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Heute — 18. April 2026Kapitalis

Avant-première à Marseille du film tunisien ‘‘Le 13e Round’’

18. April 2026 um 06:46

Après Tunis, Paris et Nice, le long-métrage tunisien ‘‘Le 13e Round’’ poursuit sa carrière internationale avec une avant-première programmée le vendredi 24 avril à 19h30 au Pathé Marseille – Plan de Campagne, en présence de son réalisateur, Mohamed Ali Nahdi.

Le film s’inscrit dans une veine sociale marquée et met en scène Kamel, ancien champion africain de boxe reconverti en maçon, dont la trajectoire bascule lorsque son fils est diagnostiqué d’une tumeur.

À travers ce récit, le réalisateur explore les fragilités d’une cellule familiale confrontée à la maladie, tout en dressant le portrait d’une Tunisie post-révolution aux prises avec des déséquilibres structurels persistants, notamment dans le secteur de la santé publique.

Porté par une narration sobre et une approche réaliste, ‘‘Le 13e Round’’ met en lumière les tensions entre résilience individuelle et contraintes systémiques. Le parcours de Kamel, entre colère contenue et impuissance, devient ainsi le révélateur d’un malaise plus large, ancré dans les transformations sociales et économiques du pays.

Le film, où les principaux rôles sont campés par Afef Ben Mahmoud, Helmi Dridi et Hedi Ben Jabouria, a déjà bénéficié d’une visibilité notable dans plusieurs festivals internationaux. Il a notamment été sélectionné au Festival international du film Black Nights de Tallinn, distingué au Festival international du film Fajr où il a obtenu le prix du meilleur film dans la section Future Frame, et récompensé au Festival international du film du Caire pour la meilleure interprétation féminine.

Cette avant-première à Marseille s’inscrit dans une stratégie de diffusion visant à toucher un public élargi, notamment au sein des diasporas maghrébines, tout en consolidant la présence du cinéma tunisien sur la scène internationale.

Djamal Guettala  

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Eau potable | Perturbations les 21 & 22 avril : Les zones concernées

Von: Yusra NY
18. April 2026 um 00:33

​La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé des perturbations dans la distribution de l’eau potable les  21 et 22 avril 2026.

Ces perturbations attendues à partir du mardi 21 avril 2026 à minuit seront causées par des travaux de raccordement de la station de dessalement de l’eau de mer de Sousse au canal des adductions des eaux du Nord, explique la Sonede dans son communiqué.

Les zones concernés sont situées dans les gouvernorats de Mahdia et de Monastir, comme suit :

  • Mahdia : les délégations de Mahdia, Rejich, Ksour Essef et Sidi Alouane.
  • Monastir : les délégations de Monastir, Sahline et Bembla (à l’exception Menzel Ennour), Jemmel( à l’exception Menezl Kamel,Bir Eltaieb, El Hdadra), Moknine, Ksar Hellal, Téboulba, Bekalta, Sayada, Lamta, Bouhjar, Ksibet El Médiouni, Zéramdine (à l’exception Menzel Hayet, Mzaougha, Mlichette).

L’approvisionnement en eau reprendra progressivement, à partir de jeudi, 23 avril 2026, après l’achèvement des travaux, indique encore la Sonede.

Y. N.

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Tunis | « Michael » à l’Institut français (Bande-annonce)

Von: Yusra NY
17. April 2026 um 23:50

L’Institut français de Tunisie (IFT) organise,  mardi 28 avril 2026 à Tunis, la projection du film « Michael » de Antoine Fuqua à 18h

La projection est prévue à 18h à l’auditorium de l’IFT et les billets ( tarif : 6 dinars) sont en vente à l’accueil de l’Institut et en ligne sur son site web

VOSTFR-

Biopic sur la légende de la musique, Michael Jackson.

Bande-annonce

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Gestern — 17. April 2026Kapitalis

Lait stérilisé |Point sur les quantités actuellement commercialisées en Tunisie

Von: Yusra NY
17. April 2026 um 21:20

​Après des alertes concernant un changement de goût suspect, le président de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA), Mohamed Rebhi, a tenu à rassurer les consommateurs tunisiens ce vendredi.

​L’alerte avait été donnée suite à plusieurs plaintes de consommateurs signalant une altération du goût et de l’odeur de certains packs de lait demi-écrémé. En réaction, l’INSSPA a procédé au retrait immédiat et préventif des lots concernés.

​Selon Mohamed Rabhi, cité ce vendredi 17 avril 2026 par l’agence Tap, les investigations ont permis de cibler précisément les produits problématiques et il s’agit des lots produits les 1er et 2 avril avec une non-conformité au niveau des caractéristiques sensorielles (le goût), et non une toxicité sanitaire.

​«Toutes les quantités suspectes ont été retirées ou leur distribution a été suspendue. et les quantités de lait stérilisé actuellement commercialisées sur le marché tunisien sont totalement sûres et propres à la consommation », a affirmé le responsable

Et d’ajouter, que l’entreprise productrice, qui a collaboré étroitement avec l’Instance, a fourni les documents prouvant l’efficacité de son système d’autocontrôle et de gestion de la qualité. Selon les analyses effectuées par l’industriel, ce changement de goût inhabituel serait dû à la qualité du fourrage (alimentation animale) consommé par le bétail, et non à un défaut dans le processus de stérilisation ou de conditionnement.

La même source rappelle que, dès le signalement, les équipes de l’INSSPA se sont rendues dans les unités de production pour inspecter chaque étape de la chaîne, à savoir, l’approvisionnement en matières premières, le processus de fabrication et d’emballage et les conditions de stockage et de distribution.

