairouan, Sidi Bouzid et Médenine. Les jeunes opérateurs ont obtenu l’approbation de 87 projets d’une valeur totale de 10,1 millions de dinars, représentant 14 % du montant global approuvé. Les femmes ont quant à elles porté 41 projets représentant environ 4,3 millions de dinars.

Sept crédits fonciers d’un montant total de 1,1 million de dinars ont permis d’intégrer 82 hectares de terres agricoles dans le circuit économique, soit un coût moyen de 13400 dinars par hectare en moyenne.

S’agissant des intentions d’investissement, 1442 déclarations ont été enregistrées pour une valeur totale de 255,8 millions de dinars. La digitalisation poursuit sa montée en puissance : 1182 déclarations ont été déposées en ligne, représentant 82 % du volume total et 86 % de la valeur globale, soit 221,1 millions de dinars.

Enfin, les activités agricoles concentrent la majeure partie des investissements déclarés, avec 63 % du total (161,5 millions de dinars), suivies des services agricoles (23 %, soit 58,3 millions), de la pêche (8 %, soit 20,8 millions), de la première transformation (4 %, soit 10,8 millions) et de la pisciculture (2 %, soit 4,5 millions de dinars).

Avec TAP

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De la résistance au streaming : Dhia Bousselmi décrypte l’empire du rap tunisien

01. Mai 2026 um 09:00

Des trottoirs poussiéreux du Bronx aux enceintes saturées des quartiers populaires tunisiens, le rap a transcendé son statut de curiosité marginale pour s’ériger en un véritable empire culturel et économique. À l’occasion de la parution de son essai en langue arabe aux éditions Pop Libris, intitulé Musique des profondeurs et du fracas : Les pérégrinations du rap, des rues américaines aux quartiers tunisiens, Dhia Bousselmi analyse trente ans d’une métamorphose fulgurante. Présenté lors d’une première séance de dédicace le 26 avril 2026 à la Foire internationale du livre de Tunis, cet ouvrage explore les tensions permanentes entre contre-culture séditieuse et hégémonie commerciale. Dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, l’auteur décrypte les paradoxes d’un genre musical qui, au-delà du rythme, a profondément redéfini l’identité de la rue et les codes de la jeunesse contemporaine.

L’auteur de l’ouvrage confie que sa démarche scripturale repose sur une triple motivation fondamentale. Tout d’abord, ce projet s’inscrit dans la continuité d’un engagement intellectuel au long cours, l’auteur consacrant ses écrits au rap depuis 2015, période durant laquelle la genèse de ce livre a commencé à mûrir au sein de ses réflexions. À cette inclinaison personnelle s’ajoute une nécessité historique puisque ce genre musical n’avait, jusqu’alors, fait l’objet d’aucun ouvrage de référence dans le monde arabe, une lacune que l’écrivain a souhaité combler en documentant et en analysant rigoureusement le phénomène. Enfin, la portée de son travail réside dans une approche journalistique et analytique inédite, offrant une lecture profonde d’un genre dont l’évolution demeure intrinsèquement liée aux soubresauts politiques et aux mutations sociales de la Tunisie.

Notre invité bouscule d’emblée les idées reçues en précisant que le rap tunisien n’a pas émergé au sein des quartiers populaires mais plutôt dans des milieux privilégiés à l’aube des années quatre-vingt-dix. Il  invoque le parcours pionnier de Slim Larnaout, fils de l’illustre acteur Mahmoud Larnaout, qui importait cette culture depuis sa chambre d’el Menzah par l’intermédiaire de MTV et du satellite. L’auteur souligne qu’à cette époque, le rap était perçu comme une hérésie artistique, à tel point que l’administration tunisienne ignorait la signification même du terme lors du traitement des demandes de cartes professionnelles. Slim Larnaout a néanmoins marqué l’histoire en signant la bande originale du film Miel et Cendres, œuvre dans laquelle il figurait également, tout en assurant les premières parties de figures internationales telles que Coolio ou MC Solaar sur les scènes de Carthage et de Paris.

La structuration des collectifs face à la répression

L’émergence d’une dynamique collective a ensuite succédé aux trajectoires individuelles sous l’impulsion de collectifs emblématiques comme Filozof, emmené par Ferid El Extranjero, Arab Clan ou encore Wled Bled, dont Balti fut l’un des membres fondateurs. L’essayiste relate une anecdote édifiante concernant le groupe T-Man et son cofondateur DJ Danger, expliquant qu’en l’absence de cadres contractuels formels, les rappeurs se voyaient parfois contraints de racheter leurs propres disques dans le commerce après les avoir enregistrés sans aucune garantie. L’année 2005 est identifiée comme un pivot politique fondamental avec la parution du titre Abad fi Tarkina de Ferid El Extranjero, morceau qui a provoqué le basculement du rap d’une chronique sociale vers une contestation frontale s’attaquant au système sécuritaire. Notre invité interprète cette période comme le triomphe des mots de la rue sur la langue de bois de Ben Ali, singulièrement lorsque 2010 fut proclamée année de la jeunesse, tandis que le réseau des Publinets et le portail mac125 permettaient la diffusion des œuvres malgré la surveillance du ministère de l’Intérieur qui multipliait les violences envers Balti ou DJ Danger.

Le rôle du rap dans le tumulte révolutionnaire

Revenant sur les bouleversements de 2011, l’écrivain apporte une nuance historique essentielle afin d’éviter tout raccourci simpliste. Si la chanson Rayes Le Bled d’El Général a bénéficié d’un écho planétaire au point de figurer dans le classement des personnalités les plus influentes du magazine Time, l’auteur récuse l’idée d’une révolution exclusivement impulsée par le rap. Il explique que ce genre musical a agi en synergie avec d’autres forces sociales, à l’instar de la révolte du bassin minier en 2008 durant laquelle des blogueurs comme Lina Ben Mhenni utilisaient des pistes de rap pour illustrer des séquences de répression policière. L’auteur insiste sur le fait que le rap constituait un affluent parmi d’autres ayant irrigué le mouvement menant à la chute du système, avant de subir une tentative de récupération massive lors des scrutins de 2014. Il mentionne alors le ralliement d’El Général à Moncef Marzouki, l’engagement de Psycho-M auprès d’Ennahdha ou encore l’usage opportuniste du succès Houmani de Hamzaoui et Kafon par Nidaa Tounes, illustrant une classe politique prête à tout pour briser la fracture avec la jeunesse.

Entre l’écran de cinéma et les nouveaux circuits de diffusion

Le septième art constitue également un terrain d’expression que Dhia Bousselmi analyse avec minutie, rappelant que les cinéastes furent les premiers à accorder de la crédibilité à ce mouvement. Il cite les collaborations entre Balti et Dali Nahdi pour Le Projet, le travail de Marwen Meddeb sur Croque-monsieur, ainsi que les films Making Of de Nouri Bouzid, Cinecittà d’Ibrahim Letaïef ou Le Prince avec Abdelmonem Chouayet. Il regrette néanmoins que la cinématographie nationale n’ait pas davantage suivi la méthodologie de Spike Lee, malgré la présence de comédiens talentueux comme Hamzaoui dans Vent du Nord ou Issam Abssi. Aujourd’hui, le paysage semble scindé entre un rap mainstream assujetti aux impératifs du streaming et une scène underground qui persiste comme un sanctuaire de résistance artistique. Pour l’auteur, après trois décennies d’existence, le rap tunisien demeure une entité plurielle dont la force réside dans sa capacité à osciller entre l’industrie du divertissement et la préservation de son essence séditieuse originelle.

