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AssurPilot: superviser, optimiser, réagir en temps réel

15. Juni 2026 um 17:20

Une supervision en temps réel des opérations terrain permet d’identifier immédiatement les écarts par rapport au planning initial. «On ne peut améliorer que ce que l’on mesure», dit l’Américain Peter Drucker, théoricien du management des entreprises.

Dans le paysage assurantiel, les agents enchaînent les missions terrain souvent non structurées, opportunistes et peu coordonnées: relances ponctuelles, démarches de prospection irrégulières. Sans outils adaptés, les superviseurs ne savent pas où ils en sont. Mauvaise supervision vaut mauvais résultats. Tout leur échappe. Imaginons maintenant l’inverse. Dans un environnement bien piloté, la donnée devient un véritable moteur de performance. En mesurant les processus, elle permet de cartographier précisément l’activité et d’orienter les actions d’amélioration de manière continue.

Après plus de 20 ans d’expérience en management des équipes commerciales et des réseaux d’agents, Aïda Bouraoui, cofondatrice et CEO de Scalpilot, diplômée d’un MBA de l’Université Paris Dauphine, constate que le secteur continue d’ignorer un angle mort pourtant stratégique: la supervision terrain. «En réalité, un écart persiste entre les objectifs fixés et les résultats obtenus. Ce décalage ne s’explique pas seulement par la performance individuelle des équipes, mais surtout par l’absence d’un pilotage opérationnel en temps réel. Les commerciaux disposent d’indicateurs, mais rarement d’outils immédiats pour ajuster leurs actions», souligne-t-elle. Et d’enchaîner: «Trois limites reviennent de manière récurrente: un pilotage orienté vers l’historique plutôt que vers l’avenir, une difficulté à transformer la donnée en actions concrètes pour les équipes terrain, et une sous-exploitation du potentiel client, notamment en matière de développement et de multi-équipement».

Dans des marchés où le taux de pénétration de l’assurance reste encore limité, cet enjeu devient central: il ne s’agit plus seulement de vendre davantage, mais de gagner en efficience, en orientant l’effort commercial vers les bons segments. C’est de cette lecture terrain qu’est née Scalpilot, entreprise spécialisée dans la transformation du pilotage commercial dans les services financiers. Son objectif n’est pas d’ajouter un outil de plus à un écosystème déjà saturé, mais de repenser la logique même du pilotage. Et donc de passer d’un suivi des résultats à un pilotage de l’effort commercial.

AssurPilot, l’outil au cœur de cette transformation

Dans cette démarche, AssurPilot est l’outil développé par Scalpilot pour rendre ce nouveau modèle opérationnel. Il répond à trois questions simples: quoi faire, avec qui et comment? La solution structure, en temps réel, le plan de travail quotidien de l’agent en lui indiquant les actions à mener, les cibles à adresser et la manière de procéder. Elle permet ainsi d’uniformiser les pratiques commerciales et de favoriser la montée en compétence du réseau, tout en quantifiant l’impact des actions et en projetant les résultats pour un pilotage anticipé de l’activité. Pensé pour être interopérable et tourné vers le futur, AssurPilot complète les outils en place en introduisant une logique de pilotage par la valeur. Il permet d’analyser chaque client selon son potentiel, son risque et sa contribution, afin d’optimiser l’allocation des efforts commerciaux.

Reconnecter terrain et décision

L’objectif est d’assurer une continuité entre le terrain et le back-office, dans le but de fluidifier la prise de décision. Le pilotage devient alors moins intuitif et plus proactif et surtout plus opérationnel. «Dans le paysage assurantiel tunisien, composé de nombreuses compagnies et réseaux de distribution, la valeur d’une organisation réside dans la profondeur de son portefeuille clients», affirme Aïda Bouraoui. Disponible en version web et mobile, AssurPilot accompagne les assurances dans la structuration et l’optimisation de leurs réseaux. Cela contribue à renforcer la diffusion des produits d’assurance et à favoriser une inclusion financière plus large, répondant ainsi à la responsabilité sociétale portée par les compagnies d’assurance au-delà de leurs enjeux de performance.

De l’ambition à revendre

Les ambitions sont clairement affirmées. D’ici à 5 ans, «voire avant», Scalpilot entend installer une nouvelle lecture du pilotage commercial dans les services financiers en Tunisie comme dans des marchés internationaux. Cette vision repose sur trois leviers qui s’entrecroisent. D’abord, passer d’un pilotage qui constate à un pilotage qui anticipe. Ensuite, décloisonner les métiers (assurance, leasing, microfinance…) pour les penser en silos comme un écosystème connecté. Dans cette continuité, la solution se décline déjà en versions adaptées au leasing et à la microfinance, selon la même logique de pilotage et de création de valeur. Enfin, remettre du sens dans l’action commerciale.

 

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À qui s’adresse le nouveau service d’étalonnage industriel lancé par le Cettex?

15. Juni 2026 um 16:43

Le Centre Technique du Textile (Cettex) met en place un service d’étalonnage en Tunisie destiné aux entreprises industrielles, avec un objectif clair : réduire la dépendance aux laboratoires étrangers et améliorer la performance des chaînes de production locales.

Selon le communiqué officielle, cette nouvelle offre permet aux industriels de faire vérifier et ajuster leurs instruments de mesure directement sur le territoire tunisien, sans recours à l’international. Jusqu’ici, ces opérations nécessitaient des envois à l’étranger, entraînant des délais longs, des coûts logistiques élevés et une immobilisation des équipements. Avec ce service, le Cettex introduit un gain opérationnel immédiat pour les entreprises : réduction des délais de traitement, baisse des coûts en devises et meilleure disponibilité des équipements critiques. Le centre a déjà réalisé une première opération concrète avec l’émission d’un rapport d’étalonnage de luxmètres pour une entreprise textile tunisienne. Ce premier test confirme la mise en service effective du dispositif et sa capacité à répondre aux standards industriels.

Au-delà de l’aspect technique, l’enjeu est directement lié à la qualité industrielle. Un instrument mal calibré peut entraîner des erreurs de production, des défauts de fabrication, des pertes de matière ou des non-conformités lors des audits. L’étalonnage régulier devient donc un outil de maîtrise des risques et de sécurisation de la qualité. Le service s’adresse en priorité à l’industrie textile, mais aussi aux secteurs qui dépendent fortement de la précision des mesures, comme l’électronique, les laboratoires d’analyse ou les chaînes de production de haute précision.

 

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La Tunisie dans le top africain de la sécurité sanitaire

15. Juni 2026 um 16:37

La Tunisie a accueilli, ce lundi 15 juin 2026, le premier Forum tuniso-africain sur la résilience, la gestion des risques, les épidémies et la justice sociale en santé. Organisé par l’Université Tunis El Manar dans le cadre du projet de l’Indice africain de sécurité sanitaire, l’événement a réuni des experts, universitaires et décideurs venus débattre des défis sanitaires auxquels fait face le continent africain.

