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Heute — 28. Mai 2026Französischsprachig

Climat, sécheresse et manque de subventions : l’alerte des agriculteurs

28. Mai 2026 um 10:04

En marge de la 27ᵉ édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Mokhtar Ben Mechichi, directeur technique à Pépinière Mabrouka, souligne que les mécanismes d’encouragement à l’investissement agricole demeurent avant tout fiscaux. Si la législation prévoit certains avantages pour soutenir le secteur, les subventions directes restent encore peu perceptibles sur le terrain, leur application concrète étant jugée incertaine et difficile à anticiper pour les agriculteurs.

Selon lui, le principal défi de l’agriculture tunisienne réside aujourd’hui dans sa capacité d’adaptation face aux changements climatiques. Dans les régions du sud, notamment à Médenine et Tataouine, les agriculteurs font face à une réalité complexe : contrairement aux évolutions du climat, les terres agricoles ne peuvent pas être déplacées. L’enjeu consiste donc à identifier des cultures à la fois rentables et adaptées aux nouvelles conditions climatiques, soit à travers l’introduction de nouvelles espèces, soit grâce à des variétés plus résistantes aux contraintes locales.

Mokhtar Ben Mechichi estime également que cette transition ne peut reposer uniquement sur les agriculteurs. Elle nécessite un accompagnement étroit de la recherche scientifique, des ingénieurs agronomes et des institutions publiques, notamment des ministères concernés, afin de développer des solutions concrètes adaptées aux spécificités de chaque région.

Malgré ces défis, il rappelle que l’agriculture tunisienne dispose d’importants atouts. Le pays bénéficie notamment d’un fort taux d’encadrement et de compétences reconnues, avec des ingénieurs qualifiés dont l’expertise est appréciée aussi bien en Tunisie qu’à l’international. Ces ressources humaines constituent un levier essentiel pour accompagner l’évolution technologique du secteur et proposer des solutions adaptées au contexte local.

Il insiste enfin sur le fait que l’agriculteur demeure un acteur central du développement économique. En dépit des contraintes climatiques, le secteur agricole continue d’offrir de réelles perspectives grâce aux avancées scientifiques, à une meilleure connaissance des sols et à l’évolution constante des techniques culturales.

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Le WWF et l’initiative « Adopte une plage » à la rescousse du littoral tunisien

L’initiative environnementale « Adopte une plage » bénéficie désormais du soutien à long terme du Fonds mondial pour la nature (WWF Afrique du Nord).

Ce projet vise à garantir des plages propres et durables en confiant l’entretien et la protection de portions spécifiques du littoral à des équipes locales et des groupes de bénévoles, selon un communiqué de l’organisation. Sur le plan environnemental, cette action permet de lutter efficacement contre la pollution en limitant l’infiltration des plastiques et des déchets dans les profondeurs marines. Elle joue également un rôle crucial dans la protection de la faune, notamment en offrant un refuge sûr aux tortues marines et aux poissons qui dépendent des plages et du sable.

De plus, en préservant la flore littorale, l’initiative contribue à freiner l’érosion du sol et à renforcer la résilience côtière face aux effets du changement climatique. Outre l’aspect écologique, « Adopte une plage » transforme les littoraux en espaces propres et sains, permettant aux citoyens de profiter pleinement de la nature. En impliquant directement la population, le projet renforce l’esprit communautaire et ancre les valeurs de coopération et de responsabilité au sein de la société tunisienne.

Enfin, l’impact de l’initiative se mesure également sur la santé physique et mentale des participants. Le ramassage des déchets constitue une activité physique complète combinant marche et flexions sur plusieurs milliers de pas, tandis que ce travail de terrain en pleine nature contribue à réduire le stress et à stimuler l’énergie positive des bénévoles.

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Voici le dernier délai pour la déclaration d’impôt des personnes morales

28. Mai 2026 um 09:29

Dans un communiqué rendu public, la Direction générale des impôts (DGI) fixe au vendredi 29 mai 2026 le dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes morales non assujetties à la déclaration et au paiement à distance des impôts.

Et la DGI de rappeler que si le dernier jour du dépôt d’une déclaration fiscale coïncide avec un dimanche ou un jour férié, le contribuable serait en mesure de pouvoir déposer sa déclaration le jour ouvrable suivant sans versement de pénalités financières.