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Nesrine Boukadi Jallouli : « Ceci n’est pas un roman, c’est un plaidoyer »

01. Mai 2026 um 08:00

Maître-assistante en littérature française et romancière publiée aux éditions Arabesques, Nesrine Boukadi Jallouli signe en mars 2026 Née coupable, une suite indépendante à Comme si de rien n’était (2024). Dans cet entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, elle explore les racines de son univers littéraire, dévoile la genèse d’une œuvre centrée sur la condition féminine et analyse l’essor de la littérature tunisienne d’expression française au sein des programmes universitaires et scolaires.

Les paupières alourdies et cernées par une fatigue que rien ne peut épuiser, celle des nuits passées à traquer les idées fugaces, à écrire et réécrire inlassablement, notre invitée habite les mots depuis l’enfance, ou ce sont les mots qui l’habitent, peu importe : Nesrine est une femme traversée par le truchement du verbe. À peine l’entretien amorcé, autour d’un café à la Cité de la culture, que ses mots ont jailli de source.

Cette plume francophone situe d’emblée son rapport à l’écriture dans une perspective sartienne : écrire, c’est agir. Si elle revendique le plaisir de l’écriture, l’auteure n’écrit pas uniquement pour ce plaisir. Chaque texte est, selon sa propre vision, animé par la volonté de véhiculer un message, de mettre en lumière ce qui la travaille, l’entoure, la touche ou la hante, avec, avoue-t-elle humblement, une ambition d’éclairer.

Entre deux silences et une gorgée de café noir, l’auteure soulève par ailleurs la question de la relation entre l’œuvre et la vie de l’écrivain, qu’elle juge hautement problématique. En connaisseuse avertie de cette problématique, notre invitée estime que, même lorsqu’elle cède la parole à ses personnages, sa propre voix ne disparaît jamais totalement. Le lecteur pourrait en voir la preuve entre les lignes de Née coupable, où deux voix s’entremêlent délibérément : celle de l’héroïne Ghanja et la sienne propre, une voix qui cohabite avec celle du personnage. Notre invitée voit en l’écriture un miroir, le reflet inévitable de la pensée de qui tient la plume.

La naissance d’une autofiction sfaxienne

Plongeant dans ses souvenirs, Nesrine retrace la genèse de son premier roman, Comme si de rien n’était. Tout est parti d’une scène vécue à Sfax, dans le quartier de son enfance situé près de la plage. Revenue dans ses souvenirs, la romancière s’est heurtée à un paysage profondément transformé par le projet Taparoura, un vaste chantier d’installation de salles de fêtes et de cinémas sur des milliers de mètres carrés de sable gagnés sur la mer, dont elle entend parler depuis son enfance sans qu’il ait jamais abouti. Face à ce paysage qu’elle juge austère et désolant, incapable de retrouver les repères de son passé, l’écriture a commencé à s’imposer pour consigner ce qu’elle ressentait.

Le texte est ainsi une autofiction : le cadre géographique, la ville de Sfax et la cité Bourguiba, est réel, et les personnages sont inspirés de personnes existantes, à l’exception d’une fiction entre deux protagonistes. L’œuvre est à la fois un hommage à la ville de Sfax, un cri de citoyenne face à une industrialisation qui prive les habitants de leur mémoire collective, et un hommage à la femme à travers plusieurs figures féminines. L’accueil du public a largement dépassé les espérances de l’auteure : la première édition de Comme si de rien n’était est aujourd’hui épuisée, et une réflexion sur une deuxième édition est d’ores et déjà engagée.

Parmi ces figures féminines, le personnage de Ghanja a suscité des réactions particulièrement vives. Jugée cupide, arriviste et égoïste par les lecteurs, ce personnage féminin n’a pas recueilli leur sympathie. La fin du roman, délibérément ouverte, n’a pas cessé d’interpeller le public, qui n’a eu de cesse de questionner l’auteure sur les choix de ce personnage. L’auteure confie avoir savouré cette incompréhension, qu’elle lit comme la preuve que Ghanja avait atteint son but : provoquer, déranger, laisser une empreinte durable dans les esprits.

C’est précisément ce questionnement persistant qui l’a conduite à son deuxième roman : la décision fut de confier la parole à Ghanja pour qu’elle puisse expliquer ses choix et justifier ses actes.

Née coupable : un plaidoyer et un réquisitoire

Paru en mars 2026 aux éditions Arabesques, Née coupable peut être lu indépendamment du premier roman. L’auteure précise que les deux textes forment une suite indépendante : le lecteur qui n’a pas lu Comme si de rien n’était peut aborder directement ce second volume. L’engouement pour ce nouveau titre s’est d’ailleurs manifesté avec éclat lors de la Foire internationale du livre de Tunis : une grande quantité d’exemplaires de Née coupable a été épuisée dès la séance de dédicace organisée dans le cadre de cette édition.

Dans ce livre, Ghanja prend la parole pour se défendre. La romancière souligne que Ghanja n’a pas agi par choix libre, mais parce que Ghanja était victime de cet héritage socioculturel qui fait de la femme le maillon faible de la chaîne sociale, d’où le titre : Née coupable. La femme, explique-t-elle, est jugée coupable dès la naissance, non par la religion, mais par le poids des normes sociales et culturelles. L’écrivaine décrit l’œuvre à la fois comme un plaidoyer pour le personnage lui-même, et comme un réquisitoire contre la société, contre la famille qui n’a pas cherché à comprendre.

L’héroïne est issue d’un milieu modeste. Sa seule ressource pour aspirer à une ascension sociale était sa beauté, sur laquelle elle a beaucoup misé, ce qui explique l’incompréhension des lecteurs à son égard. Mais dans le second roman, Ghanja a mûri : elle comprend que le lieu qu’elle avait cherché à fuir est irremplaçable, et que son amour pour elle-même vaut plus que le regard des autres. Consciente que quoi qu’elle fasse, le tort lui sera attribué par la société, Ghanja choisit néanmoins de s’engager sur un chemin difficile, malgré les jugements réprobateurs. À la fin du roman, Ghanja s’adresse directement au lecteur, désormais érigé en tribunal, et lui demande de rendre son verdict : coupable ou victime ?

La couverture, un texte à déchiffrer

L’exemplaire de Née coupable retrouve sa place entre ses mains ; notre interlocutrice s’arrête longuement sur la couverture du livre, conçue en collaboration avec la designer Yasmin Chakroun et sa sœur Sana Boukadi, qui a lu le texte et proposé les idées visuelles. Chaque détail, dit-elle, trouve une correspondance dans le roman.

On y voit la silhouette d’une femme vêtue d’une robe jaune, symbole de la féminité et de la beauté de Ghanja, seul attribut qu’elle n’ait jamais pu mettre en avant. La femme tourne le dos à la société, les cheveux ébouriffés, loin de toute coquetterie : une posture de contestation assumée. À droite de la composition, des barreaux évoquent les entraves sociales. Mais un chemin s’ouvre, baigné de lumière, une lumière qui, précise l’auteure, entoure la silhouette comme une auréole. Le soleil finit toujours par se lever, conclut-elle, et c’est bien la promesse que porte la couverture.

L’écriture a-t-elle un sexe ?

