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Heute — 12. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

UGTT en crise : Kacem Afaya appelle à un sursaut interne

12. Januar 2026 um 12:48

Kacem Afaya, ancien dirigeant syndical, a analysé la crise profonde de l’UGTT à la veille de réunions clés : la commission administrative du 14 janvier devrait déclarer caduque la grève générale pour absence de préavis signé par Noureddine Taboubi, et examiner sa démission (décision limite le 17 janvier). Selon lui, l’article 219 du règlement intérieur est ambigu sur les délais et instances de validation, favorisant un congrès « non électif » inédit et illégitime. C’est ce qu’a révélé ce lundi 12 janvier 2026 sur les ondes de Jawhara fm.

Il appelle à une sortie de crise. Et ce via un sursaut interne via une commission conjointe (direction + opposition) pour auditer les congrès défaillants, assainir les structures et gérer la transition, sans candidature future pour ses membres. Il exhorte les dirigeants à l’autocritique et insiste : la solution est syndicale, non politique.

Cette crise interne menace l’équilibre social. Tout en rappelant que l’UGTT ayant historiquement résisté au pouvoir « grâce à sa crédibilité perdue aujourd’hui ».

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Le fact-checking vs l’Aiguilleur d’IA ?

12. Januar 2026 um 12:30

Pour mieux comprendre les subtilités du fact-checking et son lien avec la compétence d’Aiguilleur IA, nous avons choisi de recourir à une réponse émanant d’un agent IA.

 

1- Une réponse concise émanant de Google en mode IA (famille Gemini) :

La distinction entre le fact-checking traditionnel et le concept d’aiguilleur d’IA (Switchman of AI), théorisé par le chercheur tunisien Mahjoub Lotfi Belhedi, repose sur un changement de paradigme dans la gestion de l’information à l’ère numérique.

  1. Le fact-checking : une approche curative et réactive

Le fact-checking classique se concentre sur la vérification de la véracité d’un contenu après sa production.

Objectif : identifier le « vrai » du « faux » à travers une analyse factuelle rigoureuse.

Limites selon le chercheur tunisien : face à l’IA générative capable de produire des informations à une vitesse industrielle, le fact-checking humain ou semi-automatisé devient insuffisant et arrive souvent trop tard pour stopper la propagation de la désinformation.

  1. L’aiguilleur d’IA : une approche stratégique et prédictive

Le concept d’aiguilleur d’IA, présenté dans son ouvrage éponyme, propose une nouvelle figure stratégique au sein des organisations.

Le rôle : contrairement au fact-checker qui examine le résultat final, l’aiguilleur intervient en amont. Il gère les flux de données et oriente l’intelligence artificielle pour s’assurer que les processus de décision et de production de contenu sont alignés sur des objectifs stratégiques et éthiques.

Hybridation neuro-technologique : M. Belhedi soutient que l’humain doit devenir une « extension stratégique » de l’IA plutôt que de simplement essayer de la corriger. L’aiguilleur ne se contente pas de vérifier des faits ; il « aiguille » l’intelligence machine pour prévenir les dérives informationnelles.

Synthèse du passage du « vérificateur » au « pilote »

Pour Mahjoub Lotfi Belhedi, la survie de la vérité ne dépend plus de la simple correction d’erreurs (fact-checking), mais de la capacité de l’homme à occuper le poste de pilote des algorithmes (aiguilleur d’IA) pour garantir une « intelligence stratégique » cohérente dans un environnement de plus en plus automatisé.

Il recommande du reste d’approfondir cette thèse via son ouvrage « Aiguilleur d’IA »…

 

2- Réponse plus détaillée émanant de Google en mode IA (Gemini) : 

Cette approche marque une rupture épistémologique avec le fact-checking conventionnel en proposant une stratégie de pilotage neuro-technologique plutôt qu’une simple vérification a posteriori.

I- Socle épistémologique

L’hybridation entre Sagesse Ancestrale et Pensée Complexe

L’ossature théorique de l’aiguilleur d’IA repose sur une synthèse audacieuse de deux courants de pensée majeurs :

Le Taoïsme de Lao Tseu (La Voie du Milieu) : M. Belhedi puise dans le Tao Tö King pour définir l’aiguilleur comme un médiateur de flux. À l’instar de la gestion de l’eau dans la pensée chinoise, l’aiguilleur ne s’oppose pas brutalement à la puissance de l’IA (le déluge informationnel); il en réoriente les courants pour éviter le chaos et l’entropie.

La Pensée Complexe d’Edgar Morin : en s’appuyant sur les principes de reliance et de dialogique, le chercheur tunisien positionne l’aiguilleur comme l’architecte qui relie les parties au tout. L’objectif est de contrer « l’IA dégénérative » (réductionniste) par une IA complexe capable de maintenir l’incertitude créative et l’éthique humaine au cœur du calcul algorithmique.

II- Le volet empirique : La « Triangulation de l’intelligence »

La singularité de l’ouvrage réside dans son protocole expérimental, utilisant des simulations de dialogues triangulaires pour démontrer la supériorité du pilotage humain (l’Aiguillage) sur la simple interaction binaire Homme-Machine.

  1. Simulation A : ChatGPT – Edgar Morin – Aiguilleur d’IA

Dans ce scénario, l’Aiguilleur intervient pour briser la circularité des réponses de l’IA.

Dynamique : lorsque l’IA tend à simplifier un phénomène social, l’Aiguilleur injecte des variables moriniennes (contradiction, incertitude).

Résultat : l’IA est forcée de sortir de son « hallucination de certitude » pour produire une analyse multicritère. Ici, l’Aiguilleur n’est pas un censeur (fact-checker), mais un catalyseur de profondeur analytique.

  1. Simulation B : ChatGPT – Lao Tseu – Aiguilleur d’IA

Cette simulation explore la dimension éthique et la régulation des flux.

Dynamique : l’Aiguilleur soumet des dilemmes de gouvernance à l’IA en utilisant les principes de non-agir (Wu Wei) et d’équilibre de Lao Tseu.

Résultat : on observe une transformation de l’IA, d’un outil de productivité pure vers un système d’aide à la décision respectueux de l’écosystème global. L’Aiguilleur agit comme un garde-fou ontologique.