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Le Maroc, 1er pôle industriel en Afrique  

28. Mai 2026 um 10:00

Selon l’Indice d’industrialisation de l’Afrique 2025, publié par la Banque africaine de développement, le Maroc est désormais le premier pôle industriel du continent, suivi par l’Afrique du Sud, l’Égypte et la Tunisie.

Cette position s’est consolidée grâce à la croissance du secteur des exportations, à l’intégration des infrastructures logistiques et à la diversification progressive des capacités de production.

Le rapport de la BAD souligne que le Maroc figure parmi les rares économies africaines à avoir su conjuguer avec succès politique industrielle, logistique portuaire, intégration commerciale et attractivité internationale. Cette convergence permet au pays de s’imposer comme l’un des principaux pôles manufacturiers africains dans les secteurs de l’automobile, de l’aérospatiale, des phosphates transformés et dans de nombreux autres secteurs industriels liés aux marchés européens.

L’industrie automobile est le principal moteur de cette croissance industrielle, notamment grâce aux pôles de Tanger et de Kénitra.

Par ailleurs, le port de Tanger-Med permet au Maroc de connecter rapidement ses pôles industriels aux marchés européens, africains et méditerranéens, réduisant ainsi les délais de transport et renforçant l’attractivité des sites industriels marocains.

Le rapport met également en lumière la croissance continue de l’industrie aérospatiale marocaine, devenue l’un des secteurs les plus avancés du continent. Casablanca, Nouaceur et de nombreux pôles industriels spécialisés accueillent des activités liées au câblage, à l’assemblage de composants, à la maintenance et aux systèmes aérospatiaux de précision.

La BAD estime que cette trajectoire distingue le Maroc des autres économies africaines, qui restent fortement dépendantes des exportations de matières premières.

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Karim Hajjaji : Les Tunisiens à l’étranger sont un moteur stratégique pour l’investissement

28. Mai 2026 um 09:00

La Tunisie continue d’attirer des investissements étrangers, mais la concurrence internationale devient de plus en plus intense, avertit Karim Hajjaji. Intervenant en marge du Forum de L’Économiste maghrébin 2026, il estime que le pays doit accélérer ses réformes pour améliorer son attractivité économique face à des concurrents régionaux particulièrement offensifs.

Selon lui, la simplification des procédures d’investissement constitue une priorité, tout comme le soutien aux initiatives locales, à l’innovation et aux entreprises nationales capables de devenir des relais de croissance. Il souligne également que la Tunisie ne devrait pas concentrer sa stratégie uniquement sur les investisseurs étrangers classiques.

Le responsable bancaire met particulièrement en avant le rôle stratégique de la diaspora tunisienne. Les Tunisiens résidant à l’étranger représentent, selon lui, un levier d’investissement stable et durable, capable de contribuer fortement à la création de richesse. Il rappelle que leurs transferts financiers dépassent déjà les recettes du tourisme et insiste sur leur attachement affectif au pays, qu’il considère comme un atout économique majeur.

Karim Hajjaji appelle également à davantage de flexibilité réglementaire, notamment concernant la convertibilité du capital, le rapatriement des dividendes et l’assouplissement de la réglementation des changes. Des mesures qu’il juge indispensables pour rassurer les investisseurs internationaux.

Enfin, il estime que la Tunisie doit mener un véritable travail de promotion économique à l’international. Citant l’exemple du Maroc, qu’il considère très performant en matière de marketing territorial, il affirme que la Tunisie dispose pourtant d’avantages compétitifs importants. Pour les valoriser, le pays doit, selon lui, offrir davantage de stabilité politique, un environnement financier et réglementaire plus ouvert et encourager l’émergence de PME innovantes capables d’attirer les investisseurs dès les premières phases de développement.

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Le all inclusive accélère le déclin du tourisme tunisien

28. Mai 2026 um 08:06

D’après Walid Tritar, président de la Fédération interprofessionnelle du tourisme (Fi2t), le «all inclusive» n’est plus un choix mais plutôt une nécessité imposée par le marché ! Quel marché ? Dites, plutôt, imposé par les tours opérateurs étrangers qui poussent nos hôteliers à davantage de concessions. Ces derniers répondent à toutes les exigences des TO qu’ils justifient avec des arguments oiseux, tout en fermant les yeux sur le bradage des prix, le mal chronique dont souffre le tourisme tunisien !