Interrogée sur l’existence d’une écriture féminine, la chercheuse rappelle que des critiques comme Christine Planté ou Michèle Perrot, à la fin du XXe siècle, ont tenté d’identifier des caractéristiques propres aux écrits de femmes : prédilection pour les genres intimes, journal, correspondance, autobiographie, mémoires, subjectivité prononcée, thèmes de l’amour, de la maternité ou du viol. Mais cette question lui semble aujourd’hui dépassée : de nombreux écrivains hommes ont également cultivé ces genres et ces thèmes. La critique littéraire contemporaine, selon elle, a renoncé à cette classification.

« La littérature est asexuée », lance-t-elle. Si elle traite davantage de la condition féminine, c’est parce que la femme continue de souffrir d’injustices profondes, et non parce qu’il existerait une manière spécifiquement féminine d’écrire. Se définissant non comme féministe mais comme humaniste, Nesrine cite une formule qui lui est chère : « Qu’est-ce qu’un homme ? Rien. Qu’est-ce qu’une femme ? Rien. Qu’est-ce que l’être humain ? Tout. » Elle précise que la même conviction s’appliquerait à la défense d’un homme opprimé.

La littérature tunisienne, un chantier en marche

Sur la question de la promotion du roman tunisien d’expression française, Nesrine Boukadi Jallouli se montre optimiste. Son regard se porte sur les milieux universitaires, où des étudiants consacrent désormais leurs mémoires de master et leurs thèses de doctorat à des écrivains et à des œuvres tunisiennes. En tant que professeure de littérature, elle dit découvrir avec admiration la richesse et la qualité de la production littéraire tunisienne contemporaine.

Autre signe encourageant signalé : plusieurs extraits de son premier roman ont été proposés dans des épreuves de baccalauréat, ce qu’elle considère comme une intégration réelle de la littérature tunisienne dans les programmes scolaires. Des enseignants travaillent de plus en plus sur ces textes, ajoute-t-elle, et cette dynamique lui semble être appelée à se renforcer.

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Sahara : l’illusion d’une eau infinie face à une catastrophe annoncée

01. Mai 2026 um 08:00

Le discours officiel se veut rassurant. Pourtant, derrière la rhétorique d’« exploitation équitable », se dessine un scénario bien plus inquiétant autour des eaux souterraines du Sahara septentrional.

Selon la « Déclaration de Tripoli », annoncée le 29 avril, la Libye, l’Algérie et la Tunisie promettent une gestion « rationnelle et équitable » d’une ressource présentée comme colossale au Sahara. A savoir plus de 40 000 milliards de mètres cubes d’eau. Mais cette abondance affichée masque une réalité beaucoup plus alarmante. En effet, il s’agit en grande partie d’eau fossile, donc non renouvelable à l’échelle humaine. Autrement dit, chaque prélèvement rapproche un peu plus cette réserve d’un épuisement irréversible. C’est ce qu’écrit la chaîne publique France24 se basant sur une dépêche de l’AFP.

Ce système aquifère, qui serait l’un des plus vastes au monde, est exploité depuis des siècles – et de manière de plus en plus agressive. Les forages modernes, pouvant atteindre 1 000 mètres de profondeur, accélèrent une dynamique que les experts décrivent déjà comme dangereuse. « Sous couvert de coopération, les États institutionnalisent en réalité un partage organisé… de la pénurie future ».

Le « mécanisme de concertation » annoncé (basé sur des modèles mathématiques attribuant des quotas) est présenté comme une avancée. Toutefois, une question fondamentale demeure : peut-on vraiment répartir équitablement une ressource qui disparaît ? « La mise en place d’un système de quote-part risque surtout de légitimer une surexploitation encadrée, plutôt que de l’enrayer. Les engagements à surveiller les niveaux d’eau et la pollution ressemblent davantage à des garde-fous tardifs qu’à une stratégie préventive solide » souligne la même source.

Kaïs Saïed, Abdelmadjid Tebboune et Mohamed el-Menfi, les dirigeants des trois pays concernés, invoquent « le changement climatique et la hausse de la demande en eau pour justifier cette coopération ». Mais ces mêmes facteurs rendent justement l’exploitation de cette nappe encore plus risquée. « Dans une région déjà frappée par le stress hydrique, accélérer le pompage d’une réserve non renouvelable pourrait précipiter une crise majeure ».

La situation est particulièrement critique en Libye, où plus de 90 % du territoire est désertique. D’où la grande dépendance du pays à la Grande rivière artificielle, un projet gigantesque lancé sous Mouammar Kadhafi, qui transfère cette eau fossile vers les zones habitées. Ce modèle, longtemps présenté comme une prouesse technique, apparaît aujourd’hui comme un pari dangereux sur une ressource finie.

Enfin, les chiffres eux-mêmes appellent à la prudence : si 62 % des réserves se trouvent en Algérie, 30 % en Libye et seulement 8 % en Tunisie, une grande partie de cette eau n’est pas exploitable. L’illusion d’abondance pourrait donc masquer des tensions géopolitiques croissantes à mesure que la ressource se raréfie.

En somme, loin d’être une simple coopération régionale, cet accord pourrait bien marquer le début d’une course contre la montre. Et peut-être aussi d’un futur conflit silencieux autour de l’eau.

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1er mai 2026 – L’UGTT est-elle à la croisée des chemins ?

01. Mai 2026 um 06:00

Les défis ne manquent pas aujourd’hui pour la nouvelle direction de l’UGTT appelée à faire, peut-être, des choix dans un contexte bien différent que celui du passé.

 

Le 1er mai, Fête du travail, a été de tout temps l’occasion de voir du côté de l’activité syndicale de quoi il retourne. La Tunisie ne peut faire exception. D’autant plus que ce 1er mai 2026 est une occasion de sentir comment pourrait évoluer le plus important syndicat de notre pays qui vient de choisir une nouvelle direction lors de son 26ème congrès, tenue fin mars dernier.

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) tient du reste un rassemblement à la place Mohamed Ali à cette occasion. Et beaucoup attendent cette sortie de la nouvelle direction de Slaheddine Selmi pour savoir ce qu’elle dira sur des dossiers, considérés, ici et là, importants et si elle réussira à mobiliser les travailleurs.

Et les défis pour Slaheddine Selmi et l’équipe qui l’entoure ne manquent évidemment pas. A commencer par les finances qui ont souffert beaucoup de la suspension des prélèvements automatiques sur les salaires.

39 millions de dinars de déficit

On évoque souvent, à ce niveau, les quelque 39 millions de dinars de déficit de l’UGTT. Sans oublier des dettes estimées à 60 millions de dinars. Ce qui a obligé la centrale de Farhat Hached à serrer la ceinture.

Outre les mesures prises dans ce sens, comme la cession de la voiture du secrétaire général et la suspension de la prime spéciale accordée aux membres du bureau exécutif national, on aurait évoqué, un temps, la vente d’un local dans la capitale.

Toujours, à ce niveau, il est question de mobiliser bien des énergies pour réussir à récolter un grand nombre de cotisations. En tout cas, la nouvelle direction va charger une commission d’experts et de syndicalistes « d’élaborer un plan stratégique pour surmonter les difficultés financières de la Centrale syndicale ».

Quid de l’« opposition syndicale »

Autre défi important – et pas des moindres -, au regard des divisions qui ont vu le jour au cours même du récent congrès, il faudra resserrer les rangs et dépasser tout ce qui est de nature à faire trébucher davantage l’organisation.