À cette occasion, la responsable du projet de l’Indice africain de sécurité sanitaire et professeure à l’Université Tunis El Manar, Hanan Boussi, a souligné que la Tunisie occupe une position avancée dans le classement africain de la sécurité sanitaire. Elle a précisé que le pays poursuit ses efforts pour renforcer ses systèmes de santé et améliorer sa capacité à prévenir et à gérer les risques sanitaires ainsi que les épidémies.

Inspiré du Global Health Security Index, l’Indice africain de sécurité sanitaire vise à évaluer de manière globale la préparation des pays africains face aux pandémies, aux maladies infectieuses et aux urgences sanitaires. Selon Hanan Boussi, cet outil tient compte des spécificités du continent, confronté à des défis particuliers tels que les épidémies récurrentes d’Ebola, les effets du changement climatique et les vulnérabilités structurelles de certains systèmes de santé.

L’universitaire a indiqué que la Tunisie enregistre des progrès significatifs dans plusieurs domaines, notamment en matière d’investissement dans la santé, de digitalisation et de développement des infrastructures sanitaires. Et ce, grâce à une coopération impliquant plusieurs départements ministériels. Elle a toutefois relevé certaines insuffisances, notamment au niveau des mécanismes de communication et de la production scientifique en langue anglaise.

Intervenant lors du forum, le directeur général de la coopération internationale au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Malek Kachlaf, a rappelé que cette rencontre se tient dans un contexte marqué par la résurgence du virus Ebola dans plusieurs pays africains. Une situation qui, selon lui, met en évidence la nécessité pour les États de disposer de systèmes de santé résilients et capables d’anticiper les crises sanitaires.

Il a également souligné que la Tunisie a joué un rôle central dans la réalisation de cette étude continentale, qui a permis d’évaluer et de comparer les systèmes de santé africains afin d’identifier leurs forces et leurs faiblesses. Selon lui, les chercheurs tunisiens ont développé, dans le cadre du projet, des outils fondés sur l’intelligence artificielle pour affiner les indicateurs de l’Indice africain de sécurité sanitaire.

Le responsable a par ailleurs mis en avant les partenariats scientifiques noués par le ministère avec des institutions académiques de premier plan, notamment l’Université Brown aux États-Unis, partenaire majeur du projet.

De son côté, le président de l’Université Tunis El Manar, Moez Chefra, a indiqué que ce programme international, piloté par la Tunisie, associe plusieurs institutions nationales, dont l’Institut Pasteur de Tunis, la Faculté de médecine de Tunis, l’Institut de recherche vétérinaire, ainsi que des partenaires en Afrique du Sud, au Kenya, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Le projet a permis d’évaluer les capacités de 64 pays africains à faire face aux risques sanitaires et aux épidémies. Les données recueillies et analysées ont servi à établir un classement détaillé des systèmes de santé du continent. Les résultats de cette évaluation continentale doivent être dévoilés à l’issue du forum, offrant ainsi une photographie inédite de l’état de préparation sanitaire de l’Afrique face aux défis émergents.

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Tunisie – Météo : les pêcheurs appelés à la vigilance

15. Juni 2026 um 16:11

Face aux prévisions météorologiques annonçant des pluies localement abondantes dans plusieurs régions du Nord et du Centre du pays, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé, lundi, les agriculteurs et les professionnels du secteur à prendre les mesures préventives nécessaires pour limiter les risques liés aux intempéries.

Dans un communiqué, le département recommande en particulier de veiller à la bonne conservation des récoltes céréalières déjà collectées. Et ce, en les entreposant dans des espaces de stockage adaptés et en les protégeant efficacement contre l’humidité et les eaux de pluie.

Le ministère invite également les pêcheurs à suivre attentivement les bulletins météorologiques officiels. De même qu’ils doivent respecter les consignes émises par les services compétents avant toute sortie en mer.

Par ailleurs, plusieurs mesures de précaution ont été préconisées afin de préserver les exploitations agricoles et les équipements. Les agriculteurs sont ainsi appelés à sécuriser les machines et matériels agricoles en les éloignant des lits d’oueds et des zones basses susceptibles d’être inondées.

De plus, le ministère recommande de renforcer la protection des serres et des installations agricoles exposées aux vents violents ou aux éventuelles chutes de grêle. Tout en évitant les travaux agricoles en plein champ durant les épisodes orageux.

Concernant l’élevage, les éleveurs sont invités à mettre le bétail à l’abri et à le protéger des variations météorologiques brusques.

Enfin, les autorités appellent à la plus grande prudence lors des déplacements à proximité des oueds et des cours d’eau. Car une montée soudaine du niveau des eaux pourrait être observée en raison des fortes précipitations attendues.

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Tribune – Après le sursaut souverain et l’alerte RH : L’IMIB comme boussole de la performance

15. Juni 2026 um 14:45

Dans nos récentes contributions ici même, nous appelions d’abord à faire des banques publiques le levier de notre souveraineté numérique, avant de démontrer comment l’immobilisme RH menaçait de faire dérailler le bras armé financier de l’État dans le cadre du Plan 2026-2030. Il convient aujourd’hui de dépasser le stade du diagnostic. Face à l’acquisition frénétique de briques technologiques exogènes et au déni persistant du capital humain, le secteur financier tunisien doit opérer une rupture opérationnelle. L’Indice de Maturité IA Bancaire (IMIB) s’impose désormais comme une boussole capable de traduire nos alertes en un outil de pilotage de notre performance et de notre autonomie réelle.

 

Comme nous l’affirmions récemment, l’un des plus grands dangers qui guettent nos structures publiques est leur propension à s’enfermer elles-mêmes dans des logiques bureaucratiques d’auto-préservation. Dans le secteur bancaire, cet enfermement prend une forme particulièrement insidieuse : celle du fétichisme de l’infrastructure. Pour s’auto-convaincre de leur modernisation, nos institutions affichent des budgets d’investissement spectaculaires : migration vers le Cloud, refonte des Core Banking Systems (CBS) ou déploiement de modules d’IA générative.

 

Lire aussi : Tribune – Banques publiques tunisiennes à l’horizon 2030 : le levier de la souveraineté numérique

 

Pourtant, un examen approfondi de l’efficience opérationnelle post-intégration révèle un paradoxe flagrant. Les coûts d’exploitation augmentent, les circuits décisionnels s’allongent et la valeur ajoutée réelle peine à se matérialiser. Ce dysfonctionnement structurel démontre que l’on ne brise pas l’immobilisme en achetant simplement de la technologie « Plug-and-Play ». Superposer des couches logicielles de pointe sur des processus organisationnels obsolètes et des architectures silotées ne fait qu’automatiser la bureaucratie existante. La technologie ne crée pas de la performance par sa seule présence ; elle ne fait qu’amplifier l’efficacité (ou l’inefficacité) de la structure qui l’accueille. Prétendre que l’urgence opérationnelle ou le manque de temps nous imposent d’installer ces outils à la hâte, sans audit préalable de notre réceptivité, revient à justifier le financement à fonds perdus d’une modernisation de façade.