Habib Glenza, à Lödz

On comprend maintenant pourquoi 177 hôtels ont été obligés de fermer en 2025, ce qui représente environ 60 000 lits (25% de la capacité d’hébergement) comme il a été révélé par le directeur général de l’ONTT Mohamed Mehdi Haloui. 

Ces fermetures sont dues à des difficultés financières, ce qui revient à dire que les hôteliers ne gagnent pas suffisamment d’argent et ne rentrent pas dans leurs frais… mais au lieu de changer de méthode, ils trouvent encore le moyen d’ajouter au séjour à bas prix, le all inclusive et le bradage des prix.

Laissons parler les chiffres 

    Le bilan de l’activité touristique est nettement en deçà des résultats de nos concurrents directes au sud de la Méditerranée : Maroc, Egypte et Turquie.

    Les recettes, en devises, de l’exercice touristique 2024/2025 :

    – Turquie : 65,2 milliards de dollars pour 62 millions de touristes ;

    – Egypte : 14 milliards de dollars pour 15,7 millions de touristes ;

    – Maroc :  14 milliards de dollars pour 19,8 millions de touristes ;

    – Tunisie : 2,5 milliards de dollars pour 11 millions de touristes.

    Une simple analyse des recettes rapportées au nombre de touristes hébergés, nous donne les résultats suivants :

    – Turquie : 1 500 dollars par touriste (environ 4 900 dinars) ;

    – Egypte : 892 dollars par touriste (environ 2 900 dinars) ;

    – Maroc : 710 dollars par touriste (environ 2 300 dinars) ;

    – Tunisie : 227 dollars par touriste (environ 740 dinars).

    Il résulte donc de l’analyse de ces chiffres que le touriste qui se rend en Turquie dépense 7 fois plus que celui qui visite la Tunisie, l touriste qui se rend en Egypte dépense 4 fois plus que celui qui visite la Tunisie et le touriste qui se rend au Maroc dépense 3 fois plus que celui qui visite la Tunisie. Et dire qu’il fut un temps, dans les années 1980 et 1990, où notre pays était leader en Afrique du Nord en termes d’entrées et de recettes ! C’était avant l’adoption de la panacée du all inclusive

    Monsieur Tritar, voilà à quoi nous mène votre politique, qui défend le all inclusive comme étant une nécessité et non un choix, vers davantage de difficultés financières pour l’ensemble du secteur touristique tunisien. N’oubliez jamais que des banques de développement touristiques ont fait faillite, dont la BNDT et la BDET, en raison des difficultés de remboursement des crédits accordés aux hôteliers !

    Continuez à justifier et à pratiquer le all inclusive et, peut-être, d’autres gratuités, et vous allez accélérer la mort du tourisme tunisien, qui est déjà moribond, en dépit des déclarations d’autosatisfaction des responsables du secteur qui ne trompent plus personne.

    Comment redresser un tourisme tunisien moribond ?

    Mes conseils de professionnel du secteur pour un redressement réel de la situation actuelle du notre tourisme avant qu’il ne coule :

    1 – relevez le taux annuel d’occupation qui se trouve sous la barre des 45% en recourant à des formules plus fructueuses que le all inclusive ;

    2 – améliorez les services rendus, en particulier dans les hôtels 4 et 5 étoiles ;

    3 – luttez contre le bradage des prix ;

    4 – choisissez sans plus tarder un programme de formation continue pertinente ;

    5 – mettez en œuvre un programme de formation de base, en particulier dans le secteur de la buanderie qui laisse beaucoup à désirer. 

    A propos de buanderie, ce sous-secteur ne bénéficie d’aucune attention ni de la part des hôteliers, ni de celle de l’ONTT (absence de formation à l’Iseth de Sidi Dhrif et aux Centre régionaux de formation relevant de l’ONTT).