Sans doute, le défi le plus important, estiment certains observateurs, c’est le fait que l’« opposition syndicale » n’a pas totalement disparu et peut-être n’a pas baissé les bras. On sait que l’UGTT regroupe beaucoup de courants idéologiques qui ne peuvent être d’accord sur tout.

Et en premier lieu sur l’attitude à adopter face à la situation économique du pays et par sa gestion économique. Et évidemment le pouvoir d’achat et l’augmentation du coût de la vie. On se demande jusqu’où pourrait aller l’UGTT qui a toujours défendu bec et ongle les travailleurs sur ce terrain précis.

Evolution

Réuni le 22 avril 2026, le groupement de la fonction publique de la centrale syndicale a appelé à l’ouverture de négociations avec l’exécutif. Un terreau au niveau duquel l’UGTT est la plus présente et la plus forte et capable le plus de mobiliser.

Si du moins on se réfère au vécu de la Centrale qui pourrait évoluer, avec les mutations nationales et internationales, pour s’éloigner un tant soit peu, par ailleurs, du terrain public et s’engager – également – sur le terrain du secteur privé !

Ce qui amène certains à s’interroger sur la place occupée par l’UGTT sur le terrain de la revendication politique et de ressembler davantage à beaucoup de syndicats dans le monde préoccupés avant tout par le social et le politique. Et sur sa place dans le tissu associatif.

Autant dire que le contexte pourrait obliger la Centrale syndicale à faire sa mue.

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Gestern — 30. April 2026Leconomiste Maghrebin

Rached Ghannouchi hospitalisé d’urgence

30. April 2026 um 17:51

Le mouvement Ennahdha fait état, dans un communiqué publié jeudi 30 avril 2026, d’une dégradation aiguë de l’état de santé de Rached Ghannouchi, son président et par ailleurs ancien président du Parlement.

Le parti précise qu’il a été transféré en urgence depuis son lieu de détention vers un établissement hospitalier, où il devrait rester sous surveillance médicale durant plusieurs jours. 

Au passage, Ennahdha estime que Ghannouchi doit bénéficier de soins adaptés, compte tenu de son âge avancé et de pathologies chroniques nécessitant une prise en charge continue ainsi qu’un accompagnement familial.

Pour le parti, « la place naturelle de Rached Ghannouchi demeure chez lui, parmi les siens ».

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Mehdi Ben Gharbia : 5 ans de prison et 48 MDT d’amende

30. April 2026 um 17:22

La chambre correctionnelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance condamnant l’homme d’affaires Mehdi Ben Gharbia à cinq ans de prison et à une amende de plus de 48 millions de dinars (MDT), dans une affaire à caractère financier et bancaire, selon le dossier et les investigations.

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La Tunisienne Amira Romani, parmi les « Top 50 Femmes pour l’avenir de l’Allemagne » 2026

30. April 2026 um 17:09

Cadre supérieure chez Siemens Healthineers, la dirigeante tunisienne Amira Romani a été distinguée par le magazine économique allemand DUP UNTERNEHMERIN. Et ce, dans le cadre de son classement annuel « Top 50 Femmes pour l’avenir de l’Allemagne » 2026, dans la catégorie Technologie et Intelligence Artificielle.

Nommée Senior Vice President Innovation & Technology Strategy au sein de Siemens Healthineers, dont le siège se trouve à Erlangen, en Allemagne, Amira Romani est responsable de la stratégie globale d’innovation du groupe. Elle supervise le développement de partenariats technologiques à l’échelle internationale. Elle dirige notamment le programme SHIFT, une initiative d’Open Innovation associant entreprises, start-ups, institutions académiques et acteurs publics.

Elle est par ailleurs impliquée dans plusieurs projets d’envergure européenne, dont le consortium ACCESS-AD, centré sur l’amélioration de l’accès aux diagnostics et aux traitements précoces de la maladie d’Alzheimer. Ainsi que dans des initiatives portant sur la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux.

Cette distinction intervient deux ans après qu’Amira Romani a reçu, en 2024, le prix « Tunisian Woman in Tech of The Year 2023 » décerné par l’organisation RECONNECTT. Intervenante régulière dans des forums internationaux, dont le LSI Europe Summit, elle est spécialisée en nanotechnologies et technologies médicales.

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Augmentations salariales : les décrets publiés au JORT

30. April 2026 um 16:38

Les décrets relatifs à l’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé ont été publiés par la présidence du gouvernement au Journal officiel de la République tunisienne (JORT). Et ce, ce jeudi 30 avril 2026.

Le décret n°68 de 2026, daté du 30 avril 2026, fixe les modalités de l’augmentation des salaires de base ainsi que des indemnités de transport et de présence dans les secteurs non agricoles soumis aux dispositions du Code du travail et liés à des conventions collectives sectorielles.
L’article premier de ce décret prévoit une augmentation de 5 % des salaires de base, ainsi que des indemnités de transport et de présence pour les secteurs non agricoles relevant du Code du travail et couverts par des conventions collectives sectorielles, au titre des années 2026, 2027 et 2028. Cette mesure entre en vigueur rétroactivement à compter du 1er janvier 2026 pour chacune des trois années.
Le décret précise en outre que les dispositions de l’article premier s’appliquent à l’ensemble des employeurs et des salariés relevant des activités définies à l’article premier des conventions collectives sectorielles conclues dans le cadre du Code du travail, et ce sur l’intégralité du territoire de la République.

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Avec un bénéfice record, l’UIB confirme sa solidité financière

30. April 2026 um 15:53

Réunie ce jeudi 30 avril 2026 aux Berges du Lac, l’Assemblée générale ordinaire de l’Union Internationale de Banques (UIB) a présenté son bilan 2025 qui confirme la solidité de la banque privée. À 62 ans, l’UIB affiche une bonne performance, dans un environnement économique sous tension.

 

En 2025, les dépôts de la clientèle de la banque ont atteint 7 241 MDT, ce qui constitue une progression de 5,6 % par rapport à 2024. Cette évolution la place au 4e rang des banques privées en matière de dépôts de la clientèle.

Les dépôts à vue atteignent 2 112 MDT, en hausse de 12,1 % sur un an, ce qui positionne l’UIB au 7e rang des banques privées sur ce segment. Ils représentent 29,2 % du total des dépôts, contre 41,5 % pour les six autres grandes banques privées et 37,9 % pour l’ensemble des neuf grandes banques.

Les dépôts d’épargne s’établissent, eux, à 2 718 MDT, en progression de 8,8 % par rapport à 2024. L’UIB se classe 4e banque privée sur ce segment, avec une part de 37,5 % du total des dépôts, contre 30 % pour les six autres grandes banques privées et 33 % pour les neuf grandes banques.

Les crédits nets accélèrent

L’encours des crédits nets à la clientèle atteint 6 530 MDT en 2025, en hausse de 5,1 % sur un an. Cette dynamique place l’UIB au 5e rang des banques privées en matière de crédits nets. Le ratio dépôts/crédits ressort à 110,9 % en 2025, contre 138,6 % pour les six autres grandes banques privées et 125,7 % pour les neuf grandes banques. Ce niveau traduit une structure de bilan jugée équilibrée.