 

Du mythe du rattrapage à la réalité de la maturité : qu’est-ce que l’IMIB ?

C’est précisément ici que se dissipe l’« illusion du rattrapage » que nous dénoncions il y a quelques jours. Vouloir enfermer le secteur financier tunisien dans une course effrénée pour combler un « retard numérique » théorique est une erreur stratégique. Cette vision pousse nos banques à acquérir des solutions exogènes standardisées à un rythme qu’elles ne peuvent absorber. Tout en occultant la seule question qui vaille : celle de notre capacité réelle d’assimilation. C’est pour rompre avec cette logique de consommation passive qu’intervient l’IMIB (Maturity Index for Banking Intelligence).

Que l’on ne s’y trompe pas : l’IMIB n’est pas une contrainte bureaucratique ou réglementaire de plus venant alourdir un secteur financier déjà sur-audité. Bien au contraire, il s’agit d’une police d’assurance contre le gaspillage de nos capitaux. Délaissant le contrôle de conformité formel pour une véritable culture de la preuve, l’IMIB est une matrice de diagnostic sectoriel qui évalue la viabilité d’une institution financière à travers quatre axes fondamentaux. A savoir :

La Maturité des Données (Data Readiness) : l’indice mesure l’intégrité, la traçabilité et la centralisation des données de la banque. Si les données sont silotées ou non qualifiées, l’IA la plus avancée ne produira que des prévisions erronées.

L’Autonomie Technologique (Vendor Lock-in Risk) : il jauge le degré de dépendance de la banque vis-à-vis des éditeurs étrangers. Une banque mature doit pouvoir auditer, paramétrer et faire évoluer ses modèles sans dépendre du bon vouloir technique ou tarifaire d’un tiers.

L’Agilité Managériale (Operational Agility) : il évalue la perméabilité des structures d’exécution. L’indice sanctionne la lourdeur des circuits de décision et valide la capacité de l’organisation à déployer des innovations en cycles courts.

La Rétention du Capital Humain (Talent Sustainability) : il audite la capacité de l’institution à intégrer, valoriser et stabiliser ses compétences critiques (Data Scientists, architectes Cloud, experts en cybersécurité) au sein de ses grilles managériales.

En mesurant ces dimensions, l’IMIB ne s’intéresse plus à ce qu’une banque dépense pour « rattraper » ses concurrents, mais à sa capacité structurelle et humaine à transformer un investissement technologique en levier de performance net.

 

Lire également — Plan de développement 2026-2030 : pourquoi l’immobilisme RH va faire dérailler le bras armé financier de l’État

 

La gouvernance des données et le risque de subordination algorithmique

Le cœur de la souveraineté financière nationale se joue désormais dans la couche invisible des flux de données. À l’ère de l’intelligence artificielle, se contenter d’un rattrapage de façade en externalisant aveuglément le stockage ou le traitement de ces informations critiques équivaut à une cession de souveraineté opérationnelle. Il ne s’agit pas ici de prôner une autarcie technologique ou un protectionnisme rétrograde – aucune institution au monde ne développe ses infrastructures de zéro -, mais bien de refuser une vassalisation algorithmique totale vis-vis des intégrateurs et géants de la Tech étrangers.

Si les modèles qui évaluent le risque de crédit, détectent la fraude ou modélisent le comportement des agents économiques tunisiens, sont des boîtes noires dont nous ne maîtrisons ni le code source, ni la logique décisionnelle, nos banques s’exposent à une vulnérabilité majeure. La maturité exige une maîtrise absolue de la chaîne de valeur de la donnée. L’IMIB permet d’auditer cette étanchéité en mesurant la capacité d’une banque à concevoir des modèles d’apprentissage adaptés aux spécificités de l’économie locale. Sans cette autonomie technique, le secteur financier national s’expose à un risque de subordination où les décisions de financement stratégiques seront dictées par des biais importés, totalement déconnectés des réalités de notre tissu entrepreneurial régional.

 

Le capital humain comme actif technologique n°1

L’indicateur le plus critique de l’IMIB, et le véritable point de convergence de toutes nos analyses précédentes, reste le facteur humain. Ici surgit souvent l’objection de la prudence administrative : face à l’argent public et aux risques de fraude, les structures pyramidales et les comités pléthoriques seraient des remparts nécessaires. C’est confondre le contrôle et la paralysie. La dilution généralisée de la responsabilité à travers des comités redondants n’a jamais protégé une institution ; elle protège simplement le gestionnaire contre le risque d’exercer sa signature, tout en étouffant l’innovation.

Il existe une contradiction intenable à vouloir introduire des technologies de rupture en maintenant ces circuits paralysés par la méfiance systémique. Les experts de la Tech, les architectes Cloud et les Data Scientists exigent de l’agilité, de l’autonomie et une trajectoire d’évolution dynamique. Face à l’exode massif de cette élite vers l’Europe ou le Golfe, invoquer le fatalisme macroéconomique du différentiel salarial est une capitulation managériale commode. Le salaire est souvent le prétexte du départ, mais le manque de considération, la lourdeur des processus et le sentiment d’inutilité professionnelle en sont les déclencheurs réels. En refusant de moderniser notre gouvernance des talents sous prétexte que nous ne pouvons pas rivaliser avec les devises étrangères, nous acceptons passivement de subventionner à fonds perdus la transformation numérique de l’Occident avec l’argent du contribuable tunisien.

L’heure n’est plus aux indignations stériles sur le conservatisme des structures, ni aux investissements cosmétiques dictés par les effets de mode. Les conseils d’administration de nos institutions financières doivent urgemment intégrer la maturité technologique et algorithmique au cœur de leurs rapports de gestion annuels, non pas comme un indicateur technique secondaire, mais comme le pilier central de leur viabilité économique à long terme.

 

Continuer à ignorer le diagnostic de vérité de l’IMIB, c’est condamner nos banques à financer à fonds perdus une modernisation de façade. Tout en acceptant passivement une dépendance technologique et managériale qui hypothèque notre souveraineté économique nationale.

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Les opinions exprimées dans cette tribune reflètent une analyse économique et technique personnelle et n’engagent que leur auteur. 

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Les États-Unis imposent la suspension de Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic. Voici pourquoi

15. Juni 2026 um 12:19

Un ordre du gouvernement américain vient de forcer la désactivation immédiate des modèles Fable 5 et Mythos 5, développés par Anthropic. Et ce, parce qu’il y a des tensions autour de la sécurité nationale et des risques de contournement des systèmes de protection des IA.