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    Gestern — 27. Mai 2026Französischsprachig

    CDN 3.0: Le nouveau cap climatique de la Tunisie

    27. Mai 2026 um 18:30

    La Tunisie vient de soumettre officiellement sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc). Ce nouveau cadre s’appuie sur une approche élargie intégrant l’ensemble des secteurs économiques. La CDN3.0 de la Tunisie représente une continuation des efforts et engagements déjà pris, au titre de […]

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    EXPRESS

    27. Mai 2026 um 18:00

    Réforme du Code de l’investissement: La Tunisie veut accélérer la modernisation de son cadre économique La Presse —L’intervention du rapporteur de la Commission de la planification stratégique à l’Assemblée des représentants du peuple, Salah Selmi, a remis au centre du débat la nécessité urgente de réformer le Code de l’investissement en Tunisie. Selon lui, le cadre actuel est […]

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    Ce vendredi : dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle pour ces contribuables

    27. Mai 2026 um 17:07

    Les entreprises concernées par le dépôt physique de leurs obligations fiscales ont jusqu’à la fin de la semaine pour régulariser leur situation. Dans un communiqué officiel, la Direction Générale des Impôts (DGI) a rappelé que le vendredi 29 mai 2026 constitue le dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle et le paiement des […]

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    Artisanat : Firas El Abed remporte le prix national du meilleur jeune créateur

    27. Mai 2026 um 14:48

    Le Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) a publié un arrêté daté du 26 mai 2026, portant attribution du Prix national du meilleur projet pour les nouveaux promoteurs dans le secteur de l’artisanat (au titre de l’année 2025) à Firas El Abed, artisan spécialisé en céramique traditionnelle. Originaire  de Moknine, (gouvernorat de Monastir), ce […]

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    La BAD recommande à la Tunisie de diversifier ses partenaires financiers

    Face à la fragmentation mondiale et au resserrement des financements concessionnels, la Tunisie doit diversifier ses partenaires et s’appuyer davantage sur les garanties multilatérales, les financements mixtes et la mobilisation stratégique de la diaspora, a fait ressortir le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2026 (PEA 2026).

    Présenté mardi 26 mai à Brazzaville, en République du Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), organisées du 25 au 29 mai 2026, le rapport a rappelé des principaux risques auxquels la Tunisie fait face.

    Il s’agit notamment de la lenteur des progrès en matière de réformes structurelles, la faiblesse de la demande européenne, le conflit au Moyen-Orient, les pressions sur la dette publique, la volatilité des prix de l’énergie et l’intensification des chocs climatiques.

    Pour atténuer ces risques, le rapport a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser davantage de financements extérieurs au moyen de garanties partielles, améliorer l’efficacité des dépenses et la gouvernance des entreprises publiques et promouvoir le développement du secteur privé afin de créer des emplois.

    Par ailleurs, la stabilisation du cadre macroéconomique offre une opportunité de renforcer la mobilisation des ressources, selon le PEA. Dans ce cadre, le rapport a précisé que l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire passe par l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de l’exécution des investissements publics et l’intensification de la lutte contre la fuite des capitaux. La mobilisation des financements nationaux dépend de la capacité du système bancaire à limiter l’éviction du crédit au secteur privé et à soutenir le développement de la Bourse de Tunis et du marché obligataire national.

    Et d’ajouter que la mise en place d’un système financier intégré nécessite de réduire les coûts d’intermédiation et de renforcer la résilience bancaire (gestion des risques et des actifs).

    Il a préconisé également, de moderniser la gestion de la dette, de renforcer la supervision financière, développer un marché secondaire des titres d’État et mettre en place des mécanismes concrets de partage des risques avec les partenaires internationaux.

    Et de conclure que trois priorités sont à adopter, à savoir l’interconnexion des bases de données fiscales, l’automatisation des contrôles de la TVA et la lutte contre l’économie informelle, la création d’un guichet de financement mixte pour structurer les partenariats public–privé et attirer les capitaux privés ainsi que l’adoption d’une stratégie visant à mobiliser la diaspora en orientant une partie des transferts vers des investissements productifs.

    Le tourisme et les exportations industrielles au rendez-vous

    Il convient de noter que la croissance de la Tunisie devrait atteindre 2,1 % en 2026 et 2,8 % en 2027, portée par la dynamique du secteur touristique et la reprise des exportations industrielles, selon les prévisions des PEA 2026.

    La politique monétaire devrait rester prudente, afin de maintenir l’inflation à 5,7 % en 2026 et à 5,4 % en 2027, tout en gérant la rareté des liquidités intérieures et en préservant la stabilité du dinar tunisien.

    Sur le plan budgétaire, les pressions devraient rester fortes, le déficit étant estimé à 6,1 % du PIB en 2026 et à 5,6 % du PIB en 2027. Le déficit courant devrait atteindre 5,3 % du PIB en 2026, a fait ressortir le rapport.

    La même source a rappelé le léger redressement de l’économie tunisienne en 2025, avec une croissance du PIB réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024, portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, la construction et le tourisme.