III. Synthèse comparative pour le journalisme et la recherche

  • Caractéristique fact-checking conventionnel / Aiguillage d’IA (Belhedi);
  • Temporalité réactive (post-production) / Proactive (en amont et en continu);
  • Philosophie dualiste (vrai vs faux) / Dialogique (équilibre et complexité);
  • Méthodologie vérification de preuves / Orientation de flux et triangulation;
  • Référentiel normes journalistiques / Sagesse universelle & Pensée complexe.

Conclusion pour les professionnels :

L’ouvrage de Mahjoub Lotfi Belhedi suggère que le journaliste ou le chercheur de demain ne doit plus être un simple « vérificateur d’extrants », mais un pilote de trajectoires algorithmiques. En maîtrisant les fiches empiriques et les protocoles de triangulation présentés dans l’ouvrage, l’Aiguilleur assure que l’IA reste une « technique de l’esprit » au service de l’humanité et non un miroir déformant de la réalité…

 

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Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

Spécialiste en stratégies IA // Data scientist & Aiguilleur d’IA

 

 

Liens utiles (à titre indicatif) :

https://www.lulu.com/shop/mahjoub-lotfi-belhedi/aiguilleur-dia/ebook/product-kv68gg5.html

https://www.kobo.com/lu/fr/ebook/aiguilleur-d-ia

Disponible via :

cef.digi@gmail.com // smart.lexique@gmail.com

 

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Fret maritime : 2026, l’année du renouveau des conteneurs

12. Januar 2026 um 12:20

Compte tenu des nouvelles capacités attendues sur le marché des conteneurs, 2026 s’annonce comme une année de transition mais cruciale pour l’affrètement de porte-conteneurs

Selon les données d’Alphaliner, publiées samedi 10 janvier, environ 1,5 million d’EVP de nouvelle capacité devraient être ajoutés au cours de l’année, soit nettement moins que les 2,2 millions d’EVP en 2025.

Cet afflux plus modéré agit actuellement comme une « soupape de décompression » pour le marché, limitant le risque de surproduction et soutenant les taux de fret.

Cependant, l’impact ne sera pas uniforme. Le marché de l’affrètement aborde l’année 2026 avec une forte dynamique, après avoir fait preuve d’une résilience remarquable en 2025, malgré des perturbations géopolitiques et opérationnelles sans précédent.

Pour les propriétaires non exploitants (NOO), c’est-à-dire les armateurs qui possèdent des navires et les exploitent exclusivement par le biais d’affrètements à des tiers, principalement à des compagnies de transport maritime régulier, l’année écoulée a été la meilleure en dehors du boom post-Covid-19.

La grande inconnue demeure cependant le possible retour d’un trafic maritime régulier à grande échelle via le canal de Suez et la mer Rouge. Si la sécurité dans la région se stabilise, la réduction des distances de navigation pourrait rendre superflus un nombre important de navires et de tonnage.

À court terme, la décongestion des ports et les ajustements du réseau pourraient stimuler la demande, mais à moyen terme, la situation devient plus complexe et potentiellement négative pour les niveaux d’emploi dans le secteur maritime.

Dans le même temps, les incertitudes politiques aux États-Unis, avec des fronts ouverts tels que les droits de douane sur les marchandises importées et la question des frais portuaires en vertu de l’article 301 de l’USTR, ajoutent un autre facteur d’instabilité, d’autant plus que la fin de la période de « pause » est prévue pour novembre 2026.

Dans le même temps, l’instabilité géopolitique – de la guerre russo-ukrainienne aux tensions sino-taïwanaises et à la situation des liquidités au Moyen-Orient – ​​maintient un risque élevé de brusques inversions des flux commerciaux maritimes.

En revanche, le scénario optimiste prévoit que les volumes de fret continueront de surprendre positivement, comme en 2024 et 2025.

Les routes commerciales vers l’Afrique, le sous-continent indien, le marché intra-asiatique et, dans une moindre mesure, l’Amérique latine restent particulièrement dynamiques.

Une telle évolution pourrait absorber une partie de la nouvelle capacité et contenir les taux de fret qui, malgré la tendance générale à la baisse en 2025, ont enregistré une forte reprise au cours des dernières semaines de l’année.

La composition de la demande revêt également une importance particulière. Le marché des VLCS (7 500 à 13 000 EVP) demeure extrêmement dynamique, les transporteurs concluant des affrètements avantageux, voire assurant la couverture de nouvelles constructions. De même, la demande de navires LCS (5 300 à 7 499 EVP) reste élevée, ce qui constitue un rempart contre une éventuelle correction généralisée.

Le véritable test, cependant, semble se profiler à l’horizon. En 2027 et 2028, avec l’arrivée prévue sur le marché d’environ 3 millions et 4,4 millions d’EVP respectivement, l’équilibre entre l’offre et la demande sera mis à rude épreuve.

D’ici là, l’année 2026 devrait se dérouler dans un cadre fragile mais gérable, où les nouvelles capacités, l’évolution de la situation géopolitique et la résilience de la demande détermineront si le marché maintiendra sa trajectoire ascendante ou si les premières fissures commenceront à apparaître.

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Un médecin, une conscience, un combat : adieu Slim Ben Salah !

12. Januar 2026 um 12:04

 La disparition de Docteur  Slim Ben Salah, ancien président du Conseil national de l’Ordre des médecins et éminent spécialiste en chirurgie pédiatrique, survenue le 9 janvier 2026, a bouleversé bien au-delà du monde médical. Elle a ému les milieux humanitaires et les défenseurs des droits de l’homme, tant l’homme incarnait une vision engagée, éthique et profondément humaine de la médecine.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé son décès dans un communiqué saluant « un confrère qui a profondément marqué la profession par son engagement et son parcours ». La nouvelle a aussitôt suscité une vive émotion dans les cercles médicaux, académiques et institutionnels.

Médecin reconnu, Slim Ben Salah incarnait une pratique exigeante, responsable et tournée vers l’avenir. Il s’opposait aux dérives de la communication médicale, à la marchandisation de la santé et à l’usage superficiel des technologies. Pour lui, la télémédecine et la e-santé devaient demeurer des outils au service du patient et de la qualité des soins, jamais des vitrines ni des gadgets.