Selon un communiqué publié le 12 juin 2026 par l’entreprise, une directive de contrôle des exportations a été émise par les autorités américaines. Elle impose la suspension de tout accès à ces modèles pour toute personne étrangère, y compris les employés non américains de la société, qu’ils se trouvent aux États-Unis ou à l’étranger. Face à cette obligation légale, Anthropic indique devoir désactiver entièrement Fable 5 et Mythos 5 pour l’ensemble de ses clients. Les autres modèles de la société ne sont pas concernés par cette mesure.

La notification gouvernementale, reçue à 17h21 (heure de l’Est), n’a pas détaillé les raisons précises liées à la sécurité nationale. D’après l’interprétation d’Anthropic, les autorités auraient identifié une méthode permettant de contourner les protections de Fable 5, un phénomène connu dans le domaine sous le nom de “jailbreak”. Cette technique aurait permis de révéler certaines vulnérabilités déjà connues, jugées mineures par l’entreprise et également détectables par d’autres modèles publics.

Dans son communiqué, Anthropic défend toutefois la solidité des garde-fous intégrés à Fable 5. L’entreprise affirme avoir mis en place des protections renforcées visant à limiter les usages sensibles, notamment en cybersécurité. Avant le lancement, le modèle aurait été soumis à des milliers d’heures de tests et d’audits réalisés avec des partenaires publics et privés, dont des organismes de sécurité américains et britanniques. Ces évaluations n’auraient pas permis d’identifier de “jailbreak universel”, capable de contourner largement les protections du système.

L’entreprise reconnaît cependant qu’une résistance parfaite à ces contournements n’existe pas aujourd’hui dans l’industrie de l’IA. Elle revendique une stratégie dite de “défense en profondeur”, combinant limitation des abus, détection des comportements suspects et surveillance continue. Anthropic souligne également que les risques observés seraient comparables à ceux d’autres modèles déjà déployés sur le marché.

Dans l’immédiat, la société affirme se conformer à la décision réglementaire tout en contestant son interprétation. Elle indique travailler à rétablir l’accès à ses services dans les meilleurs délais.

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Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme

Fraichement élus, les deux nouveaux bureaux des fédérations professionnelles du Tourisme, Fi2T et FTAV, ont été reçus par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

Premières rencontres officielles entre le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et les deux bureaux récemment élus des deux fédérations professionnelles du tourisme, la Fi2T avec désormais à sa tête Walid Tritar, et la FTAV, présidée par Mohamed Ali Toumi.

Enjeux et constats avec la Fi2T

Avec la Fi2T tout d’abord, l’ordre du jour du 11 juin a porté sur l’examen des propositions des professionnels visant à diversifier l’offre nationale et à s’adapter aux mutations du marché touristique mondial.

Le ministre du Tourisme a souligné la nécessité d’une approche prospective, en pointant du doigt des lacunes à combler, notamment en matière de digitalisation, de réservation électronique et d’expériences touristiques. Il a également insisté sur l’impératif de moderniser le cadre législatif et réglementaire afin de débloquer les investissements et d’assainir le climat des affaires.

Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’exploiter les spécificités régionales via des circuits thématiques. L’objectif est de développer des segments à plus forte valeur ajoutée, à savoir le tourisme culturel, écologique, médical, sportif (dont le golf), d’aventure et alternatif.

De son côté, le président de la Fi2T a confirmé l’engagement de la fédération à travailler conjointement avec le ministère pour structurer ces différentes composantes.

Plan d’action et priorités

À l’issue de la séance, les deux parties ont convenu de se concentrer sur les cinq axes prioritaires suivants :

  • Planification : Élaboration d’un document de travail compilant les mesures concrètes pour le développement des différents modes de tourisme.

  • Cadre réglementaire : Révision en cours des textes régissant le tourisme alternatif, afin de lever les freins aux projets situés dans les zones rurales et forestières.

  • Infrastructures et animation : Soutien à la dynamisation des îles tunisiennes et développement des ports de plaisance pour enrichir le produit national.

  • Événementiel : Poursuite des préparatifs liés à l’événement « Tunis, capitale du tourisme arabe 2027 » pour optimiser la visibilité de la destination.

  • Offre touristique : Développement de nouveaux programmes d’animation basés sur des approches actualisées et conformes aux tendances internationales.

    Rencontre avec la FTAV

    Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a reçu le lendemain 12 juin le nouveau bureau exécutif élargi de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), présidé par Mohamed Ali Toumi. La rencontre s’est déroulée en présence des cadres du ministère et du directeur général de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT).

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    Positionnement de la destination et qualité des services

    Le ministre a ouvert la séance en rappelant les récents indicateurs de la destination tunisienne, notamment sa désignation comme « Capitale du tourisme arabe pour 2027 » et son classement en tant que deuxième meilleure destination de courts séjours sur le marché suisse.

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    Les membres du nouveau bureau de la FTAV: de droite à gauche: Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (président FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.

    Il a souligné que ces acquis imposent une révision à la hausse de la qualité de l’expérience touristique. L’orientation du ministère vise désormais à soutenir un tourisme haut de gamme, en améliorant l’accueil et l’animation pour cibler des marchés à forte valeur ajoutée, particulièrement dans la perspective des afflux attendus des pays arabes et du Golfe en 2027.

    Le président de la FTAV a, pour sa part, réitéré la disposition de la fédération à maintenir un travail participatif avec la tutelle afin de résoudre les blocages professionnels et d’améliorer la compétitivité du secteur.

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    Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.

    Dossiers prioritaires et axes de travail

    La séance de travail a permis de passer en revue plusieurs dossiers opérationnels :

    • Digitalisation des procédures : Accord sur la nécessité de numériser les réservations et les paiements, avec le projet de création d’une plateforme électronique dédiée aux visas et à la déclaration préalable des excursions touristiques pour accélérer les démarches.

    • Tourisme intérieur : S’appuyant sur l’affluence enregistrée lors de la première édition du « Salon du marché du voyage tunisien » (les 7 et 8 mai 2026), les deux parties ont insisté sur l’importance de concevoir des offres tarifaires préférentielles pour les familles tunisiennes afin de maintenir l’activité tout au long de l’année et d’ancrer la culture de la réservation anticipée.

    • Transport touristique : Examen de l’état du parc roulant et des difficultés liées à son renouvellement, en mettant l’accent sur les avantages fiscaux nécessaires pour adapter la flotte de transport aux besoins actuels.

    • Tourisme saharien et oasien : Identification des problèmes d’accès aux zones sahariennes et nécessité de renforcer le rôle des guides locaux pour améliorer l’encadrement des visiteurs.

    • Omra : Nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants pour garantir le bon déroulement de la saison du petit pèlerinage.

    • Circuits régionaux : Promotion des parcours touristiques intégrant les villages artisanaux pour valoriser le patrimoine local et assurer une meilleure répartition des revenus touristiques sur les différentes régions.

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Faux PV de contravention en Tunisie: une arnaque par SMS qui piège les automobilistes et vise leurs données bancaires

15. Juni 2026 um 11:50

Une nouvelle vague de SMS frauduleux imitant des avis d’infraction au code de la route circule actuellement en Tunisie, dans une opération de phishing particulièrement construite. Le message, qui se présente comme une notification officielle de contravention, affirme qu’une infraction routière a été enregistrée et invite la victime à régler rapidement une amende en ligne via un lien.