    Du côté de la demande, la croissance a été portée par la consommation privée et les exportations, tandis que l’investissement est resté faible en raison de contraintes de financement, liées à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à un environnement des affaires peu attractif.

    L’inflation a reculé de 7 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement, son taux directeur à 7 % début 2026, a-t-on rappelé.

    Cependant, la dépendance du trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques. Le déficit courant s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques.

    Le PEA est le rapport annuel phare du Groupe de la BAD. Il examine de quelle manière l’Afrique peut mobiliser des capitaux à grande échelle pour renforcer sa résilience, accélérer sa transformation structurelle et financer ses ambitions de développement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de resserrement des conditions financières mondiales et de besoins croissants en matière de financement du développement.

    Son lancement a réuni des dirigeants mondiaux, des décideurs politiques, des partenaires au développement, des investisseurs, des représentants de la société civile et des dirigeants du secteur privé, pour discuter des perspectives économiques et des priorités de financement de l’Afrique.

    Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.

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    En Afrique du Nord, la croissance ralentira à 4% en 2026 (Rapport)

    La croissance en Afrique du Nord, estimée à 4,4 % en 2025, devrait ralentir à 4 % en 2026, selon le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (du 25 au 29 mai 2026).

    Le PEA, rapport annuel phare du Groupe de la BAD, souligne que la croissance devrait s’établir à 4,2 % en 2027, sous réserve d’un apaisement des perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

    Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz devraient affecter les exportations de la région vers le Moyen-Orient, augmenter le coût des intrants pour les engrais et faire grimper les coûts de l’énergie pour les importateurs nets de produits pétroliers tels que l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, selon les explications du PEA.

    Et d’ajouter que le secteur touristique de la sous-région pourrait également subir l’impact négatif de la guerre au Moyen-Orient en raison de la baisse des arrivées de touristes en provenance des pays du Golfe.

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    Coffre-fort électronique de l’entreprise en Tunisie : de quoi s’agit-il ?

    27. Mai 2026 um 11:46

    Le Registre national des entreprises (RNE) a annoncé le lancement du “coffre-fort électronique de l’entreprise”, une plateforme numérique sécurisée qui deviendra obligatoire à partir du 1er septembre 2026, dans le cadre de la stratégie nationale de digitalisation visant à simplifier et moderniser les procédures administratives et économiques. Ce nouveau service permettra aux représentants légaux des […]

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    Voitures chinoises en Tunisie : basculement progressif ou nouvelle domination du marché ?

    27. Mai 2026 um 10:48

    Les marques automobiles chinoises s’imposent de plus en plus sur le marché tunisien, où elles représentent désormais près d’une vente sur cinq, confirmant une transformation structurelle du secteur portée par des prix compétitifs, une offre diversifiée et l’essor des véhicules électriques. Cette progression s’inscrit dans un marché en nette croissance. En 2025, les ventes de […]

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    Industrie en Afrique : la Tunisie dans le top 5 manufacturier

    La Tunisie a figuré dans le top cinq des principaux pays africains manufacturiers en occupant le quatrième rang de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IAA), dans sa deuxième édition publiée, lundi, par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à l’occasion de ses Assemblées annuelles qui se tiennent du 25 au 29 mai 2026, à Brazzaville, en République du Congo.

    Selon ce rapport, le Maroc occupe le premier rang, tandis que l’Egypte occupe la troisième place, suivi de la Tunisie et de l’île de Maurice successivement aux quatrième et cinquième places.

    L’Afrique du Sud est le seul pays subsaharien à rivaliser avec les pays d’Afrique du Nord, en occupant la deuxième place, a fait ressortir le même rapport.

    L’IIA 2025 a fait ressortir que quelque 41 des 54 pays africains ont amélioré leurs scores en matière d’industrialisation et que 26 des 54 pays se situent au-dessus de la moyenne calculée pour l’ensemble du continent. La plupart des pays de la région du Nord de l’Afrique figurent parmi les pays les mieux classés (avec un score supérieur à la moyenne africaine), à l’exception de la Libye et de la Mauritanie.

    En effet, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est accusent encore un retard par rapport à l’Afrique du Nord et à l’Afrique australe, où se trouvent les principaux pôles industriels du continent, à savoir l’Afrique du Sud, l’Égypte et les pays du Maghreb.