Marges et rentabilité

La marge d’intérêts s’élève à 291,7 MDT en 2025, en recul de 5,6 % sur un an, contre une baisse plus marquée de 12,9 % pour les six autres grandes banques privées et de 19,3 % pour les autres grandes banques. L’UIB se classe ainsi 4e banque privée sur ce poste. La marge sur commissions progresse, quant à elle, de 2,5 % pour atteindre 151,5 MDT. La banque se positionne au 2e rang des banques privées sur ce segment, avec 28,8 % du total des grandes banques, contre 18,1 % pour les autres établissements privés.

Le produit net bancaire (PNB) place l’UIB au 5e rang des banques privées, malgré une évolution globalement alignée sur celle du secteur. Les charges d’exploitation atteignent 283,5 MDT, en hausse de 8%, avec un coefficient d’exploitation hors amortissements de 53,9 %.

Le résultat brut d’exploitation s’établit à 242,6 MDT, en baisse de 9,3 %, tandis que le résultat d’exploitation ressort à 193,8 MDT en 2025, contre 194,7 MDT en 2024, soit un léger repli de 0,5 %.

Résultat net et solidité financière

Le résultat avant impôt et éléments extraordinaires atteint 194,7 MDT en 2025, contre 195,1 MDT en 2024, soit une quasi-stabilité. Le résultat net après impôt s’élève à 100,8 MDT, en hausse de 17,7% par rapport à 2024.

Les capitaux propres atteignent 1 078,3 MDT, contre 1 006,5 MDT un an plus tôt, tandis que le total bilan ressort à 18 707,1 MDT, contre 8 235,5 MDT en 2024.

Les commissions couvrent 73,4 % des frais de personnel, contre 74,7 % en 2024. Par ailleurs, le PNB par agence recule à 3,575 MDT, tandis que le RBE moyen par agence s’établit à 1,650 MDT.

Qualité des actifs et solvabilité

Au 31 décembre 2025, les actifs classés s’élèvent à 719 MDT, soit 9,1 % des engagements de la banque, contre 10,1 % en 2024. Les engagements en défaut nets des agios réservés totalisent 581,7 MDT, pour des provisions de 403,4 MDT, ce qui porte le taux de couverture à 69,3 % par les provisions et à 75,2 % avec les agios réservés.

Les fonds propres nets de l’UIB atteignent 1 124,7 MDT, dont 1 043,5 MDT de fonds propres nets de base et 81,2 MDT de fonds propres complémentaires. Le total des risques pondérés s’établit à 7 546,9 MDT, et le ratio de solvabilité ressort à 14,50 %, tandis que le ratio Tier One atteint 13,87 %. L’ensemble des ratios liés à la division et à la concentration des risques reste conforme aux exigences prudentielles de la BCT.

Un bilan de résilience

Avec des dépôts en hausse, des crédits en progression et une rentabilité globalement préservée, l’UIB signe en 2025 une année de consolidation et de résistance. La banque confirme ainsi son rang parmi les établissements privés les plus solides du marché bancaire.

Il convient de noter par ailleurs que la mise en paiement du dividende, fixé à 1 dinar par action ou certificat d’investissement, interviendra le 2 juin 2026. Le règlement s’effectuera auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires des titres via Tunisie Clearing.

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La BH Bank résiste, se réforme et s’engage pour un avenir durable

30. April 2026 um 15:02

L’Assemblée Générale Ordinaire de la BH Bank, afférente à l’exercice 2025, s’est tenue le 30 avril 2026 au siège social de la Banque.

En ouvrant l’AGO, M. Taoufik MNASRI, Président de l’AGO, a précisé qu’en dépit d’un contexte national et international difficile aggravé par les circonstances internationales, notamment la guerre au Moyen-Orient, la BH Bank a poursuivi la mise en œuvre de son plan de développement. Et ce, à travers le renforcement de ses relations avec ses clients, l’amélioration de la qualité de ses services et la digitalisation de ses processus.

Il a ajouté que l’activité de la banque en 2025 a été marquée par une volonté accrue de rationaliser sa gouvernance, de maîtriser les risques, de poursuivre l’assainissement de son portefeuille et d’accélérer le recouvrement des créances douteuses afin d’améliorer sa rentabilité et de se conformer aux exigences réglementaires de la Banque centrale.

Monsieur Taoufik MNASRI a précisé que la banque a également veillé à mener à bien ses projets stratégiques programmés à cet effet. Lesquels découlent des axes liés à : la diversification des sources de financement de son activité; la qualification de ses ressources humaines et de ses compétences; l’amélioration du cadre organisationnel; au développement du système d’information; la digitalisation des services; la dynamisation du réseau des agences; la mise en place de mécanismes de contrôle interne et de systèmes de conformité répondant à l’ensemble des normes standards appliquées au niveau du secteur bancaire; ainsi qu’à la promotion et au développement de la coopération entre la banque et ses différentes filiales. Tout en renforçant leur intégration.

Des ratios prudentiels solides malgré la pression du secteur oléicole

Malgré les difficultés que rencontre le secteur bancaire dans ses relations avec les exportateurs d’huile d’olive, la banque a réussi à maintenir ses soldes financiers, la résilience de ses fondamentaux et le respect des normes et indicateurs réglementaires. Et ce, pour atteindre un ratio de solvabilité globale de 15,8 % contre une norme exigée de 10 %.

Par ailleurs, la banque a enregistré une hausse de son ratio de fonds propres de base (TIER 1) qui s’est établit à 13,3 %, contre une norme exigée de 7 %. Ces ratios sont jugés rassurants et assez confortables, notamment après la constitution de provisions supplémentaires pour couvrir les créances classées du secteur oléicole.

D’autre part, M.Taoufik MNASRI a souligné qu’avec les nouvelles exigences en matière de développement durable, la responsabilité de la Banque ne se limite pas à la performance financière et à l’amélioration de la rentabilité. Mais elle englobe également l’impact sur l’environnement, les partenaires, les clients, les collaborateurs et l’ensemble des parties prenantes.

Dans ce contexte, il a indiqué que la BH Bank s’est distinguée en 2025 en devenant la première banque publique à publier un rapport de durabilité. Cette réalisation témoigne de la maturité croissante de la stratégie et de l’engagement en matière de responsabilité sociétale des entreprises, pierre angulaire de la transformation durable.

De même, il a précisé que durant cette année, la Banque a poursuivi la mise en œuvre de sa stratégie de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) pour la période 2025-2027. Et ce, en lançant le projet de certification ESG 1000 et en inaugurant récemment le projet d’évaluation de son empreinte carbone. Monsieur Taoufik MNASRI a saisi cette occasion pour réaffirmer l’engagement sans faille du Conseil d’Administration et de la Direction Générale de la BH Bank à soutenir les initiatives qui renforcent la position de la banque sur la voie d’un développement durable et responsable.

L’année 2025 a également été marquée aussi par les efforts continus de toutes les entités du Groupe BH Bank pour améliorer la qualité de service et renforcer les relations clients, en s’appuyant sur les principes de transparence, de réactivité, de confiance et d’innovation. Tout en veillant à ce que le développement de l’activité soit rentable, durable, sain et conforme à la réglementation.

A cet égard, il a rappelé que la BH Bank a obtenu et maintenu en 2025 les certifications MSI 20000 (relatives à la Résilience et à la Performance Financière), ISO 9001 : 2015 et AML 30000, attestant de la qualité de ses services bancaires internationaux et de sa conformité aux réglementations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Par ailleurs, conformément aux exigences de SWIFT et à l’obligation de transition aux normes ISO 20022 avant le 22 novembre 2025, la BH Bank a été parmi les premières banques du secteur à adopter avec succès le format MX CBPR+ pour l’émission et la réception de transactions Swift.