Le scénario repose sur une mécanique simple: créer un sentiment d’urgence. Le SMS mentionne un prétendu numéro de dossier, évoque une infraction détectée par un système de surveillance automatisé et impose un délai très court pour éviter des pénalités financières. Dans certains cas, des montants et des pourcentages de retard sont même ajoutés pour renforcer la pression psychologique et pousser à une réaction immédiate.

En réalité, aucune administration tunisienne n’a confirmé l’envoi de ce type de notification par SMS. Aucun organisme officiel ne procède au recouvrement d’amendes de cette manière, encore moins via des liens envoyés depuis des numéros inconnus ou étrangers. Donc, il est bon de rappeler que les communications officielles passent par des canaux sécurisés et des domaines institutionnels clairement identifiés, notamment en “.gov.tn”. Tout message demandant un paiement immédiat via un lien externe doit donc être considéré comme suspect.

Le piège se trouve précisément dans ce lien. Il redirige vers un site qui imite l’apparence d’un portail de paiement officiel, où l’utilisateur est invité à saisir ses informations personnelles et bancaires. Une fois ces données entrées, elles peuvent être exploitées pour des opérations de fraude et de vol de fonds. 

Les signaux d’alerte sont pourtant nombreux. L’utilisation de numéros étrangers, des domaines internet non officiels, ou encore des formulations administratives approximatives sont autant d’indices révélateurs d’une tentative d’escroquerie. Dans certains cas, les fraudeurs vont jusqu’à demander de répondre au SMS pour “activer” le lien, une technique destinée à contourner les filtres anti-spam des téléphones.

Cette campagne de faux avis de contraventions s’inscrit dans un phénomène beaucoup plus large. Ces derniers jours, plusieurs formes d’arnaques numériques ont été signalées en Tunisie, allant du phishing bancaire aux faux conseillers qui contactent les victimes pour obtenir des codes de validation ou des informations sensibles. Selon la dernière alerte, l’Agence nationale de cybersécurité met en garde contre la multiplication de ces tentatives d’hameçonnage qui ciblent directement les données personnelles et bancaires des citoyens. Les autorités rappellent que les institutions officielles ne demandent jamais de mots de passe, de codes bancaires ou de paiements urgents via des messages non sécurisés. La Poste tunisienne a également alerté récemment sur des tentatives de piratage visant les cartes de paiement et les informations sensibles des utilisateurs, confirmant l’ampleur du phénomène.

Dans ce contexte, les recommandations restent inchangées: ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS sans vérification, ne jamais saisir ses données bancaires sur un site non officiel et supprimer immédiatement tout message suspect. Derrière ces faux avis de contraventions routières, c’est une stratégie d’escroquerie numérique bien organisée qui se déploie, exploitant la confiance et la rapidité de réaction des utilisateurs.

 

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Tunisie – Royaume Uni : De nouveaux rendez-vous prometteurs

15. Juni 2026 um 11:53
Tunisie – Royaume Uni : De nouveaux rendez-vous prometteursLa célébration de l’anniversaire du Roi Charles III a été l’occasion de mettre en exergue la qualité des relations bilatérales entre la Tunisie et le Royaume uni. Représentant le gouvernement tunisien à la réception donnée à cette occasion le jeudi 11 juin 2026 par l’ambassadeur du Royaume Uni, Roddy Drummond, le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a salué l’élan positif remarquable qui a caractérisé ces relations, illustré par l’intensification du dialogue politique, les échanges de visites de haut niveau, ainsi que par le développement du cadre juridique et la réalisation de projets de coopération dans de nombreux secteurs. Il notamment ...

Siliana : plus de quinze hectares de cultures ravagés par un incendie

15. Juni 2026 um 10:59

Les unités de la protection civile relevant de la direction régionale de Siliana sont parvenues, dimanche soir 14 juin 2026, à maîtriser un incendie qui s’est déclaré dans une exploitation céréalière située dans la région de Mezreg Chams, dans la délégation de Siliana-Nord, avec l’appui des agents forestiers du commissariat régional au développement agricole. Selon...

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Elon Musk à 1 000 milliards de dollars : la nouvelle frontière du capitalisme technologique

15. Juni 2026 um 10:24

L’introduction en Bourse de SpaceX, réalisée le 12 juin 2026, a marqué un tournant historique pour les marchés financiers mondiaux. L’opération, présentée comme la plus importante introduction boursière jamais réalisée, a porté la valorisation du groupe spatial à plus de 2 000 milliards de dollars et permis à son fondateur, Elon Musk, de devenir la première personne au monde à franchir le seuil symbolique des 1 000 milliards de dollars de fortune personnelle.

Selon les estimations des marchés financiers, la valeur de SpaceX a dépassé 2 100 milliards de dollars lors de sa première séance de cotation, après une forte progression du titre dès son entrée sur le Nasdaq. Cette envolée a porté la fortune de Musk à environ 1 100 milliards de dollars. Un niveau jamais atteint dans l’histoire économique contemporaine.

L’introduction en Bourse a permis de lever environ 75 milliards de dollars, un montant sans précédent pour une opération de ce type aux États-Unis. Les investisseurs ont massivement souscrit à l’offre; malgré les interrogations persistantes sur la rentabilité du groupe et sur le caractère très spéculatif de certains projets portés par Musk.

Parmi les projets les plus ambitieux figurent l’établissement d’une colonie humaine permanente sur Mars et le développement de centres de données orbitaux destinés à alimenter les futurs besoins de l’intelligence artificielle. Ces initiatives, longtemps considérées comme relevant de la science-fiction, constituent désormais une part importante du récit de croissance présenté aux investisseurs.

Cette ascension spectaculaire suscite toutefois de nombreuses critiques. Des économistes, responsables politiques et autres organisations de lutte contre les inégalités dénoncent la concentration sans précédent de richesses entre les mains d’un seul individu. Plusieurs observateurs soulignent également l’influence considérable qu’exerce Musk sur ses différentes entreprises, grâce à des structures d’actionnariat lui garantissant un contrôle très large malgré l’ouverture du capital au public.

Quoi qu’il en soit, le franchissement du seuil des 1 000 milliards de dollars par Elon Musk constitue un événement historique. Il symbolise à la fois la puissance financière acquise par les géants technologiques du XXIe siècle et l’appétit des marchés pour les promesses de l’intelligence artificielle, de l’économie spatiale et des technologies de rupture.

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Est-ce la fin du conflit au Moyen-Orient ?

15. Juni 2026 um 10:11

Washington et Téhéran ont finalisé, dimanche 14 juin, un protocole d’accord devant mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban. Toutefois, le dossier le plus épineux, notamment le programme nucléaire iranien, sera examiné ultérieurement. 