Mohamed Rebhi a par ailleurs réaffirmé l’engagement de l’Instance à poursuivre ses interventions de contrôle rigoureuses afin de garantir la sécurité alimentaire et de protéger la santé des citoyens contre toute défaillance technique ou sanitaire.

Y. N.

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Tunisie-Suisse | 70 ans de fructueuses relations bilatérales (Photos)

Von: Yusra NY
17. April 2026 um 19:39

L’Ambassade de Suisse en Tunisie a officiellement lancé hier à la Résidence les célébrations du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et la Suisse — Une histoire riche de dialogue, de coopération et de liens profondément humains, depuis 1956.

A cette occasion, l’Ambassadeur de Suisse en Tunisie M. Josef Renggli a eu l’honneur de recevoir à sa résidence le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger M. Mohamed Ali Nafti, aux côtés de personnalités diplomatiques, culturelles, académiques et médiatiques venues célébrer ensemble cette amitié de longue date.

Cela a été l’occasion de présenter le superbe livre nouvellement édité « Présence(s) suisse(s) – Les destinées helvètes en Tunisie », sous la forme d’une discussion entre son auteur Adnen el Ghali et le journaliste Hatem Bourial.

L’historien, architecte et urbaniste tunisien Adnen el Ghali y retrace les grandes étapes de la relation bilatérale, l’histoire de la Résidence de suisse, et met à l’honneur des figures suisses (artistes, médecins, ingénieurs agronomes et hôteliers) qui ont marqué l’histoire tunisienne et s’en sont imprégnées en retour— parmi elles : Le Corbusier, Paul Klee, Louis Moilliet, Frédéric Boissonnas, Alberto Giacometti, Isabelle Eberhardt, Henri Dunant et Auguste Cuénod. Une version digitale du livre sera disponible dans les prochains mois.

 Tout au long de l’année, des expositions, conférences, projections et rencontres artistiques seront organisées à travers la Tunisie pour illustrer la vitalité de ce partenariat unique. 70 ans, c’est parti !

Communiqué

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Tunisie | La météo pour cette nuit

Von: Yusra NY
17. April 2026 um 19:20

Durant cette nuit, l’ambiance générale sera marquée par des nuages passagers qui traverseront la majorité des régions du pays, selon l’Institut National de la Météorologie (INM).

Dans son bulletin, la même source annonce, par ailleurs, des vents qui souffleront fort, voire très fort près des côtes, restant toutefois faible à modéré à l’intérieur  du pays.

​La prudence est de mise pour les activités maritimes : Si la mer sera simplement ondulée dans le golfe de Gabès, elle se montrera beaucoup plus agitée, voire localement très agitée, sur le reste des côtes tunisiennes, prévient encore l’INM.

Pour les températures, l’Institut annonce fraîcheur à 10°C sur les hauts plateaux de l’Ouest et des nocturnes variant 17 et 22°C dans le reste du pays, avec des pointes locales pouvant atteindre 24°C dans le ​sud-Ouest.

Y. N.

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Affaire Soumoud | Sana Msahli libérée, Wael Naouar maintenu en détention

Von: Yusra NY
17. April 2026 um 18:40

​À l’issue d’une séance d’interrogatoire tenue aujourd’hui au sein du Pôle judiciaire économique et financier, le juge d’instruction a rendu ses décisions concernant les activistes Wael Naouar et Sana Msahli, poursuivis dans le cadre d’une affaire en cours.

Le juge d’instruction a décidé de maintenir l’effet du mandat de dépôt à l’encontre de Wael Naouar, qui reste donc en détention provisoire pour la suite de l’enquête.

Quant à ​Sana Msahli, elle a fait l’objet d’une décision de mise en liberté et elle devrait quitter son lieu de détention sous peu, indique le collectif Al-Soumoud en Tunisie.

Y. N.

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Croissance 2026 | Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie

17. April 2026 um 13:15

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse les prévisions économiques de la Tunisie pour 2026 et préconise une trajectoire plus prudente que celle envisagée par le gouvernement. Selon le profil de pays du FMI, la croissance réelle de la Tunisie devrait s’établir à 2,1 % en 2026, nettement inférieure à l’objectif de 3,3 % fixé par les autorités tunisiennes pour l’année en cours. L’inflation, les chocs externes et la fragilité de l’économie pèsent sur le pays.

Ces données laissent présager un possible ralentissement par rapport à 2025, année où l’économie tunisienne avait progressé de 2,5 % selon l’Institut national de la statistique, grâce notamment à la contribution de l’agriculture (huile d’olive) et des services (tourisme).

Selon l’analyse du FMI, outre une croissance plus modérée, les prix à la consommation restent sous surveillance et devraient augmenter en moyenne de 6,5 % en 2026, un niveau qui continue de comprimer le pouvoir d’achat et de limiter les possibilités de relance de la demande intérieure.

La divergence entre Washington et Tunis reflète deux interprétations différentes de la capacité du pays à véritablement accélérer sa croissance à court terme.

Pour sa part, le gouvernement met en avant l’investissement, le tourisme et la reprise de certains secteurs productifs ; alors que le FMI maintient une évaluation plus prudente, conforme à un contexte international marqué par la hausse des prix de l’énergie et l’accroissement des risques pour les économies émergentes importatrices de pétrole et de gaz. Et c’est le cas de la Tunisie qui doit importer plus de 60 % de ses besoin énergétiques dans un contexte de renchérissement des cours de pétrole et de gaz.