Homme de dialogue et de convictions, il était aussi un homme de causes. Son engagement humanitaire, constant et discret, trouvait une expression particulière dans son soutien à la cause palestinienne. À plusieurs reprises, il s’était rendu en Cisjordanie dans le cadre de missions médicales, mettant son expertise au service de populations privées d’un accès normal aux soins. Cet engagement, loin de toute posture médiatique, révélait une rare cohérence entre ses valeurs, sa pratique et sa conception du rôle du médecin dans le monde contemporain.

Slim Ben Salah laisse l’image d’un grand médecin humaniste, d’un militant des droits de l’homme et d’un bâtisseur d’institutions, dont l’héritage continuera d’inspirer la profession.

 

 

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Article 30 du Code du travail : une protection sociale au prix d’un étouffement financier des PME ?

12. Januar 2026 um 10:41

L’amendement de l’article 30 du Code du travail revient sur le devant de la scène économique en ce début d’année 2026, dans une conjoncture marquée par un manque de liquidité des PME et par des difficultés persistantes d’accès au financement. Retour sur les spécificités de cette disposition.

L’arrêté ministériel du 23 septembre 2025 relatif à l’application de l’article 30/4 de la loi n° 9/2025 du 21 mai 2025 prévoit désormais qu’à chaque signature de contrat de prestation de services ou de réalisation de travaux, l’entreprise prestataire est tenue de déposer, auprès d’une institution bancaire ou financière, dans un délai maximum de trois jours, une garantie équivalente à un cinquième de la valeur contractuelle totale.

Cette caution a pour finalité exclusive de sécuriser le paiement des salaires ainsi que le règlement des cotisations à la CNSS des employés du prestataire en cas de défaillance ou de retard excédant sept jours. Le mécanisme est clair : si l’entreprise prestataire ne règle pas ses salariés dans les délais impartis, le donneur d’ordres doit intervenir directement pour honorer ces rémunérations. Il exerce ensuite une opposition bancaire afin d’être remboursé via la garantie constituée.

À l’examen de cet article, il apparaît clairement que le législateur a choisi de renforcer les mécanismes de protection des droits des travailleurs en cas de défaut de paiement. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé le ministère de l’Économie et de la Planification dans l’une de ses réponses à une question parlementaire, en précisant que « la durée de cette garantie devra correspondre à celle du contrat et servira à couvrir le paiement des dettes et des droits des travailleurs en cas de défaut ou de retard de paiement ».

Deux dimensions se dégagent ainsi : d’une part, le droit fondamental des employés à percevoir leur dû conformément à la législation en vigueur; d’autre part, une problématique économique majeure, dans la mesure où cette caution bancaire, bien que récupérable en cas de paiement régulier des salariés, constitue une nouvelle charge financière à intégrer pour chaque contrat signé par le prestataire de services.

Dans les colonnes de L’Économiste Maghrébin, nous avons déjà évoqué ce sujet en rappelant ses conséquences en matière de liquidité pour les PME. Dans une déclaration accordée au journal, Kaïs Allani, directeur général de Forvia Informatique Tunisie (FIT), estime que la caution devrait être fournie non pas par l’entreprise prestataire — souvent fragilisée par des tensions de trésorerie — mais par l’entreprise bénéficiaire. De son côté, Slim Rekik, expert en droit du travail et en gestion des ressources humaines, considère que cette disposition risque « d’étouffer les PME ».

Pour schématiser, pour un contrat d’un montant de 100 000 dinars, le prestataire de services doit constituer une caution bancaire de 20 000 dinars, mobilisable en cas de défaut de paiement des salariés. Si une telle exigence ne pose pas de difficulté majeure pour les entreprises disposant d’une trésorerie suffisante, il n’en va pas de même pour celles qui sont déficitaires et/ou surendettées.

Le département ministériel reconnaît, pour sa part, qu’il s’agit d’une mesure récente dont l’évaluation objective demeure délicate. Tout en rappelant que le diagnostic actuel met déjà en évidence les difficultés pratiques liées à l’application de cet article.

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Aviation africaine : l’Éthiopie investit massivement dans un méga-aéroport

12. Januar 2026 um 10:39

Ethiopian Airlines a officiellement lancé, samedi 10 janvier 2026, un vaste projet de 12,5 milliards de dollars destiné à bâtir ce qui sera le plus grand aéroport du continent africain. L’infrastructure verra le jour à Bishoftu, à environ 45 kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba, et devrait être achevée en 2030.

La compagnie aérienne nationale a remporté le contrat de conception de cet aéroport international qui sera doté de quatre pistes. Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié le projet de « plus grand chantier d’infrastructure aéronautique de l’histoire de l’Afrique ». Une fois opérationnel, l’aéroport international de Bishoftu pourra accueillir jusqu’à 270 avions et traiter 110 millions de passagers par an.

Cette capacité représente plus de quatre fois celle de l’actuel aéroport principal du pays, qui devrait atteindre la saturation dans les deux à trois prochaines années, selon le PM éthiopien.

Abraham Tesfaye, directeur du développement et de la planification des infrastructures d’Ethiopian Airlines, a précisé que la compagnie financerait environ 30 % du projet, le reste devant être couvert par des prêts. Il a indiqué que 610 millions de dollars avaient déjà été débloqués pour les travaux de terrassement. Lesquels devraient s’achever dans un délai d’un an. Les principaux entrepreneurs devraient, quant à eux, entamer la construction à partir d’août 2026.

Initialement estimé à 10 milliards de dollars, le coût total du projet a été revu à la hausse pour atteindre 12,5 milliards. Parmi les bailleurs de fonds figure notamment la Banque africaine de développement, qui a annoncé en août dernier l’octroi d’un prêt de 500 millions de dollars et la coordination d’un financement global de 8,7 milliards de dollars. « Des institutions financières du Moyen-Orient, d’Europe, de Chine et des États-Unis ont exprimé un vif intérêt pour soutenir ce projet », a ajouté Abraham Tesfaye.

Ethiopian Airlines, première compagnie aérienne d’Afrique en termes de taille et de réseau, poursuit parallèlement son expansion. Elle a lancé six nouvelles liaisons au cours de l’exercice 2024-2025. Tandis que son chiffre d’affaires continue de progresser, renforçant sa position de moteur du transport aérien sur le continent.