A la fin de son intervention, Monsieur Taoufik MNASRI a remercié les Membres du Conseil d’Administration, les actionnaires et les clients pour leur confiance et soutien. Et il a affirmé qu’il est confiant quant à la détermination de la Direction Générale et de l’adhésion et dévouement de tout le personnel de la Banque ainsi qu’au soutien des actionnaires pour relever les défis. Et ce, afin de permettre à la banque de surmonter la situation particulière actuelle et de consolider ses performances.

Des résultats en repli, portés par la montée du coût du risque

Prenant la parole Monsieur Lotfi BEN HAMMOUDA, Directeur Général par Intérim, a indiqué que la BH Bank a poursuivi la mise en œuvre de sa stratégie de développement, axée sur le développement commercial et le renforcement des relations clients, le soutien à l’innovation et l’amélioration de la qualité des services bancaires pour répondre aux attentes des clients et s’adapter aux transformations digitales du secteur financier. Il a ajouté que la BH Bank a veillé à ce que son développement commercial repose sur des principes solides et soit conforme aux normes en vigueur. Parallèlement, elle a accordé une importance croissante à la responsabilité sociétale et environnementale, en l’intégrant au cœur de sa démarche stratégique. Cette démarche vise non seulement à soutenir le développement économique et social. Mais elle a aussi pour objectif de garantir un développement durable, de contribuer à l’amélioration du capital humain, de servir l’intérêt général et d’assurer un avenir meilleur aux générations futures.

En ce qui concerne l’activité de la Banque, il a précisé que les ressources de la clientèle ont progressé de 11,3 % en 2025. Avec un afflux supplémentaire de 1 019,9 millions de dinars. Ce qui permet à la banque d’atteindre une part de marché de 9,4 %.

Quant à l’encours total des crédits bruts à la clientèle, il a atteint 12.223,3 MD. Permettant ainsi à la banque de se positionner au troisième rang des banques avec 12,1 % du total des crédits nets accordés à la clientèle.

En termes de revenus, les activités de la banque ont généré un Produit Net Bancaire de 692,6 millions de dinars; contre 701,2 millions de dinars à fin 2024. Ce léger repli s’explique par une diminution de la marge d’intérêt de 84,6 millions de dinars et une baisse des commissions nettes de 11,3 millions de dinars. Lesquelles sont compensées par une amélioration significative de 87,3 millions de dinars des gains sur portefeuille titre.

Monsieur BEN HAMMOUDA a précisé que les frais généraux ont augmenté de 35 millions de dinars (13,4 %) par rapport à 2024. Cette hausse s’explique notamment par une augmentation de la masse salariale de 17,5 millions de dinars liée aux nouveaux recrutements et à l’intégration des intérimaires conformément à la nouvelle réglementation, ainsi que par une augmentation similaire des frais généraux d’exploitation.

En raison d’une baisse du produit net bancaire de 8,6 millions de dinars, le résultat brut d’exploitation s’est établi à 402,5 millions de dinars.

Quant aux dotations aux provisions, un montant de 326,2 millions de dinars a été constitué; contre 304,2 millions de dinars en 2024. Ce qui a eu un impact positif sur le taux de couverture, qui a atteint 59,6 % à fin 2025; contre 54,9 % à fin 2024.

La conjoncture économique exceptionnelle et les difficultés rencontrées par les secteurs de l’exportation d’huile d’olive et de la promotion immobilière ont eu un impact négatif sur la part des prêts classés. Cette part dans le total des prêts accordés ayant augmenté à 20,57 %, contre 19,40 % à fin 2024.

La Banque a clôturé l’exercice comptable 2025 avec un bénéfice net de 39,8 millions de dinars; contre 70,4 millions de dinars en 2024. Cette régression est due à l’augmentation du coût de risque.

En ce qui concerne les ratios légaux, M. BEN HAMMOUDA a mentionné que le ratio prêts/dépôts (LTD) s’est amélioré à 101,7 %. Tandis que le ratio de liquidité à court terme (LCR) a progressé à 167,6 %. Cette augmentation reflète la capacité de la Banque à faire face à ses engagements immédiats, dans des conditions normales ou exceptionnelles, ainsi que l’amélioration de sa capacité à gérer le risque de liquidité, garantissant ainsi la continuité de son activité bancaire.

Quant au Groupe BH, un résultat consolidé net de 42,9 millions de dinars a été réalisé; contre 71 millions de dinars en 2024.

Il a précisé dans ce cadre que les premiers résultats enregistrés par la BH Bank en 2026 s’inscrivent en territoire positif avec une évolution du produit net bancaire, durant le premier trimestre de 5 % par rapport à la même période de l’exercice 2024. Quant à l’encours des dépôts, il a progressé de 6,9 % par rapport à la même période de l’exercice écoulé.

Transformation digitale et RSE : deux piliers d’une banque en mutation

M. BEN HAMMOUDA a précisé que la Banque a poursuivi en 2025 la mise en œuvre de sa stratégie de développement en renforçant la relation client, en améliorant la qualité des services et en développant des solutions financières innovantes. Ce qui a consolidé sa compétitivité et son positionnement sur le marché. Tout en maintenant un développement commercial rentable, sain et conforme aux exigences règlementaires.

Monsieur Lotfi BEN HAMMOUDA a ajouté que la BH BANK a franchi un pas important vers l’implémentation du nouveau Système d’Information Transact T24, pilier de la transformation digitale de la Banque, avec le démarrage du cursus de formation dédié.

Sur le plan de la responsabilité sociétale, l’année 2025 a marqué une étape importante avec la publication du premier rapport de durabilité. Et ce, dans le cadre d’un programme soutenu par la Bourse de Tunis et la Société Financière Internationale (IFC) pour l’intégration des critères ESG.

La Banque a également renforcé ses actions sociales et de partenariat avec plusieurs ministères, notamment le ministère de l’Éducation et le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfant et des Personnes âgées. Et ce, conformément aux accords signés à travers la rénovation des écoles, le soutien au transport scolaire, l’équipement des établissements et l’amélioration des infrastructures des centres de la jeunesse et l’enfance.

Elle a poursuivi sa stratégie RSE 2025–2027 avec le lancement de projets structurants tels que la certification ESG 1000 et le projet d’évaluation de son empreinte carbone.

De même, la Banque a intensifié ses initiatives solidaires en faveur des familles à faibles revenus, notamment durant le mois saint de Ramadan et la rentrée scolaire. Tout en soutenant les activités sportives et les efforts de l’État en matière de développement et en veillant à la consolidation des valeurs de solidarité nationale. Elle a également accordé une attention particulière à la santé, à la sensibilisation et à l’éducation financière. Confirmant ainsi son rôle d’entreprise citoyenne engagée dans le développement durable et le bien-être social.

Un cap maintenu, des perspectives encourageantes

Concluant son intervention Monsieur BEN HAMMOUDA a réaffirmé que malgré tous les défis, la Banque continuera de jouer pleinement son rôle pour répondre aux besoins de ses clients, soutenir les efforts de l’Etat pour la concrétisation de sa politique économique et sociale. Et ce, notamment en matière de financement de l’Habitat et d’accompagnement des investissements stratégiques des établissements publics.