Dans son rapport sur « Les perspectives de l’économie mondiale publié » publié le 16 avril 2026 sous le titre « L’économie mondiale menacée par la guerre », le FMI a récemment revu à la baisse ses prévisions pour 2026 concernant les économies émergentes et en développement, soulignant la vulnérabilité des pays importateurs nets d’énergie aux chocs géopolitiques et aux fluctuations des prix des matières premières.

Pour la Tunisie, le message du FMI est clair : la reprise est en cours, mais elle demeure fragile. La comparaison entre les prévisions du FMI (2,1 %) et celles du gouvernement (3,3 %) confirme que 2026 sera une année cruciale pour évaluer la crédibilité de la stratégie économique adoptée par le gouvernement tunisien, dans un contexte d’équilibre encore délicat entre croissance, stabilité des prix et besoin de financement.

I. B.

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Tunisie | Les avocats d’Abir Moussi craignent pour sa sécurité en prison

17. April 2026 um 12:37

Le comité de défense de la présidente du Parti constitutionnel libre (PDL) appelle à la plus grande vigilance pour assurer sa sécurité en prison, «suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle des individus se présentant comme des partisans du pouvoir ont délibérément proféré des injures, des calomnies et des insultes à l’encontre de Mme Abir Moussi et de ses soutiens, tout en évoquant des scénarios possibles pour son élimination physique dans les prisons tunisiennes».

Cet avertissement a été lancé dans un communiqué publié hier, jeudi 16 avril 2026, et cité par Diwan FM, où ledit comité de défense affirme que les déclarations susmentionnées «s’inscrivent dans le cadre d’une politique systématique menée par un groupe actif sur les réseaux sociaux», et appelle à ce que les mesures légales nécessaires soient prises pour lever le voile sur les actes délictueux commis par ces groupes en ligne au nom des autorités, les démasquer et mettre fin aux graves atteintes dont est victime Abir Moussi.

Le comité de défense d’Abir Moussi a démenti la fausse information qui circulait ces dernières heures concernant une demande de libération immédiate déposée par sa famille auprès de la Présidence de la république et du ministère de la Justice. «Cette information est totalement infondée», assure-t-il.

Rappelons que Mme Moussi est incarcérée depuis le 3 octobre 2023 et condamnée dans plusieurs affaires à caractère politique. Elle est incarcérée à la prison de Bulla Regia, à Jendouba.

I. B.

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Tunisie | Les anciens bâtonniers solidaires avec Me Chawki Tabib

17. April 2026 um 12:11

Le Conseil des anciens bâtonniers s’est réuni le jeudi 16 avril 2026, à l’invitation du doyen Boubaker Bethabet, pour discuter de l’émission d’un mandat d’arrêt contre l’ancien bâtonnier Chawki Tabib sans qu’il ait été interrogé, ni que les éléments de l’enquête lui aient été présentés, rapporte Diwan FM.

Les anciens bâtonniers ont condamné ce qu’ils ont considéré comme une violation des procédures judiciaires les plus élémentaires et la facilité avec laquelle on a délivré ce mandat d’arrêt, qu’ils ont jugé injustifié.

Selon un communiqué du Conseil de l’ordre des avocats, les anciens bâtonniers ont affirmé que la présomption d’innocence, le droit à la défense et le droit à un procès équitable sont des principes constitutionnels garantis par l’État à tous les justiciables par un système judiciaire libre, impartial et indépendant.

Ils ont condamné ce qu’ils considèrent comme la facilité avec laquelle les diverses instances judiciaires portent atteinte aux libertés individuelles par la délivrance de mandats de dépôt sans fondement légal, tout en affirmant leur solidarité avec l’ancien bâtonnier Chawki Tabib et leur soutien à toutes mesures légales et formes de protestation qui seront décidées par le bâtonnier et le Conseil national de l’ordre des avocats.

Les anciens bâtonniers ont appelé tous les avocats à se rassembler autour de leurs ordres respectifs dans un esprit de solidarité afin de garantir l’unité et l’indépendance de leur profession.

Chawki Tabib, ancien bâtonnier des avocats (2012-2013) et ancien président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc, 2016-2020) est poursuivi dans une affaire portant sur des allégations de malversations commises durant son mandat à la tête de cette instance.

I. B.

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Tunisie | Le beau temps s’installe progressivement

17. April 2026 um 10:38

Le temps devrait s’améliorer progressivement sur l’ensemble de la Tunisie à partir de ce vendredi 17 avril 2026, après les fluctuations des derniers jours, marquées par d’importantes précipitations, notamment dans le nord.

La carte publiée par l’Institut national de météorologie indique une diminution de la couverture nuageuse et l’apparition d’éclaircies dans la plupart des régions, en particulier dans le centre et le sud.

Une hausse progressive des températures est également prévue, oscillant entre 17 et 22 degrés Celsius dans la majeure partie du pays, pour atteindre environ 22 degrés Celsius dans le sud-ouest en fin de matinée.

L’après-midi, les températures varieront entre 21 degrés Celsius dans l’extrême nord et 26 degrés Celsius dans le sud-ouest, pour atteindre environ 27 degrés Celsius à Tozeur.

I. B.

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Comment le streaming a transformé notre façon de regarder la télé

17. April 2026 um 09:25

Il y a encore dix ans, toute la famille se retrouvait devant le JT de 20h. Pas par choix particulier – par habitude, par défaut. Aujourd’hui, ce rituel a presque disparu. Les jeunes de 15 à 34 ans regardent en moyenne moins d’une heure de télévision traditionnelle par jour en France, contre plus de trois heures pour les plus de 50 ans. L’écart parle de lui-même. Et ces statistiques sont valables pour la plupart des pays.