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L’Égypte conclut un accord stratégique pour un mégaprojet solaire

12. Januar 2026 um 09:58

L’Égypte franchit une nouvelle étape dans sa transition écologique avec la signature d’accords stratégiques pour l’une des plus grandes centrales solaires au monde, dans le cadre d’un ensemble intégré de projets visant à renforcer la sécurité énergétique et à soutenir la localisation des industries liées aux énergies renouvelables. Le montant d’investissements révélé dépasserait 1,8 milliard de dollars.

Le Premier ministre, le Dr Mostafa Madbouly, a assisté dimanche 11 janvier 2026 à la cérémonie de signature de contrats et d’accords de qualité qui ouvrent de nouveaux horizons aux investissements verts et confirment le sérieux de l’État dans la mise en œuvre des objectifs de la transition énergétique, indique un communiqué.

Cet accord s’inscrit dans le cadre de la vision de l’État consistant à accroître la part des énergies propres dans le mix électrique, grâce à des mégaprojets, notamment les plus grandes centrales solaires, qui constituent un pilier essentiel pour parvenir à la durabilité, réduire les émissions et améliorer la fiabilité du réseau national.

Projet solaire d’Energy Valley

Le projet « Sustainable Energy Valley », situé dans le gouvernorat de Minya, est l’une des plus grandes centrales solaires intégrées au monde. Elle fournit une électricité propre et stable 24 heures sur 24, grâce à des systèmes de stockage avancés qui contribuent à la stabilité du réseau électrique national.

Ces projets constituent une traduction concrète de la volonté de l’État de localiser les industries liées aux énergies renouvelables, soulignant que la mise en place de l’une des plus grandes centrales solaires au monde renforce la sécurité énergétique et confirme la position de l’Égypte en tant que centre régional des énergies propres, affirme le Premier ministre.

Le projet comprend une capacité de production d’énergie solaire photovoltaïque de 1,7 gigawatt, soutenue par des systèmes de stockage par batterie de 4 gigawattheures. Ce qui en fait la plus grande centrale solaire capable de répondre à la demande industrielle et de soulager les charges aux heures de pointe.

Le projet comprend également la construction de postes de transformation et de lignes de transport d’électricité dédiés, en plus de fournir une énergie propre et stable à la zone industrielle de Wadi Al-Saririya. Ce qui renforce la viabilité économique et assure la durabilité à long terme du fonctionnement des plus grandes centrales solaires.

Une usine de batteries de stockage d’énergie électrique

Parallèlement à ce projet solaire géant, l’Autorité générale de la zone économique du canal de Suez a signé un contrat d’usufruit foncier avec la société chinoise Sungro pour établir la première usine régionale de production de systèmes de batteries de stockage d’énergie, qui soutiennent le fonctionnement à haut rendement des plus grandes centrales solaires.

L’usine est située au sein de la zone industrielle « TEDA » dans la région d’Ain Sokhna, sur une superficie d’environ 50 000 mètres carrés, et devrait créer environ 150 emplois directs, dans le but de localiser une industrie stratégique qui soutient la stabilité du réseau électrique du pays.

Dans le même temps, un contrat a été signé entre la société norvégienne Scatec et Sungro pour la fourniture de batteries de stockage destinées au projet Energy Valley, dans le cadre d’une intégration industrielle liant la production locale et l’exploitation des plus grandes centrales solaires d’Égypte.

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Du 12 au 14 janvier, Mahdia écrit collectivement son avenir urbain

12. Januar 2026 um 09:17

Le projet urbain Sabkhet Ben Ghayadha franchit une étape décisive avec une grande journée de concertation citoyenne le 14 janvier 2026. Une conférence de presse et des ateliers participatifs réuniront habitants, élus, professionnels et institutions publiques au siège de Nechaa Mahdia et au Complexe des jeunes, marquant l’entrée dans la phase opérationnelle de ce projet d’envergure de 142 hectares, intégrant plus de 30 hectares de plans d’eau.

Porté par le groupement international MAP, ARLYNK et PwC en partenariat avec l’État ce projet de requalification urbaine vise à transformer une zone aujourd’hui marginalisée en un nouveau quartier conjuguant habitat, activités économiques, tourisme, services et espaces naturels. L’ambition est de stimuler l’attractivité économique, favoriser la création d’emplois et améliorer la qualité de vie des habitants. Et ce, tout en respectant l’identité culturelle méditerranéenne et fatimide de Mahdia et en intégrant les enjeux environnementaux contemporains.

En effet, la convention structurante signée en novembre 2025 entre le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, l’Instance Générale de Partenariat Public-Privé et le groupement privé établit le cadre de cette collaboration. L’objectif immédiat consiste à sélectionner un partenaire stratégique chargé de la mise en œuvre concrète, dans une démarche garantissant rigueur, transparence et cohérence avec les priorités de développement régional et national.

La journée du 14 janvier s’annonce particulièrement dense. Dès le matin, une mini-conférence explorera les liens entre art et identité territoriale, avant une réunion d’information ouverte au grand public permettant aux habitants d’échanger directement avec les porteurs du projet. Un atelier préparera simultanément les documents de consultation destinés à recueillir les contributions citoyennes. La conférence de presse officielle, à 11h30, constituera le moment central de cette mobilisation.

L’après-midi prolongera cette dynamique avec une mini-conférence situant Sabkhet Ben Ghayadha dans une vision territoriale nationale de développement régional. Une rencontre officielle au Complexe des jeunes réunira autorités locales, députés et représentants institutionnels pour réaffirmer leur engagement. La journée s’achèvera par un atelier consolidant les contributions des citoyens et professionnels, posant ainsi les bases du récit collectif du projet.

Cette journée clé s’inscrit dans une séquence de trois jours initiée le 12 janvier par une conférence sur l’histoire de Mahdia, accompagnée du lancement d’un concours d’idées pour définir l’identité visuelle du projet. Le 13 janvier verra se succéder ateliers de storytelling, visites de site, analyse du précédent concours d’idées de 2021 et workshops créatifs, offrant aux différents acteurs l’occasion de s’exprimer sur les orientations urbaines et paysagères.