 Pouvait-il rêver d’un aussi beau cadeau pour fêter ses 80 ans ? Dimanche 14 juin, qui s’avère être le jour de son anniversaire, le président américain Donald Trump a enfin arraché à la dernière minute un accord historique avec l’Iran. Et ce, en dépit de la frappe israélienne menée sans avertissement le jour même contre un centre de commandement du Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth.

Sabotage

Pour les responsables iraniens, cette attaque démontre soit l’incapacité des États-Unis à contenir leur allié israélien; soit leur absence de volonté de faire respecter les engagements pris dans le cadre des discussions. Mais il est clair que le choix du timing démontre la volonté du gouvernement Netanyahou de torpiller tout rapprochement entre Washington et Téhéran sur le dos d’Israël.

Selon le site Axios, Donald Trump aurait adopté un ton sévère lors d’un entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahou. Il aurait reproché au Premier ministre israélien son « manque de discernement » après la frappe menée à Beyrouth, estimant que cette opération avait perturbé les derniers préparatifs de l’accord en cours de négociation avec Téhéran et retardé sa signature.

La médiation pakistanaise à l’honneur

C’est le Pakistan, médiateur du conflit, qui a été le premier à annoncer officiellement la nouvelle, par la voix de son Premier ministre, Shehbaz Sharif, que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un « accord de paix » mettant immédiatement fin à toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban.

« Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en œuvre de l’accord jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature ». Laquelle se tiendra selon lui à Genève, en Suisse, le 19 juin.

Pour sa part, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi que l’accord avec les Etats-Unis mettait « fin immédiatement et définitivement à la guerre et aux opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban ».

Quelques minutes plus tard, Trump confirma sur son réseau Truth Social que « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé. J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », a ajouté le président américain, euphorique.

Quid de la « déclaration d’Islamabad » ?

Mais que contient le protocole d’accord ou le « mémorandum d’entente » qui porte le nom de « déclaration d’Islamabad », un geste de reconnaissance envers le Pakistan, pays médiateur du conflit entre les deux pays  et dont la signature se tiendra à Genève le 19 juin à 45 kilomètres d’Evian-les-Bains en France, ville où se déroulera un sommet du G7 en présence de Donald Trump et d’une délégation américaine du 15 au 17 juin ?

Selon la chaine américaine CNN, ce sera le vice-président américain, JD Vance, qui représentera les États-Unis et qui signera le texte. Lequel prévoit un cessez-le-feu de 60 jours sur « tous les fronts », y compris le Liban, le déblocage du détroit d’Ormuz « sans que l’Iran ne demande des taxes de passage » aux navires empruntant le corridor.

En échange, le blocus opéré par la Navy américaine depuis le 13 avril sera levé. Un allégement des sanctions à l’encontre de l’Iran est prévu, « selon l’avancement d’un accord et l’engagement continu et de bonne foi » de l’Iran.

Sur le sujet du nucléaire, l’accord devra « satisfaire toutes les exigences américaines ». Toujours selon CNN, Téhéran devra donc s’engager à ne pas chercher à obtenir l’arme nucléaire. Il devrait également renoncer à son stock d’uranium enrichi.

Reste la question du dégel ou non des milliards de dollars d’actifs iraniens qui demeurent en suspens. Toutefois, un haut responsable américain cité par l’agence de presse britannique Reuters a affirmé que l’accord en élaboration est « fondé sur les résultats ». Téhéran ne récupérerait pas ses avoirs gelés s’il ne remplit pas sa part de l’accord.

Quelles garanties ?

Au final, faut-il se réjouir de la conclusion de cet accord qui mettra fin à un conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février et qui a déjà fait plus de 7 000 morts, fragilisé les alliances régionales et porté un coup dur à l’économie mondiale ?

La réponse est suggérée par la BBC qui souligne que des questions subsistent sur plusieurs “points cruciaux, notamment la nature des restrictions imposées à l’enrichissement et le sort à réserver au stock d’uranium hautement enrichi que détient actuellement l’Iran.

« Certains de ces aspects seront sans doute réglés lors de négociations ultérieures et de discussions “techniques” menées durant la prolongation de 60 jours de la trêve actuelle. Mais s’il est une chose qui ressort clairement de décennies d’efforts pour tenter d’amadouer l’Iran et le contraindre à renoncer à ses ambitions nucléaires, c’est qu’il n’existe aucune garantie, n’en déplaise aux États-Unis », conclut le média britannique.

Des garanties pour prouver sa bonne foi ? « Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu’un, c’est de lui faire confiance », dixit Ernest Hemingway.

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“L’IA n’est ni une menace ni une solution miracle. C’est un puissant levier”

15. Juni 2026 um 08:51

À l’heure où l’intelligence artificielle redessine les métiers, bouscule les organisations et rebat les cartes de la prise de décision, une question s’impose: comment former les talents de demain dans un monde en constante mutation? Amina BouzguendaZeghal, directrice générale du Campus tunisien de l’Université Paris-Dauphine-PSL, décrypte les grands bouleversements à l’œuvre sur le marché de l’emploi et explique la manière dont Dauphine Tunis anticipe déjà ces transformations. Entre intégration de l’IA dans les cursus, évolution des compétences attendues et rôle stratégique de l’université, elle livre une vision claire: faire de Dauphine Tunis un acteur régional de référence dans la formation et l’apprentissage intelligent pour les métiers de demain. Interview.

L’intelligence artificielle transforme aujourd’hui de nombreux métiers. Comment Dauphine Tunis prépare-t-elle ses étudiants à cette révolution?

Le rôle d’une université aujourd’hui ne se limite plus à transmettre des connaissances académiques. Nous devons préparer les étudiants à évoluer dans un environnement professionnel en transformation permanente, où les compétences techniques doivent être accompagnées d’agilité, d’esprit critique et de capacité d’adaptation. L’IA est un enjeu transversal qui impacte tous les secteurs: finance, audit, conseil, ressources humaines ou encore systèmes d’information. Notre responsabilité est donc de préparer les étudiants à comprendre ces transformations et à utiliser ces technologies de manière pertinente, critique et responsable. À Dauphine Tunis, nous avons déjà intégré l’IA dans plusieurs formations, non seulement comme outil technologique, mais aussi comme sujet stratégique, éthique et organisationnel. Si nous avons pu le faire aussi tôt, c’est que nous bénéficions à la fois d’une démarche connectée au monde économique qui nous a fait sentir très tôt les besoins des entreprises et de l’expertise académique de l’Université Paris Dauphine-PSL, institution reconnue pour l’excellence de sa recherche en matière d’IA et de data science. Grâce à cette assise académique, nos programmes évoluent régulièrement pour intégrer les nouvelles réalités des entreprises: data, IA, cybersécurité, gouvernance des organisations sont des enseignements transversaux à tous les programmes de formation à Dauphine, en licence, en master ou au sein de l’offre de formation continue.