Ce n’est pas que le contenu est devenu mauvais. C’est que le rapport au temps a changé. On ne veut plus attendre mercredi soir pour voir l’épisode suivant. On veut tout, maintenant, dans l’ordre qu’on choisit.

Ce que le streaming a vraiment changé

Le glissement s’est fait progressivement, sans qu’on s’en rende vraiment compte. Netflix est arrivé en France en 2014. Disney+ en 2020. Entre-temps, YouTube avait déjà reconfiguré les usages, notamment chez les moins de 25 ans, pour qui la plateforme est devenue une télé à part entière.

Quelques changements concrets qui illustrent cette bascule:

  • Le binge-watching est devenu une norme sociale. « T’as vu la série? » sous-entend souvent qu’on l’a terminée en un week-end
  • L’heure de diffusion ne structure plus les soirées. On lance un épisode à 23h comme à 15h
  • Le deuxième écran est permanent. Téléphone en main pendant un film, c’est la majorité des spectateurs aujourd’hui
  • Les abonnements multiples. En 2024, un foyer français possède en moyenne 2,3 abonnements streaming actifs

Les comportements au Maroc suivent la même logique

Au Maroc, la transition est encore plus marquée. La télévision hertzienne reste présente, mais les plateformes numériques gagnent du terrain chaque année. La 4G est largement déployée, les smartphones sont omniprésents, et les contenus en arabe dialectal ou en darija circulent massivement sur YouTube et TikTok. Des services numériques dont 1mlnbet.com fait partie des plateformes utilisées pour suivre l’actualité sportive en direct illustrent clairement cet intérêt croissant pour le contenu en temps réel.

Le football, en particulier, a accéléré cette transition. Suivre un match en streaming depuis son téléphone, dans un taxi ou un café, c’est devenu banal. La télé du salon n’est plus le seul point d’entrée.

Vers quoi on se dirige?

La prochaine étape, c’est probablement la personnalisation totale. Les algorithmes de recommandation sont déjà très puissants. Ils orientent plus de 80 % des choix de visionnage sur Netflix. Demain, les contenus pourraient être générés ou adaptés en fonction du profil de chaque spectateur.

Ce qui est certain: on ne reviendra pas en arrière. La télé telle qu’on la connaissait (grille fixe, prime time, attente) appartient déjà à une autre époque.

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Tunisie | Polémique autour de la migration et du viol

17. April 2026 um 09:06

Les propos du député Tarek Mahdi a propos du viol présumé d’une migrante subsaharienne, tenus lors d’une séance de questions-réponses à l’Assemblée avec le ministre de l’Intérieur, lundi 13 avril 2026, n’ont pas manqué de provoquer l’indignation générale, les organisations de défense des droits humains dénonçant ces propos comme racistes et sexistes.

Le député par qui le scandale est arrivé savait pertinemment que la migration reste un sujet sensible en Tunisie, point de transit important pour des dizaines de milliers de personnes qui tentent chaque année de rejoindre l’Europe. Tout en affirmant que les récentes informations faisant état du viol d’une migrante subsaharienne par un agent de police tunisien, relayées sur les réseaux sociaux par une Ong internationale, étaient faux, il a lancé sur un ton goguenard : «Qu’une femme africaine soit violée est impensable. Les Tunisiennes sont suffisamment belles… Nous ne manquons de rien en Tunisie.» Ce qui est tout aussi insultant pour les Subsahariennes que pour les Tunisiennes, ainsi réduites à des objets sexuels.

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) n’a pas tardé à dénoncer ces propos «choquants» et à condamner une «mentalité rétrograde qui justifie la violence et banalise le crime de viol».

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a également critiqué les propos de Mahdi, les qualifiant de «violation flagrante de la dignité humaine» et de «dangereuse justification des violences sexuelles faites aux femmes.»

Face à la polémique grandissante, Mahdi a publié un communiqué affirmant que ses propos avaient été sortis de leur contexte.

«Je n’ai jamais eu l’intention d’encourager ou de justifier le viol, ni de porter atteinte à la dignité humaine, en particulier celle des Tunisiennes», a-t-il écrit sur Facebook. Et d’ajouter : «Si mes propos ont porté atteinte à la dignité des Tunisiens, ou à la dignité humaine en général, je présente bien entendu mes excuses.»

Lors de son intervention au parlement, le député avait également déclaré que les migrants subsahariens en Tunisie constituaient une «menace pour la paix sociale», ajoutant : «Ces personnes doivent partir à tout prix».

Le tollé soulevé par ces déclarations ont obligé le président de l’Assemblée, Ibrahim Bouderbala, à tenter de rectifier le tir en déclarant, lors de la plénière du mardi 14 avril, que les propos, tenus la veille, par le député Tarek Mahdi, «indépendamment de la bonne ou de la mauvaise foi», sont contraires aux constantes du peuple tunisien, basées sur le respect de la dignité humaine et le rejet de toute atteinte à la femme tunisienne.

Ibrahim Bouderbala a ajouté que la Tunisie adhère aux principes universels des droits de l’Homme et constitue une partie intégrante du continent africain, ajoutant que le pays accueille tous les «frères africains», mais ne saurait être une terre d’accueil des migrants irréguliers.