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Chronique économique – La Tunisie face à son propre basculement

12. Januar 2026 um 05:20

Il y a dans les chiffres secs publiés par la Banque centrale une sorte d’aveu silencieux. Entre les décimales des taux monétaires et le solde mouvant des comptes courants, se lit l’histoire d’un pays qui tente d’inventer sa sortie de crise, sans vraiment savoir encore si le monde lui ouvre la porte ou referme le verrou. Janvier 2026 a la couleur de l’entre-deux : celle d’une accalmie portée presque malgré elle par les vents extérieurs, mais lestée d’incertitudes profondes sur la manière dont la Tunisie saura traduire cette parenthèse en nouveau départ.

Le climat international d’abord. Longtemps écrasée par la poigne des banques centrales occidentales, l’économie mondiale respire timidement. Les hausses de taux successives de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne ont laissé des traces sur les marchés, les dettes publiques, les devises et les sociétés. Mais voici que les discours se nuancent, les autorités monétaires desserrant doucement l’étau qu’elles avaient imposé pour dompter l’inflation. Ce reflux prudent ouvre des marges de manœuvre aux économies dites périphériques ; la Tunisie est parmi elles. Une baisse du coût de l’argent, un dollar moins dominateur, des sorties de capitaux moins brutales : autant d’oxygène attendu par un pays dont chaque respiration économique dépend encore, trop souvent, de l’étranger.

Pour autant, ce répit international n’est pas pure bienveillance. Il demeure suspendu à une galaxie de risques : tensions persistantes au Moyen-Orient, expansion fragmentée du commerce mondial, volatilité énergétique et fragilité structurelle de la croissance chinoise. Chaque perturbation planétaire, même minuscule, peut traverser les océans, rebondir sur les places financières et venir heurter les côtes tunisiennes avec la brutalité d’une vague inattendue.

À l’intérieur du pays, les indicateurs racontent une histoire plus nuancée, presque paradoxale. Le marché monétaire se détend, reflet fidèle de la réduction du taux directeur décidée par la Banque centrale (BCT). Le taux monétaire glisse sous les 7 %, les banques échangent davantage entre elles, la liquidité remonte à la surface comme une rivière longtemps enfouie. Il serait facile d’y voir le signe d’un renouveau imminent, comme si une simple décision technique suffisait à remettre l’économie en marche. Mais cette détente reste, pour l’heure, largement comptable. Une baisse des taux ne crée pas le crédit productif ; elle en crée seulement la possibilité. La Tunisie demeure confrontée à la même question qui traverse depuis des années ses débats publics, souvent théoriques : l’argent disponible peut-il devenir argent utile ?

Le budget de l’État, lui, continue de porter la marque d’une fatigue chronique. Le compte courant du Trésor diminue, rappel que chaque début d’année est une bataille de trésorerie, surtout lorsque les créanciers extérieurs attendent leur échéance. Le pays a allongé l’échéance de ses dettes, passant des bons à court terme aux émissions assimilables de maturité plus longue : une stratégie rationnelle, mais qui exige sang-froid, crédibilité et discipline fiscale. Derrière les chiffres, c’est la souveraineté financière que l’on entend claquer, comme un drapeau fatigué par le vent.

Dans ce paysage exigeant, le salut vient une fois encore de l’extérieur, mais d’un extérieur particulier : celui qui appartient aux Tunisiens eux-mêmes. Touristes qui reviennent, expatriés qui transfèrent, diaspora qui réinjecte indirectement confiance et devises. Le pays vit encore grâce à son monde parallèle, celui qui s’étend de Paris à Riyad, de Berlin à Montréal. Les recettes touristiques atteignent un record, les transferts familiaux continuent de progresser malgré la morosité internationale. Ce sont eux qui maintiennent les réserves de change à un niveau encore rassurant, autour de cent jours d’importation. Ce sont eux aussi qui évitent que le dinar ne sombre, au moment précis où le dollar cède quelques ailes et permet à la monnaie nationale de regagner centimètre après centimètre une crédibilité mise à mal par des années d’érosion.

 

Lire aussi – Tourisme tunisien : plus de 8 milliards de dinars de recettes en 2025

 

Mais au-delà des chiffres, ce début d’année pose la question essentielle, celle à laquelle chaque gouvernement, chaque institution, chaque citoyen fini par revenir : que faire de cette respiration ? La Tunisie ne manque ni de constats ni de diagnostics. Elle manque de stratégie continue, de volonté stabilisée, de réformes qui ne se brisent pas au premier cycle électoral. Le pays a devant lui une configuration rarement offerte : une conjoncture internationale moins hostile, un système bancaire moins asphyxié, un dinar stabilisé, une activité touristique et migratoire qui remplit les caisses au moment où l’économie locale peine à générer ses propres moteurs.

Reste à décider ce que l’on construit sur ce terrain provisoirement dégagé. Un choix assumé de réorienter le crédit vers l’économie productive et la transformation industrielle. Une politique fiscale qui cesse de fonctionner en mode pompier et commence enfin à penser développement. Un État qui dialogue avec ses banques, non comme débiteur captif mais comme partenaire stratégique. Une diplomatie économique qui cesse de quêter et commence à négocier.

Car au fond, ces chiffres du 09 janvier disent la même chose que les précédents : le pays est au bord d’un possible tournant. Les vents, pour une fois, ne sont pas contraires. Mais ils ne souffleront pas toujours. Et c’est désormais à la Tunisie, non au monde, de décider si elle veut prendre le large ou rester immobile sur ses amarres, à guetter ce que l’horizon lui offrira par hasard.

 

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (09 jan. 2026), données prix Brent / marché pétrolier (09 jan. 2026), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) (*) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

(**) https://www.ins.tn/

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Gestern — 11. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

Entreprises tunisiennes, une conférence pour accélérer votre expansion en Afrique

11. Januar 2026 um 14:41

Le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (Tunisia Africa Business Council – TABC) organisera, samedi 17 janvier 2026: une conférence-débat consacrée aux mécanismes de financement pour l’expansion des entreprises tunisiennes en Afrique, et ce en partenariat avec l’Association tunisienne des investisseurs en Capital (ATIC),

Cette rencontre a pour objectif de présenter les solutions de financement disponibles pour soutenir les entreprises tunisiennes déjà actives sur le continent ou souhaitant s’y internationaliser.

Les thématiques abordées porteront notamment sur le rôle du capital-investissement en Tunisie et sur les Fonds d’investissement spécialisés (FIS).