Il a réitéré l’engagement de la Banque dans l’appui du programme des entreprises communautaires, à travers le financement, l’accompagnement, l’assistance technique ainsi que la réussite de la campagne de communication y afférente. Conformément à la convention signée entre la Banque et le Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi.

Il a remercié les membres du Conseil d’Administration, les actionnaires et les clients pour leur confiance et soutien ainsi que l’ensemble du personnel pour son dévouement et son engagement.

Clôturant les travaux, le président de l’AGO, M. Taoufik MNASRI, a assuré qu’en dépit des circonstances nationales et internationales particulières, la Banque, avec le fort soutien de ses actionnaires, s’emploiera à développer ses activités, tout en poursuivant la concrétisation de ses projets stratégiques. Elle s’engage à améliorer ses résultats et à renforcer sa position sur le marché à travers un développement rentable, sain et durable.

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Hajj et Omra : l’Arabie saoudite durcit les mesures pour les pèlerins

30. April 2026 um 14:17

Si vous souhaitez effectuer votre pèlerinage aux Lieux Saints de l’islam, ceci vous concerne.

Dans un communiqué rendu public à l’attention des musulmans, le ministère saoudien du Hajj et de l’Omra assure que l’application stricte de la politique « Pas de Hajj sans permis » fait suite à son engagement à protéger les droits des pèlerins autorisésCette mesure garantit que chaque visiteur des Lieux Saints bénéficie des services de haute qualité auxquels il a droit ».

Le ministère ajoute que « les individus non autorisés génèrent une surpopulation et saturent les infrastructures publiques. Ce qui nuit à l’efficacité de l’ensemble de l’écosystème de services ». Par conséquent, les autorités rappellent que « toute violation des réglementations du Hajj expose les contrevenants à des poursuites judiciaires et à des sanctions officielles ». 

Au passage, les autorités saoudiennes mettent en garde contre les publicités mensongères sur les réseaux sociaux qui promeuvent des services de pèlerinage illégaux.

De ce fait, et afin d’« assurer une conformité mondiale, le ministère coordonne ses efforts avec les bureaux des affaires du Hajj à travers le monde. Et ce, afin de sensibiliser les pèlerins sur le caractère obligatoire de l’obtention d’un permis officiel avant leur arrivée ». Et le respect de ces règles, ajoutent les autorités en charge du Hajj et de la Omra, « sert l’intérêt collectif. De même qu’il favorise un environnement spirituel serein ». Lequel est à même de permettre aux fidèles de se concentrer sur leurs rituels en toute sérénité.

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Emirats- OPEP : je t’aime… moi non plus !

30. April 2026 um 12:58

Avec le départ des Emirats arabes unis, l’OPEP affronte sa « plus grave crise existentielle »; une rupture brutale sur fond de rivalité avec l’Arabie saoudite. Les dessous d’un divorce pas à l’amiable!

Séisme dans le pétrole mondial en pleine guerre au Moyen-Orient. À la surprise générale, les Emirats arabes unis claquent la porte à l’OPEP, qui regroupait jusqu’ici 12 pays producteurs (l’Algérie, l’Arabie Saoudite, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l’Iran, l’Irak, le Koweït, la Libye, le Nigéria, le Venezuela et les Émirats arabes unis), ainsi que son alliance élargie à l’OPEP+, soit dix autres pays dont Moscou. Et ce, à compter du 1er mai prochain.

Pourquoi le richissime émirat du Golfe a-t-il choisi de rompre les liens avec le cartel des pays producteurs de l’or noir en ce timing précis? Et que seront les conséquences de cette rupture unilatérale?

S’affranchir du diktat saoudien

Il n’y avait guère de mystère : producteurs de quelque 3,4 millions de barils par jour avant le conflit, les Émirats arabes unis n’ont cessé, ces dernières années, d’afficher leurs divergences avec l’OPEP. En claquant aujourd’hui la porte, ils donnent corps à une frustration ancienne face à des quotas jugés trop contraignants. Abou Dhabi veut pomper davantage pour financer sa transformation économique et préparer l’après-pétrole, autrement dit, regagner des marges de manœuvre. En face, l’OPEP, sous la houlette de Riyad, continue de serrer la vis afin de soutenir les prix autour des 100 dollars le baril.
D’ailleurs, le ministre de l’Énergie des EAU a été très clair à ce sujet en déclarant mardi dernier à Reuters que le fait de quitter les deux organisations « offrait à Abou Dhabi une certaine souplesse, le pays n’ayant plus aucune obligation envers le groupe ».
Il a précisé que les EAU n’avaient pas consulté directement d’autres pays, ni l’Arabie saoudite, avant de prendre cette décision.

L’OPEP dans la tourmente

A noter que le retrait surprise du pays richissime du Golfe, membre depuis 1967 de l’organisation fondée en 1960, est de nature à semer le désordre et affaiblir le cartel. Lequel s’efforce en général de présenter un front uni malgré des désaccords internes sur toute ‌une série de questions allant de la géopolitique aux quotas de production.
Et ce d’autant plus que les pays producteurs de l’OPEP du Golfe ⁠ont déjà du mal à acheminer leurs exportations via le détroit d’Ormuz, une voie navigable au large de l’Iran par laquelle transite habituellement un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Rivalité géostratégique

Or non seulement ce divorce inattendu risque de fragiliser davantage l’Opep, mais il impactera surtout son chef de file de facto, l’Arabie saoudite avec qui les Emirats entretiennent une intense rivalité. Et ce, à un moment où la guerre en Iran a provoqué un choc énergétique majeur et déstabilisé l’économie mondiale.

C’est que les Saoudiens et les Émiratis entretiennent une rivalité grandissante. Ils sont rivaux au Yémen ; Abu Dhabi soutient les séparatistes dans le sud du Yémen; alors que Riyad soutient le gouvernement. Ils le sont aussi en Libye et au Soudan. Pis : les Émirats ont signé les accords d’Abraham contrairement à l’Arabie Saoudite.

D’autre part, en claquant avec fracas la porte à l’OPEP, Abou Dhabi, plaque tournante des affaires régionales et l’un des alliés les plus importants de Washington, a voulu aussi marquer son « mécontentement » par rapport à une « insuffisante solidarité » des capitales du Golfe face aux nombreuses attaques iraniennes depuis le 28 février.

Ainsi, « les pays du Conseil de coopération du Golfe se sont soutenus mutuellement sur le plan logistique, mais sur les plans politique et militaire, je pense que leur position a été la plus faible de toute leur histoire », a déploré lundi Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes.
« Je m’attendais à cette position de faiblesse de la part de la Ligue arabe et cela ne me surprend pas, mais je ne m’y attendais pas de la part du Conseil de coopération du Golfe et cela me surprend », a-t-il ajouté.

Effet domino

Pour autant, le départ des Emirats sonnera-t-il le glas de l’OPEP ? C’est sa « plus grave crise existentielle » depuis sa création, assure un analyste du marché pétrolier. Surtout que cette décision  risque d’ouvrir la voie à d’autres pays qui souhaitent augmenter leur production pétrolière. A l’instar du Venezuela convoité par les Américains et qui possède les plus grandes réserves prouvées au monde. Qui sera le prochain sur la liste?