Comment cette adaptation se traduit-elle concrètement dans les formations proposées?

L’adaptation à l’IA se traduit très concrètement dans nos formations, à travers la création de programmes qui répondent directement aux nouvelles attentes du marché et aux transformations des métiers. Nous avons lancé la Licence MIA – Mathématiques et Intelligence Artificielle – qui permet aux étudiants de développer une double compétence très recherchée aujourd’hui, à l’intersection des mathématiques, de la data et de l’IA. Cette formation prépare les étudiants à comprendre ces technologies tout en développant de solides capacités analytiques. Nous proposons également le Master AIDA, dédié à l’Intelligence Artificielle, à la Data et à l’Analyse avancée. Ce programme vise à former des profils capables d’exploiter les données, de maîtriser les outils d’IA et d’accompagner les organisations dans leur transformation digitale. Les étudiants y abordent aussi bien les aspects techniques que les enjeux stratégiques, éthiques et organisationnels liés à l’IA. Enfin, nous avons totalement remodelé notre Master Ingénierie actuarielle, un programme certifié par la Society of Actuaries, l’une des principales organisations professionnelles d’actuaires au monde. L’intelligence artificielle y occupe désormais une place majeure. Cette évolution répond aux profondes transformations du métier d’actuaire, déjà fortement impacté par l’essor de l’IA, de la data et des outils prédictifs. Nos étudiants développent ainsi des compétences à la fois en actuariat, en modélisation, en analyse de données et en IA appliquée au risque et à la décision. Les diplômés de ces deux masters figurent aujourd’hui parmi les profils les plus recherchés du marché pour leur haut niveau d’expertise. Le taux d’employabilité de ces programmes, comme celui de nombreux cursus proposés à Dauphine, est d’ailleurs proche de 100%. Au-delà de ces programmes spécialisés, nous intégrons l’IA dans plusieurs formations en finance, audit, marketing ou systèmes d’information. À titre d’exemple, notre Licence en Sciences d’organisation et Management comprend également un Brevet en IA. L’objectif n’est pas seulement de former des experts techniques, mais aussi des professionnels capables de comprendre l’impact de l’IA sur les organisations, de dialoguer avec les équipes métiers et techniques, et d’utiliser ces outils de manière responsable et pertinente.

L’IA va-t-elle remplacer certains métiers ou, au contraire, créer de nouvelles opportunités?

Comme toute grande révolution technologique, l’IA transforme les métiers plus qu’elle ne les supprime totalement. Certaines tâches répétitives seront automatisées, mais de nouveaux besoins émergent: analyse de données, gouvernance de l’IA, cybersécurité, audit des algorithmes, pilotage stratégique ou encore accompagnement du changement. Les entreprises auront besoin de profils capables de comprendre les outils d’IA tout en gardant une forte capacité d’analyse, de créativité et de prise de décision humaine. C’est pourquoi nous formons des étudiants capables d’utiliser l’IA comme un levier de performance et d’innovation.

 

Selon vous, quelles compétences liées à l’IA seront les plus recherchées dans les prochaines années?

Au-delà des compétences purement techniques, les entreprises rechercheront des profils capables de comprendre les usages de la data et de l’IA, d’interpréter et exploiter les résultats produits par les outils intelligents, d’intégrer les enjeux éthiques, réglementaires et sécuritaires et, enfin, de dialoguer entre métiers, directions et équipes techniques. La capacité à combiner expertise métier et compréhension des technologies sera un avantage majeur sur le marché de l’emploi; un avantage que les profils diplômés de Dauphine ont déjà.

 

L’IA modifie-t-elle également la manière d’enseigner à l’université?

Oui, profondément. L’université doit aujourd’hui apprendre aux étudiants non seulement à accéder à l’information, mais surtout à l’analyser, la vérifier, la contextualiser et développer un esprit critique. L’IA devient également un outil pédagogique permettant de personnaliser certains apprentissages, d’explorer des cas pratiques ou de développer des simulations. Mais il est essentiel de rappeler que l’IA ne remplace ni la réflexion humaine, ni la capacité de jugement, ni la créativité. La vision de notre Université est aujourd’hui celle d’un acteur académique régional de référence, engagé dans une dynamique d’excellence pédagogique à l’ère de l’IA. Notre ambition est d’intégrer des dispositifs et environnements d’apprentissage innovants, intelligents, capables de répondre aux nouvelles attentes des générations étudiantes tout en mobilisant les avancées de l’IA pour transformer les modes de transmission, d’appropriation et de valorisation des connaissances.

 

Peut-on encore se différencier professionnellement à l’ère de l’IA?

Absolument, et peut-être plus que jamais. Les compétences humaines deviennent encore plus stratégiques: créativité, leadership, communication, intelligence émotionnelle, capacité à résoudre des problèmes complexes et à prendre des décisions dans des contextes incertains. L’enjeu pour les étudiants n’est pas de concurrencer l’IA, mais de savoir travailler avec elle intelligemment. C’est cette complémentarité entre excellence académique, compétences humaines et maîtrise des technologies que nous cherchons à développer à Dauphine Tunis.

 

À l’heure des acteurs majeurs de l’IA comme Palantir Technologies ou OpenAI, et de leurs algorithmes tels que Gotham et Foundry, faut-il considérer l’IA comme une menace ou comme une opportunité pour les organisations et les managers?

L’intelligence artificielle ne doit pas être abordée sous l’angle de la peur, mais comme une transformation structurelle profonde des organisations et des métiers. Des acteurs comme Palantir Technologies ou OpenAI illustrent bien l’ampleur des avancées actuelles en matière d’algorithmes, d’analyse de données et de prise de décision augmentée. Mais l’enjeu n’est pas de savoir si l’IA est une menace ou une opportunité: elle est déjà une réalité. La véritable question est celle de la capacité des organisations à l’intégrer de manière stratégique, éthique et maîtrisée. Pour les managers, l’IA doit être envisagée comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation des processus et d’amélioration de la performance. Elle automatise certaines tâches, mais elle renforce surtout le besoin de compétences humaines fortes: esprit critique, compréhension des enjeux, capacité d’arbitrage et leadership. Dans ce contexte, le rôle des universités est essentiel. À Dauphine Tunis, nous formons des étudiants capables de comprendre ces technologies, de dialoguer avec les experts techniques et de piloter leur intégration dans les organisations. Cela passe par des formations en data, en systèmes d’information et en intelligence artificielle, mais aussi par le développement d’une véritable culture de la responsabilité et du discernement. L’IA n’est donc ni une menace ni une solution miracle. C’est un levier puissant, dont la valeur dépend entièrement de la manière dont les organisations choisissent de l’utiliser.

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Meuble Intérieurs : 27,3 MDT de CA en 2025, repli confirmé

15. Juni 2026 um 08:38

La Société Atelier du Meuble Intérieurs a annoncé une révision de ses états financiers consolidés de l’exercice 2025. Et ce, à la suite de l’intégration de sa nouvelle filiale en France, remplaçant les données publiées le 21 mai 2026 au Bulletin officiel.