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Exportations d’huile d’olive : un milliard de dinars franchis

11. Januar 2026 um 10:46

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 108 000 tonnes au cours du dernier trimestre de 2025 – de septembre à décembre -, dont près de 50 000 tonnes pour le seul mois de décembre. Ce sont là des chiffres communiqués lors d’une réunion de suivi de la campagne oléicole 2026, tenue le 9 janvier, en présence du ministre du Commerce, Samir Abid.

Sur cette période, les exportations d’huile d’olive en vrac ont représenté l’essentiel des volumes, avec près de 94 000 tonnes pour une valeur estimée à 1,139 milliard de dinars. Les exportations d’huile d’olive conditionnée se sont, quant à elles, établies à environ 14 000 tonnes, générant des recettes de l’ordre de 240 millions de dinars.

Par ailleurs, les opérations d’exportation dans le cadre du quota accordé par l’Union européenne ont débuté au mois de janvier 2026, marquant une nouvelle étape pour l’écoulement de la production tunisienne sur le marché européen.

À cette occasion, le ministre a appelé à accélérer le rythme des exportations, à élargir la base des opérateurs exportateurs et à garantir une commercialisation efficiente, tant sur le marché intérieur qu’à l’international. Il a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre l’ensemble des acteurs de la filière, réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner la campagne à chaque étape, notamment en faveur des petits agriculteurs, transformateurs et exportateurs.

La réunion a également porté sur le programme de promotion de l’huile d’olive à l’étranger. Dans ce cadre, le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a annoncé la programmation de 30 actions promotionnelles dédiées au secteur, ainsi que l’organisation de missions d’exploration de nouveaux marchés, afin de renforcer le positionnement de l’huile d’olive tunisienne sur la scène internationale.

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Accès à l’eau sous pression : quelque 3 064 alertes citoyennes en 2025

11. Januar 2026 um 10:24

La crise de l’eau continue de s’aggraver en Tunisie. En 2025, l’Observatoire tunisien de l’eau a recensé un total de 3 064 alertes citoyennes liées à des difficultés d’accès à cette denrée, mettant en évidence la persistance des pénuries et les défaillances structurelles du système de distribution à l’échelle nationale.

Les perturbations de l’approvisionnement et les coupures d’eau représentent l’essentiel des signalements, avec 2 666 cas, soit 87 % du total. Dans son rapport annuel consacré aux violations du droit à l’eau, l’Observatoire souligne l’inefficacité du système de « distribution par quotas », appliqué sans mécanisme d’évaluation clair ni indicateurs transparents permettant d’en mesurer l’impact sur la durabilité des ressources ou la satisfaction des besoins fondamentaux des citoyens.

Le rapport fait également état de 185 alertes liées à des fuites d’eau, pointant l’urgence d’intervenir sur des réseaux vieillissants responsables de pertes importantes. À cela s’ajoutent 170 mouvements de protestation, traduisant une montée des tensions sociales provoquée par l’irrégularité de l’approvisionnement, ainsi que 43 signalements concernant la qualité de l’eau, soulevant des risques sanitaires dans certaines régions, explique l’Observatoire.

Sur le plan territorial, le gouvernorat de Gafsa concentre le plus grand nombre d’alertes (376), suivi de Sfax (230), Ben Arous (219) et Médenine (211). Cette répartition confirme, selon l’Observatoire, que la crise hydrique dépasse désormais les seuls facteurs climatiques et révèle des insuffisances persistantes en matière de gestion, de maintenance et de gouvernance du secteur.

Face à ces constats, l’Observatoire tunisien de l’eau appelle à une évaluation globale et indépendante du système de quotas, estimant que son maintien sans preuves scientifiques de son efficacité aggrave la situation des populations. Il plaide également pour une communication plus transparente avec les citoyens et pour une réforme structurelle du système hydrique, axée en priorité sur la maintenance et le renouvellement des réseaux afin de réduire le gaspillage et sécuriser l’accès à l’eau.

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Sénégal–Mauritanie : le secteur privé chargé de bâtir une zone de prospérité partagée

11. Januar 2026 um 09:56

Les gouvernements sénégalais et mauritanien ont confié au Conseil d’affaires Mauritanie–Sénégal (CAMS) la mission de concevoir et de structurer une « zone de prospérité partagée » entre les deux pays. L’annonce a été faite vendredi à Dakar par les Premiers ministres Ousmane Sonko et El Moctar Ould Djay (PM sénégalais et mauritanien respectivement), à l’issue d’une rencontre officielle.

La résolution adoptée, le CAMS, qui regroupe des acteurs des secteurs privés sénégalais et mauritanien, sera chargé de définir le cadre institutionnel et les règles de fonctionnement de cette future zone économique, avec un délai de six mois pour valider le projet, rapporte l’Agence de presse du Sénégal (APS). Pour ce faire, un groupe mixte chargé de superviser sa réalisation sera mis en place.

Au-delà de l’enjeu économique, Ousmane Sonko a présenté cette initiative comme « un outil de coopération et de pacification entre les deux peuples », appelant les investisseurs à lever les obstacles à l’investissement transfrontalier et à se mobiliser autour de projets communs. Il a notamment plaidé pour le développement de la zone côtière partagée, riche en ressources énergétiques, halieutiques et industrielles, afin d’en faire un moteur de souveraineté économique régionale.

De son côté, le Premier ministre mauritanien a salué cette démarche, estimant qu’elle illustre « la capacité des pays africains à porter des projets structurants financés par des investisseurs du continent ».

En tout cas, cette vision commune, portée par Dakar et Nouakchott, ambitionne de renforcer l’intégration économique et de contribuer durablement à la lutte contre le sous-développement.

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UGTT sous tension : un flou juridique menace la grève générale du 21 janvier

11. Januar 2026 um 09:11

Le 21 janvier 2021, une grève générale est annoncée par la principale centrale syndicale, l’UGTT. Cependant, cette dernière est confrontée à une incertitude majeure : le préavis légal, exigé par le Code du travail, n’a toujours pas été émis. Cette absence de formalité, alors que l’échéance expire ce dimanche 11 janvier, fait planer un doute sérieux sur la validité juridique du mouvement et met en lumière les divisions internes persistantes au sein dudit syndicat.