I. B.

 

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Code des changes | L’intégration technologique, bras armé de la confiance régulée

17. April 2026 um 08:30

Dans une tribune précédente (Code des changes : Passer du contrôle à la confiance régulée), nous plaidions pour un changement de paradigme : passer d’un contrôle de change coercitif à une «confiance régulée». Le renvoi en commission au parlement, ce 14 avril 2026, du projet de loi sur la régularisation des infractions de change confirme que le législateur hésite encore au seuil de cette transition.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Cette hésitation est légitime : comment libérer les flux sans ouvrir la porte au blanchiment ou à l’hémorragie des devises ? La réponse ne se trouve plus dans les textes juridiques seuls, mais dans la pertinence de nos intégrations technologiques.

Le projet de loi actuel, en proposant une amnistie contre une contribution libératoire, tente de ramener la liquidité informelle dans le giron de l’État.

Cependant, l’exclusion des personnes morales et la crainte d’un «blanchiment déguisé» montrent les limites d’un système de contrôle encore trop manuel. Pour que la «confiance régulée» devienne une réalité opérationnelle, le secteur bancaire doit intégrer l’Intelligence Artificielle (IA) non comme un gadget, mais comme un organe de conformité. Là où l’humain est submergé par le volume des transactions, l’IA peut analyser des patterns complexes en temps réel, distinguant les capitaux légitimes de ceux issus de réseaux illicites.

Blockchain : la traçabilité au service de la souveraineté

L’un des freins majeurs à la réforme est la traçabilité des fonds une fois régularisés. Ici, l’intégration de protocoles de registres distribués (Blockchain) offre une solution radicale.

En créant une piste d’audit immuable, elle transforme chaque transaction en une preuve de conformité infalsifiable. Contrairement au contrôle a priori qui paralyse l’agilité, la technologie permet un contrôle a posteriori chirurgical.

La souveraineté économique de la Tunisie d’ici 2035 ne se mesurera pas à la hauteur de ses barrières bureaucratiques, mais à la sophistication de ses outils de surveillance invisible.

Enseignement du benchmarking international

Le succès des opérations de régularisation à l’échelle mondiale ne repose plus sur la simple promesse d’immunité, mais sur la robustesse de l’infrastructure numérique. L’exemple de certains pays émergents montre que l’adoption de plateformes de E-Amnesty réduit drastiquement l’aléa moral.

Au Maroc ou en Indonésie, la dématérialisation et l’interconnexion des bases de données fiscales et bancaires ont permis de traiter des volumes massifs tout en garantissant une étanchéité totale contre les flux illicites.

Ces expériences prouvent que l’amnistie est un levier de croissance uniquement lorsqu’elle est portée par un écosystème RegTech (Regulatory Technology).

Le capital humain : la mue nécessaire

Cette intégration technologique restera lettre morte sans une acculturation profonde de notre capital humain. L’auditeur informatique, le gestionnaire de back-office et le décideur politique doivent former un front commun. Il ne s’agit plus de vérifier des formulaires papier, mais d’auditer des flux et des algorithmes. La gouvernance bancaire doit évoluer pour protéger ses cadres : l’erreur de jugement humaine doit être minimisée par l’assistance technologique, permettant aux banquiers de redevenir des partenaires du développement au service de tous les clients.

Un nouveau contrat technologique

Le renvoi en commission est une opportunité historique pour amender ce texte en s’appuyant sur les standards internationaux. Sans une digitalisation totale et une adoption massive des RegTech, la régularisation ne sera qu’un pansement sur une plaie structurelle. Pour que le «sursaut» se produise, la loi doit être le logiciel, et la technologie le processeur. Ensemble, ils forgeront la nouvelle ère d’une Tunisie financièrement transparente, agile et souveraine. **

* Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.

** L’auteur a recouru à un outil d’intelligence artificielle pour l’assistance à la structuration, au benchmarking international et à la génération de l’infographie illustrative jointe. Le fond analytique et les orientations stratégiques restent le fruit de son expertise professionnelle.

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Programme de la 8e édition du festival My First Doc

17. April 2026 um 08:06

La 8e édition du festival cinématographique My First Doc, organisé par l’Association Cinéma Documentaire Tunisien (ACDT), se tiendra eu 23 au 26 avril 2026 sous le thème «Regarder le réel, résister par l’image». Une sélection exceptionnelle 21 films à voir à l’Espace Jeelen Art à Nabeul et dans les régions, à Bizerte et Djerba.

«À l’heure où les récits dominants tendent à simplifier le monde, le cinéma documentaire s’impose plus que jamais comme un espace de complexité, de résistance et d’humanité. La nouvelle édition de My first Doc célèbre cette nécessité : celle de regarder, d’écouter, et de transmettre des histoires ancrées dans le réel, portées par des regards singuliers et courageux», écrit Fathi Saïdi, directeur du festival.

«Cette année, la compétition long-métrage nous emmène aux quatre coins du monde, au plus près des existences fragiles et puissantes. De Kisangani à Kaboul, des montagnes européennes aux routes texanes, ces films interrogent la mémoire, les identités, les conflits et les liens invisibles qui nous unissent. Dans ‘‘Catcher’’, la quête d’un ancien lutteur devient un acte de résistance face à l’oubli. ‘‘La vie de Hawa’’ donne voix à trois générations de femmes confrontées à l’effondrement de leurs libertés. ‘‘Lupi Nostri’’ explore la frontière mouvante entre science et émotion, tandis que ‘‘Make it look real’’ interroge la fabrication des images et des rêves. Enfin, ‘‘Road 190’’ nous plonge dans l’intimité troublante d’un couloir de la mort, miroir d’une société en tension», écrit Fathi Saïdi. Qui poursuit : «Les formats moyens et courts poursuivent cette exploration du réel avec une intensité particulière. L’intime devient politique, et le quotidien révèle ses fractures invisibles. Des voix anonymes de ‘‘La nuit de tous les mots’’ aux trajectoires d’objets dans ‘‘Les rossignols’’, des errances identitaires de ‘‘Selegna Sol’’ aux expérimentations visuelles de Soixante-sept millisecondes’’, chaque film compose une cartographie sensible de notre époque.»