    D’après le rapport, l’industrialisation reste la voie la plus prometteuse pour permettre à l’Afrique de mener à bien sa transformation structurelle, de créer des emplois productifs à grande échelle, de diversifier ses exportations, de renforcer sa résilience économique et d’assurer sa prospérité à long terme.

    Et d’ajouter que dans un environnement économique mondial en rapide évolution, marqué par un réalignement géopolitique, des bouleversements technologiques, une transition climatique ainsi qu’une restructuration des chaînes d’approvisionnement, l’urgence pour l’Afrique de s’industrialiser n’a jamais été aussi grande.

    Malgré l’intérêt croissant des décideurs politiques et le regain d’intérêt pour la politique industrielle à l’échelle du continent, la transformation industrielle de l’Afrique reste incomplète, a fait remarquer la même source.

    Bien que la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière ait augmenté régulièrement en termes absolus, passant de 285 milliards de dollars en 2020 à 351 milliards de dollars en 2025, le continent continue de représenter moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés.

    La valeur ajoutée de l’industrie manufacturière par habitant de l’Afrique reste inférieure aux niveaux d’avant 2014, ce qui montre que la croissance industrielle ne s’est pas encore traduite par une transformation structurelle généralisé, selon le rapport.

    Le défi de l’industrialisation de l’Afrique ne réside plus dans la conception de stratégies, mais dans leur mise en œuvre efficace à plus grande échelle. Le continent recèle des fondements démographiques, géographiques et institutionnels ainsi que des ressources nécessaires à l’industrialisation.

    Toutefois, la réalisation de son potentiel dépendra d’une meilleure coordination des politiques, des institutions plus efficaces, d’une coopération régionale plus étroite et des investissements soutenus à long terme.

    Le rapport a recommandé de favoriser la transition d’initiatives de production isolées à des écosystèmes industriels intégrés, ancrés dans des chaînes de valeur régionales, des plateformes industrielles stratégiques, des infrastructures de production et une compétitivité fondée sur l’innovation afin de parvenir à l’industrialisation en Afrique.

    Cette transition exige une coordination plus forte des politiques, une intégration régionale plus poussée, une participation accrue du secteur privé et des investissements nettement plus importants dans les secteurs productifs, selon la même source.

    Publié pour la première fois en novembre 2022, l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) vise à suivre les tendances de l’industrialisation à travers l’Afrique.

    Cette deuxième édition de l’Indice 2025 de l’IIA fournit une évaluation exhaustive du développement industriel dans les 54 pays africains sur la période 2010-2024.

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    Olfa Chammari: Financer la transition exige une ingénierie de confiance

    27. Mai 2026 um 11:08

    En abordant les thèmes de la Transition énergétique, mais aussi la  manière d’accélérer le passage vers une économie bas-carbone , la question qui se pose est la suivante : quels sont les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone. C’est le ton du  troisième panel de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, qui a mis l’accent sur les défis énergétiques et aux perspectives de transition écologique en Tunisie.  Le thème de ce panel : « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone », ce débat a examiné les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone.

    Olfa Chammari, directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, a abordé la transition climatique sous l’angle du financement. Son message est clair : les besoins sont trop importants pour qu’une seule source de financement puisse suffire. La transformation énergétique, l’adaptation au changement climatique et la modernisation des infrastructures agricoles exigent des montages complexes, combinant crédit, garantie, assurance, subvention et accompagnement technique.

    Elle insiste sur un point central : la transition ne sera possible que si les investisseurs, les banques et les bénéficiaires ont confiance dans les dispositifs proposés. Il ne suffit pas de créer des enveloppes financières ; il faut aussi construire une ingénierie capable de sécuriser les projets, de réduire les risques et de rendre les financements accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.

    Olfa Chammari voit dans la Caisse des dépôts et consignations (CDC) un acteur potentiel d’impulsion et de structuration. Pour elle, ce type d’institution peut jouer un rôle d’agrégateur, en aidant à mobiliser des ressources publiques et privées autour de projets à fort impact. L’enjeu n’est pas seulement de financer, mais de catalyser un écosystème.

    Lire aussi : Matthieu Brun : « La transition agricole ne peut réussir que si elle crée de la confiance entre les acteurs »

    Elle a mis l’accent sur l’accompagnement technique. Beaucoup de projets échouent non par manque d’intention, mais parce qu’ils sont insuffisamment préparés ou mal structurés. La finance climatique doit donc aller de pair avec du conseil, de l’expertise et un suivi dans la durée. C’est cette combinaison qui permet de transformer une ambition environnementale en projet viable.