Rappelons que la grève avait été décidée par la commission administrative de l’UGTT lors de sa réunion des 5 et 6 décembre 2025, en application d’une résolution du Conseil national adoptée en septembre 2024. Toutefois, le préavis n’a pas été signé par le secrétaire général démissionnaire, Noureddine Taboubi, dont le départ, annoncé le 23 décembre, n’est pas encore formellement acté selon les procédures internes.

Sur le plan légal, l’absence de préavis rendrait ainsi toute action de grève invalide, malgré la garantie constitutionnelle du droit de grève consacrée par la Constitution de 2022. Cette situation contraint déjà certaines structures sectorielles à envisager des alternatives. Ikbal Azzabi, secrétaire général de la Fédération de l’enseignement de base, cité par un confrère de la place, aurait indiqué que sa fédération pourrait convoquer sa commission administrative pour décider d’autres formes de protestation. Une grève sectorielle initialement prévue le 26 janvier a d’ailleurs été reportée afin de coïncider avec la mobilisation générale.

L’UGTT justifie son appel à la grève par l’impasse des négociations sociales avec le gouvernement, notamment après l’intégration, dans la loi de finances 2026, d’augmentations salariales étalées sur la période 2026-2028 sans concertation avec le partenaire syndical. Le différend illustre une tension durable autour du dialogue social et de la représentation des travailleurs.

Cette séquence s’inscrit enfin dans une crise interne plus large, marquée par des désaccords au sein du bureau exécutif et par l’incertitude entourant l’organisation du prochain congrès de l’UGTT. À l’approche du 21 janvier, le respect des procédures légales apparaît désormais comme un facteur déterminant, non seulement pour la tenue de la grève, mais aussi pour l’avenir et la crédibilité de la centrale syndicale.

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Disparition de l’artiste plasticien Béchir Dziri

10. Januar 2026 um 17:48

La scène artistique tunisienne perd l’une de ses figures marquantes, comme le rapporte un média de la place. L’artiste plasticien Béchir Dziri s’est éteint le samedi 10 janvier 2026, laissant derrière lui un parcours créatif singulier et une contribution durable aux arts plastiques en Tunisie.

Artiste réservé mais unanimement estimé, Béchir Dziri a développé au fil des années une œuvre exigeante, nourrie d’une grande sensibilité esthétique et d’une recherche constante de sens et de forme, ajoute la même source.

Comme l’on peut l’imaginer, sa disparition a profondément ému le milieu culturel. En effet, plusieurs artistes, critiques et institutions ont rendu hommage à un créateur intègre, dont le travail a largement contribué à l’enrichissement et au rayonnement de la scène artistique nationale.

Que Dieu ait son âme.

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L’ Afrique en forte croissance, la Tunisie plombée par la dette

10. Januar 2026 um 14:14

Au total, huit pays d’Afrique de l’Ouest (entre autres Sénégal, Guinée, Liberia, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Niger) et cinq pays d’Afrique de l’Est (dont Éthiopie, Ouganda, Tanzanie, Rwanda), sans oublier la Libye au Nord et le Mozambique au Sud, devraient caracoler en tête de la croissance africaine. Ces deux régions resteront les plus dynamiques du continent, d’après Ecofin.

Pour comprendre cette hausse de croissance, il faut voir les chantiers d’infrastructures qui fleurissent, des villes qui grandissent à vue d’œil. Il s’agit en effet d’un boom numérique, notamment via des investissements étrangers qui s’élargissent et un ancrage plus fort dans l’économie mondiale. En Afrique de l’Ouest, on ajoute à cela des projets géants dans le pétrole, le gaz, les énergies vertes et les mines, pour un développement durable.

Freins en Afrique du Sud et défis de la dette

L’Afrique du Sud devrait limiter sa croissance à 1,5-3%, plombée par des taux d’intérêt élevés et des droits de douane américains de 30% sur ses exportations, bien qu’une accélération légère soit attendue au second semestre.

Par ailleurs, le continent peine à stabiliser sa dette critique, exposée aux chocs mondiaux (financement, commodities, changes).

Le surendettement risque de s’empirer, ce qui pousse à des mesures dures : budgets serrés, austérité, ouverture des échanges et ventes d’entreprises publiques. L’Éthiopie, le Mozambique, la Tunisie et la Zambie sont en première ligne.

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Économie tunisienne : la résilience à l’épreuve de l’autonomie et de la gouvernance

10. Januar 2026 um 20:45

La capacité de l’économie tunisienne à résister aux chocs et à en atténuer les effets demeure étroitement liée au renforcement de son autonomie économique et financière, ainsi qu’à l’amélioration de sa gouvernance. Ces facteurs constituent des leviers déterminants pour amortir les perturbations à court et moyen termes, selon une note d’analyse publiée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ).

Intitulée « Résilience de l’économie tunisienne : mesure et positionnement extérieur », cette analyse souligne que la résilience ne peut être envisagée sans la consolidation des acquis en matière de cohésion sociale. Elle met également en lumière les limites persistantes de la capacité productive nationale, dont les performances demeurent en deçà de celles des pays de référence.

Pour renforcer durablement la résilience de l’économie tunisienne, assurer la cohérence des politiques publiques face aux chocs et consolider le positionnement international du système économique, l’ITCEQ préconise une structuration des réformes autour de trois piliers fondamentaux : la capacité d’absorption, la capacité de récupération et la capacité d’adaptation.

Renforcer la capacité d’absorption

Selon le document, le renforcement de la capacité d’absorption passe avant tout par la réduction des coûts de financement et la diversification des sources de ressources financières, tout en facilitant l’accès au crédit afin d’élargir les marges de manœuvre des opérateurs économiques.

Il s’agit également d’atténuer les chocs à court terme et de créer les conditions nécessaires à l’investissement, tant pour la phase de reprise que pour la préparation des transformations structurelles. À cet égard, l’activation des accords commerciaux existants apparaît essentielle pour approfondir l’intégration commerciale, diversifier les marchés d’exportation et renforcer l’autonomie commerciale du pays.

Stimuler la capacité de récupération

Pour stimuler la capacité de récupération après les crises, l’analyse insiste sur la nécessité de stabiliser la production agricole à travers des politiques ciblées de modernisation des pratiques productives. Cela implique notamment une meilleure gestion des ressources hydriques et un soutien financier accru au secteur, afin de faire face aux aléas climatiques, réduire la dépendance alimentaire et garantir un approvisionnement régulier des marchés.