Hors compétition, les œuvres prolongent cette réflexion en ouvrant de nouveaux espaces : luttes environnementales, mémoires enfouies, héritages culturels et territoires en mutation.

Ces films nous rappellent que le documentaire n’est pas seulement un regard posé sur le monde mais un geste souvent essentiel pour en préserver l’empreinte.

Enfin, des films d’écoles de cinéma tunisiens présentent les débuts de démarches documentaires qui pourraient incarner le point de départ vers des projets prometteurs : des voix jeunes, affirmées, déjà conscientes des enjeux sociaux, culturels et artistiques qui traversent leur génération.

Plus qu’une programmation, ce festival est une expérience collective. Chaque projection est une occasion de partager, chaque échange une possibilité de prolonger le film au-delà de l’écran. 

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Paris en ligne | Polymarket, le casino des guerres et des catastrophes !

17. April 2026 um 07:30

Une enquête publiée par le quotidien britannique The Guardian met en lumière les aspects éthiques et politiques troubles de Polymarket, une plateforme de prédiction numérique qui s’est récemment transformée en une sorte de «casino mondial» des catastrophes et des guerres. 

Imed Bahri

L’enquête retrace comment des parieurs en sont venus à miser des millions de dollars sur les moindres détails des guerres et des catastrophes humanitaires, soulevant des questions quant à la réduction de la souffrance humaine à de simples chiffres sur cette plateforme de paris.

L’enquête part de la situation sur le terrain en Ukraine, et plus précisément dans la ville de

Kostyantynivka, où des milliers de civils sont pris au piège sous les bombardements.

Derrière son écran d’ordinateur, un parieur anonyme du nom d’Horekunden perd rapidement patience. Sa frustration est dirigée contre l’Institute for the Study of War, un think tank américain qui publie quotidiennement une carte du front en Ukraine.

Pour Horekunden et d’autres parieurs anonymes, cette carte est «un gribouillis incohérent et décousu digne d’un dessin d’enfant de cinq ans !». Elle ne leur est d’aucune utilité pour les aider dans leur pari.

Une force économique redoutable

Ces individus parient sur la prise de la gare de la ville par les forces russes, les mises sur ce seul événement dépassant le demi-million de dollars. Cette scène illustre le fossé moral total entre le parieur en ligne et la réalité sanglante sur le terrain. Aucune compassion pour les victimes, seul l’appât du gain importe. 

L’enquête indique que la plateforme Polymarket n’est plus une simple application de paris, elle est devenue une force économique redoutable. Alors que son volume d’échanges avoisinait les 400 millions de dollars en juillet 2024, elle est désormais capable d’atteindre ce montant en une seule journée.

Avec l’essor de cette plateforme, des signes inquiétants sont apparus : les parieurs ne se contentaient plus d’observer les événements mais tentaient de «manipuler la réalité» et de la façonner à leur avantage financier.

Des journalistes menacés

Aisha Down, auteure de l’enquête, relate des incidents choquants où des parieurs ont menacé des journalistes de terrain, exigeant qu’ils modifient leurs reportages, car un seul mot pouvait entraîner la perte ou le gain de centaines de milliers de dollars.

L’enquêtrice alerte sur l’impact économique plus large, citant des experts en conception de marchés de l’Université de Columbia qui avertissent que Polymarket commence à acquérir le statut de «référence absolue»

Le danger réside dans le fait que de grandes institutions financières, et même d’importantes banques internationales, ont commencé à citer les probabilités de la plateforme dans leurs rapports d’analyse.

Cette dépendance ouvre la porte à la manipulation des marchés mondiaux. Un petit groupe de parieurs peut injecter des fonds dans un pari particulier pour en modifier les cotes, créant ainsi une fausse impression d’«information privilégiée» sur des événements politiques ou économiques majeurs, ce qui pourrait engendrer des turbulences au sein des fonds de pension et d’investissement internationaux.

Le pouvoir de l’argent

L’un des aspects les plus complexes de l’enquête concerne la détermination de la «vérité» en cas de conflit. Si des parieurs divergent sur l’issue d’un événement – ​par exemple, s’il s’agissait d’une invasion ou d’une simple incursion–, la plateforme ne fait appel ni à des arbitres internationaux ni à des institutions juridiques. La décision est prise par un système de vote numérique basé sur une cryptomonnaie appelée UMA.

Les votants sont totalement anonymes et les plus fortunés d’entre eux disposent d’un pouvoir de vote considérable. En fin de compte, la vérité est donc déterminée par le point de vue de ceux qui possèdent le plus d’argent, qui sont souvent aussi ceux qui misent le plus.

L’enquête explore également la dimension humaine de ce phénomène à travers des entretiens avec des utilisateurs de ces plateformes, comme Joseph Francia, qui perçoit ces paris comme un moyen d’émancipation financière et justifie la moralité des paris sur les guerres en affirmant qu’ils apportent de la «clarté» au milieu du brouillard de la propagande politique.