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Bruxelles sous tension : choc frontal pour un budget XXL

30. April 2026 um 12:05

Le Parlement européen a placé la barre très haut pour le prochain budget septennal de l’Union européenne (2028-2034), en approuvant, à une large majorité, sa position de négociation et en lançant une confrontation institutionnelle particulièrement ardue avec les États membres. Les eurodéputés réclament un budget supérieur à 2 000 milliards d’euros, soit 1,38 % du PIB de l’UE, contre 1,26 % proposés par la Commission.

La position des députés européens repose essentiellement sur la nécessité d’un budget plus ambitieux et plus solide, véritable outil d’investissement. Ils réclament près de 200 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour soutenir l’agriculture, les régions et la compétitivité industrielle, ainsi qu’un renforcement des financements alloués à l’innovation, à la transition écologique et numérique, à la défense et à l’éducation.

Dans le même temps, ils rejettent le modèle « un plan par État membre » promu par la Commission, avertissant qu’une telle approche nuirait à la cohésion, et insistent sur le maintien de fonds distincts pour la politique agricole commune, la cohésion et le Fonds social européen.

L’enjeu est donc de taille, car l’UE est appelée à poursuivre ses politiques de cohésion traditionnelles. Par ailleurs, le remboursement de la dette du fonds de relance NextGenerationEU débutera en 2028, et le Parlement souhaite qu’il soit hors plafond de dépenses. Ce qui accroît encore les besoins budgétaires.

Dans ce contexte, les députés européens réclament de nouvelles ressources propres pour l’UE, notamment provenant des services numériques et des grandes entreprises technologiques, afin de financer le budget sans faire peser une charge excessive sur les contributions nationales.

Les négociations s’annoncent particulièrement difficiles, car la décision finale requiert l’unanimité du Conseil, où des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas sont favorables à un budget plus limité et à une discipline budgétaire accrue.

Nouvelles et anciennes priorités, dettes et contributions nationales dans l’équation

Face à ces « pressions », la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné que l’« équation » du prochain budget est inévitablement complexe : il faut accroître les investissements dans les priorités nouvelles et anciennes, rembourser la dette et, simultanément, limiter les contributions nationales. Selon elle, la seule solution réaliste est la création de nouvelles ressources propres. « Sans elles, a-t-elle averti, le choix est clair : soit augmenter les contributions nationales, soit réduire les capacités budgétaires, c’est-à-dire réduire l’Europe à un moment où elle en a plus que jamais besoin ».

Chypre, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, devrait présenter en juin un premier cadre de négociation (negobox) assorti de chiffres indicatifs. Officiellement, l’objectif est de conclure les négociations d’ici la fin de l’année, même si plusieurs diplomates européens jugent ce calendrier trop optimiste.

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La liberté de la presse en chute historique en 2025

30. April 2026 um 12:00

La liberté de la presse dans le monde a atteint en 2025 son niveau le plus bas depuis 25 ans. C’est ce qu’il ressort du classement publié le 30 avril par Reporters sans frontières (RSF), qui met en évidence une dégradation généralisée marquée par des pressions accrues sur les journalistes et les médias à l’échelle mondiale. Et ce même dans les « démocraties occidentales ». C’est dire.

D’après l’organisation Reporters sans frontières, plus de la moitié des pays évalués, soit 94 sur 180, se trouvent désormais dans une situation qualifiée de « difficile » ou « très grave », contre une proportion nettement plus faible au début des années 2000, rapportent nos confrères de France24. Parallèlement, la part de la population mondiale vivant dans un pays où la liberté de la presse est jugée « bonne » est tombée sous la barre de 1 %. Seuls cinq pays, principalement situés en Europe du Nord (Norvège, Estonie, Pays-Bas, Suède, Finlande) figurent encore dans cette catégorie. La France se classe à la 25e place, avec une situation qualifiée de « plutôt bonne », ajoute la même source.

Le rapport souligne que « les atteintes à la liberté de la presse prennent des formes multiples, incluant des pressions économiques, politiques et juridiques, en plus des violences physiques, des détentions et des assassinats de journalistes ».

Dans le classement, on remarquera le fort recul des États-Unis, qui occupent désormais la 64e position, « dans un contexte d’attaques répétées contre les médias et de décisions affectant le financement de l’audiovisuel extérieur ».

A noter cependant que les Etats-Unis ne sont pas les seuls à reculer dans le classement. C’est le cas par exemple du Salvador, de la Géorgie, du Niger (qui perd 37 places en 2025), du Burkina Faso et du Mali, selon l’organisation. Figurent également parmi les mal classés la Russie, l’Iran, la Chine et l’Arabie saoudite. A cet égard, la Tunisie se classe à la 137e position devant la Libye (138e) et le Rwanda (139e), l’Algérie (145e); mais elle est devancée par le Maroc (105e).

RSF met en exergue le durcissement du cadre légal de l’exercice de la profession dans de nombreux pays, ainsi que « le recours croissant aux poursuites judiciaires pour intimider les journalistes ». Signalant toutefois « l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations européennes visant à protéger la liberté des médias » selon France24.

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La Fed maintient inchangé son taux d’intérêt directeur

30. April 2026 um 10:56

La Réserve fédérale a maintenu, mercredi 29 avril, son taux directeur inchangé entre 3,50 % et 3,75 %, comme prévu. Et ce, dans un contexte de prix de l’énergie élevés et d’impasse dans les négociations sur le conflit au Moyen-Orient. 

Dans les détails, quatre membres de la Réserve fédérale ont voté contre cette décision, soit le plus grand nombre de voix dissidentes depuis 1992. En effet, Stephen Miran a voté en faveur d’une baisse des taux de 25 points de base, ainsi que trois autres, en l’occurrence Beth Hammack (présidente de la Fed de Cleveland), Neel Kashkari (président de la Fed de Minneapolis) et Lorie Logan (présidente de la Fed de Dallas).

Ces trois derniers étaient opposés au maintien des taux inchangés, mais n’ont pas non plus soutenu l’inclusion d’une orientation accommodante en matière de politique monétaire dans la déclaration du jour. La phrase avec laquelle les trois étaient en désaccord était la suivante : « Pour déterminer l’ampleur et le calendrier des ajustements supplémentaires à la fourchette cible du taux des fonds fédéraux, le Comité évaluera attentivement les données, l’évolution des perspectives et l’équilibre des risques ».

« L’inflation est élevée, reflétant en partie la récente hausse des prix mondiaux de l’énergie » a déclaré la Fed dans un communiqué, revenant sur un précédent communiqué qui la qualifiait de « légèrement élevée ». « L’évolution de la situation au Moyen-Orient contribue à un niveau élevé d’incertitude quant aux perspectives économiques » précise le communiqué.

Parallèlement à l’inflation accrue, « le taux de chômage a peu évolué ces derniers mois ». Tandis que l’économie continue de croître « à un rythme soutenu » ajoute le communiqué.

A rappeler par ailleurs que la commission bancaire du Sénat a voté par 13 voix contre 11 pour confirmer Kevin Warsh comme président de la Fed, ouvrant la voie à la confirmation finale du candidat de Trump par le Sénat au complet avant la fin du mandat de Powell le 15 mai.

La conférence de presse de Jerome Powell qui a suivi l’annonce a ressemblé davantage à un adieu, lui qui a entretenu l’une des relations les plus controversées avec le président américain dans l’histoire de l’institution, qu’à une orientation sur les futures mesures de politique monétaire.

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