Le groupe Meuble Intérieurs a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 27,3 millions de dinars (MDT) en 2025; contre 29,2 millions de dinars un an auparavant. Soit un recul de 6,5 %.

Le résultat net consolidé part du groupe s’est établi à 2,63 MDT, contre 2,82 millions de dinars (MDT) en 2024. Enregistrant ainsi une baisse de 6,7 %.

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ZOOM – « J’adore l’inflation » – Quand le pyromane se déclare amoureux du feu

15. Juni 2026 um 06:04

Lorsque le président Donald Trump déclare : « J’adore l’inflation », il ne livre pas seulement une provocation supplémentaire destinée à alimenter les chaînes d’information et les réseaux sociaux. Il offre, peut-être malgré lui, un condensé saisissant de l’époque que nous vivons : une époque où la souffrance économique des populations devient un objet de communication politique, où les chiffres remplacent les êtres humains et où les difficultés quotidiennes sont transformées en slogans.

L’inflation, dans les manuels d’économie, est un phénomène monétaire et macroéconomique. Dans la vraie vie, elle est une facture qui augmente, un panier de courses qui se vide, un salaire qui perd de sa valeur, une retraite qui s’effrite et une angoisse qui s’installe. Elle n’a rien d’un objet d’amour. Personne n’aime payer son pain plus cher. Personne n’aime voir le prix du logement s’envoler. Personne n’aime découvrir que ses économies valent moins aujourd’hui qu’hier. Mais il faut croire que certains responsables politiques contemplent l’inflation depuis les hauteurs climatisées des tours de verre, là où les hausses de prix ressemblent davantage à une ligne sur un graphique qu’à une épreuve quotidienne.

Cette déclaration possède quelque chose d’extraordinairement révélateur. Elle rappelle ces aristocrates d’un autre temps qui observaient les mauvaises récoltes depuis leurs salons dorés sans jamais apercevoir les visages de ceux qui souffraient de la faim. L’inflation est une taxe invisible qui frappe d’abord les plus modestes. Les ménages aisés peuvent absorber une hausse des prix. Les classes populaires, elles, la subissent de plein fouet. Dire que l’on « adore » l’inflation revient donc à déclarer son affection pour l’érosion silencieuse du pouvoir d’achat.

Le mot mérite qu’on s’y attarde : adorer

On peut adorer un paysage, une œuvre d’art, un enfant, un idéal ou un pays. Mais adorer l’inflation relève d’une étrange passion. C’est un peu comme si un médecin déclarait son amour pour les épidémies ou un pompier son admiration pour les incendies.

Le plus fascinant demeure cependant la logique qui sous-tend cette affirmation. Dans certains cercles financiers, l’inflation est parfois perçue comme un allié. Elle peut réduire le poids réel des dettes, soutenir certains actifs financiers et gonfler artificiellement les revenus nominaux des entreprises. Les marchés boursiers peuvent même, pendant un temps, s’en accommoder. Mais ce qui est bénéfique pour un portefeuille n’est pas forcément bénéfique pour une société.

Le drame de notre époque réside précisément dans cette confusion permanente entre la prospérité financière et le bien-être collectif. Lorsque Wall Street sourit, Main Street n’est pas toujours heureuse. Les indices boursiers peuvent battre des records pendant que les ménages comptent les centimes.

L’inflation est d’ailleurs une « créature » particulièrement ironique. Elle enrichit certains tout en appauvrissant d’autres. Elle récompense souvent ceux qui possèdent déjà des actifs et pénalise ceux qui vivent uniquement de leur travail. Elle agit comme une gigantesque machine de redistribution inversée, aspirant une partie de la richesse des plus vulnérables vers ceux qui sont les mieux protégés. Dans ce contexte, proclamer son amour pour l’inflation ressemble moins à une analyse économique qu’à une déclaration de classe.

Et pourtant, cette phrase s’inscrit parfaitement dans l’air du temps. Nous vivons dans une époque où l’outrance est devenue une stratégie de communication. L’objectif n’est plus de convaincre mais de provoquer. Il ne s’agit plus de construire un raisonnement mais de produire un choc médiatique. Chaque déclaration est conçue comme une grenade lancée dans l’espace public. Le problème est que les grenades verbales finissent parfois par exploser dans les mains de ceux qui les lancent.

Car l’inflation n’est pas une abstraction académique. Elle est un facteur de déstabilisation sociale. L’histoire économique regorge d’exemples montrant que les flambées de prix nourrissent la colère, l’instabilité et les fractures politiques. Les citoyens acceptent difficilement que leur niveau de vie recule pendant qu’on leur explique que tout va bien.

L’inflation possède un pouvoir corrosif que les statistiques peinent à mesurer. Elle détruit progressivement la confiance. Elle sape le contrat social. Elle crée le sentiment que les efforts ne paient plus. Elle nourrit l’impression que le système fonctionne pour quelques-uns et contre le plus grand nombre. Or une société peut survivre à un ralentissement économique. Elle peut traverser une récession. Elle peut même supporter un chômage temporairement élevé. Mais elle survit beaucoup plus difficilement à la disparition de la confiance.

C’est pourquoi cette déclaration dépasse largement la personne de Donald Trump. Elle révèle une dérive plus profonde : celle d’une élite politique mondiale qui parle de plus en plus souvent la langue des indicateurs et de moins en moins celle des citoyens.

Les prix augmentent ? On parle de statistiques.

Les ménages souffrent ? On évoque des ajustements.

Le pouvoir d’achat s’effondre ? On répond par des modèles économiques.

Et lorsque la colère monte, on produit une nouvelle formule choc destinée à occuper l’espace médiatique.

Pendant ce temps, les réalités demeurent têtues.

La mère de famille qui remplit son chariot ne se nourrit pas de slogans.

Le retraité qui voit sa pension perdre de sa valeur ne vit pas dans un tableau Excel.

Le salarié dont le revenu réel diminue ne consulte pas les indices boursiers avant de payer ses factures.

L’économie réelle possède cette particularité désagréable : elle finit toujours par rappeler aux théoriciens, aux financiers et aux communicants qu’elle concerne avant tout des êtres humains. Au fond, la phrase « J’adore l’inflation » restera peut-être comme l’une de ces petites formules qui résument une grande époque. Une époque où les responsables politiques rivalisent d’excentricité verbale pendant que les populations réclament simplement davantage de stabilité, de visibilité et de dignité économique.

L’histoire retiendra peut-être moins la provocation elle-même que ce qu’elle révèle : une inquiétante déconnexion entre ceux qui parlent de l’économie et ceux qui la vivent. Car lorsqu’un dirigeant en vient à déclarer son amour pour l’inflation, ce n’est peut-être pas l’inflation qui constitue le principal problème. C’est le regard qu’il porte sur ceux qui la subissent.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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