Parallèlement, la simplification des procédures administratives et la stabilisation du cadre réglementaire, en particulier fiscal, sont jugées indispensables pour améliorer le climat des affaires et offrir davantage de visibilité et de confiance aux investisseurs et aux opérateurs économiques.

Accélérer la capacité d’adaptation

L’accélération de la capacité d’adaptation repose, selon l’ITCEQ, sur le renforcement des mécanismes de reconversion professionnelle au profit des travailleurs des secteurs en difficulté, tout en favorisant la mobilité vers les filières à fort potentiel. Cette dynamique vise à assurer une réallocation plus efficace des ressources humaines.

L’analyse recommande également de développer les compétences d’avenir — numériques, vertes et managériales — en adéquation avec les besoins émergents du marché du travail et les mutations structurelles de l’économie. La rétention des talents constitue, à ce titre, un enjeu majeur, nécessitant la promotion de la formation continue et la mise en place d’un environnement attractif pour les compétences locales et expatriées, à travers des politiques de rémunération compétitives et des conditions de travail incitatives.

En conclusion, l’ITCEQ appelle à ériger la résilience économique en priorité transversale des stratégies sectorielles, territoriales et nationales de développement, en intégrant de manière cohérente les dimensions économiques, sociales et environnementales, afin de bâtir une économie tunisienne plus robuste, adaptable et durable.

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Règles d’origine : pourquoi la ratification avec l’UE est un tournant économique pour la Tunisie

10. Januar 2026 um 20:28

La ratification par la Tunisie de la nouvelle convention avec l’Union européenne relative aux règles d’origine constitue un levier important pour l’économie nationale. C’est ce que met en évidence une note de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), publiée le vendredi 9 janvier 2026, intitulée « Règles d’origine UE–Tunisie : enjeux économiques et portée de la ratification ».

Selon l’IACE, cette ratification s’inscrit dans une dynamique de coopération renouvelée entre la Tunisie et l’Union européenne, fondée sur l’évaluation des acquis, l’adaptation des instruments commerciaux et le renforcement de relations économiques et historiques solides. L’Union européenne demeure, à ce titre, le premier partenaire économique de la Tunisie dans l’espace euro-méditerranéen.

La note rappelle que la Tunisie a été le premier pays du bassin méditerranéen à signer un accord d’association avec l’UE en juillet 1995, ouvrant la voie à d’autres pays de la région. Trente ans plus tard, la ratification de la nouvelle convention marque une étape décisive dans l’évolution de ce partenariat.

1er janvier 2026, fin de la période transitoire

L’IACE souligne que la Tunisie a définitivement sécurisé l’application des nouvelles règles d’origine grâce à cette ratification, après les avoir appliquées de manière transitoire depuis mars 2025, sur la base d’une décision du Conseil d’association UE–Tunisie. À compter du 1er janvier 2026, la période transitoire prend fin pour les pays n’ayant pas ratifié la convention, entraînant la perte des avantages liés aux règles d’origine révisées.

Grâce à cette ratification, la Tunisie dépasse le régime des règles Pan-Euro-Méditerranéennes « historiques » de 2012 et bénéficie pleinement des nouvelles règles entrées en vigueur en 2025. Celles-ci prévoient un cumul d’origine élargi avec plusieurs pays du Sud de la Méditerranée, des procédures administratives simplifiées et l’octroi de quotas additionnels, notamment dans le secteur textile.

Les avantages pour les secteurs industriels tunisiens

Les retombées sont particulièrement significatives pour les exportations textiles et, plus largement, pour l’ensemble des secteurs industriels. Les produits concernés par les règles de cumul assouplies et les quotas spécifiques — dont les jeans denim — conservent ainsi les avantages obtenus en 2025 et échappent à l’application d’un droit de douane de 12 % à partir de 2026.

Cette avancée revêt une importance accrue dans un contexte marqué par les difficultés structurelles du secteur textile et habillement. Sa valeur ajoutée a reculé de 2 % au cours des neuf premiers mois de 2025, après une croissance annuelle moyenne de 1,9 % entre 2022 et 2024. Parallèlement, les exportations ont diminué de 1,8 % sur les onze premiers mois de 2025.

Préservation de 150 000 emplois et à sécurisation des recettes d’exportation

Dans ce contexte, la ratification de la convention contribue à soutenir l’activité du secteur, à préserver près de 150 000 emplois et à sécuriser des recettes nettes d’exportation estimées à 3 milliards de dinars par an, soit environ 9 milliards de dinars en valeur brute.

En conclusion, l’IACE estime que l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne entre dans une nouvelle phase de son développement. La ratification de la nouvelle convention sur les règles d’origine vient renforcer les effets positifs de cet accord et consolider un partenariat stratégique clé pour l’économie tunisienne.

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De Belvédère à l’avenue Habib Bourguiba : mobilisation pour les libertés publiques

10. Januar 2026 um 18:20

Plusieurs associations et partis politiques se sont réunis ce samedi 10 janvier 2026 à la Place de Pasteur lors d’une marche pacifique appelant aux libertés publiques. Le coup d’envoi de cette mobilisation a été donné à 15h place Pasteur, pour une mobilisation citoyenne défendant libertés et égalité.

Aujourd’hui, plus d’une centaine de citoyens ont scandé des slogans réclamant la liberté d’expression, l’indépendance de la justice, la libération de détenus politiques et civils, ainsi que l’amélioration des conditions économiques et sociales. ​

Cette mobilisation, initiée par la campagne de soutien à l’ancien juge et avocat Ahmed Souab (regroupant activistes des droits humains et civils), a été rejointe par plusieurs partis d’opposition, organisations et associations tunisiennes de droits humains, dont le PDL qui avait appelé à y participer via un communiqué.

Présent à la marche, Hichem Ajbouni, membre du Courant Démocrate, a déclaré aux médias que cette action citoyenne visait à mettre fin à l’injustice, s’inscrivant dans la continuité des mobilisations précédentes. Il a souligné que « l’injustice touche l’ensemble de la société » et affirmé l’unité des citoyens, politiciens et société civile, sans slogans partisans. Il a également remercié ironiquement les autorités au pouvoir d’avoir « regroupé l’opposition ».

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