Cette prétendue clarté a un prix élevé à savoir la marchandisation de la mort et de la destruction. Les spéculateurs ne se contentent plus d’observer l’effondrement des régimes ou les attaques contre les installations pétrolières, ils attendent ces catastrophes avec l’ardeur d’un investisseur avide de profit, une pratique que l’Institute for the Study of War a qualifiée d’«exploitation répugnante» de ses travaux de recherche.

Paris contradictoires, gain garanti

Il y a même ceux qui font des paris contradictoires sur deux plateformes de prédiction différentes. Début mars, une alerte de ce type signalait deux cotes différentes, proposées par Polymarket et un autre site de prédiction en ligne, Kalshi, concernant le choix de Mojtaba Khamenei comme prochain guide suprême de l’Iran.

Voici comment cela fonctionne : misez 33,6 centimes sur «oui» chez Polymarket et 47 centimes sur «non» chez Kalshi, la plateforme concurrente. Vous dépenseriez 80,6 centimes pour ces deux paris mais l’un des deux serait forcément gagnant que Mojtaba Khamenei soit choisi ou non comme successeur à son père. Le gain pour un pari correct est de 1$, ce qui signifie que la différence de 19,4 centimes représente le profit. Misez 1 000$ et vous gagnerez 194$.

L’enquête du Guardian dresse un tableau sombre d’un avenir où les prédictions mondiales sont gérées par un «casino» numérique non réglementé et tire la sonnette d’alarme face à cette évolution qui menace non seulement l’intégrité journalistique mais aussi la stabilité mondiale en rendant les catastrophes «rentables» pour ceux qui parient dessus.

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Savoirs-Médias | Passerelles entre chercheurs et journalistes

17. April 2026 um 07:27

La Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ), en partenariat avec le programme SavoirsÉco mis en œuvre par Expertise France et avec le soutien de l’Union européenne, a organisé le mercredi 15 avril 2026, à Tunis, la journée inaugurale du projet Passerelles Savoirs-Médias.

Cette rencontre a réuni des chercheurs universitaires, des experts économiques, des journalistes et des directeurs de médias autour d’un objectif commun : créer un cadre concret de collaboration entre le monde de la recherche et celui des médias, afin de rendre les savoirs économiques plus lisibles, plus accessibles et plus utiles au débat public tunisien.

La journée a confirmé un diagnostic largement partagé par les participants : les travaux académiques et les analyses des structures de recherche restent insuffisamment relayés dans l’espace public, alors qu’ils peuvent nourrir une information plus rigoureuse et plus proche des préoccupations citoyennes. Moins de 15 % des contenus économiques publiés dans les médias tunisiens font l’objet d’une véritable vulgarisation. «Ce partenariat est innovant parce qu’il part d’études réalisées pour expérimenter si leurs résultats peuvent être concrétisés sur le terrain et servir à appuyer le débat public», a déclaré Hela Cherif, cheffe de projet adjointe, Programme SavoirsÉco.

«On est en train de faire quelque chose d’utile qui se traduit par deux termes essentiels : crédibilité et notoriété — pour les chercheurs comme pour les médias», a déclaré Mohamed Taieb Zahar, président de la FTDJ.

Dialogue, analyse et projection

La matinée a été consacrée à un World Café organisé autour de trois axes thématiques — Visibilité, Opportunités, Impact — permettant à chaque participant de contribuer activement au diagnostic collectif. Les échanges ont mis en lumière plusieurs enseignements majeurs :

– la nécessité de lever les obstacles à la médiatisation des travaux de recherche : jargon académique, méconnaissance mutuelle des contraintes, absence de formats adaptés à la presse ;

– l’importance d’un langage plus accessible, sans perte de rigueur scientifique ;

– la valeur ajoutée réciproque d’une collaboration plus étroite entre journalistes et chercheurs ;

– l’existence de sujets économiques prioritaires — coût de la vie, emploi, endettement, bien-être, intelligence artificielle — qui appellent une couverture plus forte et plus intelligible.

«La recherche offre aux médias une base de données rigoureuse et scientifique. L’enjeu est de traduire le contenu académique en format pédagogique simplifié, pour éclairer l’opinion publique et fournir des outils d’aide à la décision», a déclaré Sofiene Gobantini, rapporteur de la table ‘Opportunités’.

L’après-midi a prolongé cette dynamique avec une session de Media Pitching au cours de laquelle plusieurs chercheurs ont présenté leurs travaux en 180 secondes devant les professionnels des médias. Cet exercice a permis de faire ressortir des thématiques à fort potentiel éditorial — capital corrosif et dépendance géopolitique, bien-être des Tunisiens au-delà du PIB, mécanismes de l’endettement public — et de démontrer concrètement la complémentarité des deux expertises.

Médias comme amplificateurs de savoirs

Plusieurs interventions ont souligné que les médias ne sont pas seulement des relais de diffusion, mais des accélérateurs d’impact pour les travaux de recherche. Cette conviction a traversé l’ensemble des échanges de la journée.

«C’est une relation win-win. On ne peut pas gérer un média économique sans substance, sans études, sans enquêtes. Et nous, on permet à ce contenu d’être beaucoup plus efficace en le faisant parvenir à un plus large public», a déclaré Sahar Mechri, Directrice générale de Managers et L’Économiste Maghrébin.

Un débat nourri a également porté sur la transformation numérique des pratiques : rôle de l’intelligence artificielle dans la vulgarisation et le référencement des contenus, stratégie de présence sur les réseaux sociaux, et nécessité d’adapter les formats à chaque plateforme.