    En somme, Olfa Chammari défend une vision très pragmatique de la transition : pour qu’elle fonctionne, il faut des outils financiers adaptés, des institutions solides et une architecture de confiance capable de relier les besoins du terrain.

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    Forum d’affaires Tunisie-Italie les 24 et 25 juin à Tunis

    27. Mai 2026 um 11:06

    La ville de Tunis accueillera le Forum d’affaires Tunisie-Italie qui se déroulera les 24 et 25 juin 2026 au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica). Outre des présentations institutionnelles, le programme comprendra une séance plénière sur les opportunités commerciales et d’investissement entre les deux pays et sur le soutien financier au partenariat économique bilatéral.

    Des tables rondes thématiques approfondies suivront, portant sur les secteurs suivants : transition énergétique et numérique ; industries de pointe (technologies et investissements dans les secteurs pharmaceutique, automobile, technologique et des matières premières critiques), et l’innovation et le développement durable (secteurs traditionnels – textile, agriculture, aquaculture – face aux défis actuels et futurs).

    Selon l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA), co-organisatrice de l’événement, le programme comprendra également une présentation des programmes de développement des infrastructures de transport et de logistique de la Tunisie et des opportunités qu’ils offrent aux entreprises italiennes.

    La réunion du 24 juin se conclura par une réunion de réseautage, tandis que la matinée suivante sera consacrée à des rencontres B2B entre entreprises des deux pays.

    D’après le communiqué de presse de l’ITA, les entreprises italiennes inscrites au forum bilatéral auront la possibilité de participer à la 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF), qui se tiendra les 25 et 26 juin à Tunis. Cette initiative internationale, organisée par l’Agence pour la promotion de l’investissement extérieur (Fipa), vise à promouvoir le pays comme une porte d’entrée idéale vers le continent africain.

    Un fort potentiel pour renforcer davantage

    Des centaines d’entreprises italiennes sont implantées en Tunisie, mais selon l’Italian Trade & Investment Agency (ICE), il existe «un fort potentiel pour renforcer davantage ce partenariat économique dans divers secteurs, de l’industrie de pointe à l’énergie, des infrastructures au textile, un secteur où la présence entrepreneuriale italienne est traditionnelle et solide».

    La Tunisie est également un partenaire stratégique de l’Italie dans le cadre du plan Mattei, en plus des liens historiques, culturels et géographiques qui unissent les deux pays.

    Les échanges bilatéraux ont atteint 6,5 milliards d’euros en 2025, dont environ 3,4 milliards d’euros d’exportations italiennes.

    Selon les données publiées par Info mercati stranieri, au cours des deux premiers mois de cette année, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à environ 1,08 milliard d’euros (en hausse de 5,5 % par rapport à la même période en 2025), dont 560 millions d’euros d’exportations italiennes. L’Italie est le deuxième marché de destination des exportations tunisiennes et, par conséquent, le deuxième fournisseur du pays.

    Par ailleurs, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS), du 1er janvier à fin avril 2026, les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 7 413 milliards de dinars (environ 2,18 milliards d’euros).

    Toujours selon l’INS, au cours des quatre premiers mois de l’année, les exportations italiennes vers la Tunisie se sont élevées à 3 869 milliards de dinars (environ 1,15 milliard d’euros), soit une hausse d’environ 5,24 % par rapport aux 3 677 milliards de dinars (1,08 milliard d’euros) enregistrés sur la même période en 2025.

    Les exportations tunisiennes vers l’Italie, quant à elles, ont atteint 3 543 milliards de dinars (1,042 milliard d’euros), soit une augmentation de 10,7 % par rapport aux 3 201 milliards de dinars (941 millions d’euros) des quatre premiers mois de 2025, d’après les mêmes données.

    Parmi les principaux produits italiens importés d’Italie, l’INS mentionne les matières premières énergétiques (pétrole raffiné), les métaux, les tissus, le cuir et les peaux, les appareils de câblage, les matières plastiques et les produits en plastique, les moteurs, les générateurs et les transformateurs, les produits chimiques et pharmaceutiques, les installations et les machines.

    I. B. (d’après Agenzia Nova).

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