Khaled Aouij, membre du bureau de la FTDJ chargé de la communication, a notamment insisté sur le potentiel sous-exploité de LinkedIn comme espace de diffusion des policy briefs et des travaux de recherche auprès des décideurs.

Une dynamique de long terme

La journée du 15 avril constitue une étape fondatrice. Le projet Passerelles Savoirs-Médias prévoit, sur sept mois, la co-production de quinze dossiers multi-plateformes — article journalistique, infographie et capsule vidéo — publiés dans les journaux membres de la FTDJ (Le Temps, La Presse, Réalités, Managers) et diffusés sur leurs plateformes numériques, pour atteindre plus de 500 000 lecteurs et internautes. Une formation dédiée à la co-création est programmée pour le 30 avril 2026.

Communiqué.

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Tunisie | Le déficit commercial poursuit son glissement

17. April 2026 um 06:54

Au premier trimestre 2026, le déficit commercial de la Tunisie a atteint 5 232,7 millions de dinars (environ 1,67 milliard de dollars), contre 5 049,5 millions de dinars un an auparavant, porté par la hausse des exportations (+6,1 %) et des importations (+5,5 %). Le taux de couverture s’est légèrement amélioré, passant de 75,2 % à 75,7 %.

Au 31 mars 2026, les exportations tunisiennes ont atteint 16 266,8 millions de dinars (environ 5,2 milliards de dollars), contre 15 325,1 millions de dinars un an plus tôt.

Les importations se sont élevées à 21 499,5 millions de dinars (environ 6,9 milliards de dollars), contre 20 374,6 millions de dinars en 2025.

Les exportations ont progressé dans les secteurs de la mécanique et de l’électronique (+10,6 %) et de l’agroalimentaire (+16,1 %), soutenues par la hausse des ventes d’huile d’olive, passées de 1 442,3 MD (environ 462 millions de dollars) à 1 991,6 MD (environ 637 millions de dollars).

Le secteur de l’énergie a également enregistré une croissance (+6,2 %), grâce à l’augmentation des exportations de produits raffinés, qui sont passées de 78,2 MD (environ 25 millions de dollars) à 247,5 MD (environ 79 millions de dollars).

En revanche, les exportations minières et de phosphates (-20,3 %) ainsi que celles du textile (-5 %) ont reculé.

Du côté des importations, toutes les catégories ont progressé : produits alimentaires (+13,9 %), biens d’équipement (+5,3 %), énergie (+4,2 %), biens de consommation (+4,9 %) et matières premières (+4,5 %).

Partenaires commerciaux :

Les exportations vers l’Union européenne (71,5 % du total) ont atteint 11 628,1 MD (environ 3,72 milliards de dollars), en hausse par rapport à 2025. Les ventes ont progressé vers la France (+10,6 %), l’Italie (+4 %) et l’Allemagne (+3,3 %), mais ont reculé vers les Pays-Bas (-15,9 %) et la Grèce (-29,8 %).

Dans le monde arabe, les exportations ont fortement augmenté vers l’Égypte (+52,9 %) et l’Arabie saoudite (+80,6 %), mais ont chuté vers le Maroc (-39,5 %), l’Algérie et la Libye (-22,2 %).

Les importations en provenance de l’UE (45,2 % du total) ont atteint 9 722,5 MD (environ 3,11 milliards de dollars), en hausse avec la France (+21,9 %) et l’Italie (+13,8 %), mais en baisse avec l’Espagne (-4,1 %) et la Grèce (-21,2 %).

Hors UE, les achats en provenance de Turquie (+6,3 %) et d’Inde (+39,5 %) ont progressé, tandis qu’ils ont reculé avec la Russie (-61,6 %) et la Chine (-7,3 %).

Le déficit global s’explique principalement par les importations d’énergie (2 990,4 MD, soit environ 957 millions de dollars), de matières premières (1 601,4 MD, soit environ 512 millions de dollars), de biens d’équipement (977 MD, soit environ 313 millions de dollars) et de biens de consommation (462,2 MD, soit environ 148 millions de dollars).

À l’inverse, le secteur alimentaire affiche un excédent de 798,3 MD (environ 256 millions de dollars).

Hors énergie, le déficit commercial s’établit à 2 242,3 MD (environ 718 millions de dollars), tandis que le déficit énergétique atteint 2 990,4 MD (environ 957 millions de dollars).

I. B.

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Tunisie | Quatre centrales solaires de 8 MW à Médenine

17. April 2026 um 06:39

Quatre centrales solaires photovoltaïques, d’une capacité de 2 MW chacune, ont été inaugurées dans le gouvernorat de Médenine, au sud-est de la Tunisie. Selon l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), le coût total des projets s’élève à 5,5 millions de dollars américains.

Ces nouvelles centrales devraient permettre de réduire les coûts de production d’électricité d’environ 518 000 dollars américains et les importations de gaz naturel d’environ 1,5 million de dollars américains par an.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la stratégie énergétique nationale, qui vise à porter la part de l’électricité issue de sources renouvelables à 35 % d’ici 2030 et à 50 % d’ici 2035.

Le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane,qui intervenait en marge des travaux de la deuxième édition du Salon de l’agriculture, de l’eau, de l’irrigation et des énergies renouvelables destiné aux gouvernorats de Médenine, Tataouine, Gabès et Kébili, le 16 avril 2026, à Médenine, a souligné que les nouvelles centrales électriques contribueront à diversifier le mix énergétique de la région, à stimuler son développement économique et social, à garantir un approvisionnement énergétique stable et à moderniser le réseau électrique afin de relever les défis climatiques.

I. B.

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